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l'invite d'aloys

Maryline Marnas a chroniqué dans son blog le nouveau thriller de Christine Brunet "Gwen, adieu..."

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/gwen-adieu-a165455226

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/gwen-adieu-a165455226

Résumé de l'éditeur :

 De la haine pure, froide… Son image, renvoyée sans concession par le miroir en porte tous les stigmates. Il n’inspire plus qu’aversion. SA faute… LEUR faute… Chaque parcelle de sa chair réclame vengeance. Le couperet va tomber, implacable. Ses mains moites tremblent sous l’afflux d’adrénaline. Les prochaines semaines vont montrer ce qu’impitoyable veut dire ! Une seule âme l’accepte, l’approuve et comble le moindre de ses désirs. Se servir de cette pitié répugnante pour arriver à ses fins avant de s’en débarrasser… Ce jour sera à marquer d’une pierre blanche ! Son coeur pulse à l’approche de l’action. Vivre enfin, savourer chaque instant… Une sonnerie criarde, celle de l’interphone. L’AUTRE est là…

 

 

Mon avis :

Christine brunet ou l'art de nous mener en bateau...

Comment fait-elle pour toujours être là où on ne l'attend pas cette Gwen? C'est vrai ça, elle a de multiples facettes, elle change de peau comme on change de chemise, elle devient une autre grâce a des complices tout à fait normaux, elle rentre par un endroit et en sort avec une nouvelle identité.... Bref, elle a une vie de fou! Elle n'a pas le temps de s'ennuyer en tous cas!

Je l'ai déjà dit dans mes précédentes chroniques mais cette auteur arrive à semer des indices tout au long du texte qui nous permettent à la fois d'avancer et de garder le suspense jusqu'au bout. On comprend l'histoire petit à petit, sans se douter de quoi que ce soit. Parce que c'est complexe tout ça! Mais c'est justement ce que j'aime! Ne pas savoir la fin dès le début, se poser des tas de questions, avoir des idées qui se détruisent au fil du texte et finalement découvrir qu'on avait tort sur toute la ligne... Bref, elle est très forte pour ça.

Les personnages sont toujours aussi... particuliers. Je n'arrive pas vraiment à savoir si j'aime Gwen ou pas. En fait, c'est une battante et elle aime ce qu'elle fait, elle donne tout et j’apprécie ce coté, mais elle a un caractère qui me laisse penser qu'elle est trop compliquée pour moi. Je ne réussis pas à la cerner totalement donc je garde un doute sur elle tout le temps. Quant à Signac, je l'aime et le déteste à la fois. Il est parfois trop naïf et tombe facilement dans le négatif. Mais c'est ce qui fait son charme je crois.

Bref, encore une enquête complexe (non! Pas une mais plusieurs je devrais dire), des personnages tous plus fous les uns que les autres, du sang, des morts, des trahisons, des vengeances... bref, un parfait cocktail! A lire sans modération (dans l'ordre c'est mieux!).

 

Maryline Marnas

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Edmée de Xhavée nous propose une chronique de "Putain de pays noir", de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée nous propose une chronique de "Putain de pays noir", de Carine-Laure Desguin

Putain de pays noir, putain quel livre !

EDMÉE DE XHAVÉE·LUNDI 8 JUILLET 2019

Un tout petit livre, un opuscule pour être exacte, mais un vrai cocktail de… de quoi ? De tout. De laideur, de rêves, de misère, de violence, de tendresse, de crade et de magnifique. Une promenade dans le désespoir au fond d’un puits noir qui sent le moisi et le rat mort. Une faune d’êtres de la nuit, celle des heures noires et celle du mental, de l’usure des corps et de la foi. Les choix de vie ont disparu peu à peu. On aime et on hait ce qu’on a, parce qu’on n’aura rien d’autre mais… putain, pourquoi se retrouve-t-on avec ça ?

Rien ne nous est épargné.

On fronce le nez parce que les odeurs montent des mots, des odeurs violentes et fatiguées. La brutalité de l’errance nous frappe en pleine lecture. On pénètre, safely home, dans les coulisses d’une humanité déshumanisée, déshabillée de ses rires et joies. Et pourtant, et pourtant... c’est saupoudré de poésie, oui oui… La poésie des choses qui sentent mauvais, sont vilaines à voir, comme le chien qui éclabousse les tables de sa bave glaireuse ou Angel qui rit en exposant ses dents jaunes et cariées… Mais poésie d’un monde ni onirique ni cauchemardesque, plutôt un monde qui aurait une gueule de bois interminable, la migraine, l’haleine féroce, et se rapproche, comme des zombies, d’un signal clignotant rouge où on peut lire « vous êtes arrivé à destination »…

Bravo Carine-Laure Desguin, c’est court mais si rempli qu’on prend un coup de poing littéraire !

 

Edmée de Xhavée

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Philippe Desterbecq a lu et chroniqué dans son blog "d'un livre à l'autre" "Gwen, adieu..." le dernier thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/archives/2019/07/12/37455374.html#c76151808

http://phildes.canalblog.com/archives/2019/07/12/37455374.html#c76151808

 

Voici déjà le neuvième roman de Christine Brunet qui a réussi, une fois de plus, à m'épater et à me scotcher sur ma chaise. 

Comme le titre l'indique, dans ce thriller, on retrouve Gwen, un personnage atypique, médecin légiste à la police, au passé pas trop net. Envers et contre tout, Gwen doit connaitre la vérité. Elle enquête sans peur et sans réserve pour arriver à clore son dossier. 

Avec ce roman, le lecteur est sûr de ne pas s'ennuyer : actions permanentes, suspense, meurtres en série, voyage d'un pays à l'autre, trahison, vengeance et aussi une certaine attirance pour cet être décalé qu'est ce personnage récurrent qui pourrait bien disparaître si on en juge par le titre...Mais, avec Christine, il faut toujours s'attendre à des surprises. 

Depuis la fin octobre, les meurtres s'enchaînent : un couple chinois, un ex-ministre, et beaucoup d'autres personnes qui sont liées entre elles par leur appartenance à un comité d'amateurs de whisky. Des meurtres sadiques, violents. Des exécutions qui se suivent. Pour du whisky? C'est pousser le bouchon un peu loin, mais si une bouteille peut coûter plus de 3000 euros ! 

Ce qu'il y a de très particulier dans ce roman, c'est qu'à chaque fois qu'un enquêteur se rend chez un suspect, celui-ci est mort, assassiné un peu avant...

Les enquêteurs finissent par se tourner vers une rousse flamboyante (que les lecteurs de Christine connaissent bien), qui pourrait bien être à la tête de tous ces meurtres liés par un trafic de drogue. Mais où se cache cette femme qui accuse Gwen de l'avoir tabassée? 

De fil en aiguille, Gwen finira par déceler la vérité... 

A la fin du bouquin, le lecteur fidèle reconnaîtra Axelle de Montfermy, ex-Aloys, autre personnage récurrent des thrillers de Christine, un flic qu'il retrouvera sûrement dans le 10e roman de l'auteure. 

Merci, Christine, pour ce beau cadeau. 

 

Philippe Desterbecq

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Gilgamesh & Co, le nouvel ouvrage de Véronique Grandpierre sort aujourd'hui !

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans l'invité d'Aloys

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Un nouvel extrait de "Gwen, adieu", le nouveau thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Aéroport Manas – Kirghizie – 02 novembre 15h55


Le Boeing 737 atterrit à l’heure sur le seul aéroport international de
ce petit pays d’Asie centrale. Le long bâtiment bas en béton sans intérêt
architectural défila devant le hublot tandis que l’appareil se garait entre
un Boeing d’Air Manas et un Pegasus Airlines.
Légère bousculade à la sortie puis la salle des bagages et la douane dans
un décorum très épuré, froid, un peu usé voire désuet : un reliquat de
l’ère soviétique probablement. Quelques guichets de change, mais aucun
touriste pour les squatter.
Gwen passa dans le hall d’arrivée et fouilla des yeux la foule disparate
des amis et des parents. Inutile de penser que le fameux Pavel serait là
pour l’attendre. Elle se dirigea donc, sac à l’épaule, vers la sortie et héla
un taxi orange qui s’empressa de dépasser la file des voitures particulières,
flairant la course juteuse.
Elle ouvrit la portière arrière, se pencha et s’apprêtait à monter pour
donner sa destination (un bon hôtel en centre-ville repéré, au cas où, lors
de la courte attente à Roissy) lorsqu’une main referma d’autorité le battant
tandis qu’un corps massif s’interposait, l’obligeant à retrouver le trottoir.
–– Je crois que nous avons rendez-vous ! jeta une voix masculine en
français avec un fort accent slave.

Elle se redressa et détailla le personnage qui dépassait son petit gabarit
de vingt bons centimètres : 1m75 environ, glabre, cheveux bruns très
courts, la cinquantaine bien portée, muscles saillants sous un T-shirt blanc
moulant et des yeux d’un marron noisette surprenant.
–– Tiens ! Je me demandais justement si vous aviez reçu mon message…
répliqua-t-elle du tac au tac avec ironie en se demandant comment il
pouvait supporter la température sibérienne à cette altitude. Un véritable
dur à cuire…
Elle lança au chauffeur de taxi dépité un « sorry » rapide avant de
donner toute son attention au personnage.
–– Ma voiture est par là, grinça d’une voix autoritaire celui qui ne
pouvait qu’être le dénommé Pavel.
Pas question de refuser son « offre », et puis elle était là pour ça…
Son regard accrocha le biceps et un bout de tatouage qui l’interpella :
une main fermée autour du canon de ce qu’elle soupçonnait être une
Kalachnikov sur fond rouge, sûrement une étoile… Un Spetsnaz ! Ou un
ancien des forces spéciales russes. Les choses se compliquaient un peu plus
d’autant que l’un des gestes dévoila un bout de dessin lui faisant penser à une
chauve-souris stylisée, symbole du GRU et de l’OMON : que faisait ce
genre de type dans le paysage ? Pourquoi un agent spécial russe trempait-il
dans l’histoire ? Était-il encore en activité ou était-il devenu un mercenaire
comme Kolenko, le tueur de Malte ? Probable… Elle se dit soudain qu’elle
n’aurait jamais dû venir et que cette erreur allait lui être fatale.

Un 4x4 haut sur roues, très carré, noir : une UAZ48 sinistre aux vitres
omniprésentes, mais très teintées. Le Slave ouvrit la portière arrière et la
poussa sans ménagement sur la banquette en lui bloquant toute possibilité
de fuite ou d’esquive, sac sur les genoux. L’intérieur, en tissu noir,
était spartiate. À ses côtés, un autre balèze, cheveux blonds ondulés tirés
en arrière pour un visage buriné au regard sévère. Au volant, à côté d’un
Pavel fermé et froid, limite hostile, un homme plutôt fluet aux origines
asiatiques de ce qu’elle pouvait en voir dans le rétroviseur central.
Le moteur vrombit. Le tout-terrain roula vers la sortie. Un bref arrêt le
long d’une guérite en bois pour le paiement du parking, quelques pièces à
un gardien en uniforme marron engalonné en échange d’un reçu, puis une
route goudronnée, jalonnée de nids de poule avec un terre-plein central.
Tout autour, une campagne détrempée passablement lugubre. De chaque
côté de la chaussée, une haie d’arbres déplumés par l’hiver naissant.

Silence profond entre les quatre passagers. Afin de tester sa situation,
avec le plus de naturel possible, elle tira son portable de la poche… immédiatement confisqué par son voisin au profit du chef de groupe. Elle
regarda l’appareil passer de main en main, un sourcil levé : gestes et regards
étaient remplis d’animosité.
Elle soupira puis se concentra sur le paysage tandis que le tatoué sortait
une tablette tactile d’une valisette à ses pieds, se retournait complètement,
genoux sur le siège, et prenait quelques clichés de leur passagère avant de
reprendre sa place, satisfait.
La campagne avait laissé la place à une avenue large coincée entre des
barres d’immeubles à l’architecture très soviétique : le reliquat d’un passé
pas si lointain. Peu de véhicules et aucun passant sur les trottoirs luisants
de pluie. Morne, déprimant… Du coup, son esprit zappa vers Ceyreste,
les cigales en été, le soleil, les odeurs de garrigue… Reposant.

Une zone industrielle et un hangar désaffecté devant lequel le conducteur
freina brutalement. La suite n’allait sûrement pas être très drôle. Les
trois hommes descendirent. Elle poussa la porte avec une décontraction
qu’elle ne ressentait pas, et les suivit sans contrainte physique, mais sous
étroite surveillance. Impossible de faire un pas de côté sans être reprise
par le collet.
À l’intérieur, le sol était en terre battue, tassée, noire d’huiles moteur
dont le fumet rance fuitait désagréablement jusqu’aux narines. Des caisses
entassées le long du mur, des planches, des morceaux de machines, des
papiers, des cartons crevés et une pièce en forme de cube vitré, éclairée,
meublée d’un bureau en fer. Cet espace clos était occupé par une silhouette
de dos à la carrure massive, tête chevelue rousse, longue et frisée,
penchée sur l’écran d’un portable ; face au militaire, quelques chaises, et
une rangée de classeurs métalliques verts chargés de liasses de dossiers et de
papiers jaunis. Et puis, au milieu de l’espace de stockage, à une vingtaine de mètres, ...

Publié dans l'invité d'Aloys

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Carine-Laure Desguin nous parle de "Putain de pays noir"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
Dealer et combinard pour arrondir ses fins de mois, Jérémy (dit Jem), un soir de défonce, tabasse son père, un bourge de pharmacien. Au cours de sa cavale, il rencontre Angel, une droguée notoire, qu’il connaît depuis longtemps.
S’ensuit alors pour ces junkies un road movie urbain dans les rues de Charleroi. Sexe, violence extrême et autres défonces sont au rendez-vous de ce suspense haletant d’une noirceur totale.
En plus d’une incursion dans le milieu sulfureux et décalé de ce Pays Noir, l’intrigue se déroule dans un Charleroi en totale reconstruction.
  Carine-Laure Desguin est née le 7 février 1963 à Binche. Elle aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise. Elle a commis pas mal de choses en littérature (romans, théâtre, poésies) et dans d’autres espaces aussi (enregistrement d’un slam, mises en musique de ses textes par Ernest Hembersin). Dans son palmarès, quelques prix et entre autres en 2014, elle reçut le Prix Pierre Nothomb.
Depuis 2012, C.-L. Desguin est collaboratrice pour le Salon du Livre de Charleroi (Alchimie du Livre) et chroniqueuse pour une webtélé (www.actu-tv.net). Ses textes poétiques (ou pas) se lisent dans diverses revues littéraires.
C.-L. Desguin est membre de l'Association des Écrivains Belges, de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie, des Artistes de Thudinie et du Cercle Littéraire Hainuyer Clair de Luth. Tout cela c’est très bien. On attend la suite.
 ISBN : 978-2-87595-219-6
Prix : 4€ ( + 1€ en envoi postal)
disponible chez :
Tout libraire peut commander ici:
Maison de la poésie d’Amay
BP 12, B–4540 AMAY
Tél. : + 32 (0) 85 31 52 32
Fax : 00 32 (0) 85 31 54 32
E-mail : distribution@maisondelapoesie.com
Egalement achetables en ligne sur ce site www.lamiroy.be. 
 
 
 
Sur le blog  http://carineldesguin.canalblog.com/press book, palmarès, actu et évènements de l'auteur.  
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Carine-Laure Desguin nous présente "Putain de Pays Noir", son nouvel opuscule publié aux Editions Lamiroy

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin nous présente "Putain de Pays Noir", son nouvel opuscule publié aux Editions Lamiroy
Carine-Laure Desguin nous présente "Putain de Pays Noir", son nouvel opuscule publié aux Editions Lamiroy

Carine-Laure, c’est quoi ce truc, Putain de Pays Noir ?

Ben c’est un opuscule qui sortira le vendredi 21 juin 2019 aux éditions Lamiroy !

Un opuscule ? Ça se mange, ça ? Ou alors c’est une maladie ?

Pour ne pas connaître les opuscules édités chez Lamiroy, faut vraiment …

Alors explique-nous tout ça…

Chaque semaine un opuscule est édité, c’est en fait une longue nouvelle. Et donc le 21 juin cette histoire noirissime, Putain de Pays Noir, n’aura plus de secret pour nombre de lecteurs. Les abonnés recevront cet opuscule (j’aime bien ce mot, opuscule) dans leur boîte aux lettres et puis pour les lecteurs intéressés, Putain de pays Noir sera visible dans pas mal de librairies à Bruxelles, ainsi qu’à Charleroi. Voici le lien vers le site des éditions Lamiroy :https://lamiroy.net/collections/opuscules

Très bien, Carine-laure ! Mais encore ? Cette histoire ?

En exclusivité pour Aloys, voici la quatrième…

Dealer et combinard pour arrondir ses fins de mois, Jérémy, un soir de défonce, tabasse son père, un bourge de pharmacien. Au cours de sa cavale, il rencontre Angel, une droguée notoire qu’il connaît depuis longtemps.

Sexe, violence et autres défonces sont au rendez-vous de ce suspense haletant d’une noirceur totale.

En plus d’une incursion dans le milieu sulfureux et junky de ce Pays Noir, l’intrigue se déroule dans un Charleroi en totale reconstruction.

Tu as deux fois le mot défonce, tu le sais, Carine-Laure ?

Oui, c’est pour que ce soit bien compris…

Le milieu sulfureux de Charleroi…tu le connais, ce milieu-là ?

Ah, je ne peux tout dire quand même. Et puis ça, c’est personnel quand même. Mais oui, j’ai baladé dans les quartiers miteux et de plus très tard le soir, lorsque j’écrivais Putain de Pays Noir. Un de mes amis m’avait mise en garde mais je suis téméraire, et puis, j’avais besoin de voir, de sentir, et de me frotter à tout ça.

Tu n’as pas poussé la plaisanterie jusqu’à la snif quand même ?

Ok, passons à autre chose. En résumé, Putain de Pays Noir, c’est pour très bientôt !

Un extrait ?

Ok mais un très court extrait, le voici :

..

— Tu m’emmerdes, je lui gueule, en écrasant dans le cendrier rouge brique mon deuxième joint. On va chez mes potes, dans la mansarde, au-dessus de nous, là-haut. Et chez Alan, on n’ira sans doute pas, tu pues la pisse, tu es moche à crever et je commence à avoir la honte de traîner une poufiasse comme toi à travers toute la ville. Et tu sais quoi ? Ton marsupilami, je l’ai foutu dans les chiottes, chez la Pétache.

— Mais che…

— Y’a pas de mais, mes couilles tu veux dire, ouais. J’en ai ma claque, Angel, tu vas retourner dans ta famille de merde et tu vas me lâcher les baskets. J’en ai marre de toi, tu ne me fais plus bander.

..

Merci mille fois Carine-Laure, c’est très classe…

N’est-ce pas ? Ah oui, j’oubliais, il y aura des séances de dédicace, les lecteurs apprendront tout cela très bientôt en surfant sur mon bloghttp://carineldesguin.canalblog.com!

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Christine Brunet vous présente un nouvel extrait de son dernier thriller "Gwen, adieu..."

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ce soir-là, à 21 heures, boulevard Malesherbes (Paris).

 

 

Un couple de rentiers tourne en rond. Ils sont impatients. Le quinquagénaire glabre, chevelure poivre et sel méticuleusement gominée en deux sections identiques séparées par une raie parfaite, ensemble chic polo blanc sur Jeans Hugo Boss, consulte sa Rollex sans arrêt, avec fébrilité. Il étale son aisance matérielle pour impressionner. Son épouse, probablement plus âgée même si la peau de son visage, repulpée, n’affiche plus de rides, s’assure que tout est à sa place et tire sur sa robe Dior pour aplanir un pli rebelle et disgracieux : elle veut faire bonne impression. Elle observe d’un œil critique son brushing, la couleur auburn rafraîchie le matin même, et sourit à son image pour tester son charme.

 

Le cri aigrelet de l’interphone. Leurs invités sont en avance, mais ils n’ont rien à redire : ce qui va se passer ensuite va bouleverser leur vie à plus d’un titre. Ils ont hâte d’être enfin intronisés : faire partie de cette élite toute puissante, le rêve d’une vie qui va devenir, enfin, réalité.

Alexis Raynaud se précipite sur le bouton d’ouverture. Sa compagne vérifie une ultime fois son apparence dans le miroir de l’entrée : elle est pimpante, fardée juste ce qu'il faut pour atténuer la fatigue de la journée.

 

Ils entendent la porte de l’ascenseur. Leur cœur bat plus fort. Ils guettent le coup de sonnette rassurant.

Deux petites minutes intenses. Le maître des lieux retire les verrous et ouvre grand le battant blindé, rassuré : ils sont là, souriants, amicaux, mais bien différents de l’image qu’il s’en était faite. Ils pénètrent, avec naturel et sans-gêne, directement dans la vaste pièce à vivre luxueusement meublée. Madame a droit à des fleurs, lui à un Port Ellen 83 : son péché mignon. Exit la méfiance instinctive du premier regard.

 

Il les précède jusqu’au vaste divan, le sourire aux lèvres : toutes ces années de lobbying portent enfin leurs fruits. Il est heureux.

 

Il se retourne pour les inviter à prendre place et se fige dans la stupeur : son regard a accroché la silhouette de son épouse, au sol, immobile. Son corps frémit en encaissant un premier choc violent au creux de l’estomac. Impossible de réagir : son crâne semble exploser au second assaut. Il s’effondre.

Publié dans Textes, l'invité d'Aloys

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Premières lignes du nouveau thriller de Christine Brunet "Gwen, adieu..."

Publié le par christine brunet /aloys

 

À la frontière entre Sierra Leone, Liberia et Guinée…

 

 

La brousse à perte de vue. Un peu à l’est, le ruban étincelant de la rivière Moa prenait ses aises entre les bancs de sable, les traînées de verdure et une île, plus vaste, couverte d’une forêt dense déjà baignée de la lueur orangée du coucher de soleil. Au milieu, une clairière ponctuée de taches colorées et un vaste bâtiment dans la cour duquel l’hélicoptère se posa.

Des hommes en armes partout, sur les toits, dans les allées et les jardins…

Gwen Saint-Cyrq, en poste depuis plusieurs mois dans un dispensaire géré par Médecins du monde, quitta son siège et sauta sur l’étendue engazonnée, étonnée par l’environnement : la maison de style colonial relevait plus du fortin que de la villa, flanquée de tourelles surélevées avec des vigies suréquipées. La cour était fermée et ressemblait à un gigantesque péristyle avec une promenade ouverte sur la zone verdoyante, couverte au sol de carreaux de terre cuite rouge, impeccablement alignés. Des murs d’un blanc éblouissant, pour l’heure teintés de la douce lueur du soleil couchant et, sur le perron, deux locaux vêtus de blanc à la manière des serviteurs.

Son hôte, Angel O’Maley, était un ex-amant éconduit à cause de ses travers violents et ses infidélités : à l’époque, il versait dans le mannequinat (son corps parfait et sa belle gueule lui avaient permis de poser pour les plus grands photographes de mode). Au fil des ans, l’homme était devenu un loufiat sans la plus petite once de conscience qui s’enrichissait dans la région grâce aux diamants de sang[1] et à la vente d’armes.

 

Le grand blond franco-américain effleura doucement sa main en la dévisageant avec une convoitise mal contenue : il adorait son look toujours aussi décalé (cheveux noir corbeau, piercings et tatouages multiples sur un maquillage lourd, noir et permanent) qui ne parvenait pas à gâcher la beauté de son visage et surtout de son regard d’un bleu glacier quasi hypnotique. Difficile de rester insensible à son corps frêle et flexible entièrement couvert de tatouages polychromes et à cette aura de sensualité dont elle n’était, à l’évidence, pas consciente ce qui la rendait plus attirante encore.

Il lui décocha un sourire doux et l’entraîna vers une grande porte massive et cloutée, plus dans le style sud-américain ou hispanique qu’africain. Tous deux s’étaient retrouvés par « hasard » quelques jours avant alors qu’on amenait un blessé par balles au petit hôpital : l’un des hommes de main du trafiquant notoire pris dans un traquenard tendu par les militaires.

Elle avait accepté ce job de médecin humanitaire, très éloigné de celui de légiste qui lui était dévolu à Paris, pour mettre un terme aux agissements criminels de l’Américain en jouant sur la corde sensible d’un passé commun que lui semblait regretter. Rien n’avait été négligé pour précipiter cette rencontre fortuite, pas même la blessure infligée par un tireur d’élite guinéen à l’homme de main. O’Maley avait marché… Couru même !  Les quelques heures qui allaient suivre mettraient un point final à une longue enquête complexe et douloureuse : tout était millimétré, chronométré à la seconde près…

Pas de couloir. Un vaste salon frais et propre, une salle à manger plus grande encore puis un petit jardin agrémenté de fontaines. Sur leur passage, partout, des serviteurs aux aguets du moindre désir du maître de maison. Gwen restait silencieuse, secrètement outrée par le décalage évident entre la pauvreté de la population, l’indigence de ses moyens médicaux à l’antenne médicale et ce luxe ostentatoire. Mais cette fracture ne semblait pas déranger le truand…

Celui-ci fit un signe rapide et deux domestiques en pantalon noir et chemises blanches s’éclipsèrent à l’instant, pressés de satisfaire le bwana[2]. Ce relent de colonialisme indisposait Gwen pourtant habituée au train de vie débridée de sa sœur d’adoption, Diane Rockwood-Graves, "jet-setteuse" millionnaire bien connue.

- Alors ? Qu’est-ce que tu penses de mon petit pied-à-terre ?

- Impressionnant, murmura-t-elle en poursuivant ses observations. On est où ?

- De l’autre côté de la frontière, juste à quelques kilomètres. Ici, les autorités m’ont à la bonne…

- Et cet ici, c’est où ?

- On est au Liberia, ma chérie… Un lieu hautement stratégique à quelques encablures seulement de la Guinée. L’endroit idéal pour faire des affaires…

- Tu ne t’occupes pas seulement de diamants, je me trompe ? poursuivit-elle d’une voix pensive.

- Pas seulement, tu as raison. Champagne ?

Elle acquiesça et prit la coupe que le serviteur lui tendait avec un remerciement silencieux.

- Pourquoi tous ces soldats ? s’enquit-elle en esquissant quelques pas dans la pièce.

- Tu sais tout comme moi que la région est loin d’être sûre. Et puis, je dois être prudent : les rapaces sont légion dans ce business !

- Tu viens souvent dans le secteur ?

- Très… En fait, c’est ici que j’habite depuis quelques années. Largement plus pratique et surtout, plus rémunérateur. Au fait, j’ai fait un don substantiel pour la rénovation de ton hôpital : il en a bien besoin ! Et tu recevras dans quelques jours plusieurs caisses de matériels et des médicaments…

- Je te remercie.

- Pas de quoi, vraiment… Tu n’as pas une petite faim, dis-moi ?

Très souriante à présent, elle se laissa entraîner vers une autre pièce où était dressée une table magnifique pour deux.

- On s’assoit ?

Elle déposa son verre intact sur le plateau du « boy » et emboîta le pas au maître de maison.

 

Elle allait s’installer lorsque des coups de feu éclatèrent. Angel bondit vers le balcon, se pencha pour mesurer la situation puis s’élança en courant vers l’entrée en lui intimant l’ordre de ne pas bouger.

Hésitante, elle le regarda quitter les lieux puis s’approcha de la fenêtre pour avoir une meilleure idée du problème. De trois hélicoptères en vol statique au-dessus du « péristyle » jalonné de petites lampes solaires claquaient des tirs d’automatiques. Les balles traçantes et les lasers de visée illuminaient la nuit et faisaient des ravages. Déjà une dizaine de corps étendus dans l’herbe et des blessés retranchés derrière les colonnes tiraient encore pour sauver leur peau. Aucune marque distinctive sur la carlingue des appareils, mais elle doutait qu’il s’agisse là de ses amis venus en renfort. L’opération était censée se dérouler pacifiquement… Un chef de guerre mécontent alors ? Un concurrent de l’Américain ? La situation était explosive.

Angel entra en flèche avec deux de ses hommes armés jusqu’aux yeux et la saisit par l’avant-bras sans ménagement :

- On se casse ! Grouille ! lança-t-il d’une voix urgente alors qu’elle découvrait qu’il était blessé à l’épaule.

Le temps n’était pas aux explications : elle le suivit en courant alors qu’une déflagration faisait exploser toutes les vitres.

Des salles en enfilade, une porte dérobée et, derrière, une forêt dense, sombre, mais pour l’heure rassurante. Ils s’enfoncèrent sous les frondaisons obscures sans regarder en arrière. Le maigre chemin s’effaça lentement pour ne laisser que le mur végétal comme seule issue. Ils courraient en butant presque à tous les pas contre les obstacles invisibles, l’oreille aux aguets, le cœur battant en tentant de faire le moins de bruit possible. Pas difficile dans le brouhaha des balles traçantes et des explosions. Gwen s’attendait à tout moment à ressentir la morsure d’un projectile ou à être rattrapée par une horde assassine.

Mais le bruit de la fusillade s’estompait avec la distance. Le petit groupe s’arrêta enfin sur les berges d’un fleuve boueux, mais lent, luisant sous la lueur un peu rouge de la lune. Pas de lampe pour éviter de se faire repérer.

- On y est ! C’est la Moa… souffla O’Maley en consultant la boussole intégrée à sa montre dernier cri. Sur l’autre berge, la Guinée… On ne peut pas rester de ce côté de la frontière…

Il porta la main à sa blessure, la retira couverte de sang et jura tout bas.

           - … À une cinquantaine de kilomètres à l’ouest, la frontière avec la Sierra Leone…

            - Il faut te soigner, remarqua Gwen en contemplant l’épaule ensanglantée.

- Pas le temps. J’ai vu pire, tu sais ! On évite les trafiquants libériens, les troupes guinéennes et on est sortis de l’auberge !

- Pourquoi ne pas rester en Guinée ?

- Ma tête y est mise à prix… grinça l’Américain sans s’étendre. Allez, on y va !

 

Tous se mirent à l’eau, Gwen devant avec un malabar couturé qui lui soutenait le bras comme s’il avait peur qu’elle ne disparaisse dans l’opacité liquide. Derrière, à quelques mètres, Angel et l’autre. Le fond invisible, meuble, sablonneux, vaseux par endroit, rendait la traversée délicate. En bruit de fond, les grillons avaient repris leurs crissements tandis que l’écho des explosions s’était tu. Le chuintement de l’eau déplacée, quelques clapotements suspects, une odeur de végétaux pourris… La gorge oppressée, Gwen avançait, sur ses gardes.

Bientôt, l’eau leur arriva au torse puis au cou et ils durent nager. L’eau sentait la vase, la terre aussi. Un mouvement du côté des berges puis des silhouettes longues et grises glissèrent dans l’eau : les crocodiles s’en mêlaient. Elle tenta de les garder à l’œil, mais ils s’enfoncèrent sans bruit et disparurent.

Son cœur se mit à cogner de panique dans sa poitrine. Finir dévorée par l’un de ces reptiles géants n’était pas la fin qu’elle s’était imaginée. Elle s’élança alors dans un crawl effréné et sentit bientôt le fond sous ses pieds. Le souffle court, elle poussa sur ses jambes pour avancer plus rapidement et se mettre à l’abri.

Elle était presque sortie du fleuve lorsqu’un cri inhumain la glaça d’effroi. Un dernier pas pour quitter la rivière meurtrière, et elle se retourna d’un bloc : l’eau glauque était agitée de remous impressionnants. Un dos d’écailles effleura la surface, un second plus large. Un ventre blanc reptilien puissant roula sur lui-même, un coup de queue furieux claqua : l’eau éclaboussa, moussa tandis qu’une main s’échappait quelques secondes du piège mortel. Plus rien, soudain. Le calme plat.

Hébétée, elle fouilla des yeux la mélasse boueuse avant de s’apercevoir que les deux autres avaient disparu… Angel venait de se faire dévorer… Une évidence qui mit du temps à faire son chemin dans son cerveau embrumé.

On la tirait en arrière, hors de la berge. Elle résista machinalement comme s’il y avait encore quelque chose à faire. Mais une voix pressante l’obligea à reprendre ses esprits. Elle se secoua, contempla le balafré à ses côtés qui l’entraînait vers la jungle toute proche :

- C’est fini pour eux, s’énervait-il encore. Il faut dégager avant de se faire repérer ! Et on reste sous le couvert des arbres ! Les Guinéens utilisent des drones pour surveiller leurs frontières.

Un dernier regard sur la surface désormais lisse et elle lui emboîta le pas sans protester. Ils longèrent la rive en restant autant que possible sous les frondaisons. Les passages à découvert étaient parcourus à toute allure, l’oreille au vent. Son compagnon n’utilisa sa lampe de poche que de longs kilomètres plus loin lorsqu’il fut certain qu’ils n’avaient pas été repérés. Leur progression en fut largement facilitée. Ils marchaient vite, sans s’arrêter un instant, l’homme devant renfrogné, le nez sur sa boussole.

Elle le suivait sans se plaindre, l’esprit ailleurs. Elle avait retrouvé O’Maley pour le perdre définitivement. Elle n’était ni triste, ni même nostalgique de leur passé commun, mais frustrée de ne pas être parvenue à conclure cette histoire devant un tribunal. Les crocodiles avaient fait le boulot… avaient été juges, jurés et bourreaux. Les victimes de ce criminel endurci étaient vengées par le destin. Pas plus mal, en fin de compte.

Ils pressaient le pas, courraient par endroit, sans se retourner, sans s’arrêter pour manger ou pour boire, comme s’ils avaient le diable à leurs trousses.

Trois nuits, quatre jours épuisants… Une autre traversée de fleuve, le Mori, puis la Sierra Leone à nouveau, et un repos bien mérité accordé par le mercenaire. Enfin « sortis de l’auberge », selon l’expression favorite de feu Angel O’Maley…

 

[1] Diamants de sang ou diamants de conflits : ce sont des diamants issus du continent africain, et qui alimentent les nombreuses guerres livrées par des rebelles aux gouvernements. Extraits de mines localisées dans des zones où la guerre fait rage, ces diamants sont vendus en toute illégalité et en toute clandestinité, afin de fournir en armes et en munitions les groupes armés qui les exploitent.

Publié dans l'invité d'Aloys, Textes

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Carine-Laure Desguin a lu "La nuit et les spoutniks reviennent toujours" de Christophe Guyon

Publié le par christine brunet /aloys

La nuit et les spoutniks reviennent toujours, Christophe Guyon, L’Harmattan, 2010


 

La nuit et les spoutniks reviennent toujours. Le titre, déjà ! Et puis l’illustration de couverture, une peinture acrylique sur toile signée Paula Bock, une peinture abstraite. Le nouveau bing bang ?

On peut le penser en lisant ces quatre-vingt cinq pages d’une prose poétique qui interpelle. Qui gueule, aussi. Qui crie, qui hurle, qui révolutionne les sangs. Et nous y voilà. Quelle prouesse de prendre les mots en otage, de les mettre au service de ses idées sans jamais lasser le lecteur, tout en gravant ces mots enflammés sur l’étendard de la liberté.

Ce livre, resté trop confidentiel, est sans aucun doute le livre qui contient toutes les revendications de ces Gilets Jaunes qui secouent la France depuis plusieurs mois déjà. C’est le livre de la Révolution et de l’Anticapitalisme. L’auteur, un authentique puriste de la Vie et très conscient des absurdités du monde dans lequel nous survivons, se vide les tripes et nous jette en quelques dizaines de pages pleines d’amour cependant pour Gaïa et ses habitants, des vérités que nous connaissons tous mais que nous occultons, par lâcheté.

Des textes odes à l’Amour et à l’Eau, et des haïkus qui jaillissent comme une surprise, s’intercalent entre ces turbulences prophétiques, pareils à des inspirations après une plongée en apnée dans des mers agitées.

Page 26, La femme du café, un texte qui m’a bouleversée :

Elle a portant fixé mon destin par un sourire

Et, de sa voix nue, réclamé l’addition…

 

Lecteurs tièdes et mous, abstenez-vous et surtout restez bien calés au fond de votre lit. Mais tous les autres, les sanguins et les romantiques, levez ce livre comme un étendard et ouvrez-le à la page 10 :

 

Tourner ensemble, vernir le ciel d’un rire,

marier tous les exprès hors la loi,

terroriser l’autorité des églises,

précipiter les drapeaux à terre,

courir le vent actuel et décoller !

 

Tout est dit !

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

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