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François Capet nous présente son roman "Le poste de police d'Enfield"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

François Capet est père de trois petites fées clochettes qu’il a éparpillées de par le vaste monde. Enfant, il voulait être garde forestier : maintenant, il ne sait pas trop ce qu’il veut, ce qui est une situation enviable, si l’on veut bien y réfléchir un instant…

 

Ecole Louis Lumière et carrière tout entière dans le monde de la télévision, d’abord comme opérateur, ensuite comme réalisateur, aujourd’hui comme ingénieur.

 

On pourrait dire de lui qu’il est moitié français et moitié belge, mais c’est peut-être le contraire.

 

Il a vécu aux Antilles, aux US, en Afrique, au Moyen-Orient mais il est resté tel qu’il était au départ : un apache de quartier qui n’emmerde personne si l’on ne lui cherche pas de noises !

 

Il aime les myrtilles, Martin Amis, la mer et les potagers, mais aussi Will Self, Bukowski et Jorge Luis Borges; il pense que Cassidy’s Girl, de David Goodis est le meilleur roman policier qu’on ait jamais écrit, et qu’il n’y a rien de plus jouissif que la reprise de Wish you were here par Alpha Blondy. (oui, oui, celle où les synthés sont remplacés par du djembé et des cornemuses)

 

Résumé :

 

Enfield est une petite bourgade du nord de Londres, un peu entre deux eaux : un golf, de beaux jardins, mais aussi des logements sociaux. Un poste de police au milieu de tout ça.

 

Le Sergent Détective MacMillan est un alcoolique notoire. Tellement accro à la bouteille qu’il a des visions et est persuadé qu’une patrouille d’hélicoptères armés d’infra-rouges le surveille nuit et jour. Ses retards multiples et son insubordination notoire agacent sa chef, Claire Gilbert. Mais elle doit se rendre à l’évidence, les visions de MacMillan ont quelque chose de réel, de tellement réel qu’elle devra bien finir par en tenir compte.

 

Comment enquêter sur des hallucinations ? Comment expliquer des événements qui surviennent alors et qui défient la raison habituelle ? comme une cohorte de véhicules de police flambant neufs, garés en file indienne devant son gynécologue. Impossible de les prendre en photo, il ne reste rien d’eux sur son portable, rien qu’un souvenir embarrassant.

 

L’enquête les conduira tous deux à l’île aux chiens, un nouveau quartier de l’est de Londres, voué à la finance de haut vol et aux tractations les plus souterraines. Leurs chemins croiseront ceux de Lord Sowell, un parlementaire très peu recommandable, d’un gamin nommé Sean, capable de damner le pion à tous les experts en informatique des services secrets, et d’une femme fatale programmée par des experts en psychologie.

 

Alors que le Royaume-Uni se prépare à légaliser la vente de cocaïne.

 

Extrait

 

D’un seul coup, il s’est raclé la gorge.

Comme ça, sans aucun signe avant-coureur qui aurait pu présager d’un tel comportement. Il s’est ensuite replongé dans un silence profond, regardant lui aussi, je pense, l’extincteur tout rouge et désespérément insensible.

Ce n’est que bien plus tard qu’il a repris la parole, encore que je ne sois pas tout à fait certain qu’il s’adressât à moi.

— Bon, eh bien je…

Je suis d’accord avec vous. Normalement, une phrase bien constituée doit comporter un sujet, un verbe, et au moins un petit complément. Le complément n’est pas vraiment nécessaire. Mais lorsqu’il n’y en a pas, la phrase ainsi ébauchée ressemble à un plat de viande bouillie sans haricots rouges. Il y a quelque chose qui manque et la phrase qu’il venait de nous servir avait exactement cet aspect désolant : de la viande bouillie sans haricots rouges.

— Je …

Ça n’arrangeait rien. Au contraire.

Il s’est tourné à demi et m’a regardé pour la première fois.

— Tu dis que…

— Je viens prendre la relève.

Il a crispé ses lèvres pour faire ressortir sa bouche en cul-de-poule. Il a hoché la tête deux ou trois fois, en regardant le sol.

— Bon, ben…

J’ai laissé un petit silence, et j’ai ajouté, d’une voix claire :

— Oui.

L’évidence même.

Alors il est parti. Il a fait quelques pas, s’est retourné, a levé la main, pas beaucoup, et m’a lancé :

— Bye, mate !

— Bye, mate. J’ai répondu.

J’ai attendu un petit peu, au cas où il changerait d’avis et reviendrait sur ses pas, mais ce n’est pas ce qu’il a fait. Je me suis retourné, ai actionné la poignée de la porte, et suis entré dans la chambre.

Publié dans Présentation

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"La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge", le nouveau roman de Carine-Laure Desguin aux Editions du Lys Bleu

Publié le par christine brunet /aloys

 

 


 

Maubeuge. Michel Garnier, un enfant du pays devenu un écrivain à succès meurt d’une façon inopinée. Olivier Garnier, son fils, ne tarde pas à vendre les derniers livres de la bibliothèque personnelle de son père, auteur de plusieurs best-sellers.

 

Jenny Dalooz, une jeune enseignante d’une trentaine d’années acquiert les livres de Michel Garnier dont elle était secrètement amoureuse. Entre les pages d’un des livres, Jenny Dalooz découvre un ticket de caisse sur lequel quelques mots sont  griffonnés. Elle a alors l’intime conviction que la mort de Michel Garnier n’est pas accidentelle. 

 

Et voici qu’un jeune homme du centre-ville est retrouvé poignardé. Ensuite, un second meurtre. Et puis, un troisième meurtre. Y a-t-il un lien entre la mort de Michel Garnier et ces trois meurtres ? 

 

Jenny, flanquée de ses deux tontons enquêteurs et aidée par les indiscrétions d’un flic ripou, mènera une enquête qui l’obligera à revivre des moments douloureux de son passé. 

 

Amateur de romans policiers, de secrets de famille, d’énigmes insolites, et d’hémoglobine propulsée sur les murs, ce livre est pour vous. Tous les ingrédients sont présents…. Une trentenaire métissée aventurière et amoureuse, deux tontons enquêteurs, une vieille gouvernante aux non-dits mystérieux, un fils pourri affublé d’une sulfureuse maîtresse, un commissaire ripou, et une cartomancienne qui triture des potions médicinales. 

 

 

 

Un extrait !

 

 

Un bel homme, la cinquantaine grisonnante, le sourire au bord des lèvres, des yeux brun foncé, une petite cicatrice sur l’arcade sourcilière, un regard à la fois doux et intelligent, curieux et délicat. Michel Garnier, un très bel homme. Vraiment.

Jenny ne s’est pas approchée de lui, elle n’a rien demandé. Elle est restée là, devant sa voiture. Elle le regardait par-dessus ses lunettes, comme une étudiante mal à l’aise devant le tableau noir. La seconde fois, c’était lors d’une séance de dédicace, au Furet du Nord, rue Jean Mabuse. Le 18 février, elle s’en souvient, une date qu’on n’oublie pas, une date qui marque un début. Pour lui, c’était presque la fin, déjà. Elle était bien la vingtième lectrice, tout au bout d’une longue file. Toutes, elles avaient les derniers bouquins, « Nuit sanglante sous clair de lune », et « Griffes de sang », scotchés entre leurs mains, comme si on allait les leur voler. L’une se passait la main dans les cheveux, histoire de se recoiffer, une autre se poudrait le nez. Michel Garnier, lui, il souriait à chacune, d’un sourire gratifiant. Quand vint le tour de Jenny, il demanda, les yeux fixés sur le beau visage intimidé de Jenny :

— Pour ? avec une voix douce, presque caressante.

— Pour Isabelle, avait-elle répondu, en osant à peine déposer ses yeux de bronze sur le visage affable de ce séducteur.

Il n’avait pas décroché tout de suite son regard de la jeune femme, il avait prolongé l’instant, et puis il s’était ressaisi, avait bu une gorgée du verre d’eau placé là, juste à côté de lui. 

Elle ne voulait pas qu’il la reconnaisse. Jenny, c’est un prénom pas si banal que ça, et puis aussi la couleur de sa peau… Il aurait vite fait des rapprochements, lui qui était habitué à regrouper des indices et établir des similitudes.

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Jean Destrée nous présente son nouvel ouvrage "Un compte de fées"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Jean Destrée est né à Chimay, dans la Thiérache. IL vit en Thudinie. Il occupe sa retraite entre l’écriture, l’engagement dans des activités culturelles. Enseignant pendant plus de trois décennies, il a commencé à écrire en référence aux échanges avec ses étudiants. Son premier livre «Lettre à mes anciens étudiants» évoque les problèmes de société (travail, religion, armée, amour, politique). Sa profession lui a fait découvrir les lacunes de l’école de moins en moins adaptée à l’évolution de la société. Il a choisi d’inculquer à ses étudiants les valeurs de la liberté de parole et de l’autonomie de la pensée. Son engagement se retrouve dans ses écrits. Romans, essais, récits, théâtre forment son parcourt littéraire.

 

Résumé

Quand on s’ennuie, on cherche des solutions pour casser l’ennui. C’est vrai aussi chez les princes «charmants». Que faire? Les neurones du prince se mettent à bouillonner. Que va-t-il en sortir? C’est la grande question à mille écus.

 

Un court extrait

Donc ce gentil prince s’emmerdait ferme dans son grand château perdu au milieu d’un grand parc plein d’arbres, comme tous les parcs qui entourent les grands châteaux. Il fallait bien qu’il trouve de quoi passer agréablement son temps. Mais il avait beau se tourner les méninges dans tous les sens, il ne trouvait pas de solution aussi intéressante qu’intelligente. Notre gentil prince finit par se demander s’il arriverait un jour à ne plus s’emmerder. Se creuser la cervelle, se triturer les neurones à longueur de journées n’était pas une solution qui puisse le consoler de sa solitude. Il finit par perdre patience et appela vertement son majordome.

  • Hestor !

Ben oui, le majordome s’appelle Hestor. C’est drôle, une espèce de contraction de Nestor, celui du Capitaine Haddock et de Hector, celui du héros de l’Iliade de l’aède Homère, vous savez bien cette aventure guerrière entre les Grecs de Ménélas et les Troïens de Pâris, celui qui avait fait cocu le précédent en couchant avec la belle Hélène, celle D’Offenbach.

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Pietro Salis nous présente "Le souffle du vent dans le ciste"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Pietro SALIS est arrivé de Sardaigne à Bruxelles à l’âge de huit ans. Le déracinement fut difficile. Entouré des siens, il n’eut aucun mal à s’intégrer et trouver ses marques. Après son bac et quelques emplois variés, il arriva à l’U.L.B. où, à ce jour, il poursuit sa carrière dans un laboratoire de recherche.

La littérature a été et demeure une passion, avec un coup de cœur pour la poésie.

 

Résumé

Le retour au pays natal, après bien des années d'émigration, devait être son cadeau de retraité. Enfin le calme et la quiétude après une vie mouvementée de la grande ville tentaculaire. Tout devait se passer dans le meilleur des mondes, entouré d'oliviers, sous un ciel bleu méditerranéen, mais la découverte du corps sans vie d'une jeune fille en décide autrement.

 

Extrait

 

Je me mis en route et commençai à descendre le flan escarpé du mont, pour arriver dans la plaine au pied du ruisseau, Loola toujours devant moi.

Arrivé en bas, le chien se mit à l’arrêt et commença à grogner nerveusement. Juste devant nous, non loin du ruisseau, sur une grande pierre plate, calée, assise le buste bien droit, gisait immobile une jeune fille d’une vingtaine d’années complètement nue. Sa culotte jetée à ses pieds, jambes toujours écartées, elle avait une main posée sur la poitrine et un filet de sang coulait entre ses seins. Ma première impression fut qu’elle avait essayé de contenir le saignement en pressant la plaie de sa paume.

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Hélène HOM nous présente "Princesse"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait du livre : PRINCESSE

C’est à l’âge de 6 ans et demi que je décidai de ma destinée : être une princesse.

 Le déclic advint lors d’une séance de théâtre un vendredi matin. La maîtresse nous avait demandé de nous imaginer en pleine nuit ; une étoile filante passe.

« Faites un vœu les enfants, ensuite, vous allez l’exprimer et le mimer ! »

Je ne fus pas la seule à demander aux cieux d’être une PRINCESSE mais je considérai alors que je fus la plus crédible.

Biographie :

Je m’appelle Hélène Hom, j’ai 60 ans. J’ai été professeure des écoles jusqu’en septembre 2019. Depuis, j’ai repris des études en didactique du français et prépare un Master 2.

Je suis mariée j’ai deux enfants et vit au Mans en France.

Mes deux passions : la lecture, l’écriture, besoin irrépressible même si je n’ose pas envoyer tout ce que j’écris.

Résumé du libre : Depuis qu’elle est petite, Mirabelle aime rêver : son ambition, être une princesse aux yeux de tous, mais surtout, ne pas décevoir quelqu’un qu’elle ne connait pas : son père.

Mirabelle est Congolaise ; sa mère, qui travaille aux Galeries Lafayette, l’élève seule et s’obstine à éluder la question du père de l’enfant.

 Entre colère et résilience, entre rêves et réalités, Mirabelle nous appelle dans son quotidien, ses routines et ses passions, ses doutes et ses certitudes, ses joies et ses peines. Elle va finalement retrouver ce père fantasmé, idéalisé. A l’âge adulte, devenue mère, elle comprendra que la réalité dépasse parfois le rêve.

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Lisa Geppert nous présente son recueil "La couleur de l'oubli"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Note biobibliographique

 

Lisa Geppert est née en 1989 en Lorraine. Elle découvre le lyrisme moderne durant ses études et réalise un mémoire sur la thématique du fragment et de la ruine en poésie à travers les textes de Paul Celan, Pierre Reverdy et T.S Eliot. Les formes brèves, lacunaires et épurées l’inspirent : c’est dans ce « peu de mots » que naissent les images qui traversent sa poésie. Elle exerce aujourd’hui comme professeur de lettres dans le second degré, tout en continuant à écrire.

Ses textes ont été publiés dans la revue Phaéton (Editions L’Ire des marges) de Septembre 2015, ainsi que dans la revue Voix d’encre n° 53 (2015).

Son recueil La Couleur de l’oubli est à paraître aux éditions Chloé des lys.

 

 

Résumé

 

Le recueil La Couleur de l’oubli est une invitation à explorer le monde des ombres. Ombres des pensées, de sentiments, fantômes extraordinaires surgissant des profondeurs… Ombres qui traversent nos vies, fugaces, et qui nous hantent parfois.

Il est question de vie et de mort, de passage. Les voix se mêlent, transcrites par le gras et l’italique, invitant à une seconde lecture, plus sombre ou ironique. Au lecteur d’y trouver son chemin… Le guide attend.

 

Extrait

 

Il faut savoir parler des ombres

Leur lueur éclaire

le silence inquiétant des nuits

 

La pluie traverse la peau

elle s’infiltre dans

chaque fissure

 

et glisse lentement vers l'intérieur

 

C’est un froid dont personne n’ose parler

Ce froid de la nature et des premières lueurs

Cette peur simple de ne plus être là demain

pour goûter au soleil

 

Se lèvera-t-il seulement ?

 

et l’eau poursuit son avancée rythmée par le cœur

qui soupire déjà :  la nuit sera longue !

 

Ainsi s’éteignent les jours avant d’avoir brillés

(Je me couche contre les os de mes frères muets)

La terre se nourrit de ces stries glaciales

 

qui pourfendent le ciel

Les ombres nous ont donné un nom

Il faut le saisir s’accrocher à son éclat

L’oubli est le seuil par delà lequel la mémoire

 

trouve son chemin

 

Il y a des mots qui se perdent d’avoir été posés sur le

mauvais rivage

comme ces racines plantées dans un sol trop friable

qui après quelques années se retrouvent

dénudées

— dès lors leurs tristes rameaux s’agitent au dessus des

eaux sombres

 

Ainsi nous avançons

 

à contre courant

La chair à vif d’avoir été trop éraflée par le temps

Des débris de nous-mêmes flottent au bord de ces rives où

seules les ombres peuvent encore passer 

Ils s’éloignent lentement vers les chutes qui engloutissent

tout —

On raconte que parfois par temps clair

ceux qui errent trouvent sur la plage

quelques morceaux échoués :

lorsqu’on les ramène on entend un murmure —

(personne ne comprend ce que chantent les

ombres)

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"Dérapages", le roman de Nathalie DE TREVI

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

 

Nathalie DE TREVI est née en 1966 à Ottignies en Belgique. Elle est policière dans une zone locale de la police belge où elle exerce la fonction d’enquêtrice. Dans une carrière de 27 années, les 15 dernières ont été consacrées aux enquêtes judiciaires dans lesquelles elle a trouvé son inspiration pour l’écriture de son premier roman policier intitulé Dérapages.

 

Résumé

 

De nos jours, au cœur des Ardennes belges. Noah Jorgens, un père de famille sans histoire, rencontre une jolie femme sur le quai d’une gare. Quand il se rend chez elle pour lui remettre le sac à main qu’elle a oublié dans le train, il retrouve son corps égorgé dans sa cuisine. Sa curiosité maladive va l’amener à mentir et à commettre des erreurs dans le but d’éloigner les soupçons qui pourraient peser sur lui mais aussi dans le but de retrouver l’assassin. Il va ainsi mettre en péril son mariage ainsi que l’amitié qui le lie au policier chargé de l’enquête.

 

Extrait du livre

 

Le chat m’a accompagné. Il a l’air de se sentir chez lui. Mais peut-être l’est-il ? Après tout, je n’en sais rien. Il revient se frotter contre ma jambe et je ressens la vibration de son ronronnement dans mon mollet. Je l’observe se diriger d’une démarche chaloupée vers le fond de la pièce et je le suis du regard. Le sol au carrelage clair est taché de sang. En gouttes par endroits et en traînées à d’autres. Il s’est passé quelque chose de grave dans cette pièce. Je n’ose plus appeler.

Vous conviendrez avec moi que le moment est arrivé de dégainer son portable et de composer le numéro de la police. C’est ce que font les gens honnêtes, ils avertissent la police. Sauf que je fais partie de la petite tranche de la population qui préfère pousser plus avant ses investigations avant de déranger les forces de l’ordre inutilement.

Biographie

 

Nathalie DE TREVI est née en 1966 à Ottignies en Belgique. Elle est policière dans une zone locale de la police belge où elle exerce la fonction d’enquêtrice. Dans une carrière de 27 années, les 15 dernières ont été consacrées aux enquêtes judiciaires dans lesquelles elle a trouvé son inspiration pour l’écriture de son premier roman policier intitulé Dérapages.

 

Résumé

 

De nos jours, au cœur des Ardennes belges. Noah Jorgens, un père de famille sans histoire, rencontre une jolie femme sur le quai d’une gare. Quand il se rend chez elle pour lui remettre le sac à main qu’elle a oublié dans le train, il retrouve son corps égorgé dans sa cuisine. Sa curiosité maladive va l’amener à mentir et à commettre des erreurs dans le but d’éloigner les soupçons qui pourraient peser sur lui mais aussi dans le but de retrouver l’assassin. Il va ainsi mettre en péril son mariage ainsi que l’amitié qui le lie au policier chargé de l’enquête.

 

Extrait du livre

 

Le chat m’a accompagné. Il a l’air de se sentir chez lui. Mais peut-être l’est-il ? Après tout, je n’en sais rien. Il revient se frotter contre ma jambe et je ressens la vibration de son ronronnement dans mon mollet. Je l’observe se diriger d’une démarche chaloupée vers le fond de la pièce et je le suis du regard. Le sol au carrelage clair est taché de sang. En gouttes par endroits et en traînées à d’autres. Il s’est passé quelque chose de grave dans cette pièce. Je n’ose plus appeler.

Vous conviendrez avec moi que le moment est arrivé de dégainer son portable et de composer le numéro de la police. C’est ce que font les gens honnêtes, ils avertissent la police. Sauf que je fais partie de la petite tranche de la population qui préfère pousser plus avant ses investigations avant de déranger les forces de l’ordre inutilement.

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Pietro Salis nous présente son ouvrage

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

 

Pietro SALIS est arrivé de Sardaigne à Bruxelles à l'âge de huit ans. Le déracinement fut difficile. Entouré des siens, il n'eut aucun mal à s'intégrer et trouver ses marques. Après son bac et quelques emplois variés, il arriva à l'U.L.B. où, à ce jour, il poursuit sa carrière dans un laboratoire de recherche.

La littérature a été et demeure une passion, avec un coup de cœur pour la poésie.

 

Résumé

Le retour au pays natal, après bien des années d'émigration, devait être son cadeau de retraité. Enfin le calme et la quiétude après une vie mouvementée de la grande ville tentaculaire. Tout devait se passer dans le meilleur des mondes, entouré d'oliviers, sous un ciel bleu méditerranéen, mais la découverte du corps sans vie d'une jeune fille en décide autrement.

 

Extrait

 

Je me mis en route et commençai à descendre le flan escarpé du mont, pour arriver dans la plaine au pied du ruisseau, Loola toujours devant moi.

Arrivé en bas, le chien se mit à l'arrêt et commença à grogner nerveusement. Juste devant nous, non loin du ruisseau, sur une grande pierre plate, calée, assise le buste bien droit, gisait immobile une jeune fille d'une vingtaine d'années complètement nue. Sa culotte jetée à ses pieds, jambes toujours écartées, elle avait une main posée sur la poitrine et un filet de sang coulait entre ses seins. Ma première impression fut qu'elle avait essayé de contenir le saignement en pressant la plaie de sa paume.

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Laurent Dumortier nous présente "Les chroniques de Baltus" Tome 1 : Garamon

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

L’auteur, membre de l’Association Royale des Ecrivains Wallons, a déjà publié plusieurs romans, recueils de nouvelles, ainsi que recueils de poésie. Il collabore en outre à diverses revues et forums littéraires. Plusieurs revues littéraires internationales ont en outre publié plusieurs de ses nouvelles...

Résumé

Les Terres de l’Est sont sur le point d’être envahies par Garamon, le fils du Seigneur Cristal, venu venger son père ayant subi une terrible défaite des années auparavant. 

Meredin et Baltus, ainsi que leurs compagnons,  vont tenter de mettre fin à l’invasion. 

Mais tout ne se passera pas comme prévu.

Extrait

Plusieurs dizaines – une centaine ? – de bateaux en provenance de l'est se dirigeait vers les Terres Connues.  C’était le claquement synchronisé des rames sur l’eau qui produisait ce bruit particulier.

 

-      Ca n’annonce rien de bon, lança Meredin.

-      Non, j’en ai bien peur…  Que faisons-nous ?

-      Le plus prudent serait de retourner au village en parler, mais…

-      Tu as envie de savoir qui ils sont et ce qu’ils veulent.

-      Je pense qu’il serait plus sage que tu…

-      Il n’en est pas question, l’interrompit Baltus.  Tu n’iras nulle part sans moi !

-      Ce sera peut-être dangereux…

-      Raison de plus alors !

 

Meredin sourit et tous deux se mirent en route, suivant de loin les navires…

 

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"La vraie vérité", le dernier roman de Louis Delville est paru !

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait de "L'architecte" :

 

 

Si ce n’est le hurlement des sirènes des ambulances arrivant ou quittant l’hôpital du même nom, l’avenue Louis Pasteur est toujours calme. Trop calme parfois. Pourtant, depuis peu, je constate une activité inhabituelle sur le terrain vague situé juste en face de chez moi.

 

J’ai vite remarqué un nouveau venu dans le quartier. Lunettes aux verres très épais, calvitie naissante, il marche d’un pas rapide en prenant des notes sur un carnet noir. Parfois, il reste en plein milieu, se tournant vers un point précis, observant l’emplacement du soleil. Et cela a duré près d'une semaine.

 

Je n’ai pas tenu très longtemps. Je suis descendu dans la rue et je l’ai abordé.

 

"Bonjour, je me présente, Pierre Laurent. Cela fait plusieurs jours que je vous aperçois dans le coin…" 

 

Il m’a tendu une main ferme en souriant.

 

"Enchanté, Charles Decerf. Je suis le propriétaire."

 

Il a fait un large geste du bras.

 

"Mon père est décédé en mars. Enfant unique, j'ai hérité de cette parcelle, la dernière de l'avenue, et j’envisage d’y faire construire une maison."

 

J’ai repris : "Excellente idée, l’avenue est sympathique et accueillante, vous verrez…"

 

 

Biographie :

 

 

Louis Delville est né à Liège, en Belgique, en 1946. Il vivait dans la région de Charleroi où il est décédé en janvier 2020. Il était ingénieur en électronique à la retraite.

 

Dans les années 1990, il a suivi diverses formations au jeu de l'acteur et au théâtre. Une vraie révélation ! Désormais, la scène l'a attiré au point que lui, le scientifique, s'est mis à écrire des contes pour avoir le plaisir de les présenter devant un public.

 

En 2000, il s'est retrouvé préretraité et a cherché plusieurs occupations. Il a découvert l'impro théâtrale qu'il a pratiquée jusqu'en 2016 et a fréquenté divers ateliers d'écriture.

 

En 2011, il s'est lancé dans le chant en faisant partie d'une chorale citoyenne. Quatre ans plus tard, sollicité par les choristes, il est devenu l'une des chevilles ouvrières de la chorale "Les Motivés".

 

Louis a relevé divers défis…

 

On lui a commandé une pièce de théâtre, il l'a écrite en moins de deux mois et a eu le bonheur d'assister à sa création en France !

 

Le chef de chœur de sa chorale lui a proposé de chanter "Déshabillez-moi" de Juliette Gréco. Les festivités de Sainte Cécile lui en ont donné l'occasion au grand plaisir de toutes et de tous.

 

Il été sollicité pour participer à deux comédies musicales et a répondu positivement à ces invitations. 

 

Louis possédait de nombreuses cordes à son arc puisqu'il était archer amateur, mais aussi choriste, conteur et improvisateur. Eh oui, toujours sur scène… Sauf le tir à l'arc, une école de concentration et de solitude.

 

Son premier livre "De Noé à Louis Léopold Victor" paraît en 2011 aux Éditions Chloé des Lys. En 2014, ce sera "Petites et grandes histoire" et en 2018, "Le livre des surprises".

 

Il a remporté le premier prix à un concours de contes organisé en 2009 par les éditions Z'ailées au Canada et le prix Coup de Cœur de Noël au concours de contes organisé en 2015 par le Syndicat d'Initiative de Gerpinnes. Plusieurs fois, il a été finaliste au concours de contes de Surice où il a obtenu le prix Tendresse en 2004. 

 

En 2017, de gros problèmes de santé l'ont empêché de continuer ses activités. Il a raconté avec humour son parcours sur son blog : http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com, restant ainsi en contacts avec toutes les personnes qui l'appréciaient et dont il a reçu plein d'encouragements bien utiles.

 

Résumé :

 

 

Un peu plus de soixante textes courts qui amuseront et surprendront le lecteur. Quelques-uns illustrent un proverbe ou une citation d'un érudit fort connu comme Ben Sira le Sage. Certains pastichent un poète, tels les textes écrits à la manière de Gaston Chaissac ou de Constantin Cavafy. D'autres encore parlent de l'histoire avec un grand H, de rencontres et de passions. La plupart ont été écrits en atelier d'écriture en quelques dizaines de minutes. Beaucoup finissent étrangement et souvent de manière imprévisible.

 

Des textes sont parfois inspirés par des musiques, comme celle du film "L'Ange Bleu" dans lequel jouait Marlène Dietrich ou encore l'Air de Charon, extrait d'Alceste de J-B Lully.   

 

Les nouvelles ou contes, qui composent le recueil, sont sans rapport entre eux si ce n'est souvent l'humour des derniers mots. Jugez plutôt avec la fête au village, le petit chaperon rouge, la lettre au père Noël, l'interphone…

 

De temps en temps aussi, se découvre un texte un peu plus poétique, voire un sonnet :

"Croyez-moi, rien ne vaut une gentille brune

Qui vous enseignera à admirer la lune."

Publié dans Présentation

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