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Denis Schilliger présente "Fragments de pas"

Publié le par christine brunet /aloys

Denis Schilliger présente "Fragments de pas"

EXTRAIT/ approche poétique de l'auteur

Un mot braconné, parce qu’il n’a pas été donné. Et l’homme vola le feu. Une pure ironie, mais l’oxymore nous permet cette grandeur divine.

Evitons la confusion, ceci est un poème.

Il n’impose pas une logique, ni le jeu, qui détermine pareillement le nombre même du hasard. Les heures nombrées sont toujours identiques à celles des sirènes des usines, des écoles, des jours d’une éphéméride.

Mais l’instant m’est précieux, comme cet éphémère, qui m’oblige.

L’advenu est une insolence.

De ce fait, l’écriture poétique, mon écriture n’est qu’un immense CRI ; ma solitude est rebelle et mon encre encore noire.

Ce recueil devait intégrer un cycle poétique au titre étrange : « l’arbre est l’ombre de la poussière ».

L'auteur et la poésie : une réflexion...

Il me semble, aujourd’hui « unheimlich » : oui, étrange, de commencer « ma » biographie, par une définition, alors que je combats le déterminé, de toutes mes forces, et cette définition est celle du mot « palimpseste » : parchemin sur lequel une première écriture a été grattée ou lavée, pour permettre de réutiliser ledit parchemin comme support. Pour que ce vocable, reçoive un sens, il « me » faut gratter un texte, mais lequel ? Le bios ? Le poème ? Peut-être, suis-je, tout simplement dans l’incapacité, d’en décider, parce que toute réponse à cette question ouvre un gouffre, une incertitude, un chemin absurde. Ainsi, la vie et le poème se déchirent comme des brouillons, qu’on ne saurait retenir, pour écrire une page définitive. L’auteur doit être médusé, figé dans un bloc de marbre, pour parler, et de lui et de son parcours « littéraire ». La vie, le poème se donnent là, « maintenant » et s’ils s’effacent, c’est avec l’amertume de l’échec, parce qu’il faudrait surtout en rire ; rire de ce « JE » toujours narquois, prétentieux, voleur d’instants ineffables. « JE » déchire le poème, et se conduit comme un intrus dans la vie. Même si ce « JE », qui ne veut apparaître, ou plutôt, qui ne peut apparaître, qu’en restant caché, « IL » est toujours là, comme « jeu méditatif », questionnant. Une parenthèse, me vint à l’instant même à l’écriture de la phrase précédente : « les majuscules utilisées pour désigner le je, me font écrire également le pronom « il » avec cette même outrance, ce qui déplace le contexte vers une étrangeté métaphysique et pourquoi pas mystique ». Mon dilemme a toujours été, de combattre, ou plus simplement d’éviter, les récurrences, « ces présences obsessionnelles », pour ne jamais m’ Y retrouver, tout en sachant que « JE » était le sujet. Le sujet est dans son histoire et cette histoire est l’éphémère inanité de toute idée. Le grotesque. Le sérieux.

Et pourtant, même si l’on peut admettre l’abandon du « récit de la vie », si l’on peut se dire que chaque poème n’est que l’esthétique des mots, volages comme les trilles d’une alouette, il restera sur la table d’écriture, un travail, un ouvrage. Cet ouvrage, auquel on prête une attention toute particulière, parce qu’on l’offre, ouvert, à la lecture des autres.

« le terme d’homme, étant toujours un trop grand mot pour les miséreux »

In « Colère et temps » P. Sloterdijk

Il m’a semblé que cette assertion, pouvait donner à mon verbe « être » l’attribut inchoatif de ce que je nomme, ici, peut-être incorrectement, une biographie. Mais, depuis trop longtemps j’oublie les dates et me moque de l’irréversible. Le firmament est terreux, quand, collent aux galoches de papier, les étoiles du matin.

Haguenau,

« la forêt domaniale était en feu » m’a-t-on appris.

Un tout petit ruisseau coulait, au fond d’un verger. Et l’odeur sûre du poulailler. Rien de plus.

Une enfance, sans souvenirs, ou fomentée de quelques anecdotes rapportées, qui ne vivent pas, parce que ce village alsacien, je l’ai simplement rêvé, même si de temps en temps, j’y retourne pour me dire qu’il existe ; mais là aussi je demeure l’intrus, le passant. Avoir su, avec peu de modestie, répéter les arguties, chauvines, attributs d’une région, ô combien édénique, selon les gens de là-bas, qui me ressemblaient tant. Il est vrai que les galoches sont lourdes, quant arrachées à la terre génitrice, elles ne permettent que le romantisme d’une nostalgie d’un autre temps. Mais quelle fut l’heure vécue, ainsi ?

Il m’a fallu longtemps, pour exister.

Les premières heures, où, enfin seul, à Strasbourg, je pus chausser une paire de lunette ronde, pour me donner un air de contestataire, quelque peu intello de « gauche » d’un siècle, ostensiblement « prolétaire » où, pour être singulier, propre, il fallait se laver dans une bassine, debout dans le froid de la cuisine. Je prétendais, alors, qu’il ne fallait jamais donner une fin à l’histoire. Quelque chose se jouait déjà, pour moi : je savais que je ne pouvais LEURS faire confiance. ILS traçaient des parallèles obtuses, des « cases obsidionales », sur le damier d’une simple marelle, tracée à la craie, sur l’asphalte d’une impasse. Dans certaines cités ouvrières, le soleil se couchait plus, assommé par la vinasse aigre de l’alcool, ou ignoré pour oublier, que jamais on partait.

Ailleurs, c’était quelques cartes postales, d’endroits, qu’on s’empressait de rechercher sur une carte, dans le dictionnaire familial.

Le cynisme d’une certaine expérience qu’on veut péremptoire, répétée, mène à la définition, à la chose déterminée. Mais, dans l’amertume de l’échec, le rire reste innocent et les jours se font nonchalants, quand ils se libèrent du NOMBRE. Et pourtant, il ne faut jamais répondre à l’appel des pas, derrière eux, marche une fanfare, un drapeau. C’est cette vulgarité du réel, que je m’obstinai à combattre, à fuir, quand il me fallait répondre présent à l’appel d’une caserne. Là, aussi j’étais l’intrus, à qui l’on montra la porte de la « comédie française », parce que j’avais su détourner le sérieux morbide du NOMBRE.

« malgré tout,

l’intention de changer le monde

reste une simple contingence

une touche inutile de couleurs irisées » ….

Si je devais commencer, par un mot naissant, cela ne figurerait qu’une trahison du temps, parce que le temps, notre temps avait déjà été gagé, obligé, avant le cri. Ainsi, le passé qu’on ressasse, borné, perd la fraîcheur de l’événement ; la liberté actée, n’est qu’un piège, je dirai qu’elle sombre, à chaque nouvelle page du quotidien régional ou national.

Les « Unes » sont dictées.

On ne fouille que dans les poches, pleines d’écus. Et quelle saleté !

L’instant d’une étoile n’a pas plus d’éclat, que l’existence que j’interroge, sans cesse, en refusant, de vouloir y trouver un sens.

La poésie meurt de l’espoir de ces quelques mots eudémoniques que certains veulent voir dans la symphonie céleste des vers. S’ils obéissent à une certaine rengaine, ils sont bâillonnés et se disent dans les salons des Hôtels de ville, ou dans les veillées dites si gentiment « poétiques », où l’on se plait à larmoyer sur la beauté fanée d’une rose.

Point de bonheur, il faut que les franges du temps s’affichent nues.

Je ne veux croire, qu’au déterminisme tragique des jours, et c’est à la lecture d’Eschyle, il y a plus de quarante ans, que je dois de croire à la littérature, quelque peu. Bizarrement, je n’avais pas, à l’époque, tiré de conclusion, du rejet presque simultané, de la littérature du XIXe siècle, du monde romanesque surtout balzacien, (je place ici cette parenthèse, parce qu’il me vient à l’esprit, étrangement, que le premier titre lu fut tout « simplement : Les illusions perdues de Balzac, et que peut-être est-ce là, ce qui a, toujours, nourri mon scepticisme et ma révolte) parce que je persistai à croire aux eschatologies dogmatiques des idéologies égalitaires, des révoltes « simplement politiques ». Et pourtant, je continue, même, si je ne le lis plus, à sauver, Jules Vallès.

D’ailleurs, l’utilisation du vocable « révolte », pour parler, des actions politiques, peut sembler paradoxale ; aucune « révolte » ne mène à une politique, qui se voudrait maîtrise des évènements.

« Le privilège de la parole poétique est de pouvoir à la fois délivrer un message et nous délivrer de ce message. J’ai compris par Hugo l’aveuglement « engagé » de mes aînés et celui de mon adolescence. »

In « Une rage d’enfant » André Glucksmann

J’ai toujours ressenti une gêne, à la relecture de mes poèmes « enragés », parce qu’ils ne m’engageaient que dans la détermination obsessionnelle du moment, que dis-je de la date grimée du quotidien. Pour cela il a fallu, que je m’évanouisse dans les délices de la solitude et que je me rapproche des « solitaires », de ceux qui ne se sont jamais trompés de route, même à l’instant de la mort.

C’est, peut-être, pour cela, que je n’ai jamais adhéré à un parti, à un programme, et que j’ai claqué toutes les portes qui ne restaient pas ouvertes.

Ainsi, je garde en mémoire quelques jalons très importants qui provoquèrent le déclic de mon addiction à la lecture : je ne puis concevoir un jour privé de quelques pages de lecture, même si parfois, il ne me reste de toutes ces heures abandonnées, qu’un bout de phrase ou un mot, pour colorer une prochaine pensée. Pour revenir aux jalons, je ne citerai que : « L’étranger » d’A. Camus, « La nausée » de J.P. Sartre, le théâtre de S. Beckett, et les films « Détruire, dit-elle » et « Le Procès », une exposition de quelques toiles de Cézanne.

Etrange, les rues de Strasbourg, à une heure avancée ; étranges, les brumes automnales au-dessus de l’Ill, qui longtemps me dérobèrent à l’autre. Il me plaisait de me perdre ainsi, en pensées, en révoltes, en premiers mots. Je marchais sur un cache-col trop long, en triturant quelques pièces de monnaie, dans la poche du manteau. Même, s’il me fallait compter chaque centime, pour m’en sortir, je n’hésitais pas à aller écouter Brassens, Brel, Ferrat, Léo Ferré et d’autres, qui, aujourd’hui manquent, si cruellement, à la bonne chanson française.

Il m’arrive aujourd’hui, quand je consulte la biographie d’un philosophe, d’un poète, d’un scientifique, de calculer intuitivement le laps de temps, qu’il a occupé, pour construire son œuvre. Chose qui m’était restée indifférente jusque là. Il reste le hasard, pour en décider et c’est au travers de la vie de ces « hommes », que « ces œuvres » m’appartiennent, quand je les lis, les consulte, et ainsi, si je devais dire aujourd’hui : « qui suis-je ? », je ne le saurais, qu’au travers de leur parcours, de leurs frasques de liberté.

Quand un auteur veut trop me dire, « ceci est cela », je l’abandonne à son illusion. Je n’entends que les cris. Les raisonnements abstraits faisant fi, de l’errance de l’homme, ne sont que « parallèles indigentes ».

Souvent, la vie vous engage passionnément dans votre jeunesse, mais très vite le temps vous manque, le temps de l’insouciance, parce que les lois du « commun » ne le permettent pas. Alors, on se responsabilise, on « travaille » servilement, tous les jours, parce qu’il le « faut bien ». Personne ne s’imagine, qu’on vit dans une réalité outrancière de liberté, de rage, de pensées qu’ILS trouvent absurdes, et pourtant l’absurde est ce qu’il y a de plus merveilleux, parce qu’il rompt la définition. Il ne contraint pas la page, il ne dicte pas l’éternel et ne se veut que l’éphémère couleur d’un ciel qui s’effondre derrière la colline ou qui s’abîme en mer, en rougissant les arbres ou les vagues.

L’existence ne peut être qu’une couleur, un chant, une idée rieuse, aussi ne puis-je trouver mes jours à thésauriser, qu’au bord de la mer déchaînée qui bouscule sans mesure, les coques des pêcheurs, qui pourtant se plaisent à la défier, ou qu’à l’horizon déchiqueté des hautes montagnes. J’ai emprunté les tortillards indiens, les sentes népalaises qui longeaient les rizières en lisant les poèmes de F. Ponge, de R. Char, de P. Eluard, de Guillevic ; quelques textes de mes premiers recueils furent griffonnés, ainsi, avec souvent peu de mots, pour marquer l’essentiel, et parce que l’essentiel ne permet ni le mot, ni le silence muet.

Le silence doit être un partage où le mot ne suffit jamais. Il ne peut s’imposer.

« un repas mijote

entre quelques pierres primitives

des choses bien simples

données de la main à la main

avec ce peu de mots qui disent

le partage

et l’eau qui coule dans la conque

de mains frangines »

Mais trop longtemps la philosophie fut ma compagne asséchante, avant de me tourner vers des penseurs sceptiques, maniant l’ironie du doute et le franchise de la liberté. Je rejetai la philosophie comme système, comme base de la « vérité close » , pour retrouver une certaine ouverture imaginative. Je fréquentai, alors Schopenhauer, Nietzsche, Cioran, Lichtenberg, Vaneigem, Onfray, pour délaisser (peut-être temporairement, parce qu’il faut l’écouter parler des Présocratiques, de la Dichtung, de Hölderlin, des chemins qui ne mènent nulle part, de la parole), Heidegger et ses « disciples français ou allemands.

La lecture enthousiaste des textes de Roland Jaccard, me rapprocha de la littérature japonaise et pour ne citer qu’eux de « Yukio Mishima, Kenzaburô Öé, Junichirô Tanazaki, mais surtout je ne voudrais pas oublier Osamu Dazaï, qui par la noirceur de sa philosophie de la vie, me fit comprendre, d’une façon, quelque peu indirecte, le comportement japonais, pendant la 2ème Guerre Mondiale, et ce même comportement à chaque grande catastrophe naturelle.

L’autre découverte tardive, fut la littérature de l’expressionnisme germanique du XXe siècle, (K. Kraus, H. Hesse, T. Bernhard, I. Bachmann, H. Broch, F. Kafka et tant d’autres). Elle me plonge dans les brumes d’un réalisme angoissant, toujours déjà possible, dans l’acceptation de la question éternelle de la culpabilité et dans l’analyse, ô, combien, difficile de la notion de témoin. Suis-je témoin et par-là, coupable, dès que j’ouvre les yeux, sur Ce monde. J’ai dû admettre les errements mensongers et crapuleux de TOUTES les vérités idéologiques et reconnaître que, même si je dénonce, si je proteste, si je crie, je le fais, toujours et encore, au nom d’une idée, la mienne, bien sûre, La révolte détermine l’Opposant et chaque cri, plus fort que le précédent, nous entraîne vers une prise de position. Brassens a su dire là-dessus l’essentiel : « mourir pour des idées, mais de mort lente. »

Depuis une année, je n’écris plus de poèmes, parce que je considère aujourd’hui n’être plus en phase avec certaines de mes convictions longtemps affichées, dans le cycle « Thanatos ou les parallèles de la cité », et je voudrais exprimer « En tant que tel » (titre du dernier recueil écrit, encore inédit) ce chambardement, avec des mots nouveaux. Une des raisons de cette remise en cause de mes idées « libertaires » révoltées est peut-être l’analyse faite à partir de nouvelles sources d’intérêts, comme l’astrophysique, au travers de l’infiniment grand et de l’infiniment petit ou de la pensée mystique, non pas celle qui colle au religieux, mais celle qui énonce la beauté de l’infini, parce qu’indéfinie, et sans adhérer à une quelconque croyance. Cette pensée est parfois si proche de la poésie et par là, je suis prêt à croire qu’elle est absolue, et qu’elle n’a pas besoin de s’adjoindre un garant. En suivant leurs textes, je suis souvent dérouté, par l’abandon de leurs mots. Ils ne se rattachent plus à rien ou pour m’ouvrir à une certaine métaphysique, ils se rattachent à une totalité, qui est le RIEN.

Mais où se sont perdus mes pas, et que d’auteurs importants oubliés, lus et parfois relus (M. Kundera, R. Walser, J. Roth, E. Canetti, S. Beckett, M. Duras, P. Quignard) dans le fatras de ma bibliothèque qui dépasse, aujourd’hui, les trois mille cinq cents ouvrages. La politique, la psychanalyse sont même plongées dans un profond oubli.

Que restera-t-il, si je ne suis pas CELA ? Aucune date ne sera importante, et je n’aurai été que l’illusion de quelques mots laissés, sans croire jamais à la nonchalance des jours. Mais il reste dans mon parcours, une grande question en « suspens », que je pourrais énoncer, comme suit : « Que faire ? ». Je ne fais, naturellement ici, pas référence, ni de prés, ni de loin, au titre de l’ouvrage de Lénine, mais cette question est pour moi, une question « originelle », toujours déterminante, à laquelle je n’ai jamais pu répondre que par une mise en « suspens »et toujours sous couvert d’une « bonne » raison, de mes velléités d’action. Cela se traduisait surtout, par un effet de procrastination. Il s’agissait de n’être jamais l’obligé de : programmes scolaires, unités de valeurs, thèmes imposés, auteurs qui ne « me » parlaient pas, et même, en entrant dans la vie active, d’une profession ou d’horaires trop strictes. J’ai su construire un domaine d’activités, dans lequel je pus me « sentir » non-obligé, et pour cette seule raison, je garderai toujours une reconnaissance sincère vis-à-vis de mon ancienne direction. Il me faudrait développer quelque peu cette longue parenthèse, pour l’éclaircir, mais sachez simplement que j’ai su jouer, avec beaucoup d’imagination avec les critères habituels du monde du travail, mais surtout du monde des affaires. D’autre part, je suis toujours ébahi, par les philosophes ou penseurs, qui passent leur vie entière, à scruter un détail, la place même d’une virgule, dans une phrase et qui peuvent en parler pendant des heures, en affichant une très grande sérénité, comme si la vie y trouvait un sens.

On me demande, très souvent, pourquoi je n’écris que des « textes poétiques », sous-entendu naturellement qu’un roman, par exemple, se comprend plus facilement, et en outre se vend, mieux. Mais sachez que le roman contraint le temps : il faut le placer dans une certaine durée, il faut qu’il nous parle des autres, et que les autres « y » parlent, il faut développer une intrigue, une histoire, un « thème ».

Je ne ris jamais, et c’est par là, que je suis un dilettante.

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Rachel Colas et Anaïs Valente nous présentent "Histoires de mourir de vivre"

Publié le par christine brunet /aloys

Rachel Colas et Anaïs Valente nous présentent "Histoires de mourir de vivre"

Courte bio Rachel Colas et Anaïs Valente

« Rachel Colas et Anaïs Valente sont deux auteures belges publiées à de nombreuses reprises chez divers éditeurs français. Elles se sont connues via leurs blogs http://www.rachelcolas.be - http://plaisir-d-ecrire.skynetblogs.be/ et http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/.

De leur amitié est né « Histoires à mourir de vivre ». Étonnantes, angoissantes, amusantes ou émoustillantes, leurs histoires ne vous laisseront pas indifférents ! »

Résumé

« Des tourments qui s’apaisent à la mort d’êtres chers, un attaché-case meurtrier, des cauchemars qui prennent vie, un gène qui tue, des fils d’or qui invitent la mort, cinq minutes qui s'octroient le droit de vie... ou pas, un robe de plumes de corbeau qui ravit son créateur, une fenêtre propre qui protège un meurtre, du sexe sans limites avec une célébrité, ou pire, Facebook qui assassine, plus rien ne sera comme avant lorsque vous aurez lu ces histoires !

Car quand l’heure a sonné, tout est dit.

Alors, autant mourir de … vivre. Maintenant ! »

*

DEUX EXTRAITS !

« VIERGE » de Rachel colas -
Pag
e 159

« Un instant de panique : elle se sent toute flétrie. Elle a attendu tellement de temps qu’elle ne se sent plus si fraîche. Rose d’automne. Et s’il ne la désirait pas ?

Trop tard : elle ne peut plus reculer. C’est son tour. Il va surgir comme un diable en boîte. Elle va sursauter : elle le sait. La porte s’ouvrira trop vite, d’un coup brusque. Cela aussi elle le sait.

Elle a peur. Elle est impatiente. Elle va mourir, c’est sûr ! Non pas tout de suite, d’abord, sa nuit de noces. Le reste ne compte pas. Il n’y a que lui. Rien que lui. Et elle. »

*******

« L’éponyme » d’Anaïs Valente -
Pag
e 45.

« Je te dirais bien que les flocons de neige tombent du ciel en même temps que les larmes tombent de mes yeux, mais ça te ferait trop rire. Tu as toujours détesté les mélodrames. En particulier les miens. Alors, on va dire que ce ne sont pas des larmes, que c’est la condensation de mes lunettes propulsée sur mes joues, because l’air co de ce grand hôtel avec vue sur rien. Vue sur rien. Mais pas n’importe quel rien. Ton rien. Alors, un peu le mien. Ça y est, je retombe dans le mélodrame. On va dire que ce ne sont pas des larmes alors. On va dire ça. »

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Edmée de Xhavée nous présente son nouveau recueil "Les promesses de demain"

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée nous présente son nouveau recueil "Les promesses de demain"

Un petit rappel : qui es-tu ?

Née en 1948 à Verviers dans une société et un contexte en déclin : les belles années de la laine touchent à leur fin, ainsi que le règne des industriels locaux. L’argent change de main, les courtisans et courtisés de visage, les grosses maisons de maître sont divisées en appartements ou s’effondrent sous les coups des démolisseurs, le chaos fauche un monde sous ses yeux – qui ne s’en effrayent guère. Mais quelle provende d’analyses humaines. L’arrogance, le courage, les arrangements mesquins, les chutes aux enfers et les revanches, les nouveaux riches et les nouveaux pauvres, la douceur du monde d’avant et celle du monde d’après.

Mais ce fut un écolage long et souvent douloureux, qui lui fit prendre la route au loin plusieurs fois : des années passées à Aix-en-Provence où elle fit des santons et puis fut étalagiste dans un magasin, d’autres en Italie sous le déguisement d’enseignante de français dans une école de traducteurs, et un bon morceau de vie vécu aux USA dans le rôle de gérante d’imprimerie et puis d’assistante d’un conseiller financier ont complété le tiroir aux inspirations et souvenirs…

C’est aux USA qu’elle a vraiment commencé à écrire. Elle tient également un blog depuis 2007 à raison d’un article par semaine.

Résumé du livre :

Douze nouvelles qui conjuguent l’amour sous toutes ses couleurs et dans tous ses états. Un mariage de raison que l’amour illumine, un mariage de lassitude qui révèle son hideux secret, un mariage scellé sans un mot dont la vérité explose lors d’une célébration du solstice des décennies plus tard, un mariage-prison, un long amour insoupçonné, une vengeance mangée froide, comme il se doit, les forces de la nature unies pour organiser une rencontre…

Un extrait ?

Henriette, avec tact, suggéra un mariage simple et discret. Le tapage créerait d’inévitables commentaires de ceux qui avaient pu avoir vent de la liaison d’Agnès, et ce n’était pas utile de gâcher ce jour de joie, d’autant qu’Antoine n’aimait guère se trouver au centre des attentions lui non plus. Agnès fut soulagée. Et la simplicité fut à l’ordre du jour. Elle invita deux amies et leurs conjoints, un peu de famille, et de leur côté ils limitèrent aussi. Une cérémonie gentiment sobre à l’hôtel de ville, et une chapelle de campagne, suivie d’un bon restaurant et d’un menu adroitement choisi par Henriette. Agnès se sentait même presque amoureuse, tout en sachant que non… on était loin du compte, mais désormais, c’était la sécurité et l’affection qu’elle embrassait. Antoine lui tenait les épaules qu’il caressait un peu, l’avait complimentée sur sa robe, très élégante et d’une subtile teinte champagne, qu’elle pourrait reporter pour un cocktail, en supprimant le voile qui saupoudrait son décolleté de fleurs en dentelle.

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Simon Andrieu nous reparle de son roman fantastique "Les deux portes"

Publié le par christine brunet /aloys

Simon Andrieu nous reparle de son roman fantastique "Les deux portes"

Né le 18 mai 1990, Simon Andrieu s’est dès ses premières années découvert une passion pour les histoires : celles que lui racontaient son frère et ses parents, puis qu’il répétait ensuite à ses propres amis. Aujourd’hui, il effectue un doctorat en géologie et entretient donc cette passion en étudiant l’Histoire de la Terre, mais aussi en écrivant. Les Deux Portes est son premier roman.

Résumé du livre :

Oniro a dix-sept ans. En ce cinq septembre 2007, il s'apprête à rentrer en terminale scientifique. Ce lycéen timide et pusillanime craint une chose par dessus tout : être et rester banal, ne pas se démarquer des sept milliards d'êtres humains qui peuplent la Terre. Au premier abord, son existence n’a d’ailleurs rien d’extraordinaire. Cependant, Oniro ignore bien des choses sur le monde, et encore plus sur sa propre personne.

L'Assemblée des Mages existe dans le secret depuis maintenant huit siècles. Elle n'a qu'un seul et unique but : l'accomplissement de la Prophétie et la protection du monde face à la destruction qui le guette. Les Mages sont des derniers Maîtres de la malesthésia, incroyable énergie à l'origine de la vie et offrant à ceux qui la contrôlent des pouvoirs hors du commun. Toutefois, ils ne pourront pas accomplir seuls leur quête.

Extrait du livre :

Tandis qu'il s'acclimatait à cette incroyable lumière, il écarta lentement les doigts et vit se dessiner de plus en plus clairement une structure, encore plus blanche, plus rutilante et plus rayonnante que la neige alentour sous le soleil.

La Porte Céleste se trouvait à près d'un demi-kilomètre de là. Pourtant, on aurait dit qu'elle était toute proche tant elle se dressait devant l'Assemblée de toute sa démesure et sa majesté. À vue d'œil, elle faisait une bonne centaine de mètres de haut, pour la moitié de large. C'était une immense arche, si blanche qu'elle en était aveuglante. Elle émettait une lumière d'une telle pureté qu'elle paraissait éclairer jusqu'au tréfonds du cœur des hommes pour y découvrir leurs secrets les plus ensevelis, dissimulés parfois à leurs propres yeux. Devant ces rayons divins, chacun se sentait mis à nu.

L'intérieur de la voûte était très flou et paraissait en constant mouvement, comme la surface d'un lac sur laquelle planerait une brise légère. Elle était constamment zébrée de traits blancs semblables à des éclairs par leur rapidité et leur brillance. En arrière-plan de cette étendue tourmentée, on devinait la neige ainsi que les tertres et escarpements plus lointains de l'Antarctique. À ce froid et triste panorama se mêlaient des touches ponctuelles souvent éphémères, mais radieuses par leurs couleurs et pétillantes de vie: vertes, bleues, rouges parfois, comme des fleurs d'espoir dans un glacial océan d'ennui et de mort.

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Marie France Adnet présente son roman "Harceleuse"

Publié le par christine brunet /aloys

Marie France Adnet présente son roman "Harceleuse"

Marie-France Adnet, diplômée en journalisme et communication sociale de l’Université Libre de Bruxelles, a travaillé pour de nombreux magazines de la presse écrite, en qualité de journaliste puis de rédactrice en chef adjointe. Cette Bruxelloise, également chargée de communication pour diverses sociétés, a aussi été chroniqueuse des émissions de télévision « Clé sur Porte » (RTL-TVi) et « Sans Chichis » (RTBF). Après avoir écrit l’ouvrage « Toute la déco en 150 conseils », paru chez Racine en 2011, elle signe ici son premier roman.

Les apparences sont souvent trompeuses... est la phrase d'accroche du roman.

Un extrait ?

Fleur n’est pas très à l’aise depuis l’incident de la lettre de menace. Elle craint qu’elle ne porte préjudice à sa carrière ou serve d’excuse à Delamallette pour agir contre elle. Les regards qui se posent sur elle, lors de ses allées et venues dans la rédaction, lui paraissent plus lourds. L’œil noir de Dinosaurus à chacun de ses déplacements la fait transpirer, paniquer. Aucun élément signifiant ne peut confirmer cette peur envahissante, mais elle se sent plus que jamais victime.

« Pour un peu, je vais devenir complètement parano », se dit-elle.

Une semaine plus tard, alors que rien ne l’annonce, sauf un pressentiment, le directeur l’appelle dans son bureau…

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Stéphane Ekelson nous présente son roman "L'indicatif présent"

Publié le par christine brunet /aloys

Stéphane Ekelson nous présente son roman "L'indicatif présent"

Un résumé

Il relate une révolte émotionnelle qui dure d'un bout à l'autre de l'ouvrage. Pas de chapitres, ni de paragraphes. Une longue complainte, un long monologue qui défilent. Il faut s'accrocher à ce discours démentiel de cet individu qui s'insurge sur son amour, sur son amie, muette dans le récit. Il en ressort une explosion de mots, d'états de conscience. La victime n'a pas droit à la défense. On la sent prisonnière du langage émis par quelqu'un qui en a visiblement assez d'elle.

L'indicatif présent (extrait)

« Le temps du plus blanc que blanc est révolu. A présent on parle de boue, de crasse, de puanteur, de déjection, de pourriture, de cadavre et de laideur. Tu es laide, tu es sale et tu pues. Tu n'aimes pas l'entendre n'est-ce-pas ? Avoue, reconnais-le, je suis dans le registre de l'horreur, du scandaleux et de l'infâme. Mais ils sont nombreux dans mon cas. Tu ne te rends pas compte. Tu ignores la vraie nature de l'homme. En fait tu m'exaspères, tu m'irrites. Je ne sais pas sur quel pied danser avec ton comportement et ton langage déficient. Tu veux que je m'arrête là ? Que je signe une trêve avec toi pour cesser ce non-lieu ? » (pages 37 et 38)

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Stéphane Ekelson se présente et nous parle de son livre "Aimer à mûrir"

Publié le par christine brunet /aloys

Stéphane Ekelson se présente et nous parle de son livre "Aimer à mûrir"

Je suis né durant un mois de janvier avec de la neige à l'extérieur qui atteignait le genou. J'ai atteint depuis peu l'âge d'un adulte qui en a vu et entendu pas mal dans son existence de penseur comme on me qualifiait dans mon enfance. Il m'a fallu des coups durs pour réaliser que je devais me positionner dans la société comme un artiste pour ne plus souffrir matériellement et socialement. De l'écriture des premières lignes de mon premier ouvrage au tirage final, j'ai mis une dizaine d'années à me torturer, à attendre, à espérer qu'enfin ce livre se réalise, sorte des presses de la maison d'éditions, Chloé des Lys. Je me rappelle encore très bien de mon entretien avec l'éditeur en compagnie de mon amie, Lydia, à qui j'ai dédicacé mes trois livres à présent parus. Je passais presque pour un pauvre fou à la lecture de mon premier projet d'écriture au nom final de Toile au vert de liqueur. Le stress de l'éditeur a vite disparu en notre présence, en dialoguant sur le sujet de notre visite. Au téléphone j'avais compris Paris à la place de Barry lors de la fixation du rendez-vous. Ma joie était immense. Je trépignais dans notre appartement. Tout ce travail qui allait aboutir à du vrai, pas à du blabla. Deux années plus tard, mon deuxième livre est sorti en 2007 sous le nom représentatif de notre temps, L'indicatif présent. En décembre 2010 le dernier né, Aimer à mûrir, est venu achever la trilogie.

J'ai mené une vie tout à fait classique (secondaires en latin-sciences, service militaire) jusqu'à mon choix de suivre des cours de philosophie à l'université libre de Bruxelles en essayant de vivre avec une jeune fille, Marie-Annick, dans un appartement à Schaerbeek. Le 16 décembre 1983, alors que je suivais ces études, ma vie a basculé dans un univers glauque qu'on appelle proprement par la psychiatrie. Récemment je me suis aperçu de mon autisme que personne dans le monde médical n'a osé me révéler auparavant et que même certains ne veulent même pas avouer parce qu'ils se sont trompés de diagnostic. Depuis mai 2010, je vivais seul dans un studio à Bruxelles. Chaque jour qui passait je construisais, réparais ce que l'on m'avait enlevé, cassé durant toutes ces années d'incompréhension que j'ai tenté de décrire réellement et fictivement dans mes trois écrits sans savoir ce que je signifiais au moment de leur écriture.

J’ai déménagé récemment dans un appartement plus vaste et plus silencieux. Mon souhait et ma volonté de reprendre l’écriture se manifeste de plus en plus.

Aimer à mûrir

Nous traversons le passage de la conception exaltée, voire de la fornication à la conceptualisation méthodique d'un être humain en proie à son internement au point de poser le questionnement de la mort dont il échappe en la banalisant par des maximes poétiques et des histoires sorties du quotidien qui sont des tentatives portées d'espérance.

Rien ne prédestinait un évènement littéraire sous cette forme particulière sinon le silence d'une relation qui s'éteignait peu à peu. Avec le recul je pense que cet ouvrage a été nécessaire pour évacuer un poison mortel qui s'appelle l'incompréhension.

L'incompréhension vis-à-vis de soi-même mais aussi par rapport à un environnement qui nous dévore sans interruption, sans faille, de plus en plus vite et qui finalement nous fragilise, voire nous tue hors du champ où poussent les fruits de l'amour.

Ce livre est divisé en cinq volets qui tolèrent une interaction dont il ressort la puissance verbale étonnamment proche de la réalité de notre troisième millénaire sans tomber dans les affres d'une fiction inopérante.

Le titre du livre n'est pas seulement un jeu de mot avec l'expression commune d'aimer à mourir. Il décrit une progression philosophique vers un aboutissement rempli d'une sagesse bien dosée.

Il n'est pas étonnant que des phrases, des réflexions de cet ouvrage rebutent le lecteur ; mais s'il prend son temps et s'arme de sa patience une lumière jaillira dans son propre vécu. Je ne considère pas ce que j'ai écrit pour du divertissement. L'enjeu de la sauvegarde des vraies valeurs m'empêche de sombrer dans ce délire moral.

Pour en terminer j'invite la plupart à plonger dans ce récit inédit qui transportera les âmes sensibles vers plus de fraternité et, qui sait, amènera les plus récalcitrants à revoir leur copie sur la vie et la mort en sachant que la seule crainte se trouve en eux-mêmes, dans leur intériorité propre.

Ce livre est un message aux bonnes volontés à clarifier ce qui est resté obscur jusqu'à présent.

Aimer à mûrir (extrait)

« J'embrasse la joue de l'écriture. Elle est féminine. Je voudrais l'épouser. Epouser ses formes fort séduisantes. Coucher dans le même lit de confidences, d'histoires vraies et fictives. Mêler ma langue à la sienne pour maintenir la passion. Je range mes armes, mon combat contre elle. Je veux qu'elle soit mienne et sienne. Je lui souffle des mots à l'oreille. Elle se met à rire. Je ris aussi de sa splendeur. L'écriture me dévisage. J'en tombe amoureux. Tout coule alors comme une source. Une relation est née. Elle a décidé en secret de m'épouser. Je tourne la page de mon passé. Je remplis les pages vierges de notre livre. Celui d'un amour naissant. Le mariage fut célébré dans une cathédrale accompagné par un orgue inspiré de notes comme les mots abondants écrits sur le registre de l'autel blanc. » pages 18 et 19

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Gaëtan Debieve présente son recueil "Cette poésie-là"

Publié le par christine brunet /aloys

Gaëtan Debieve présente son recueil "Cette poésie-là"

Je me prénomme Gaëtan, je suis né le 4 juillet 1970 et j’ai un diplôme de gradué en Droit. Je suis très amateur de poésie et parmi tous les poètes, mon préféré reste François VILLON mais aussi les chanteurs français « à textes ». J’écris des poèmes depuis de nombreuses années et un jour, j’ai sélectionné parmi mes poèmes ceux que j’aimais et que j’avais envie de partager et j’ai envoyé un manuscrit à Chloé des Lys qui a proposé de m’éditer. Ces textes sont le reflet de mes pensées, de mes états d’âme au moment de les rédiger. Dans la vie, je suis fonctionnaire mais ce n’est pas là une grande source d’inspiration.

Tant que tu seras près de Moi.

J’échap’rai à tous les enfers

Je me sentirai le plus fort

Je peuplerai tous les déserts

Je pourrai même vaincre la mort

Je détrônerai tous les rois

Tant que tu seras près de moi.

J’abattrai montagnes et forêts

J’agenouillerai les plus grands

J’assècherai tous les marais

Je t’Aimerai comme un enfant,

Je ne connaîtrai pas le froid

Tant que tu seras près de moi.

Je te construirai des châteaux

J’asservirai des peuples entiers

Avec du feu je f’rai de l’eau

Et le monde sera à nos pieds,

J’irai jusqu’à tuer pour toi

Tant que tu seras près de moi.

J’écrirai ton nom sur les murs

J’irai dans la rue le crier

Que tous entendent comme il est pur

Je te nommerai : Amitié.

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Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "Contes du vieux trouvère"

Publié le par christine brunet /aloys

Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "Contes du vieux trouvère"

N’est pas héros qui veut, il faut qu’il y ait des hydres et des dragons.

Jean-Paul Sartre, Les Mots

Il était une fois…

au temps des heaumes et des hauberts,

des dragons et des fées,

des loups-garous et des femmes-serpents,

des djinns et des tapis volants,

des philtres et des élixirs,

des sortilèges à conjurer,

et des belles captives à délivrer

Il était une fois…

de vaillants chevaliers aux prises avec les forces du Mal...

* * *

Sans autre prétention que celle de divertir ceux qui ont su préserver leur âme d’enfant, dans ces contes de fées inspirés des veillées d’antan, l’auteur prend plaisir à relayer nos trouvères médiévaux pour illustrer le goût de l’aventure, du mystère et du merveilleux toujours présent chez l’homme.

Eloi, Hugues, Benoît, Gilles et Renaud vous surprendront ; Roxane, Vesper, Bénédicte, Myrrha et Oriane vous séduiront.

Le blog de christian van Moer http://christianvanmoer.skynetblogs.be/

Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "Contes du vieux trouvère"
Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "Contes du vieux trouvère"

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Jean-Marie Sobrie présente "Les fabliaux de l'an 2000"

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-Marie Sobrie présente "Les fabliaux de l'an 2000"

BIO:

Je suis né à Courtrai d'une mère flamande et catholique, couturière au noir (il y a prescription) et d'un père wallon et mécréant, ouvrier dans le textile, de quoi être assis entre deux chaises. J'ai grandi à Mouscron, dans le triangle Courtrai – Tournai – Lille, à cheval donc sur deux frontières.

Quelques résumés !

Les films oubliés (10 pages)

Un homme qui a perdu dans le même accident d'avion ses parents et ses enfants a conservé les films pris par ces derniers pendant leur voyage. Quoiqu'il lui eût été insupportable de les visionner, il ne s'est jamais résigné à s'en séparer. Comme il sent sa fin approcher, il se demande à qui les laisser pour qu'ils n'aient pas été tournés en vain.

Micromegas (25 pages)

250 ans après leur premier passage, le Saturnien et le Sirien imaginés par Voltaire reviennent du côté de notre petite planète. Ils constatent que nous avons accompli quelques progrès, notamment dans les techniques de communication. Ils ne doutent pas que l'évènement qui sera suivi par 2.000.000.000 de téléspectateurs ne soit de première importance. Il s'agit en fait de la retransmission de la coupe du monde de football. Invisibles et incrédules, ils se mettent en vol stationnaire au-dessus du stade et essayent de comprendre. De là une réflexion sur le sport.

La gourde (13 pages)

Dans la maison d'un vieillard qui vient d'être admis dans un home, son fils trouve une gourde de coureur cycliste qui avait toujours été un motif de dispute entre ses parents. L'infirmière qui venait chaque jour matin et soir s'occuper de son père va lui raconter l'histoire de la gourde.

HISTOIRES DE CHIENS. (12 pages)

Les traces de pattes (4 pages)

En enlevant un revêtement de sol, trois hommes, le grand-père, le père et le petit-fils, découvrent dans une dalle de béton d'anciennes traces de pattes de chien.

Le petit-fils se demandera pourquoi son grand-père est ému à ce point.

Le squelette du chien (4 pages)

Pour la première fois depuis un tiers de siècle, un homme passe devant la maison de ses grands-parents. Les actuels occupants l'invitent aimablement à entrer. Ils lui montrent un squelette de chien qu'ils disent avoir trouvé dans un coin au fond du jardin.

A un détail de la dentition, il reconnaîtra ce chien dont il ignorait qu'il avait été enterré là.

Choisir, c'est renoncer (4 pages)

A la différence de ses camarades de classe, Marc avait compris tout de suite ce sujet de rédaction proposé par un professeur.

Quelques années auparavant, à force d'insistance, il avait convaincu ses parents d'adopter un chien. Son père l'avait conduit à la Société Protectrice des Animaux où, pour un prix dérisoire, l'on pouvait obtenir des animaux abandonnés.

Avant d'en choisir un, Marc avait hésité entre plusieurs chiens mais n'avait jamais oublié les autres.

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