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Carine-Laure Desguin nous présente sa pièce de théâtre "Le Transfert"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

C.-L. Desguin est née le 07 février 1963 à Binche. Elle aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise. Elle a commis pas mal de choses en littérature et dans d’autres espaces aussi. Aux Éditions Chloé des Lys, plusieurs publications, un roman, des recueils de poésies, un conte surréaliste. Aux Éditions Le Coudrier, un recueil de poésies, Des lames et des lumières. C.-L. Desguin a publié pas mal de textes dans des collectifs, entre autres elle a frappé très fort aux Éditions Jacques Flament. Cette intrépide a aussi enregistré un slam et Ernest Hembersin a mis en musique plusieurs de ses textes. Le Box Théâtre de Mons a lu sur scène deux de ses pièces, Rue Baraka et Le Transfert. Dans son palmarès, notons quelques Prix et entre autres le Prix Pierre Nothomb 2014 pour le texte Hélène, Hélène, Hélène. 

C.-L. Desguin est collaboratrice pour le Salon du Livre de Charleroi (Alchimie du Livre) depuis 2011 et réalisa pour www.actu-tv.net de nombreuses interviews. Ses textes poétiques (ou pas) se lisent dans des revues littéraires comme Lichen, Le Capital des Mots, Le Spantole, Aura, Le tréponème Bleu Pâle, Infusion, Les Petits Papiers de Chloé, etc. 

C.-L. Desguin est membre de l'Association des Écrivains Belges, de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie, des Artistes de Thudinie, de l’Association des auteurs des Hauts-de-France et du Cercle Littéraire Hainuyer Clair de Luth.   

Ses dernières publications sont :

— À chaos, chaos et demi, poésies, Éditions La p’tite Hélène, 2018

— Le Transfert, théâtre, Éditions Chloé des Lys, 2019

— Putain de Pays Noir, Éditions Lamiroy, collection opuscules, 2019

 

 

Résumé :

 

 

Dans une chambre d’hôpital, un dialogue absurde entre un clown et un patient. Celui-ci se demande pourquoi il est encore hospitalisé puisqu’en apparence, il ne souffre de rien.

Interviennent ensuite une infirmière et un médecin qui annoncent au patient, sous l’écoute attentive d’un Comité Central, qu’étant donné que son dossier s’est égaré dans la poubelle virtuelle du système informatique, il n’est plus un patient mais bien un non-patient, qu’il n’existe plus, et que dès lors, il doit disparaître.

Dans des séquences kafkaïennes, C.-L. Desguin nous plonge dans les affres pleines de perversité du quotidien de l’univers hospitalier et de l’absurdité d’une administration informatisée et ici caricaturée jusqu’à l’extrême, au détriment de l’Humain.  

 

Extrait :

 

L’infirmière  Les couloirs deviennent trop étroits. Ce procédé est la seule solution. Et puis, nous devons vivre avec notre temps et un hôpital se doit d’être à la mode ! On suit le mouvement ou pas ! Soyons progressistes !

 

Le docteur  Un de plus !

 

L’infirmière (toujours sur un ton froid et d’une voix blanche) Un de plus, oui, docteur. 

 

Le docteur  Incroyable !

 

L’infirmière  C’est la réalité, docteur. 

 

Le docteur (réfléchissant et articulant le mot)   La REALITE ! Et dans cette réalité, un patient n’existe pas ! Est-ce donc possible de ne pas exister dans une réalité ? Eh bien oui, ici, c’est possible !

 

L’infirmière (d’une voix appuyée, sûre d’elle) Oui, c’est la réalité, docteur, ce patient n’existe pas, il ne rit pas lorsqu’il voit un clown et il veut jouer à un jeu qu’il considère comme une punition. Tout ceci nous fut encore confirmé voici quelques minutes à peine. Je vous le répète, ce patient n’existe pas. C’est la réalité, docteur.

 

Le docteur  Et dans cette réalité, il y aura bientôt plus de patients qui n’existent pas que de patients qui existent. Un comble ! Quelle réalité ! Quel échec pour la médecine ! Quel échec pour le monde politique ! Quel échec pour la nation ! Des patients qui n’existent pas !

 

 

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"La Madone de Lamerey" présenté par son auteur Marcel DesHauts

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Né il y a à peine plus de soixante, j’enseignais le droit et la gestion à des sections de techniciens supérieurs depuis quelques décennies à Epinal, dans les Vosges, montagne dont j’ai tiré mon nom d’auteur (DesHauts). J’ai mis toute la fantaisie de mon enseignement, notamment de droit fiscal, dans mon premier roman🙃 – Une Poule sur un Mur, Chloé des Lys Editions -, qui se déroule principalement dans le département, par pur chauvinisme. J’ai mis mon amour du cinéma dans le second – La Madone de Lamerey, Chloé des Lys Editions, qui tire son titre d’un petit village vosgien et j’écris actuellement le troisième 

Le reste à savoir est ici : http://www.bandbsa.be/contes/interview/deshauts-interview.htm (une petite interview), là : deshauts.simplesite.com   (mon blog) et là : facebook.com/DesHauts

 

Résumé

 

Quand la famille Mougel se rendit au chevet d’Edwina, la grand-mère paternelle du clan des propriétaires des glaces Mougelatti, elle était loin d’imaginer que tout ceci la mènerait à inspirer la première telenovela vosgienne, ou plutôt, comme l’a si bien dit JL Gaudard, la première televosgela !

Hommage au cinéma sous toutes ses formes, du soap au film d’auteur, La Madone de Lamerey, entre Italie, Suisse et Vosges, permet au lecteur de comprendre enfin la genèse du succès international du premier film de Laura Mougel : La Tour de Pise Droite !

 

Extrait

 

Avec ses cheveux tirés en chignon, son tailleur de marque et sa démarche, certes chaloupée, mais un rien militaire, il était difficile d’imaginer que Christelle avait été, dans sa jeunesse, une authentique rebelle. Du haut de son mètre cinquante-cinq, elle avait été la groupie d’une bande de motards alors qu’elle finissait sa puberté qu’elle avait commencée en tirant sur des joints dans les toilettes du collège. Elle en avait conservé un aigle tatoué le long de la colonne vertébrale ; c’est à cause de lui qu’elle ne s’aventurait jamais dos nu dans les soirées où le gratin spinalien cultivait l’entre-soi. Sa rencontre avec Robert avait tout changé ; il l’avait séduite avec sa timidité, ses deux mains gauches, ses fleurs à répétition, mais aussi sa Maserati Ghibli et son compte en banque. Ils y seraient encore si elle avait attendu qu’il se déclare. Aussi ce fut elle qui fit le premier pas :

  • Tu ne me laisses pas de glace, lui dit-elle dans une délicieuse confusion entre « rester de glace » et « laisser de marbre ».

Il fondit en entendant sa confession et s’aventura dans un premier baiser. Elle lui goba la langue : elle n’avait pas été la groupie d’une bande de motards pour rien. 

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Véronique Missiaen nous présente "Land's End"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Véronique Missiaen, Land’s End



 

Bio : Professeur d’anglais, puis professeur documentaliste en collège, Véronique Missiaen a beaucoup de passions qui l’animent depuis longtemps : théâtre, spiritualité, développement personnel, etc.  Depuis toujours en quête de sens, l’écriture a été une passion dès l’adolescence. Ce livre est son premier roman. 


 

Synopsis : Photographe professionnelle reconnue, Julie tente depuis des années de se réaliser dans tous les domaines de sa vie, malgré un traumatisme d’enfance qui la hante. Elle décide de tout quitter du jour au lendemain pour partir s’installer dans un endroit des plus reculés d’Angleterre : Land’s End. Cette aventure lui réservera bien des surprises...

 Une histoire de “burn-out”, de changement de vie radical, sur fond de spiritualité, de questionnement personnel, de voyage, de nature.


 

Extrait :

 

Je n’ai rien à donner aux gens, pas de connaissances ou de dons particuliers qu’ils n’ont déjà en eux. Et j’espère qu’à leur tour ils donneront à d’autres. C’est un peu comme une chaîne. On reçoit de l’énergie d’un canal et on la transmet ailleurs. Rien ne nous appartient : les dons, les connaissances, la beauté, la jeunesse, l’argent, la sagesse. Tout nous est prêté pour être partagé. C’est comme l’énergie. La vie doit circuler pour être vivante.

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Geneviève Dehareng nous présente son ouvrage "Au nom de l'Amour, avec Margaux

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

 

Née en 1964, Geneviève Dehareng habite à Ciergnon en Belgique. Assistante de laboratoire, elle travaille en milieu hospitalier. Elle a toujours aimé écrire que ce soit pour d’autres personnes, ou pour elle. Pendant plusieurs années, elle a fait partie d’un groupe de « rédacteurs bénévoles » au sein de la clinique où elle travaille, et a rédigé des articles pour la revue trimestrielle distribuée à tous les membres du personnel, aux médecins traitants et aux abonnés. Jamais, elle n’aurait pensé éditer ce recueil qui est son chemin parcouru depuis le premier « flash » envoyée par sa fille Margaux décédée en 1999, à l’âge de 5 mois. Son livre est le récit des signes qu’elle reçoit, agrémenté de réflexions personnelles.

Geneviève emprunte, malgré elle, le chemin de l’invisible et se trouve de plus en plus intuitive et sensible. Pour elle n’a d’importance que la personne humaine, ses joies, ses souffrances… Le reste ne représente plus grand-chose à ses yeux. Elle est passionnée par la relation avec autrui, les soins palliatifs, la spiritualité, l’écriture, la lecture, la cuisine, la céramique, les plantes, la forêt, la nature, l’aromathérapie.

 

Résumé

 

Le récit de Geneviève Dehareng, ponctué de réflexions personnelles, bouleverse notre vision rationnelle. Pour elle, c’est certain, l’invisible rejoint le visible ! Le chemin singulier qui s’offre à elle l’emmène vers des questionnements toujours nouveaux sur le sens de la vie et de la mort. Vers plus de sagesse…

« Au nom de l’Amour, avec Margaux », son premier livre, est un recueil des signes envoyés par sa fille Margaux décédée en 1999, à l’âge de 5 mois.

 

Extrait du livre

 

Mai 2016

 

Tôt le matin entre 5h et 6h, je transcris mes écritures à l’ordinateur. Concentrée sur mon ouvrage, je savoure la quiétude de l’instant. Quand tout à coup apparaît sur l’écran une image fugace et furtive remplissant la totalité de l’écran avec, comme message, « Si vous voulez changer d’image… cliquez ici. »  Même si c’est très joli, je n’y prête guère attention. L’image reste quelques secondes devant mon regard avant de disparaître. Je retrouve mon texte à l’endroit laissé et continue à œuvrer. Ce n’est que quelques jours plus tard que je comprends ! Cette image si forte, tellement symbolique, si belle ornera la couverture de mon livre ! Eh oui, comment n’ai-je pas compris plus vite ? Oui, cette image représente un sublime coucher de soleil, dans les tons orangés, au bord de la mer avec une silhouette fine, élancée aux longs cheveux… vue de dos !  « Mais oui, c’est toi, Margaux ! » Tu as dix-sept ans en nos cœurs… Quelle invraisemblable similitude entre cette image et le « flash » de 2006. Nous ne sommes que dix ans plus tard !

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Le nouveau roman de Philippe Couillaud est paru ! "L'envers du voyage"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Après avoir longtemps vécu à Bordeaux, Philippe Couillaud vit désormais en Haute-Loire.

Travailleur social à la retraite, son écriture mêle la mémoire intime à celle de la grande Histoire. Ses deux premiers romans, « Une pluie grise et fine » et « Léonard ou les odonymes du cancer » mettent en scène des personnages enclins à vivre leurs passions dans le tourbillon de l’Histoire.

A l’affût des passions humaines semblables à celles qui animent les personnages de son troisième roman, l’auteur est attentif aux mouvements sociaux actuels.

Soucieux du devenir de l’humanité, son écriture plonge dans les mémoires individuelles et collectives afin de mieux comprendre les agissements et les errements de l’être humain.

Résumé

Passionné de sport automobile, le personnage principal décide d’effectuer un voyage au volant de sa voiture.

Il se rend dans un lieu chargé d’Histoire qui le confronte à l’univers concentrationnaire.

Une femme avec laquelle il entretient une relation intime particulière, l’accompagne.

Ce voyage, au cours duquel la nature expose sa beauté implacable et sa majestueuse indifférence, engage le narrateur dans une visite vertigineuse de son propre passé et de l’histoire collective.

          Au fil des pages, le voyage alterne les décors oniriques avec les faits historiques que viennent troubler une relation érotique et la passion du sport automobile.

Le nouveau roman de Philippe Couillaud est paru ! "L'envers du voyage"

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Le recueil de poèmes de Matthieu Roger vient de paraître ! Centuries...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Matthieu Roger est né le 18 août 1986 à Angers.

 

Il est poète, chroniqueur littéraire, et directeur d’un bureau d’accompagnement

d’artistes chorégraphiques basé à Tours. Centuries est son premier recueil de poésies publié.

 

Résumé

 

Centuries est une invite poétique au voyage, à travers les temps longs de l’Histoire du monde et des civilisations.

L’auteur nous y conte sa propre légende des siècles, les guerres et le fracas des armes qui forgèrent les femmes et les hommes de toutes conditions, leurs destins fulgurants comme leurs gloires éphémères ! Au détour de ses alexandrins, il nous transporte aussi bien sur les champs de batailles qu’au creux des bras fantasmés des muses…

 

Extrait :

 

ÉLÉGIE

 

En ce jour m’apparaissent les rouges amarantes,

Pétales fugitifs, échos de tes soupirs,

Sublime incarnat des gerbes étincelantes

Rappelant la beauté d’illusoires souvenirs.

 

Car toi, mon adorée, tu gis inaccessible

Sous le marbre funèbre de mon coeur éploré.

Livides épitaphes, ces lys insensibles

Ressuscitent, ici, ta tombe mordorée.

 

Demain résonnera mon ultime adieu,

Puis parmi les cieux j’irai baiser ton âme.

Nous boirons à l’envi les breuvages des dieux,

Ensemble réunis, le poète et sa dame.

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Le nouvel ouvrage d'Edmée de Xhavée est paru ! Deux courts romans "Toffee" et "La preferida"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

D’ici et d’ailleurs, d’ailleurs et d’ici. Belge née d’un papa Belgo-Uruguayen et d’une maman qui ne rêvait que de lointains ailleurs, nourrie de l’idée que le monde était vaste et sans limites, elle a bougé. Des années cigale en Provence, des années de dolce vita et de douce gastronomie dans le Piémont, et des années d’American Way au New Mexico et New Jersey. Avec de longues parenthèses bruxelloises.

C’est à Liège qu’elle a posé – mais sait-on jamais ? – ses bagages pour voir défiler la Meuse et écrire…

Avant ce dernier roman elle a publié 5 romans et trois recueils de nouvelles aux éditions Chloé des Lys, ainsi que deux témoignages de vie aux éditions Irezumi.

Résumé :

Toffee

La chair est exigeante, un amour déterminé l’est aussi. Un grand amour ne s’éteint pas. Le

présent n’est pas toujours le résultat du passé que l’on croit. Et comment accepte-t-on de

réunir les pièces d’un puzzle qu’on ne savait complet ?

La preferida

La soif d’être, la conviction de mériter de bon droit ce qu’on convoite, la bonne foi des

monstres qui n’obéissent qu’à un dieu : eux.

ISBN : 978-2-39018-015-9

 

Extrait :

Toffee :

Elle est mal à l’aise à présent. Comment ne pas avoir l’air de chercher ce qu’elle ne cherche pas, une querelle, un règlement de comptes, une reconnaissance… une désacralisation des souvenirs de ce charmant vieil homme ? Mais elle n’a plus d’échappatoire, et pas assez d’intimité avec lui pour le préparer, l’accompagner avec affection dans ce qu’il va être bien obligé d’entendre et « digérer ».

— Votre père l’a un jour invitée à manger en votre présence, pour vous la présenter. Il désirait l’épouser. Vous ne vous souvenez toujours pas ?

Il a redressé la tête et pâli. Une fugace expression de souffrance passe sur son visage comme des nuages furieux, sa bouche hésite entre conserver une expression polie et souriante et trahir l’indignation qui le secoue.

 

La preferida :

Je l’ai repéré dès qu’il est entré. Et il s’en est rendu compte. Nos yeux se sont accrochés et nous avons imposé à nos visages ce que nous voulions qu’ils expriment. Lui, il a pris l’air de celui qui chercherait quelqu’un plus au loin dans la foule compacte, tout en me maintenant dans le flou du coin de l’œil, se redressant, balançant sa démarche pour la flatter d’une nonchalance calculée.

Quant à moi, j’ai simplement tourné le dos comme si oui, je l’avais vu… mais très distraitement et sans intérêt, et ai surveillé sa trajectoire dans mon petit miroir de sac, ajustant lentement la frange de mes cheveux de tapotements légers. Il a fait un signe dans le vide, esquissé un vague sourire et puis, comme s’il n’était qu’un fétu de paille emporté dans les fureurs d’un joyeux tourbillon, s’est laissé pousser vers nous, ma sœur Alice et moi, par la mouvance de la foule, le léger sourire destiné à personne complétant l’illusion d’une rencontre programmée au-delà du point où nous nous trouvions et où le « hasard » l’empêcha de progresser.

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L'astronaute, le nouveau roman de Séverine Baaziz vient de paraître ! Présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

Née en 1978 à Amnéville, Séverine Baaziz vit en Lorraine.

Elle est informaticienne, romancière et rêveuse. De son imaginaire naissent plusieurs livres : Le premier choix (finaliste Prix Lire & Cri 2018/2019), Mamie Paulette (finaliste Prix Lions du roman régional 2018/2019).

Avec L’astronaute, elle signe un troisième roman saisissant de drôleries et de cruautés.

 

Résumé :

 

L’histoire des aventures abracadabrantes et périlleuses d’un homme paumé… 

Michel Bracowski, astronaute, éperdu de tristesse d’avoir été quitté par sa femme, est invité à une toute nouvelle expérimentation. Sa mission : partir sans préparation ni équipage à la recherche d’une lointaine et possible civilisation.

Le voici donc qui décolle pour l’inconnu, emmenant avec lui ses antidépresseurs, ses phobies et les photos de son ex-femme.

Plus qu’un nouveau monde, c’est l’ivresse d’exister enfin qui l’attend.

Une fable, noire et délurée, qui brocarde en riant nos sociétés où l’Homme est son pire ennemi. 

 

 

Extrait

 

Un jour, la meilleure amie d’enfance de Nathalie a débarqué à la maison. Il y a quelques années de cela.

Débarqué est bien le mot dans la mesure où je n’avais pas été prévenu et qu’elle est restée vivre chez nous près de neuf mois. Je n’ai trop rien dit, mais il n’empêche que la main que Nathalie m’a obligé à tendre à son amie en quête désespérée d’appartement est vite devenue le bras puis tout le reste. Au bout d’une semaine, je me souviens très bien, ses affaires prenaient la place des miennes (salle de bain et armoires comprises). Un mois plus tard, je me retrouvais contraint d’offrir ma place dans notre lit : le canapé du salon n’était pas l’idéal pour le dos de Carole, elles étaient toutes les deux bien contentes de causer entre filles avant de s’endormir « comme au bon vieux temps ». Et moi ? Eh bien, j’attendais patiemment qu’elles daignent libérer le canapé plein de chips et de pop-corn pour une nuit de quelques courtes heures avant d’aller travailler.

Plus les semaines passaient, plus la place m’étant réservée se réduisait. Si un homme n’avait pas mis le grappin sur cette Carole, elle n’aurait peut-être jamais quitté mon toit. Je n’ai rien dit, mais croyez-moi, j’en avais plein le dos.

 

Alors, quand ce type est apparu à l’horizon, visiblement dans le besoin, j’ai craint que tout ça ne recommence. La main, le bras et tout le reste. Autant vous le dire, je n’ai pas partagé l’élan spontané du professeur accourant à son secours.

L’homme en loques s’est effondré. Le professeur l’a relevé comme il le pouvait, à la force de ses bras, pour l’aider à faire quelques pas. A tituber. Lentement. Péniblement.  

—        Monsieur Bracowski, venez nous aider, nous avons besoin de vous ! 

Besoin ! Besoin ! Besoin ! Est-ce qu’on me demandait mon avis ? Non ! On m’imposait de bien vouloir. Et puis, qui nous disait qu’il n’allait pas, je ne sais pas, nous mordre ? Personne. […] Cet homme, là-bas, à coup sûr, il avait faim, alors il y avait un risque.

—        Monsieur Bracowski !!!

On l’a allongé dans mon lit (quand je vous disais que je le présageais), et le professeur est allé chercher son attirail de médecin du monde. Puis de l’eau et de la nourriture. Des va-et-vient dignes d’un service d’urgence, mais pour un seul homme.

Il a beaucoup bu et peu mangé.

 

Pas un mot ne fut prononcé par l’homme tout maigre, sale et égratigné de partout.

Jusqu’au lendemain matin.

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Joël Fairy nous propose un extrait de son prochain ouvrage "Fairy"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Couple

                             

 

           Les jours de l'été – déposés comme des pages

                                                                     sur le lit défait

           Les nuits en tourbillons d'étoiles – des mots

                                                                     ajoutés pas à pas

           Nos deux corps enlacés – cernés par tous les

                                                                     cris du monde

           Et la poésie –  cachée là tout au fond

                                                                    sans un bruit                                              

 

           Laissons s'ouvrir les méandres du coeur

 

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Un nouvel ouvrage signé Christian Eychloma vinet d'être accepté par les Editions Chloé des Lys "Le dilemme de Trajan"

Publié le par christine brunet /aloys

Jacques Liévin balaya de la main l’espace bétonné entourant le hangar climatisé protégeant le labo.

« J’espère que vous êtes archi sûr de votre coup ! Ici, ce n’est pas Rome et le Colisée…

 - Oui, oui, pas de problème ! » répondit tranquillement l’historien. « Je vous l’ai dit… Les documents fournis par le ministère turc de la Culture sont suffisamment détaillés pour que nous puissions avoir confiance. »

Il tendit l’index vers sa droite, puis vers sa gauche.

« Ici, tout près, le Sénat. Là, le théâtre et le temple de Cybèle. Un peu plus loin, par là-bas, l’agora… »

Il se retourna en écartant ostensiblement les bras.

« Et de ce côté, le palais du gouverneur en face duquel nous sommes installés !

 - Le palais du gouverneur… » répéta le professeur, un peu incrédule. « Bon… N’oubliez pas de prendre vos repères en arrivant. Juste en arrivant ! Et je répète que je suis forcé de limiter l’ouverture de la fenêtre temporelle à deux minutes par jour. Deux minutes ! Les autorités turques vont m’avoir à l’œil…

 - Je connais la règle du jeu. Mon chrono se trouve déjà cousu dans la poche interne de ma tunique !

 - Votre chrono ? Prenez-en deux… Prenez-en un deuxième et planquez-le ailleurs ! sait-on jamais… »

Jacques Liévin posa son pouce sur le scanner biométrique et attendit de percevoir le déclic caractéristique du système de verrouillage avant de pousser la porte. Puis il entra, Donato à sa suite, et claqua des mains pour commander l’éclairage.

Ils se retrouvèrent sous la lumière vive des néons, dans le bourdonnement continu du groupe électrogène et des armoires électriques assurant l’alimentation des énormes condensateurs dont les armatures, disposées en cercle au milieu du local, se faisaient face deux à deux.

« J’ai vraiment l’impression de vous envoyer une nouvelle fois en enfer ! » remarqua Jacques Liévin en se dirigeant vers le pupitre de contrôle.

« Allons, allons… 

 - Il faut dire que les péripéties de vos précédentes incursions au premier siècle ne sont pas faites pour me rassurer. Soyez prudent, Donato !

 - Croyez bien que mon objectif n’est certes pas d’aller là-bas chercher des ennuis, même s’il est vrai qu’il est parfois difficile de les éviter ! À quelle heure arrivent les représentants du gouvernement ?

 - Ils devraient être ici dans une heure environ. Ils tenaient beaucoup à assister à votre départ et je n’ai pu m’y opposer…

 - Je n’y vois pas d’inconvénient s’ils ne me retardent pas trop. Tout est prêt de votre côté ? » demanda pour la forme l’historien en jetant un coup d’œil sur l’écran du moniteur principal devant lequel le physicien venait de prendre place.

« Bien sûr… Pas de souci de ce côté-là ! Vous arriverez bien à Nicomédie le 1er août de l’an 112 après Jésus Christ, comme vous le souhaitez. J’ajouterai… ici même !

 - Parfait. Je vais me changer avant que ne se pointent nos officiels ! » répondit Donato en désignant la tunique et les sandales posées sur un des fauteuils.

Jacques Liévin leva soudain la tête en fronçant les sourcils.

« Mais au fait… Ne m’avez-vous pas également parlé d’un grand incendie, à Nicomédie ? Il ne faudrait pas que se renouvelle votre fâcheuse expérience de Rome où vous vous êtes pratiquement retrouvé au milieu des ruines encore fumantes !

 - Non, non… Il y a bien eu un terrible incendie à Nicomédie, mais la catastrophe aurait eu lieu en 111, autrement dit environ un an avant mon arrivée prévue.

 - Et n’est-ce pas justement en 111 que Pline a débarqué là-bas pour y prendre son poste ?

 - Tout à fait. Constatant le désastre, il aurait même immédiatement demandé l’autorisation de mettre en place une équipe dédiée à la lutte contre ce fléau, ce que Trajan lui aurait refusé, arguant du danger potentiel représenté par toute organisation !

 - Quoi ? Trajan serait allé jusqu’à redouter l’existence d’une caserne de pompiers dans la capitale de la Bithynie ?

 - Ce qui nous ramène à notre précédente conversation ! En être là pour un empereur me fait subodorer des problèmes graves dans cette région… »

Jacques Liévin, incrédule, demeura un instant sans rien dire. Puis il désigna la tunique que Donato était en train d’enfiler.

« L’argent ? Vous en emmenez suffisamment ?

 - Une bourse pleine de sesterces, ne vous faites pas de bile ! Des monnaies très fidèlement reproduites sur le modèle de pièces authentiques prêtées par le musée de Naples.

 - Bien… Je me permets de vous rappeler les consignes : ne pas nous laisser plus de trois jours sans nouvelle ! Un petit mot griffonné ou gravé sur n’importe quel support fera l’affaire…

 - Promis, promis…

 - Et encore une fois : l’interférence spatiotemporelle ne durera que deux petites minutes, à quatre heures pile de l’après-midi, heure locale ! Vérifiez le réglage de votre chrono ! »

Donato s’exécuta tout en observant, fasciné, le défilement ininterrompu de la vertigineuse arborescence des univers qui se créaient en permanence pour fabriquer un multivers où toutes les options possibles devenaient quelque part réalité. Quelque part et pour quelqu’un…

« J’ai beau savoir  - et pour cause !  - que tout ça n’est que trop vrai, ça ressemble encore fichtrement à un rêve… » confessa-t-il pensivement. « À commencer par ce que vous m’avez décrit de votre ordinateur quantique !

 - Sans lequel rien n’aurait jamais été possible… Moi aussi, j’ai cru rêver, quand je lui ai fait pour la première fois factoriser un nombre astronomique « en deux temps trois mouvements » ! 

 - L’algorithme de Shor, 1 c’est ça ?

 - C’est bien ça… D’innombrables copies des mêmes instructions s’exécutant strictement en parallèle et qui m’ont permis de démontrer la réalité de ces mondes multiples auxquels Hugh Everett croyait dur comme fer ! »

Donato éprouva une espèce de vertige en tentant de se représenter ce soudain enrichissement du réel, ce jaillissement cosmique créé à partir de rien, comme par magie, juste en appuyant sur un bouton. Un nombre inimaginable d’univers pratiquement identiques à l’instant zéro, avec le même personnage penché sur son écran, brassant les mêmes pensées, dans le même labo, sur la même planète, dans la même galaxie. Identiques à une exception près : certaines données du calcul complexe s’effectuant sur ce fameux ordinateur…

S’appliquant à dompter l’appréhension qui le gagnait, il acheva d’attacher sa tunique, laça ses sandales, s’assura de la présence de sa bourse et de son chrono. Puis il s’approcha de l’espace d’interférence près duquel il se mit à faire les cent pas en attendant un peu nerveusement qu’arrivent les envoyés du gouvernement turc.

 

 

 

1Peter Shor démontra en 1994 qu’un calculateur quantique pouvait exécuter un algorithme capable de factoriser, en un temps record, un entier en un produit de deux nombres premiers, ce domaine de recherche ayant été ouvert dans les années 1980 par des pionniers comme Richard Feynman et David Deutsch.

Publié dans Présentations

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