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L'astronaute, le nouveau roman de Séverine Baaziz vient de paraître ! Présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

Née en 1978 à Amnéville, Séverine Baaziz vit en Lorraine.

Elle est informaticienne, romancière et rêveuse. De son imaginaire naissent plusieurs livres : Le premier choix (finaliste Prix Lire & Cri 2018/2019), Mamie Paulette (finaliste Prix Lions du roman régional 2018/2019).

Avec L’astronaute, elle signe un troisième roman saisissant de drôleries et de cruautés.

 

Résumé :

 

L’histoire des aventures abracadabrantes et périlleuses d’un homme paumé… 

Michel Bracowski, astronaute, éperdu de tristesse d’avoir été quitté par sa femme, est invité à une toute nouvelle expérimentation. Sa mission : partir sans préparation ni équipage à la recherche d’une lointaine et possible civilisation.

Le voici donc qui décolle pour l’inconnu, emmenant avec lui ses antidépresseurs, ses phobies et les photos de son ex-femme.

Plus qu’un nouveau monde, c’est l’ivresse d’exister enfin qui l’attend.

Une fable, noire et délurée, qui brocarde en riant nos sociétés où l’Homme est son pire ennemi. 

 

 

Extrait

 

Un jour, la meilleure amie d’enfance de Nathalie a débarqué à la maison. Il y a quelques années de cela.

Débarqué est bien le mot dans la mesure où je n’avais pas été prévenu et qu’elle est restée vivre chez nous près de neuf mois. Je n’ai trop rien dit, mais il n’empêche que la main que Nathalie m’a obligé à tendre à son amie en quête désespérée d’appartement est vite devenue le bras puis tout le reste. Au bout d’une semaine, je me souviens très bien, ses affaires prenaient la place des miennes (salle de bain et armoires comprises). Un mois plus tard, je me retrouvais contraint d’offrir ma place dans notre lit : le canapé du salon n’était pas l’idéal pour le dos de Carole, elles étaient toutes les deux bien contentes de causer entre filles avant de s’endormir « comme au bon vieux temps ». Et moi ? Eh bien, j’attendais patiemment qu’elles daignent libérer le canapé plein de chips et de pop-corn pour une nuit de quelques courtes heures avant d’aller travailler.

Plus les semaines passaient, plus la place m’étant réservée se réduisait. Si un homme n’avait pas mis le grappin sur cette Carole, elle n’aurait peut-être jamais quitté mon toit. Je n’ai rien dit, mais croyez-moi, j’en avais plein le dos.

 

Alors, quand ce type est apparu à l’horizon, visiblement dans le besoin, j’ai craint que tout ça ne recommence. La main, le bras et tout le reste. Autant vous le dire, je n’ai pas partagé l’élan spontané du professeur accourant à son secours.

L’homme en loques s’est effondré. Le professeur l’a relevé comme il le pouvait, à la force de ses bras, pour l’aider à faire quelques pas. A tituber. Lentement. Péniblement.  

—        Monsieur Bracowski, venez nous aider, nous avons besoin de vous ! 

Besoin ! Besoin ! Besoin ! Est-ce qu’on me demandait mon avis ? Non ! On m’imposait de bien vouloir. Et puis, qui nous disait qu’il n’allait pas, je ne sais pas, nous mordre ? Personne. […] Cet homme, là-bas, à coup sûr, il avait faim, alors il y avait un risque.

—        Monsieur Bracowski !!!

On l’a allongé dans mon lit (quand je vous disais que je le présageais), et le professeur est allé chercher son attirail de médecin du monde. Puis de l’eau et de la nourriture. Des va-et-vient dignes d’un service d’urgence, mais pour un seul homme.

Il a beaucoup bu et peu mangé.

 

Pas un mot ne fut prononcé par l’homme tout maigre, sale et égratigné de partout.

Jusqu’au lendemain matin.

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Joël Fairy nous propose un extrait de son prochain ouvrage "Fairy"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Couple

                             

 

           Les jours de l'été – déposés comme des pages

                                                                     sur le lit défait

           Les nuits en tourbillons d'étoiles – des mots

                                                                     ajoutés pas à pas

           Nos deux corps enlacés – cernés par tous les

                                                                     cris du monde

           Et la poésie –  cachée là tout au fond

                                                                    sans un bruit                                              

 

           Laissons s'ouvrir les méandres du coeur

 

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Un nouvel ouvrage signé Christian Eychloma vinet d'être accepté par les Editions Chloé des Lys "Le dilemme de Trajan"

Publié le par christine brunet /aloys

Jacques Liévin balaya de la main l’espace bétonné entourant le hangar climatisé protégeant le labo.

« J’espère que vous êtes archi sûr de votre coup ! Ici, ce n’est pas Rome et le Colisée…

 - Oui, oui, pas de problème ! » répondit tranquillement l’historien. « Je vous l’ai dit… Les documents fournis par le ministère turc de la Culture sont suffisamment détaillés pour que nous puissions avoir confiance. »

Il tendit l’index vers sa droite, puis vers sa gauche.

« Ici, tout près, le Sénat. Là, le théâtre et le temple de Cybèle. Un peu plus loin, par là-bas, l’agora… »

Il se retourna en écartant ostensiblement les bras.

« Et de ce côté, le palais du gouverneur en face duquel nous sommes installés !

 - Le palais du gouverneur… » répéta le professeur, un peu incrédule. « Bon… N’oubliez pas de prendre vos repères en arrivant. Juste en arrivant ! Et je répète que je suis forcé de limiter l’ouverture de la fenêtre temporelle à deux minutes par jour. Deux minutes ! Les autorités turques vont m’avoir à l’œil…

 - Je connais la règle du jeu. Mon chrono se trouve déjà cousu dans la poche interne de ma tunique !

 - Votre chrono ? Prenez-en deux… Prenez-en un deuxième et planquez-le ailleurs ! sait-on jamais… »

Jacques Liévin posa son pouce sur le scanner biométrique et attendit de percevoir le déclic caractéristique du système de verrouillage avant de pousser la porte. Puis il entra, Donato à sa suite, et claqua des mains pour commander l’éclairage.

Ils se retrouvèrent sous la lumière vive des néons, dans le bourdonnement continu du groupe électrogène et des armoires électriques assurant l’alimentation des énormes condensateurs dont les armatures, disposées en cercle au milieu du local, se faisaient face deux à deux.

« J’ai vraiment l’impression de vous envoyer une nouvelle fois en enfer ! » remarqua Jacques Liévin en se dirigeant vers le pupitre de contrôle.

« Allons, allons… 

 - Il faut dire que les péripéties de vos précédentes incursions au premier siècle ne sont pas faites pour me rassurer. Soyez prudent, Donato !

 - Croyez bien que mon objectif n’est certes pas d’aller là-bas chercher des ennuis, même s’il est vrai qu’il est parfois difficile de les éviter ! À quelle heure arrivent les représentants du gouvernement ?

 - Ils devraient être ici dans une heure environ. Ils tenaient beaucoup à assister à votre départ et je n’ai pu m’y opposer…

 - Je n’y vois pas d’inconvénient s’ils ne me retardent pas trop. Tout est prêt de votre côté ? » demanda pour la forme l’historien en jetant un coup d’œil sur l’écran du moniteur principal devant lequel le physicien venait de prendre place.

« Bien sûr… Pas de souci de ce côté-là ! Vous arriverez bien à Nicomédie le 1er août de l’an 112 après Jésus Christ, comme vous le souhaitez. J’ajouterai… ici même !

 - Parfait. Je vais me changer avant que ne se pointent nos officiels ! » répondit Donato en désignant la tunique et les sandales posées sur un des fauteuils.

Jacques Liévin leva soudain la tête en fronçant les sourcils.

« Mais au fait… Ne m’avez-vous pas également parlé d’un grand incendie, à Nicomédie ? Il ne faudrait pas que se renouvelle votre fâcheuse expérience de Rome où vous vous êtes pratiquement retrouvé au milieu des ruines encore fumantes !

 - Non, non… Il y a bien eu un terrible incendie à Nicomédie, mais la catastrophe aurait eu lieu en 111, autrement dit environ un an avant mon arrivée prévue.

 - Et n’est-ce pas justement en 111 que Pline a débarqué là-bas pour y prendre son poste ?

 - Tout à fait. Constatant le désastre, il aurait même immédiatement demandé l’autorisation de mettre en place une équipe dédiée à la lutte contre ce fléau, ce que Trajan lui aurait refusé, arguant du danger potentiel représenté par toute organisation !

 - Quoi ? Trajan serait allé jusqu’à redouter l’existence d’une caserne de pompiers dans la capitale de la Bithynie ?

 - Ce qui nous ramène à notre précédente conversation ! En être là pour un empereur me fait subodorer des problèmes graves dans cette région… »

Jacques Liévin, incrédule, demeura un instant sans rien dire. Puis il désigna la tunique que Donato était en train d’enfiler.

« L’argent ? Vous en emmenez suffisamment ?

 - Une bourse pleine de sesterces, ne vous faites pas de bile ! Des monnaies très fidèlement reproduites sur le modèle de pièces authentiques prêtées par le musée de Naples.

 - Bien… Je me permets de vous rappeler les consignes : ne pas nous laisser plus de trois jours sans nouvelle ! Un petit mot griffonné ou gravé sur n’importe quel support fera l’affaire…

 - Promis, promis…

 - Et encore une fois : l’interférence spatiotemporelle ne durera que deux petites minutes, à quatre heures pile de l’après-midi, heure locale ! Vérifiez le réglage de votre chrono ! »

Donato s’exécuta tout en observant, fasciné, le défilement ininterrompu de la vertigineuse arborescence des univers qui se créaient en permanence pour fabriquer un multivers où toutes les options possibles devenaient quelque part réalité. Quelque part et pour quelqu’un…

« J’ai beau savoir  - et pour cause !  - que tout ça n’est que trop vrai, ça ressemble encore fichtrement à un rêve… » confessa-t-il pensivement. « À commencer par ce que vous m’avez décrit de votre ordinateur quantique !

 - Sans lequel rien n’aurait jamais été possible… Moi aussi, j’ai cru rêver, quand je lui ai fait pour la première fois factoriser un nombre astronomique « en deux temps trois mouvements » ! 

 - L’algorithme de Shor, 1 c’est ça ?

 - C’est bien ça… D’innombrables copies des mêmes instructions s’exécutant strictement en parallèle et qui m’ont permis de démontrer la réalité de ces mondes multiples auxquels Hugh Everett croyait dur comme fer ! »

Donato éprouva une espèce de vertige en tentant de se représenter ce soudain enrichissement du réel, ce jaillissement cosmique créé à partir de rien, comme par magie, juste en appuyant sur un bouton. Un nombre inimaginable d’univers pratiquement identiques à l’instant zéro, avec le même personnage penché sur son écran, brassant les mêmes pensées, dans le même labo, sur la même planète, dans la même galaxie. Identiques à une exception près : certaines données du calcul complexe s’effectuant sur ce fameux ordinateur…

S’appliquant à dompter l’appréhension qui le gagnait, il acheva d’attacher sa tunique, laça ses sandales, s’assura de la présence de sa bourse et de son chrono. Puis il s’approcha de l’espace d’interférence près duquel il se mit à faire les cent pas en attendant un peu nerveusement qu’arrivent les envoyés du gouvernement turc.

 

 

 

1Peter Shor démontra en 1994 qu’un calculateur quantique pouvait exécuter un algorithme capable de factoriser, en un temps record, un entier en un produit de deux nombres premiers, ce domaine de recherche ayant été ouvert dans les années 1980 par des pionniers comme Richard Feynman et David Deutsch.

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Un nouvel extrait de l'ouvrage à paraître de NIcole Graziosi "La fille aux yeux bandés"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

         Devenue mère, je commençai à ressentir ce qu’il pouvait y avoir d’étrange dans la relation avec les parents. La comparaison entre ce que je vivais avec mes enfants et ce que j’avais connu s’imposait à moi.

 

        La naissance de chacun me procura un bonheur suprême.

 

        L’attente de ma fille fut certes quelque peu perturbée par les malédictions de la mère. J’avais préféré me procurer le trousseau du bébé à Paris. Cela se passa un week-end. Elle avait insisté pour m’accompagner chez Prémaman où je fis tous les achats indispensables, scrupuleusement, selon la liste qui m’avait été remise par la clinique. Allait-elle offrir quelque babiole à petit enfant ? Que nenni ! Nous sortîmes toutes deux les bras chargés de paquets de volumes et formes différents. Nous attendions l’autobus près du Bon Marché. J’étais éperdue de joie.

 

        « Bien sûr tu es contente, mais dis-toi bien que ton pain noir il faudra quand même bien que tu le manges un jour ! »

       

        L’évocation du pain noir est arrivée fort à propos pour renforcer mes bien naturelles inquiétudes. Qui ne craint pas un accident à la naissance, qui ne craint pas que son enfant ne soit pas normalement constitué ?

 

        C’est depuis lors que chaque jour de ma vie, chaque minute, oserais-je dire chaque seconde est sous-tendue par la crainte de ce pain noir.

 

        Lorsque ma fille est née, après m’être assurée que tout allait bien, j’ai éclaté en sanglots. « Eh bien, vous avez un si beau bébé et vous n’êtes pas contente... » me dit le médecin qui ne semblait pas comprendre que l’on puisse, à ce stade de l’aventure, pleurer de bonheur.

 

        « Mais oui, elle a tout ! »

        « Pourquoi ne pleure-t-elle plus ? » m’étais-je soudain écriée craignant LA catastrophe.

        - Mais elle ne va pas pleurer tout le temps !

 

        J’étais émerveillée d’avoir pu réussir un si bel enfant. Quelle sensation de jouissance, quel accomplissement.

       

        Pour l’événement, les parents étaient venus. La mère avait décidé de rester pour s’occuper de mon mari tandis que j’étais à la clinique. Une fois par jour, elle venait me voir et regarder l’enfant.  « Mais c’est tout le portrait de ta grand-mère  ! » Bien entendu, il s’agissait de celle qui, selon elle, était si laide et à qui je ressemblais moi-même autant.

 

        Elle se plaignit du comportement de mon mari. « Je ne le vois jamais. Et quand par hasard il est là, il a toujours le nez plongé dans ses dossiers. Il ne se rend même pas compte que je suis là ! C’était bien la peine que je me dérange pour m’occuper de lui ! »

 

        Elle repartit la veille de ma sortie de clinique. J’appris tout naturellement les gestes d’une maman.

 

        Pour ce qui me concernait, de ce pain noir, je parvenais tant bien que mal à m’accommoder. Mais pour ce qui était de mes enfants, il en allait bien autrement.

 

        Combien de fois n’ai-je pas été désespérée par ses malversations, par ses cruautés si savamment concoctées pour leur faire mal. Combien de fois n’ai-je pas imploré le ciel de me venir en aide ...

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Un nouvel extrait de l'ouvrage à paraître signé Nicole Graziosi "La fille aux yeux bandés"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 « La fille aux yeux bandés » est sur le point de paraître !

 

Nicole Graziosi nous en a récemment présenté deux extraits

« déconcertants », « qui glacent les sangs », « ne sont pas anodins » ou éveillent des curiosités. En voici deux autres au ton légèrement différent ...

 

        Seule la mère, une unique fois, vint me voir à Bruxelles. Elle resta deux jours chez moi. Elle vint me chercher le soir au bureau où, sur le pas de  la  porte,  je  lui présentai mon  germanique  supérieur  hiérarchique.

 « J’espère qu’elle ne vous fait pas trop enrager ! » lui lança-t-elle avec son plus beau sourire. Ne connaissant ni le mot ni l’expression, il se tourna vers l’huissier de service, et lui demanda de traduire dans leur langue maternelle commune : Qu’est-ce que c’est « enragé ? » Malheureusement pour moi, l’huissier ne connaissait que l’acception zoologique du terme. Le supérieur devint écarlate. « Qui est enragé, Madame, qui est enragé ? » Sans doute croyait-il que j’avais fait part à la mère  de  ses  demandes  réitérées  et insistantes de rapprochement. Sans doute croyait-il que ses manoeuvres pour me faire congédier pour incapacité, - j’étais en effet dans l’incapacité de donner suite à ses insistants désirs - lui avait été dévoilées ...

        Je devais faire face à une obstruction vengeresse de tous les instants : taper sur deux claviers différents n’est pas tâche facile lorsqu’importe le rendement, a fortiori s’agissant de langues étrangères. Ne pouvoir m’absenter du bureau une minute sans devoir rendre des comptes ou subir des reproches.

        - Je n’ai pas encore fait ce travail ? Aber wo bleibt es ?

        - Je l’ai déposé sur votre chaise, Mademoiselle, puisque vous n’étiez pas à votre place.

        - Oh ! Je suis désolée. Si vous l’aviez mis sur mon bureau, il ne m’aurait pas échappé... je ne m’assieds jamais sur mon bureau !

 

        M’entendre dire « Si vous voulez continuer à travailler ici, cessez de faire votre chignon, laissez vos cheveux libres sur vos épaules ». Devoir  rester  tard  le  soir,  alors que bureaux et couloirs sont désertés. « Non merci, il ne faut pas me raccompagner ».  « Non merci, un petit verre ne me tente pas ».

        Ce manque de docilité, assez rare dans ce contexte, faillit me coûter ma brillante situation. Le monsieur n’avait pas l’habitude que l’on résiste à son charme teutonique.

 

        Ce fut grâce à l’intervention de quelques personnes honnêtes que je dus de n'être pas congédiée. On m’affecta à un autre service.

 

        Lors d’un de mes brefs séjours chez les parents, il se passa un incident qui eut dû me faire comprendre ce que, le plus naturellement du monde, je ne voyais pas. Le père se mit en colère parce que je lisais L’Express. J’en parlai à la mère qui, à son tour, se mit en grande excitation et me dit « Mais enfin quand est-ce que tu vas nous foutre le camp d’ici une bonne fois pour toutes ! »

 

        Je montai voir le père dans le bureau qu’il venait de se faire aménager au second étage et où il s’était réfugié et lui demandai ce qui se passait.

        « Je ne comprends pas ... Qu’est-ce qui vous arrive ? Mais enfin qu’est-ce que j’ai fait ? »

        « Fous le camp » fut sa seule réponse.

 

        Le geste du bras tendu, index pointé en direction de la porte soulignait l’irrévocable injonction. Il m’apparut évident qu’un tel consensus ne laissait aucune place à mon besoin de justifications.

 

        Grand-Mère à qui je m’adressai en dernier ressort se mit à pleurer, m’attira vers elle, m’embrassa, ne dit rien.

 

        Je repartis vers ce que, dorénavant, je devais bien considérer comme ma seule et vraie vie.

 

 

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"Poésies en gouttelettes"... Une présentation de son recueil à paraître signée Antonia Iliescu

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Ça y est ! L’exemplaire-teste de mon ouvrage Poésies en gouttelettes – Épigrammes est en route. En avant-première je vous présente la couverture et trois épigrammes :
 

(Thème : Les lois de la physique)
Cosmique

Nombres, lois et théorèmes

Font peut-être l’Univers ;

Seulement s’il était poème

Il serait un Multivers.

 

(Thème : Vieillesse)

Projets à 90 ans

- Quel projet de vie avez-vous ?

(Demande un journaliste à une mamie).

- Manger et boire, mais avant tout,

Ne pas mourir ; c’est mon projet de vie.

 

(Thème : Nature)
Vie saine

Y’a plus de guerres, ni génocides

Soyez heureux, mangez, buvez !

Je lève la coupe aux pesticides :

Tchin-tchin ! À votre santé !

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Valérie Dereppe nous présente à sa façon son ouvrage à paraître "Etrange présence"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

La pupille, ce trou noir dont l’iris est le soleil...

 

Mettre photo de couverture avec miroir soleil noir en son centre

 

Cet opuscule, Étrange présence, narre la rencontre entre un être de Lumière et son habit de matière, entre le fond et la forme qui revêt ici le surnom de Lou. Lou traverse une crise existentielle et cet être de Lumière -son ange en somme-, va remettre un peu d’ordre dans ses idées, dans ses pensées et, ce faisant, la tirer vers le haut.

 

Extrait :

 

- Pourquoi me racontes-tu tout ça, pourquoi à moi ?

 

- Parce que tu m’as appelé et que tu vas l’écrire.

 

- Je t’ai appelé ?... Non mais je rêve ou alors il te manque une plume !

 

- J’apporte une plume à ton âme pour réapprendre à voler…

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Geneviève Dehareng nous présente son ouvrage à paraître "Au nom de l'Amour, avec Margaux

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie


 

Née en 1964, Geneviève Dehareng habite à Ciergnon en Belgique. Assistante de laboratoire, elle travaille en milieu hospitalier. Elle a toujours aimé écrire que ce soit pour d’autres personnes, ou pour elle. Pendant plusieurs années, elle a fait partie d’un groupe de « rédacteurs bénévoles » au sein de la clinique où elle travaille, et a rédigé des articles pour la revue trimestrielle distribuée à tous les membres du personnel, aux médecins traitants et aux abonnés. Jamais, elle n’aurait pensé éditer ce recueil qui est son chemin parcouru depuis le premier « flash » envoyée par sa fille Margaux décédée en 1999, à l’âge de 5 mois. Son livre est le récit des signes qu’elle reçoit, agrémenté de réflexions personnelles.

Geneviève emprunte, malgré elle, le chemin de l’invisible et se trouve de plus en plus intuitive et sensible. Pour elle n’a d’importance que la personne humaine, ses joies, ses souffrances… Le reste ne représente plus grand-chose à ses yeux. Elle est passionnée par la relation avec autrui, les soins palliatifs, la spiritualité, l’écriture, la lecture, la cuisine, la céramique, les plantes, la forêt, la nature, l’aromathérapie.


 

Geneviève Dehareng nous propose 2 extraits de son ouvrage :


 

Mai 2016
 

Tôt le matin entre 5h et 6h, je transcris mes écritures à l’ordinateur. Concentrée sur mon ouvrage, je savoure la quiétude de l’instant. Quand tout à coup apparaît sur l’écran une image fugace et furtive remplissant la totalité de l’écran avec, comme message, « Si vous voulez changer d’image… cliquez ici. » Même si c’est très joli, je n’y prête guère attention. L’image reste quelques secondes devant mon regard avant de disparaître. Je retrouve mon texte à l’endroit laissé et continue à œuvrer. Ce n’est que quelques jours plus tard que je comprends ! Cette image si forte, tellement symbolique, si belle ornera la couverture de mon livre ! Eh oui, comment n’ai-je pas compris plus vite ? Oui, cette image représente un sublime coucher de soleil, dans les tons orangés, au bord de la mer avec une silhouette fine, élancée aux longs cheveux… vue de dos !  « Mais oui, c’est toi, Margaux ! » Tu as dix-sept ans en nos cœurs… Quelle invraisemblable similitude entre cette image et le « flash » de 2006. Nous ne sommes que dix ans plus tard !


****

 

Régulièrement, je me mets à rêver d’un monde sourire aux lèvres, authentique et bienveillant aux couleurs de la gratitude. Et le fait d’y penser, c’est déjà l’instaurer un peu car la force de la pensée dépasse l’entendement. Aujourd’hui, je sais que la pensée n’a pas de frontières, elle va à l’infini. La pensée constructive cumulée à l’action forme un délicieux mélange mais il est vrai que notre condition humaine nous enferme dans des stéréotypes, des préjugés, des clichés. Enchaînés par nos croyances, notre ego et nos peurs, nous limitons inconsciemment notre horizon de vie. Nous ne prenons plus le temps de nous occuper de notre « être », accaparés que nous sommes par tant de choses à « faire pour paraître », devenant dépendants de notre image. Alors, on court sans se poser de questions, aveuglément mais vers quoi ? Vers la course à l’illusion ? C’est comme si nous marchions à côté de notre ombre !

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Jérémie Lahousse nous présente son roman à paraître "Fennec"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
Présentation du roman Fennec : 
 

Azzam Zahir, fraichement diplômé de l’université d’Alger vit un véritable cauchemar : ses deux parents décèdent dans un incendie qu’il devine criminel. Voyant l’enquête stagner, il décide de s’y investir corps et âme en s’engageant dans la brigade mobile de police judiciaire. La police devient sa famille et sa moto sa meilleure amie.

Un jour, un groupuscule extrémiste inconnu des services de renseignement met la pression sur l’état pour qu’il applique à son échelle leur vision des textes sacrés. Devant le refus du gouvernement, des attentats pleuvent, les morts s’accumulent et les menaces gonflent.

Pauvre Algérie… N’a-t-elle pas assez souffert ? Et que va-t-il se passer si personne ne les arrête ? Azzam n’est pas celui qui compte répondre à cette question.

Il est celui qui fera en sorte qu’on ne la pose pas. 

 

 

En voici un avant-goût : 

 

 

8 décembre 2020, Sétif, Algérie 

 

 

Par une nuit plombante qu’aucune étoile n’illuminait, le lieutenant était couché, la crosse lambrissée de son fusil de tireur d’élite Accuracy Lapua Magnum contre le creux de son épaule encore douloureuse, un œil ouvert, l’autre se fermant par automatisme.

Se détendre. Plus les muscles sont relâchés, plus le tir est précis. Ça, c’est la théorie. En pratique, seul le résultat compte. Il soupira lentement, la lanière en tissu bleu nuit se tendit, signe d’un mouvement inopiné. Tous les sens en alerte, il compta jusque dix. À dix, cet enfoiré sortira et il le criblera de plomb plus proprement que s’il avait demandé l’euthanasie. En fait, le lieutenant était en train de rendre service à beaucoup de monde, il en était convaincu. Pas à la cible bien sûr,  mais à l’Algérie tout entière, ainsi qu’à l’humanité. Personne n’a envie que vive un gars qui assassine comme il respire, sauf lui-même, ce qui rend son avis minoritaire par rapport à ceux des autres, et ça c’est un point de vue purement démocratique. Le lieutenant adore la démocratie, et il entend bien la faire respecter.

 

Qui est l’auteur ?

 

Né le 22 Février 1985 dans la ville de Tournai, en Belgique, Jérémie Lahousse a côtoyé des écoles de sa région natale : St Éleuthère pour le degré primaire et St André Ramegnies-Chin pour le secondaire. Il a ensuite continué son cursus scolaire à la Haute école Francisco Ferrer où il a obtenu un AESI en éducation physique. Après avoir décroché son diplôme, il travailla quatre ans comme éducateur sportif à Evere, puis comme psychomotricien à Anderlecht, pratiquant la méditation et le yoga avec ses élèves. En parallèle, il s’initia au Tennis de table, au Tai-Chi, au mandarin ainsi qu’au vietnamien.

Durant son parcours scolaire il est amené à se produire en spectacles de théâtre, lesquels reçoivent une certaine ovation. Il participe également à un court métrage qu’il réalise et joue. Salué par ses professeurs pour son écriture dès le degré primaire, sa plume et surtout son imagination ne l’ont jamais quitté, pour le meilleur et pour le pire ! On peut même dire qu’elles ont jalonné son parcours scolaire, du type : « math : encore dans la lune, français : belle créativité », son chemin de vie s’en retrouve plus chantant, et son pc plus encombré. 

 

Curieux ? : http://bulles.co.nf/

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Antonia Iliescu nous présente son nouvel ouvrage à paraître aux Editions Chloé des Lys "Poésies en gouttelettes-Epigrammes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Un nouvel ouvrage intitulé « Poésies en gouttelettes – Epigrammes » de Antonia Iliescu va bientôt paraître chez les éditions Chloé des Lys. 
Un extrait :

(…) J’ai conçu ce volume par le soin d’attirer l’attention du lecteur sur un genre de poésie qui, malgré son heure de gloire dans le passé, est aujourd’hui peu pratiquée et donc, peu connue. Le livre que je vous présente ici comprend deux parties distinctes :
Le premier volet est fait d’épigrammes et polygrammes originales, illustrées par l’auteure, groupées dans vingt-et-un thèmes : sur l’épigramme, politique, les lois de la physique, religieuses, vieillesse, épitaphes, histoire, l’art divinatoire, mariage et amour, enfants, écrivains et écrits, sur la bêtise, nature, rats, sur les voleurs, sur les chefs, internet, la chimie de la vie, agape, thèmes divers.
Le deuxième volet offre un bref regard sur l’histoire de l’épigramme dès son apparition en Grèce antique et jusqu’aux temps modernes, quand on observe une tendance à disparaître comme genre littéraire (surtout en France et en Belgique). 
(…) Si celui qui prend cet ouvrage dans ses mains ne s’ennuie pas, mon but est atteint.

 

Et une épigramme :

« 
Noir et blanc » 
(thème pour un concours d’épigramme)  
Écrire en noir et blanc c’est difficile,
Ce n’est pas tout à fait mon style. 
Alors, devant le thème, j’ai échoué ;
La preuve que je suis très… nuancé.

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