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Le blog Aloys

Une nouvelle de Lunessences : si reconnaissance il y a

19 Février 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Nouvelle

 

Marie-Ange-Gonzales-Lunessences.png

   Si reconnaissance il y a ....


C'est l'hiver, les bruits de sa rue étouffés par l'épais brouillard l'ont quand même réveillé, ou peut-être est-ce celle qui ne le quitte plus....
Un nouveau jour se lève, long et douloureux, jour de labeur humiliant, mais nécessaire pour vivre.
Au fond de son trou un klaxon bruyant est venu écorcher ses oreilles, terminé de rêver faut y aller !
Il a jeté un vieux blouson sur ses épaules et courageusement mis le nez dehors. Ses yeux usés scrutent le ciel et se rassurent. C'est une possible journée, le soleil ne va pas rester couché.
Les passants se font nombreux, emmitouflés, courant dans tous les sens, cette dernière journée de la semaine ramènera leur générosité. Il se jette dans ce flot incessant de jambes et gagne rapidement "ses quartiers".

Toujours les mêmes trottoirs, mais mouillés ils semblent plus sales, les bipèdes urbains ne respectent plus rien, en particulier les noctambules, dangereux spécimens de la race humaine, et cette nuit a dû être longue en regard des détritus qui jonchent le sol.

Il est arrivé, le bar est ouvert et comme tous les jours il s'installe à droite pour ne gêner personne.
De son méchant blouson rapiécé il sort sa petite boîte en fer, l'ouvre, la pose à ses côtés et de sa plus belle voix entonne l'Hymne National, efficace pour réveiller les sentiments charitables et les douleurs du passé, toujours présentes pour lui.

Il sait qu'à cet instant le regard des gens va changer. Réprobation, honte, pitié seront les seuls sentiments qu'il lira dans leurs yeux.
Tous ces yeux qui vont enfin se baisser pour rencontrer les siens, tous ces yeux qui verront chanter le ver immonde sur sa planche à roulettes.
Tous ces yeux qui vont se détourner en jetant l'aumône qui devra les absoudre de leur mépris, de leur indifférence.
Oui tous ces yeux vont enfin un court instant le regarder, lui l'infirme, le clochard, ce rebut de la société, cette même société qui a son retour du front, lui a rendu tous les honneurs superflus, mais pas les moyens de vivre en homme et fier de l'être.
Quel subterfuge national que cette croix dorée épinglée dignement à sa poitrine, hier assurance d'être reconnu et admiré de tous, désignant le héros, elle est aujourd'hui lourde de douleur, de silence, de mépris et d'oubli.

Pourtant il ne cesse de chanter la gloire et l'honneur de ce pays, de sa voix forte, miroir de l'homme qu'il était, il chante malgré tout sa patrie qui n'a pas su l'aimer.

Jusqu'au soir il chantera, c'est ce qu'il fait de mieux, pleurer il ne peut plus, alors il chante :

Il chante ses amis morts de s'être oubliés, il chante ses amis morts d'être trop jeunes, il chante la vie loin des siens, l'amour qu'il avait croisé mais que la guerre lui a pris, il chante la vie qu'il n'a plus.
Il chante jusqu'à s'étourdir, jusqu'à ce qu'il devienne mot, et ce triste mot le ramène chaque soir à sa dure réalité, HUMAIN.

Il en porte le nom, les émotions, les sentiments, même ses tripes lui rappellent ses origines, mais il n'en a plus l'apparence, il n'appartient plus à cette race Humaine qui n'en a que le nom.

Alors chaque soir il se remet dans son trou, sous une vieille porte de garage en bois, oubliée elle aussi, tel une bête il dormira là aux aguets, attendant que demain inlassablement vienne le réveiller. Mais demain sera maigre comme une ration de soldat oublié là-bas, sous les tirs ennemis....

Cette guerre il ne l'oubliera pas. Comment pourrait-il l'oublier?
L'absence de ses jambes la lui rappelait sans cesse. Les jours d'amertume, quelques photos jaunies de ses camarades de régiment lui permettent de revoir ceux qui ont partagés ses peurs et ses souffrances pendant cette satanée guerre.
C'est le moment ou des souvenirs surgissent, fantômes du passé....

"Soldat Miralès au rapport", le Lieutenant qui l'interpellait était un homme froid et digne de confiance. Il allait s'exécuter quand il surprit dans l'air un sifflement qu'il connaissait bien, d'instinct il fit un bon en arrière et se projeta sur le lieutenant. Ses tympans semblaient explosés, la terre tremblait, un nuage de poussière et de chaleur le suffoquait.

Il pesait de tout son poids sur le lieutenant qui ne bougeait pas. Il est resté ainsi une minute peut-être deux, puis s'est relevé.
Autour de lui un horrible cauchemar, tous les soldats s'empressaient de trouver un abri afin de soigner les blessés et riposter à cette attaque surprise, la base était presque entièrement détruite. Il entendit le lieutenant donner des ordres, aucune blessure apparente, ils étaient saufs tous les deux..."

En revenant à la réalité Mirales rangea avec précaution ses photos, il était tard et demain, viendrait vite lui rappeler qu'il devait chanter désormais pour survivre.

Le lendemain, au petit matin il savait déjà que ce serait une mauvaise journée, sa nuit avait été agitée, et en plus il était en retard.
Il se précipite dehors, le jour était déjà levé et le ciel chargé de pluie à venir n'était guère encourageant.
Le trottoir est impraticable c'est l'heure de pointe et les bureaucrates se mêlent aux mamans amenant leurs enfants à l'école, tant pis la chaussée l'accueillera cette fois, plus qu'une rue à traverser et il pourra s'installer et chanter.
Des pneus crissent, il est projeté quelques mètres plus loin, une douleur brûlante le déchire, puis plus rien.

Quelques bruits métalliques, des pas incessants, des voix sourdes, l'amènent à ouvrir les yeux. Soudain il se rappelle le bruit des pneus, que lui est-il arrivé? Où est-il? Qui sont ces gens? Miralès se sent douloureux, vaseux, un goût de papier mâché dans la bouche. Un homme en blanc s'approche de lui:

_ Monsieur, vous êtes à l'hôpital, comment vous sentez-vous?
_ Pas trop mal pour l'instant répondit-il
_ Vous avez été renversé par une voiture et conduit ici par notre directeur, il tient d'ailleurs à être averti de votre réveil
Le médecin se dirigeait vers la porte quand Mirales inquiet lui dit:
_Dites-moi au moins si je suis entier, hormis l'absence de mes jambes bien-sûr!
Il esquissa un sourire qui eût don de mettre mal à l'aise son interlocuteur, qui se retourna et prit le temps de l'informer.

_Deux côtes fracturées et comme vous le constatez, le bras gauche cassé
_ Mirales fit la grimace:
_ La mort ne me veut pas encore, j'suis pas assez abîmé.

Le médecin interloqué fixa longuement cet étrange bonhomme qui soudain semblait perdu dans ses pensées. Puis il fit demi-tour pour se rendre au bureau de son directeur et lui annoncer que l'handicapé avait repris connaissance.

Monsieur Hénin le directeur de l'hôpital était un homme froid mais aux qualités humaines rares, conscient des besoins et des efforts de tout son personnel, soucieux du bien-être de ses patients, il se tenait informé de toutes suggestions de ceux-ci.
Il était apprécié de tous.

Cette journée lui avait amené un curieux patient, un ex-soldat, héros de la guerre d'Indochine, il était impatient de le voir, de lui parler, l'armée il connaissait, son père était lieutenant, décédé depuis peu.
Il poussa la porte de la chambre, entra et fixa l'homme qui le regardait.

 

_Bonjour,.. Mr Miralès c’est bien votre nom? Je suis Mr Hénin, directeur de cet hôpital. Vous sentez-vous mieux?

_Bonjour Mr, ça ira mieux quand je sortirai d’ici

_ Bien sûr mais ne soyez pas si pressé de nous quitter, un peu de patience et vous irez bien mieux après!

 

Miralès le regardait avec insistance, quelque chose dans ce visage ne lui était pas étranger.

_Dites-moi doc…

_Désolé je ne suis pas médecin, seulement directeur

_Pardon mais j’ai tendance à oublier certaines choses, on se connaît non?

_Oui bien sûr, c’est moi qui vous ai ramené ici de suite après votre accident, je traversai la chaussée. De toute évidence le conducteur était ivre, il vous a heurté quand il a perdu le contrôle de son véhicule. Je vous ai fait amener ici par les pompiers.

Miralès confus mais heureux remercia chaudement le directeur, tout en insistant:

_Nous ne nous sommes jamais vu avant ça?

_ Non je ne pense pas! Pourquoi cette question?

Miralès parût gêné et esquiva

_Pour rien, peu importe, encore un tour que ma mémoire me joue murmura-t-il

_Pardonnez-moi, mais ou est ma planche à roulettes? Vous comprenez je n’ai qu’elle pour me déplacer et travailler, d’autant plus que maintenant, vu les frais que je vais avoir pour vous payer, va falloir que j’travaille bientôt!

_Ne vous inquiétez-pas pour cela, mais hélas votre planche à été détruite et je n’ai pas pu là récupérer!

_C’est bien ma veine!

 

Mr Hénin se demandait s’il devait annoncer à cet homme qu’il y aurait peut-être possibilité qu’un jour sa planche à roulettes ne lui soit plus utile. Perdu dans ses réflexions, il ne remarqua pas que Miralès l’observait , persuadé que ce visage lui était familier.

 

_Ne vous bilez pas , je vous paierai mes frais de santé d’une façon ou d’une autre, je sais que cette chambre et l’hospitalisation engagent des frais, et je ne veux être à la charge de personne, surtout pas à celle de la  société!

Le directeur surpris par tant de détermination lui répéta que le paiement n’était pas urgent, et se garda bien de lui dire quoique ce soit sur ses projets, ni même sur le fait qu’il trouvait un peu étrange son insistance sur une hypothétique rencontre avant l’accident.

_ Je vous laisse, reposez-vous, et à demain

_A demain, merci

Cette première journée à l’hôpital laissa le soldat assez perplexe sur son devenir, et la nuit qui arrivait l’inquiétait un peu, pourtant il s’endormit très vite.

Le lendemain et les jours qui suivirent, Miralès s’étonna d’être si bien en compagnie du directeur qui lui posait de plus en plus de question sur ce qu’il avait vécu pendant ses années de régiment. Il lui répondait toujours de bonne grâce, surtout depuis qu’il savait que sa boîte en fer et son contenu si précieux était près de lui dans son blouson.

Ces discussions lui donnaient l’illusion d’avoir retrouvé un peu l’amour de son pays, enfin un peu d’attention pour l’enfer vécu.

 

De son côté Mr Hénin réfrénait ses envies de le questionner plus amplement, mais chaque soir quand il rentrait chez lui il ressortait les vieilles photos souvenirs de son père, tous les documents qui concernaient le retour des troupes sur le sol de France étaient épluchés, jusqu’au moment ou, un visage attira son attention.

Le soldat qui faisait la une du journal au côté de son père et qui fût décoré pour acte de bravoure, un « héros national » disait l’article puisqu’il avait permit de sauver tout un village et sa garnison au complet malgré une attaque surprise c’était Miralès !

Des larmes chargées de joie, d’espoir et de reconnaissance coulaient sur les joues du directeur, enfin il avait trouvé qui était ce soldat mutilé qui ne demandait rien à la vie, dormant dans son hôpital. Celui qui avait sauvé son père!

 

Sans plus attendre il pouvait maintenant parler à celui qui avait permis qu’il soit là aujourd’hui, celui à qui il devait le bonheur d’avoir un père. Lui Christian Hénin, pourrai permettre à cet homme de marcher à nouveau. Cet homme avec qui il avait sympathisé puisque maintenant ils s’appelaient par leurs prénoms. Leur rencontre était un signe du destin certainement.

 

Depuis quelques années l’équipe de chirurgien qui exerçait dans son hôpital planchait sur un projet de prothèses de jambes entières, mues par les impulsions électriques du cerveau dirigées vers un boîtier qui servirait de relais.

Ces impulsions seraient transformées en énergie électrique pour actionner les jambes.

Demain il lui parlerait.

 

Le lendemain à l’hôpital régnait une effervescence inhabituelle, Miralès sommeillait depuis l’arrivée de l’infirmière pour les vérifications matinales d’usage.

Hénin rentra précipitamment dans sa chambre.

_Que se passe-t-il?

_Viens ne discute pas!, il l’aida à s’asseoir sur le fauteuil roulant et le précipita jusqu’à l’entrée d’un laboratoire.

Hénin déverrouilla la porte qui donnait accès à une grande salle où quelques personnes regardaient avec satisfaction des jambes artificielles.

Miralès hurla ce qui arrêta net l’empressement du directeur.

 

_Qui y-a-t-il Armand? N’aie pas peur, je peux t’expliquer, je t’en prie.

Armand se tut et écouta longuement cet homme qui lui avait sauver la vie, avec qui il conversait avec plaisir. C’est la première fois depuis très longtemps qu’un homme, un de ceux qui marchent debout s‘occupait de lui. Il écoutait donc et voyait Christian s’étrangler d’émotion, en lui annonçant son projet ambitieux de le faire marcher à nouveau. Bien sûr des examens seraient pratiqués avant et après l’opération, bien-sûr ce serait douloureux, mais il aurait la joie de marcher et de vivre comme tous les hommes, debout!

Christian fit part aussi de sa découverte de la veille, les articles de journaux, son père le lieutenant Hénin, son enfance son bonheur…

Armand ne savait s’il devait pleurer de joie ou se mettre en colère. La peur de nouveau était là, présente dans ses tripes, celle qu’il avait ressentie sur son lit d’hôpital il y a bien longtemps, quand il s’était vu sans jambe.

Terreur qui lui tordait le ventre, étranglait sa gorge, sa tête bouillonnait. Tant de questions à ce moment là avaient surgi:

« Ou sont mes jambes? Pourquoi moi? Comment vais-je pouvoir vivre à ras de terre?

Bien sûr beaucoup de gens lui avaient assuré une reconnaissance financière de la patrie, un emploi, une famille. Rien de tout ça n’était vrai, de héros national il était devenu SDF, vivant de la charité des citoyens de la capitale, et jamais personne ne l’avait aidé.

L’enthousiasme dont Christian aujourd’hui faisait preuve était fou. Il était fou lui aussi de croire au miracle.

Mais pourquoi aurait-il cette chance lui de pouvoir remarcher, alors que tant d’autres soldats oubliés de tous eux aussi, étaient condamnés à vivre et mourir dans la souffrance de l’abandon et le mépris de la société. Eux aussi avaient combattus, et fait preuve de courage, tous étaient des héros.

 

Armand planta ses yeux dans ceux de Christian et lui dit:

_Christian s’il te plaît ramène-moi dans ma chambre

Celui-ci ne comprenait pas:

_Que se passe-t-il? N’est-ce-pas formidable cette chance qui t’est offerte? Je ne comprend pas, mais soit. Réfléchis encore, tu me diras demain ce que tu en penses.

 

Blessé, déçu par si peu d’enthousiasme, mais plein d’espoir quand même, il s’exécuta et ramena Armand

_Merci Christian, mais j’aimerai comprendre quel est ton intérêt à vouloir faire de moi un nouvel homme?

Christian s’accroupit face à lui et répondit:

 

_Armand crois-tu au destin? As-tu réalisé le retentissement médiatique d’une telle opération ?! Nous aurons des subventions supplémentaires pour la recherche, et puis tu as sauvé la vie à mon père, je veux moi te rendre la tienne par cette opération et, ainsi tu retrouveras la possibilité de marcher et de vivre.

Tu as été renversé par une voiture et c’est moi qui t’ai fait amener ici, j’étais au bon endroit au bon moment comme tu étais au bon endroit au bon moment pour mon père. C’est le hasard ou le destin qui nous a réunis, ne crois-tu pas?

 

Armand était ému enfin la vie lui souriait peut-être, juste retour des choses mais cela devrait servir à tous.

Tous ces soldats qui se sont sacrifiés devront avoir la même chance.

 

_Oui tu as raison Christian, j’accepte, mais je demande une seule chose, si l’opération est une réussite, je veux que ceux qui sont comme moi puissent aussi avoir cette chance là, retrouver leur dignité d’homme, ainsi jamais plus ils ne seront regardés avec indifférence ou mépris, et les rescapés des guerres ne seront plus jamais oubliés! C’est d’accord?

 

_Bien sûr, c’est même mieux que je ne l’espérais

 

Les deux hommes scellèrent cet accord d’une forte poignée de main, mais la joie était si forte qu’ils ne purent s’empêcher de se serrer dans les bras. L’amitié se renforçait.

 

Armand Miralès fut le premier homme à expérimenter ce procédé de prothèse à impulsions électriques qui se révéla un franc succès.

 

Toute la presse en a parlé, tout au long de sa convalescence les lecteurs de toute la presse consacrait une page entière à l’évolution de sa rééducation, et les chaînes de télévision nationale envoyèrent leurs reporters pour interviewer Armand et Christian.

 

Leur histoire aujourd’hui n’est pas oublié, puisque je vous là raconte, celle d’un soldat devenu cul-de-jatte, héros national décoré par son pays et oublié au fond d’un trou, et qui lors d’un accident est sauvé par le directeur d’un hôpital qui n’est autre que le fils du lieutenant a qui il avait sauvé la vie quelques années plus tôt. Directeur d’un grand laboratoire de recherche sur des prothèses révolutionnaires, qui permettront à ce soldat de marcher à nouveau.

 

La suite vous là connaissez, une sympathie qui se transforme en amitié, l’opération est un succès et un grand nombre de héros oubliés ont pu retrouver dignité humaine.

Cette histoire est devenue une chance pour tous car aujourd’hui ces opérations sont prises en charge par la Nation pour remerciement éternel à ceux qui défendent le pays.

Hasard ou destin, justes conséquences, coïncidences ou miracle de la vie, à vous de juger.

Il y aura toujours autour de nous un Miralès ou un Hénin pour nous raconter une histoire de hasard, et c’est tant mieux!

 

 

Lunessences

lunessences.unblog.fr

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Lunessences 22/02/2011 15:37



Bonjour Claude c'est avec émotion que je lis votre commentaire, merci d'avoir écrit cela, car ce que vous dites renforce mes croyances, en ce qui concerne la non-reconnaissance que le
gouvernement et même la société affichent envers des gens comme votre grand-père ou le héros de mon histoire.


Merci infiniment



claude danze 22/02/2011 14:04



Un texte qui se lit d'une traite, avec émotion. Il me rappelle un peu - en moins grave - l'histoire de mon grand-père: il est rentré en 1945 de 5 ans de captivité "ordinaire" avec des problèmes
de dos et une bronchite chronique qui ne l'a plus quitté. Pressé de reprendre sa vie, il a omis de demander les rentes et pensions auxquelles sa qualité de combattant lui donnait droit. Dans les
années 70, il en a fallu de la patience, des preuves, des documents, des attestations, des visites médicales pour enfin en établir le droit. Comme si cela n'allait soudain plus de soi... Que
d'incompréhension et d'humiliation étaient au rendez-vous, seulement 25 ans plus tard! Comme si ce combat qu'il n'avait pas demandé à mener s'était mué en tare. Comme si c'était "de sa faute..."



Lunessences 19/02/2011 13:50



Merci beaucoup, je suis heureuse de telles réactions. J'espère que vous aimerez la prochaine aussi


Bon week-end à tous


 



christine 19/02/2011 13:42



Beau texte, agréable à lire. Bientôt un texte plus long sur passion créatrice... 



Edmée 19/02/2011 12:54



Quelle belle histoire "d'amour"! De beaux élans, après cette douleur, cette presque non existence insupportable ... Bravo Lunescences! Et merci



Lunessences 19/02/2011 08:51



Merci à vous deux c'est très gentil d'avoir eu la patience de lire sur l'écran jusqu'au bout. Bon week-end et encore merci



Lunessences 19/02/2011 08:48



Bonjour Christine c'est une étrange impression que de me lire sur le blog d'une autre personne, merci. Inspirée d'émotions ressenties en utilisant le mimétisme j'ai imaginé cette histoire.


J'espère qu'elle fera naître des émotions bonnes ou mauvaises, peu importe, cela prouvera qu'elle touche


Bises



Micheline 19/02/2011 08:30



Une belle histoire pour bien commencer ma journée. 



Philippe D 19/02/2011 08:28



Un  très beau texte, très agréable à lire pour commencer ce weekend en beauté.


Tiré d'une histoire vraie?


Bon weekend à tous.