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l'invite d'aloys

Christine Brunet en invitée sur aloys avec la chronique de Christina Previ pour "Convergences"

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet en invitée sur aloys avec la chronique de Christina Previ pour "Convergences"

Ce livre est un thriller dans tous les sens du terme et la tension qui résulte de certaines situations périlleuses vous mettra presque en apnée à divers moments du récit.

Pas de scènes morbides inutiles, cependant des situations extrêmes amènent l'héroïne Gwen St Cyrq, qui semble faussement très frêle, aux limites du soutenable. Elle est plusieurs fois acculée à poser des actes de bravoure insensés pour assurer sa survie. Ajoutez à cela qu'elle n'est nullement aidée de son quo-équipier qui lui en veut à mort.

Son enquête la conduit à travers un vaste territoire, depuis le Périgord jusqu’à côte d’azur. Tout commence par une simple disparition, bientôt suivie par d'autres, ajoutez-y la découverte de cadavres anciens et plusieurs assassinats, tous reliés à un complot d'envergure.

L'héroïne ne pourra compter que sur elle-même pour se sortir de situations extrêmement dangereuses dans des lieux impensables ; tantôt en forêt, ou en sous-sol, dans des souterrains ou sous l’eau, ou encore dans des châteaux ou ailleurs...

Les racines du (des) complot(s) sont liées au passé de l’héroïne, d’où le titre : ″Convergence″ car tous les éléments ramènent à celle qui en dénoue les fils au risque de sa vie, mais est-elle vraiment hors de tout soupçon ? Vous vous poserez cette question jusqu'au dénouement final

L’intrigue principale est complexe, polluée par des rebondissements inattendus et court-circuitée par des policiers véreux qui viennent compliquer son enquête et la mettre en danger.

Le suspense est garanti !

Christine Brunet en invitée sur aloys avec la chronique de Christina Previ pour "Convergences"

CHRISTINA PREVI

Publié dans l'invité d'Aloys

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Carine-Laure Desguin préface un recueil de poésies... Mais où s'arrêtera-t-elle ?

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin préface un recueil de poésies... Mais où s'arrêtera-t-elle ?

— Carine-Laure Desguin, te revoici en invitée sur www.aloys.me!

— Merci Christine Brunet ( http://www.christine-brunet.com/ ) de m’accueillir sur ce blog !

— Tu vois, aux éditions Chloé des Lys, les portes sont grandes ouvertes…

— Oui, c’est vrai ça, les auteurs bénéficient de grandes libertés. J’en profite un maximum.

— Tu nous expliques ce qui t’amène ici de si bonne heure ? Pour nos lecteurs, je précise qu’il est six heures du mat et que Carine-Laure et moi sirotons un café italien, c’est pas du luxe vu le rythme effréné que nous menons.

— Ah oui, il nous faut du carburant. Ce qui m’amène ici ? Oh, une première pour moi. Voici quelques mois, lors d’une séance de dédicace, je croise Ayi Hillah, un écrivain que tout le monde connaît chez Chloé des lys puisqu’il a édité ici plusieurs livres. On papote, on se dit des trucs au sujet de nos activités littéraires et puis boum, Ayi Hillah me demande de préfacer son prochain recueil de poésies.

— Et c’est là que tu me surprends, Carine-Laure (quoique Carine-Laure n’en est plus à une surprise près), car je sais que tu aimes la poésie surréaliste et que tu détestes la poésie classique, cette poésie bien cadencée par des règles métriques précises, presque mathématiques. Toi et les règles, il y a quelque chose qui cloche…

— Chère Christine, j’aime les challenges et les défis, tu le sais ! Ayi Hillah connaissait mes textes surréalistes et c’est une des raisons pour lesquelles il m’a demandé de préfacer Vague à l’âme qui est un recueil de textes élégiaques dans lesquels toute la prosodie est respectée peut-être pas à chaque page mais presque. Je veux dire que si quelqu’un qui est peu habitué à lire ces textes a apprécié, c’est bon signe !

— Ok, je te comprends mieux….Tu nous en dis un peu plus au sujet de ce livre, Vague à l’âme ? Pas trop le cafard après avoir refermé cette belle centaine de pages ?

— Pas du tout ! Il est vrai que les élégies ne sont pas des textes réjouissants si on se tient à la définition première du terme mais Ayi Hillah ne lasse pas le lecteur. Il y a en filigrane, dans chaque texte, quelques substrats si pas d’enthousiasme au moins d’espoir. La tristesse n’est pas bien épaisse, si ça peut rassurer le futur lecteur. N’oublions pas que l’auteur est d’origine togolaise et tout l’exotisme africain se devine, j’ai presqu’envie de dire se divine car bien que certains textes soient à tendance érotiques, il y a quelque chose du divin là-dessous, un respect de la chair que je ressens très présente dans la tradition africaine.

— Ah ! Tu nous expliques tout ça ?

— Non, il faut lire le livre !

— Toujours aussi charmante, Carine-Laure ! Quelques lignes de ta préface alors ?

— Oui, mais quelques lignes seulement !

……. Au loin, des sonorités africaines rythment les syllabes et les courbes des tanagras se font alors sensuelles et voluptueuses. Pour cet amoureux de l’amour, ces appels sont d’ardents filets dans lesquels il aime caresser les chairs. Et ce serait donc une insulte que de compter des pieds qui aiment se frôler si charnellement…..

— C’est sensuel, dis-moi…Un extrait de texte ? Et puis non, laissons les lecteurs découvrir ces textes. Je viens d’en lire deux ou trois comme ça, au hasard. On entend une douce musique, je comprends que tu te sois laissé bercer, Carine-Laure.

— Oui, ce livre aura autant de succès que ces fameuses cinquante nuances ! Et voici donc le lien pour le commander :

http://editionslangloiscecile.fr/epages/081d8df6-b120-4948-a796-6cca906f735a.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/081d8df6-b120-4948-a796-6cca906f735a/Products/120

— Bien Carine-Laure ! C’est donc ta première préface et à mon avis, ce ne sera pas la dernière. Et toi, ton actu ?

— Oh, je suis toujours dans la promo de mon dernier livre, Des lames et des lumières

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/des-lames-et-des-lumieres--editions-le-coudrier--2015/32978245.html

et je bosse sur la maquette de mes deux prochains livres qui seront édités chez Chloé des Lys. Il s’agit d’un recueil de textes en format A6 Album number one Cinéma magique et …

— Tout un programme !

— Oui, ce sont des textes destinés à être lus bien sûr mais s’ils étaient mis en musique, ce serait le top du top. J’ajoute que la cover est signée Derry Turla, un artiste de Charleroi.

— Avec toi, rien n’est impossible ! Et l’autre livre dont tu dis préparer la maquette ?

— C’est le fameux roman policier La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge.

— Depuis le temps que tu nous gonfles avec ce roman ! C’est corrigé et à présent tu es dans la maquette ?

— Oui.

— Je vois que tu en as marre de répondre aux questions.

— Oui, je voudrais retourner dans mes textes et maquettes et…

— Au revoir alors Carine-Laure et à bientôt !

Pour en savoir plus au sujet de Carine-Laure, voici son press book :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

et voici Carine-Laure sur You Tube :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/carine-laure-sur-you-tube/32062119.html

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L'invité de notre blog aloys ? Michel Del-Guidice

Publié le par christine brunet /aloys

L'invité de notre blog aloys ? Michel Del-Guidice

J’ai rencontré Michel Del-Guidice en salon du livre à Lanobre. Un auteur atypique bien implanté dans la région et reconnu par les habitants. J’ai découvert son recueil, Virus, intriguée : depuis je suis son parcours, ses compétitions, ses écrits aussi.

Le voilà aujourd’hui sur notre blog aloys, en invité ! Il a accepté avec gentillesse de répondre à quelques questions entre deux courses.

Tu te présentes, s'il te plaît ? Je sais que tu as plusieurs casquettes...

Pour les présentations, je ne suis pas très fort. J'ai 53 ans, j'aime écrire donc j'aime lire et l'inverse est vrai aussi ! Je suis né à Marseille où j'ai vécu pendant 45 ans. Depuis 8 ans j'habite dans le Cantal, à Lanobre, une commune de 1500 habitants. Je lis de tout : des magazines aussi ; en livres, j'aime tous les genres policiers, histoire, thrillers, SF, bio tout quoi sauf les romans d'amour. Je suis aussi un sportif puisque je pratique la course à pied : je pense détenir le record de France de courses parce que j'en suis à 1041 courses. Je cours toutes distances du 5 km au 24h en passant par le marathon et des courses par étapes notamment à l'étranger ce qui m'a valu de courir dans 18 pays. Je pratique aussi le karaté depuis l’âge de 15 ans : je suis instructeur fédéral. Je pratique les échecs également.

Un hiver à Marseille n'est pas ton premier bouquin... Tu nous le résumes ?

C'est 4e bouquin. Le résumé ? Bernard, professeur de karaté, a mis un pied dans une fourmilière, c'est un humaniste, un gars qui déteste les faux-semblants, un gars sincère qui va se mesurer à des voyous pour sauver la belle Leïla ce qui va l'entraïné dans une série de péripéties violentes : qui en sortira vainqueur ? Lui, les voyous, les flics ? Peut-être personne, qui sait ?

Pourquoi situer l'action à Marseille ?

Cette question ressemble à la suivante, elles s'emboitent : Marseille, c'est ma ville, je l'aime, j'y ai arpenté les rues comme personne, je connais la mentalité des gens, ces calanques, ces quartiers, cette "guerre quartiers nord quartier sud". Alors, pourquoi Marseille ? C’est simple : lorsqu’on connaît parfaitement un endroit, l’écriture va de soi.

Tu mets un court avertissement au début de ton roman signalant que, je cite "Cela se passe à Marseille mais pourrait se passer dans n'importe quelle ville de France" pourtant tu dédies ce livre à Marseille... Tu m'expliques ?

Comme précédemment j'aime Marseille et c'est une belle ville mais elle gangrénait : elle est malade, à l'abandon (je parle du centre-ville hein et du nord). J'ai eu la chance de voyager un peu partout en France : Marseille est montrée du doigt. Les gens croient qu'on tire à chaque coin de rue, qu'on y arrache les sacs pas plus tôt un pied posé sur le trottoir ! Je le vois bien ici aussi : "alors t'as vu a encore eu un mort dans les quartiers Nord" me dit-on les lendemains d’exécutions mais je vois qu'à Paris, Clermont, Lille, c'est pareil malheureusement. Mon livre ne glorifie pas Marseille mais je parle aussi des calanques, de la beauté de cette ville qui reste la mienne. J’ai voulu dire aux gens que ça peut arriver partout, même devant chez eux. Marseille est une ville tout en contraste, une ville passionnante mais complexe.

Tu me parles de ton héros ?

Mon héros, c'est moi et ce n'est pas moi : c'est un humaniste comme je l'ai dit plus haut un mec qui déteste la violence gratuite qui se fout des blancs, des noirs, des jaunes, un mec qui aime la vie et qui n'hésite pas à prendre des risques pour les beaux yeux d'une femme.

Donc, tu t'identifies à ton héros ?

Christine, m'identifier ? Je ne sais pas trop. Oui, je pense parce que je réagirais comme lui, je pense : je fais du karaté comme lui, je n'aime pas la violence gratuite comme lui, j'aime Marseille comme lui ; oui, oui, j'observe Marseille… Oui, c'est un peu moi, disons à 75 % !

Comment écris-tu et quand ? As-tu un scénario préalable ? Te laisses-tu porter par tes héros ?

J'écris à l'ordi. On me dit que je suis doué, moi je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est qu'en sport, les mecs doués ne travaillent pas beaucoup pour être au top. Or en sport, je bosse comme un damné mais pour écrire, ça vient comme ça. Dans ma tête, j'ai un sujet, une histoire : j'ai le début et la fin. Quand j'écris, tout vient "naturellement". J'écris essentiellement vers 17h après avoir lu ! Le fil de l'histoire me vient au fil des mots. Parfois "je pars" dans une autre direction, les idées se rejoignent parfois mais j’ai toujours peur d'être "long" dans mes descriptifs. Je suis mes héros, les « méchants » comme les « gentils ».

Ta doc, c'est ton vécu ? Donc, es-tu issu des quartiers nord ?

Ma doc, c'est ma vie : j’ai vécu 45 ans dans les quartiers nord mais paradoxalement, je n'ai jamais vu une arme !

Ma doc, c’est aussi les thrillers que je dévore. J’en ai tellement vu à la télé qu’un jour, je me suis dit que je pourrais peut-être en écrire un ".

Les quartiers Nord, je ne sais pas trop ce que ça veut dire : on va plutôt parler de quartiers au nord de la ville ! Pourquoi ? Parce que les quartiers nord, c'est aussi les collines, de belles villas… Remarque qu’en centre-ville aussi, les gens habitent dans des quartiers ! Maintenant, je dis aux gens d'ici que les quartiers sont défendables : ils ont juste été oubliés par leur mairie !

Ne trouves-tu pas que Marseille a évolué depuis quelques années ? Si oui, as-tu transposé ton scénario dans un univers passé qui te collait plus à la peau ?

Non, Marseille n'a pas évolué au nord. Oui, Marseille a évolué au sud : à parti du Vieux-Port, tout a été modernisé pour Marseille Capitale alors qu’au nord, c’est toujours la même misère.

Tu as écrit un livre de Karaté, un premier (tu nous en dis un mot ?) puis celui-ci. Tu as des projets ?

J'ai aussi écrit "le virus" un livre de nouvelles et un autre sur les quartiers nord ", des nouvelles également. Sur le karaté, c'est l'histoire de ma vie, mon rapport au karaté : à 10 ans je choppe un virus qui me cloue sur un fauteuil roulant ; je remarche grâce à une volonté de fer et le karaté viendra me "sauver la vie" (vie d'handicapé) (c'est l'histoire de ma vie avec un prof de karaté formidable, Jean-Luc Bricard et un club formidable le Massilia karaté club 14, quai de Rive Neuve, un endroit qui me fera sentir normal).

Des projets ?

En écriture, j'écris un livre sur mes courses à pied à l'étranger : j'ai presque fini d'ailleurs. Il s’agit d’un carnet de route, une description des paysages au fil de mes courses et des étapes.

Sinon, pas question d’arrêter de courir, à l’étranger comme en France… Un 24h à Marseille, peut-être…

Quant au karaté, continuer tout simplement…

Bravo pour ta ténacité et à suivre tes aventures littéraires et sportives !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet en invitée... Philippe Desterbecq a chroniqué "Convergences"

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/archives/2015/11/11/32899336.html#c67647988

http://phildes.canalblog.com/archives/2015/11/11/32899336.html#c67647988

Christine Brunet en invitée... Philippe Desterbecq a chroniqué "Convergences"

Voici le septième roman tant attendu de Christine Brunet. L'auteure a fait une infidélité à son héroïne récurrente Aloys/Axelle que nous pouvons retrouver dans les six premiers polars de Christine.

Pas facile de faire oublier cette super woman, et pourtant, Christine y est arrivée en donnant naissance à une héroïne atypique, tout à fait différente de la première.

Gwen est médecin légiste. Suite à la mort de son coéquipier dans laquelle elle aurait eu sa part, la jeune femme a été mise à pied et s'est réfugiée dans sa maison de campagne.

C'est là que son chef, membre du SIRC, une entité de police spécialisée dans les affaires délicates, la retrouve. Blanchie dans l'affaire du meurtre de son collègue, il lui demande de réintégrer l'équipe.

Elle aura comme partenaire, Yvon Signac, le frère de son ex-collègue. L'homme lui en veut : il est sûr qu'elle est responsable de la mort de son frère et travailler avec lui ne sera pas de tout repos.

De toute façon, Gwen préfère faire cavalier seul, et cachera pas mal de choses à son nouveau partenaire, comme sa véritable identité par exemple, et son lien de parenté avec un gros truand disparu quelques années plus tôt.

Enquête dans le Périgord où flics et truands se poursuivent dans le dédale des souterrains, disparitions inquiétantes, corruptions, règlements de compte et meurtres en tout genre, recels de tableaux volés, et même flics ripoux, tous les ingrédients d'un bon polar sont présents.

Quand l'enquête semble être terminée, l'histoire rebondit et l'auteure emmène ses lecteurs dans une partie de cache-cache dont il doit trouver la clé.

Les cent dernières pages sont, à elles seules, une surprise. Revirement de situation : Gwen n'est pas celle qu'on croit. Son passé est dévoilé, ainsi que le but qu'elle poursuit, tout en travaillant pour la police.

C'est à un trafic de bijoux qu'elle est alors mêlée...

400 pages haletantes, sans temps morts. 400 pages de suspens. 400 pages qu'on parcourt en compagnie de la très décalée Gwen, au look sortant de l'ordinaire. 400 pages d'identification avec l'héroïne. On tremble avec elle, on souffre avec elle, on espère avec elle, on la veut victorieuse. Et pourtant, la jeune femme n'est pas une oie blanche, loin de là, mais le lecteur s'identifie à elle et veut qu'elle réussisse dans son entreprise!

A côté de Gwen, il y a Signac, sans doute un peu amoureux d'elle, même s'il ne l'avouera jamais, et que le lecteur prend en grippe.

Et puis, il y a une multitude de personnages, tous plus pourris les uns que les autres, avec lesquels on se perd un peu...

L'histoire se déroule entre le Périgord et le Midi, entre humidité et cagnard, entre violence et lumière. Un roman pour lequel de nombreuses recherches ont dû être nécessaires et superbement documentés! Du beau travail !

Dis-moi, Christine, ton héroïne, on la retrouvera un jour? Tu promets?

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Carine-Laure Desguin en invité du blog Aloys !

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin en invité du blog Aloys !

— Carine-Laure ! Te voici en invitée sur www.aloys.me! Il était temps que tu nous expliques le pourquoi du comment de tes deux dernières publications…

— Ah oui, on prend nos gants de boxe et on s’explique, Christine (http://www.christine-brunet.com/). Non, je dis ça pour rigoler. L’explication reste bon enfant. Le livre « C’est le même décor », ce sont des textes que j’avais envie de publier car ils ne ressemblent pas à ce que j’écris d’habitude et donc, basta les étiquettes que l’on voudrait me coller. Et comme le roman « La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge » était en attente au comité de lecture des éditions Chloé des lys…

— Le comité de lecture serait trop lent, Carine-Laure ?

— Non, non, je ne dis pas ça du tout. Le comité de lecture des éditions Chloé des lys abat un boulot monstre. Chaque manuscrit est lu et corrigé. Et commenté en plus !

— Ouf, tu m’a fais peur…

— Allons, allons, Christine Brunet, ne me dis pas que mes mots t’effraient, toi qui trempe ta plume dans l’hémoglobine du matin au soir ! Ceci dit, félicitations pour ton dernier roman « Convergence », un roman policier.

— Merci Carine-Laure, mais ne nous congratulons pas autant, battons-nous, ça plaît mieux aux lecteurs ! Encore quelque chose qui me chipote …Et cette dernière publication, « Des lames et des lumières » ?

— Ah, ça, les raisons sont un peu différentes…J’aime la poésie, j’aime vraiment la poésie. Je ne sais pas rester longtemps sans être prise à la gorge par le besoin réel d’écrire un texte poétique. Et mon rêve, c’était de décrocher un contrat dans une maison d’édition qui proposait un livre-objet, tu vois ? Les éditions Le Coudrier n’éditent que de la poésie, ce sont des artisans des mots. Et comme « Des lames et des lumières », ce sont des textes, comment dire, quelque peu spéciaux, j’ai sauté de joie lorsque j’ai appris que mes textes seraient édités là.

— Oui, les éditions Le Coudrier, une maison d’édition très bien cotée en Belgique.

— Oui ! Et j’ajoute que de toute façon, je ne peux pas encore présenter de nouveaux textes aux éditions Chloé des Lys puisqu’à l’heure actuelle, la balle est dans mon camp, j’ai deux livres, là, sur mon bureau, en attente de ma bonne volonté.

— Des corrections ?

— Oui, j’avoue, cette fois, c’est moi qui traîne…

— Des lames et des lumières, ton quatrième livre, on y revient, tu nous en parles, Carine-Laure ? Comment as-tu eu cette idée, écrire des textes poétiques en rapport avec les lames du Tarot ? C’est peu conventionnel …

— Oh, j’avais écrit un poème qui se terminait par « …et glissèrent les vingt-deux lames du Tarot de Marseille… ». C’est alors que j’ai eu l’idée d’écrire un texte pour chaque lame.

— Je compte sans doute très mal ou c’est un calcul irrationnel mais vingt-deux lames et vingt-huit textes…

— Ah oui, je m’explique…Il y a six textes supplémentaires, mon esprit a vagabondé sur deux lames à la fois et puis deux ou trois textes orphelins.

— Carine-Laure, tu connaissais le Tarot de Marseille ?

— Un peu, oui, Christine. La notion de destin, de destinée, ça me passionne. Notre destinée est-elle écrite ou pas ? Et donc c’est tout naturellement que je me suis penchée sur le Tarot et la numérologie. J’avais pris quelques cours chez Monica Guillmain, pour me mettre au parfum…

— As-tu des réponses à tes questions…existentielles ?

— Ah, pas vraiment, non. Simplement des réponses existant ciel et c’est déjà bien ainsi…

— Le livre est beau. Enrichi des dessins de Catherine Berael, tout cela est une véritable œuvre d’art !

— Oui ! Je me suis inspirée des lames du Tarot de Marseille pour écrire les textes. J’ai zoomé sur les couleurs, sur certains détails vestimentaires des figures et Catherine, elle, s’est inspirée de mes textes. A signaler aussi, la très belle préface d’Eric Allard, poète et critique bien connu dans le monde littéraire belge.

— Oui, lui aussi a dû se pencher sur le Tarot…

— Le Tarot n’a plus de secret pour Eric Allard, ni pour Catherine Berael !

— Comment se procurer ce livre ludique. Car il est ludique, n’est-ce pas ?

— Oui, pour des soirées entre amis ou seul, chez soi. On lance un chiffre et on lit le texte…Ou on ouvre le livre au hasard et vous saurez si la Roue de la fortune tourne en votre faveur…Pour se procurer le livre, rien de plus facile. Toute librairie peut commander en direct aux éditions Le Coudrier. Ou le lecteur peut contacter lui-même cet éditeur en envoyant un mail à cette adresse lecoudrier2005@scarlet.be. Dans ce mail vous spécifiez le titre (Des lames et des lumières) et le nom de l’auteur (Carine-Laure Desguin). Les éditions Le Coudrier enverront le livre par courrier recommandé dès que le paiement sera effectué.

— Lors du Marché de la Poésie de Namur, le livre aurait remporté son petit succès ?

— C’était la sortie officielle et je découvrais moi-même le samedi matin ce nouveau livre. Et les visiteurs furent séduits. Qui ne le serait pas ? Un prix attractif pour des textes poétiques et de beaux dessins. Une belle découverte pour les lecteurs. Vous me dites un chiffre de 0 à 22 ?

— Un !

— Le bateleur. Numéro un. Le début de toute chose. Vous avez tout ce qu’il faut pour bien démarrer un nouveau projet…

— Des projets ! Tu as de nouveaux projets, Carine-Laure ?

— Une chose à la fois ! Je reviens du Marché de la Poésie de Namur…En novembre, je serai à Mons’livre et le dimanche 29 novembre, ne l’oublions pas, ce sera le Salon du livre de Charleroi…

Lien vers le Marché de la Poésie :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/10/18/32795199.html

Lien vers Mons’livre :

https://www.facebook.com/MonsLivre?fref=ts

Lien vers le Salon de Charleroi :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/10/19/32800722.html

— Bien, on sait toujours tout, avec toi ...Pour tes nouveaux lecteurs, voici ton press book. N’oublie pas de le compléter…

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/carine-laure-sur-you-tube/32062119.html

Publié dans l'invité d'Aloys

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Le teaser (et plus) du nouveau thriller de Christine Brunet, Convergences

Publié le par christine brunet /aloys

Aujourd'hui, 02 octobre, mon 7e thriller sort dans les bacs !

Son titre ? Convergences (aux Éditions Gascogne, Dif. De Borée).

ISBN 978-2-36666-074-6

20 € - 410 pages

Plus d'infos ? Sur mon site auteur : http://www.christine-brunet.com

Premier chapitre...

 

AUTOMNE 2011

 

 

 

Ce devait être un coup sans risque, parfait pour une fin de carrière. Le B. A. –BA du métier. Il avait les codes de l’alarme, les clés spécialement conçues pour les vitrines et le protocole de sécurité : du gâteau pour un magot hors-norme.

 Il avait joué sur du velours avec une facilité déconcertante, à croire que l’organisateur de l’expo en personne était de mèche.  Difficile à avaler, mais comme il ne connaissait pas son commanditaire, pas tout à fait exclu.

Notre homme n’est pas né de la dernière… averse, diraient certains. Un cador dans sa profession. Il a rendez-vous avec son associé de l’ombre dans un coin désert entre Marseille et Cassis, à quelques encablures à peine de Cap Morgiou. Franchement un drôle d’endroit pour un échange marchandise contre paiement. Du coup, il a brouillé les pistes et prévu une porte de sortie.

 

Il pleut des trombes d’eau, un orage comme il en fait en Provence, bref mais intense. Des éclairs sillonnent le ciel noir d’encre. Les tonnerres ébranlent les roches trop blanches, presque fluorescentes sur fond de mer déchaînée.

Il est heureusement sec sous sa combinaison néoprène noire, à découvert certes, mais comment se mettre à l’abri dans cette garrigue pelée plus minérale que végétale ? Le sentier derrière lui, à peine visible, se perd dans la colline.

Un coup d’œil à sa montre : son contact est en retard. Pas vraiment étonnant avec ce temps. Il lui laisse encore quelques minutes, histoire qu’on ne puisse rien lui reprocher : notre homme est de parole, il est reconnu pour ça dans le métier.

 

Un déferlement d’électricité sur ce bout de rocher. Peut-être des cailloux qui roulent et dégringolent de la falaise toute proche. Il jette un œil suspicieux alentour, fait un pas vers l’abrupt pour tenter de voir ce qui se passe.

 

Une déflagration, un choc à la poitrine, une douleur intense. On l’a roulé…

 

Il flageole, trébuche, mais serre les dents : il n’a pas dit son dernier mot…

 

Il resserre d’une main ensanglantée les sangles du gilet lesté retenant une bouteille de plongée d’un litre, franchit les trois petits mètres qui le séparent du vide et se laisse chuter, le sourire aux lèvres.

 

Le teaser (et plus) du nouveau thriller de Christine Brunet, Convergences

Publié dans l'invité d'Aloys

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Carine-Laure Desguin en invitée d'Aloys !

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin en invitée d'Aloys !

— Carine-Laure, quelle actu ces dernières semaines !

— Ça, tu peux le dire, Serge ! (Pour rappel, Serge, c’est le bibliothécaire super dynamique vissé au château Bilquin de Cartier, là où se trouve la bibliothèque Marguerite Yourcenar www.bourgeon.be).

— Tu interviewes, tu es interviewée, tu slames et le CD sur lequel on t’entend nasiller est, est, j’en oublie mes mots ! Et aussi ton dernier livre dont il est question dans cet article du journal Vers l’avenir ( dans l’édition du 14 juin, Vers L’Avenir de l’Entre-Sambre-et-Meuse)

— Nasiller ?

— Ne me fais pas rire, Carine-Laure. Je récapitule…Il y a ce slam « Contre tes murs, citadelle sans grillage », tu nous racontes ?

— En deux mots. Un slam qui se retrouve sur un CD enregistré avec d’autres slameurs. Une très belle expérience. La séquence est passée dans l’émission mensuelle Actutv.

— Ah oui, j’oubliais ! L’émission Actutv est une émission culturelle mensuelle, c’est ça ?

— C’est bien ça, une émission mensuelle qui donne la parole aux artistes dont on ne parle pas assez. C’est une émission lancée par quelques potes techniciens attachés aux éditions Chloé des Lys. Quelques fils entremêlés et hop, ces génies de l’informatique ont bousculé le monde du web. L’émission se regarde le dimanche soir en direct (et on peut chatter, c’est génial) et ensuite les podcats sont disponibles. Un de ces bandits du web, c’est Bob Boutique (http://www.actu-tv.net/)

Et voici le lien vers cette séquence : https://www.youtube.com/watch?v=YGqkpVaXR7g

Je ne remercierai jamais assez les éditions Chloé des Lys et leur équipe …

— Oui mais ton dernier livre « C’est le même décor » est édité chez Edilivre !

— J’ai deux livres en préparation chez Chloé des lys…

— Ok, on zappe. Belle séquence, ce slam, c’est bien, on continue ! Dans la séquence suivante, on te voit interviewer Pierre-Jean Foulon. Tu nous en dis plus ?

— Un très beau moment. Bob et moi sommes allés devant la stèle de Roger Foulon, à Thuin, juste à côté de la bibliothèque et nous avons remémoré en quelques secondes (hélas, le temps est limité) la vie littéraire de Roger Foulon qui rappelons-le fut (mais j’ai difficile de parler de Roger Foulon au passé, il est tellement présent dans toutes ces rues…) un écrivain très prolixe. Ce que j’ai apprécié aussi, toucher les anciennes presses, tous ces petits caractères et le nec plus ultra, avoir eu accès à la bibliothèque de Roger Foulon. Et aussi apprendre qu’Achille Chavée avait frôlé ces briques.

— Toujours ton petit côté révolutionnaire et surréaliste...

— Chuuut, Serge !

Voici le lien vers cette séquence qui ravira tous nos amis Thudiniens mais aussi tous les écrivains qui ont connu ce poète aux multiples prix. Je reparlerai dans quelques semaines de Pierre-Jean Foulon, je lis en ce moment sa dernière publication « Fresque baroque de mon désir ».

Ici le lien vers la séquence consacrée à Roger Foulon : https://www.youtube.com/watch?v=8qezVhLq3q0

— Ah oui, j’oubliais, tu as participé au recueil « Monstre 2015 ». J’ai lu ton texte. Pas mal. Un peu sot mais ça te ressemble.

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/06/17/32230542.html

— Merci, Serge.

— Ce matin, j’ouvre le journal Vers l’avenir et qui vois-je, Miss Caquette ! Courageux le journaliste qui t’a interviewée, il ne s’est pas mêlé les plumes et les objectifs dans toutes tes activités.

— Merci à Pierre Dejardin !

— Le slam, la séquence au sujet de Roger Foulon, le recueil Monstres 2015. Je n’oublie rien, voyons, voyons…Tu écris en ce moment ?

— Non, je bronze. Oui, j’écris ! Je prépare les maquettes de mes prochains livres qui seront édités chez Chloé des lys, une préface pour un recueil de poésies et…

— Une préface, tiens, c’est nouveau, ça !

— Oui, un très bel exercice. Décortiquer les textes et écrire une préface qui donnera aux futurs lecteurs l’envie de lire…Je n’en dis pas plus tant que je n’ai pas le feu vert de l’auteur concerné pour citer son nom et le titre de son livre. Chuut.

— Toi aussi, les poésies…

— Oui, je peux l’annoncer, mon recueil « Des lames et des lumières » sortira vers octobre. Aux éditions Le Coudrier et ça, c’est une belle promotion pour moi. Le Coudrier, c’est une maison d’édition qui n’édite que de la poésie. Je suis très fière de la confiance que Joëlle Aubevert m’accorde. Je ne sais pas vivre sans écrire des poésies, c’est primordial pour moi.

— Bonne nouvelle, tu ne fais pas que le gus sur scène.

— Non, Serge Budahazi…

— Et tu n’oublies pas la préparation de notre quatrième salon du livre au château Bilquin de Cartier, j’espère ?

— Pour le dimanche 29 novembre, déjà pas mal d’inscrits. J’assume, ne te bile pas comme ça.

— Merci, Carine-Laure. Tiens, voici ta boîte de vitamines. Et pour tes nouveaux lecteurs, voici press book et autres infos :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/carine-laure-sur-you-tube/32062119.html

Publié dans l'invité d'Aloys

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Frédéric Criado en invité sur le blog aloys

Publié le par christine brunet /aloys

Frédéric Criado en invité sur le blog aloys

J'ai rencontré cet auteur atypique lors d'une séance de dédicaces au Cultura de Villennes s/Seine. Tellement atypique que je lui ai proposé de passer en invité sur notre blog !

POur le présenter et présenter son ouvrage et son univers, je me suis servie d'un excellent article publié sur le site Hi-Zine.fr sous le lien suivant :

http://www.hi-zine.fr/2015/02/retrouvez-et-gardez-le-sourire-avec-la.html

Il est signé Téri Trisolini

Qui est l'auteur ?

Frédéric Criado, alias "le docteur Fred" est né en région parisienne. Du haut de ses 11 ans, il écrit l’ancêtre de La Tribune de Fred qu’il distribue aux jeunes lecteurs de son école, provoquant l'ire du proviseur de l’établissement. Major de sa promo d'école de commerce, passé par le droit et la finance, il se lance dans la communication d’entreprise à Genève, puis s’installe en Haute-Savoie.

En 2011, il couche ses idées et écrits humoristiques sur son compte Facebook qui rencontre un certain succès, ce qui le persuade de se lancer dans l'écriture de La Tribune de Fred et de créer Barakom, une société d'édition, avec son frère, Laurent. En projet, la finalisation d’un roman fantastique et, bien sûr, le tome 2 de La Tribune de Fred.

L'avis de Téri Trisolini:

Livre : 'La Tribune de Fred' : 184 pages de bonne humeur

La fabuleuse potion de bonne humeur du docteur Fred, premier volet de La Tribune de Fred, rassemble, en 184 pages, écrits humoristiques et billets d'humeur, illustrations, dossiers, sondages et articles détournés, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

L'auteur, Frédéric Criado, démontre ici un talent affirmé pour le second, voire le troisième degré qui convient parfaitement à ce livre à l'humour décalé, bien servi par les illustrations de son épouse Carla Criado et de sa belle-sœur Andreia dos Santos.

Le monde va mal.

Guerres, terrorisme, hiver à rallonge, compte en banque écarlate, plus de ces adorables escarpins en 36... Bonjour la sinistrose !

Heureusement, tout n'est pas perdu, grâce au Docteur Fred et sa fabuleuse potion de bonne humeur !

Véritable grimoire anti-morosité, il se feuillette avec allégresse, tant il fourmille d'articles, définitions, jeux, enquêtes et autres sondages, à l'humour noir, absurde et décapant, illustrés par des graphistes genevoises Carla Criado et Andreia dos Santos..

Dans la veine d'un Pierre Dac ou d'un Desproges, Fred Criado s'amuse et amuse, avec une légère désinvolture, communicative et réjouissante. Attention, grand risque d'accoutumance ! D'où la question : A quand le deuxième tome ?

"La Tribune de Fred - la fabuleuse potion de bonne humeur du docteur Fred", à lire, avec rire et bonne humeur garantis !

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Régine Laprade est l'invité d'Aloys

Publié le par christine brunet /aloys

Régine Laprade est l'invité d'Aloys

Ce n'est pas la première fois que Régine Laprade (c'est son pseudo d'auteur) passe dans notre blog... Toujours un plaisir de l'inviter !

Pour rappel, une petite biographie...

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Régine POISSON est née le 4 mars 1946 à Carlux , en Périgord, dans la maison où sa mère et sa grand-mère ont-elles mêmes vu le jour :cette maison qui s’appelle La Prade.

Elle a passé son enfance et son adolescence à Casablanca , au Maroc, où ses parents sont partis enseigner. En 1962 elle arrive à Bordeaux où elle entame ses études de médecine.

Médecin,Régine a complété sa formation par un diplôme de physiologie du travail puis d’ergonomie et fera toute sa carrière professionnelle à Brive. Passionnée par l’analyse des conditions de travail et leur amélioration, elle s’implique dans des études sur le bruit, le port de charges,la psychopathologie du travail etc…

Divorcée,retraitée depuis 2006, elle partage sa vie entre Brive et La Prade dont elle a pris le nom pour écrire.

Son premier roman « Le collier d’ambre » est paru en avril 2011 chez Pierregord. Il dépeint le portrait d’une femme insoumise et rebelle,libre avant l’heure.

Le second « Le camion blessé » paru en octobre 2012 aux Monédières , trace le portrait d’un Creusois qui après avoir rêvé sa vie a vécu son rêve jusqu’au cauchemar.

Elle a présenté « Le bois de mon père » à la foire du livre de Brive 2013.Ce roman édité aux Monédières, ouvre une fenêtre sur le passé,nous ramène à l’été 1944 et relate une histoire qui rejoint l’Histoire.

Cette année encore elle sera présente à la foire du livre de Brive les 7,8 et 9 novembre avec « Le vieux cahier » ,sorti le 12 octobre aux Monédières.

L’amour, la jalousie, le crime, le bagne, le suspense, le mystère s’entremêlent dans ce quatrième roman.

Je vous propose de découvrir à présent un extrait du dernier roman de Régine "Le vieux cahier"

Pierre n’avait pas tort, cette petite allait déboussoler les mâles du village de tous âges.

Lorsque j’étais enfant ,à l’évocation de Mathilde, les vieux parlaient encore de ce tourbillon.

Imaginez un mélange d’imperfection et de beauté, un personnage tout en contraste un teint mat ensoleillé par des yeux clairs pailletés, couleur de topaze. Des paupières bordées de longs cils, des cheveux bruns qui tantôt couronnent de grosses nattes un front droit,tantôt flottent en désordre sur des épaules rondes. Une poitrine menue aux tétons provocants,agressifs sous le corsage de coton léger,et des hanches généreuses. A la fois enfant et femme. Une bouche un peu trop fendue,un écrin corail pour des dents aussi parfaites que des perles .Un sourire dont on se demande s’il est féroce ou enjôleur .Insolent ,c’est sûr. Naïf, pourquoi pas ?

Elle pousse hardiment les brouettes de linge jusqu’à la Vézère. Elle pourrait retrouver les femmes du village au lavoir,mais préfère le bord de la rivière. L’eau n’est pas profonde mais bien courante. Pour installer son lavendeirou,elle piétine l’herbe:ça sent la menthe.Les genoux sur un coussin de paille,manches retroussées,croupe en l’air,elle frappe vigoureusement serviettes et torchons de son battoir de frêne. Son corps tout entier semble danser sur un rythme primitif,sauvage,sensuel.

Elle rince quelques chemises de toile épaisse dans l’eau vive. La cendre de bois qui a fait office de détergent laisse dans le courant une traînée laiteuse.Demain il faudra repasser avec un fer énorme, lourd,garni de braises. Sa lessive terminée, jupe retroussée jusqu’en haut des cuisses,elle patauge dans l’eau comme une enfant,s’éclabousse,s’esclaffe. Son rire comme ses cheveux coulent en cascade.

Les femmes en passant lui jettent un coup d’œil torve et murmurent :

- Ca finira mal ! Cette fille est le diable personnifié.

Les hommes ont le regard qui s’allume, s’embrase,caresse ses jambes,ses cuisses,ses hanches. Ils s’attardent, s’appuient au parapet du pont pour la contempler plus longtemps. Elle ne rougit pas.

- Elle n’est pas farouche, disent-ils.

Les nouvelles à la campagne se propagent à une vitesse télégraphique. Point n’est besoin comme aujourd’hui de téléphone. Le vent sans doute emporte les mots .Jeunes et vieux entendent parler d’elle,la rêvent,l’imaginent. Ils veulent la voir, l’avoir.

Régine Laprade

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Gauthier Hiernaux est l'invité d'Aloys pour son dernier roman à paraître "La fraternité des atomes"

Publié le par christine brunet /aloys

Gauthier Hiernaux est l'invité d'Aloys pour son dernier roman à paraître "La fraternité des atomes"
BIO :

Gauthier Hiernaux est un auteur belge francophone né à Mons en 1975. Il est licencié en langues et littératures romanes de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Après un bref passage dans l’enseignement, il déménage à Bruxelles pour devenir consultant informatique.
C’est au cours de l’année 94 qu’il commence à échafauder l’univers de sa saga « l’Empire de la Nouvelle Ere », une utopie qu’un grand bouleversement fait basculer vers un système totalitaire.
Les dix tomes qui constituent l’histoire racontent l’apogée puis la déchéance de l’Empire à travers les yeux de Gouverneur, d’artistes, de mercenaires, de soldats, de prostituées, de Grands d’Empire, de religieux ou encore, de l’un de ses Imperators. 
Dix tomes au parfum aigre-doux, qui nous font prendre conscience du fait que nos décisions d’aujourd’hui pourraient avoir de lourdes conséquences pour l’avenir.
En 2014, six tomes sont parus chez l’éditeur belge Chloé des Lys.  

Gauthier Hiernaux a également écrit un tryptique composé de trois mini-récits d’une petite centaine de pages.
Le premier tome, Tribu silencieuse, est paru début juin 2011, le second, Lucioles est sorti début 2013. Le dernier tome, « Une Pie dans le ciel de Saigon » a vu le jour la même année. 

En 2012, il a publié chez l’éditeur Cactus inébranlable, son premier thriller baptisé Mallaurig et a participé au recueil de nouvelles érotiques Assortiment de crudités (2013). Un second roman (policier, cette fois), La Fraternité des Atomes, est prévu pour le 22/11/2014.  

Il a également collaboré à 4 numéros de la revue littéraire « Les Petits Papiers de Chloé« . 

Gauthier Hiernaux  gère le site des auteurs de la maison d’édition Chloé des Lys.
Un extrait...

Il était à peine dix-neuf heures trente et Lester avait perdu connaissance.

Pendant qu’il s’enivrait, les derniers éléments de l’enquête avaient dansé devant ses yeux. Il espérait que l’analyse des données du PC permettrait d’en savoir davantage sur ce qui se préparait aux Jardins d’Agadir. Il savait qu’il avait eu raison de faire disparaître une crapule comme Jarat. La société se porterait bien mieux sans lui. Tout le monde

n’était naturellement pas de cet avis, à commencer par les services secrets anglais qui avaient demandé des comptes au gouvernement flamand. Une cellule de crise avait été mise sur pieds et Garrisson avait été prié de se tenir à carreau le temps nécessaire pour boucler l’enquête. La justice devait prouver que la New IRA préparait un attentat sur le sol flamand. Jusqu’à présent, l’équipe informatique de l’IS qui analysait le portable abandonné sur place n’avait obtenu aucun résultat. Jarat avait dû prendre le temps de vider la mémoire de l’ordinateur avant de quitter l’établissement. Cependant, Lester savait que le paranoïaque le plus pragmatique pouvait oublier parfois des informations. Il comptait là-dessus pour faire avancer son enquête.

La sonnerie du réveil vint se mêler à ses rêves. Même défoncé au whiskey, Lester se dit qu’il faisait beaucoup trop noir pour que le réveil sonne déjà.

Plus il émergeait, plus il se rendait compte que le bruit qu’il entendait n’était pas son réveil matin, mais la sonnerie de son portable.

Il ouvrit les yeux et constata qu’il était affalé dans son divan, une bouteille de Red Label à la main. Pas de verre aux alentours.

Il avança lentement la main vers la source du bruit et s’empara de l’appareil. C’était Lou. Il paraissait hystérique.

— Mets ta télé ! brailla le métis qui raccrocha dans la seconde.

La télécommande était à moins de cinquante centimètres de son corps. Il pouvait l’atteindre sans trop d’efforts. Il pressa sur le 1, la NRT, le poste principal de la NV. L’appareil s’alluma sur l’apocalypse.

Sur l’écran du téléviseur, des images le renvoyant à un douloureux passé défilaient. Des corps déchiquetés, éparpillés parmi la tôle pliée et le verre pulvérisé. De la fumée, grise et âcre, de celle qui vous prend à la gorge. Des cris par centaines. De douleur, de surprise, d’horreur, de détresse. Un concentré d’apocalypse comme il avait espéré ne plus en voir.

Ce n’étaient pas des images d’archives.

Il entreprit de monter le son, bouche bée. Chacun des mots lui arrachait une partie du cerveau. L’envoyé spécial semblait bouleversé, il était échevelé et parlait beaucoup trop vite. Même si son néerlandais était extrêmement pauvre, le Britannique ne comprenait que trop bien la situation. Les images parlaient d’elles-mêmes.

— … fait état de quinze morts et quarante blessés, dont une dizaine dans un état jugé grave. Des images éprouvantes comme vous pouvez le constater. On pensait que personne n’arriverait à ces extrémités depuis les émeutes de Hal… il semblerait que cela ne soit pas le cas…

Le présentateur tentait d’intervenir, mais l’autre était fébrile. Il lançait ses phrases comme s’il participait à une italienne au théâtre. On aurait dit qu’il voulait délivrer son message et ficher le camp de là au plus vite. Cela se comprenait ; même un soldat de métier comme Lester Garrisson

avait le coeur qui flanchait devant des scènes pareilles.

— Combien de fois nous sommes-nous dit que cela n’arrivait qu’aux autres ? poursuivait le journaliste dont les larmes coulaient à présent sur des joues que la poussière rendait noires. Je ne comprends pas… je ne comprends pas ce qui a pu se passer dans leur tête…

Le visage du journaliste disparut et il y eut un travelling sur le cataclysme. La scène était tournée d’un hélicoptère et Garrisson put enfin voir l’étendue des dégâts.

De la fumée noire s’élevait de débris métalliques. Dans un premier temps, Lester pensa qu’un avion gigantesque s’était écrasé sur la ville pendant son sommeil. Sans détacher son regard des images, il reprit son téléphone et composa le numéro de Backeland. L’autre décrocha dans la seconde.

— Qu’est-ce que c’est Lou ? Qu’est-ce qu’ils ont foutu ?

— Nom de Dieu, Les’ ! C’est l’Atomium ! Quelqu’un a plastiqué l’Atomium !!!

Gauthier Hiernaux

grandeuretdecadence.wordpress.com

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