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Edmée de Xhavée nous propose une présentation et un extrait de "La preferida"

Publié le par christine brunet /aloys

Présentation de La preferida d’Edmée De Xhavée

 

J’ai l’autre jour présenté Toffee, qui est le premier roman composant ce livre qui en comprend deux, très différents l’un de l’autre. Toffee met en scène, finalement, « de bonnes personnes » comme on dit, pas des saints, mais au cœur dénué de fiel ou poison quelconque.

 

La preferida, au contraire, nous décrit une Preferida et les conséquences de ce qui s’appelle laisser entrer le loup dans la bergerie. La preferida est une « naturelle », peut-être même presque inconsciente de son incroyable rapacité et amoralité, d’autant qu’elle sait très bien endormir sa conscience. Et comme il faut des complicités, elle « a le tour », et manœuvre sans hésitations pour une bonne cause : la sienne.

 

Voici un extrait…

 

Et j’ai su, dès lors, qu’il serait à moi si je le voulais toujours quand j’en saurai plus.

Il ne le savait pas, mais d’emblée je l’analysais non pas en tant que garçon avec qui éventuellement passer quelques bons moments et peut-être même sortir, mais en garçon par qui me faire épouser.

— Non, je chasse toujours en meute. Mes amis sont arrivés avant moi et m’attendaient, identifiant déjà les proies… aimeriez-vous que je vous présente ?

Nous l’avons suivi vers la table où se tenaient les amis en question, tenant précautionneusement nos verres – Cabernet rouge pour moi, un Tonic pour Alice. Il nous a présentées comme « deux sœurettes bien mignonnes et esseulées qui apprécieront un peu de virile et bruyante compagnie ». L’un d’entre eux avait à son bras une jeune fille plutôt jolie mais sottement pâmée, qu’il négligeait avec ostentation. Nous avons échangé poignées de mains et présentations. Olympe et Alice. Félix et Mirèse. François, Laurent, Paul. Et Yves. C’est son nom. Yves de Moustière. J’ai entendu la particule, et avais déjà remarqué la chevalière d’or à son auriculaire. J’ai levé mon verre en dégageant discrètement du long pied délicat mon auriculaire, lui aussi orné du signe de la patte blanche pour la belle société, la chevalière avec le lapis-lazuli et les armes de papa.

Je me suis appuyée contre Alice pour lui indiquer, d’une pression du coude, que l’affaire me semblait intéressante, et elle a levé vers moi son joli visage heureux, me répondant d’un clin d’œil plein de connivence.

Il y avait du bruit, entre musique envahissante et voix haut perchées pour la couvrir, des effluves de parfums discordants et vaporisés en abondance, du passage, des frôlements de sacs et manteaux… Non, ce bain de foule trop mélangée n’est pas du tout ce que j’aime, je ne m’amusais pas vraiment.

Pour ne pas dire pas du tout…

Voici pourtant des mois maintenant que je navigue de soirée en soirée, accompagnée d’Alice à qui j’ai soigneusement rappelé les règles : étant l’aînée, j’ai la préséance. Autant éviter les disputes inutiles. Maman souligne avec raison : ça s’est toujours passé ainsi dans les bonnes familles, on marie d’abord l’aînée, puis la suivante – les fils c’est autre chose mais nous n’avons pas de frère de toute façon -, et elle se fie au bon sens des traditions, même si d’aucuns les disent d’un autre temps. Mais dans les bons milieux, insiste-t-elle, ça n’a pas changé. Les bonnes manières et les traditions n’ont pas à changer puisqu’elles ont toujours obtenu de bons résultats.

Papa quant à lui trouve ce concept dépassé, soulignant qu’alors ce serait la fin de tout pour les sœurs cadettes de ces grandes bringues modernes qui vont dans la vie sans soutien-gorge en chantant Peace ‘n Love à tue-tête et ne se marieront que très tard juste avant d’être trop défraîchies, et encore.

Il rit et précise que nous ne sommes plus une famille bien prestigieuse après tout, tout au plus la branche éloignée et en déclin d’un ancien lignage, tout à fait désargentée qui plus est. Pour couronner le tout, notre particule a été vendue il y a plus de 70 ans déjà à de riches industriels en mal de panache bon ton, ce qui à l’époque avait permis de doter convenablement deux jeunes filles à marier ainsi que de rembourser des dettes, mais suite à ça le de Bonsenfants est devenu un bien terne Debonsenfants. La chevalière, explique-t-il, représente la famille d’autrefois, mais est de nos jours presqu’une fraude. Une fraude… et ça fait rire maman qui explique qu’il ne sait vraiment pas tenir son rang.

Nous écrivons cependant encore notre patronyme avec sa particule sur la carte de visite, la sonnette et dans le bottin téléphonique. Après tout nous y avons droit. Mais papa persiste et rappelle, trop souvent pour le plaisir de maman, qu’il ne peut pas se permettre de vivre du produit de fermages, troupeaux ou bois, lui, et qu’il va simplement au bureau en bus chaque matin, attendant ses congés payés comme d’autres ont attendu d’être adoubés chevaliers…

 

Publié dans Textes, présentations

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Aviscène nous présente son roman philosophique "L'ultime élément"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Née au Maroc en 1984, Aviscène est fascinée depuis son jeune âge par le monde mystique. Issue d’une culture orientale et occidentale, elle poursuit ses études en France où elle y étudie la linguistique. Passionnée de recherches théologiques, elle observe, médite et analyse certains extraits des textes sacrés du bouddhisme, du judaïsme, du christianisme et de l’islam et porte une attention toute particulière aux mots employés et à leur impact sur les consciences. Par le biais de la philosophie, elle partage avec ses lecteurs quelques joyaux d’une réflexion oubliée.

 

Résumé :

Un tourment et voici que le personnage principal se lance dans un grand voyage à la quête du sens. De village en village, il fera des rencontres surprenantes. Inspiré de méditations sur les livres sacrés du bouddhisme, du judaïsme, du christianisme et de l'islam, ce roman de sagesse à caractère philosophique et spirituel interpelle le lecteur sur la notion de la foi en mettant l’éclairage sur une dimension linguistique oubliée.

 

Extrait :

"Il décela avec stupéfaction la présence d’un temple, d’une synagogue, d’une église et d’une mosquée. Des gens portant des kesas, des kippas, des crucifix et des voiles défilaient harmonieusement dans les rues.

L'itinérant interpella l'enfant:

- Ne sommes-nous pas dans le village des Croyants ?
- Non! Ici, personne n’est Croyant."

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Edmée de Xhavée nous présente son prochain ouvrage à paraître aux Editions Chloé des Lys

Publié le par christine brunet /aloys

 

Présentation de Toffee – Edmée De Xhavée

 

C’est bientôt que mon nouveau livre sortira. Deux romans, Toffee et La preferida. Le premier au goût d’un tendre caramel salé et l’autre avec une pointe de ciguë. Une poignée, plutôt. On va dire un apéro à la ciguë et puis un soufflé au soufre.

 

Mais aujourd’hui c’est Toffee que je vais présenter. Sans trop en dire.

 

Un vieux monsieur content de sa vie, une dame plus toute jeune qui veut savoir. Une histoire pas possible, pas vraisemblable, et pourtant, serait-elle, en fin de compte, vraie ? Peut-on tout expliquer de ce qui se passe dans l’intime des gens, de leur détresse, de leurs rêves ?

 

Un court extrait :

 

Luis et Sofia accompagnaient les Fauquier à la villa de vacances pour tous les séjours prolongés, laissant Dolorès à ses charges de concierge et un peu de repos puisqu’elle n’avait alors ni à cuisiner ni à servir à table. Sofia avait rapidement abandonné l’école où on se moquait de son accent – elle était trop fière, lui reprochait Dolorès qui elle, avait appris l’humilité -, et aidait la vieille Zélie à la cuisine, au ménage et au service à table, tandis que Luis aidait le jardinier, assurait les déplacements en voiture et l’entretien de cet engin merveilleux, une Minerva crème et marron.

Et Sofia, quand les patrons n’étaient pas en vue, nageait dans la rivière claire où les tiges de nénuphars s’enroulaient autour de ses chevilles brunes, galopait pieds nus dans l’herbe d’où montait l’odeur de menthe et le picotement des sauterelles dérangées par sa course. Toute déterminée à s’abandonner au bien-être-en-vie qui rebondissait en elle, de veine en veine, de muscle en muscle…

Son accent, elle le travaillait mieux parmi les gens qui ne le lui reprochaient pas, et elle avait assez d’intelligence pour soigner sa façon de s’exprimer, choisir des mots adéquats, observer comment vivaient les patrons de ses parents pour s’en inspirer. Elle ne voulait pas, avait-elle expliqué bien plus tard à Julie, se sentir une petite-étrangère-pas-à-sa-place toute sa vie.

Sofia avait bien des fois évoqué cette époque de douceur paisible. Ses parents avaient trouvé refuge et travail, payant le prix de cette seconde chance par l’arrachement à tout ce qui leur était familier afin de non seulement survivre, mais vivre, et elle jouissait d’une adolescence presque normale, même si la guerre s’était étendue et avait imposé les files d’attente pour le pain et tant d’autres choses, ainsi que des bombardements très effrayants, mais qui avaient rarement représenté un danger dans leur partie de la ville.

Le bois de chauffage et les pommes n’avaient guère manqué, provenant des terres et vergers entourant la tannerie, et comme bien des familles, les Fauquier et leurs cousins avaient su trouver les ressources pour une certaine normalité dans la vie quotidienne, secourant au mieux les moins nantis autour d’eux.

Pour tous les jeunes qui étaient aux études, celles-ci se poursuivaient avec les aléas de trains qui partaient ou pas, de classes détruites ou pas, et on continuait d’organiser des promenades en vélo entre jeunes, la tartine dans le sac, la joie aux joues, la paix dans le futur…

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Serge Guérit nous présente son ouvrage "La septième porte"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Très jeune il découvre le dessin en illustrant ses cahiers scolaires.

Plus tard la peinture lui apparaît comme un moyen d’expression bien plus riche, plus attrayant, plus expressif.

Peinture à l’huile, acrylique, mixte, sur tous supports, de tous les styles, de tous les genres; une période de sa vie faite de découvertes, de créations, de bien-être.

Aujourd’hui, en gardant un pinceau dans une main il prend le crayon de l’autre pour s’exprimer par des mots.

Mais n’est-ce pas là un retour à la case départ, chaque lettre de l’alphabet n’est-elle pas un petit dessin ?

 

Résumé

Paris, fin des années soixante.

L’arrivée d’un coffret étonnant et d’un livre bien plus étrange dans la vie de quatre amis va les mener d’une routine quotidienne à un véritable cauchemar.

Une histoire dans l’Histoire, irréelle mais possible, nous n’y étions pas … alors !?

 

Extrait

… les heures avaient passé, le ciel était sombre, les hurlements avaient cessé, le calme était revenu.

Le besoin d’accouplement de ces monstrueux assassins les avait transformés en animaux sauvages en périodes de rut et enfin repus, ils s’étaient enivrés, ils avaient vidé tout ce qui pouvait contenir vin et eau de vie et ils avaient mangé à se faire péter la panse, le sang de leurs victimes encore sur les mains …

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Sophie Fedy nous présente son roman "Territoire gris"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Présentation auteur :

 

De formation scientifique par goût de la biologie et de tout ce qui touche au vivant, j’ai travaillé dans différents secteurs (industrie pharmaceutique, hôpital, médico-social). Je suis actuellement gestionnaire de risques dans un hôpital de la banlieue parisienne.

J'ai toujours beaucoup lu, un peu de tout, selon les prescriptions de mes professeurs, puis au hasard des rayonnages des bibliothèques. J'ai toujours un livre à portée de main sur ma table de chevet !

Des rencontres humaines et des événements personnels m’ont donné l’envie d’écrire ; il en est sorti un premier recueil de textes: « Il n’y a pas que les infirmières, les autres comptent aussi… ». Après avoir abordé plusieurs genres littéraires : récit de vie, poésie, roman jeunesse, j’ai retrouvé mes amours de jeunesse, l’anticipation et la science-fiction. Mon premier roman de science-fiction, « Complexe 13B », a été édité en 2009 ; Territoire gris est mon deuxième roman. Imaginer comment nous vivrons, à quels défis nous serons confrontés demain et après-demain, voilà ce qui m'intéresse et ce que je voudrais faire partager.

J’ai rejoint en 2008 le collectif d’écrivains Val d’Oisiens « Mots Migrateurs » pour échanger avec d'autres auteurs et participer à des projets communs, faire vivre l'écriture sous différentes facettes.

 

 

 

TERRITOIRE GRIS  

 

Ce roman présente un entrelacs de différentes époques du futur. Le lecteur y rencontrera trois destinées situées à des époques éloignées les unes des autres, mais reliées entre elle par l’archéo-tourisme du futur, les conférences historico-sensorielles proches du voyage dans le temps et par le fil rouge que constitue la fameuse clef de Yodel !

 

Le couple de Yodel et Maelia : la société du XXIIe siècle, celle de l’après ère nucléaire, civilisation des complexes où les hommes se sont réfugiés. A l’image du complexe 13 B, où le principe de précaution a été poussé au paroxysme, et où l’on n’a plus le droit de se toucher. Pire, les programmes de manipulation scientifiques sur les humains sont à l'oeuvre. Certains ont réussi à fuir les complexes et forment des communautés organisées dans les décombres de Paris et de ses proches banlieues. Yodel et Maelia les ont rejoint et avec leur aide réussiront à contrer les projets aliénants de ceux des complexes.

 

Le couple de Stefan et Maude : la société du XXIVe siècle sur terre où les gens vivent dans des cités aériennes suspendues pour laisser la place à l’agriculture au sol. Passé 50 ans, vous étiez invité à l’Interruption Volontaire de Vieillesse. Mais les « too old » s’organisent… et résistent.

 

Le couple d’Alexis et Ginger : la société du XXVe siècle exilée dans l’espace - pour fuir la terre devenue insalubre - émiettée dans des stations orbitales type New Earth 22. Société avec ses refoulés – les TF « Too Fat », les trop gros renvoyés de force sur terre pour des cures d’amaigrissement – ses sous-hommes, les « kapas » entretenus pour offrir des organes de rechange aux plus vieux, aux plus sages, ses « hors la loi » envoyés au bagne, c’est-à-dire condamnés à coloniser de nouvelles planètes dans des galaxies lointaines après des années lumières de voyage en état de léthargie, sans espoir de retour…Alexis et Ginger seront exilés avec quelques autres et retrouveront une planète qui ressemble étonnamment à la terre.

 

 

Un débat de fonds imprègne tout le roman ; celui de la tolérance – et de l’intolérance - de l’homme pour l’homme. Quelles que soient les sociétés imaginées dans ce récit, il y a des sous-hommes exploités par des « hommes supérieurs » ou « normaux ». Et une question qui restera ouverte : sera-t-on capable un jour de ne plus reproduire les erreurs du passé ?

 

 

EXTRAIT

I. New Earth 22, année 2455

 

 

 

­ —        Ce que vous allez voir va vous sembler incroyable, mais c’est pourtant l’exact reflet de ce qui s’est passé. Les documents que je vais vous montrer, issus de la multithèque post-terrienne, sont édifiants. Je me dois également de vous prévenir : certaines scènes sont extrêmement violentes, comme l’époque dans laquelle je vous invite à voyager. Les personnes sensibles régleront leur screening-and-feeling machine sur la sensibilité « moins trois » ou « moins quatre » pour les plus jeunes. L’oratrice était entourée d’une assemblée bigarrée, de tous âges et de toutes conditions. A l’ère post-terrienne, les conférences d’histoire de la civilisation terrestre avaient un succès énorme. Chacun voulait en savoir plus sur le passé de ses lointains ancêtres, lorsqu’ils habitaient encore la planète qu’ils avaient curieusement appelée « Terre », alors qu’elle était constituée à plus des trois-quarts d’eau. Bien peu avaient maintenant l’occasion de s’y rendre : quelques mineurs qui exploitaient les derniers gisements de ce liquide noirâtre, poisseux et écoeurant, cause de tant de guerres, ainsi que les minerais indispensables, lithium, nickel… Il y avait également quelques archéologues à l’affût du moindre indice permettant de mieux comprendre cette civilisation absurde, détruite, étouffée par sa propre folie. On y envoyait aussi les « Too Fat* » pour des séjours sanitaires, jusqu’à ce qu’ils soient revenus dans les normes post-terriennes.

—        Ce cycle de conférences est passionnant, dit un jeune homme à sa voisine, qui hocha la tête sans le regarder. Mais je n’arrive toujours pas à comprendre la philosophie de nos ancêtres. J’ai même du mal à croire que ces êtres, aussi primitifs dans leurs comportements qu’avancés dans leurs technologies, puissent avoir été nos parents.

—        Et pire, jeune homme, vous n’avez encore rien vu ! ajouta un homme âgé. Ce que vous allez apprendre aujourd’hui va vous faire froid dans le dos et vous en ressortirez avec plus de questions que de réponses !

 

 

 

**         personnes obèses

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Jérôme Jacob nous présente "BIS"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Jérôme Jacob est né en 1973.

Après des études d'architecture, il devient étalagiste, merchandiser et infographiste.

Il est l'auteur d'un recueil de dessin « Tout finira par rentrer dans le désordre » (2018).

Bis est son premier roman.

 

Résumé :

 

Benjamin est un garçon un peu perdu dans sa vie. Il traîne sa mélancolie comme une valise trop lourde de déni. Un jour, à force de ne rien décider vraiment, il fait le choix de craquer.

Sa décision l'amènera à accomplir ce qu’il a toujours voulu faire : s’arrêter dans une cabine téléphonique et appuyer sur la touche « BIS »

pour voir qui répond.

BIS est une errance urbaine où il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas.

 

Extrait :

 

(...)Si c'est un portable j'aurais à peine le temps d'entendre une voix.

BIS.

Sonneries...sonneries...sonneries...

  • Allô ?

Voix de femme.

  • Allô ?
  • Euh...bonjour Madame, Mademoiselle ?
  • C'est qui ?
  • Je m'appelle Benjamin, je vous appelle depuis une cabine à l'angle des rues Campion et Sélécourt dans le 11ème.
  • Vous voulez quoi ?
  • Ça va vous paraître étrange mais j'avais toujours pensé appuyer sur la touche BIS d'une cabine et...
  • Et maintenant que vous l'avez fait vous voulez quoi ?
  • En fait je me suis toujours demandé sur qui je pourrais tomber.
  • Eh bien vous êtes tombé sur moi. Et après ?
  • Je...je n'avais jamais pensé à l'après...enfin si...mais c'était comme dans un film.
  • Un film de cul ?
  • Je ne pensais pas forcément tomber sur la société de production de Marc Dorcel !

Elle éclate de rire. Un rire énorme, large comme un sourire.

  • Vous êtes déçu ?
  • D'être tombé sur vous ?
  • Que je ne sois pas Marc Dorcel ?(...)

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Brigitte Hanappe nous présente son ouvrage "Le flou du miroir"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie.

Brigitte Hanappe est née en 1959 : institutrice dans l’enseignement spécialisé, elle a toujours été fascinée par le  pouvoir des mots écrits.

En 2009, une expérience de vie personnelle et destructrice l’incite à écrire son histoire. Un récit qu’elle laissera des années dans un tiroir, à l’abri des regards.

Mais son métier lui fait côtoyer d’autres personnes en difficulté : des adolescents ou des adultes écorchés vifs, qui se noient dans leurs souffrances. Comment les aider ?  Sa fonction ne lui permet pas de leur confier verbalement l’histoire intime de sa vie mais, elle décide alors de livrer son témoignage écrit au public.

 

 

Résumé du livre : Le flou du miroir    

Pour vivre heureux, vivons caché : un adage qu’Hanna s’efforce d’appliquer depuis l’enfance. La société  se méfie des différences comme de la peste et Hanna sait depuis longtemps qu’elle est née différente : elle abrite en elle une autre personne, un être secret  qui la domine et la protège à la fois. Hanna devient parfois cet autre.

Adulte, la vie semble lui sourire jusqu’à la perte d’un bébé et puis le décès de sa mère. Courage ? Réflexe ? Elle assume puisqu’elle a tout pour être heureuse : une superbe maison, un mari attentionné, deux grands enfants bien éduqués et un métier intéressant. Mais ce n’est que l’apparence que renvoie le miroir de sa vie.

Le jour où Hanna se taillade les veines, c’est un pas vers la mort qui se transforme en renaissance. Avec l’aide d’un psychanalyste, elle explore les souterrains de sa mémoire, elle déterre peu à peu les peurs qui l’habitent et trouve la clé de son secret. 

Ses mots et ses souvenirs vont effacer peu à peu le flou du miroir et refléter l’image réelle de ce qui l’a construite et détruite à la fois : un homme qu’elle craint, qu’elle aime…

                        

Extrait du livre : Le flou du miroir   

Quand j’ai ouvert le tiroir de la cuisine, est-ce moi qui ai empoigné ce grand couteau luisant ou est-ce lui, qui a guidé mon geste ?

C’est le soir : la pièce est sombre malgré l’éclairage des lampes, tout est flou et silencieux dans la maison, les objets n’ont plus de consistance, ils se fondent et se confondent avec une mollesse élastique. Seul le couteau noir à la lame argentée impose son relief dans le brouillard et son éclat me guide impérativement  vers la salle de bain.

Après la pourriture de cette journée, enfin, je me sens bien. L’eau bouillonnante pénètre tous les pores de ma peau, la chaleur envahit mon corps maigre comme une drogue bienfaisante. Je peux sourire enfin : mes yeux se promènent sur l’émail  immaculé de la baignoire. Je suis seule et pourtant, je le sens s’agiter à l’intérieur de moi. Il est là à m’abreuver de ses conseils malsains…Tout doit finir ce soir !

Le couteau pèse une tonne dans ma main droite et je scie consciencieusement… mollement… trop faiblement. Une voix métallique résonne dans ma tête malade, douce et perfide à la fois, des paroles qui sortent de nulle part s’insinuent comme un souffle de vent dans mes oreilles.

Sûrement la voix du « double » qui vit à l’intérieur de moi !

Il m’aide enfin : le couteau tenu par lui est plus ferme, le geste plus fort. L’eau est à présent merveilleusement rosée, mon poignet saigne.

Je suis si bien quand soudain, la porte s’ouvre, des bras puissants me soulèvent accompagnés d’un cri désespéré. Je reconnais vaguement l’intonation grave de mon époux : 

− Mon Dieu, Hanna, tu es folle, qu’as-tu fait ? 

Et puis, c’est la course : nue sous un peignoir de bain, Etienne, mon mari m’emmène à l’hôpital le plus proche. Je me suis tailladé les veines avec un couteau à découper la viande pour quitter ce monde qui n’était plus le mien depuis longtemps. Je voulais rejoindre les fantômes qui partageaient mon quotidien, un monde hors de la réalité qui n’existait que pour moi.

De toute façon, la véritable Hanna était déjà morte.

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Jérôme Devillard nous présente son ouvrage "Des lendemains verts"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Jérôme Devillard est né en 1972 en Auvergne. Après un master en génétique, il part s’installer à Marseille où il partage son temps entre l’enseignement de la biologie et l’écriture. Passionné de sciences et d’écologie mais également de littérature et de philosophie il tente de concilier l’ensemble de ces facettes dans ses écrits.

Résumé « Des lendemains verts », Jérôme Devillard :

Une adolescente rêveuse, un jeune homme révolté, une anthropologue sous la pluie parisienne, un biologiste australien, un ouvrier rêvant de partir en Inde, un roi, une journaliste et une ambassadrice… Tels sont les différents personnages de ces nouvelles écologiques.

A travers les huit récits composant ce recueil, Jérôme Devillard nous invite à un voyage autour du monde, guidé avec sensibilité par ses personnages qui redécouvrent leur relation à la nature. Au fil des pages ces hommes et ces femmes se croisent les uns après les autres, formant un lien entre chaque nouvelle et entre chacun d’eux, ce même lien qui nous unit tous et nous rattache à la nature.

Extrait « des lendemains verts », Jérôme Devillard

 

Nous avons décollé de bonne heure ce matin. C’est Michael qui pilote. Nous sommes seuls à bord du vieux coucou. Quel merveilleux sentiment de liberté !

L’eau s’étend à perte de vue, bleue, claire ou foncée, se fondant dans le ciel, reflétant le ciel. Des ombres fugitives passent parfois sous les vagues créant de nouvelles teintes bleu ultramarine. Puis se métamorphosant en myriade argentée, elles percent les flots de leurs ailerons, laissant une écume blanche comme signe de leur passage. Au niveau des anciennes îles de Namia et de Losap, des turquoises et des ocres complètent le tableau. Tout de même, c’est impressionnant de voir ces îles submergées par les eaux. C’est beau aussi. Pourquoi est-ce que je ne vois jamais ça en reportage… sans doute parce que je ne m’arrête pas au charme de ce que je vois. Je me demande comment se présentaient ces lieux. Des gens y vivaient-ils ? Ont – ils dû tout abandonner ? Leur vie était – elle à l’image de la vie paradisiaque que l’on imagine sur ces langues de sable ?

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Carine-Laure Desguin nous présente sa pièce de théâtre "Le transfert"

Publié le par christine brunet /aloys

 

RESUME

Le Transfert, pièce en trois actes qui raconte une histoire décalée et absurde à gogo. Les dossiers médicaux d’un hôpital se perdent dans les poubelles des ordinateurs et les patients ont désormais le statut d’inexistants ! Docteur, où dois-je inscrire les paramètres de ce non-patient? Dans le non-temps ?

La première lecture mondiale de cette pièce déjantée a eu lieu le 4 février 2018 au Centre Culturel de Frameries, dans une mise en voix d’Eryk Serkhine (Box Théâtre de Mons).

 

BIOGRAPHIE

C.-L. Desguin aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise. Elle a commis pas mal de choses en littérature, un roman, des recueils de poésies et de nouvelles ; et dans d’autres espaces aussi. C.-L. Desguin a publié de nombreux textes dans des collectifs, entre autres elle a frappé très fort aux Éditions Jacques Flament. Cette intrépide a enregistré un slam et dans son palmarès, quelques Prix et entre autres en 2014, le Prix Pierre Nothomb. C.-L. Desguin est collaboratrice pour le Salon du Livre de Charleroi (Alchimie du Livre) et chroniqueuse pour www.actu-tv.net, une webtélé pour laquelle elle met en évidence, par des interviews parfois pertinentes et acides, des personnalités de sa région, le Pays Noir. Ses textes poétiques (ou pas) se lisent dans des revues littéraires et plusieurs d’entre eux furent mis en musique par Ernest Hembersin. C.-L. Desguin est membre de l'Association des Écrivains Belges, de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie, des Artistes de Thudinie et du Cercle Littéraire Hainuyer Clair de Luth. Ses deux dernières publications : Le Transfert, théâtre, éditions Chloé des lys, 2018 et À chaos, chaos et demi, poésies, éditions La p’tite Hélène, 2018.

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Denis Schillinger nous présente son nouveau recueil de poèmes

Publié le par christine brunet /aloys

 

COURTE BIOGRAPHIE

Jusqu’à ce jour…

                  

S’il fallait, prêter un sens à mon existence, je ne pourrais la traduire qu’en un atome « épicurien » tombant, avant de reconnaître la liberté dans la déviance du « clinamen » .

Quand j’ai abordé mes études de philosophie à l’Université de Strasbourg, où j’ai suivi les cours de Jean-Luc NANCY et de Philippe LACOUE-LABARTHE, je ne savais pas encore que toute une façon d’aborder la philosophie, la littérature et les arts allait bouleverser, mon approche de la « poésie ».

Ces études interrompues, pour voyager, je ne les ai jamais abandonnées tout à fait. Ma bibliothèque personnelle, avec plus de quatre mille volumes en témoigne.

En me penchant sur l’infini néant, je soulevai les questions du pourquoi, du comment ; la matérialité et l’utilité ne m’intéressaient jamais ; ça fonctionne, ça tourne, mais l’absolu s’éloigne dans le silence du cosmos.

Voilà, ma vie : une question

J’évite le sens qui me ment, ainsi que les dates qui ne prolongent que la médiocrité d’une vie.

 

 

EXTRAITS DE MON RECUEIL DE POEMES

«  DEPOSSEDE, DEPUIS CE JOUR

NOMOS

suivi de « INSIDIEUSEMENT, LUMIERE »

 

L’ouvrage présenté, étant un recueil de poèmes , je ne présente en guise d’extraits que des morceaux de temps écoulé, parce qu’il est impossible de résumer l’innommable annoncé

Quelques bribes :

L’empan de l’histoire, entre deux doigts sales

se fait idéologie, religions des martyrs, stèles boulonnées

 

Je ne ris jamais,

et c’est par là, que je suis un dilettante.

 

L’avent est l’inconnaissable,

l’instant perdu à n’être que soi

 

L’indigence seule, est encore

partage d’un refus,

l’insolence des mots, des pas

des fragments de pas.

 

Le rire,

efface l’être et permet la question

le pourquoi de l’enfant,

sans pourquoi.

 

Les citations d’auteurs sont toujours les reflets d’une intention personnelle.

S’il fallait rajouter un mot, je dirais qu’une divagation autour du titre de l’ouvrage, apporterait déjà, une réponse à mon cheminement , non pas poétique, mais de nihiliste, comme dispersement de mots

 

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