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Bob Boutique nous présente son nouvel ouvrage, un roadmovie en Islande...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Bob Boutique…Un nom comme ça, ça ne s’invente pas, c’est déjà tout un programme !  Si on ajoute à ça un esprit un peu borderline, une propension à ne rien prendre au sérieux (surtout pas lui-même) et un cœur gros comme ça…

Et puis, il y a les histoires en elles-mêmes…

 

Résumé

Dans tous mes écrits publiés ou non, j’ai toujours évité d’employer le pronom «je», pour bien faire comprendre au lecteur que tout était inventé et issu d’une imagination débridée.

Une seule exception, ce livre qui raconte, comme un «road-movie», un  voyage  effectué voici quelques années avec ma tendre moitié (Poussin) et notre fils Julien alors âgé de onze ans à travers l’Islande.

Nous avons beaucoup «pérégriné» dans notre vie et traversé de nombreux pays et continents mais le plus beau, le plus étonnant, fut sans conteste l’Islande, une île sortie voici cinquante millions d’années de la mer du Groenland, en bordure du cercle polaire.

Nous n’avons rien édulcoré ou travesti, tout est vrai du début à la fin, les prix, nos mésaventures, nos «conneries», nos découvertes, nos déceptions et nos franches rigolades sans oublier l’inattendu que bien entendu nous n’avions pas prévu.

Vous pouvez prendre des notes, car tout est exact et que peut-être vous y passerez un jour. C’est le seul mal que je vous souhaite avec un traditionnel «bon voyage».

Une dernière chose : partez en juillet et n’oubliez pas un bon pull en mohair !

 

Extrait

 

1. Il faut un début à tout !

 

On est arrivé aux alentours de minuit (via Copenhague) à l'aéroport de Kevlavik (ça se trouve à 40 kms de la capitale Reykjavik). Il fait encore clair comme en plein jour, un peu gris et venteux. Onze degrés.

Un tout petit aéroport désertique mais super propret, que nous traversons d’un pas fatigué, mon Poussin, mon fils de 13 ans et moi-même pour rejoindre le tapis roulant des bagages. À pied, mais à deux pas de l’avion. D’ailleurs nous l’apprendrons bientôt : ici tout se trouve à deux pas tant qu’on reste dans de la vie civilisée. Après c’est autre chose !

On expliquera plus tard.

En attendant, consternation. Il manque une valise, celle du petit, un grand fourre-tout dans lequel nous avions rangé, en plus de ses affaires, nos godasses de marche et les sacs de couchage ! On attend, on s'inquiète, on regarde défiler la bande de caoutchouc tandis que petit à petit les autres voyageurs s’en vont avec leurs valises... rien. Ça commence bien.

Publié dans Présentation

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Lili Bonnet présente son recueil "Je ne reste pas là"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Titulaire d’un Master en Sciences politiques et Relations internationales de l’ULB, experte en genre, elle a travaillé dans les domaines de la lutte contre les violences faites aux femmes et la défense des droits des femmes durant plusieurs années.

 

Résumé

Dans le recueil de poésie Je ne reste pas là, la poétesse, Lili Bonnet, dépeint son ressenti et ses observations, met l’accent sur la dignité, la résistance, sur les chemins qui permettent de s’extirper de l’invisibilité des brutalités imposées par le patriarcat, des limites assignées par le racisme, pour être au plus près de ses sensations et de ses rêves ou de la façon de dépasser les regards clivants, les freins.

Elle nous fait découvrir aussi dans de jolis portraits la trajectoire de plusieurs femmes qui, à leur manière, avec fermeté et puissance, ont dépassé les discriminations et les difficultés dans leur travail.

 

Extrait

Parce que je suis

 

Parce que je suis une femme

Certains me disent quoi faire, comment me comporter

Certains portent atteinte à mon corps, le traitent comme un objet

Certains parlent à ma place, m’interrompent si je parle ou se moquent de ce que je dis

 

Parce que je suis une femme et que je ne suis pas née ici

Certains me disent quoi faire, comment me comporter

Certains portent atteinte à mon corps, le traitent comme un objet

Certains parlent à ma place, m’interrompent si je parle ou se moquent de ce que je dis

Certains refusent de m’engager

Certains ne reconnaissent pas mes compétences

Certains s’approprient mon travail

 

Parce que je suis une femme et porteuse d’un handicap

Certains me disent quoi faire, comment me comporter

Certains portent atteinte à mon corps, le traitent comme un objet

Certains parlent à ma place, m’interrompent si je parle ou se moquent de ce que je dis

Certains me mettent d’office dans une filière professionnelle

Certains me parlent comme si j’avais six ans

Certaines refusent de m’engager

 

Parce que je suis une femme et que j’habite dans un quartier dit « sensible »

Certains me disent quoi faire, comment me comporter

Certains portent atteinte à mon corps, le traitent comme un objet

Certains parlent à ma place, m’interrompent si je parle ou se moquent de ce que je dis

Certains m’ignorent

Certains refusent de m’engager

Certains ne reconnaissent pas mes compétences

Publié dans Présentation, Poésie

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Rebeca Lorg nous présente succinctement son ouvrage "Clac"

Publié le par christine brunet /aloys

1. Extrait

Laisser l’émotion exploser, mes pensées jaillir, mon attention les regarder sans faillir afin de permettre à mon malaise éventuel de se vider de sa substance puis savourer alors le sentiment étrange que rien ne peut être différent à ce moment-là. Et ce calme tant espéré, un peu redouté, se dévoile enfin, entièrement dévêtu de sa pudeur, envoyant toute sa richesse couler dans mes veines.

 

2. Biographie

Soignante depuis 35 ans, l’auteure a toujours été interpellée par le pouvoir de l’esprit sur le corps, entre autres sa capacité à lui imposer des comportements douloureux. Un épisode difficile de sa vie l’obligera à concentrer ses recherches sur la véritable fonction de la pensée.

 

3. Résumé

Lorsque la porte claque et nous projette dans les ténèbres angoissantes de l’isolement, quelque chose en nous se met à murmurer. Si notre conscience, de toute sa sagesse, s’y concentre, les paroles de ce chant deviennent distinctes et nous révèlent où trouver la fenêtre, comment l’ouvrir et nous libérer.

Lorsqu’une chienne, créée dans le Pur Amour, nous accompagne tout au long de cette recherche.

Publié dans Présentation

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Rolf Morosoli nous présente son recueil de nouvelles "Clin d'oeil"

Publié le par christine brunet /aloys

BIOGRAPHIE

Rolf Morosoli a fait ses études universitaires à Genève. Il émigre au Québec où il complète un doctorat en biochimie à l’Université Laval. Chercheur au conseil national de la recherche scientifique à Ottawa, puis professeur à l’Institut Armand-Frappier à Montréal, l’auteur a surtout contribué à des publications scientifiques en génétique microbienne. Parallèlement à ses activités scientifiques, aux côtés de sa conjointe sculpteure, il s’est investi dans la réalisation de sculptures et d’œuvres d’art public. Depuis quelques années, il se tourne vers l’écriture de fiction.

 

 

RÉSUMÉ

 

Légères comme le vol d’un papillon, ces courtes nouvelles sont inspirées de mots prononcés au hasard d’une rencontre, d’observations furtives et d’expériences personnelles.

Ce recueil reflète la variété des sources d’inspiration qui concernent des anecdotes de voyage, quelques aventures et certaines incongruités des comportements humains et animaux.

 

 

Court extrait

Hold up

 

Ce jour-là, l’attaque devait avoir lieu à la tombée du jour avec l’intention d’intercepter la dernière livraison de cannes à sucre de la journée... Le camionneur ne comprit pas tout de suite les raisons d’un tel attroupement de pachydermes dont la stratégie singulière l’avait manifestement pris au piège…

Discipliné, le commando… était occupé à récupérer la cargaison … Quand le camion fut vide, le commando de tête s’écarta du chemin et notre pauvre chauffeur… put reprendre sa route alors que la noirceur commençait à s’installer… Par quel mystère ces éléphants savaient, comme des voleurs professionnels, qu’il fallait que les traces de cette attaque disparaissent complètement avant le petit matin pour qu’il ne subsiste aucun indice de cet incroyable Hold up…

Pas d’empreintes, pas de suspect, le chauffeur ne put dissiper les doutes de son employeur…

Publié dans Présentation

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Alain Charles nous présente son dernier roman "Dans sa maison un grand cerf"

Publié le par christine brunet /aloys

Bio.

Alain CHARLES habite Baudour, il exerce la profession d’ingénieur dans une société de construction en Wallonie picarde. Il a déjà publié plusieurs recueils de nouvelles et de contes fantastiques, et trois romans dont « une si jolie poseuse de bombes » paru en 2022. « Dans sa maison un grand cerf » est son quatrième roman.

 

Résumé

Dans sa maison un grand cerf, regardait par la fenêtre, mais le gosse, dans son cagibi obscur, n’en avait pas. Cette comptine, elle la lui chantait et la mimait chaque soir, avant qu’il ne revienne, ivre et brutal. Les raisons de sa séquestration, il ne les connaissait pas, comme il ne savait pas qui il était. Du début de sa mémoire, il n’avait connu qu’une minuscule pièce sombre, puis une horrible cave humide et puante, mais aussi, ses bras et sa voix, douce comme celle d’une maman.

De Sarah ou de Mathilde, un jour, devra-t-il choisir ? À moins qu’il ne préfère la liberté et le rêve.

 

Extrait

 

   C’était une cave, une grotte, un tunnel, un souterrain, ou quelque chose comme ça.

    Il y faisait sombre, froid, humide, l’eau courait sur les murs, sur le sol, coulait dans la rigole, elle puait.

    Le perpétuel goutte-à-goutte ressemblait à un supplice moyenâgeux, il usait toute résistance, érodait jusqu’à l’intérieur de la tête. Le manque de sommeil dû à ce bruit sinistre et lancinant rendait fou.

    Et que dire de la claustrophobie, des crises de panique, de la peur de suffoquer ?

    C’était un endroit fermé, sans issue, sans lumière, un lieu effrayant rien qu’à l’idée qu’il était impossible d’en sortir.

    Bien que l’espace soit confiné, il sentait le danger à plein nez. L’angoisse rebondissait sur les murs concaves, s’amplifiait, son écho assourdissait même en se bouchant les oreilles.

    Il n’y avait pas d’extérieur, il n’y avait que le dedans.

    Il n’y avait pas de jour, il n’y avait que les ténèbres.

    Il n’y avait pas de vent, rien qu’un souffle qui exhalait l’odeur infecte d’un égout.

 

***

    Elle quitta enfin son poste d’observation, retourna à la cuisine, y revient avec deux cafés, puis s’installa à la table devant Zénobe.

  • Voilà, monsieur Zénobe, vous comprenez maintenant pourquoi je suis prioritaire.
  • Mais prioritaire sur quoi, Mathilde ?
  • Ben, sur l’enfant pardi.
  • Voyons, Mathilde, nous ne savons même pas où il est.
  • C’est là que je peux vous aider, mais quand nous le récupérerons, il est à moi et pas à cette Sarah. Comprenez-moi, Zénobe, seule, il est impossible que je le retrouve et même si je le retrouve, mon ex est capable de tout et j’ai peur. Ne dit-on pas qu’ensemble, on est plus fort.
  • Mais vous n’êtes pas sa mère, Mathilde.
  • Sarah non plus. C’est moi qu’il l’ait nourri, soigné, protégé, vous m’entendez, Zénobe, c’est moi et moi seule qui l’ait aimé.

    Elle prononça cette phrase avec beaucoup de colère dans la voix.

  • Sarah pensait qu’il était mort quelques jours après sa naissance.
  • Quelle belle affaire, si elle a pu vivre sans lui jusqu’à maintenant, rien ne changera pour elle.
  • Mais, tout a changé, Mathilde, à présent elle sait qu’Aaron est vivant.
  • Aaron ?
  • C’est son nom, Mathilde.
  • Un prénom de juif, évidemment, moi je l’appelais mon petit, mon chéri, mon ange…, je n’ai jamais pensé à lui asséner un prénom. Pour moi, c’était inutile, je ne parlais jamais de lui, je ne devais donc pas le nommer. Alors, Zénobe, ma proposition vous convient-elle ? Unissons nos efforts et retrouvons le gamin.
  • Nous devons associer Sarah, je lui ai donné ma parole.
  • Et alors, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.
  • Ce serait la trahir.
  • Mais on s’en fout.
  • Vous, oui, moi, non.
  • Alors, quand nous le retrouverons, laissons-le décider, voilà une bonne solution.
  • Non, Mathilde, c’est une belle filouterie de votre part, car nous savons que c’est vous qu’il choisira.

                                                             ****

    Sarah était aux petits soins pour l’écrivain, si elle l’avait presque forcé à reprendre la plume, elle lui avait suggéré l’intrigue et les personnages.

  • Alors, Zénobe, vous avancez dans votre roman ?
  • Je vous interdis de consulter mes brouillons, ils sont illisibles et ne reflètent ni le texte ni l’histoire.
  • Bien qu’ils m’intriguent, je vous assure que je n’ouvre jamais vos cahiers, enfin, presque jamais. Vous écrivez comme un cochon, un analphabète, je me demande même si le français est votre langue maternelle. Avez-vous déjà décidé du titre ?
  • J’hésite encore. J’ai rédigé une liste avec plusieurs idées, mais c’est toujours la même qui revient.
  • Si vous le désirez, je peux vous aider à choisir.

    — Non, non, je pense que j’y arriverai tout seul.

  • Allez, dites-le-moi.
  • Non.
  • Zénobe, voulez-vous me faire plaisir ?
  • À chaque fois, c’est la même chose, vous me prenez par les sentiments. Vous savez très bien que je ne peux répondre négativement à cette question.

    — Alors ?

  • Je pense l’intituler « Dans sa maison, un grand cerf ».
  • Comme la chansonnette.
  • Oui, c’est exact.
  • Pourquoi pas !

                                                                       ****

  • J’aurais dû jeter les livres de mon mari à la poubelle, toutes ces théories sur l’existence de Dieu et sur la vie après la mort ne sont pas bons pour lui ni pour personne d’ailleurs. Aaron nous cache quelque chose, Zénobe.
  • Non, Sarah, il cherche quelque chose et un jour il le trouvera.
  • Et s’il ne trouvait pas dans les livres ?
  • Où est donc passé votre optimiste légendaire ?

    Sarah n’insista pas. À rebours, elle s’est dit qu’elle aurait dû le questionner, mais cela aurait-il changé quelque chose ?

    L’été arriva. Noah passa ses examens avec brio, Aaron avait abandonné le lycée, Sarah l’inscrirait dans une école mieux adaptée l’année prochaine, et Zénobe relisait son roman même s’il avait laissé la fin en suspens.

    Un matin ensoleillé, Sarah se réveilla, mais n’entendit pas le chant des oiseaux. Elle pressentait un évènement qui ne lui plairait pas. Précipitamment, elle dévala les escaliers, poussa la porte du jardin et trouva les portillons de la volière ouverte.

 

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Christina Prévi présente son nouvel ouvrage "Parenthèses singulières"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Native de la région du Centre et résidant à la Louvière.

Auparavant employée du secteur social, à présent retraitée.

Auteure aux éditions Chloé des Lys :

-Contes jeunesse : « Temps d’aventures » en 2015.

-Un recueil d’histoires courtes : « Itinérance d’un oiseau bleu » en 2018.

Et livres auto-édités catégorie "Jeunesse" via Le Livre En Papier de 2016 à

2018.

Participation occasionnelle à des concours de contes et nouvelles.

 

Résumé

 

Contes et nouvelles " Tout public".  Il s’agit de sept histoires courtes et variées pour le plaisir de lire.

Liste des titres repris :

- La petite robe rouge

- Le lièvre rattrape la tortue

- Un soir de lune

- Un dimanche maussade

- Le vieux miroir

- Carnaval au pays Dousoin

- Chambre numéro trois

- La maison chocolat

 

 

 

Extrait :

 

La petite robe rouge

J’étais d’ordinaire une enfant timide et discrète qui, comme tout timide, pouvait exploser dans des accès d’émotion fougueuse. Cette robe me plaisait à l’excès et plus je la réclamais, plus je la portais, et plus je la portais, plus on la lavait et plus les couleurs se délavaient…

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Sophia van der Spek nous présente son roman psychologique "La toupie"

Publié le par christine brunet /aloys

BIBLIOGRAPHIE

 

Née aux Pays-Bas, après des séjours en Suisse et en France où elle fait des études de lettres modernes et d’Italien à la Sorbonne de Paris et une carrière d’interprète et de traductrice en Belgique, l’auteure trouve enfin le temps de se consacrer à l’écriture. Ce roman est le premier qu’elle publie.

 

RESUME

 

Tourner en rond, dégringoler et s’en sortir peut-être…

 

Rose perd pied après la mort de son mari. Elle ne peut plus revenir en arrière, mais ne voit pas non plus d’existence possible devant elle. Coincée, elle se cache du monde, mais n’oublie jamais d’arroser ses plantes. Y aurait-il de l’espoir quand même ?

 

 

EXTRAIT

 

"C'est la police, madame. Nous voulons savoir si vous allez bien."

Terrifiée, derrière la porte, Rose retient son souffle. Elle aurait tellement aimé pouvoir répondre avec fermeté pour qu'ils s'en aillent plus vite, mais elle s'affole, il y a si longtemps qu'elle n'a parlé à personne.

 "Je vais très bien. Vous n'aviez pas besoin de venir."

Comme par miracle, des mots sortent d'elle, prononcés par une vois fluette, chevrotante, qui tremble d'un agacement à peine maîtrisé. Sa propre voix lui est devenue étrangère. Elle se voit d'en haut, d'une grande distance. Elle, Rose.

Terrifiée. Derrière la porte.

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Alain Charles nous présente son recueil de contes fantastiques "Etranges fractures"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Bio.

Alain CHARLES habite Baudour, il exerce la profession d’ingénieur dans une société de construction en Wallonie picarde. Après deux recueils de nouveaux et quatre romans dont « Une si jolie poseuse de bombes » et « Dans sa maison un grand cerf » paru en 2022, « Etranges fractures » est son premier recueil de contes fantastiques.

 

Résumé :

Pénétrant par effraction dans une villa cossue au bord de la mer, Aaron, petit délinquant sans envergure, visite les Enfers.

Arthur et Jojo voyagent dans l’espace et le temps. Leur moyen de transport, une bulle de latex qui apparaît lors d’un brouillard dense.

Une voix guide un visiteur dans un musée très particulier. Durant le parcours initiatique, il se rend compte que son seul et unique but en d’en sortir vivant.

Rachel et Jean sont convaincus qu’une expérience de mort imminente partagée est la seule solution avant de s’engager dans une vie commune. Ils partent ensemble dans le tunnel banc, l’anesthésiste attend leur retour.

Chaque histoire débute dans la vie quotidienne. Exploitant le paradoxe et défiant la logique, elles se poursuivent dans des imaginaires décalés, des univers désynchronisés, métamorphosés « qui ne sont pas plus éloignés que la terre l’est du ciel ».

 

Extraits :

Une villa au bord de la mer.

Ce sont les âmes des mortels qui n’ont jamais rien foutu sur terre, ni en bien ni en mal. Ayant mené une vie dénuée de sens, elles déambulent indéfiniment dans cette plaine. Leurs seules douleurs, et elles ne sont pas des moindres, sont la solitude, car elles ne peuvent communiquer entre elles, et le désespoir. Ces âmes connaissent un abattement total, une affliction profonde, un chagrin incommensurable et elles ne peuvent le partager. Vous le savez, Aaron, il est impossible de vivre sans espoir. Un être qui souffre, s’il veut continuer à vivre, espère que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. S’il sait que ce ne sera pas, il choisit la mort en toute conscience, car il la voit comme une délivrance. Les âmes qui errent dans ce lieu boivent le calice jusqu’à la lie, elles haïssent le temps et ne peuvent se consoler dans la libération du trépas, car elles ne mourront pas et elles le savent. Mais, avançons, il est inutile de traîner, elles me donnent le cafard.

 

Balade Forestière.

Sans déplacement véritable, ils étaient restés dans la forêt à côté de chez eux, ils avaient quitté le temps présent et étaient retournés dans le passé, sans moyen particulier, hormis le brouillard et la bulle de latex blanc. Même dans la littérature, Arthur ne se rappelait pas que ces moyens aient déjà été expérimentés. L’hypothèse qu’ils soient réels et tangibles était aussi improbable que l’existence des courbes temporelles ou d’un univers parallèle, sauf s’il admettait que le temps n’était qu’une illusion.

Et si le temps n’existait pas. Où s’il existait, ce serait uniquement sous les formes du passé et du futur.

Tout en marchant, Arthur se creusait les méninges, il n’acceptait pas sa condition actuelle, à savoir, de voyageur du temps. Il était peut-être tombé dans un trou de ver, cher à Einstein, ou avait subi une téléportation quantique.

 

Le musée

Je remontai le devant de la troupe et remarquai que les corps étaient tous dirigés dans une même direction. Arrivé au niveau du premier individu, je m’agenouillais et l’époussetai.

La peau de son visage était grise et ses cheveux blancs se détachaient par touffes. Le retournant sur le dos, je posai mon oreille sur sa bouche, un faible souffle en sortait et la carotide jugulaire montrait un léger battement. De toute évidence, cet homme n’était pas mort, mais engourdi et léthargique, comme en hibernation.

Lentement, ses paupières se soulevèrent et je perçus un murmure. La voix était enrouée, mais douce, il me sommait de partir.

  • Vous n’avez donc pas compris, laissez-nous tranquilles et disparaissez, vous n’avez rien à faire ici, vous n’êtes pas des nôtres.
  • Quels nôtres, qui êtes-vous ?
  • Je vous en conjure, sincèrement, vous êtes vivant, partez avant qu’il ne soit trop tard.
  • Vous aussi vous êtes vivants, votre cœur bat, vous parlez, je vais sortir d’ici, je vous le promets et j’irai chercher du secours.
  • C’est inutile, notre temps est révolu.

Ses paroles devenaient de plus en plus inaudibles et ses paupières se refermaient sur ses yeux vides.

Dans un ultime effort, il tenta de reprendre sa position initiale.

      —  Monsieur, monsieur, restez avec moi, parlez-moi.

  • Il n’y a plus rien à dire, disparaissez et ne revenez jamais.
  • Mais…
  • Regardez-vous, vous ne voyez pas que vous devenez comme nous. Partez et laissez-nous en paix, ne gâchez pas vos dernières chances

 

EMI

Comment te sens-tu après ce voyage dans l’au-delà, parce que c’était dans l’au-delà, n’est-ce pas, trois longues et interminables minutes ? Au début, j’ai cru apercevoir une brume s’élever, flotter au-dessus de toi, les autres n’ont rien dit, car personne n’a rien vu. À ce moment-là, je n’avais pas eu peur, tu étais toujours parmi nous, même si ton cœur ne battait plus et que tu ne respirais plus, tu étais là, à côté de moi, et je leur ai dit, non, mon Jean n’est pas mort, mais je crois qu’ils ne m’ont pas cru et toi, tu n’as rien entendu, j’ai hurlé si fort, que les fondations de l’hôpital ont tremblé, ou ce n’était que le bloc opératoire, je n’en savais rien. Quand tu as touché le plafond, j’ai imaginé que tu me regardais, je me faisais sans doute des illusions, car dans ta situation, tu avais autres choses à faire que regarder une faible femme s’énerver. Ton corps avait la forme d’un nuage blanc ou l’inverse, ça n’a plus d’importance, il a touché le plafond et je voyais bien qu’il voulait partir, quitter la pièce, mais je me suis dit que c’était une fameuse dalle de béton et que tu ne la traverserais pas. Mais quand tu as commencé à disparaître, je serais bien montée sur une chaise pour te retenir, mais je n’en ai pas trouvé. Je tournais en rond comme une lionne en cage, ils ont dû me prendre pour une folle, mais ça n’avait pas d’importance. Eux, ils restaient plantés devant leurs appareils qui ne bronchaient plus, ce n’était pas dans cette direction qu’il fallait regarder, mais vers le plafond. Pour une fois, je me suis tue, je pense que de toute façon, ils ne m’auraient pas cru. Et puis, tu as été aspiré par je ne sais quel phénomène, tu disparaissais comme un brouillard sous une soudaine forte chaleur et j’ai pleuré, quelques larmes seulement, car je savais que tu reviendrais, je ne savais pas quand, mais j’avais raison, encore une fois, vu que tu es maintenant là, à côté de moi et bien en vie, n’est-ce pas, Jean chéri.

 

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Second extrait "côté Vincent"... de l'ouvrage de Bernard Wallerand "Dans la soupente des Artistes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Côté Vincent

 

 

Désormais, Vincent n'ira plus se balader le long des chemins de halage, qui bordent le canal d'Arles. Il a pourtant si souvent emprunté le pont-levis de Langlois, au pied duquel les laveuses rincent les draps blancs avant de les faire sécher au soleil énorme de midi. Dans la chambre de l'hôpital, Vincent semble sur l'autre rive. Son existence à la dérive ne verra plus les matelots qui remontent, le cœur battant, avec leurs amoureuses vers la ville d'Arles. Marchant sur les sables mouvants de son existence, il se revoit sur la plage de Saintes-Maries-de-la-Mer... Le ciel d'un bleu profond, d'un bleu outremer a désormais fait place à la grisaille. Les barques se sont échouées sur le sable humide et figé. Celle qu'il a baptisée "Amitié" semble désormais se prénommer "Regrets". Ces barques sans capitaine ne prendront plus la mer. Elles n'affronteront plus les vagues de la Grande Bleue et les tempêtes soudaines. Le village de pêcheurs, quant à lui, pleure l'artiste qui divague et est tourmenté par son geste insensé qui l'a embarqué dans cette mouvance dont il ne peut s'extraire et qui lui confère ce vague à l'âme.

 

Bernard Wallerand

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Bernard Wallerand nous propose un extrait de son roman "Dans la soupente des Artistes" : "côté Eliott"

Publié le par christine brunet /aloys

Aujourd'hui et demain, Bernard Wallerand nous propose un extrait des 2 récits de vie qui se dévoilent en alternance dans le roman. 

Premier extrait "côté Eliott" 

Bernard Wallerand nous propose un extrait de son roman "Dans la soupente des Artistes" : "côté Eliott"
Bernard Wallerand nous propose un extrait de son roman "Dans la soupente des Artistes" : "côté Eliott"
Bernard Wallerand nous propose un extrait de son roman "Dans la soupente des Artistes" : "côté Eliott"
Bernard Wallerand nous propose un extrait de son roman "Dans la soupente des Artistes" : "côté Eliott"
Bernard Wallerand nous propose un extrait de son roman "Dans la soupente des Artistes" : "côté Eliott"

Côté Eliott

 

A l'école, la belle Margot ne s'assied plus à côté de lui depuis deux semaines.  Elle l'a laissé tomber. Pour intensifier sa peine, elle ne répond pas à ses textos et elle le supprime de sa liste d'amis sur la toile, d'un simple clic de souris.

Dans sa chambre, complètement désespéré, Eliott ne comprend plus rien à sa vie ! Il passe des nuits blanches, des nuits étoilées, agitées, dans un ciel tourmenté. Il laisse son portable constamment allumé sur son oreiller. Le niveau sonore est au maximum. Le téléphone reste malheureusement silencieux.   Pas d'"I love you" retentissant ! Un silence de marbre au sein duquel résonne une évidente déchirure.  Margot a fait un stage intensif de piano le week-end qui a précédé leur incompréhensible rupture. Cela, il le sait.

Eliott se lève péniblement le matin. Il s'assied sur son lit. Ses mains retenant son visage, il pleure amèrement.

Dans le hall central de l'école, il manque une pièce du patchwork. Les mains frêles de Margot tapotant le piano ne sont plus. Au poignet de Margot, le bracelet bleu décoré à la Van Gogh n'est plus. Les Rommy Tilfiger font place aux Adodas ! Eliott emprunte dans une solitude pesante le long couloir de l'école. Les yeux de tous sont rivés sur lui. C'est clair pour tout le monde que Margot et lui ne sont plus ensemble.

.../....

 

 

Ainsi Margot a-t-elle préféré tapoter sur le piano un début de romance à quatre mains avec un certain Adelin plutôt que de tapoter des "je t'aime aussi" sur son écran !   Et c'est donc ainsi que les mains d'Adelin ont effleuré celles de Margot, juste au moment où, sur le clavier du piano, les graves ont rejoint les aigus. Sur la portée de musique ont ainsi fleuri les demi-pauses, les pauses, les soupirs et les crescendos. Eliott en crie de chagrin. Il en rugit d'amertume. Il en hurle de désespoir !

Publié dans Présentation, extraits

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