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Le blog Aloys

Anne Renault a quelques mots à nous dire...

7 Février 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #présentations

                                              

anne-renault-tete.jpg

 

 

 

  QUELQUES MOTS A VOUS DIRE...

 

 

Je suis née il y un peu trop de temps au coeur de la Charente, pays des vignes et de la lenteur, dans la lumière dorée du Sud-Ouest. C'est l'amour de ce lieu d'enfance et le désir de le faire renaître avec mes mots qui est à l'origine de mon écriture.

J'ai exercé le métier de professeur de français, après avoir obtenu un CAPES de Lettres Modernes et  une maîtrise de Littérature Comparée sur Kafka, Borges et Buzatti à la faculté des Lettres de Poitiers. Je vis en Touraine et écris des nouvelles depuis une dizaine d'années. Mon premier recueil « Suicide dans l'après-midi » est en cours d'édition chez  Chloé des Lys.

Ma deuxième source d'inspiration, je l'ai trouvée dans le Nord, particulièrement à Ostende, ville avec laquelle j'ai un rapport que l'on ne peut qualifier que d'amoureux. Ici, le ciel est plus grand qu'ailleurs, une promenade sous la colonnade qui longe la plage est un parcours magique, et la mer du Nord me murmure les histoires de personnages bizarres, douloureux et presque fous, que n'accompagne que leur solitude.

En exergue de mon recueil de nouvelles se trouve une citation de Kafka: « Le sens de la vie, c'est qu'elle a une fin... ». Et en effet, la mort, redoutée, subie ou souhaitée, la mort donnée à l'autre aussi, est le ressort de mes récits. Mais c'est une mort comme enchassée dans la douceur et la beauté sensuelle du monde, de ses paysages, de ses atmosphères, qui s'imposent à mes personnages d'une façon parfois presque insoutenable.

Un deuxième recueil de nouvelles est en phase d'achèvement. Il y sera toujours question d'Ostende, mais dans une tonalité plus apaisée, même si mes histoires expriment toujours, comme le dit Camus dans « L'étranger », « l'amour » mais aussi « le désespoir » de vivre.   

 

 

Anne Renault

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Philippe D 07/02/2011 17:46



La mer du Nord ne m'a pas encore inspiré d'histoires; je n'ai pas entendu l'appel du vent mais qui sait? Peut-être un jour?


Je préfère la Méditerranée à la mer du Nord, moi. Il y fait nettement plus lumineux, la mer est beaucoup plus belle.


Bonne soirée.



Edmée 07/02/2011 12:34



Moi, c'est La plage d'Ostende que j'ai tant aimé, de notre Jacqueline Harpman. Masi revenons à Anne... en effet, une approche intéressante de la mort, liée à la sensualité de la vie...



Nadine Groenecke 07/02/2011 10:08



Quelqu'un de l'ouest de la France dont je suis originaire (pas des Charentes mais de la Vendée). Une enseignante, comme moi, et qui, elle aussi, écrit  des nouvelles. Ostende, n'y
suis pas encore allée mais avais adoré "La rêveuse d'Ostende" d'Eric-Emmanuel Schmitt. Par conséquent, un auteur que je ne manquerai pas de lire.



Saint-songe 07/02/2011 09:32



La vie n'a pas de sens, sinon quand on rencontre parfois des personnes qui vous en donne (du sens , pour cette courte vie qui me fait reprendre l'aveu de Simone Weil (pas la politique, mais de
l'agrégée de philosophie qui se mêla aux pauvres gens par sa "courte vie" : "tous les hommes sont prêts à mourir pour ce qu'ils aiment. Ils ne diffèrent que par le niveau de la chose aimée et la
concentration ou la dispersion de l'amour. Aucun ne s''aime lui-même".... Bonne préparation d'ouvrage à "paraître" !


 



Lunessences 07/02/2011 08:04



Bonjour Anne et toutes mes félicitations, je te souhaite toute l'inspiration pour terminer ce nouveau recueil.


A très bientôt


Marie-Ange (Lunessences)



carine-LAure Desguin 07/02/2011 07:21



Voilà une présentation courte mais que notre curiosité a envie de prolonger ...


Kafka, Ostende ...


A marée haute des ses mots, sur le sable de ses désirs, que nous apprendra-t-elle, cette auteur du sud-ouest ?



christine 07/02/2011 06:55



Un drôle de mélange que l'univers d'Anne ! Ostende, sa lumière particlière et les Charentes, ambiance lassive. La mort au bout du chemin ? Le suicide... Kafka... J'ai lu cet auteur tchèque dans
un temps où je m'attardais sur Zola et Claudel... Un souvenir teinté de frisson et de curiosité. J'ai hâte de te lire, hâte de voir où cet héritage ambivalent t'a emmenée !