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l'invite d'aloys

Philippe Dester est l'invité de notre blog pour une chronique de son dernier roman "Sous le champ de nuages blancs" signée Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

 
 

 

UN AGREABLE MOMENT DE LECTURE !
Voici la suite d'un premier roman que j'avais déjà pris plaisir à lire.
L'histoire d'un adolescent qui, ayant perdu la vie dans un accident, devient ange gardien. A force de missions rondement menées, il gravit les échelons de l’échelle de la spiritualité.
Dans ce second opus, il est question d’une toute dernière mission. Comme à son habitude, la Voix ne lui en dit pas plus, mais il se pourrait bien que le final ait de quoi réjouir l’adolescent. Enfin, c'est ce que le lecteur se plaît à imaginer...
Ce roman n'a pas pour seule thématique l'au-delà, bien au contraire. Même si elle participe à l’envie d’en savoir plus, c’est l'ancrage dans le réel qui m'a le plus touchée. La difficulté sociale. L'inégalité des chances. La rancœur. Dans un entrelacs de destins, écrit avec beaucoup de fluidité, Philippe Dester met en scène un habile hommage à l'altruisme.
En filigrane, aussi, un bel éloge de la lecture, à l'image du blog de l'auteur abreuvé de sa propre passion pour la Littérature (phildes.canalblog.com).
 
Séverine Baaziz

 

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Eric Allard en invité sur notre blog avec une lecture de son opuscule "La maison des animaux" par Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Lecture et commentaire de LA MAISON DES ANIMAUX, Eric Allard, Editions Lamiroy (collection Opucules), 2020

 

Comme tous les matin, Zappy (mon chat et compagnon) dépose le courrier à côté de nos gamelles et me dit d’un air enjoué, vise un peu le titre de cet opuscule-là, ça mérite toute notre attention. Lis-le, je lui réponds, tu sais bien que laper le lait n’est pas si facile pour moi, ça me prend du temps à chaque fois. Je lui demande quand même de ne pas enterrer n’importe où comme tous ses trophées ce petit livre d’une quarantaine de pages. Je connais bien l’auteur, Eric Allard, et chacun de ses livres sont de véritables trésors de poésie. Erica Lard, me lâche Zappy, surpris. Lard ? Cela devient intéressant. Mais non Minou (son surnom d’amour), Eric Allard. C’est un auteur qui a commis pas mal en littérature et je t’invite à lécher de temps en temps son blog Les Belles Phrases, tu ne seras pas déçu. Quelques heures plus tard, Zappy n’en pouvait plus de miauler, de sautiller d’un fauteuil à l’autre, de grimper aux rideaux. Mais enfin Zappy, tu perds tes poils pour le moment arrête de sautiller comme ça et puis que se passe-t-il au fait ? Je veux déménager et loger dans cet immeuble-là, celui du livre, celui de La maison des animaux. Ah bon, et pourquoi ? Ah mais quelle histoire ! Je kiffe ! Enfin un type qui nous comprendrait toi et moi ! De quel type ronronnes-tu ? Ben je miaule à propos du narrateur de cette histoire ! Eh bien miaule alors, je t’écoute. Le gars en question crèche dans un immeuble tout à fait ordinaire. Au-dessus de son appart réside Xanthe, un cheval. Au dernier étage, Aslan, un vieux lion. Et deux étages au-dessus du sien, une gonzesse, Noémie Dufosset. Noémie écrit des contes pour enfants et bosse aussi dans une boulangerie. Le narrateur en pince pour elle, tu comprends. Faut dire que c’est une chouette fille et elle écrit des histoires dans lesquelles les arbres voyagent, tu comprends. Ben oui je réponds entre deux lapages de lait, continue, cette histoire de cheval et de vieux lion m’intéresse à mords. Donc, lad dans l’histoire, les animaux ont les mêmes droits que les humains. Par exemple, Xanthe reçoit des soins d’un lad de l’assistance publique. C’est Marie-Aude, la logeuse du rez qui raconte tout ça au narrateur, tu comprends. Et l’ex de Marie-Aude, il est à présent en ménage avec un Jockey. De temps en temps, tout ce petit monde hippique se rassemble, discute et hennit de rire. Et Aslan dans tout ça, je demande. Justement, j’y viens. Le 23 juillet, on fête Aslan dans toute la ville, c’est le premier jour du signe du lion. Il trône sur un char, il est entouré de nanas masquées d’un loup et puis à partir de là, tout part en couille… Ah ? Ah ben oui, c’est toute l’histoire ! Lors de cette fête dédiée à Aslan, le bourgmestre, un bellâtre marié à un chimpanzé, prend la parole, rend honneur à Aslan. Le lendemain, Aslan meurt, empoisonné. Qui l’a tué, qui ? Polémique dans toute la ville et même… jusqu’en Chine !  Et Xanthe dans tout ça, je demande? Et Noémie ? Ah je peux pas miauler toute l’histoire. Mais tu as raison, Eric Allard gazouille vachement bien. Parfois il bubule ou il zinzinule. Jamais il ne coasse ou ne jargonne. Et puis, quelle autodérision. Surtout du côté des dernières pages, mes coussinets en tremblent encore. Hâte de chatter avec Eric Allard. Car avec lui, pas besoin de logiciels de traduction.

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

Publié dans l'invité d'Aloys

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En invité de notre blog, Michel Delguidice et une très courte présentation de son dernier ouvrage "The Hell River"

Publié le par christine brunet /aloys

Synopsis :

Un western... Une histoire de vengeance, une histoire d'amitié d'un homme avec un jeune garçon qui va tout lui apprendre. Leurs chemins se sépareront.

Se retrouveront-ils ? Le jeune réussira-t-il à se venger ?

 

Début du livre

Il pleuvait des cordes, sans arrêt depuis des jours et des nuits, une pluie froide en ce mois de février 1856. Sur les montagnes qu'on ne voyait pas, cachées par les nuages, il y avait de la neige. La petite ville de Mountain City dans le Montana était « noyée » sous l'eau. Comme chaque hiver, ici, il faisait froid. Le ciel était bas et la pluie ne cessait de tomber. Dans la petite ville de Mountain City, l'unique rue n'était plus qu'une « rivière ». C'était la grand-rue, elle traversait en ligne droite la ville du Sud au Nord. Elle n'était pas bien longue, peut-être deux kilomètres, elle était bordée par quelques habitations, mais aussi deux saloons qui se trouvaient à environ trois cents mètres de distances (...)

 

Publié dans l'invité d'Aloys

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Pascale Gillet-B a lu "La lune éclaboussée" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge de Carine-Laure Desguin, Le Lys bleu éditions 

A Maubeuge, on suit le cours de la Sambre où une péniche attend d’être remise à neuf, on déambule discrètement dans le jardin zoologique ou le square de Liège, on traverse la place des Nations, on longe l’avenue de France, on déjeune au Mabuse, si ce n’est pas trop bondé.

Maubeuge, petite ville paisible du nord de la France…. mais dans un Putain de Pays Noir…..

Eh oui,  sous la pâle lumière de la lune à Maubeuge, trois meurtres agitent un cortège de personnages incongrus et déroutants.

Jenny, jeune-fille à la peau d’ébène, fonceuse et provoquante, hantée par des manies cocasses qui  passe sa journée à écrire et à inventer des histoires;  Jean-Luc et Claude, deux compères protecteurs et détectives amateurs; Michel Garnier, un grand auteur de romans policiers mais pas si grand homme; son rejeton, Olivier Garnier, … fils pourri mais pas tant que ça finalement; les filles Foucault, une blondasse et une apprentie sorcière; Mademoiselle Estelle, avec son caca gris sur la tête, curieuse et raciste mais bien informée; Esteban, le cow-boy infirmier à la poitrine rassurante et velue; la commissaire Xavière Delestienne, au corps épais et au flair comparable à un chien de la brigade canine.

Au fil de la lecture, tous ces personnages s’entremêlent dans des péripéties, Spirales urbaines,  au dénouement inattendu et brillant.

Une histoire bien écrite dans un style haletant, parfois impitoyable mais toujours poétique.

Pascale Gillet-B

 

Publié dans l'invité d'Aloys

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Philippe Dester nous présente en l'invité son nouvel ouvrage "Sous le champ de nuages blancs"

Publié le par christine brunet /aloys

Alex se prépare à quitter la terre. Sa mission est complètement remplie : il a aidé des dizaines de personnes à passer de vie à trépas. Des hommes, des femmes, des enfants, des jeunes, des vieux ont rejoint les nuages, le sourire aux lèvres.   

Sa mission l’a exténué ; c’était moralement très difficile. Il s’est attaché à ces gens et a beaucoup souffert de les voir partir.      

Pour accéder à un niveau supérieur sur l’échelle de la spiritualité, il devait connaître l’amour et la perte de l’être aimé. Il ne pensait pas que ça allait se passer comme ça. Il a aimé Ornella d’un amour fou. Il a passé des jours extra avec elle. Cette jeune fille qu’il ne peut oublier était atteinte de la mucoviscidose. Une greffe l’a sauvée alors qu’elle était au seuil de la mort et cette opération a signé la fin de leur histoire d’amour. Quand Ornella s’est réveillée, elle n’avait plus aucun souvenir d’Alex. Seul un coquillage rappelait leur escapade au bord de la mer.

Alex est mort depuis quelques années. Il est impossible de comptabiliser le temps qui passe quand on est un esprit. L’accident qui l’a envoyé dans le grand champ de nuages blancs date d’un certain temps déjà. Le garçon a vu sa petite sœur grandir, intégrer un groupe d’enfants chanteurs à succès. Aglaé a toujours eu une voix de diva.  Nul doute qu’elle deviendra une chanteuse célèbre.

Depuis le jour où il a été renversé par une camionnette, il n’a cessé de veiller sur la petite. Même si elle ne peut plus le voir, la gamine sait que son frère est là, qu’il l’accompagne dans sa vie, que rien de grave ne peut lui arriver grâce à lui. Elle sait maintenant qu’Alex est mort, qu’il n’a plus de corps, mais que son esprit ne la quitte pas.

Elle sait aussi grâce à Ornella qui a débarqué un jour chez elle et a raconté une histoire abracadabrante que seules les personnes proches de la mort peuvent le voir et lui parler.               

Alex est mort depuis quelques années. Il est impossible de comptabiliser le temps qui passe quand on est un esprit. L’accident qui l’a envoyé dans le grand champ de nuages blancs date d’un certain temps déjà. Le garçon a vu sa petite sœur grandir, intégrer un groupe d’enfants chanteurs à succès. Aglaé a toujours eu une voix de diva.  Nul doute qu’elle deviendra une chanteuse célèbre.

Depuis le jour où il a été renversé par une camionnette, il n’a cessé de veiller sur la petite. Même si elle ne peut plus le voir, la gamine sait que son frère est là, qu’il l’accompagne dans sa vie, que rien de grave ne peut lui arriver grâce à lui. Elle sait maintenant qu’Alex est mort, qu’il n’a plus de corps, mais que son esprit ne la quitte pas.

Elle sait aussi grâce à Ornella qui a débarqué un jour chez elle et a raconté une histoire abracadabrante que seules les personnes proches de la mort peuvent le voir et lui parler.               

Aglaé n’est plus triste. Quand elle sent une présence dans sa chambre, elle sait que son frère est là et elle lui parle ; elle lui raconte ses joies et ses peines ; elle lui dit combien il manque à tous, à elle, à ses parents, à Ludo, son meilleur ami, à Clémentine, sa petite amie.          

Evidemment, leurs conversations sont, en fait, des monologues puisque le garçon ne répond pas à sa sœur ou, du moins, elle ne l’entend pas.

Une autre personne lui manque : un petit garçon qu’elle n’oubliera jamais. Il s’appelait Amir. Mourir à six ans, ça ne devrait pas être autorisé. Laisser seule sa mère ou sa meilleure amie non plus.           

Amir est parti dans ces fameux nuages blancs que la gamine observe souvent de la fenêtre de sa chambre. Elle peut rester des heures là, assise sur le rebord de la fenêtre à scruter le ciel. Elle imagine des animaux fantastiques poussés par le vent. Chaque nuage lui fait penser à quelque chose. Parfois l’un d’eux a l’air de lui sourire. Alors, elle pense voir son frère ou son petit copain qui l’observent, assis sur cette masse cotonneuse blanche.

Ça fait quatre ans qu’Alex les a quittés – ses parents ne s’en sont toujours pas remis – et presque autant qu’Amir est parti lui aussi. Elle sait que la mère du petit est dans un état déplorable, qu’elle passe ses journées à dormir et à boire. Amir doit être très triste de voir ça.

Les gens sont tristes quand ils perdent quelqu’un. Aglaé ne l’est plus. Elle sait que les morts ne le sont pas tout à fait. Seul leur corps a disparu ; leur esprit est là, quelque part, à veiller sur leurs proches. Elle sait qu’elle peut leur parler même si sa mère lui répète dix fois par jour qu’elle doit arrêter de parler toute seule et de scruter le ciel. Alex et Amir ne reviendront pas,  mais ça, elle en a bien conscience.        

Peut-être qu’un jour, quand même, elle reverra son frère, quand elle sera gravement malade et qu’il viendra l’aider à sauter le pas, à partir avec lui dans le paradis blanc. Mais Aglaé n’est pas pressée ; elle a encore beaucoup de choses à vivre et souvent elle chante la chanson de Francis Lalanne : « On se retrouvera »…

Publié dans l'invité d'Aloys

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Christine Brunet a lu "La lune éclaboussée. meurtres à Maubeuge" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure Desguin s’attaque à tous les genres littéraires. Avec cet ouvrage, elle met un pied, à sa façon, dans l’univers du polar. J’étais curieuse d’entrer dans cette histoire et de voir comment l’auteur et son univers décalé pourraient s’embarrasser d’un genre plutôt corseté, très codifié. De fait, elle lance sans complexe son héroïne, Jenny Dalooz, sur la mort, peut-être pas si  naturelle que ça, d’un écrivain à succès, Michel Garnier dont elle est, a priori, fan.

Après avoir lu « Putain de pays noir », je m’attendais à un texte noir, sanglant, violent. Que nenni. Jenny joue dans la finesse, tâtonne. On sent qu’elle s’amuse.

En fait, on a deux niveaux d’appréhension : le lecteur qui subodore très vite le nom du coupable (mais est-ce le plus important ? Pas sûr…) parce qu’il dispose d’éléments que notre pseudo enquêtrice ne possède pas. Et il y a le processus d’enquête, les hypothèses, les erreurs, les vérités de Jenny et ses secrets : le lecteur sait mais Jenny ne sait pas. Elle s’appuie pour avancer sur des personnages forts, originaux qui corsent l'histoire et le rythment.

Nous savons qui est le tueur mais quel pourrait être son mobile ?

On sent, à certains moments, que le texte pourrait être plus « trash » mais que l’auteur ronge son frein, se retient pour proposer quelque chose de plus sage, de différent.

Alors, ce mobile me demanderez-vous… Pour le coup, ça m’étonnerait que vous le deviniez si facilement !!! :-) 

 

Christine Brunet

www.christine-Brunet.com

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Christine Brunet a lu "Putain de pays noir" de Carine-laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure Desguin, c’est avant tout une plume originale qui ose tout, qui cherche, qui s’infiltre dans tous les genres, tous les milieux.

Cet opuscule bref de 33 pages (petit format) plonge le lecteur dans un univers glauque, au cœur d’une faune interlope où se côtoient sans merci des êtres sans devenir. Pas d’espoir.

Les personnages ressemblent à des pantins désarticulés sans volonté propre. Ils divaguent, déambulent, butent contre des murs infranchissables. Au milieu de tout ça, il y a une graine d’amour… enfin d’attachement dans la déchéance, on va dire. Il y a la fuite, la drogue, l’alcool, le sexe, l’avilissement.

Carine-Laure Desguin ne s’embarrasse pas de fioritures. Son écriture, cash, joue avec la violence des sons, les mots font aussi mal que des coups de poing.

Jeremy et Angel, les deux « héros paumés » de l’histoire ne sont pas attachants, loin s’en faut : ils sont, tout simplement, enfin jusqu’à un certain point, un certain instant. On se souvient d’eux bien moins que de l’ambiance plombée où l’odeur d’urine, de sang et d’alcool nous prend à la gorge et nous donne le tournis.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Carine-Laure Desguin en invitée d'Aloys avec la chronique de Denis Billamboz pour sa note de La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge. 

Publié le par christine brunet /aloys

 

Merci à Denis Billamboz pour sa note concernant La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge. 

Lien vers le blog de Denis Billamboz:

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2020/05/27/la-lune-eclaboussee-meurtres-a-maubeuge-carine-laure-desguins/

 

« Les derniers livres de la bibliothèque personnelle de Michel Garnier attendent un acquéreur. Invitation à tous. Olivier Garnier ». Jenny, une fan de cet auteur à succès de romans policiers, vedette de Maubeuge, principale célébrité vivante jusqu’à que son corps soit trouvé sans vie dans sa cuisine. Jenny, jeune africaine professeur de physique chimie, veut acheter ces livres, elle veut sentir dans ses mains les ouvrages touchés par l’auteur qu’elle admire et qu’elle aime. Comme elle n’est pas arrivée assez tôt elle n’a pu acheter que trois cartons de livres, elle trouve à sa grande surprise dans l’un des livres qu’elle a sorti, un ticket de caisse sur lequel est écrit : « Ma vie est en danger. On veut ma mort. Tout mon sang est d’encre ».

Jenny est convaincue que Michel Garnier n’est pas décédé de mort naturelle mais qu’il a été assassiné et elle veut savoir par qui et comment ? Pour cela, elle appelle ses deux protecteurs, Tonton et Tontaine, les deux amis de son père qui veillent sur elle, avec vigilance et bienveillance, depuis que ses deux parents sont décédés dans un accident de la circulation routière. Ils croient qu’elle se fait un film que son amour secret pour l’écrivain l’aveugle mais ils finissent par accepter de mener l’enquête. Ils la croient d’autant plus que de nouveaux meurtres endeuillent la ville mettent la police sur les dents, notamment la chère cousine de Jenny qui l’a violée alors qu’elle n’était encore qu’une enfant.

La situation ce tend e plus en plus et Jenny est impliquée dans l’affaire, les mails qu’elle a échangés avec l’écrivain intriguent la police et pas que la police. Le fameux ticket de caisse est aussi un indice très recherché par d’autres personnes impliquées de près dans l’affaire. Carine-Laure noue une intrigue bien ficelée où les héros ne sont pas tous stéréotypés, la policière n’est claire, les petits jeunes ne sont peut-être pas des voyous, les drogués ne le sont pas forcément, certains personnages sont fort mystérieux. Jenny elle-même n’est pas une oie blanche ni même, considérant ses origines, une oie noire. Elle se laisse porter par les événements pour, au bon moment, porter l’estocade en laissant les autres avec leurs convictions.

En bonne Carolorégienne, l’auteure connait bien Maubeuge, « là où la plupart des gens ne voient qu’une ville du Nord pleine de grisaille et de poussières, désertées de ses sidérurgies et autres industries ». Comme Simenon a planté de nombreuses intrigues dans des petites villes de province : Concarneau, La Rochelle, …, Carine-Laure, elle aussi, a choisi de d’installer son intrigue dans une petite ville un peu endormie où tout le monde se connaît et s’observe.

Un bon polar qui pourrait éventuellement appeler une suite, la matière est suffisante et le dénouement laisse quelques portes entrouvertes pour y glisser des événements ou des indices qui pourraient éventuellement faire rebondir l’enquête et provoquer la naissance d’un nouveau polar. Alors, Carine-Laure, vite un petit paquet de « bêtises à la pomme verte » et en route pour la suite des aventures de jenny.

 

Pour commander le livre via le site de l'éditeur, Lys Bleu éditions:

https://www.lysbleueditions.com/produit/la-lune-eclaboussee-meurtres-a-maubeuge/ 

 

Un peu plus sur le roman:

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/la-lune-eclaboussee--meurtres-a-maubeuge-de-carine-laure-desguin--editions-du-lys-bleu/38144794.html

                                               

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Carine-Laure Desguin en invitée avec la chronique de lecture d'Edmée de Xhavée pour "La lune éclaboussée"

Publié le par christine brunet /aloys

 

J’ai lu La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge, de Carine-Laure Desguin (Edmée De Xhavée)

 

La couverture nous montre un Maubeuge By Night des plus paisibles, éclairé par une lune voilée des plus tendres. Sur les trottoirs, les reflets des enseignes dessinent des lignes et des courbes de toutes sortes, des fleurs fluos, des océans d’espoir et de bons sentiments.

Et pourtant…

Je vous présente donc une jolie fille basanée et désirable, au nom joli de Jenny. Jenny rêve d’écrire, d’être publiée, de se réveiller avec la trame idéale pour un succès, et admire de tous ses élans Michel Garnier, l’auteur de référence, beau, séducteur, dont les livres se suivent et meublent les vitrines des grandes librairies. Sera-t-elle la seconde personnalité de plume à Maubeuge ? Peut-elle vraiment consacrer du temps à imaginer cette joie ? Arrivera-t-elle à l’approcher, voire s’en faire conseiller ?

Que tout ça se met bien en place, pas vrai ?

Et pourtant !

La lune sera bien éclaboussée de sang, de crimes, de scandales, de mystères, de contre mystères. La vie de Jenny, que nous livrent les mots de l’auteur, s’éclabousse elle aussi d’évènements insolites, brutaux, de rencontres envahissantes ou protectrices. Tonton et Tontaine oh combien dévoué ;  Fils Pourri (oui, Jenny rebaptise pas mal de monde, et sans eau bénite…) pas bien appétissant et accompagné d’une blondasse que Jenny n’hésite pas à cataloguer dans le rayon pouffiasse, se pardonnant bien volontiers cette impétuosité puisque lancer des petites piques, ça délasse, ça rend légère, toute légère ; une gouvernante mêle-tout (qui aide un peu au démêlage malgré tout) ; une cousine commissaire, la très ignoble et vilaine Deux points grand D ; Un amant bien plaisant aussi, oui, on n’imagine pas Jenny sourde aux joies de l’amour. Elle ne l’est pas. Des rancoeurs, des remords, des vices, des complots. Et Jenny qui ne cesse de chercher la vérité car ce qui va éclabousser ainsi sa vie, c’est la mort suspecte du beau Michel Garnier, son auteur tant aimé. Entre elle et lui, elle le sait, il y avait quelque chose de naissant, et c’est l’embryon de ce lien qui la guide vers la solution.

Carine-Laure se remarque toujours par un don certain pour décrire les scènes et les rendre visuelles, nous offrir le décor exact, les ambiances non repeintes, et les relents, les voix, les instants non censurés, le langage non tamisé. Tendresse, amour, sournoiserie, espoirs, férocité, tout s’y trouve à son tour, logique et inattendu. 

Un meurtre, c’est salissant, tout comme les vices. C’est plein de couleurs et d’émotions violentes. Ça fait mal, et pourtant, si notre Jenny est éclaboussée, ça ne fait pas souche chez elle : elle restera la jolie et fraiche coquine impertinente du début, avec quelque chose en plus, mais ça… au lecteur de s’en réjouir avec elle.

 

Edmée de Xhavée

 

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Delambe et l'Univers rêvé...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Delambe est une entreprise dédiée à la mise en œuvre de projets artistiques, culturels, de design et d’innovation dans le but de contribuer à l’épanouissement humain. Nous aidons les créateurs à élaborer leurs concepts, à mettre techniquement en œuvre leurs idées, et à réaliser leurs projets dans ces différents domaines.

 

Au niveau des arts et de la culture, l’entreprise se consacre à la réalisation d’œuvres (visuels, bande annonces de promotion, de documentaires, et de films…) ayant une portée enrichissante.

 

Pour illustrer ceci, dans le cadre de L’Univers Rêvé, l’idée fut de réaliser sa publication, incluant la conception graphique de sa page couverture, et sa promotion au moyen de sa bande annonce. Cette histoire a une portée éducative pour les jeunes tout en restant intéressante pour les moins jeunes. Au-delà de cela nous projetons de l’adapter au théâtre et à l’écran. Il y a aussi un projet d’application interactive et narrative en gestation.

 

Si l’art nous inspire, nous croyons que les idées qu’il porte doivent s’incarner en solutions concrètes pour le progrès et le développement humain. Ainsi, au niveau du design et de l’innovation, l’entreprise s’investit dans des projets de développement.

 

Par exemple, nous concevons en ce moment des socles pour smartphones, dont le design original reprend celui de sièges traditionnels de l’ethnie Baoulé, en Côte d’Ivoire. Nous avons élaboré ce concept avec des artisans locaux pour leur permettre de s’auto-organiser, de dépasser les frontières et d’accéder à un public international, de façon éthique et équitable.

 

Dans tous ces domaines, nous nous attachons à valoriser l’être humain et sa créativité. Notre idéal est de faire émerger le rêve que chaque être humain porte en lui.

 

Dans notre esprit, l’idée phare est de revenir à l’époque de nos 5 ans, quand nous avions encore conscience que tout est toujours possible… Remettre l’humain au centre bénéficie à tous. C’est notre intime conviction.

 

Plus d'informations ?  https://www.luniversreve.com

Publié dans l'invité d'Aloys

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