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l'invite d'aloys

Le blog "Les lectures de Maryline" a chroniqué "Poker menteur", le 5e thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/poker-menteur-a161700376

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/poker-menteur-a161700376

Résumé de l'éditeur :

Un réseau mafieux tentaculaire, des opérations de police éventées, des exécutions sommaires de policiers infiltrés... Trahisons ? Corruption ? Collusion? Une enquête sous couverture qui propulse Axelle de Montfermy, ancienne commissaire divisionnaire, au cœur d une lutte impitoyable pour le contrôle de la cité phocéenne. Et si cette guerre ouverte allait bien au-delà d une simple rivalité territoriale ? Les chefs mafieux sont-ils vraiment maîtres de leurs décisions ? Qui tire les ficelles dans l ombre ? Un thriller qui mêle jeux de pouvoir, conflits familiaux, complot politique et appât du gain. Un polar haletant qui vous entraînera dans les recoins de Marseille et de ses environs, au plus près des paysages fabuleux du sud de la France. Comme si vous étiez au cinéma !

 

 

Mon avis :

Je retrouve avec grand plaisir Axelle de Montfermy que j'ai découvert dans Nid de vipères puis Dégâts collatéraux et Non nobis domine. Elle ne change pas, elle est toujours aussi froide et calculatrice mais au fond, elle est une femme forte et déterminée qui mérite d'être appréciée à sa juste valeur. J'ai eu plusieurs sentiments à son propos au cours de mes lectures de cette saga. Elle n'a pas eu une vie facile donc on peut comprendre cette carapace qu'elle s'est créée. Mais en même temps, je la trouve tellement froide par moment que j'ai envie de la détester! Bref, elle est difficile à cerner et elle a le don de m'énerver parfois.

Son binôme, Sheridan, est un peu dans le même cas me concernant. Je l'aime puis le déteste, pour parfois avoir du mal à le comprendre. J'ai l'impression qu'il veut être un homme fort mais il se fait mener par le bout du nez, à mon humble avis. Et pourtant, il est tellement bon professionnellement!
 

Ici, l'auteur nous emmène dans une enquête hyper complexe qui a bien failli me perdre... Mais je crois que c'est voulu par l'auteur... Axelle et Sean sont les meilleurs dans leurs domaines et du coup, on leur propose à chacun de jouer un rôle afin de démanteler un réseau (et bien d'autres choses mais je vous les laisse découvrir). Mais le lecteur se perd et ne sait plus le vrai du faux! Tout comme les deux personnages qui ne savent plus si certains actes font partie de l'enquête ou non. Ils se disputent, se haïssent, pour finalement revenir sur leurs sentiments... Bref, on s'y perd et je crois que j'adore ça, être menée par le bout du nez... On est pris au piège et forcé de continuer à lire pour comprendre et démêler le vrai du faux. C'est palpitant!
 

Vous l'avez compris, cette histoire est complexe mais tellement bien écrite! Je ne comprends toujours pas comment l'auteur arrive à avoir autant d'imagination! C'est magnifique! L'héroïne vit encore des aventures complètement folles mais bon, c'est à chaque fois pareil, elle s'en sort! Et heureusement, sinon, la série s'arrêterait là et ce serait vraiment dommage...

Cet opus est plutôt gros contrairement au précédent mais tout est utile et important! Il ne faut pas prendre peur du départ, sinon, ce serait passer à côté de quelque chose de magnifique! Je me répète mais cette auteur est vraiment bonne, l'écriture est parfaite! Et l'imagination, n'en parlons pas! Les dialogues très nombreux permettent de fluidifier l'histoire qui pourrait devenir parfois pesante si ils n'étaient pas présents. Bref, une réussite!

J'ai hâte de lire la suite, de retrouver Axelle et Sean que je n'aime pas tant que ça mais qui me manquent parfois...

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Michel Del-Guidice en invité du blog Aloys avec son ouvrage "Planète noire"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Christine Brunet a lu "Planète noire" de Michel Del-Guidice

 

Couverture noire pour un thriller post-apocalyptique surprenant à plus d'un titre pour qui a déjà lu du "Del-Guidice".

"Planète noire" est un texte noir, violent voire ultra violent (trop pour moi, je dois l'avouer) ; les personnages sont déshumanisés (ils cherchent à survivre, mais à quel prix ?)... On découvre, au fil des lignes, une écriture très masculine et chaotique qui colle à l'atmosphère, un environnement sauvage et destructeur (autant que détruit) : l'auteur refuse tout espoir aux êtres qu'il a créés ce qui oblige le lecteur à prendre du recul pour ne pas sombrer.

"L'homme est un méchant animal" a écrit Molière : pour cet ouvrage, prenez la citation au pied de la lettre. On sort groggy de cette plongée sans issue.

Attention : Michel Del-Guidice nous propose une descente aux enfers qui ne convient qu'à un public adulte et averti et, en aucun cas, à des lecteurs adolescents adeptes des univers post-apocalyptiques d'Emmy Laybourne ou de Susan Beth. 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans l'invité d'Aloys

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Christine Brunet a lu "De glace et de feu" T2 de Cathie Louvet

Publié le par christine brunet /aloys

Wouahou ! Eh bien ! C'est le cri du coeur lorsque je pose le T2 de la trilogie de Cathie Louvet "De glace et de feu". 

Vous connaissez l'auteur : elle tient un blog très pointu sur le roman policier et historique, analysant à fond chaque livre qui a la chance (ou la malchance pour certains) de passer entre ses mains. 

Après avoir lu le T1, je me suis plongée avec intérêt dans ce second opus. 

Tout d'abord très déstabilisée par les premiers chapitres : le lecteur n'est plus propulsé dans l'univers vicking mais sur le "vieux" continent en 819 aux côtés de Louis Le Pieux... En quelques lignes, nous plongeons au coeur des intrigues de Cour, des calculs politiques, des affres d'un pouvoir de droit divin tiraillé entre politique et religion. Personne n'en réchappe et le lecteur s'aperçoit que les femmes sont loin d'y jouer un rôle de second plan... plus machiavéliques et manipulatrices dans un univers masculin où les prélats jouent dans la cour des grands. 

En quelques lignes, la plume de Cathie, précise et documentée, nous embarque... jusqu'au style très travaillé au vocabulaire parfois vieillot qui colle à l'époque et rend le récit plus que plausible, réaliste et vivant.

Devant nos yeux ébahis défilent les grands noms qui ont fait l'Histoire... et tous les obscurs, les petites mains qui s'y sont agités. On contemple la chute inéluctable des Carolingiens et l'opportunisme des rois vickings à l'affût. 

Eh oui... Les vickings reprennent leur place à la fin du premier quart du roman pour notre plus grande joie... Ils apparaissent et disparaissent au gré des actions coup de poing sur les côtes d'abord puis dans les terres, profitant de la faiblesse des pouvoirs en place. Ils pillent, tuent, ravagent... Jeu du chat et de la souris, confrontation et imbrication de deux mondes, de deux civilisations. Tiens, saviez-vous que les vickings prirent Paris, Chartres, Poitiers, Blois, Tours... Rien ne leur résistait : l'île de Ré comme Bordeaux, Blaye, Fonsac, Ste Foy, Agen, Toulouse, Arles, Nîmes, mais aussi Amiens, Abbeville... Et les héros du premier tome reprennent leur place !

Impressionnant de comprendre soudain comment ces deux peuples que tout séparait (à part leurs conflits internes) ont construit les bases de notre monde moderne.

Une fois de plus, l'auteur nous fait voyager au coeur d'une période méconnue de l'Histoire mais ô combien fondatrice. 

Peu de dialogues : Cathie privilégie l'action, les descriptions, les faits historiques, la construction des personnages, l'Histoire avec un grand "H" étant, en fin de compte, le personnage principal de ce second tome. Alternance entre grande et petite histoire, le vrai et le faux s'entremêlent pour notre plus grand bonheur.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Marion Oruezabal en invitée sur Aloys !

Publié le par christine brunet /aloys

www.hatanna-editions.fr

www.hatanna-editions.fr

« C’est la tempête. L’Ariela s’affaiblit davantage à chaque coup. Pourquoi l’océan s’en prend-il ainsi à eux ? Tom ne sait plus quoi penser, lui qui donnerait sa vie pour cette étendue d’eau. La fin est proche. C’est le naufrage. Mais l’histoire ne peut pas s’arrêter ainsi, ou ce livre ne ferait pas plus d’une cinquantaine de pages. Alors, prêt à découvrir ce qui se cache au fond des abysses ? Vous pourriez être surpris. »

Actiniaria nous plonge dans les mystères d’une cité perdue depuis bien longtemps. Les légendes et les malédictions refont surface à mesure que les pages glissent entre nos doigts friands de nouveaux mots. L’horizon nous happe peu à peu dans les profondeurs obscures de l’océan.

L’auteure signe ici son troisième roman. Et quoi de plus logique que de le présenter au sein d’une maison qui puise son pouvoir dans celui de la sirène Hatanna. Marion Oruezabal dévoile une plume souple et légère qui n’en cache pas moins une brève dénonciation des méfaits de l’Homme sur son environnement. La nature n’accepte pas toujours son sort et elle sait parfaitement reprendre ses droits.

Hô n’est plus une simple onomatopée. Il est une entité. Il est un tout que chaque instant fait vibrer. Il est le contrôle. Il est cet élément vital à tout être vivant. Il est le père, celui qui dit, celui qui ordonne. Pourtant, bien que divin, il est comme tout humain. Il garde précieusement ses secrets au creux de ses mains.

L’ouvrage est en prévente sur le site de la maison d’édition jusqu’à sa mise en vente en librairie le 16 avril 2019. Disponible également en ligne à compter de cette date.


 

Célia B.

Publié dans l'invité d'Aloys

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Séverine Baaziz a lu Dans un grand champ de nuages blancs, le premier roman de Philippe Dester (de son vrai nom : Philippe Desterbecq)

Publié le par christine brunet /aloys


 

Je ne sais pas vous, mais moi, il y a des livres qui ont beau attiser ma curiosité maintes et maintes fois, je ne les lirai pas. La vie étant trop courte pour tout lire, probablement la raison fait-elle sa sélection. Et puis, il y en a d’autres qui s’imposent comme par évidence. Ce fut le cas du livre de Philippe.

Un titre qui sonne, une couverture qui interpelle, et surtout un sujet qui m’a toujours littérairement fascinée : la vie après la mort. Tant de déclinaisons possibles, tant d’invitations à l’intime et à l’universel... Une thématique qui a d’ailleurs donné vie, pour ceux qui s’en souviennent, à mon premier roman.

Comment Philippe, lui, allait-il donc bien pouvoir aborder la grande question de l’après ?

 

J’ouvre le livre et, immédiatement, le point de départ de l’histoire fait écho à un autre livre que j’ai beaucoup aimé : La chambre des merveilles de Julien Sandrel. Même fait divers tragique : un adolescent de seize ans, sur un skateboard, est percuté par une camionnette. Dans La chambre des merveilles, le garçon tombe dans le coma ; dans le roman de Philippe, il se retrouve dans un grand champ de nuages blancs. Se pourrait-il qu’il s’agisse d’un clin d’œil ?

 

L’histoire, maintenant.

Alex, l’adolescent, assis sur son nuage, s’entend annoncer par une voix qu’il est mort, certes, mais aussi, oh joie, oh bonheur, qu’il a la possibilité de redescendre sur terre. Evidemment, ce n’est pas si simple. Il faut qu’il accepte le deal. Ou autrement formulé : les missions. Lui qui croyait, naïvement, pouvoir retrouver un semblant de vie normale, ses proches, eh bien le voilà embrigadé dans une course qui le dépasse, celle des échelons de la vie spirituelle. Mais de quelles missions s’agit-il ? Que peut-il espérer ? Et surtout parviendra-t-il, si jeune, à faire le deuil de sa vie terrestre ?

 

Désolée, mais je ne vous en dirai pas plus.

J’ajouterai simplement qu’en plus de la thématique de l’au-delà explorée avec originalité, Philippe croque avec  justesse l’âge adolescent, la place de l’amitié, la fougue des premiers amours, mais aussi la cruauté de la maladie... J’ai failli fondre en larmes plus d’une fois. Je me suis agacée de cette voix angélique parfois insidieuse. Bref, je me suis prise au jeu de l’histoire et, une fois le livre refermé, les personnages si attachants ont continué à m’accompagner : Alex, bien sûr, mais aussi madame Peyrac, Ornella, Amir, Aglaé...

 

Une seule question : à quand la suite, Philippe ?

 

Disponible en ligne : https://www.editionsdusaule.com/produit/dans-un-grand-champ-de-nuages-blancs/

 

SEVERINE BAAZIZ

 

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Philippe Desterbecq nous présente son premier roman « Dans un grand champ de nuages blancs ».

Publié le par christine brunet /aloys

 

Après avoir publié deux contes pour enfants (« L’étoile magique » suivi du « Livre magique ») et un recueil de nouvelles (« Ici ou au-delà ») aux éditions Chloé des Lys, j’ai eu envie de passer au roman.

Je me suis lancé, grâce à une idée de départ, sans savoir où j’allais arriver et donc si ce roman allait aboutir. Finalement, le texte m’a semblé tenir la route et j’ai envoyé mon manuscrit à différentes maisons d’éditions.

Mon livre a été accepté par les éditions du Saule que je remercie ici.

C’est l’histoire d’Alex, un garçon mort avant d’exister puisque, dès le début du bouquin, il se fait renverser par une camionnette et meurt sur le coup. Il se retrouve alors « dans un grand champ de nuages blancs » où il ne se plaît pas du tout. Il veut à tout prix sortir de là et revenir sur Terre.

Une voix l’interpelle et lui dit qu’il peut redescendre sur Terre à condition de réaliser quelques missions.

Alex accepte sans hésiter, mais il ne sait pas ce qui l’attend…

Le mot de l’éditeur :

Poignant et sincère, ce livre donne de l’espoir. Il aborde la mort sous un angle différent. L’auteur vous livre la vie et les sentiments de ce jeune homme et des autres personnages avec tellement de justesse que vous vous laissez emporter dans leur univers, dans leurs ressentis.

L’avis de lecteurs :

* Dans un grand champ de nuages blancs est un très joli roman, qui m'a charmé de la première à la dernière page.
L'écriture est fluide, l'auteur emploie les mots justes et nous avons là un joli roman, touchant, mais sans pour autant être larmoyant… même si j'avoue avoir eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises, notamment à la fin.
Je suis ravie d'avoir dévoré ce roman, qui mérite un très joli cinq étoiles ? ( Coquinnette 1974 )

* J'ai tellement bien fait de me lancer dans ce texte ! Il est juste superbe. Déjà, en voyant la couverture, j'ai été intriguée : elle était épurée et donnait une impression de « Paradis », ce qui était un peu sous-entendu par le titre aussi.(MerryFantasy)

* Un petit roman qui se lit d'une seule traite, on ouvre le livre, on le commence, et puis on ne peut arrêter avant la fin.
L'auteur a une belle plume, des mots écrits avec son cœur, vous le réaliserez en faisant cette lecture. Il m'a embarqué solidement dans l'histoire, qui pourrait à première vue être triste, mais elle ne l'est pas, touchante, émouvante, oui, mais pas triste.

PS Je suis en train d’écrire la suite des aventures de mon héros. 

Publié dans l'invité d'Aloys

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François Beukels et ses Carôttins

Publié le par christine brunet /aloys

François Beukels et ses Carôttins
François Beukels et ses Carôttins

Publié dans l'invité d'Aloys

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Cathie Louvet nous propose un extrait de son second tome "De Glace et de Feu : l'empire disloqué "

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Début du chapitre 2 :

 

   822. L'été touchait à sa fin. Louis était exténué et en mauvaise santé. Il maigrissait à vue d’œil, avait le teint jaune et souffrait de terribles migraines. A la lutte farouche dont il était le centre était venue se greffer l'échec de la mission d'Ebbon. Judith n'avait donc eu aucun mal à le convaincre de se retirer quelques jours dans leur château d'Ingelhgeim, plus modeste et plus tranquille que le palais d'Aix-la-Chapelle et de ses agitations, niché au cœur de magnifiques collines boisées où il pourrait oublier ses soucis en s'adonnant à son sport favori, la chasse. L'empereur avait très envie de cette petite escapade mais il hésitait à abandonner les affaires de l’État. Pourquoi ne pas déléguer ses responsabilités à Agobard et à Ebbon ? Ils étaient tout à fait à la hauteur de la tâche et leur dévouement n'était plus à prouver. Et puis, il ne s'agissait que de quelques jours, et, en cas d'urgence, Ingelnheim ne se trouvait qu'à trois jours de cheval tout au plus. Plongeant son regard dans les yeux noirs de son épouse, Louis se laissa fléchir.

          Afin de ne laisser à quiconque le temps d'empêcher leur départ, le couple impérial se mit en route le dimanche suivant, dès la fin de l'office, par un temps radieux. Chevauchant à côté de la litière de Judith, Louis se sentait déjà mieux et ne cessait de féliciter la jeune femme de la bonne idée qu'elle avait eue. Il en avait presque oublié la terrible scène de la veille : Agobard avait crié, tempêté, appelé la malédiction sur sa famille, mais rien n'y avait fait. Louis, comme tous les grands timides, était parfois capable de s'entêter au point que rien ni personne ne pouvait le faire changer d'avis. Agobard s'était alors tourné vers l'impératrice et, tout en proférant les pires menaces, la bouche écumante, les yeux exorbités,  avait pointé vers elle un doigt accusateur mais la jeune femme l'avait dévisagé de ses grands yeux faussement candides en disant que seuls lui importaient la santé et le bien-être de son époux.

          L'automne fut splendide et le séjour à Ingelnheim tint toutes ses promesses. Quelques semaines avant les fêtes de la Nativité, Judith, radieuse, annonça à Louis et à toute la cour sa nouvelle grossesse. Et cette fois, elle en était certaine, elle portait un fils. De fait, le 13 juin 823, elle donna le jour à un garçon d'apparence délicate mais en bonne santé. Les deux époux se réjouissaient sincèrement de cette naissance, mais pas pour les mêmes raisons : Judith, après quatre années de lutte, possédait enfin l'atout grâce auquel elle était certaine de remporter la partie. Quant à Louis, il considérait le petit Charles, enfant de son épouse bien-aimée, avec des yeux neufs, comme s'il devenait père pour la première fois. Il espérait aussi, en son for intérieur, que sa femme se montrerait moins exigeante et plus encline à composer avec les clercs de son entourage. Mais il ignorait que l'ambition d'une femme telle que Judith, dès qu'elle devenait mère, ne connaît jamais de repos.

Publié dans l'invité d'Aloys

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Cathie Louvet nous propose un extrait de son dernier ouvrage !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Extrait du chapitre 4 "De Glace et de Feu : l'empire disloqué " :

 

 L'intendant du roi avait soigneusement préparé le voyage, planifiant les étapes, le ravitaillement des chevaux et les escales. Il avait estimé préférable de rejoindre le Rhin à Cologne par la route plutôt qu'en empruntant le Wurm, petite rivière jugée trop étroite et peu profonde. Bien sûr, cela supposait de parcourir les dix-huit lieues à travers la vaste forêt qui entourait la cité impériale sur des chemins pas toujours très bien entretenus, mais il espérait qu'en cette saison chaude, ils seraient suffisamment praticables pour le lourd convoi.

   Une brise légère secouait doucement les ramures des chênes centenaires et des châtaigniers qui ombrageaient la porte principale du palais et la route menant à Cologne. Tout était prêt. L'empereur et ses proches prirent place dans les chariots. Le signal du départ fut enfin donné. La longue caravane s'ébranla, les sabots des chevaux soulevant un nuage de poussière grise. Judith et ses femmes, allongées sur de soyeuses fourrures, se laissaient bercer par le léger tangage, tandis que le petit Charles, curieux de tout, regardait le paysage par un interstice ménagé dans la tenture qui les protégeait à la fois de la poussière et du soleil.

   Les éclaireurs de la garde royale caracolaient en tête afin de s'assurer qu'aucune embuscade n'avait été dressée sur leur route par une des bandes de brigands qui infestaient les bois depuis une quinzaine d'années, à vrai dire depuis la mort de Charlemagne. Louis, son fils et successeur, était loin de posséder son charisme et son autorité. Peu à peu, les comtes, plus occupés à accroître leurs domaines et possessions, avaient relâché leur vigilance, ce dont avait su profiter tous les coupe-jarrets et les traîne-misère de la région, rendant les routes très peu sûres. Un groupe d'une vingtaine de soldats solidement armés fermait la marche. Chacun devisait avec son voisin dans une ambiance faussement détendue, l’œil aux aguets.

   Une semaine plus tard, le 19 juillet, le convoi impérial faisait son entrée dans Cologne pavoisée aux couleurs des Carolingiens. Le long de la rue menant à la résidence de l'archevêque où Louis et sa suite étaient attendus, les gens agitaient les mains, lançaient des pétales de fleurs et des pignons de pin en signe de bienvenue. Le couple impérial, ravi de cet accueil chaleureux, répondait en jetant des poignées de menus sous. Une halte d'une semaine avait été prévue dans la cité épiscopale afin de permettre à l'empereur et sa cour de se reposer,  mais surtout le temps de réunir les barques à fond plat sur lesquelles ils allaient voyager jusqu'à Mayence, puis Worms.

Publié dans l'invité d'Aloys

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Cathie Louvet nous présente son second tome « De Glace et de Feu : l'empire disloqué »

Publié le par christine brunet /aloys

 

SYNOPSIS TOME 2 : « De Glace et de Feu : l'empire disloqué ».

 

 

Les Vikings, habituellement dépeints comme des Barbares assoiffés de richesses n’ayant que peu d’égards pour les populations qu’ils dépouillent de leurs biens, n’ont ici pas moins de scrupules que les Francs et leur volonté d’étendre leur Empire, sous couvert de l’évangélisation des populations étrangères qu’ils parviennent à soumettre.

Le style, fluide et rythmé, a été retravaillé afin d'alléger certaines phrases un peu longues, offrant un texte bien écrit, à la syntaxe et à l'orthographe maîtrisées.

Le récit se structure autour de l'histoire réelle, mettant en scène des événements et des personnages historiques, et de l'histoire de personnages fictifs racontant des événements historiques, donnant de nombreux détails basés sur les documents et les recherches des historiens, notamment celles de Régis Boyer, sans pour autant alourdir le texte et ennuyer le lecteur.

L'originalité du sujet réside donc dans ces « chassés-croisés » entre le réel et le fictif dont le traitement est cohérent.

Points forts : récit bien rythmé, connaissances historiques maîtrisées, descriptions riches des situations et des paysages rendant le texte vivant, donnant l'impression d'y être, personnages attachants dont on a envie de connaître la suite des aventures.

 

Le second tome s'articule autour de trois axes :

  • Destinée de l'empire de 819 à 859, avec pour événements phares le remariage de Louis, la naissance de son fils Charles, les révoltes de ses fils aînés, les complots internes, les déchirements entre frères laissant le champ libre aux envahisseurs, et ouvrant la voie à l'avènement d'une nouvelle monarchie incarnée par les Capétiens.

 

  • Seconde phase des incursions vikings sur les territoires francs qui deviennent annuelles, profitant de la situation politique déplorable : ils trouvent l'embouchure de la Seine ; ils pénètrent bien plus avant dans les terres ; hivernages récurrents plutôt que de rentrer chez eux après chaque saison ; investissent les Shetlands, s'attaquent à l'île de Bretagne, colonisent l'Irlande et luttent contre la résistance celte ; alliances entre les différents chefs vikings qui leur permettent d'être partout, jusqu'à Paris.

 

  • Destinée des personnages ou familles fictifs dont on a suivi les aventures dans le premier tome, illustrant ce qu'était le quotidien de leurs existences, évoquant une partie de l'histoire du Danemark liée aux expéditions vikings, l'opposition paganisme/christianisme en montrant le très lent mais inexorable mouvement vers la christianisation qui sera effective près de 150 ans plus tard.
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