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poesie

"C’était un jeudi soir…" une poésie extraite de "Spirales urbaines", un recueil signé Carine-Laure DESGUIN

Publié le par christine brunet /aloys

 

C’était un jeudi soir…

 

 

Je me souviens très bien c'était un jeudi soir

A la tv le film ne me plaisait pas trop

Je lisais je rêvais toute seule dans le noir

Je me disais princesse je vous voyais héros

 

Le GSM sonna c'était un sms

De vous et me voilà surprise

Vous citiez mon prénom je compris la détresse

Et vous sonnai de suite que ce silence se brise

 

Vous étiez tracassé pour les jours à venir

Je comprenais fort bien ce que vous me disiez

J'écoutais votre voix ce ton grave ces soupirs

Ces petits mots d'émoi que vous me réclamiez

 

Ce que je n'oublie pas et n'oublierai jamais

Ce sont les derniers mots que nous nous sommes dits

L'un et l'autre comme deux étourdis

Ne voulions être le premier à vouloir raccrocher

 

Le silence s'installa entre nos longs désirs

De se parler encore sans jamais trop se dire ...

Publié dans Poésie

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"D’écrire ces deux vies…", une poésie signée Carine-Laure Desguin, extraite de son recueil "Spirales urbaines"

Publié le par christine brunet /aloys

 

D’écrire ces deux vies…

 

 

 

Dépêchons-nous d'écrire ces deux vies

Ces instants de soleil ou de vent ou de pluie

Dépêchons-nous d'écrire tous ces mots

Avant qu'ils ne s'oublient

Et finissent en sanglots

 

Collons - les sur les murs

Sur les portes n'importe où

Je le sais les blessures

Sonnent en coup de grisou

 

Collons vite ces moments de nous deux

Ces souffles courts ces instants indécis

Quand vous disiez je veux

De vous dix minutes de sursis

 

Oui je voudrais monsieur les peindre sur les murs

Tous vos regards de feux je ne le savais pas

Que c'était vous le soldat sous l'armure

Celui qui maîtrisait mon corps sans le moindre faux pas ...

 

Carine-Laure Desguin

Publié dans Poésie

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"Monsieur qu’aimez-vous donc de moi ?", une poésie extraite du recueil signé Carine-Laure DESGUIN "Spirales urbaines"

Publié le par christine brunet /aloys

Monsieur qu’aimez-vous donc de moi ?

 

 

 

 

Monsieur qu'aimez-vous donc de moi

Dites-le une fois au moins que je le sache

Livrez ces secrets avant qu'ils ne s'arrachent

Tous seuls et trébuchent vers un autre trépas

 

Vous aimez regarder et languir et attendre

Ces instants désirés aux humeurs de printemps

Ces instants vous savez ce sont eux qui m'enchantent

Ils me forcent à écrire ce que mon coeur ressent

 

Nous n'en savons pas plus vous et moi

L'un de l'autre

Que ce matin de juin quand le soleil entra

Et que la porte close

Vous comprîtes mais pas moi

Que cette première fois

En attendait bien d'autres ...

 

 

Carine-Laure Desguin

 

 

Publié dans Poésie

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Micheline Boland nous propose un poème "SOIE"

Publié le par christine brunet /aloys

 
SOIE

 

Je garde sous les doigts,

La paresse de la soie,

Celle qui fait les fleurs

Des plus beaux rêves,

Celle qui ouvre le passage

Sur les vagues de tendresse,

Celle dont on tapisse

Le nid des nuits blanches,

Celle qui chante

Dans l'ombre des parfums,

Celle qu'on emporte avec soi,

Ailleurs,

En d'autres saisons,

Et qu'on cueille

Comme un fruit velouté

Tout au cours de sa vie. 

 

Micheline Boland

Publié dans Poésie

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"Capitaine regardez-moi", un poème extrait de "Spirales urbaines", un recueil signé Carine-Laure DESGUIN

Publié le par christine brunet /aloys

Capitaine regardez-moi

 

 

Dites entendez-vous quand je vous parle

Quand je cherche les mots qui vous feront sourire

Ceux-là mêmes comme on caresse un châle

Que vous soufflerez quand je serai partie

 

Je les attends savez-vous ces quelques instants

Ces journées nous les offrent les étoiles généreuses

Couronnes électriques au - dessus des amants

Se moquant des poussières des ténèbres glorieuses

 

Avant de vous voir je rêvasse j'imagine

Ombres dans la brume mes pensées sont d'azur

Les vôtres que sont-elles rouge sang opalines

Capitaine regardez-moi respirez ces murmures

 

Je les attends savez-vous tous ces moments volés

A qui à quoi ne sommes-nous pas éternels

Et si nous étions libres les aurait-on mêlés

Ces départs censurés prisonniers et charnels ?

 

CARINE-LAURE DESGUIN

 

Publié dans Poésie

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"De vous monsieur j’aime ces silences", une poésie extraite de 3spirales urbaines, un recueil signé Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

De vous monsieur j’aime ces silences

 

 

De vous monsieur j'aime ces silences

Ils devinent ce que nous ignorons

Soulèvent votre audace cachent votre arrogance

Derrière les rideaux de ces moindres soupçons

 

De vous monsieur j'aime les regards

Ils se déposent sur moi et puis me déshabillent

Notre rencontre c'est donc le hasard

Celui qu'on nomme amour et qui s'appelle vie

 

De vous monsieur j'aime ces maladresses

Vous osez deux mots et puis vous hésitez

Vous cherchez en moi une femme et aussi la maîtresse

A qui l'on ne dit rien avant de caresser

 

De vous monsieur j'aime tout ce que j'ignore

De votre vie d'avant ces rendez-vous fidèles

De vos désirs ardents et de vos petites morts

Quand la lune s'endort

Et que le jour se lève...

 

Carine-Laure DESGUIN

 

 

 

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Trois poèmes signés Salvatore Gucciardo sur la plateforme de la littérature contemporaine "PLIMAY"

Publié le par christine brunet /aloys

Veines marbrées

 

Blancheur

De la volute

Le graffiti illustre

Le sfumato de l’âme

 

Fatras d’écume

Dans la bouche

Du chaos

Profondeur

Océane

 

Pourrais-je

Atteindre

Le dôme du ciel

Avant que la neige

S’éternise

Sur les veines du marbre

 

La brindille s’est courbée

Près des portes closes

Faisant fuir

L’oiseau bariolé

 

Où est le ruban carminé

Fixé sur les cheveux dorés

De la sylphide rêveuse

 

La licorne a perdu

Sa corne sacrée

En voulant atteindre

Le mont éthéré

 

La pulsion des ans

 

Mémoire

De vipère

De sang

Et d’eau

 

Toute la toile

Du monde

Sur les lèvres

Gercées

 

Surgit

La pulsion

Des ans

Sur l’enclume

Des émotions

 

On évoque

Le feu d’artifice

La rage olympique

Le poids

Du granit

 

Le grillage

En fer

À l’orée

De l’automne

 

Visage buriné

Volutes

Ébouriffées

Poussière d’os

Et de chair

Semailles

Éparses

 

L’onde vagabonde

 

Ton visage d’odalisque

Aux lèvres pourprées

La verticalité ondulante

De ton nez aquilin

La saillie arquée

De tes yeux

 

La masse touffue

De tes cheveux auburn

Donnent une aura

A ton effigie

 

Rougeur impulsive

Tes joues en feu

Le rêve étoilé

Dans l’éclat

De la nudité

 

Aucun artifice

Dans la poésie

Rien que l’émotion fébrile

Dans l’embrasement

Du corps

 

Comme l’onde vagabonde

Tu te laisses emporter

Par la houle de vagues

 

Codes secrets

Frissons intenses

Ombrée d’ébène

Et de coquelicot

 

Le ressac de la mer

T’emporte

Dans le tourbillon

Fiévreux

 

À propos de l’auteur :

 

Salvatore Gucciardo, peintre, poète, dessinateur et illustrateur autodidacte est né à Siculiana (Agrigento) Italie en 1947. Il vit en Belgique depuis 1955. Il a plus de 45 ans d’activités artistiques. Ses œuvres ont été acquises par le Musée Royal des Beaux-Arts de Charleroi, le Musée des Arts Plastiques et graphiques de Mouscron, par la ville de Bruxelles, la ville de Châtelet, La Province de Hainaut, la ville de Montermurlo (Italie), le Centre Culturel la Posterie à Courcelles, La Région Wallonne, le Musée du Bois du Cazier, Marcinelle.

 

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Laurent Dumortier nous propose un extrait de son recueil "Ether, Mer et Terre"

Publié le par christine brunet /aloys

 

L'effluve du fleuve

 

 

Sous les lumières immobiles

Je m'enfonce dans

Le coeur rougeoyant

Des quais de la ville

 

D'une péniche-restaurant

Glissant sur l'Escaut

Me parvient des mots

Murmurés par le vent

 

L'effluve du fleuve

Telle un voilier de regrets

Me rappelle nos hiers

Pas  encore oubliés

Et nos lendemains trépassés

 

 

Laurent Dumortier

 

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Bernadette Gérard-Vroman nous propose une poésie "Langue de nos ancêtres"

Publié le par christine brunet /aloys

Langue de nos ancêtres


Revigorée par un canard, *
Je pars pour un lointain voyage
Où revit au travers des âges
Cette langue d’oïl, le picard.


Grâce au théâtre, tout un art,
L’héritage est mis à la page,
Les mots revêtent leur plumage,
Vont dérider les teints blafards.


Elle fait partie du folklore,
Ses empreintes, nul ne l’ignore,
Elle est l’alliée des corons.


Qu’elle soit du Nord ou de l’Oise,
Souvenons-nous de Mousseron
Et de ses poésies patoises.

Bernadette Gérard-Vroman


*Canard : morceau de sucre trempé de l’alcool (calvados, genièvre, rhum) ou dans le café que l’on fait fondre dans la bouche.


J'ai fort quièr el français, ch'est l'pus joli langache,
Comm' j'aime el biau vêt'mint qué j' mets dins les honneurs.
Mais j'préfèr' min patois, musiqu' dé m'premier âche,
Qui, chaqu'jour, fait canter chu qu'a busié min coeur.
Dins l'peine, un mot patois nous consol' davantache;
Dins l'joie, à l'bonne franquette, i corse el bonne humeur.
Il est l'pus bell' rinscontre au cours d'un long voïache,
L'pus douch' plaint' du soldat au mitan des horreurs.
L'patois s'apprind tout seul, et l'français, à l'école.
L'un vient in liberté, l'autr' s'intass' comme un rôle.
Les deux sont bons, bin sûr, mais not' patois pourtant,
Rappell' mieux les souv'nirs d'eun' jeunesse effacée.
L'patois, ch'est l'fleur sauvach' pus qu'eune autr' parfeumée...
Ch'est l'douche appel du soir d'eun' mère à ses infants.
Sonnet de Jules Mousseron, Poète mineur (1868-1943)

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Joël Godart voit deux de ses poèmes publiés dans la revue LICHEN de janvier !

Publié le par christine brunet /aloys

Joël Godart voit deux de ses poèmes publiés dans la revue LICHEN de janvier !
Joël Godart voit deux de ses poèmes publiés dans la revue LICHEN de janvier !
Joël Godart voit deux de ses poèmes publiés dans la revue LICHEN de janvier !
Joël Godart voit deux de ses poèmes publiés dans la revue LICHEN de janvier !

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