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Jean-Claude Texier présente son nouveau roman "Loozie Anna"

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-Claude Texier présente son nouveau roman "Loozie Anna"

Biographie :

Jean-Claude TEXIER passe sa jeunesse en France à Tours et fait ses études au Lycée Paul-Louis Courier.

Il réussit le Capes d’enseignement à Paris, puis une licence de Lettres, et l’Agrégation d’Anglais. Pendant trente ans, il enseigne dans les écoles et les lycées de la banlieue parisienne.

C’est de cette riche expérience qu’il tire l’inspiration de L’Elitiste dont Loozie Anna est le second volume, mais qui peut se lire indépendamment. Il est marié avec trois enfants.

*

Résumé :

NAISSANCE, ÉPANOUISSEMENT ET TRAHISON D’UN GRAND AMOUR

Loozie Anna dévoile le mythe personnel d’Adélaïde. Son séducteur exploite ce mythe, puis le détruit, et l’abandonne avec un enfant.

Consolée de ses déboires par son amie, courtisée par un musicien, désavouée par l’inflexible proviseur élitiste du lycée Edith Cavell, Adélaïde trouvera-t-elle sa vérité dans un monde enseignant en pleine mutation ?

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Christina Prévi et son recueil " Temps d'aventures"

Publié le par christine brunet /aloys

Christina Prévi et son recueil " Temps d'aventures"

Je suis née en 1951 dans l'entité de La Louvière et j'y réside toujours.

Enfance baignée de lecture, éveil et intérêt pour la poésie à l'adolescence durant mes études secondaires (Institut ste Marie).

Mère de trois enfants j'ai travaillé principalement dans le secteur social, je suis à présent une mamie aimant faire la lecture.

J'ai participé à des ateliers d'écriture de qualité qui m'ont donné le goût d'écrire.

Ensuite, ateliers artistiques divers: dessin, écriture, couture, théâtre.

J'aime le jardinage et la nature. Peu sportive, j'apprécie la marche, le vélo et la natation, surtout en milieux naturels (rivières, lacs, mers).

J'aime aussi les voyages au sein des pays d'Europe.

Préretraitée, j'anime à présent des séances de lecture vivante en classes de maternelles et pour le 1° degré du primaire.

Premier recueil de contes pour enfants en 2006 chez Chloé des Lys (n'est plus disponible).

"Temps d'aventures" est mon 2° recueil de contes.

Temps d'aventures

Comprend 5 contes qui se passent en des temps et des lieux divers, au travers d'aventures variées.

Ce recueil est destinés à la jeunesse, à partir de 9/10 ans.

Il est donc "tout public" pour ceux dont l'enfant sommeille toujours en eux !

Il contient cinq titres :

--Étrange couvée

--une excursion périlleuse

--Les disparus de vencolin

--L'iguadron de la tour

--Une plage déserte.

Extrait de : Une excursion périlleuse

Ce n’était pas de sa faute si, dès le réveil, il sentait mille picotements dans les mains, les bras, les pieds et le nez. Même sa tête refusait parfois de lui obéir et se mettait à tourner de gauche à droite sans qu’il puisse se contrôler. Ses parents avaient essayé plusieurs traitements sans succès.

Chaque jour, il subissait des réprimandes : «Léo, ne bouge pas tant, quand tu t’habilles», «Léo, doucement avec la porte», «Léo, fais attention au chat», «Léo, tu as cassé la lampe, tu seras puni ! » etc

….

….Léo se recoucha en rêvant à ce végétal aux effets tant rêvés. Il se jura de partir à sa recherche.

Le lendemain matin après le petit déjeuner, entre tartine émiettée, serviette déchirée et lait renversé, Léo partit vers la montagne. Comme il ne retenait ni ses leçons ni les recommandations de sa maman, il nota le nom de la plante, fougérum doréa, dans son petit carnet.

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Didier Fond nous propose un résumé et un extrait de son nouveau roman, La ballade des dames à poussette

Publié le par christine brunet /aloys

Didier Fond nous propose un résumé et un extrait de son nouveau roman, La ballade des dames à poussette

Biographie :

Né à Lyon en 1955, c’est très jeune que Didier Fond s’intéresse aux livres et à l’écriture. Cet intérêt pour la littérature va le pousser vers des études de lettres modernes qui déboucheront sur une carrière d’enseignant de Lettres. Pour prenant qu’il soit, ce métier ne l’empêchera pas d’écrire des romans, d’abord pour son plaisir, puis avec l’intention de les faire publier. C’est ainsi qu’il a déjà édité trois romans chez Chloé des Lys : Grand-père va mourir en 2009, L’Annonciade en 2012 et La Maison-Dieu en 2014. La Ballade des dames à poussette est le quatrième roman publié par Chloé des Lys. Habitant toujours Lyon, il partage son temps entre le lycée où il enseigne et des loisirs centrés essentiellement sur la lecture, l’écriture et la musique.

Résumé du livre :

« Les dames à poussette » ont de l’argent. Elles ne sont pas mariées à Crésus mais leurs époux gagnent extrêmement bien leur vie. Mais gros problème : elles s’ennuient. Comment bien gérer sa vie quand on ne travaille pas et qu’on a des loisirs à ne plus savoir qu’en faire ? Dieu merci, il y a des rencontres prometteuses, même si elles sont très douteuses. Et la vie, tout de suite, devient plus animée. Un peu trop même, à cause des voisins qui ont tendance à se mêler de ce qui ne les regarde pas. Alors, elles sont obligées de passer à la vitesse supérieure et de se débarrasser des gêneurs. C’est un peu embêtant au début, mais finalement, qu’est-ce qu’on s’amuse !...

« Condamnation ou apologie » ? se demandera-t-on. A cette question, l’auteur répond par une pirouette : « Comme il vous plaira ». Toutefois, c’est l’occasion de se plonger dans un roman en apparence délirant, mais qui traite, avec un humour trempé dans le vitriol, de certains faits de société qu’il est, pour certains, très mal vu de torpiller…

Extrait :

PREMIERE DAME

FRANCE

France G. adore son quartier. Vraiment. Elle l’adore. Elle s’y sent à l’aise. On est entre soi, dit-elle ; entre gens de bonne compagnie. Mais quand on lui demande de préciser ce qu’elle entend par « gens de bonne compagnie », elle reste un moment silencieuse, les yeux un peu écarquillés, à la recherche d’une explication qui convaincrait son interlocuteur de la justesse de son affirmation mais cette explication, visiblement, ne se présente pas à son esprit. Alors, en désespoir de cause, elle répond : « mais du même milieu, bien sûr », tout en ayant bien conscience que ce n’est pas vraiment ce qu’elle voulait dire. Et elle ajoute précipitamment : « par exemple, les voisins d’en face, le couple de vieux, ils sont un peu pénibles, mais on s’y fait, à la longue. » Pour France G., la notion de « milieu » se mesure, entre autres, à l’aune de la pénibilité.

Bien entendu, elle est mariée. Le mariage représente la consécration absolue de sa vie de femme. Elle a épousé Serge G. en parfaite connaissance de cause. Elle n’était pas amoureuse folle de lui ; il lui plaisait, sans plus. Mais il était adorable. Et il avait un brillant avenir dans son entreprise. Elle n’a pas été déçue. Et depuis qu’il a eu la promotion tant espérée, son salaire a fait un bond prodigieux, et leur niveau de vie aussi par la même occasion. France a pu réaliser son deuxième rêve après le mariage en blanc : l’achat d’un quatre-quatre. Cette acquisition lui semblait absolument nécessaire dans la mesure où, dans le quartier, tout le monde en avait un. « A part les vieux, bien sûr, chuchote-t-elle pour ne pas être entendue. Leurs revenus sont trop modestes. Elle, elle n’a jamais travaillé… » Et le ton de France laisse supposer qu’il s’agit là d’une grave erreur.

France non plus ne travaille pas. Mais elle a été responsable d’une agence de publicité jusqu’à la naissance de sa fille. Elle insiste toujours sur cette particularité : elle n’est devenue femme au foyer que parce qu’elle désirait pouvoir consacrer tout son temps à son enfant, lequel, par ailleurs, constitue la réalisation du troisième rêve de France G. : devenir mère.

Grâce à la promotion de Serge, ils ont pu faire installer une piscine dans leur jardin. Elle n’est pas très grande, reconnaît France qui ajoute aussitôt que c’est bien suffisant pour leurs soirées barbecue entre ami(e)s.

Marie-Claire N. est une de ces ami(e)s ; France l’invite souvent à passer l’après-midi avec elle, au bord de la piscine ; parfois, après s’être dépensées sur un court de tennis, elles font un petit plongeon dans l’eau froide. France n’est pas méchante, mais elle adore voir à quel point Marie-Claire est bleue d’envie. Le grand malheur de Marie-Claire, c’est de n’avoir pas assez de terrain pour faire creuser une piscine. Et quand elle a su que Sophie D. s’était fait construire une aile supplémentaire à sa villa pour y installer un jacuzzi et un sauna finlandais, elle a failli en mourir de déplaisir. Fort heureusement, Lydia W. a le même problème.

France aime bien Lydia. Elle trouve certes que c’est une parvenue, car elle en a les manières et le côté… comment dire ? Artificiel, voilà. Et un peu vulgaire. Mais c’est une femme charmante et très drôle, affirme France. Et intelligente, c’est sûr. La preuve, c’est qu’elle arrive à prendre suffisamment de distance avec cette catastrophe qu’est l’absence de piscine pour en rire de bon cœur. Et puis, Lydia est toujours vêtue à la dernière mode, comme France, alors que Sophie D. ne sait pas s’habiller et que Marie-Claire s’obstine à n’acheter que du « classique », genre tailleur Chanel. France reconnaît volontiers qu’il faut avoir deux ou trois Chanel dans sa garde-robe pour les sorties importantes ; mais de là à se vautrer dedans… Ce n’est pas encore de leur âge.

France promène sa poussette dans la rue et se dirige vers le jardin des Treilles, à quelques centaines de mètres de sa villa. Elle espère qu’il n’y aura pas trop de monde, elle n’aime pas entendre les piaillements incessants des enfants bruyants et pas toujours bien élevés des immeubles construits de l’autre côté du carrefour. Elle regarde la petite Louise qui sourit béatement dans sa poussette, et se demande un instant comment elle pourra se débrouiller lorsque sa fille sera plus grande. Elle peut toujours la laisser sur la pelouse, derrière la maison ; mais il y a la piscine. Et France n’a pas trop confiance dans les barrières de sécurité qu’ils ont fait poser autour du bassin.

Tout en marchant, elle se livre à un exercice appelé communément, et parfois faussement, la réflexion. Elle pense qu’elle n’a rien à faire de l’après-midi et que ça l’ennuie. D’habitude, elle est surbookée, pire encore que lorsqu’elle travaillait. Serge prétend en plaisantant qu’elle ne sait pas s’organiser. Il suffit de programmer les courses un autre jour que le shopping, le coiffeur et le bridge. Ses moqueries irritent France. On voit bien que ce n’est pas lui qui passe ses journées à la maison avec pour seule compagnie un bébé braillard ! Elle n’ose cependant rien dire parce que c’est elle qui a insisté pour qu’ils fassent un enfant. Serge n’était pas vraiment tenté par l’aventure. Mais ils étaient les seuls couples de leur petit cénacle à ne point en avoir ; de quoi avaient-ils l’air ? Un couple sans enfant, cela fait jaser. Un célibataire, au moins on peut l’étiqueter sans problème. Un ménage seul, c’est bizarre, et il vaut mieux éviter la bizarrerie dans ce monde-là. A moins d’être homo. Ils ont tous des amis gays, qui sont adorables. Et puis, c’est tellement bien de montrer qu’on ne craint pas les différences, les vraies, entendons-nous bien… Surtout celle-là, parce que finalement, avec les gays, se dit France, on ne risque rien.

Le jardin des Treilles se profile à l’horizon. Quelle chance ! Apparemment, il n’y a personne. A propos de gays, France se souvient tout à coup du conseil que Domi, son coiffeur, lui a donné alors qu’elle cherchait désespérément un cadeau pour Serge dont c’était bientôt l’anniversaire. Une excellente idée : offrir un saut en parachute à son mari, c’est à la fois original et très couru. Serge n’est pas un adepte des sports extrêmes mais il a adoré. Et on dira ce qu’on voudra, mais c’est quand même moins commun qu’un saut à l’élastique du haut d’un pont. Et nettement plus cher.

Mais France s’ennuie. Même en jouant au bridge, même en papotant avec les amies pendant les afternoon tea, même en recevant les collègues de Serge ou son directeur général. La femme de ce dernier est charmante. Serge prétend qu’elle se caricature elle-même. C’est méchant, et faux. France la trouve adorable, et pas plus caricaturale qu’elle qui ne l’est absolument pas. Elle est bien dans sa peau, bien dans son milieu. Serge a parfois de ces idées, vraiment !...

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Sophie Vuillemin nous présente son nouvel ouvrage "L'histoire entre nous n'est pas terminée"

Publié le par christine brunet /aloys

Sophie Vuillemin nous présente son nouvel ouvrage "L'histoire entre nous n'est pas terminée"

Ce deuxième roman fut une sacrée aventure. Peut-être parce que je touchais à un sujet plus personnel qu'avec C'est quoi ton stage ? (Editions Chloé des Lys), probablement parce que je voulais progresser dans mon écriture, essayer un style plus poétique, des descriptions plus fouillées, faire de la mer et du vent des éléments essentiels au récit, planter un décor naturel... Finalement, quand je liste les défis à relever, c'est un miracle que je sois allée au bout de l'écriture !

L'Histoire entre nous n'est pas terminée, qui parait actuellement, se passe à Quiberon, près de la Côte Sauvage. Nina, quatorze ans, partage sa vie entre un amour secret, un petit frère craquant, une copine excentrique et une mère malade. Un matin d'hiver, sa mère s'éteint et la jeune fille doit faire face à la séparation. S'instaure alors un dialogue d'amour entre mère et fille.

Un extrait :

Je me souviens du sable grattant l'élastique du maillot, le poids du bébé au creux de mes bras. Mon corps entier occupé à protéger son crâne d'oisillon des rayons du soleil.

La chaleur coulait dans mon dos.

La voix de Nina portée par le vent.

Sillons de larmes sur ses joues.

Le dos musclé de Philippe lorsqu'il la soulevait jusqu'à l'annexe.

Les vagues s'arrondissaient comme les ventres des femmes et roulaient, vertes et grises, sur les coquillages. La lumière fendait l'océan de rayons clairs et dans la blancheur, je suis entrée. Je suis la mer, je souffle le vent, j'ondule dans l'écume.

Au loin, le canot se dandinait, amarré à l'arrière du voilier.

De notre amour sont nés deux petits brouillons d'hommes. Toujours, je les regarderai.

Sophie Vuillemin

http://sophievuillemin.wordpress.com

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Nikos Leterrier présente son recueil de poésies "Le temps d'exister avant le froid"

Publié le par christine brunet /aloys

Nikos Leterrier présente son recueil de poésies "Le temps d'exister avant le froid"

Biographie de Nikos Leterrier, auteur du recueil « Le temps d’exister avant le froid »

Né en 1975, Nikos Leterrier a vécu en Italie et en France. Poète et dessinateur lorsque ses obligations diverses le lui permettent, il s’est également essayé au théâtre amateur et même au flamenco, danse dont le caractère violent et grave lui permet de mettre en scène ses poèmes, puisque la poésie est fondamentalement un art oral plus qu’écrit.

Le temps d’exister avant le froid : résumé

Puisque la poésie est pour moi l’art même de la concision, comment résumer ces vingt-cinq poèmes ? Plus difficile encore serait de résumer les illustrations qui les accompagnent.

De quoi parlent ces poèmes ? Mais de tout ce qu’on ne peut dire que par l’invention d’un nouveau langage, ce qui est à la fois fragile et opiniâtre, ce qui s’impose avec la clarté d’un matin d’hiver, lorsque le monde à l’entour a changé de couleur en l’espace d’une nuit, et pourtant demande des heures de trimard au fond d’une mine obscure, parfois des années même, tant les mots justes se font parfois attendre.

Pour qui sont ces poèmes ? Pour tout un chacun et chacun d’un tout. Qui peut prétendre savoir à l’avance si un poème le touchera ou non ? Ainsi, à toi, lecteur inconnu, lectrice mystérieuse, qui prendra le temps de lire ces vers, je transmets les salutations respectueuses de mon imagination brouillonne, alimentée par les jeux étranges de l’existence, auxquels jamais je n’ai su m’habituer. Peut-être alors partagerons-nous, pour un instant fugace, à peine le battement d’un cil, le même langage.


Les chaînes de Saturne


Une chose abjecte se tient droite
Encombrant le seuil de ma porte étroite
Je crains cet automate sans substance
J’ai en horreur ce qui n’est qu’apparence


Je n’ai pas peur de la mort ni des pleurs
Ni des grandes ou petites douleurs
Ni de l’étranger ni du prédateur
Mais de ça, de ça seulement j’ai peur


L’os qui craque et perce la chair autour
L’oeil qu’on arrache et qui voit toujours
La peau qui hurle quand on la déchire
Il y a pire encore, bien pire


Mille fois je me réveille en hurlant
Tout entier mangé de tremblements
Parce que je me rappelle et j’entends
Leurs pas sur mes pas, tapis dans l’avant


Je les vois si nombreux : c’est une armée
Au seuil de ma demeure incendiée
Nombreux mais identiques à mes yeux
Par le vide qu’ils nourrissent en eux


Je les hais presque autant qu’ils me font peur
Ces monstres informes et sans odeur
Ce n’est qu’en haut d’une falaise à pic
Que je sens venir la même panique


Ils n’ont plus de sourires ni de larmes
Ils ne parlent que la langue du vacarme
Comme ils ne brillent que par l’arrogance
Ils voudraient partager leur ignorance


C’est la faim qu’on lit dans leurs yeux morbides
Car l’être vide de l’autre est avide
Dévorant sa proie sans rien en faire
Comme un feu sans chaleur et sans lumière


Je les vois affamés et blancs de rage
Tous au seuil de ma terreur sans visage
Je sais que si je me plie à leur loi
Il ne restera plus rien de moi


S’ils me touchent j’en deviendrai chose
Un outil, un objet dans leurs mains closes
Lisse et rond comme Saturne la folle
Où le ciel est enchaîné au sol


Car ils détestent les aspérités
Où s’accrochent et se blessent les idées
Dans l’étreinte rugueuse du réel
Quand la blessure se gorge de sel


Chaque nuit, chaque jour ils sont là
Toujours à l’affût, ils ne dorment pas
Puisqu’ils n’ont pas besoin de penser
Et qu’ils savent que je veux les tuer


Il est des êtres si peu mammifères
Qu’ils cherchent toujours à passer les fers
À qui choisit de leur tendre la main
Qu’ils rendent le pire pour le bien


Tu t’inquiètes de ma violence
Tu me reproches mon intransigeance
Mais tu sais... Il faut que je les haïsse
Quand ta clémence touche à l’injustice


Alors libre à toi de leur accorder
Ce pardon qu’ils n’ont jamais demandé
Mais moi... Moi je les maudirai toujours
Car il y a des actes sans retour


Ces fantômes ne craignent pas la mort
Mais je les forcerai à prendre corps
Avec des yeux que je pourrai crever
Et un coeur que je pourrai arracher

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Dina Kathelyn nous présente son roman "Le poison silence"

Publié le par christine brunet /aloys

Dina Kathelyn nous présente son roman "Le poison silence"

LE POISON SILENCE Roman

C’est l’histoire d’une femme qui eut l’enfance trouée, l’adolescence coincée, trois hommes qu’elle n’a pas su aimer, trois enfants de chair et de questionnement. Toujours en recul de trois pas. Non présente à la réalité. Paralysée par le conflit. C’est une solitaire qui n’aime pas la solitude, une bavarde qui se tait, une morose qui rêve de rires-fous, enfermée entre les murs de ses non-dits, de ses mal-pensés et de ses pas-vécus.

C’est l’histoire d’une femme empoisonnée par le silence. Ce secret autour de sa naissance dont elle ne prendra conscience que fort tard dans sa vie. Ce silence - quotidien, familial et héréditaire ! - qui, dans l’inconscient de la petite enfance, a mis une épaisse couche de coton entre elle et la réalité des choses à vivre. Ce silence qui l’a obligée à se construire une tour - même pas d’ivoire - des murs de protections, des parapets, des masques, des béquilles et des faux-fuyants. A tourner autour, et alentour, du pot.

C’est l’histoire d’une femme qui, enfin, démasque sa vérité, découvre qui elle est et trouve les mots à dire, ceux qui désignent, qui creusent, qui touchent. Ceux qui sauvent ! Ceux par qui la tendresse arrive.

Histoire d’une vie. En 237.834 signes... de vie.

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Lionel Cieciura nous propose un teaser pour son roman "Et si c'était mieux là-bas ?"

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.youtube.com/watch?v=vnGpzT_2QRk

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Philippe Couillaud présente son roman, Léonard ou les odonymes du cancer

Publié le par christine brunet /aloys

Philippe Couillaud présente son roman, Léonard ou les odonymes du cancer

Je suis né en 1948, en France, dans le département de Charente-Maritime. Ma famille se situe dans le milieu artisanal et catholique et tout ce qui va avec !

J’ai pratiquement toujours vécu à Bordeaux. Après quelques expériences dans différents domaines professionnels, j’ai opté pour le travail social en tant qu’éducateur spécialisé.

J’ai toujours éprouvé une forte sensibilité à l’égard de l’écriture, mêlée à deux sentiments contradictoires : attirance et répulsion. Mes tentatives pas très heureuses d’écrits de jeunesse me détournèrent de la littérature considérée comme futile vis-à-vis des sciences humaines. La prise en compte de l’importance de l’écriture dans les rapports que tout travailleur social établit régulièrement, contribua à privilégier l’aspect professionnel aux dépens de l’écriture reine incarnée par la littérature mais toujours secondaire eu égard aux problèmes sociaux.

A travers un travail de lecture et des participations à des ateliers d’écriture, j’ai unifié ces deux aspects de l’écriture que je considérai à tort comme antinomiques.

Un premier livre, « Une pluie grise et fine » a été accepté aux éditions « Pierregord » aujourd’hui disparues. Un deuxième manuscrit, « Léonard ou les odonymes du cancer » vient de sortir chez « Chloé Des Lys ».

Très sensible aux faits historiques et sociaux, j’évoque à travers mes personnages une dramaturgie humaine. J’essaie de travailler mon écriture afin de parvenir à un style, une sorte de texture qui se charge d’habiller la fiction. Aujourd’hui à la retraite, je vis toujours à Bordeaux qui, avec la Garonne, sont des sources d’inspiration bien présentes dans mes deux livres. Un troisième, dont le chantier est bien avancé, se déroule dans un tout autre lieu.

Résumé :

A la fin des années 50, Léonard, jeune étudiant, part en Algérie laissant en métropole son amie Astrid, étudiante également.

Débute une correspondance entre les deux amants qui révèle leurs réflexions et leurs questionnements autour de la vie et de la mort, la paix et la guerre. Les lettres, au fil du temps, témoignent également de l’évolution de leurs sentiments.

Dans cette correspondance, s’insère un texte en italique. C’est en quelque sorte le monologue d’un troisième personnage évoluant dans le présent et qui s’avère être porteur d’une lourde filiation.

Ce roman conjugue les grands faits historiques et la petite histoire de chacun qui s’y trouve mêlée, intriquée. Chacun à leur manière, les personnages tentent de vivre avec leurs sentiments et leurs idées, leurs désirs et leurs peurs qui peuvent se heurter à des obstacles tenant à la fois du destin et du hasard.

Se posent alors à chacun la question de la liberté et le rôle du rêve.

Extrait

Quand serrent les cuisses sur le sexe de ferveur affolé et que la langueur du désir étreint les membres tétanisés, nul ne sait si cela peut s’arrêter. Aujourd’hui, les marches de l’escalier ajoutent une pesanteur inconnue. Habituée à les monter le plaisir rivé au corps, Astrid ressent une oppression distincte de l’effort physique. Sur le palier, elle atteint une des trois portes contiguës, l’ouvre et pénètre dans la chambre. Un jeune homme ébouriffé de sommeil se dresse sur le lit en désordre. Ils se regardent. Ce qu’ils ont à se dire impose un temps de silence. Leurs corps meublent l’espace vacant d’étreintes généreuses. Les esprits aux aguets reprennent vite les choses en mains. Les bras se desserrent ; les bouches se décollent ; les mains se retirent. Le jeune homme se vêt d’une robe de chambre. Astrid réajuste son tailleur. Tous deux affrontent le langage.

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Pierre Doulliez se présente et nous parle de son roman, Le Mal de l'Autre"

Publié le par christine brunet /aloys

Pierre Doulliez se présente et nous parle de son roman, Le Mal de l'Autre"

BIOGRAPHIE

Pierre Doulliez est né le 31 décembre 1939 à La Louvière (Belgique). Après des études d’ingénieur civil et un doctorat en Sciences Appliquées, il a enseigné dans diverses universités en Belgique et à l’étranger. Spécialiste de la planification mathématique, il s’est occupé de la gestion des systèmes hydro-électriques dans de nombreux pays. Arrivé à l’âge de la retraite, il se consacre à son activité littéraire. Il partage son temps entre la Belgique et la Grèce. Le roman "Le Mal de l’Autre" est son premier roman.

EXTRAIT

« Une partie du ciel se couvrit d’un voile de nuages noirs qui occulta rapidement les dernières clartés du soleil couchant. Le feuillage des platanes frémissait sous l’effet de brèves rafales et les guirlandes de lampions se balançaient comme des colifichets livrés à la force du vent. L’orage allait éclater et la fête risquait de se terminer dans la confusion. Quelque chose de lugubre planait sur le village. La campagne environnante sombrait dans la pénombre après la disparition des derniers rais de lumière. Loin des regards préoccupés par l’arrivée de la tempête, Arsène joignit discrètement ses lèvres à celles de Violette et lui laissa le temps d’en apprécier l’excitante moiteur. Jamais encore, Violette n’avait imaginé ce que pouvait signifier l’attrait du sexe lorsqu’il se mêlait au délice d’un amour partagé. Elle en obtenait à présent la révélation. »

La guerre vient de se terminer. Dans un village de la Bretagne meurtrie, un grand amour naît entre Arsène et Violette, deux jeunes lycéens, qui rêvent d’indépendance pour s’aimer sans contrainte. Mais les difficultés surgissent. Arsène est issu d’une famille aisée, il est le fils d’un notaire tandis que Violette est de condition modeste, sa mère est boulangère. La famille d’Arsène est suspectée d’avoir collaboré avec l’occupant tandis que le père de Violette a été dénoncé comme résistant et a perdu la vie.

Ne supportant plus les traditions séculaires de la Bretagne profonde qui l’empêche de vivre comme il l’entend, Arsène décide de partir à la découverte du monde, au grand désespoir de sa jeune compagne. Contrairement à Ulysse, il ne peut résister à l’appel des sirènes qu’il rencontre au cours de ses pérégrinations. Arsène et Violette voudraient revivre leur amour de jeunesse mais le destin d’Arsène en a décidé autrement.

Pierre Doulliez nous emporte dans l’exploration du monde amoureux vécu par deux jeunes gens qui ne peuvent échapper aux drames de l’existence. Si la liberté de l’un ne se conçoit que dans la souffrance ou le mal de l’autre, la question se pose : jusqu’à quel point peut-on aimer un être qui ne peut s’empêcher de vous détruire ?

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Christine Brunet, Dégâts collatéraux, une réédition en 1 volume de ses 2e et 3e romans

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet, Dégâts collatéraux, une réédition en 1 volume de ses 2e et 3e romans

Résumé

Le Jura… D’importantes sommes d’argent disparaissent lors de transferts sécurisés vers l’Italie.

Naples… Des témoins sous protection sont débusqués et éliminés. Les preuves disparaissent, les pistes s’enlisent. Qui tire les ficelles ?

La Force Spéciale Européenne, ébranlée par le comportement incohérent de certains de ses policiers, est chargée de l’affaire.

Un écheveau de présomptions et de découvertes scabreuses entraîne alors Nils Sheridan et Axelle de Montfermy sur la piste d’une organisation qui œuvre dans l’ombre pour renverser les gouvernements démocratiques : ses pions sont en place, l’action terroriste la plus vaste jamais imaginée est en marche. Axelle joue alors contre la montre pour débusquer les chefs de réseaux et éventer leurs plans.

Une chasse à l’homme dont aucun ne ressortira indemne.

*******

Extrait

- Sheridan, dans mon bureau !

La voix de Meyers, le patron du MI6, résonna dans l’intercom. Le grand blond posa avec froideur son regard acier sur l’appareil et se leva. Pas moyen de rester trente secondes tranquille !

Il quitta la pièce, monta deux étages et se retrouva face à la porte vitrée du bureau de son chef.

- Entrez…

Inutile de frapper, l’autre savait, de toute façon, qu’il arrivait grâce aux caméras de surveillance. Il obéit donc et se planta devant une grande sauterelle au visage mangé par une barbe imposante et masqué par des lunettes à monture épaisse et verres fumés.

… Asseyez-vous. Avez-vous revu Mlle Seigner depuis Malte ?

La question avait de quoi le prendre au dépourvu. Aloys Seigner… Alie…

- Non, Monsieur.

- Une idée de l’endroit où elle se trouve ?

- Aucune, Monsieur.

L’homme se caressa la barbe pensivement.

- Où en êtes-vous, tous les deux ?

- Nulle part, Monsieur…

- Très bien. Dans ce cas…

Il lui désigna un dossier sur le bord du bureau. Sheridan se pencha et le prit, l’ouvrit et plissa le front en découvrant la photo de son ancienne maîtresse.

- Votre nouvelle mission, Sheridan. Vous la localisez et vous l’éliminez. Est-ce que ça vous pose un problème ?

- Aucun, Monsieur, assura-t-il d’une voix ferme et déterminée sans montrer la plus petite once d’hésitation.

- Vous êtes certain ?

- Absolument, Monsieur ! J’accepte cette mission mais j’aimerais que ce soit la dernière.

- La dernière ? Pour quelle raison ?

- J’aimerais postuler à la FSE, Monsieur.

Meyers se gratta la barbe avec agacement.

- Pourquoi pas, Sheridan… J’appuierai donc votre candidature. Pas de vague sur l’affaire Seigner, n’est-ce pas ?

L’Irlandais se leva en acquiesçant : ça allait de soi ! Il salua son supérieur d’un « Monsieur » laconique et quitta les bureaux de Londres pour ceux de Paris. En fin d’après-midi, il était au 52, rue Saint-Antoine, devant l’hôtel particulier d’Aloys Seigner, pour lequel il avait toujours la clé.

Il monta jusqu’au salon vide et sourit vaguement en se souvenant de tous les événements qui l’avaient rapproché de cette fille extraordinaire. Elle lui avait sauvé la vie plus d’une fois et c’était à lui, à présent, de lui renvoyer l’ascenseur : elle devait disparaître…

Un nom s’imposa à son esprit : Jacques Seigner, le frère, patron de la DGSE. À eux deux, ils parviendraient à la mettre à l’abri… Il avait une adresse mail ; il brancha tranquillement son portable, se connecta, envoya le courriel sécurisé. Il n’y avait plus qu’à attendre…

Il ouvrit le frigo… vide. Les placards… Des pâtes. Il fit chauffer une casserole d’eau, l’esprit tendu vers la mission et les possibilités qui s’offraient à lui.

- Sheridan, quelle surprise !

L’Irlandais leva les yeux et retira la main de son arme. Jacques Seigner… Pour du rapide !

- Monsieur…

- Alors, qu’est-ce qui se passe ?

- J’ai ordre d’éliminer Alie.

L’espion soupira et s’assit sur le divan en face de lui.

- C’était prévisible, la CIA est déjà sur le coup…

- Pourquoi, Monsieur ?

- Aloys est à Papeete pour l’enterrement de son précepteur, fit Seigner sans répondre à la question.

- Le Vieux est mort !

- Elle doit arriver après-demain par le même vol que vous aviez pris, vous vous souvenez ? Elle prend ses fonctions dans une semaine à la FSE… Pourquoi me prévenir, Sheridan ?

- Je lui dois la vie, c’est un juste retour des choses…

L’espion le dévisagea puis soupira.

- Il faut vous couvrir vis-à-vis du MI6. Alors, voilà comment ça va se passer…

*

Aloys Seigner paya son taxi et sortit dans la rue Saint-Antoine. Elle contempla la voiture qui se faufilait adroitement dans le trafic puis leva un œil vers son hôtel particulier. Elle avait l'impression d'avoir remonté le temps de quelques mois... Même mois, même ciel gris. À cette époque, elle ramenait dans ses bagages un Irlandais en cavale et s'apprêtait à prendre son poste de commissaire divisionnaire à la PJ de Paris... Un temps de doutes... C'était seulement un an auparavant.

Depuis, il y avait eu l'affaire Brenner, Hong Kong et son enlèvement, la folie de Chan Singri, sa survie inespérée, la guérison totale de son cancer, la mort du mafieux dans les souterrains maltais... Il y avait eu aussi son mariage factice avec l’Irlandais et leur croisière en Méditerranée. Si elle ne devait se souvenir que d'une seule chose, ce serait de cet épisode très particulier…

Mais aujourd'hui, elle revenait seule et avec de nouvelles perspectives professionnelles : elle était mutée au poste de directeur de la FSE, une promotion éclair, sans doute due à Singri... Quelle ironie !

Elle sortit de sa poche les clés de son appartement, sourit en pensant à Nils. Elle ne l'avait pas revu depuis Malte, sans doute en mission quelque part dans le vaste monde. Peut-être même pensait-il à elle...

Elle ouvrit la lourde porte assortie de ferronneries, remarqua l'odeur de propre puis un cadavre sur le sol... Une main l'alpagua avant qu'elle ait pu réagir. Une gigantesque explosion ébranla l'immeuble, déchiquetant le corps immobile dans le hall.

*

Au bout de la rue, une voiture déboîta tranquillement. L'homme blond au regard acier au volant reposa la télécommande sur le siège passager. Nils Sheridan avait fait son travail sans état d'âme : les ordres étaient d’éliminer Aloys Seigner et il avait accepté la mission sans hésiter. Son renvoi d'ascenseur à lui...

Il se gara pour laisser passer la police et les pompiers puis les ambulanciers, et s'enfonça dans le trafic sans avoir été le moins du monde inquiété.

Alie avait disparu de la surface de la planète... et de sa vie.

http://www.christine-brunet.com

Du même auteur:

Nid de vipères, E16 aux Editions Chloé des Lys ( Non Nobis Domine, Poker menteur, Convergences aux Editions Gascogne)

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