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Marcelle Dumont se raconte...

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Dumont se raconte...

Marcelle Dumont se raconte


En avant pour l’équivalent d’une d’interview, même si j’ai fait à la fois les questions et les réponses.

Je suis née en Hainaut, comme mon père qui était un vrai Wallon, blagueur et bon vivant. Tel aussi mon grand-père paternel, le seul aïeul que j’aie connu.

Maman a vécu son enfance et son adolescence à Ixelles dont sa mère était originaire. Son père était venu exercer son métier dans la capitale, mais il était né dans un petit patelin proche d’Ypres. C’était un pâtissier accompli que Maman a secondé la nuit, dès l’âge de douze ans. Elle trouvait le temps, entre deux régiments de petits pâtés, d’embrasser sa poupée cachée dans un placard. Quelques printemps plus tard, elle a rencontré un « joli petit brun à moustache », venu se perfectionner dans le métier. Ils se sont mariés et ont eu six filles, dont je suis le dernier numéro. Ils ont beaucoup travaillé tous les deux et j’espère, comme dans les contes de fées, qu’ils ont été heureux ensemble.

Entre la rigueur et le réalisme de ma mère, relevés d’une pointe d’humour bruxellois, la gouaille pleine d’esprit de mon wallon de père et son humanité profonde, je me sens très belge.

Je comprends pas mal de patois, du picard au borain, du wallon de Charleroi à celui de Namur, sans être capable de les parler couramment. Mais le français est vraiment ma langue. L’amour de la langue et de l’écriture ne m’a jamais quittée. Il s’est emparé de moi vers les treize ans et il me tient toujours. Donc, à cet âge, j’ai écrit des poèmes satiriques, à la métrique hasardeuse, dont mes proches faisaient les frais.

Un an plus tard, mon inspiration avait changé et je plongeai dans un romantisme naïf. Etape éphémère, là aussi. Servie par un grand sens de l’observation, je suis passée ensuite à la prose, avec des récits, des impressions, des nouvelles. En même temps, je travaillais sur un premier roman, tapé sur stencils. D’autre part, Jean, et moi avions débuté notre collaboration bilatérale. Il assemblait les textes que j’avais tapés sur mon Hermès Baby et j’ai écrit le commentaire de son premier film, sur une coopérative agricole en Hainaut.

De 1960 à 1980 j’ai eu une activité littéraire soutenue. Parution de nouvelles et récits dans Marginales, Le Thyrse et Audace. Sortie de mon roman La Veuve en 1969, chez Pierre De Méyère, adaptations et pièces originales pour le Théâtre de l’Equipe.

Mon activité de journaliste indépendante continuait à me requérir. J’écrivais aussi des textes pour enfants qui ont paru dans Libelle et Femmes d’Aujourd’hui.
Parallèlement, je fus l’assistante de Jean. J’écrivais les dialogues et commentaires de ses films. Je l’ai accompagné plusieurs fois, aux Iles Féroé et au Groenland. Lors de l’un des voyages au Groenland, le but était d’atteindre le plus puissant glacier de ce pays. Ce ne fut pas une sinécure, comme j’en ai témoigné à mon retour, dans Pour un fleuve de glace. Ce récit est inclus dans le coffret que le Ministère de la Culture a consacré à l’œuvre cinématographique de Jean, sous le titre : « Des Marolles au Groenland, Jean Harlez, un homme qui voulait filmer à tout prix ».

A présent, après la parution chez Chloé des Lys de Nuageux à couvert, certains lecteurs ou lectrices s’étonnent de mon long silence littéraire, entre 1980 et 2016.

Mon activité de journaliste indépendante, d’abord à Spécial de 1978 à 1980, puis de 1980 à 2002 au Soir, me laissait peu de temps libre. Mais ça ne veut pas dire que je ne m’épanchais plus dans une écriture plus intime. Et qu’il n’y avait pas d’inédits dans mes tiroirs. La difficulté de trouver un éditeur qui m’accepterait, sans être ruineux, m’a certainement freinée. Enfin Chloé des Lys m’a ouvert la porte et je l’en remercie! Mais il a fallu retrousser mes manches pour réaliser la maquette texte et la maquette couverture. Maintenant en avant pour le second challenge, celui de la promotion. Le vin est tiré. Il faut le boire et non s’y noyer !

******************************************************​*

Autour du comptoir (extrait de Nuageux à couvert-page 51)


Willy était de taille moyenne, quand il se déplaçait comme tout le monde sur le sol carrelé de son bistrot. Dès qu’il se retranchait derrière le comptoir, il gagnait vingt centimètres, grâce au plancher. Il n’en fallait pas plus pour qu’il regarde tout le monde de haut.

Il avait commencé par travailler en usine et par contribuer, chaque samedi et chaque dimanche, à la prospérité d’autres cabaretiers. Cela sans compter les lundis de kermesse. Les jeunes filles pouvaient se désoler de voir ce garçon bien fait, aux beaux yeux gris bleu, délaisser la danse ; lui tenait à vivre sa jeunesse.

Un jour, las de s’imbiber comme une éponge et de ne conserver d’appétit que pour les frites et les pickles, il s’était laissé annexer par une future mémère. Il s’était marié, n’avait plus bu que du café fort et, grâce aux largesses de ses beaux-parents, il s’était payé un comptoir dont il allait enfin connaître la bonne face, celle qui aligne les pompes à bière et le tiroir-caisse.

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Joël Godart présente son nouveau livre : « A la fin de ces longues années »

Publié le par christine brunet /aloys

Joël Godart présente son nouveau livre : « A la fin de ces longues années »

Joël Godart présente son nouveau livre :

« A la fin de ces longues années »

(en préparation chez Chloé des Lys ) pour faire suite à son premier recueil : « Ailleurs est un pays aux rivières lentes ».

Deux extraits :

Oiseaux

Peuples de mes rêves, guerriers qui combattez

au fond de mes forêts, vos lances rythment mes

audaces. J'ai le feu dans mes paysages, mes arbres

crient dans la chevelure du ciel. Mains levées je

rêve sous un soleil nouveau, j'étreins des paradis

emplis d'ailes d'oiseaux.


Poisson d'or

Le poisson d'or qui était dans ta bouche

J'ai voulu le saisir mais il m'a échappé

Glissé tout le long des lignes de tes hanches

Lancé à sa poursuite je n'ai su le rattraper

Et suis resté sans vie le cœur empli de peine


Il a fallu que mon amante m'ouvre grand ses portes

Pour que le poisson d'or vienne enfin à mes pieds

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Présentation du nouveau roman d'Edmée de Xavée, Villa Philadelphie

Publié le par christine brunet /aloys

Présentation du nouveau roman d'Edmée de Xavée, Villa Philadelphie

Biographie :

Née en 1948 à Verviers dans une société en déclin : les années de prospérité industrielle touchent à leur fin, ainsi que le règne des magnats locaux. L’argent change de mains, courtisans et courtisés de visage, les grosses maisons de maîtres sont divisées en appartements ou s’effondrent sous les coups des démolisseurs, le chaos fauche un monde sous ses yeux – qui ne s’en effrayent guère. Mais quelle provende d’inspiration ! L’arrogance, le courage, les arrangements mesquins, les chutes aux enfers et les revanches, les nouveaux riches et les nouveaux pauvres, la douceur du monde d’avant et celle, aussi, du monde d’après.

Ce fut toutefois un écolage long et souvent douloureux, qui lui fit prendre plus d’une fois la route de l’exode : des années passées à Aix-en-Provence où elle fit des santons puis fut étalagiste dans un magasin, d’autres en Italie sous le déguisement d’enseignante de français dans une école de traducteurs, et un bon morceau de vie vécu aux USA dans le rôle de gérante d’imprimerie et puis d’assistante d’un conseiller financier ont complété le tiroir aux inspirations et souvenirs, avant le retour au berceau…

C’est aux USA qu’elle a vraiment commencé à écrire. Elle tient un blog depuis 2007 à raison d’un article par semaine.

Résumé

Villa Philadelphie Edmée De Xhavée

Aimée et Richard, un mariage que raison et amour ont nourri de bonheur. Et voici que l’on prépare les doubles noces de leurs deux filles : Rosalie est l’impatiente fiancée d’Antoine Delbrassine et Evelyne, avec moins d’enthousiasme, celle d’Edouard du Lyncé. Et si ce double évènement semble, aux yeux des parents, mettre en évidence une affectueuse complicité entre les deux sœurs, la vérité est bien autre. Et ne pourra qu’émerger peu à peu, au cours de ces 40 années passées en étrange voisinage dans la « Villa Philadelphie », deux maisons jumelles destinées à garder les sœurs unies dans leurs vies de femmes…

C’est qu’elles vont changer, Rosalie et Evelyne…

Court Extrait

Rosalie s’empara prestement du cœur indécis d’Antoine Delbrassine, beau jeune homme de trente ans, fils d’un célèbre avocat de la capitale qui venait lui-même d’ouvrir un bureau d’avocats à Verviers, non loin de Dolheux-Mesnil et Casteau.

A vrai dire… elle en détourna le cœur, car c’est sur Éveline qu’il avait d’abord posé les yeux lors d’une garden-party organisée par une de ses tantes. Elle l’avait séduit, suggérant à son imagination, de façon délicieuse, l’idée d’un tableau préraphaélite, avec cet air un peu rêveur qui donnait envie de l’entourer d’une tendre protection. La marée rose qui avait envahi ses joues alors qu’il lui parlait, et le frémissement séduisant qui avait couru sur ses lèvres lui avaient révélé une jeune fille peu assurée encore, mais habitée d’une braise aux reflets incandescents qui ne demandait qu’à s’enflammer. Mais Rosalie était venue à la rescousse de sa jeune sœur, s’interposant et répondant pour elle avec brio, effaçant ses hésitations par ses propres rires pleins de gaieté, détournant l’attention sur elle-même… et il ignora toujours qu’elle avait sifflé entre les dents, tapotant le poignet de sa cadette avec son éventail fermé Je suis l’aînée, c’est pour moi.

(Villa Philadelphie – Edmée De Xhavée)

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Séverine Baaziz nous propose le début de son roman "Le premier choix"

Publié le par christine brunet /aloys

Séverine Baaziz nous propose le début de son roman "Le premier choix"

Tout est blanc. Etonnamment blanc.

Nonchalant, je m’aventure à errer dans cet espace sans horizon. Sans le moindre repère, visuel, sonore, je ne sais où aller.

Je déambule.

Je vagabonde.

Aussi fin enquêteur qu’un Epagneul sans flair, je ne trouve rien. Pas un seul indice. Dans ma quête de clairvoyance, il me vient à penser que non seulement je ne sais pas le moins du monde où je suis mais, pire, je ne sais même pas qui je suis. Qui peut me dire si je ne suis pas amnésique, prisonnier d’un état comateux ou simplement en plein rêve.

N’importe qui à ma place, j’imagine, serait tenté de paniquer, mais moi, non. Etrangement, je suis seul tout en ayant en même temps le sentiment d’être entouré. Mes questions restent suspendues sans que je puisse y répondre. J’aimerais savoir ce que je fais ici et pourquoi.

  • La question n’est pas qui tu es, mais qui seras-tu.

  • Mais qui me parle ?

Plus aucune réponse. La voix me semble inaudible ; simplement retentir en moi. Malgré ces questionnements, je me sens irrationnellement paisible et confiant.
Mon interlocuteur reprend, invisible, calme et puissant :

  • Le temps est venu pour toi, Martin, de prendre une grande décision, de choisir ton destin.

Les mots se suivent et à aucun moment je ne ressens le besoin de les interrompre.

  • Ton âme, Martin, fait partie du cycle de la vie. A chaque commencement, une fin, à chaque fin, un commencement. Tu as su abreuver ton âme des félicités de la vie, ne pas sombrer dans les épreuves, préserver ta lumière des vents et tempêtes. Ainsi, tu renaîtras… Ton libre arbitre recommence dès maintenant. Il t’appartient de choisir la famille qui t’accueillera. Dans une certaine mesure en tout cas. Je t’explique. Au vu de ta vie passée, certaines possibilités s’offrent à toi. Plusieurs destins sont possibles et à ta portée, il te faudra faire ton choix en fonction de tes propres volontés et de ton ressenti. Ainsi, tu visiteras deux familles qui attendent, mais ne le savent pas encore, la venue d’un enfant.

Un silence se fait ensuite entendre.

Je me suis senti enveloppé par cette voix qui me pénètre sans que je la distingue de façon sonore. Je ne sais l’écouter, je la ressens. J’ose une question.

  • Alors, je m’appelle Martin ?

  • Martin se trouve être ton dernier prénom. Le prénom que ta dernière famille avait choisi pour toi. Ton âme a déjà connu diverses vies durant lesquelles, à petits pas, elle a progressé. Ce n’est pas le cas à chaque fois. Pour certains, l’âme se laisse empoisonner par toutes sortes de nocivités. La peur, l’égoïsme, l’envie sont autant de travers menant parfois au pire des devenirs. Ainsi, une âme peut se noircir et même se putréfier totalement. Celle-ci ne renaîtra plus…Heureusement ce n’est pas ton cas. Tu as su mener une vie digne et honnête mais certaines difficultés ont endigué quelque peu le foisonnement de ton esprit. Dès ton plus jeune âge, tu as manqué d’amour et, en grandissant, des échecs professionnels et personnels t’ont blessé. C’est pourquoi, nous te donnons la possibilité de faire ton choix entre deux socles de vie : l’affectif ou le confort matériel. Deux familles différentes. Deux destins qui s’offrent à toi.

Je devrais me sentir désabusé par toutes ces informations qui me viennent avec force, mais au contraire je me sens en paix. Je sais que tout ira bien. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai confiance en moi, mais puisque j’ai la chance d’entendre ce discours, c’est que je le mérite et je n’ai qu’une envie, découvrir qui je suis et jouir pleinement de cette aventure incroyable.

  • Il est temps, Martin. Tu vas partir à la découverte de tes destins.

Je me sens happé dans un profond tourbillon. Je m’évanouis. Pour un instant.

SEVERINE BAAZIZ

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Marcelle Dumont présente son ouvrage "Nuageux à couvert"

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Dumont présente son ouvrage "Nuageux à couvert"

Biographie :

Née à Erquelinnes, le 26 janvier 1931.

Auteure et journaliste indépendante. Collabore de 1958 à 1974 à Germinal et au journal Le Peuple et de 1980 à 2002 au journal Le Soir.

Signe dans les années 60, nouvelles et récits dans le Thyrse, la Revue Générale Belge, Audace et Marginales.
En 1969 publie un roman La Veuve, chez Pierre De Méyère.

Écrit des textes pour enfants dans Libelle, dont le feuilleton Rigodon, héros de l’Espace, illustré par Jean Roba.

Auteure dramatique. Adapte Boule de Suif, de Maupassant, pour le Théâtre de l’Équipe. Écrit trois pièces : Les Menottes, Ceux de la Bécasse et Regrets Eternels.

Auteure de la plupart des dialogues et commentaires des films de Jean Harlez, dont elle fut l’assistante, notamment lors de voyages au Groenland et aux îles Féroé.

Écrit actuellement des nouvelles car l’écriture est restée vitale elle.

Résumé :

Est-on vraiment fait pour vivre ensemble, se demandent ces personnes dont j’ai fait un bouquet? L’amour et le désamour sont le fil rouge qui court entre les êtres humains. Voici la petite bourgeoise solitaire, et la malheureuse qui se jette dans la gueule du premier loup venu, pour échapper à sa mère. L’épouse qui souhaite la mort de l’homme dont elle a partagé la vie, plutôt mal que bien. La jeune femme tentée par une amourette. Les fiancés de la Grande Guerre, reliés par un frêle fil épistolaire. L’inconnue incendiant le vendeur de crème glacée. La fourmi passionnée liée, malgré lui, à l’artiste cigale. La coquette vieillissante sombrant dans la folie au décès de son compagnon. La mal mariée qui tombe dans les bras d’un amant et meurt assassinée sous les mains d’un jaloux.

Extrait :

BRUMAIRE[1]

Il est quatre heures et déjà le soir tombe. On est aux plus mauvais jours de ce mois que le calendrier républicain rebaptisa brumaire. Et, depuis le matin, le brouillard ne décolle pas. Sa présence glacée farde les fenêtres. Simone qui tricote au coin du feu, en remuant les lèvres, évite de regarder de ce côté, comme si un visage maléfique allait se matérialiser sous ses yeux.

D'ici un moment elle quittera son fauteuil, en s'accrochant à la barre tiède du poêle de Louvain et elle fermera les rideaux, pour exorciser la menace extérieure. Mais alors elle sera encore plus seule, livrée à ses propres ombres. Ses obsessions, ses vieilles rancunes, le contentieux de soixante années d'amertume, la frôleront du coude, pèseront sur sa poitrine, comme si elle s'était pris un mauvais catarrhe.

Allons, il est temps d'aller voir comment "il" va. Elle glisse sur ses chaussons jusqu'à la pièce voisine où "il" végète depuis sa congestion. Trois mois se sont écoulés depuis son refus de l'envoyer à l'hôpital. Elle se le garde. C'est son mari, n'est-ce pas ? L'infirmière qui vient, matin et soir, le changer et faire sa toilette, la félicite de son dévouement.

[1] Page 29 de Nuageux à couvert de Marcelle Dumont

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Kristof présente son recueil "Wasserfall"

Publié le par christine brunet /aloys

Kristof présente son recueil "Wasserfall"

Bio

Né à Paris, vit à Versailles.

D’origine Basque

Travaille comme agent immobilier à Paris.

Ce recueil est son deuxième livre.

Résumé

C’est un journal poétique résolument engagé, un itinéraire de vie, des fragments de mon histoire. C’est une écriture résistante, où j’ai tenté de réintroduire l’insoumission au cœur même du discours, une méditation amère sur la condition humaine au 21ème siècle. A travers mes explorations, j’ai cherché comment survivre à la malédiction du capitalisme sauvage qui confère à nos sociétés, quelque chose d’irréel, d’inachevé, d’insupportable car, faisant de nous des victimes d’un châtiment injustifié . J’ai donc tenté de créer une nouvelle impulsion afin de redonner du sens à la vie, conscient malgré tout, que défendre mon monde,

celui de l’humain, de l’amour, pied à pied, n’est rien d’autre qu’un combat d’arrière-garde, un cri de plus en plus marginalisé. Enfin, à une échelle plus réduite, se trouve exposé mon cheminement d’homme ordinaire, comme des pas chuchotant dans la neige fraiche, sans bourreaux extérieurs, un sentier qui n’est pourtant pas sans danger non plus.

Court extrait

Place Syntagma (Athènes)

S’il a ce regard sans mélange

Ce visage insensible aux traits absents

S’il respire librement sur la Grand’ place

Avec son cœur d’homme

Il sera mon origine

Gravé dans le marbre des siècles plus jamais vides !

Il sera à l’endroit exact où l’on marche par millions

Chacun de nous sentant en lui

Ce qui ne se marchande pas

S’il s’est tué tremblant

C’était de courage et d’un geste sans concession

Quant à ses derniers mots ils furent une étreinte avec la vie

Un fragment de lutte animale

Offert à la foule traquée

Mais un jour de trop

La colère nous changera

Et notre vengeance sera immortelle !

7 avril 2012

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Albert Nico présente son ouvrage "L'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand"

Publié le par christine brunet /aloys

Albert Nico présente son ouvrage "L'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand"

Bon pour les mouches, sur la route de l’abattoir

Une présentation de « l’homme au grand chapeau n’avait rien à cacher ni rien de grand ».

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Alors, Al, ce nouveau bouquin, tu peux nous en parler un peu ?

Heu, ça va être difficile…

Juste deux mots, histoire qu’on sache de quoi ça parle…

En fait, ce bouquin, ce n’est pas. Ce n’est pas un roman, ce ne sont pas vraiment des contes ou des nouvelles, pas même tout à fait des poèmes. Ce bouquin, ça ne pourrait pas être un réseau de bus, ni même un jour férié, ni les Champs Élysées un 31 décembre vers minuit, et ça ne pourrait pas non plus être ce bol de bouillon au vermicelle qu’on te servait chaque soir quand tu étais un enfant…

Bon. Et qu’est-ce que ça pourrait être ?

Ça pourrait être un permis poids lourds. Cela pourrait être du goût des mouches sur la route de l’abattoir (bien incapables de dire de quoi il s’agit mais tant qu’on y sent le sang affluer…) Cela pourrait être des singes s’invitant au zoo pour rire de leurs visiteurs. Un éclat de rire qui te ferait cracher une dent.

Ou un cortège funéraire qui passerait de 78 à 45, puis à 33 tours par minute.

Bon. Et qu’est-ce que je marque alors ?

T’as qu’à mettre que ce livre te rentre dans le bide avant que ton cerveau ne puisse le classifier…

____________________

Un extrait quatorze juillet dans l'année

Voici venir une jeune fille qui n'a d'yeux que pour son mobile. Puis ses dix-huit clones en deux heures de temps. Voici venir un chien levant la patte au même endroit que le précédent. Voici venir un nouvel été, et les odeurs de merde qui remontent. Voici venir une race supérieure de mouches.

Voici venir un prophète et son cortège de zombies, qui de se demander quel nom, quel slogan, quelle couleur. Voici venir un musulman et un chrétien se serrant la main et ne sachant que faire de leur dernier stock de croisades.

Voici venir l'heure de l'extinction des feux et son lot de questions qui, le jour venu, demeureront sans réponse. Voici la petite fille enjouée, et le temps à ses trousses. Voici venir le dernier mot.

Voici venir enfin un ami s'écriant : “Tu es fou ! Amputer la 6ème de Mahler de ses deux premiers mouvements, ça ne se fait pas ! Ce serait comme... comme de manger du poisson en pensant ne jamais tomber sur une arête... Je sais pas... comme de s'imaginer pouvoir vivre en couple sans faire la moindre concession...!” Et comme j'épluche une banane sous ses yeux avant de lui tendre la pelure, voici venir un fauteuil qui se libère et l'émergence d'un silence mérité.

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« DÉLIVRANCE », UN LIVRE de Jacques DEGEYE, aux Éditions CHLOÉ DES LYS.

Publié le par christine brunet /aloys

« DÉLIVRANCE », UN LIVRE de Jacques DEGEYE, aux Éditions CHLOÉ DES LYS.

BIOGRAPHIE

Jacques DEGEYE est né le 7 juin 1948 en province de Luxembourg (Belgique).

Il est agrégé de philosophie et lettres (département d'histoire moderne), possède le certificat d'aptitude aux fonctions de bibliothécaire et le certificat d'aptitude aux fonctions administratives communales.

Il est Chevalier de l'Ordre de la Couronne et détenteur de la médaille civique de 1ère classe.

Il a exercé pendant plus de dix ans le métier de professeur dans l'enseignement secondaire, principalement supérieur, et pendant un quart de siècle, celui de secrétaire communal de la Ville de Rochefort (Belgique).

Lecteur infatigable, il aborde tous les domaines : de la littérature aux sciences, de la politique à la philosophie. Il a une affection particulière pour le cinéma ( il a collaboré à la rubrique cinématographique des Cahiers de Clio ) et pour la peinture.

L'écriture est sa passion. D'abord dans le domaine historique. Il a collaboré à l'ouvrage collectif Abbayes de Belgique.Guide, sous la direction du professeur Albert d'HAENENS, Bruxelles, Léon Dewincklear, Éd. de Services Interentreprises, Éd. de Services Interbancaires, 1973. De même, il a participé à l'ouvrage collectif La religion dans les manuels d'histoire en Europe / Religion in School History Textbooks in Europe, sous la direction du professeur Albert d'HAENENS, Strasbourg, Conseil de l'Europe / Council of Europe, 1974. L'un de ses articles est consacré à La preuve à Stavelot-Malmedy, du IXe au XIIIe siècle, dans « Le Pays de saint Remacle », n°12, Malmedy, 1975/1976, p. 55-75. L'autre est intitulé Les carrières de calcaire à Resteigne, dans « Glain et Salm, Haute-Ardenne », n°12, juin 1980, p. 52-76.

Il est l'auteur de deux romans qui précèdent l'ouvrage sur lequel porte la présentation ci-après :

- Le monde de Jonathan ou le cercle infernal, collection « Ô fil du temps», Bruxelles, Artésis Éditions, 2006. Au contraire de la plupart des écrivains, Jacques DEGEYE commence sa production littéraire par un roman sur l'enfance et ses sortilèges, sur l'adolescence et le sentiment de culpabilité. Jonathan porte très tôt le poids des origines de son père sur ses frêles épaules.

- Meurtre en Ardenne, Éditions Éole, 2008. Un roman noir où l'auteur marque son territoire. Si le testament et l'assassinat de l'écrivain Harold Bullock occupent le centre du roman, le suicide n'en est pas moins un thème essentiel, avec quelques autres : les rivalités intra-familiales, le double triangle amoureux, les relations ambivalentes entre les deux soeurs.

L'imagination de l'auteur prend sa source dans le réel, avant de le transformer, voire de le sublimer. Lecteur assidu de René GIRARD, l'auteur partage ses conceptions sur le roman, sur le darwinisme appliqué en anthropologie, sur le mimétisme, les boucs émissaires, le sacrifice, la violence et la dissimulation propres au sacré, aux rites et aux mythes.

Jacques DEGEYE propose une vision poétique du monde assez décapante : celle-ci met l'homme à nu face à ses sensations premières, sans recourir à la médiation des appartenances sociales. C'est une lutte acharnée contre les mensonges et dissimulations qui défigurent l'homme et contre les préjugés qui emprisonnent sa pensée.

PRÉSENTATION DU LIVRE

DÉLIVRANCE est pour l'essentiel un recueil de nouvelles. Que le lecteur n'ait cependant pas un mouvement de recul devant ce terme : « des nouvelles ! » Et un mouvement d'arrêt devant le thème de la mort volontaire. Rien de mortifère dans ces récits. Au contraire : des héros débordant de vie, pleins de désirs et de projets.

Les personnages de la vie réelle sont présentés sous des angles inattendus : Romain Gary, Nicolas de Staël, Romy Schneider, Marilyn Monroe, Diane Arbus, Ernest Hemingway, Virginia Woolf, Gérard de Nerval, Stefan Zweig, Walter Benjamin, Vincent Van Gogh, Marina Tsvetaeva, Yukio Mishima... Et bien d'autres appartenant au monde de la finance, de la politique, du sport, des camps de la mort.

Le lecteur découvrira des personnages de fiction, tous plus attachants les uns que les autres : Alexia, Alban, Stephen George, Patty Schoenberg, Sirius, le professeur Appelbaum... et un être nimbé de mystère : le Démiurge.

L'amour fusionnel, les doubles, les songes et la quête obsessionnelle de la liberté ne le cèdent en rien aux cauchemars, au sacrifice de soi et à la rage destructrice. Jusqu'à ce récit de fin du monde , fruit d'une imagination débridée, et dont la frêle héroïne semble être la seule à pouvoir éviter la catastrophe.

Des histoires où la drôlerie et l'humour ont leur part. Un style direct. Des dialogues surprenants. Certains personnages apparaissent dans plus d'une nouvelle, donnant au texte une continuité analogue à celle du roman. Au milieu et à la fin du volume, le lecteur trouvera une Ode à la vie rêvée, puis le poème éponyme Délivrance.

Le suicide : un art de vivre et de mourir. Des sentiments forts. Chaque histoire de mort volontaire traduit le cri des hommes et paradoxalement leur folle espérance.

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"Mal de mère" le nouveau roman à paraître de Danièle Deydé

Publié le par christine brunet /aloys

"Mal de mère" le nouveau roman à paraître de Danièle Deydé

En mal de mère... Un résumé !

Après une ultime dispute entre Murielle la mère et sa fille Elisa, Murielle prend la route pour aller se réfugier chez sa sœur à mille kilomètres de leur domicile. Elisa, elle aussi, quitte la maison, désespérée par son impossibilité à s’extraire de l’emprise exercée par sa mère à son égard. Chacune des deux femmes souffre d’un « mal de mère » : Murielle qui s’avoue n’être rien sans sa fille, unique horizon d’une vie dévastée. Elisa rongée par la culpabilité et consciente de ne pouvoir se construire un avenir pour vivre enfin sa vie d’adulte.

D’un chapitre à l’autre, le lecteur est invité à suivre le cheminement de Murielle en alternance avec celui d’Elisa, dans le même espace temporel, jusqu’au dénouement.

Au fil de quelques extraits :

Murielle

L’autoroute déroule ses kilomètres devant les roues de la voiture, presque à perte de vue. Murielle fixe sans faillir l’asphalte gris qui court devant ses yeux. Partie aux premières heures de la matinée, elle a roulé à vive allure, s’arrêtant le moins possible, juste le temps de refaire le plein d’essence et de boire un café. Elle ne pense qu’à avancer, à mettre de la distance entre elle et Elisa. Elle fuit sa souffrance ou du moins, elle n’est pas dupe, tente-t-elle de le faire.

…..

Car il s’agit bien de cela : une fuite. Elle en a conscience. Elle sait aussi que c’est vain. Mais elle n’a pas vraiment choisi, elle a juste obéi à une pulsion.

…..

L’angoisse monte au fur et à mesure qu’elle se rapproche. Le soleil s’est couché. C’est un moment difficile, cet entre chien et loup où les contours des choses se fondent. Les mains de Murielle se crispent sur le volant ; la fatigue, soudain, semble s’abattre sur ses épaules. Elle serre les dents.

Elisa

La route est dégagée. Comme à son habitude, Elisa conduit vite la petite voiture qu’elle achetée d’occasion l’année dernière avec ses premiers salaires. Elle se rappelle sa joie, à l’époque ; elle s’imaginait que sa vie allait changer. Il lui semble que cela remonte à très loin dans le temps. Aujourd’hui, elle n’y croit plus.

….

La brise marine devient plus sensible et se mêle aux rumeurs de l’océan qui bat. Des oiseaux de mer se laissent porter par le vent, puis fondent soudain vers la surface mouvante de l’eau en poussant des cris aigus. La jeune fille s’arrête, fascinée par cet immense espace qui s’ouvre devant elle. A perte de vue, une surface aux reflets bleu vert sans cesse renouvelée, presque vivante, avec, au loin, des écueils et l’île immobile et assombrie par le contre-jour. Et, en bas, sous elle, un abrupt impressionnant.

….

Au moment de se séparer, Elisa glisse à sa sœur pour, c’est ce qu’elle voudrait croire, la rassurer : « Tu verras, tout va finir par s’arranger. Il faut que tu y croies. » La phrase, sitôt prononcée, résonne dans sa tête ; elle saisit que ce ne sont que des mots, ceux-là même qu’elle n’a pas pardonnés à son père, et qui lui permettent de ne pas s’engager.

….

Quand elle arrive dans la petite station balnéaire, le soleil est bas sur l’horizon, mais la plage est baignée d’une clarté diffuse et très douce. La mer est haute et le sable paraît presque blanc. Les baigneurs ont déserté la grève qui semble se prélasser sous la molle caresse des vagues. Le lourd feuillage des arbres qui bordent le rivage s’est assombri, par contraste avec la grève pâle. Elisa revoit son père qui tend la main à la petite fille qu’elle était et tous deux pénètrent dans l’eau fraîche ; il l’éclabousse et elle pousse des cris ravis ; elle serre sa grosse main pour se rassurer, elle a un peu peur, elle ne sait pas nager. La jeune fille sourit. Tout cela est si loin ! Elle se demande si, finalement, elle ne l’a pas rêvé.

….

Murielle

Murielle secoue la tête, comme pour signifier qu’elle n’a rien à raconter. Son visage s’est figé. Nadine comprend qu’elle ne dira rien. Elle aurait désiré aider sa sœur et elle prend, tout à coup, la mesure de son impuissance. La souffrance de Murielle est au-delà des mots.

….

Murielle se lève, elle s’approche de sa sœur, pose un léger baiser sur sa joue. Dans un murmure, elle prend congé. « A demain matin ». En s’éloignant vers sa chambre, elle laisse Nadine seule avec ses questions et son inquiétude.

….

Elisa

Rien n’a changé. La rivière coule toujours sous les ponts de pierre. Partout, des fleurs, des arbustes d’un vert très tendre ; le bruissement de l’eau sur les galets ; une fraîcheur humide qui monte du courant. Elisa s’assied sur un muret, à l’endroit exact où ils aimaient s’installer pour regarder la fuite de cette eau vive. Elle se souvient des petits bateaux en papier qu’ils jetaient de la rive et qui se dandinaient à la surface et, bientôt, disparaissaient emportés par le flot. Elle entend encore leurs rires qui couvraient les bruits de la rivière et le piaillement des oiseaux dans les arbres inclinés au-dessus de leur tête.

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Philippe Desterbecq présente son nouveau roman "Le livre magique"

Publié le par christine brunet /aloys

Philippe Desterbecq présente son nouveau roman "Le livre magique"

Philippe Desterbecq est instituteur depuis plus de 30 ans. Sa passion pour la lecture et son travail avec des enfants l’ont amené à écrire pour la jeunesse.

Après « L’étoile magique », un conte destiné aux enfants de 8 à 12 ans, il signe ici une suite très attendue par ses élèves. Ce deuxième tome s’intitule « Le livre magique » et fait la part belle à la littérature de jeunesse. Il se veut également un hymne à la nature.

Quand il n’écrit pas pour les enfants, Philippe Desterbecq se consacre à la rédaction de nouvelles, un genre qu’il affectionne tout particulièrement.

Ses autres passions sont les voyages et les balades dans la campagne où il recherche la paix de l’esprit : un exutoire à un métier très prenant.

Résumé

Après avoir sauvé son amie Heidi grâce à son étoile magique, Pierrot se retrouve en vacances chez elle.
Ses parents sont partis, soi-disant, aider une cousine que Pierrot ne connait pas…

Heidi a une bibliothèque extraordinaire et Pierrot qui n’aime pas lire se surprend à ouvrir un livre et à y plonger avec délectation !

Un jour, sur le lit de la petite fille, Pierrot découvre un livre étrange, et Heidi semble avoir disparu…

Le garçon est certain que son amie lui cache quelque chose…

Un voyage au pays des livres où on rencontre des personnages connus comme le « Petit Prince », ou « Momo », un des héros de Yaël Hassan que l’auteur affectionne tout particulièrement.

Extrait

Waouh! C’est pas une chambre, ça ! C’est une bibliothèque ! dit Pierrot en pénétrant dans la chambre d’Heidi.

En effet, des centaines et des centaines de bouquins bien rangés semblaient attendre patiemment d’être choisis par une main enfantine pour sortir de leur rayonnage.

Pierrot s’approcha de la première bibliothèque, à droite de la porte d’entrée. Il retira un livre au hasard.

« Cabane magique », lut-il sur la couverture.

  • Ce sont les aventures de Tom et Léa, expliqua Heidi. Dans chaque épisode, la fée Morgane leur donne une mission. Pour résoudre l’énigme, la cabane emmène les enfants dans une autre époque, à travers le monde. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chez les Egyptiens de l’Antiquité, chez les Indiens d’Amérique, à Pompéi lors de l’éruption du Vésuve, sur la banquise, …
  • C’est une machine à remonter le temps, alors ?
  • Si tu veux…
  • Tu les as tous lus ?
  • Oui, et certains plusieurs fois !
  • Je suis impressionné…

Pierrot replaça le livre à sa place.

  • Tom et Léa sont tellement sympas ! L’autre jour, Tom me disait…
  • Ces enfants existent vraiment ? s’étonna le petit garçon. Tu les as rencontrés ?
  • Euh…non, bien sûr, balbutia sa copine. Je voulais dire que…, dans un des volumes, Tom disait à sa sœur que… Et puis, rien, ça n’a pas d’importance ! J’ai tendance à m’identifier à certains personnages. Longtemps, je me suis prise pour Léa. J’avais tellement envie de vivre ces aventures à sa place !

Pierrot continua son exploration. Les rayonnages étaient étiquetés. Tous les livres étaient classés par ordre alphabétique du nom de l’auteur.

  • Tu es très organisée, je vois.
  • Si je ne classais pas mes livres, comment veux-tu que je retrouve celui que je cherche ? Tu fais comment, toi ?
  • Euh…moi, je n’ai aucun roman dans ma chambre, répondit Pierrot, un peu gêné.

Heidi faillit s’étrangler.

  • Comment ? Tu n’as aucun bouquin chez toi ?
  • Je n’ai pas dit ça ! s’insurgea le garçon. J’ai un rayonnage complet de livres sur l’astronomie. C’est ma passion, tu sais.
  • Je sais et c’est grâce à cette passion que je suis encore en vie[1]. Grâce à cette passion et à ta grande générosité.

Heidi s’approcha du garçon qui lui souriait et lui déposa un doux baiser sur une joue. Pierrot en rosit de plaisir…

[1] Voir « L’étoile magique », éd. Chloé des Lys

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