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Un nouvel extrait de l'ouvrage à paraître de NIcole Graziosi "La fille aux yeux bandés"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

         Devenue mère, je commençai à ressentir ce qu’il pouvait y avoir d’étrange dans la relation avec les parents. La comparaison entre ce que je vivais avec mes enfants et ce que j’avais connu s’imposait à moi.

 

        La naissance de chacun me procura un bonheur suprême.

 

        L’attente de ma fille fut certes quelque peu perturbée par les malédictions de la mère. J’avais préféré me procurer le trousseau du bébé à Paris. Cela se passa un week-end. Elle avait insisté pour m’accompagner chez Prémaman où je fis tous les achats indispensables, scrupuleusement, selon la liste qui m’avait été remise par la clinique. Allait-elle offrir quelque babiole à petit enfant ? Que nenni ! Nous sortîmes toutes deux les bras chargés de paquets de volumes et formes différents. Nous attendions l’autobus près du Bon Marché. J’étais éperdue de joie.

 

        « Bien sûr tu es contente, mais dis-toi bien que ton pain noir il faudra quand même bien que tu le manges un jour ! »

       

        L’évocation du pain noir est arrivée fort à propos pour renforcer mes bien naturelles inquiétudes. Qui ne craint pas un accident à la naissance, qui ne craint pas que son enfant ne soit pas normalement constitué ?

 

        C’est depuis lors que chaque jour de ma vie, chaque minute, oserais-je dire chaque seconde est sous-tendue par la crainte de ce pain noir.

 

        Lorsque ma fille est née, après m’être assurée que tout allait bien, j’ai éclaté en sanglots. « Eh bien, vous avez un si beau bébé et vous n’êtes pas contente... » me dit le médecin qui ne semblait pas comprendre que l’on puisse, à ce stade de l’aventure, pleurer de bonheur.

 

        « Mais oui, elle a tout ! »

        « Pourquoi ne pleure-t-elle plus ? » m’étais-je soudain écriée craignant LA catastrophe.

        - Mais elle ne va pas pleurer tout le temps !

 

        J’étais émerveillée d’avoir pu réussir un si bel enfant. Quelle sensation de jouissance, quel accomplissement.

       

        Pour l’événement, les parents étaient venus. La mère avait décidé de rester pour s’occuper de mon mari tandis que j’étais à la clinique. Une fois par jour, elle venait me voir et regarder l’enfant.  « Mais c’est tout le portrait de ta grand-mère  ! » Bien entendu, il s’agissait de celle qui, selon elle, était si laide et à qui je ressemblais moi-même autant.

 

        Elle se plaignit du comportement de mon mari. « Je ne le vois jamais. Et quand par hasard il est là, il a toujours le nez plongé dans ses dossiers. Il ne se rend même pas compte que je suis là ! C’était bien la peine que je me dérange pour m’occuper de lui ! »

 

        Elle repartit la veille de ma sortie de clinique. J’appris tout naturellement les gestes d’une maman.

 

        Pour ce qui me concernait, de ce pain noir, je parvenais tant bien que mal à m’accommoder. Mais pour ce qui était de mes enfants, il en allait bien autrement.

 

        Combien de fois n’ai-je pas été désespérée par ses malversations, par ses cruautés si savamment concoctées pour leur faire mal. Combien de fois n’ai-je pas imploré le ciel de me venir en aide ...

Publié dans Présentations

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Un nouvel extrait de l'ouvrage à paraître signé Nicole Graziosi "La fille aux yeux bandés"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 « La fille aux yeux bandés » est sur le point de paraître !

 

Nicole Graziosi nous en a récemment présenté deux extraits

« déconcertants », « qui glacent les sangs », « ne sont pas anodins » ou éveillent des curiosités. En voici deux autres au ton légèrement différent ...

 

        Seule la mère, une unique fois, vint me voir à Bruxelles. Elle resta deux jours chez moi. Elle vint me chercher le soir au bureau où, sur le pas de  la  porte,  je  lui présentai mon  germanique  supérieur  hiérarchique.

 « J’espère qu’elle ne vous fait pas trop enrager ! » lui lança-t-elle avec son plus beau sourire. Ne connaissant ni le mot ni l’expression, il se tourna vers l’huissier de service, et lui demanda de traduire dans leur langue maternelle commune : Qu’est-ce que c’est « enragé ? » Malheureusement pour moi, l’huissier ne connaissait que l’acception zoologique du terme. Le supérieur devint écarlate. « Qui est enragé, Madame, qui est enragé ? » Sans doute croyait-il que j’avais fait part à la mère  de  ses  demandes  réitérées  et insistantes de rapprochement. Sans doute croyait-il que ses manoeuvres pour me faire congédier pour incapacité, - j’étais en effet dans l’incapacité de donner suite à ses insistants désirs - lui avait été dévoilées ...

        Je devais faire face à une obstruction vengeresse de tous les instants : taper sur deux claviers différents n’est pas tâche facile lorsqu’importe le rendement, a fortiori s’agissant de langues étrangères. Ne pouvoir m’absenter du bureau une minute sans devoir rendre des comptes ou subir des reproches.

        - Je n’ai pas encore fait ce travail ? Aber wo bleibt es ?

        - Je l’ai déposé sur votre chaise, Mademoiselle, puisque vous n’étiez pas à votre place.

        - Oh ! Je suis désolée. Si vous l’aviez mis sur mon bureau, il ne m’aurait pas échappé... je ne m’assieds jamais sur mon bureau !

 

        M’entendre dire « Si vous voulez continuer à travailler ici, cessez de faire votre chignon, laissez vos cheveux libres sur vos épaules ». Devoir  rester  tard  le  soir,  alors que bureaux et couloirs sont désertés. « Non merci, il ne faut pas me raccompagner ».  « Non merci, un petit verre ne me tente pas ».

        Ce manque de docilité, assez rare dans ce contexte, faillit me coûter ma brillante situation. Le monsieur n’avait pas l’habitude que l’on résiste à son charme teutonique.

 

        Ce fut grâce à l’intervention de quelques personnes honnêtes que je dus de n'être pas congédiée. On m’affecta à un autre service.

 

        Lors d’un de mes brefs séjours chez les parents, il se passa un incident qui eut dû me faire comprendre ce que, le plus naturellement du monde, je ne voyais pas. Le père se mit en colère parce que je lisais L’Express. J’en parlai à la mère qui, à son tour, se mit en grande excitation et me dit « Mais enfin quand est-ce que tu vas nous foutre le camp d’ici une bonne fois pour toutes ! »

 

        Je montai voir le père dans le bureau qu’il venait de se faire aménager au second étage et où il s’était réfugié et lui demandai ce qui se passait.

        « Je ne comprends pas ... Qu’est-ce qui vous arrive ? Mais enfin qu’est-ce que j’ai fait ? »

        « Fous le camp » fut sa seule réponse.

 

        Le geste du bras tendu, index pointé en direction de la porte soulignait l’irrévocable injonction. Il m’apparut évident qu’un tel consensus ne laissait aucune place à mon besoin de justifications.

 

        Grand-Mère à qui je m’adressai en dernier ressort se mit à pleurer, m’attira vers elle, m’embrassa, ne dit rien.

 

        Je repartis vers ce que, dorénavant, je devais bien considérer comme ma seule et vraie vie.

 

 

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"Poésies en gouttelettes"... Une présentation de son recueil à paraître signée Antonia Iliescu

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Ça y est ! L’exemplaire-teste de mon ouvrage Poésies en gouttelettes – Épigrammes est en route. En avant-première je vous présente la couverture et trois épigrammes :
 

(Thème : Les lois de la physique)
Cosmique

Nombres, lois et théorèmes

Font peut-être l’Univers ;

Seulement s’il était poème

Il serait un Multivers.

 

(Thème : Vieillesse)

Projets à 90 ans

- Quel projet de vie avez-vous ?

(Demande un journaliste à une mamie).

- Manger et boire, mais avant tout,

Ne pas mourir ; c’est mon projet de vie.

 

(Thème : Nature)
Vie saine

Y’a plus de guerres, ni génocides

Soyez heureux, mangez, buvez !

Je lève la coupe aux pesticides :

Tchin-tchin ! À votre santé !

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Valérie Dereppe nous présente à sa façon son ouvrage à paraître "Etrange présence"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

La pupille, ce trou noir dont l’iris est le soleil...

 

Mettre photo de couverture avec miroir soleil noir en son centre

 

Cet opuscule, Étrange présence, narre la rencontre entre un être de Lumière et son habit de matière, entre le fond et la forme qui revêt ici le surnom de Lou. Lou traverse une crise existentielle et cet être de Lumière -son ange en somme-, va remettre un peu d’ordre dans ses idées, dans ses pensées et, ce faisant, la tirer vers le haut.

 

Extrait :

 

- Pourquoi me racontes-tu tout ça, pourquoi à moi ?

 

- Parce que tu m’as appelé et que tu vas l’écrire.

 

- Je t’ai appelé ?... Non mais je rêve ou alors il te manque une plume !

 

- J’apporte une plume à ton âme pour réapprendre à voler…

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Geneviève Dehareng nous présente son ouvrage à paraître "Au nom de l'Amour, avec Margaux

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie


 

Née en 1964, Geneviève Dehareng habite à Ciergnon en Belgique. Assistante de laboratoire, elle travaille en milieu hospitalier. Elle a toujours aimé écrire que ce soit pour d’autres personnes, ou pour elle. Pendant plusieurs années, elle a fait partie d’un groupe de « rédacteurs bénévoles » au sein de la clinique où elle travaille, et a rédigé des articles pour la revue trimestrielle distribuée à tous les membres du personnel, aux médecins traitants et aux abonnés. Jamais, elle n’aurait pensé éditer ce recueil qui est son chemin parcouru depuis le premier « flash » envoyée par sa fille Margaux décédée en 1999, à l’âge de 5 mois. Son livre est le récit des signes qu’elle reçoit, agrémenté de réflexions personnelles.

Geneviève emprunte, malgré elle, le chemin de l’invisible et se trouve de plus en plus intuitive et sensible. Pour elle n’a d’importance que la personne humaine, ses joies, ses souffrances… Le reste ne représente plus grand-chose à ses yeux. Elle est passionnée par la relation avec autrui, les soins palliatifs, la spiritualité, l’écriture, la lecture, la cuisine, la céramique, les plantes, la forêt, la nature, l’aromathérapie.


 

Geneviève Dehareng nous propose 2 extraits de son ouvrage :


 

Mai 2016
 

Tôt le matin entre 5h et 6h, je transcris mes écritures à l’ordinateur. Concentrée sur mon ouvrage, je savoure la quiétude de l’instant. Quand tout à coup apparaît sur l’écran une image fugace et furtive remplissant la totalité de l’écran avec, comme message, « Si vous voulez changer d’image… cliquez ici. » Même si c’est très joli, je n’y prête guère attention. L’image reste quelques secondes devant mon regard avant de disparaître. Je retrouve mon texte à l’endroit laissé et continue à œuvrer. Ce n’est que quelques jours plus tard que je comprends ! Cette image si forte, tellement symbolique, si belle ornera la couverture de mon livre ! Eh oui, comment n’ai-je pas compris plus vite ? Oui, cette image représente un sublime coucher de soleil, dans les tons orangés, au bord de la mer avec une silhouette fine, élancée aux longs cheveux… vue de dos !  « Mais oui, c’est toi, Margaux ! » Tu as dix-sept ans en nos cœurs… Quelle invraisemblable similitude entre cette image et le « flash » de 2006. Nous ne sommes que dix ans plus tard !


****

 

Régulièrement, je me mets à rêver d’un monde sourire aux lèvres, authentique et bienveillant aux couleurs de la gratitude. Et le fait d’y penser, c’est déjà l’instaurer un peu car la force de la pensée dépasse l’entendement. Aujourd’hui, je sais que la pensée n’a pas de frontières, elle va à l’infini. La pensée constructive cumulée à l’action forme un délicieux mélange mais il est vrai que notre condition humaine nous enferme dans des stéréotypes, des préjugés, des clichés. Enchaînés par nos croyances, notre ego et nos peurs, nous limitons inconsciemment notre horizon de vie. Nous ne prenons plus le temps de nous occuper de notre « être », accaparés que nous sommes par tant de choses à « faire pour paraître », devenant dépendants de notre image. Alors, on court sans se poser de questions, aveuglément mais vers quoi ? Vers la course à l’illusion ? C’est comme si nous marchions à côté de notre ombre !

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Jérémie Lahousse nous présente son roman à paraître "Fennec"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
Présentation du roman Fennec : 
 

Azzam Zahir, fraichement diplômé de l’université d’Alger vit un véritable cauchemar : ses deux parents décèdent dans un incendie qu’il devine criminel. Voyant l’enquête stagner, il décide de s’y investir corps et âme en s’engageant dans la brigade mobile de police judiciaire. La police devient sa famille et sa moto sa meilleure amie.

Un jour, un groupuscule extrémiste inconnu des services de renseignement met la pression sur l’état pour qu’il applique à son échelle leur vision des textes sacrés. Devant le refus du gouvernement, des attentats pleuvent, les morts s’accumulent et les menaces gonflent.

Pauvre Algérie… N’a-t-elle pas assez souffert ? Et que va-t-il se passer si personne ne les arrête ? Azzam n’est pas celui qui compte répondre à cette question.

Il est celui qui fera en sorte qu’on ne la pose pas. 

 

 

En voici un avant-goût : 

 

 

8 décembre 2020, Sétif, Algérie 

 

 

Par une nuit plombante qu’aucune étoile n’illuminait, le lieutenant était couché, la crosse lambrissée de son fusil de tireur d’élite Accuracy Lapua Magnum contre le creux de son épaule encore douloureuse, un œil ouvert, l’autre se fermant par automatisme.

Se détendre. Plus les muscles sont relâchés, plus le tir est précis. Ça, c’est la théorie. En pratique, seul le résultat compte. Il soupira lentement, la lanière en tissu bleu nuit se tendit, signe d’un mouvement inopiné. Tous les sens en alerte, il compta jusque dix. À dix, cet enfoiré sortira et il le criblera de plomb plus proprement que s’il avait demandé l’euthanasie. En fait, le lieutenant était en train de rendre service à beaucoup de monde, il en était convaincu. Pas à la cible bien sûr,  mais à l’Algérie tout entière, ainsi qu’à l’humanité. Personne n’a envie que vive un gars qui assassine comme il respire, sauf lui-même, ce qui rend son avis minoritaire par rapport à ceux des autres, et ça c’est un point de vue purement démocratique. Le lieutenant adore la démocratie, et il entend bien la faire respecter.

 

Qui est l’auteur ?

 

Né le 22 Février 1985 dans la ville de Tournai, en Belgique, Jérémie Lahousse a côtoyé des écoles de sa région natale : St Éleuthère pour le degré primaire et St André Ramegnies-Chin pour le secondaire. Il a ensuite continué son cursus scolaire à la Haute école Francisco Ferrer où il a obtenu un AESI en éducation physique. Après avoir décroché son diplôme, il travailla quatre ans comme éducateur sportif à Evere, puis comme psychomotricien à Anderlecht, pratiquant la méditation et le yoga avec ses élèves. En parallèle, il s’initia au Tennis de table, au Tai-Chi, au mandarin ainsi qu’au vietnamien.

Durant son parcours scolaire il est amené à se produire en spectacles de théâtre, lesquels reçoivent une certaine ovation. Il participe également à un court métrage qu’il réalise et joue. Salué par ses professeurs pour son écriture dès le degré primaire, sa plume et surtout son imagination ne l’ont jamais quitté, pour le meilleur et pour le pire ! On peut même dire qu’elles ont jalonné son parcours scolaire, du type : « math : encore dans la lune, français : belle créativité », son chemin de vie s’en retrouve plus chantant, et son pc plus encombré. 

 

Curieux ? : http://bulles.co.nf/

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Antonia Iliescu nous présente son nouvel ouvrage à paraître aux Editions Chloé des Lys "Poésies en gouttelettes-Epigrammes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Un nouvel ouvrage intitulé « Poésies en gouttelettes – Epigrammes » de Antonia Iliescu va bientôt paraître chez les éditions Chloé des Lys. 
Un extrait :

(…) J’ai conçu ce volume par le soin d’attirer l’attention du lecteur sur un genre de poésie qui, malgré son heure de gloire dans le passé, est aujourd’hui peu pratiquée et donc, peu connue. Le livre que je vous présente ici comprend deux parties distinctes :
Le premier volet est fait d’épigrammes et polygrammes originales, illustrées par l’auteure, groupées dans vingt-et-un thèmes : sur l’épigramme, politique, les lois de la physique, religieuses, vieillesse, épitaphes, histoire, l’art divinatoire, mariage et amour, enfants, écrivains et écrits, sur la bêtise, nature, rats, sur les voleurs, sur les chefs, internet, la chimie de la vie, agape, thèmes divers.
Le deuxième volet offre un bref regard sur l’histoire de l’épigramme dès son apparition en Grèce antique et jusqu’aux temps modernes, quand on observe une tendance à disparaître comme genre littéraire (surtout en France et en Belgique). 
(…) Si celui qui prend cet ouvrage dans ses mains ne s’ennuie pas, mon but est atteint.

 

Et une épigramme :

« 
Noir et blanc » 
(thème pour un concours d’épigramme)  
Écrire en noir et blanc c’est difficile,
Ce n’est pas tout à fait mon style. 
Alors, devant le thème, j’ai échoué ;
La preuve que je suis très… nuancé.

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Chloé Derasse nous présente son ouvrage "Douceur violette"

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

 

Chloé Derasse est née à Tournai en 1987. Dès sa plus tendre enfance, un carnet à la main, elle dessine des soleils et des dauphins, elle met des mots sur les paysages de son esprit, elle invente des histoires de familles heureuses et y fait chanter ses questions d'enfant.

Elle ponctue ses études de traduction-interprétation à Mons et de communication multilingue à Bruxelles, de séjours à l'étranger (Panama, États-Unis, Espagne, Brésil et Chine) avant de revenir s'installer à Bruxelles.

L'écriture la suit, la poursuit. Sa plume évolue mais son amour des mots ne tarit pas.

«Douceur violette» est son premier roman. Il est l'aboutissement d'un travail long et douloureux, entamé il y a plus de dix ans et c'est avec émotion qu'elle le partage avec vous aujourd'hui...

 

 

RESUME

 

Lorsqu'un secret de famille éclate au grand jour, c'est toute sa structure qui s'en trouve modifiée. Dans ce roman bouleversant, il est question de famille, certes, mais aussi d'amour. De beaucoup d'amour. D'un amour aussi fort que dévastateur parfois.

Tout y est : le passé, le présent, l'avenir, la peine, la joie, l'horreur et le poids des non-dits.

Le lecteur est tenu en haleine jusqu'au dénouement final.

Une réelle découverte des méandres de la vie, de ses combats et de ses espoirs.

 

EXTRAIT

 

Emma entendit un bruit de pas dans le couloir qui menait à sa chambre. Elle l'identifia immédiatement. Les pas avaient beau se faire extrêmement discrets, l'enfant les distinguait, elle reconnaissait l’affreux craquement des santiags qui avançaient doucement sur le plancher vieilli.

Elle frissonna. La porte derrière elle allait s’ouvrir à tout moment, elle le savait.

Si seulement elle avait pu s'isoler.

Si seulement elle avait pu avoir l’âge de sa sœur aînée à qui on avait laissé placer un verrou.

Emma, du haut de ses neuf ans, avait été déclarée trop jeune pour pouvoir s’enfermer. Elle n’avait donc d’autre choix que d’accepter le crissement de ces santiags noires qui avançaient à tâtons dans le couloir et pénétraient de plus en plus souvent le secret de sa petite chambre violette

Pourquoi ?

Pourquoi elle ?

Pourquoi pas Marie ?

Emma n’avait jamais compris. Il n'y avait pourtant que deux petites années de différence entre les deux sœurs... Deux petites années qui avaient tout changé.

La fillette se mit à sangloter. Elle allait se retourner, mais déjà la main de l’homme lui caressait les cheveux et elle comprit qu’il était trop tard. Une fois de plus, elle ne pourrait rien dire. Il la tira doucement en arrière, la forçant à s’allonger. Ses larmes n’y changeraient rien, et pourtant elle ne parvenait pas à les contenir. Elle avait beau connaître le rituel sur le bout des doigts, elle n’avait pas la force de le désamorcer. Sa peur l’en empêchait.

Elle renifla, un peu trop fort sans doute, car l'homme plaqua la main sur sa bouche, la privant presque de respirer.

Emma ferma les yeux. Le fixer lui était impossible. Le monstre l’intimidait tellement qu’elle aurait fait n’importe quoi pour ne pas avoir à affronter son regard.

L'heure n'avait plus d'importance. De jour comme de nuit, lorsque son père était absent, elle lui appartenait.

D’un mouvement brusque, il souleva la robe en dentelle de l'enfant et lui attrapa fermement les cuisses de ses deux mains. Elle voulut crier, le supplier de ne rien faire, juste pour une fois. Elle voulut se débattre, mais comme d’habitude, elle n’osa pas.

Enfin, dans un moment de douleur atroce, Emma...

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Younes El Berdaoui nous présente son ouvrage "Siège"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Younes El Berdaoui est pharmacien d’industrie, musicien-compositeur et auteur résidant à Bruxelles. Son premier roman, Siège, est le produit de longues escapades hivernales dans un salon de thé Saint-Gillois.

 

Résumé

M.Y. se réveille un lundi matin et décide de rester enfermé dans sa chambre à regarder la télé. Cela ne plait guère à son entourage. Un dialogue de sourds s’ensuit. Les voisins s’emportent. La tension s’accroît. Des angoisses, des divagations, des malentendus s’alternent d’un côté et de l’autre dans une ambiance kafkaïenne teintée d’humour. Sous ce siège, la révolte de l’individualité échoue lentement mais sûrement.

 

 

Extrait

« Peut-être que M. Steiner avait raison, se dit-il. Peut-être que la vie n’a pas de sens. Peut-être que seules les sensations sont réelles. Tout le reste du brouillard. Peut-être que l’homme n’a qu’une mission, celle de vivre et de sentir. Et peut-être que vivre se résume à cela ; observer un moineau se promener sur le bord de sa fenêtre ; regarder la mer scintiller au soleil ; sentir le café des voisins à l’aube ; humer un figuier ; observer une gousse d’ail se débattre dans de l’huile d’olive ; sentir l’effet brûlant du miel dans sa gorge ; verser des larmes en dénudant un oignon »

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Gaëtan Debiève nous présente son ouvrage à paraître aux Editions Chloé des Lys

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Je me prénomme Gaëtan, j’ai 49 ans et suis fonctionnaire. J’ai déjà été publié une première fois chez Chloé des Lys il y a quelques années, il s’agissait d’un recueil de poèmes intitulé «Cette Poésie-là ». Depuis, l’idée d’écrire un roman me taraudait et j’ai fini par m’y mettre mais il me fallait un sujet qui m’inspire.

 

Le roman à paraître s’intitule « Souvenirs d’un Soldat de la grande Guerre » et il raconte l’histoire de mon arrière grand père qui fût mobilisé en 1914 à la veille de la première guerre mondiale. Il a combattu 4 ans dans les tranchées sur le front de l’Yser et au travers des anecdotes qu’il a racontées et qui m’ont été transmises par mes grands-parents, par mon père ou par des connaissances l’ayant fréquenté j’ai conçu ce roman.

 

En voici un extrait que je trouve assez parlant :

 

« LES GAZ,LES GAZ… ». Déjà, des volutes jaunâtres se répandent au

ras du sol et les hommes fouillent leurs besaces à la recherche

du précieux masque qui leur permettra de respirer sans en

mourir. René voit qu’à quelques mètres de la tranchée que lui

et les autres parvenus jusque là occupent maintenant se tient

« Tête de pioche » qui a perdu son masque à gaz et qui essaye

de se frayer un chemin entre les corps étendus et les trous

laissés par les obus éclatés. Il trébuche et tombe en roulant

dans un de ces trous et René l’entend crier. Il se met aussitôt

sur ses pieds et fonce dans le cratère au fond duquel son ami

gît étendu, il se penche sur lui, prend une profonde

respiration, retire son masque et le plaque sur le visage de son

camarade qui tombe peu à peu dans l’inconscient.

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