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Marcelle Pâques nous présente son recueil de poésies "Bordélique Alchimie"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Retraitée, mariée, 2fils et 5 petits-enfants adorables !!!

 

Belge, née à Naast, charmant petit village

 

Un recueil paru en 2012 “ Bientôt les jonquilles”

                             En 2014 “Pourquoi pas?

                             En 2016 “ Les aventures de Billy” – Contes pour les enfants

Participation à une anthologie “ La marguerite des possibles”.

Participation à des revues littéraires

 

Mon nouveau recueil “ Bordélique alchimie”.

Et si la vie n’était qu’une bordélique alchimie ?        

 

Un jour…

La rivière emporte

La tendresse du jour

La banalité d’un jour

Ordinaire, extraordinaire ?

Nul ne le sait

Le jour se tait

Publié dans présentations

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Cathie Louvet nous présente son second tome « De Glace et de Feu : l'empire disloqué »

Publié le par christine brunet /aloys

 

SYNOPSIS TOME 2 : « De Glace et de Feu : l'empire disloqué ».

 

 

Les Vikings, habituellement dépeints comme des Barbares assoiffés de richesses n’ayant que peu d’égards pour les populations qu’ils dépouillent de leurs biens, n’ont ici pas moins de scrupules que les Francs et leur volonté d’étendre leur Empire, sous couvert de l’évangélisation des populations étrangères qu’ils parviennent à soumettre.

Le style, fluide et rythmé, a été retravaillé afin d'alléger certaines phrases un peu longues, offrant un texte bien écrit, à la syntaxe et à l'orthographe maîtrisées.

Le récit se structure autour de l'histoire réelle, mettant en scène des événements et des personnages historiques, et de l'histoire de personnages fictifs racontant des événements historiques, donnant de nombreux détails basés sur les documents et les recherches des historiens, notamment celles de Régis Boyer, sans pour autant alourdir le texte et ennuyer le lecteur.

L'originalité du sujet réside donc dans ces « chassés-croisés » entre le réel et le fictif dont le traitement est cohérent.

Points forts : récit bien rythmé, connaissances historiques maîtrisées, descriptions riches des situations et des paysages rendant le texte vivant, donnant l'impression d'y être, personnages attachants dont on a envie de connaître la suite des aventures.

 

Le second tome s'articule autour de trois axes :

  • Destinée de l'empire de 819 à 859, avec pour événements phares le remariage de Louis, la naissance de son fils Charles, les révoltes de ses fils aînés, les complots internes, les déchirements entre frères laissant le champ libre aux envahisseurs, et ouvrant la voie à l'avènement d'une nouvelle monarchie incarnée par les Capétiens.

 

  • Seconde phase des incursions vikings sur les territoires francs qui deviennent annuelles, profitant de la situation politique déplorable : ils trouvent l'embouchure de la Seine ; ils pénètrent bien plus avant dans les terres ; hivernages récurrents plutôt que de rentrer chez eux après chaque saison ; investissent les Shetlands, s'attaquent à l'île de Bretagne, colonisent l'Irlande et luttent contre la résistance celte ; alliances entre les différents chefs vikings qui leur permettent d'être partout, jusqu'à Paris.

 

  • Destinée des personnages ou familles fictifs dont on a suivi les aventures dans le premier tome, illustrant ce qu'était le quotidien de leurs existences, évoquant une partie de l'histoire du Danemark liée aux expéditions vikings, l'opposition paganisme/christianisme en montrant le très lent mais inexorable mouvement vers la christianisation qui sera effective près de 150 ans plus tard.
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L'interview de Didier Fond pour son nouvel ouvrage "Les somnabules"... La suite...

Publié le par christine brunet /aloys

 

- Après avoir évoqué la genèse de ce roman, j’aimerais que nous parlions à présent de l’intrigue, du décor, des personnages. Car enfin, où sommes-nous ? Quelle est cette ville ? Pourquoi est-elle présentée comme une ville morte, abandonnée de ses habitants ? Pourquoi sont-ils partis ?

- Partis et revenus pour onze d’entre eux. Mais de là à savoir la cause de ce départ précipité… Peut-être les lecteurs vont-ils être déçus de se rendre compte que, le livre refermé, ils n’en savent finalement pas plus à la fin qu’au début sur certains points. C’est évidemment voulu. L’étrangeté de la situation entraine fatalement un environnement lui-même étrange, des personnages au comportement qui sort de ce qu’on appelle la « normalité ». Tu te demandes quelle est cette ville, si on peut la nommer : oui et non ; si elle existe ou si elle est totalement imaginaire : les deux, car bien sûr, le modèle réel est assez reconnaissable, j’ai gardé les noms exacts de certains lieux mais les distances, les éléments qui la composent ont été modifiés. Ainsi lors de la promenade nocturne du groupe à Saint-Jean, si l’on s’était trouvé dans la réalité, il aurait été impossible de voir, du bord de la rivière, la place où se réunissent les Gardiens de la nuit. De même, il aurait fallu que mes personnages soient munis de jumelles pour distinguer aussi précisément les lumières. Ainsi on peut éventuellement identifier cette ville mais les transformations spatiales en font une autre ville, qu’il devient alors difficile de nommer.

- Mais pourquoi en avoir fait un désert total ? Quelle en est la cause ?

- Cela fait partie des mystères qui ne seront jamais résolus. Chacun peut imaginer ce qu’il veut. Il faut simplement se rappeler qu’elle est absolument intacte : il n’y a aucune ruine, rien n’a changé si ce n’est que la population a disparu. Certaines solutions deviennent alors impossibles : pas de guerre, pas de bombardement, pas de missile atomique. Peut-être une épidémie, un conflit bactériologique. On ne sait pas. Simplement, les habitants ont fui, pour une raison connue d’eux seuls et même pas de moi car honnêtement, j’ignore quelle pourrait être l’origine de ce départ. Pour moi, cette ville que je voyais en pensée ne pouvait qu’être abandonnée. Encore une fois, cela fait partie de la mise en place d’un décor inquiétant et oppressant. La chaleur torride qui enveloppe la ville est également un élément destiné à mettre mal à l’aise le lecteur. Pourquoi fait-il si chaud ? Les conditions climatiques se sont-elles détériorées ? Est-ce la raison de cet exode ? Cela parait peu probable mais c’est une piste… qui ne mène en fait nulle part puisqu’aucune solution ne sera donnée.

- Au fond, il suffit d’accepter les présupposés tels qu’ils nous sont donnés, sans chercher à rationaliser les faits.

- Exactement. Et ce n’est pas toujours facile, je le reconnais, en fervent lecteur d’ouvrages fantastico-étranges (joli néologisme !) que je suis. Il faut évidemment prendre garde, à force de vouloir être étrange, de ne pas tomber dans le grotesque ou l’invraisemblable.

- En tout cas, il y a une chose qui me semble assez claire, si on excepte les membres de la Divine Trilogie : ce sont les rapports entre les personnages.

- Oui, ce que tu dis est très juste. On comprend vite leurs relations et leur état d’esprit les uns envers les autres. Les deux qui me paraissent le plus évident à analyser sont Louis et le narrateur.

- Effectivement : leur relation est très ambiguë.

- Ca dépend de quel point de vue on se place. En ce qui concerne Louis, il n’y a aucune ambiguïté chez lui. Il éprouve pour le narrateur une très vive amitié, mais cela ne va pas plus loin. Celle qui le fascine et qui va facilement le séduire, c’est Eralda. Le narrateur, par contre, est amoureux de Louis, cela se devine aisément car des indices ne cessent d’être donnés tout au long du roman. C’est ce qui rend si terrible sa situation : il éprouve un amour impossible, qui devient de plus en plus évident, mais qui est source de terribles souffrances au regard des événements qui vont survenir. En même temps, Axel ne le laisse pas indifférent sur le plan physique. Il rêve à lui, mais il ne sait pas trop quels sentiments il ressent à son égard. Ajoutons qu’il n’est pas indifférent au charme sensuel d’Eralda, ce qui complique davantage la situation. Le narrateur semble en fait être quelqu’un de très complexe, bien plus que Louis ; a-t-il vraiment vécu ou bien n’a-t-il fait que rêver sa vie ? Lui-même n’arrive pas à le savoir et c’est l’objet de sa méditation nocturne sur le balcon.

- Nous avons affaire à un groupe que le narrateur appelle « les survivants de Saint-Jean » ce qui laisse supposer qu’ils ont été confrontés à des dangers mortels. Et logiquement, ils devraient s’entraider, être amis à cause de ce qu’ils ont tous vécu, ce qui n’est pas le cas. Je vais même aller jusqu’à dire qu’ils se détestent et qu’ils ne se supportent pas. Du reste, le narrateur le dit franchement.

- Tout à fait. Chacun s’occupe de soi d’abord, même si parfois, un vague reste d’altruisme se manifeste : je pense à l’attitude d’Arabella face à Elsa qu’elle raccompagne chez elle parce qu’elle ne se sent pas bien : elle incite ceux qui n’ont pas participé à l’expédition à aller la voir. Ou bien aux regrets du narrateur quand il apprend la mort d’Elsa. Mais ce sont vraiment des moments très rares. Ce n’est qu’à la fin que le narrateur comprendra à quel point, finalement, il était attaché à eux.

- Venons-en maintenant à la Divine Trilogie : un surnom plus qu’étrange, qui laisse supposer bien des choses…

- Et que la fin est censée expliciter. Oui, en effet, les rapports qu’ils entretiennent entre eux sont également étranges, Axel le dit nettement quand il affirme qu’en apparence, ils sont souvent en train de se disputer mais qu’ils sont et seront toujours unis face aux décisions graves à prendre. Raphael paraît parfois en opposition à ses deux amis, mais c’est pour mieux se rapprocher d’eux quand c’est nécessaire. Quant à leurs rapports avec les « survivants », ils sont simples : ils les commandent, les dominent, leur imposent des règles. Vers la fin, le destin de Mona-Lisa montre clairement à quel point ils sont, tous les trois, redoutables. Et combien Louis a eu raison d’affirmer qu’ils n’étaient pas ce qu’ils prétendaient être.

- Dernière question, et pas la moins facile : pourquoi restent-ils dans cette ville à attendre Dieu sait quoi. Pourquoi ne repartent-ils pas ? Et derrière cette histoire fantastique, se cache-t-il un message, une réflexion sur l’être humain ?

- Louis pose la même question au narrateur et je vais vous faire la même réponse que ce dernier pense sans la dire à voix haute : ils sont déjà partis, mais ils sont revenus. L’extérieur n’offre plus rien, sinon que des raisons de désespérer. Autant revenir chez soi et attendre.

- Terrible fatalisme qui les enchaîne au sort qu’ils ont voulu fuir mais qu’ils subissent quand même. Belle ironie !

- C’est vrai. Mais au fond, ils ne se posent pas longtemps la question. Quant à un éventuel message derrière ce roman, assurément non : pour moi, ce n’est qu’une histoire que j’ai aimé raconter, et que, je l’espère, les lecteurs apprécieront, rien de plus. Mais chacun peut y voir ce qu’il veut : c’est le privilège du lecteur de pouvoir se l’approprier, sans tenir compte des intentions de l’auteur.

Publié dans interview, présentations

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Christina Previ nous présente son nouvel ouvrage "Itinérance d'un oiseau bleu"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie courte

 

Native de la région du Centre, d’origine belgo-italienne.

Études secondaires à L’institut Ste Marie, La Louvière.

Résidant à la louvière.

Mariée, trois enfants, quatre petits-enfants.

Retraitée, mamie conteuse.

Animatrice (lecture vivante - contes) pour - Hainaut Culture Tourisme - depuis 2017.

Participation occasionelle aux concours de contes et nouvelles.

Auteur de plusieurs livres « Jeunesse ».

Ce recueil est le premier à destination du « Tout public ».

 

RESUME

 

Ce livre comprend 7 contes et/ou nouvelles :

En voici les titres :

-Du fond de la clairière

-Une visite inattendue

-Une vieille bassine

-Les grands cabas noirs

-Un œuf de pierre

-Curieux et pas bavard

-Le vent, la voix, la voisine

 

Récits courts de styles différents, reliés par un fil conducteur sous forme d’anecdotiques plumes bleues de l’oiseau mystère…

 

Extrait « Du fond de la clairière »

...

J’étais assise dans cet endroit charmant, non loin d’un vieux chêne, lorsque du fond de la clairière est monté un soupir discret, subtil mais suffisamment audible pour titiller ma curiosité. Je me suis retournée et j’ai aperçu la chaumine en pierre. De l’intérieur, rayonnait une faible clarté, je m’approchai alors, pour mieux discerner cette lueur et en comprendre la provenance.

 

Un souffle puissant arrêta mon élan, il était chargé d’émanations de sous-bois et de feuilles mortes, ponctué de parfums fleuris, entrecoupé d’effluves d’eau fraîche, d’exhalaison de foin sec, et même de relents de fruits pourris ! Je n’avais encore jamais humé autant de senteurs condensées en si peu d’espace et de temps !

 

Publié dans présentations

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Aspasie, un roman à quatre mains...

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

 

Deux auteurs pour un livre.

Résidant à Poitiers – France

La cinquantaine joyeuse...

Romain GARAT : formation scientifique. Un lourd passé d'enseignant. Marié. 1 enfant. Actuellement en free–lance.

Lucien DESLANDES : formation littéraire. Enseignant. Séparé. Trois enfants. Actuellement professeur des écoles.

 

Le livre a réellement été écrit à quatre mains.

Les illustrations sont extraites de l'encyclopédie Larousse du XXe siècle, édition 1923.

La plupart des faits historiques sont tirés de faits réels.

 

 

Résumé

 

 

Alors que les Jeux Olympiques battent leur plein, Jérôme Toutalœil, journaliste au Petit Parisien, est confronté aux agissements d'une bade d'hurluberlus déguisés en chevaliers du Moyen–Age. Son enquête hallucinante l'amènera à rencontrer, outre le fameux Commissaire Leborgne, de nombreux personnages aussi étranges que lui–même...

 

Un résumé ? Il vous faudra attendre deux jours...

Publié dans ANNONCES, présentations

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Luc Harache nous présente son nouveau recueil de poésies "La félicité"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Ma biographie :

 

Né en 1964 à Saint-Lô, dans la Manche, en France, je suis bachelier en 1983. J’ai déjà composé, à 16 ans, mon premier poème solide, « L’Ange », avant d’être édité une première fois chez Corlet, pour mon premier recueil de poèmes « Les anges », en 2000, suite à l’obtention du Prix de l’Espoir de la Société des Ecrivains Normands. Ce même recueil sera couronné, en 2001, du Prix Pierre Corneille, à titre exceptionnel. Il connaîtra une édition seconde chez Chloé des Lys en 2011, après plusieurs corrections.

Puis viendront mon second recueil de poèmes « Le miraculé » (chez Chloé des Lys), et, finalement, mon troisième et dernier ouvrage « La félicité » (chez Chloé des Lys), récompensé par le prix Louis Bouilhet, toujours par la Société des Ecrivains Normands.

Il clos la « Trilogie sincère de ma vie sublimée ». J’ai le désir, encore embryonnaire, d’écrire une œuvre en prose, dont j’ai déjà l’idée…

Je suis écrivain par vocation, fonctionnaire de profession, aux Finances Publiques.

 

Résumé de La félicité

 

Après « Les anges » qui était un premier essai littéraire et le romantisme mystique du « miraculé », la félicité, teintée d’amour, de bonheur et de sagesse, vient clore logiquement la trilogie en vers de ce que j’ai pu extraire en images et en pensées des événements et spectacles qui m’ont touchés, durant mon existence.

Court extrait de La félicité :

 

A Annie

 

 

As-tu donc un pouvoir, ma fée de Balleroy,

Pour projeter si haut mon âme, à chaque fois

Que tu m’offres ton corps, comme on offre une fleur,

Et que du Paradis je cueille la faveur ?

Publié dans présentations, Poésie

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François Mardirossian nous présente "Ce que Bruxelles recèle dans son ciel"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

BIOGRAPHIE

 

Je me nomme François Mardirossian. Je suis Français mais jai vécu 10 ans en Belgique. J’ai des origines arméniennes comme mon nom l’indique mais également hongroises comme mon nom ne l’indique pas. J’ai commencé le piano à 7 ans comme bon nombre d’enfants dont les parents pensent que la musique est une chose importante. Elle l’est vraiment.

Aujourd’hui je suis pianiste. Je joue, j’enseigne et je passe ma vie professionnelle à parler de musique. La Belgique a eu la générosité de m’accueillir pour faire mes études supérieures après mon baccalauréat littéraire obtenu à Lyon. Je suis entré au Conservatoire royal de Bruxelles dans la classe de Jean-Claude Vanden Eynden et j’en suis sorti dans la classe de Dominique Cornil. À ce jour, j’habite Montpellier. J’ai suivi ma compagne, pianiste également.

La littérature me fascine. Tout en elle m’attire depuis de nombreuses années. Les auteurs, les livres en tant qu’objets, le style, les différentes écoles et ses nombreux genres. Je suis un grand consommateur de livres. Je pense en acheter presque tous les deux jours. Au grand dam de mon amie qui malgré tout prend plaisir à les lire. Comme en musique j’ai des périodes. Tout un temps je place Jack London au-dessus de tout le monde puis quelques temps après c’est Léautaud qui écrase ses congénères. Bref, mes goûts sont éclectiques et évoluent avec le temps.

Plus on prend de l’âge (pour ne pas dire de la maturité) plus nos goûts s’affinent mais s’ouvrent de plus en plus. Pour ce qui est de la poésie. C’est la même chose. William Cliff, grand poète belge m’a révélé plusieurs choses : on peut écrire des choses très intimes allant jusqu’à choquer les moins prudes tout en ayant un style parfait, un sens de la forme inégalable et une langue exquise. J’aime aussi la rudesse mélancolique de Jean-Claude Pirotte.

J’aimais bien fut un temps la poésie de Bukowski, j’aimais aussi énormément Hugo, Verlaine et tous les classiques. Mais là, comme dit précédemment, je suis dans une autre période. Mon recueil s’appelle Ce que Bruxelles recèle dans son ciel et je l’ai écrit entre 2016 et 2017. Le titre est long mais j’aime bien les allitérations, certes il ne faut pas en abuser mais le ciel étant peu visible à Bruxelles, j’ai voulu tenter de montrer ce qu’il y avait derrière ces brumes grisâtres. Constitué de presque quatre-vingt poèmes, mon recueil peut se lire comme un livre d’images et d’instantanés personnels durant mes années bruxelloises.

En 9 années, j’ai rencontré des personnes qui m’ont marqué, des lieux qui ont été importants à mes yeux et j’ai surtout eu le temps et le loisir de marcher dans cette belle ville et d’observer. Observer cette capitale et ses habitudes, ses individus et ses incongruités. Un jour j’ai voulu les écrire, en parler et les transmettre et c’est de ces volontés qu’est né ce présent recueil. Il n’y a pas que des poèmes descriptifs ; j’ai aussi beaucoup écrit sur moi-même, mon jeune passé et mes envies de devenir. Un peu de vague à l’âme accompagné par quelques écrits musicaux. En me relisant je comprends tout ce que j’ai écrit et j’en suis assez heureux d’avoir réussi à coucher sur le papier (ou rentrer sur l’ordinateur) ces impressions qui ne regardaient que moi au départ mais que rapidement j’ai eu envie de partager.

Je parle aussi de mes peines personnelles plus faciles à décrire à l’écrit qu’à l’oral.

 

Quelques mots sur le recueil : 


 

C'est un recueil de poésie. C'est un échantillon d'images, d'instantanés issus de ma vie à Bruxelles. Des rencontres, des lieux, des émotions. J'y parle de gens que je connais mais qui eux ne me connaissent pas. J'y décris des situations vécues que j'avais envie d'exprimer depuis longtemps. C'est une belle occasion de parler de moi aussi. 

 

Un poème : 

 

Le matin mes yeux s’ouvrent ma bouche moins
un goût de la veille
amer m’innerve

Ai-je rêvé
où suis-je en train
mais l’un des deux est mieux le bonheur là-bas est vieux

le soir mes yeux se ferment ma bouche parle
au goût Vermeer
ma mère s’insère

 

Publié dans présentations

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Viktoria Laurent-Skrabalova nous présente son recueil de poésie "Le berceau nommé mélancolieé

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

Viktoria Laurent-Skrabalova est née dans un pays qui n'existe plus, la Tchécoslovaquie. Le fait d’avoir connu un régime avant de passer à un autre a très probablement influencé son écriture. Depuis l'âge de huit ans, elle écrit des courts textes nourris de son imagination. Elle a été primée plusieurs fois dans des concours littéraires en Slovaquie et en République Tchèque. De nombreux poèmes ont été publiés dans diverses revues littéraires françaises (Ce qui reste, Florilège, 2000 Regards, ...).

Elle a publié quatre livres de genres différents (recueil de nouvelles, livre pour enfants, recueil de poésie) chez des éditeurs en Slovaquie et en France.

 

Résumé

Le Berceau Nommé Mélancolie est une plongée dans une mélancolie palpitante, vibrante d'énergie et d'espoir. Chaque mot a sa place et son importance. Les vers dansent dans un tourbillon, dévoilent les pensées de l'auteure sans trop les dénuder. Ils peuvent être remplis de mélancolie comme ils peuvent n'être qu'un calme avant la tempête. Avant que la révolte, la volonté de surmonter les difficultés de vivre, ne reprenne leur règne.

 

Extrait

La femme d’une ville morte

 

Dans des rues vides,

Sous les réverbères torturés,

Je suis ton ombre.

Je serai ta femme.

 

Sous un ciel éclairé

De lanternes éternelles,

Ton nom sera oublié.

Je serai son écho.

 

Quand l’aura des souvenirs

Pulsera comme un cœur,

De peur d’être effacée.

Je l’envelopperai dans la soie

Pour la ranger avec

D’autres mémoires.

 

Dans le sifflement du vent,

Perdu dans les restes des cheminées.

Je danserai avec la poussière,

Couverte du regard des vitres cassées.

 

Sous le poids du temps,

Je serai ton pilier.

Dans une tempête d’oubli,

Je suis l’épouse d’une ville morte.

Publié dans présentations, Poésie

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Philippe Desterbecq nous présente son nouvel ouvrage, un recueil de nouvelles "Ici ou au-delà"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Passionné de livres, Philippe Desterbecq s’est lancé dans l’écriture de nouvelles au début des années 2000 en participant à des concours d’écriture. 
Pendant ses 35 années de travail dans l’enseignement, il a pu rencontrer la littérature jeunesse et écrire un conte pour enfants « L’étoile magique », suivi de « Le livre magique ». Un troisième tome attend le verdict du comité de lecture. Il s’intitule « Le talisman magique » et termine la série des histoires « magiques ». 
Après avoir écrit quantité de nouvelles, Philippe a publié un recueil intitulé « Textes et nouvelles de moi » aux éditions Elzévir. 
« Ici ou au-delà » est donc son deuxième recueil. Des histoires vraies, un peu d’irréel, de piment, de suspense et ces nouvelles sont nées. 
Un premier roman est prévu pour fin janvier 2019.

 

Ici ou au-delà : résumé 
 

Il est très difficile de résumer un recueil de nouvelles. Je vais toutefois essayer de vous en parler en quelques lignes.

Tout d’abord, il faut savoir que toutes ces histoires sont vraies ou du moins la base est réelle puisqu’elles sont issues de brèves que j’ai lues à droite ou à gauche. J’ai brodé à partir d’un personnage, je lui ai inventé une vie, je l’ai confronté à d’autres héros, je l’ai placé dans diverses situations. Bref, je lui ai créé une vie qu’il n’a pas vécue à part l’événement lu dans ces petits articles de journaux.

L’originalité de ce recueil, il me semble, est qu’un personnage d’une nouvelle se retrouve dans la suivante. Pour boucler la boucle, le héros de la dernière rejoint celui de la première.

Nous commençons ces nouvelles avec un oncologue qui se trouve face à la maladie de sa meilleure amie. Pourra-t-elle la sauver ?
La filleule de cette femme médecin, Line, se retrouve face à son sosie parfait, Valérie dans la deuxième nouvelle.
Valérie va rendre visite à sa petite cousine Lilou, petite fille diabétique qui sera sauvée par son chat dans la troisième histoire.
L’héroïne du quatrième texte est Maïté, la marraine de Lilou. Le mari de la jeune femme s’est enfui avec son fils Malik au Maroc. Elle ne pense qu’à une chose : le retrouver ! 
La meilleure amie de Maïté est Claudine. Elle, son mari Viktor et leur petit garçon, Sébastien quittent tout pour le pays des kangourous. Là-bas, le gamin disparaît. Claudine fait appel à une voyante pour le retrouver…
Et la dernière nouvelle permet au lecteur de retrouver l’oncologue de la première qui sera amenée à soigner la voyante. Celle-ci lui révèle d’étranges choses…

 

 

Extrait du recueil

 

Adèle sourit.  Ses pensées s’envolèrent vers l’hôpital. En quelques secondes, elles firent le tour de sa vie : son diplôme obtenu avec facilité, son travail d’infirmière qui lui fit rencontrer Lisette, ses fiançailles, son mariage, la naissance de son fils puis l’accident, la mort de celui à qui elle avait donné le jour, l’enterrement, la dépression qui s’en suivit, sa démission et puis son divorce qui avait achevé de la mettre à terre. Puis il y avait eu la tentative de suicide et sa lente remontée des enfers grâce à Lisette notamment. Cette femme était un ange. Non seulement elle soignait ses patients – ce qui était tout à fait normal – mais elle leur rendait visite chez eux, elle répondait à leurs nombreux coups de téléphone, même en pleine nuit, elle assistait à leur enterrement – car, bien sûr, un certain pourcentage d’entre eux mourait quoi qu’elle en dise – mais elle était toujours là pour ceux qu’elle aimait et elle avait toujours soutenu son amie. Avec tout ce temps passé pour les autres et pour d’autres raisons qu’elle ne s’avouait pas,  elle n’avait pas pu avoir  d’enfants. Adèle ne savait pas si ça lui manquait. Ils formaient un beau couple, elle et Claude. Ils s’entendaient très bien, même s’ils ne se voyaient pas beaucoup.

Adèle aurait voulu avoir plusieurs enfants mais la vie en avait décidé autrement. Le Ciel ne lui avait donné aucun autre fils que Baptiste, et puis, il le lui avait repris. Il avait vingt ans ! Vingt ans, c’est la fleur de l’âge. Il ne connaitrait jamais l’amour d’une femme, la joie d’être père, la tristesse de perdre ses parents. Il ne saurait jamais les joies et les peines d’une vie.

Adèle, elle, savait ! Elle savait la souffrance, le cœur qui explose, la tête qui cogne, les muscles qui lâchent, les larmes qui coulent sans arrêt comme une source vive, qui brûlent les paupières, qui encombrent la tête, qui bouchent le nez. Elle savait la douleur, le cri désespéré, cette impression de vide intersidéral, de gouffre sans fond, de ciel noir, de soleil mort. Oui, c’est ça, son soleil s’était éteint et il ne brillerait plus jamais.

Elle avait perdu pied, abandonné son travail, perdu goût à l’existence, s’était enfoncée dans un marais inextricable. Et, par la même occasion, elle avait perdu son mari. C’était normal. Il vivait depuis trop longtemps avec l’ombre d’une femme. L’autre l’avait éclipsée complètement, effacée de son existence et Adèle trouvait ça normal.

Après sa tentative de suicide, elle avait passé plusieurs mois à l’hôpital, mais plus comme infirmière cette fois, comme patiente, comme malade, comme folle ! Elle ne s’était plus trouvée dans le service d’oncologie mais en psychiatrie !

Lisette était venue la voir plusieurs fois par jour, elle lui apportait des fleurs, des bonbons, des revues, des romans, mais elle ne touchait à rien. Elle passait son temps couchée sur son lit à regarder le plafond et ses craquelures.

Lisette avait alors pris l’habitude de s’asseoir sur son lit et de lui lire des passages de ses romans préférés, des textes positifs, des phrases qui faisaient réfléchir, qui lui avaient fait comprendre qu’elle n’était pas la seule au monde à souffrir.

Lisette puisait dans les livres de Laurent Gounelle, de Frédéric Lenoir, d’Agnès Ledig, … Elle lui lisait des citations du Dalaï-Lama, de vieux philosophes. Elle était imperturbable, ne se décourageait jamais, ramenait chaque jour des mots positifs qui, petit à petit, pénétraient le cœur d’Adèle, s’insinuaient dans son cerveau malade.

Un jour, son amie laissa son roman sur le bord du lit en partant et Adèle se mit à lire la suite de cette histoire qui lui plaisait, qui lui faisait du bien.

A partir de ce moment, elle dévora tous les livres que Lisette lui amenait. Elle n’en avait jamais assez. C’était une véritable boulimie mais une boulimie qui ne faisait pas grossir, une boulimie qui lui faisait oublier, l’espace d’un instant, qu’elle était malheureuse.

Publié dans présentations

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Didier Fond nous présente son nouvel ouvrage, "Les somnambules"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait :

Une chaleur lourde, obsédante, écrase la ville. Quel mois sommes-nous ? Quelle date ? Les saisons n’existent plus. Je sais qu’il est midi lorsque le soleil culmine à l’horizon, je sais que c’est le soir quand le ciel s’obscurcit. L’alternance du jour et de la nuit est le seul point de repère temporel qui nous reste. Quand je pense qu’avant, chaque heure avait sa signification, sa fonction, ses occupations… Tout était si bien réglé qu’il me restait peu de temps pour me rendre compte que, justement, le temps passait, à une vitesse démentielle. Il continue, d’ailleurs. C’est bien la seule chose qui n’a pas changé. J’ai seulement désormais la possibilité de le regarder s’écouler et l’entière liberté de ne faire que cela et paradoxalement, c’est au moment où je pourrais enfin le toucher du doigt, le matérialiser, que je m’en désintéresse le plus…

 

Nous marchons en silence dans les rues désertes. Pas un bruit. Je me souviens de mes premières promenades, seul, à travers la ville. J’ai parcouru des kilomètres à la recherche d’un visage, d’une voix, d’une présence. J’aurais préféré, je crois, marcher au milieu d’un champ de ruines. Mais tout avait l’air si tranquille, si semblable à ce qui existait avant… J’avais devant les yeux une ville qui ressemblait traits pour traits à celle que j’avais quittée quelques jours auparavant, absolument intacte, mais vide, abandonnée à son sort, condamnée à contempler dans les eaux de ses deux rivières le reflet de sa propre agonie.

 

Toutes ces maisons qui me dévisageaient de leur mille yeux grand ouverts, qui semblaient se pencher sur moi, me suivre du regard tandis que j’avançais le long des avenues et des quais déserts… Je me revois marchant au hasard, monologuant à voix haute, essayant même parfois de chanter pour briser l’angoissant silence qui m’entourait ; et, saisi, d’une véritable folie, grimper quatre à quatre l’escalier d’un immeuble, marteler toutes les portes de mes poings, crier les noms que je lisais,  gravés sur les plaques de cuivre, redescendre, recommencer ce manège dans un autre immeuble, jusqu’à ce que, ivre d’épuisement et de peur, je m’effondre en pleurant sur les marches, la tête entre les mains. Comment, à cet instant-là, ai-je résisté à l’envie d’en finir ? Comment, alors que j’étais parvenu au bord du fleuve, ai-je eu le réflexe de me rejeter en arrière et de m’enfuir loin de la tentation ? Comment enfin, arrivé chez moi, ai-je pu tenir toute une nuit, assis sur une chaise, le regard fixé sur la bougie qui se consumait, partagé entre l’intense désir de mourir et la terrible peur de la mort ? Sans doute n’avais-je pas atteint le dernier degré du désespoir, acquis cette morne résignation, cette indifférence de ceux qui ont connu le pire et qui n’ont plus rien à attendre, plus rien à espérer et plus rien à redouter.

 

A deux, c’est différent. La conversation permet d’oublier un moment l’absence de la foule et le silence. Tandis que nous nous dirigeons vers les quais du fleuve, je l’entends me raconter sa vie dans son village de montagne. Il me parle de sa solitude, de cette envie chaque jour plus forte qui le tenaillait : partir. Ce n’est pas la première fois qu’il évoque devant moi son existence de reclus, et c’est d’une oreille distraite que j’écoute pour la énième fois ce récit. Il ne lui aura pas fallu bien longtemps pour attraper le virus de Saint-Jean : raconter sa vie dans les moindres détails, à la moindre occasion, devant n’importe quel auditoire, aussi réduit et inattentif soit-il. Fera-t-il bientôt comme Eralda qui tient de longs discours à son reflet dans le miroir ?

 

Biographie :

Né à Lyon en 1955, c’est très jeune que Didier Fond s’intéresse aux livres et à l’écriture. Cet intérêt pour la littérature va le pousser vers des études de lettres modernes qui déboucheront sur une carrière d’enseignant de Lettres. Pour prenant qu’il soit, ce métier ne l’empêchera pas d’écrire des romans, d’abord pour son plaisir, puis avec l’intention de les faire publier. Les Somnambules est  le cinquième roman publié par Chloé des Lys.

 

Résumé du livre :

Dans une ville quasiment déserte, brulée par une chaleur torride, un groupe de personnes continue de vivre comme si rien ne s’était passé. D’ailleurs, qu’est-il arrivé pour transformer cette cité en désert ? On ne le sait pas. Le groupe est cependant soumis à deux menaces meurtrières : celle d’une maladie qui se révèle souvent mortelle, et celle des Gardiens de la Nuit, rescapés de cette maladie mais transformés en monstres…

L’arrivée soudaine d’un ami du narrateur va-t-elle permettre de modifier en mieux cette situation ou va-t-elle au contraire précipiter les événements vers une catastrophe finale ?...

Publié dans présentations

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