Le train, un poème de Claude Colson

Publié le par aloys.over-blog.com

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Le Train

 

 

 

Immobile est ton corps
Au serpent qui se meut
Et, peut-être pour s'accorder au décor,
Ton esprit aussitôt s'agite aussi un peu.



C'est le temps retrouvé qui veut vaincre l'inaction,
Te fait coucher les mots, telle une apparition.
Lors un univers surgit
Où tout est féérie,
Tentative de beauté :
Un monde s'ouvre, à tes pieds.



Tu n'as plus qu'à saisir les bribes volatiles,
Ordonner - oh, à peine - ce qui fait tes pensées,
Qui vient guider ta main, décliner je-tu-il
Pour te donner destin, voire une destinée 

 


Car tu dois bien l'admettre, enfin le reconnaître,
Vieux fol amoureux des lettres,
Que tu ailles à Paris, à Nantes, ou même plus loin,
Tu resteras d'abord un poète de train !

 

 

 

Claude Colson

claude-colson.monsite-orange.fr

Publié dans Poésie

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Claude Colson 13/05/2011 08:05



Gare au chef !!  :)



carine-LAure Desguin 12/05/2011 21:06



Ben moi aussi, Josy, chaque fois que je prends le train, depuis que je lis les poésies de Claude, je pense à lui ! La mémoire, quand même...Josy, Claude s'est introduit dans notre subconscient !
C'est sans doute pour ça que les amis disent que j'ai le cerveau compartimenté !



Claude Colson 12/05/2011 14:18



Merci à vous.


hélas, je prends de moins en moin le train.



Lascavia 12/05/2011 13:07



Je ne peux plus prendre le train sans penser à Claude Colson !  A son acuité, aux belles poésies toujours
renouvelées que lui inspire ce qui, pour d'autres, ne serait qu' un simple voyage en train...



carine-LAure Desguin 12/05/2011 12:25



Un texte que je ne connaissais pas. Bien rythmé et je le sens plus joyeux aussi.



christine 12/05/2011 07:24



Une poésie toute en rythmes et en sonorités comme les image qui défilent derrière les vitres. Beau poème, Claude !