Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

l'invite d'aloys

Salvatore Gucciardo en invité sur le blog Aloys pour un article dans Bruxelles Culture

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore Gucciardo en invité sur le blog Aloys pour un article dans Bruxelles Culture
Partager cet article
Repost0

Kate Milie avec un article dans "Bruxelles Culture" signé Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

« le Mystère Spilliaert » un des meilleurs romans de Kate Milie. Mais est-ce bien un roman ?

 

Kate Milie parle comme une mitraillette, mais réfléchit longuement avant de s’exprimer, elle a un débit ultra rapide mais tout est pensé dix fois, documenté avec sérieux et le résultat d’un long travail de réflexion… bref, elle est exactement  le contraire de ce qu’elle parait être. Si vous avez pigé la manière dont elle fonctionne vous avez tout compris, sinon tant pis pour vous et repassez un autre jour.

Car depuis 2009, où elle a fait paraître son premier bouquin, cette autrice (ben oui, on est désormais obligé de nommer les écrivains avec le féminin correspondant si on ne veut pas courir le risque d’être désavoué publiquement) cette autrice a réussi à prendre une véritable place parmi les noms qui comptent dans la littérature belge. Depuis son premier polar (« Une Belle Epoque ») où elle s’est positionnée comme une écrivaine  particulière, ses livres étant autant des descriptions de l’Art Nouveau que des histoires haletantes avec des assassins et des enquêtes compliquées, elle est apparue différente et originale. 

Pas de problème du coté de l’écriture où on s’est rapidement rendu compte qu’elle savait écrire mais c’est surtout du côté de l’ambiance qu’elle se fit remarquer, avec des histoires qui toutes sans exceptions tournaient autour de Bruxelles et s’attardaient sur les courbes et arabesques de l’Art Nouveau qui fit le must des architectes entre 1890 et le début de la première guerre mondiale. 

On peut dire sans lui lancer de fleurs (parce que c’est vrai), que Kate Milie est devenue une sorte de spécialiste de ce style et tous ses romans édités depuis, qu’il s’agisse de « l’Assassin Aime l’Art Déco », de « Noire Jonction » ou de « Peur sur les Boulevards » (tous édités chez 180 degrés) ne sont en définitive que des variations sur ce thème de l’Art Nouveau, avec en toile de fond, Marie une jeune guide touristique, qu’épaulent un journaliste et un flic qui connaissent bien les lieux interlopes ou parfois peu connus de la capitale, mais toujours attrayants sinon remarquables (l’adjectif étant considéré ici comme « curieux » ou « à marquer d’une pierre blanche ou… noire ».   

Mais si je vous en parle ce mois-ci, c’est pour vous présenter un ouvrage vraiment très original qu’elle vient de publier et qui mérite dix fois être lu : « Le Mystère Spilliaert » et pour une fois il ne s’agit pas d’une enquête policière, encore que ce bouquin soit rédigé de la même façon. Car le sieur Leon Spilliaert a existé (1881– 1946). C’était un artiste dans tous les sens du terme et qui a laissé derrière lui des tableaux remarquables, pas toujours appréciés à leur juste valeur, relativement peu connus comme ils devraient l’être, mais témoins d’une époque où le symbolisme, l’expressionisme et même le surréalisme  se confondaient. On ne peut d’ailleurs l’associer à aucune école sinon toutes à la fois. "Jusqu’à présent ma vie s’est passée, seule et triste, avec un immense froid autour de moi" écrivait-il en 1909, il n’avait pas trente ans ! Tout est dit, solitaire et très seul !  

Peu de gens le connaissent, hormis les spécialistes, et sa fin de vie fut à l’image du personnage, discrète et retirée, encore que sur le plan pécuniaire il ait toujours vécu à l’aise, appartenant à une famille aisée d’Ostende (son père était parfumeur de la Cour).  Il a connu et fréquenté des poètes comme Maeterlinck et Verhaeren, correspondait avec Nietzsche et Lautréamont et fut un proche de James Ensor qui ne le tenait cependant pas en très grande estime … Bref, il n’a pas vécu la vie difficile et bouleversée d’un poète maudit, mais celle d’un fils de famille qui n’a jamais du compter ses sous à la fin du mois, ce qui n’est pas très romantique. Il avait une santé fragile (il souffrait d’ulcères sévères à l’estomac et d’insomnies)  et ses dernières toiles moins connues l’amenèrent même à dessiner encore et toujours des arbres ! Bref, qu’avait t-il de si particulier que Kate Milie lui ait consacré un livre ? Et surtout l’ait intitulé le « le Mystère Spilliaert » ? 

Tout part d’un tableau exposé au musée d’Ixelles « l’Homme Chancelant ». « Un homme, vu de dos, vêtu d’une redingote, coiffé d’un haut-de-forme, erre la nuit, en bord de mer, le long des majestueuses Galeries royales d’Ostende. Il semble tituber, tend une main hagarde vers les imposantes colonnes. Qui est cet homme ? Un noctambule égaré sur la digue après la fermeture des cabarets ? Un promeneur perdu ? Un être dévasté venu confier une douleur intenable à la mer ? ». Une toile de jeunesse de Spilliaert qui toucha Kate Milie en plein cœur.

Et Kate elle est comma ça. Quand quelque chose la touche, elle y va à fond. Elle veut comprendre. Ce tableau lui a parlé et  désormais  elle va consacrer une année complète de sa vie de romancière  à cet artiste méconnu ou presque et lui dédier un atelier d’écriture qui deviendra en même temps un livre (là on retrouve l’auteur de roman policier). Et quel livre ! 

Deux lecteurs et participants à ce atelier, Adrienne et William, la quarantaine,  vont devenir ses cobayes, donner leurs impressions, leur ressenti et en même temps participer à la confection du livre, séduits par le spleen troublant et la personnalité sombre de Spilliaert (surtout durant sa période « jeunesse ») où il créa ses toiles les plus marquantes, souvent dessinées à l’encre de Chine et à la craie pastel. En fait, ils vont d’une certaine façon co-écrire ce livre et visiter de chapitre en chapitre les différents lieux où l’artiste a laissé, cent ans plus tôt, les traces de son passage. A Ostende bien sur, l’Hôtel Métropole à Bruxelles, Paris le long des quais de la Seine… partout où son génie la trimballé.

Un livre qui n’en est pas un, mais qu’il a fallu écrire quand même, sur un peintre qui n’appartient  à aucune école mais a fréquenté les plus grands au début du siècle passé et dont on commence seulement avec pas mal de retard à reconnaître le talent, une autrice qui n’hésite pas à sortir des sentiers battus et se lance à corps perdu dans une œuvre méconnue qui va peut-être revoir le jour… L’exemple de Van Gogh est là pour nous ramener à plus de modestie et nous rappeler que la notoriété ou le succès ne sont pas toujours le résultat du génie, mais plus souvent de l’art de se vendre.

Qu’il s’agisse de  « l’Homme Chancelant », de la « Baigneuse »,  de la « femme sur la Digue », de « la Porteuse d’eau » ou plus simplement du portrait de son ami « Emile Verhaeren », tous ces tableaux commencent désormais à faire parler d’eux et Léon Spilliaert sort de l’ombre. Il n’en demandait pas tant. Tout comme le livre que Kate Milie lui a consacré à une époque où les gens se demandaient le pourquoi et le comment d’un tel intérêt ? Certains appellent cela de la prémonition, d’autres du flair… Demandez lui, à mon avis c’est tout simplement l’intérêt pour le  beau. 

Ainsi un peintre sort de l’anonymat où il se complaisait, pour devenir soudain un « Nom » et (je me trompe peut-être, mais je ne crois pas) un talent très original où une certaine discrétion voulue risquait de l’enfermer ! Ce n’est pas la première fois que des artistes se révèlent après leur mort et souvent  cela arrive parce qu’ils sont redécouverts à leur corps défendant par des amateurs d’art, parfois des galeristes ou des gens plus visionnaires, plus affutés que d’autres.    

Avec « le Mystère Spillaert » Kate Milie a donc réussi à sortir des limbes un peintre d’une grande originalité tout en écrivant un roman (mais est-ce bien le terme exact) de toute beauté qu’elle considère d’ailleurs comme un de ses écrits les mieux pensés.

 

BOB BOUTIQUE

 

Partager cet article
Repost0

Carine-Laure Desguin est l'invitée d'Aloys avec une chronique d'Edmée de Xhavée pour "Misha, le poisson rouge et l'harmonica"

Publié le par christine brunet /aloys

Misha, le poisson rouge et l’harmonica

 

Oui, cet Adopuscule est, au départ, habillé comme un livre pour ados. Jeunes ados, même. Après tout, Misha a un ciré rouge, un carnet rose toujours ouvert à la page « Aujourd’hui », et son aventure commence alors qu’elle parle à tu et à toi avec un poisson rouge qui ne va pas trop bien. 

 

Ici, les jeunes ados peuvent certes continuer la lecture, mais aussi inviter les grands au régal des mots.

 

La conversation prend fin, et c’est un somptueux défilé d’images en cinémascope qui prend la relève, accompagnant la petite Misha le long de fleuves, rus, canaux et rivières aux noms pleins de couleurs et d’odeurs – il y a même, tenez-vous bien, celles de ces laines vagabondes trempées par des mains gercées et rougies dans la Vesdre verviétoise – et aussi des wagons au bruit si triste, remplis de visages aux regards morts et de souvenirs de vies d’avant l’étoile. L’affreuse étoile. 

 

Un envol d’oiseaux déposés sur leurs fils en une mélodie écrite sur le ciel pépie et bruisse, Misha semble enlever le gris des choses et les rendre plus belles, parfois plus légères, les souffrances éphémères, les surprises dignes de figurer à la page « Aujourd’hui ». Comme le noble Thibault de Géramont qui, ma foi, se déplace avec une étrange escorte et une requête administrative bien précise. 

 

Tout ça – et plus encore ! – au son de l’harmonica. Jusqu’au canal des suicidés où Yvan joue de l’harmonica. Olga l’écoute. Elle entend, dans le souffle joyeux d’Yvan, arriver l’enfant au ciré rouge…

 

Edmée de Xhavée

 

Partager cet article
Repost0

Carine-Laure Desguin en invitée avec cette note de lecture signée Pascale Gillet-B pour "Misha, le poisson rouge et l'harmonica"

Publié le par christine brunet /aloys

Misha, le poisson rouge et l’harmonica, Carine-Laure Desguin, Adopuscule#07, Lamiroy



 

Une histoire imagée et fantasque. Un récit singulier où la mémoire jaillit des cours d’eau.  

Dans ce conte irréel, une petite fille suit les courbes des routes d’argent, des rivières enchantées et torrents bruyants pour retrouver les souvenirs qui y sont emprisonnés. Une petite fille parle aux oiseaux et aux poissons avec une force poétique et une imagination sans limite. Une petite fille qui  ne vit qu’ « aujourd’hui » rencontre pourtant le passé, heureux ou douloureux parfois, par la magie et la musicalité des mots de Carine-Laure Desguin. 

Véritable poétesse, l’auteur nous emmène sur des chemins inconnus, d’une berge à l’autre d’ondes fabuleuses, dans les trains de la vie, de la mort, à travers une mélodie omniprésente, à la recherche d’une eau pure. Du début à la fin, le lecteur navigue avec bonheur dans la poésie, la fantaisie et la mélancolie. 

Un petit livre à mettre dans toutes les mains ! 

 

Pascale Gillet-B

 

Publié dans l'invité d'Aloys

Partager cet article
Repost0

Carine-Laure Desguin est l'invitée du blog aloys avec la fiche de lecture signée Christine Brunet pour son nouvel opuscule "Ceux-là de boue et de merde" aux Ed. Lamiroy

Publié le par christine brunet /aloys

Fiche de lecture "Ceux-là de boue et de merde"

 
Les opuscules de Carine-Laure Desguin se suivent et ne se ressemblent pas... Mais alors pas du tout... Après avoir lu l'adopuscule "Misha, le poisson rouge et l'harmonica", voici l'apéropuscule "Ceux-là de boue et de merde"... Un texte court destiné à donner envie en vue de la publication d'un roman complet... Une mise en bouche, en quelque sorte.
Qu'avons-nous ? Un titre pour le moins curieux, certains diraient trash. (Mais Carine-Laure n'en est pas à son premier essai, n'est-ce pas ?)
 
Cette fois, nous basculons dans un genre bien différent, un polar... Enfin, on en a tous les ingrédients : une détective privée inquisitrice et cachotière, plutôt agaçante et pas très nette (c'est mon avis...), une disparition étrange, peut-être inquiétante, quoique... Et puis il y a Vermeersch... Un gus un peu dépassé, ancien amant de la victime, suffisamment évasif, imprécis pour susciter quelques interrogations méfiantes. Une question s'impose dès le début de la lecture : qu'est devenu Lucas Depoorter ? Faudra attendre le roman pour le savoir, j'en ai bien peur... 
 
Mais... Parce qu'il y a un mais... Vous connaissez Carine-Laure, n'est-ce pas ? Elle sait que le diable se loge dans les détails... et les faits relatés par Vermeersch sèment quelques indices qui pourraient bien nous mettre sur la voie d'une partie de la réponse... au moins !
 
Christine Brunet
www.christine-brunet.com

 

Publié dans l'invité d'Aloys

Partager cet article
Repost0

L'invité d'Aloys : Valérie Winnykamien avec son ouvrage "Louise et les Méandres de la vie"

Publié le par christine brunet /aloys

BIOGRAPHIE DE VALERIE WINNYKAMIEN

Valérie pratique la peinture acrylique, l'encre de Chine sur toile et dessine depuis l'âge de 4 ans. Petite, elle s’amusait à construire des livrets dans lequel elle écrivait des histoires qu’elle illustrait avec ses dessins. Ensuite toute sa vie, elle a écrit beaucoup de poésies, de chansons, de textes. C’est enfin à partir de 2010 qu’elle décide de finaliser certains romans commencés et c’est en 2020 qu’elle les envoie enfin dans le monde de l’édition. Elle a suivi des humanités artistiques à l'Athénée Royale de Rixensart avant des études supérieures à l'Institut St Luc, en illustration et au "75" en graphisme à Bruxelles. De 2000 à 2003, elle suivra une formation musicale adulte en solfège et piano à l'Académie de Musique de Rixensart pour laquelle elle écrira des chansons et préparera des décors. Hélas, une méchante surdité progressive mettra fin à tout cela. 

Essentiellement figurative, Valérie a commencé en 1990 par une première exposition personnelle à la galerie Espace Libre à Bruxelles et l'inauguration de la maison des artistes à Anderlecht puis a continué jusqu'en 1994 avec le groupe Espace Libre fondé par Guy Bellissent. "La nature faisait l'objet de sa première exposition qui prenait des allures de promenade en forêt avec sous le feuillage, une sourde et grandissante inquiétude" (Anita Nardon, 1992). Elle exposera ensuite, au musée de l’Eau et de la Fontaine à Genval en 1995 puis chez Creatio au château de Rixensart en 1998.L'humain domine dans les œuvres suivantes, proches de l'art cru, acrylique noire, blanche et crayon sanguine; opposition, ombres et lumières, bien et mal à la mesure de notre fin de 20ème siècle. Ensuite, des clowns, des musiciens exposés en 2000 au Bonnehill House jazz club à Court-St-Etienne et à l’auditorium Hamoir à Uccle en 2002, la gare de Profondsart et ses environs à l’encre de Chine, viendront adoucir parfois l'angoisse et la révolte. 

De 2004 à fin 2013, elle tient un atelier de cours de dessin personnalisés, ainsi que d’octobre 2019 à avril 2021. Elle donne parfois une œuvre ou l’autre (Télévie, Allumeur de rêves, Restos du cœur), expose minimum une fois l'an et faisait partie du groupe Au Clair de l'Art. Elle participe aux parcours de Profondsart-Limal, aux Salons d'hiver à Ottignies, aux Biennales de Peinture et Coursives des arts à Wavre, a reçu le deuxième prix "Jeunes Espoirs" à Braine-l'Alleud en 2003 et a participé à Natuur Art-SABAM en 2006.  Etant fan du monde de Disney, elle peint beaucoup de vues de Disneyland Paris à l’encre de Chine sur toile. Valérie participe aux parcours d’artistes de Profondsart-Limal depuis sa création. Elle a également ouvert son atelier aux visiteurs lors des week-end Wallonie bienvenue en 2017. Aujourd’hui, elle peint sur toile à l’acrylique, aquarelle et encre de Chine, un monde enchanteur rempli de couleurs. Maman de 2 grands enfants et mariée depuis 35 ans, Valérie continue à écrire et à dessiner car c’est sa deuxième façon de respirer.

 

 

L’histoire :

Les cambrioleurs ont pris tout ce qu’ils pouvaient prendre. Louise est dévastée. Son ordinateur, contenant la seule et unique copie du roman qu’elle venait d’achever, s’est envolé. Elle sombre. Alors qu’elle tente de redonner un sens à sa triste existence, à quelques kilomètres de là, Pierre, aidé de son ami Lucien, a enfin décidé de percer à jour les secrets de son passé. Pour poursuivre ses recherches il achète un nouvel ordinateur, d’occasion, dont les traces de l’ancienne propriétaire n’ont pas été complètement effacées…   

 

Dans ce roman d’une grande élégance, Valérie Winnykamien brosse avec subtilité le portrait de personnages au destin singulier, abîmés par les méandres de la vie, qui malgré tout, trouvent en eux-mêmes et en autrui la force de se battre.

 

Extrait :

Après quatre bonnes heures qu’ils ne virent pas passer, ils arrivèrent au dernier chapitre d’un roman magnifiquement écrit par une inconnue. Les descriptions fouillées et l’actualité du sujet étaient traitées avec une sensibilité et une poésie, dignes d’un Dickens ou d’une Jane Austen. Les deux compères étaient ébahis. Lucien y voyait entre autres une possibilité d’édition, mais comment retrouver l’auteur ? Le nom mentionné étant sûrement un pseudonyme, cela risquait d’être impossible.

  • En tout cas, Pierre, je suis désolé, mais cet ordi a dû être dérobé à son propriétaire, personne n’aurait laissé un texte pareil y traîner ! Ça, j’en suis sûr !

Publié dans l'invité d'Aloys

Partager cet article
Repost0

Christine Brunet est l'invitée d'Aloys avec une chronique de son thriller "Vénus en Ré" signée Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Vénus en Ré, Christine Brunet, Éditions Gascogne, 2016

 

 

Eh bien, j’ai été absorbée par ce énième thriller, le neuvième je pense de Christine Brunet. J’avais une envie de voyager, de me dépayser, d’assister à des meurtres et d’enquêter grave, tout cela en restant coincée chez moi. Je ne suis pas déçue. 

Le thriller commence au 7ème cadavre. Il s’agit de la fille du commissaire Renaud Marsan. L’homme au catogan a-t-il encore frappé ? 

L’enquête piétine et l’on fait appel à Gwen Saint-Cyrq qui devra bosser en duo avec Yvon Signac pour dénouer cette série de meurtres. Saint-Cyrq et Signac sont de vieilles connaissances et pour une raison que vous découvrirez Signac aurait un œuf à peler avec la jolie légiste dotée par ailleurs de pas mal de cordes à son arc, une véritable superwoman cette fille. 

Et l’enquête commence donc. De suite Gwen file vers l’île de Ré où là deux meurtres sont commis. Par un concours de circonstance, Gwen retrouve deux de ses ex, Daniel Lesage un médecin légiste et Angel O’Maley un type assez louche qui propose à notre enquêtrice une bien drôle de mission. Et c’est là qu’on parle de trafic de diamants… Les pistes sont embrouillées et le lecteur pourrait s’y perdre mais non, l’écriture de Christine Brunet est claire et limpide.  

Je continue… Yvon Signac retrouve lui aussi sur l’île de Ré une de ses ex, une certaine Josy, flic elle aussi. Retenez bien ce prénom, Josy. Et à partir de là, le suspens devient invivable, on peine à respirer. Quelles mises en danger que vivra notre Gwen car ah ça oui, elle a le chic pour nous foutre la trouille, elle ne nous épargne rien du tout. Mais quelle perspicacité… Car c’est bien Gwen qui dépiste le modus operandi de ces meurtres, qui sauve en passant la vie à Signac et là, alors là…. Je crois que j’en ai assez dit pour appâter les prochains lecteurs de Christine Brunet car donner plus de détails pourrait offrir des pistes et là, non, je ne ferai pas ce boulot-là.

À présent j’attends une version télévisée de cette enquête. Pourquoi pas ? Il ne manque aucun élément, une intrigue bien ficelée, des enquêteurs hors norme même quand ils sont ripoux, un décor de rêve, etc.  Alors ? 

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com 

 

Partager cet article
Repost0

Carine-Laure Desguin est l'invitée du blog aloys pour son nouvel opuscule "Misha, le poisson rouge et l'harmonica" aux Ed. Lamiroy

Publié le par christine brunet /aloys

Misha, le poisson rouge et l’harmonica, Carine-Laure Desguin, Editions Lamiroy, Collection Adopuscule

 

Il y a un poisson rouge qui prophétise et il y a Misha, une petite fille de neuf ans qui joue de l’harmonica. L’histoire nous entraîne depuis les Fagnes et l’Hertogenwald jusqu’au canal Obvodny. Misha n’est pas née dans un chou, non, quelque part, il y a ses parents de sang. Misha traversera les plaines du Caucase, elle croisera des trains remplis de visages éteints et verra des montagnes qui saignent. Tout au long de ce voyage initiatique, elle rencontrera des fées, des sorcières et un drôle de gamin flanqué de nains chauves et de lapins de garenne. À l’autre bout du monde, Olga et Yvan eux aussi jouent de l’harmonica…

 

Extrait :

Et cette montagne d’objets de toutes sortes, c’est vraiment une montagne d’où jaillirait une source d’eau pure ? Cette montagne, racontent les anciens d’ici, cache dans son ventre des chandeliers à sept branches, des milliers de chandeliers qui clignotent de temps en temps lorsque les musiques sont belles à travers le monde et que tous les peuples les comprennent et les aime. Alors, la montagne s’allume. C’est grandiose d’assister à un tel spectacle confient les nuages aux rayons du soleil. Misha s’agenouille devant la montagne, elle a vu quelque chose. Des cailloux s’écoule un mince filet d’eau toute rouge. Il paraît que ça coulera comme ça pour toujours, qu’il y avait tellement de gens dans les trains, entassés les uns sur les autres, et suffocant même parfois, que cette montagne si haute et si lourde de toutes ces personnes et de tous ces objets (des valises, des bijoux, des médailles, des étoiles jaunes), que même lorsqu’elle aura … 

 

Lien pour commander chez l’éditeur : 

Misha, le poisson rouge et l’harmonica A#07 – Editions Lamiroy

 

Ou via l’auteure : carinelauredesguin@gmail.com

Tout libraire peut commander chez le distributeur : 

distribution@maisondelapoesie.com

Disponible également en format numérique sur toutes les plateformes

ISBN : 978-2-87595-452-7 

Prix : 4€ / 2 € en format numérique

 

Publié dans l'invité d'Aloys

Partager cet article
Repost0

Laurent Dumortier en invité avec un article dans Bruxelles culture...

Publié le par christine brunet /aloys

Laurent Dumortier en invité avec un article dans Bruxelles culture...

Publié dans l'invité d'Aloys

Partager cet article
Repost0

Philippe Dester est l'invité de notre blog pour une chronique de son dernier roman "Sous le champ de nuages blancs" signée Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

 
 

 

UN AGREABLE MOMENT DE LECTURE !
Voici la suite d'un premier roman que j'avais déjà pris plaisir à lire.
L'histoire d'un adolescent qui, ayant perdu la vie dans un accident, devient ange gardien. A force de missions rondement menées, il gravit les échelons de l’échelle de la spiritualité.
Dans ce second opus, il est question d’une toute dernière mission. Comme à son habitude, la Voix ne lui en dit pas plus, mais il se pourrait bien que le final ait de quoi réjouir l’adolescent. Enfin, c'est ce que le lecteur se plaît à imaginer...
Ce roman n'a pas pour seule thématique l'au-delà, bien au contraire. Même si elle participe à l’envie d’en savoir plus, c’est l'ancrage dans le réel qui m'a le plus touchée. La difficulté sociale. L'inégalité des chances. La rancœur. Dans un entrelacs de destins, écrit avec beaucoup de fluidité, Philippe Dester met en scène un habile hommage à l'altruisme.
En filigrane, aussi, un bel éloge de la lecture, à l'image du blog de l'auteur abreuvé de sa propre passion pour la Littérature (phildes.canalblog.com).
 
Séverine Baaziz

 

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>