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Un interview dingue, dingue... Ah, Carine-Laure... Desguin, bien sûr, lorsqu'elle s'y met...

Publié le par christine brunet /aloys

-34 recadré 3Bonjour à tous !

L’autre jour, peinarde, cool, je me baladais dans un endroit dont je tairai le nom. J’aime les secrets ! Je me dis « paie-toi un bon p’tit verre ma vieille », je rentre dans un bistrot et plops, qui je vois ? Devinez ? Christine Brunet ! Elle baratinait le barman, question de son dernier roman policier « E16 ». Le gars lui expliquait, entre deux cocktails et avec de très grands gestes,  qu’il avait lu les deux premiers romans et qu’il s’impatientait, il voulait connaître la suite des aventures de cette aventurière, Aloys. Je pensais être tranquille et boire mon p’tit verre dans mon coin mais non, voilà que Christine se retourne et se lance sur moi. Moi qui aspirais à quelques minutes remplies de paix et de calme, c’était foutu.

— AH, salut Christine, je pensais justement à toi ! ( C’est pas vrai, j’avais un texte dans la tête et j’avais envie de griffonner deux ou trois phrases) Tu boiras bien un verre avec moi ! ( Faut bien être gentille, parfois)

— Oh volontiers Carine-Laure ! Des projets en ce moment ?

Bordel, c’est toujours la même chose avec cette hyperactive, elle s’imagine que tout ‘monde lui ressemble, un projet à droite, un livre à gauche et six séances de dédicaces par semaine.

—Non, je me repose ! Tu bois ? Moi j’aurais bien envie d’un muscat de Beaume de Venise, et toi ?

— Moi, un coca light !

Ben v’là aut’chose maint’nant, elle se fout de moi ou quoi ?

— Oh Carine-Laure, tu mens ! Je vois que tu mens ! Tu bouillonnes et ne me dis pas que ta tête est vide ! D’ailleurs, tu sortais ton cahier et ton crayon, je suis certaine que tu allais écrire…

— Non, je commençais ma liste de courses, beurre, œufs, salami…

— Menteuse !

J’éclate de rire et je me dis que je ne sais rien dissimuler. Et puis, à quoi bon ? Autant partager un peu les choses quand elles ne sont pas trop merdiques.

 — Ben deux projets me tournent dans la tête…

— Tu vois bien Carine-Laure ! Alors raconte !

Obligée de capituler sinon Christine Brunet me harcèlera jusqu’au moment où j’aurai craché un petit morceau.

— Tu connais l’évènement « art balade » à Charleroi ?

— Hum, hum, ça me dit quelque chose…

— Oui souviens-toi, en 2010 ou 2011, le temps passe si vite, j’avais participéimage-1 à cet évènement ou plutôt, j’avais accompagné un participant.

— Ah oui, ton texte racontant la vie de Piet Vandenhende était installé dans une vitrine de cette grande librairie de Charleroi et…

— C’est ça ! Piet présentait des sculptures à la librairie « Molière » et il avait eu la gentillesse de mettre mon texte aux côtés de ses œuvres.

— Tu veux bien ne pas m’interrompre, j’allais te le dire, je me souviens très bien Carine-Laure Desguin !

— Ecoute Christine Brunet, l’autre jour c’est toi qui me clouais le bec et cette fois, ce sera moi ou sinon, je me tais et ton papier pour les blogs, tu ne l’auras pas. Na !

— Soit Carine-Laure, soit ! Merci garçon !

On trinque un coup à tous nos projets car Christine Brunet et moi, on se dispute sans cesse mais on s’aime bien. Obligées, nous sommes dans la même maison d’édition et Laurent Dumortier, le boss, préfère une équipe pacifique. On le comprend. Déjà qu’éditer des romans policiers desquels coulent le sang et autres joyeusetés…

Je poursuis.

— Donc, chaque année, des commerçants de la ville accueille un artiste ou deux. Ou plutôt leurs œuvres…

— Ah, ce n’est pas toi qui seras en vitrine…

— Pfffff ! Je ne te réponds pas ! Je continue…Le comité organisateur a lancé un appel aux artistes peintres et aquarellistes et j’ai pensé que mettre en évidence deux ou trois de mes textes ne serait pas une mauvaise idée. Ce qui fut accepté en deux temps et trois mouvements. Trois de mes textes seront donc visibles dans la vitrine de chez Omniburo, rue de Dampremy à Charleroi ! C’est magique ! Mes textes dans une papeterie, génial !

— Si tu le dis ! Et tu as les dates ?

— Oui, minute, impatiente que tu es ! Laisse-moi boire une fois ! Les œuvres seront installées du 10 mai au 5 juin 2013 et tout le monde pourra voter ! Donc si tu comprends bien…

— Oui, explique car je ne comprends rien à ton histoire…

— Pas compliqué pourtant ! Pour une fille comme toi qui jongle avec des histoires d’espionnage…Bref ! Les commerçants de Charleroi accueillent dans leurs vitrines des œuvres de peintures ou autres. Un circuit sera prévu et toutes les explications seront distribuées dans tous les commerces de la ville ! Votez pour mes textes ! Votez pour mes textes !

— Oh ! Du calme Carine-Laure, du calme ! On reviendra sur cet évènement dans quelques semaines car…

— Votez pour mes textes, votez pour mes textes !

— Tais-toi Carine-Laure et ne crie pas comme ça ! Tout le monde nous regarde ! Non, ne vous inquiétez pas, c’est juste Carine-Laure qui s’exprime….pardon ? Oui, c’est Carine-Laure Desguin…Oui….Dépêche-toi, raconte-moi la suite de tes projets car tout ce monde, ces yeux braqués sur nous, ça m’énerve, ça m’énerve…

— Ah, ah, ah, j’adore quand tu t’énerves !

— Continue et débite des trucs intéressants et pas tes âneries imbéciles !

— Pfffff, on peut pas s’amuser avec toi ! Moi j’aime bien, tous ces gens qui se demandent ce que nous nous disons…Je vais leur distribuer mes tracts concernant mes deux premiers livres, tiens...A propos, tu sais qu’il est possible que je donne des cours de poésies !

— Toi ? Des cours de poésies ! Ben ça alors ! Tu enseigneras aux élèves, ces pauvres petits, tes histoires d’oiseaux de ville et autres machins ?

— Christine Brunet, je sais que toi et la poésie c’est deux, mais moi j’aime ça ! Et puis, je n’enseignerai pas à « de pauvres petits » mais bien à des adultes majeurs et vaccinés !

— Ah !

image2— Oui ! La ville organise des activités pour le troisième âge et une section poésies sera

Ouverte…

— Passionnée Carine-Laure, j’ai l’impression que d’en parler tu prends feu ! Tu connais déjà la direction de tes cours ? Et puis, es-ce que tu sauras donner cours, hé, hé ?

— Non mais dis donc Christine Brunet ! J’ai quand même mon diplôme d’aptitudes pédagogiques !

— Ah !

— Oui, ah ! Et prends une de mes cacahuètes, ça t’aidera à réfléchir avant de parler ! La direction de mes cours disais-tu, oui, je réfléchis…De toute façon, une séance de présentation sera organisée le mois prochain. Et je saurai bientôt à quelle date et dans quel local. A Charleroi, bien sûr ! Durant cette première séance, les futurs participants m’éclaireront et me diront ce qu’ils attendent du cours….Pour ma part, j’espère lancer  à la fois de la théorie comme …

— Comme par exemple ?

— Ce sera d’après les desiderata, mais disons que nous pouvons traverser les grands courants de la poésie et s’attarder sur l’un ou l’autre poète. Mais ce qui me tient à cœur ce serait bien sûr que ces cours soient interactifs, que les élèves aient l’envie d’écrire des textes et à ce moment-là, tout est permis et plein de possibilités s’ouvrent à nous comme…

— Comme ?

— Comme une expo de textes, comme un recueil collectif, comme des jeux…

— des jeux ?

— Oui, des jeux ! Cadavres exquis …

— Boira du vin nouveau ! Oui, je connais ! Ne me prends pas pour une sotte sous prétexte que je n’aime pas trop la poésie, Carine-Laure Desguin !

enfantsjardinr— Pfff ! Je ne te réponds pas, je continue. J’aimerais que les participants se divertissent et apprennent en même temps. Et aussi qu’ils créent eux-mêmes et s’aperçoivent qu’ils sont capables ….

— Je suis perdue, tu résumes ?

— C’est moi qui bois de l’alcool et toi qui se perds ! Bref ! Je donnerai les lieux et dates de ce cours de poésies ! Qui sera axé selon les desiderata des élèves ! Comme je prône les libertés, je ne vais certainement rien imposer ! D’ailleurs, je mettrai une boîte à idées et chacun pourra déposer ses idées afin de diriger au mieux ce cours qui se donnera une fois par semaine, le vendredi après-midi. A Charleroi !

— Tu prendras bien un second verre, Carine-Laure. Je parie que tu as soif…

— Puisque tu le dis !

Christine commande deux verres et puis un silence de quelques minutes s’installe. Christine note et note et note. Puis elle relève la tête et demande :

— Tu ne m’as pas signalé les titres de tes trois textes qui seront dans la vitrine de chez Omniburo…

— C’est grave Christine Brunet ?

— Carine-Laure Desguin, tu fais souvent les choses à moitié, en traînaillant ! Et moi je ne suis pas comme ça, je marche jusqu’au bout !

— Pffff ! Attends deux secondes, ça me revient…

— J’attends mais pas deux heures, je dois lancer les articles sur les blogs, contacter Bob Boutique pour le prochain actutvgoogle, Laurent Dumortier au sujet des salons et des séances de dédicaces et…

— Dis Christine Brunet, tu crois que je glande ? Tu vois bien que je cherche…Voilà, ça me revient ! Les textes choisis : « Dans mon pays », « L’arrivée », « Jusqu’au matin ».

— Et dans ton recueil « Spirales urbaines », ces textes seront …

— Oui ! Ces trois textes seront inclus dans le recueil « Spirales urbaines » queLes-enfants-et-preparation-art-balade-005.JPG

 

 

 

j’attends d’une semaine à l’autre…

Et puise encore une cacahuète Christine Brunet car je parie que tous ces poèmes t’étouffent…

— Non, ça ira, t’inquiète Carine-Laure Desguin…Et n’oublie pas des photos de ces évènements car…

Je n’ai pas entendu la fin de sa phrase. En même temps qu’elle me parlait elle avalait des cacahuètes, elle enfilait sa veste, elle faisait signe au barman, elle glissait son carnet de notes dans la poche de son jeans et décrochait son gsm….

 

http://carinelauredseguin.over-blog.com

 

 

Publié dans interview

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Actu TV... Une aventure de curieux et de passionnés

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

actutvcarre

 

Actu TV... Aujourd'hui, bon nombre de lecteurs de livres publiés aux Editions Chloé des lys, la plupart des auteurs de cet éditeur... (euh, c'est le mien aussi...), et des curieux qui reviennent parce qu'enthousiastes, ont entendu parlé de l'émission mensuelle Actu TV. Bizarre ? D'abord, combien d'éditeurs ont une émission de télé ? Combien ont une chaîne dédiée ? Moi, je ne vois que Chloé des lys !

Aujourd'hui, l'émission a trois ans : trois ans d'innovations (mais oui... qu'est-ce que vous croyez ?), trois ans de travail acharné, d'interviews, de reportages, de découvertes. Voilà qui donne envie d'en savoir plus sur le (ou les ?) instigateurs du projet, sur le pourquoi du comment, du qui et du "jusqu'où". J'ai réussi après de longues tractations à interroger le chef d'orchestre de l'émission, Bob... Euh, Bob Boutique, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore... 


Franchement, Bob, qu'est-ce qui t'a pris de vouloir passer derrière la caméra... et devant? Un rêve de gosse ? Un défi fou ? Un défi solitaire ? Un pari ?

La vérité, c’est que j’ai toujours envie de tout faire ! Je vois une bonne femme comme Cécile Bertrand qui fait de chouettes caricatures politiques dans « la Libre Belgique », je me mets à griffonner . Je vois un clip de Ferré, je m’imagine  déjà sur scène dans un rond de lumière et j’apprends le piano. Je vois un gamin comme Frédéric Legrand qui bidouille  ses films, et j’imagine déjà un scénario… J’ai la naïveté d’un enfant, je ne doute jamais. Je sais que ce sera moins bon, mais je m’en fous. Je fonce.

Question idiote... Comment fait-on pour créer une chaîne TV ??????? Il faut de l'argent, des moyens, des connaissances, des passe-droits ?

Rien de tout ça… zéro euro, zéro centime ou presque. Tout se trouve sur internet avecactu5.jpg des tutoriaux  pour expliquer de A à Z comment procéder. Sauf que ça ne marche jamais comme ils disent. Et là commence la galère. Il faut tout trouver, ré-inventer, apprendre, jeter l’ ordi par la fenêtre, descendre le récupérer et recommencer une fois calmé… bref,  sans passion et une solide dose de ténacité, laisse tomber… sans Dan, le Commandant Danofsky je n’y serai sans doute pas arrivé, ou alors pour 2020. Peut-être.

Vous n’ étiez donc que deux au départ ?

Tout juste, un artiste génial mais ingérable et un schtroumpf  speedé qui parle tout le temps et enfonce des portes ouvertes.

actu1Faut bien cerner l’ambiance : le Dan super-cool qui peint des légumes  sur un morceau de planche puis laisse tomber ses pinceaux pour gratter un Léonard Cohen sur sa guitare, puis s’arrête devant son Mac pour échanger deux phrases philosophiques avec le monde entier… et le Bob monté sur ressort, qui refait du café, se promène dans la pièce en discourant les bras en l’air, en lançant des idées comme on jette des confettis.

Allez, raconte-moi une anecdote sur ce démarrage...

Un matin d’octobre 2009. Il est onze heure. J’ explique à Dan que faire un skype, c’est déjà faire de la télé et qu’il suffit de multiplier les intervenants pour faire une émission. Il réfléchit une seconde (ce que je ne fais jamais), avale un éclair au chocolat (chaque fois que j’allais  dans sa tanière flamande, je lui en apportais. Maintenant il habite Tournai)  puis se lance dans un long discours sur le streaming, les fichiers mp4 etc… auxquels je ne comprends  strictement rien,  pour conclure : ‘faut voir… ‘.

Tout ça est de sa faute, s’il m’avait dit ‘non ça ne tient pas debout’, ACTU-tv n’existerait peut-être pas.

actu3Tu en as parlé tout de suite à Laurent (Laurent Dumortier, patron des Editions Chloé des lys)?

Sûrement pas, le gars est trop occupé. Laurent, faut lui apporter un projet quand il est au point.

On a donc ‘d’abord’ réalisé une première émission en direct, avec des webcams pourries, deux spots  branlants, un pot de fleur pour le décors et douze téléspectateurs morts de rire…

Laurent n’est arrivé que plus tard, quand il s’est rendu compte que le bateau flottait tout seul. Alors, il a accepté d’ouvrir, non entr’ouvrir, son porte-monnaie pour nous allouer une petite subvention. Plus radin, tu meurs. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Sans la communauté de Chloe des Lys, toujours prête à aider un collègue qui tente une aventure, ACTU-tv n’aurait pas continué longtemps.

Depuis 3 ans, Actu TV a drôlement évolué. De plus en plus de reportages, de rencontres de gens plus ou moins connus certes mais certaines figures de poids dans le show bizz. Comment fais-tu pour les attirer, les amener à coopérer ?

Je leur casse les pieds. J’envoie un mail pour leur expliquer ce qu’on fait (preuve àhttp://i2.ytimg.com/vi/ejb_dl7rPKI/mqdefault.jpg l’appui) puis je les contacte comme si je devais leur vendre un aspirateur. Parfois ça marche, parfois pas. Mais une fois qu’un d’eux finit par accepter, il me donne les coordonnées d’un autre et ça rebondit. Bon, ça ne fonctionne que si j’ai mis le max pour essayer de lui faire une séquence qui tienne la route… sont sympas mais pas cons quand même.

Comment fais-tu évoluer l'émission ? As-tu une vision de là où tu veux emmener l'équipe ? Aucune ?

http://i2.ytimg.com/vi/-JM-mUpflhQ/mqdefault.jpgOn ne fait pas une télé pour en faire une de plus. Si on a créé ACTU-tv, c’est parce que les autres ne s’intéressaient pas à nous, jugeant sans doute qu’on était trop petit pour passer à l’antenne, Alors on s’ est dit qu’on allait le faire nous-mêmes !

Je répète souvent qu’on vaut les autres et crois-moi, je le pense vraiment. Pas meilleurs, mais certainement pas moins bons. Moins connus, c’est tout.

On va donc continuer à parler de nos amis et des amis de nos amis que nous jugeons intéressants ou ( ce qui pour moi est tout aussi important ) FONT et tentent des choses. Il y a tant de mecs et de filles qui glandent, copient ou paradent que ça me fout les boules.

Nous sommes actuellement 17 dans l’équipe, 17 bénévoles qui s’amusent (c’est essentiel), ne se prennent pas la tête (capital), déconnent, se plantent  parfois mais toujours en en tirant les leçons et en essayent de s’améliorer. Le tout avec un seul but : dire qu’on existe et qu’on a le droit comme les grands à une petite place dans le monde médiatique. 

17 ? Qui sont-ils ?

On ne va pas les citer tous ! certains sont plus actifs que d’autres, parce que plus disponibles, mais tous sont des auteurs de Chloe des Lys et figurent sur la page des podcasts :  http://www.bandbsa.be/podcasts.htm

http://www.bandbsa.be/contes3/actuyoutube.jpg

Aucun de nous n’avait jamais fait de télé auparavant et aucun n’est formaté. A chacun son style et son accent. Nous avons même une présentatrice marseillaise qui ne peut pas cacher ses origines. Quelle importance ? L’ essentiel est d’être vrai et je pense même que notre amateurisme éclairé joue en notre faveur et donne un cachet de sympathie à l’émission.

En fait, on les choisit au coup de cœur. On ne peut bien travailler ( et crois-moi c’est un vrai boulot ) qu’avec des gens qu’on apprécie et surtout, surtout, qui ne tirent pas la couverture à eux…

Notre télé est encore confidentielle, mais logée dans une niche ( la littérature et l’art en général ) qui intéresse peu les médias. Du coup nous apparaissons ( en Belgique en tous les cas ) comme un truc à part qui mérite au moins l’attention.

Et puis il  ya l’ aspect ‘projet pilote’, sans business, sans pub… je ne connais d’ailleurs pas d’autre exemple.

As-tu le trac lors d'un lancement d'émission ?

Un peu quand même… on est sur le net, en streaming, tout peut arriver ! Et puis il y a quand même un peu de technique informatique derrière tout ça… je fais un test une heure avant, puis tombe à genoux et prie le Seigneur que tout se déroule normalement.

 

Mais bon, le temps de l’improvisation est quand même révolu et on prépare un max.

http://i4.ytimg.com/vi/7Zezd0R1pX8/mqdefault.jpgQuel est le truc le plus dingue que tu ais fait pour Actu TV ?

Il y a une bonne année, on s’ est rendu compte deux jours avant l’émission qu’il n’y avait pas moyen de la transférer sur l’hébergeur… aucun programme ne répondait ou alors, le fichier ( plusieurs gigas ) se déconnectait en cours de transfert. Pas d’hébergeur, pas d’émission !

J’étais en transe et téléphonais à tour de bras à Paris où se trouve le maxi-serveur pour m’entendre répondre que pour eux tout était normal et que le problème ne pouvait se situer que chez nous ?  Bref, la cata.

Et ?

J’ai appelé Dan au secours. Il était en ribotte dieu sait où, mais a tout laissé tomber pourhttp://i1.ytimg.com/vi/0Nag9Sl8n8I/mqdefault.jpg venir me dépanner, aussi zen que s’il venait de méditer sur un pic de l’ Everest. Ca a duré quand même toute une journée… il a téléchargé , détourné et craqué un autre logiciel de transfert puis bidouillé un programme qui a tourné toute la nuit. Le lendemain dimanche à 20h00 pile, le générique se lançait sur le net comme si de rien n’était. Oufti !

J’ai horreur de ce genre de choses, car une émission comme ACTU-tv ne peut pas tomber en panne. Il y va de sa crédibilité. Elle peut-être moins bonne, mais elle doit être diffusée. C’est comme un vélo, si tu arrêtes de pédaler, tu tombes.

Allez... Un autre projet en tête ??? Tu m'en parles ?

Un scoop ?  On aimerait bien lancer une autre émission, trimestrielle dans un premier temps, sur le cinéma d’auteur ! Les réalisateurs ont exactement le même problème que les écrivains…

Plus personne ne veut distribuer leurs films.

Alors, on remue ciel et terre pour essayer de mettre ça au point. Une présentation des œuvres ( courts ou longs-métrages ), suivie de leur diffusion bien sûr et pour terminer un petit débat avec le ou les auteurs.

Quelqu’un m’a dit avec un peu de condescendance que c’était impossible à cause des droits, des formats de fichiers etc… juste ce qu’il ne fallait pas faire.

 

Parle-moi de l'audimat... Actu TV est parti de zéro ou presque. Et maintenant ?

C’est très curieux, mais depuis sa création l’émission n’a pas cessé de grimper en audience,http://i4.ytimg.com/vi/stqr7aBUwN4/mqdefault.jpg lentement mais sûrement, que ce soit au nombre des téléspectateurs directs ou celui des podcasts.

En fait, on double chaque année, en partant de zéro il est vrai. Actuellement on frôle la centaine en direct ( tous ne  participent pas au tchat ) et on vient de dépasser deux fois les 500 visites en podcasts.

Si on compare ces chiffres avec ceux des tirages des revues littéraires belges on doit être bien placé. Surtout si on leur ajoute les consultations de notre chaîne YouTube qui approche les 35.000.

Bref ce n’est plus insignifiant. Evidemment nous ignorons tout des audiences périphériques et des forwards, celles et ceux qui copient nos séquences et les reprennent sur leurs sites.

Le tout est de tenir, comme notre éditeur Chloe des Lys, mais on va dans la bonne direction.

 

Sans aucun doute !!!! Rendez-vous au prochain anniversaire !

Pour voir, revoir, s'informer, une adresse : www.bandbsa.be. L'émission, je le rappelle, passe une fois par mois, le dernier samedi du mois à 20h pile et dure aux alentours d'une heure et demie. Puis elle peut être podcastée (revue) via ce site ou via la chaîne CDL Youtube.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

Publié dans interview

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Beaudour Allala : J’écris les silences que je ne peux taire, quand ils me parlent trop fort.

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes3/beaudourtete.jpgBeaudour Allala, c'est d'abord un nom et un prénom peu communs et une première de couverture qui ne peut laisser indifférent. C'est ensuite un univers et une présentation sur le blog aloys, alléchante.

Je lui ai proposé un interview mais je dois avouer qu'au départ, elle n'était guère partante, son référencement encore éloigné. Et puis... elle a enfin accepté de répondre aux questions qui se bousculaient dans ma tête ! Et je l'en remercie...

Tu veux bien te présenter, stp ?

Je suis une autodidacte qui a toujours étudié, lu et rencontré les autres… Mon prénom est perse et je suis originaire de la Tunisie. Une femme « entre deux », deux cultures, deux pays, dichotomique mais entière…


Depuis quand écris-tu ? Une passion ? Une vocation ? Un hobby ?

D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours écris poèmes et histoires…

Ma passion est d’exprimer de manière métaphorique, sens et émotion. Autrement dit, écrire ethttp://www.bandbsa.be/contes3/valseinfi.jpg traduire en image. Je réalise court-métrages et documentaires. Je sculpte également des pièces figuratives et des bustes (enfants et adultes). 


Définis le mot écriture

J’écris les silences que je ne peux taire, quand ils me parlent trop fort.

Magnifique définition ! Définis ton style ?

On dit que mon style est métaphorique et poétique. Voici un court extrait de mon livre :

« La mort n’est pas celle que l’on croit ! Elle est tapie dans la lâcheté, bien plus mordante que celle qui ensevelit les corps, grignotant seulement une partie de nous-mêmes. Il existe des corps éteints, muets dans leur respiration conformiste, des corps qui s’éloignent de vous et dont le deuil est plus difficile à faire parce que ces derniers sont encore bien vivants. »


Parle-moi de ton bouquin ? Quel genre ?

C’est un genre  « roman/nouvelles » avec 12 histoires courtes qui s’articulent, les unes aux autres, grâce à un narrateur omniscient. 12 couples intergénérationnels se frôlent dans une soirée dansante où l’on célèbre les 50 ans de mariage d’un vieux couple… 12 histoires d’amour, impossibles, infidèles, passionnés… 


Comment voit-on ton travail d'écriture autour de toi ?

Addicte, jusqu’à l’overdose…


Tiens, ça me dit quelque chose... Facile ou compliqué d'être lu ? de mettre le point final ?

Je suis une adepte du roman n’excédant pas 200 pages… Il faut savoir donner l’essentiel aux autres… Le pavé a tendance à me faire fuir… Les histoires courtes comme les courts métrages gagneraient à être reconnus… Stephan Zweig, mon maître incontesté, comme Maupassant, étaient des nouvellistes, avant de passer à plus long.

image004.jpgAs-tu déjà publié tes poésies ?


Oui, à compte d’auteur. Le recueil s’intitule « L’éveil de la sensualité » est a reçu un prix modeste en 1995 en Tunisie.


Dans quel genre littéraire te sens-tu le plus à l'aise ?

Je me sens à l’aise tant dans la mélodie que peut revêtir la poésie, que l’intrigue qu’offre la nouvelle ou le scénario jusqu’au roman qui nous permet un plus long voyage… En bref, tout ce qui est mot pour embellir les maux…  


Comment es-tu arrivée chez CDL ? Quand as-tu signé ton contrat ?


C’est la journaliste et critique littéraire Savina de Jamblinne qui m’a conseillé d’envoyer à 10 éditeurs, «La valse des infidèles »… Elle a très bien ciblé, car parmi les  dix à qui j’ai envoyé mon manuscrit, un d’entre eux m’a répondu positivement : « CDL ».

J’ai signé mon contrat en juin 2012 et le référencement  dans le réseau des libraires est prévue pour avril 2013. Ainsi la promotion du livre pourra débuter.


image005.jpgTu écris des nouvelles. Parle-moi de tes personnages ? Ta relation avec eux ? Comment les crées-tu ?


Mes personnages m’habitent,  corps et âmes… Immanquablement, ils ressemblent à ceux qui se cherchent sur notre planète sans jamais parfois se rencontrer, alors par la magie de l’écriture, je rends la chose possible. Je  les crée mes personnages comme je le fais avec la terre glaise pour mes bustes, un peu de terre de mots, de phrases pour en former les contours et faire en sorte qu’ils soient palpables …


Facile d'être lue ? Crois-tu qu'un auteur se livre un peu dans ses textes ?


Il est facile d’être lu lorsqu’on a la chance d’être repéré parmi des  millions de manuscrits qui sont expédiés pour espérer une réponse positive d’un éditeur… J’ai eu cette chance et combien même, ce n’est pas Gallimard qui a répondu mais une maison d’édition modeste comme CDL à laquelle, à jamais, je serai reconnaissante, l’important c’est d’être lu, de croire en soi et aux autres, pour continuer à créer et à donner…

Le livre a ceci d’extraordinaire qu’il permet de se livrer « déguisé »… Je suis un vieil homme, septuagénaire et, à travers sa sagesse, je m’apaise face à la lucidité trop piquante de la vie ou bien,  je suis cet enfant qui dévoile, avec innocence, ses sentiments et, croque la vie par méconnaissance de son goût amer…


sculpture-pied.JPG

Reparlons un peu de ta façon d'écrire : tu dis ne pas vouloir dépasser les 200 pages pour créer un texte resserré. Retravailles-tu beaucoup tes textes ?


Ma quête du nombre de pages pas trop importantes, n’est pas tant pour construire un texte resserré que pour permettre une lecture qui ne soit pas de l’ordre de l’effort, mais du plaisir…

Les longues descriptions d’un paysage ou d’un appartement m’ennuient profondément… Mes seuls décors sont mes personnages… c'est-à-dire, les mettre en situation avec les objets de l’appartement ou de la nature environnante, au fur et à mesure des évènements qu’ils vivent.

J’ai eu pour habitude, comme pour mes sculptures de ne jamais retravailler la matière, seulement j’ai compris que c’était une erreur. Oui, pour aboutir à une profondeur de pensée juste, il faut creuser l’âme jusqu’à sa moelle, comme pour mes pièces sculptées, elles méritent d’être retouchées jusqu’à obtenir la courbe maîtrisée.


Facile ou compliqué de mettre le point final ? 

Le point final n’est jamais final, je crois. Il doit laisser toujours libre l’imagination du lecteur … Ainsi, il s’accapare mon personnage pour lui donner une autre vie… Une forme d’écriture participative, en quelque sorte, avec mes lecteurs…


 image002.jpgY a-t-il, selon toi, interaction entre l'écriture et la réalisation d'un court métrage ?... ou même le travail de sculpture que tu fais ? Puis-je avoir quelques photos de tes réalisations ? N'y a-t-il pas contradiction entre la sculpture, figée (une image à un moment donné d'un sujet) et l'écriture qui évolue tout le temps ?

Oui, bien sûr, il y a une véritable interaction entre l’écriture et la réalisation d’un film quel qu’il soit, car l’écriture est avant tout représentée dans le mental des lecteurs sous forme imagée… Nos lecteurs ont une salle de projection personnelle à l’intérieur du crâne et, c’est heureux. A nous, écrivain de leur donner à voir les plus belles ou terribles images pour leur transmettre de l’émotion… Tout livre peut être adapté au cinéma…

La sculpture, par contre, est pour moi une complémentarité pour me permettre après l’imagination qui passe par le visuel et l’auditif, d’accéder au kinesthésique…


 

Crois-tu que l'écriture s'inscrit dans le mouvement ? ou penses-tu comme beaucoup de poètes qu'elle est plus proche de la sculpture dans la dimension cisèlement des mots ?

 

J’ai parfois l’impression que mes neurones sont au bout de mes doigts et que je ne peux écrire qu’en laissant ma main se mouvoir… Oui, pour moi l’écriture est un mouvement imperceptible qui se passe de l’intérieur, sans que rien ne soit visible sur le corps, sauf si la main écrit. 
Bien sûr, ensuite le ciselage des mots, après, est possible avec le raisonnement. Pas trop dans la poésie, mais dans les nouvelles et romans cela est indispensable de raisonner, pour apporter de la structure, comme l’ossature qui maintient la matière d’une sculpture…

 

AUT_3414.JPG

Peux-tu écrire dans n'importe quel environnement , dans n'importe quel étât d'âme? Un/des rituel(s) ? Crois-tu que ton écriture (et p.e aussi ta sculpture) est le reflet d'un état d'esprit ponctuel ?


Oui, j’écris mieux lorsque je suis dans un état « naissant », c’est-à-dire proche de celui où l’on est prêt à tomber amoureux. En fait, je préserve cela en moi, j’essaye de regarder le monde avec un regard neuf qui redécouvre les choses et les êtres…

 

Je crois avoir fait le tour de ce que je voulais te demander. Je vais te laisser le soin de conclure à ta guise l'interview.


Je voudrais conclure par ce « merci » que l’on oublie de dire, à toute chose ou tout être, à tout ce qui nous paraît usuel ou acquis… Alors merci, Christine et à Chloe des Lys qui m’a fait confiance.

 

Merci à toi !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Bruines de Laurent Dumortier... Un interview express

Publié le par christine brunet /aloys

 

bruines-avant

 

Interview express pour la sortie de « Bruines »

 

- Vous publiez un livre par an, vous vous occupez de votre maison d’édition et pourtant, on vous voit peu. Est-ce un choix ?

Oui et non. En pratique, avec toutes mes activités, littéraires, éditoriales, alimentaires (ben oui, il faut bien bouffer et en ce qui me concerne, ça coûte un pont), mon agenda est surchargé et je suis amené à faire des choix. J’ai donc privilégié la proximité géographique (Wallonie Picarde surtout) et la sélection de projets. Je ne peux pas tout faire, mais certaines propositions me bottaient vraiment : membre du jury à Ath, conférence-débat à Comines, etc..

 

- La page blanche, ça vous angoisse ?

La page blanche non, le manque de feuilles et d’encre oui : j’ai les idées mais le temps manque. Là, je viens de boucler un recueil de poésie et je m’attaque à mon recueil de nouvelles que j’aimerais achever d’ici la fin de l’année…

 

- Poésie et fantastique, vous n’avez pas le sentiment de vous disperser ?

Pas vraiment, c’est le même matériau, mais l’angle d’approche est différent. La technique d’écriture est différente. Finalement, j’ai besoin des deux pour équilibrer. Et le public n’est pas le même non plus…

 

- Quelques mots pour vous définir :

* stressé/posé ? Stressé, toujours !

* adulte/enfant ? Enfant, avec toutes les activités qui vont avec ; adulte, c’est très chiant, finalement !

* Barry/Paris ? Les deux : Barry, c’est l’endroit où je vis, où je récupère, où je fous rien et où je crée ; Paris ce serait plutôt Tournai, à une dizaine de kilomètres d’ici : j’y ai vécu 5 ans mais comme Barry n’est pas loin, j’ai le calme de la campagne avec la proximité de la ville. Les deux me sont indispensables, mais dans une juste proportion…

* Passé/Futur ? Futur : le passé, c’est le passé, on ne peut pas le modifier ; le futur, on a toutes les clés en mains…

* Jour/Nuit ? Le jour à Barry, la nuit à Tournai, mais l’inverse est valable aussi !

 

 

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Le nouveau livre d'Adam Gray... Une publication atypique, une fois de plus !

Publié le par christine brunet /aloys

PHOTO pour 4me de COUVERTURE (ADAM GRAY)J'ai déjà présenté sur ce blog Adam Gray, auteur chez Chloé des lys d'un recueil pas comme les autres, " ... Euphoriques et désespérées". (http://www.aloys.me/article-un-interview-d-adam-gray-74127959.html)
Il nous revient avec un ouvrage surprenant "Merci Dorothée !", un hommage à la célèbre présentatrice télé qui a marqué l'enfance de bon nombre d'entre nous. Je vous rappelle au passage qu'Adam Gray est également auteur/mélodiste/ et interprète ses chansons, des textes présentés dans son premier livre mais également dans celui-ci.
Il a accepté de répondre à mes questions et d'expliquer sa démarche et je l'en remercie... 

Un livre sur une présentatrice de tv, c'est original. mais pourquoi ce choix ?
Le choix d'écrire ce livre est né d'un manque, et de la joie retrouvée quand Dorothée est revenue petit à petit à la télévision. J'aurais pu lui écrire une lettre, mais j'ai voulu faire un petit peu plus...

Te considères-tu comme un fan, un admirateur du personnage ou, tout simplement de son approche de l'univers de l'enfance et des enfants ?
Je suis fan, oui. J'aime la femme, sa discrétion et son humilité. Sais-tu que c'est elle, lahttp://www.bandbsa.be/contes2/euphoriques.jpg toute première, qui a voulu importer le Téléthon en France ? J'aime ses chansons, en particulier ses chansons douces et parmi les plus méconnues du grand public, mais aussi ses chansons festives et populaires. J'aimais son approche familiale et sans chichis de la télévision. C'est quelque chose qui, personnellement, me manque énormément aujourd'hui. Je ne regarde presque plus la télévision. Et puis, comme elle, je crois que j'aurais toujours sept ans et demi quelque part... Tu sais pourquoi, je crois...

Qu'est-ce que Dorothée... ou son émission, t'a apporté ?
Beaucoup de joie, un équilibre certain. Dorothée réunissait petits et grands. Avec le recul, des émissions comme celles de Dorothée faisaient qu'enfants et parents étaient réunis. Est-ce le cas aujourd'hui ? J'en doute... Les enfants n'ont plus aucune référence humaine à la télévision. Les nouvelles "idoles" me font peur pour la jeunesse...

Tu as écrit des chansons... Les as-tu mises en musique ? les as-tu proposées ? As-tu eu un retour de Dorothée ?
Je n'ai rien mis en musique, non. Dorothée a toujours été fidèle a ses compositeurs et musiciens, et je respecte cela. C'était un petit "plus" pour le livre. Il me tarde de pouvoir envoyer le livre à Dorothée. J'espère qu'elle accueillera ce témoignage d'amour avec bienveillance...

Qui a conçu la couverture de ton bouquin ?
C'est ma maman, qui aimait beaucoup dessiner autrefois. Je suis très fier d'elle. Ma maman est toute ma vie. Je suis heureux que ses dessins illustrent Merci Dorothée ! Cela restera... C'est très important pour moi.

Je trouve que cette couverture correspond bien à l'état d'esprit du livre. Comment ce livre est-il perçu autour de toi ?
Il faudrait leur poser la question... On parle très peu "livre" chez moi. Il y a ceux qui ont compris que ce "métier", cette passion (je préfère), nécessitait énormément de patience avant un hypothétique bouleversement, qui n'arrivera peut-être jamais, je suis juste réaliste... Et il y a ceux qui, de toute façon, s'en moquent éperdument. Simple constat. Les premiers temps, quand j'ai commencé à parler à certains proches de ma première publication, je me suis heurté à de l'indifférence. Je préfère, depuis, rester en retrait, et être ravi quand ceux qui s'y intéressent vraiment me posent des questions sincères.

http://www.bandbsa.be/contes3/mercidorothee.jpgS'agit-il, en fait, d'un retour sur ton enfance ou d'un regard plus adulte sur un univers qui t'a passionné ?
Un peu les deux... Il y a cette lettre d'amour et de remerciements à Dorothée, un retour évident sur l'enfance, sur les années Dorothée, et un regard bien sûr plus adulte mais surtout ému sur un passé plus présent que jamais. Est-ce un phénomène de société ? Les gens qui ne sont pas si bien que cela dans leur époque ? Regarde le succès actuel des vedettes des années 1980 et l'amour des gens pour ces icônes... Le cinéma qui puise dans les succès des années 1980, tous supports confondus... Je n'y répondrai pas mais je répète ce que j'entends et lis très souvent : c'était mieux avant.

Comment as-tu abordé cette écriture ?
Le plus simplement du monde : en écrivant avec le coeur et uniquement. La démarche n'était pas la même que pour un roman ou un recueil de nouvelles.

Combien de tps as-tu mis pour écrire ce livre ? 
3 ou 4 mois peut-être. Je ne sais plus. Le plus long aura été d'imaginer de nouvelles chansons dans le style Dorothée. Tu sais que j'écris des paroles mélancoliques d'habitude, et ce fut donc un défi fort plaisant.

T'es-tu documenté ? Auprès de qui ?
Documenté, non. Je ne voulais pas. J'ai juste, pour la partie "Souvenirs en vrac du bon vieux temps", demandé son autorisation au webmaster du site planete-jeunesse.com d'utiliser quelques informations comme des dates, principalement. Je voulais, le plus possible, puiser dans mes propres souvenirs. De A à Z, ce livre est un livre fait avec le coeur et l'âme. La suite, ce sera des nouvelles et des romans de style fantastique, épouvante, mais Merci Dorothée ! restera un livre sans prétention mais très important pour moi. C'est mon bébé...

Vous pouvez retrouver tout l'univers d'Adam Gray sur son blog adam-gray.skyrock.com link


Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Mais c'est quoi, Actu ? Un interview qui met les points sur les i...

Publié le par christine brunet /aloys

      Voilà, pour bien démarrer ce second semestre...

 

 

 

http://www.bandbsa.be/contes/actu.jpg

 

C’est quoi ACTU ?

 
Un site comme il en existe des milliers sur le Web et que nous avons initié en 2009 pour parler de l’activité culturelle de nos amis et des amis de nos amis….

C’est typiquement Belge ?

 
Plus du tout. Comme la plupart de nos amis sont Belges, nous évoquions au départ principalement des activités belges. Mais depuis,le concept s’est étendu et les français débarquent de plus en plus souvent dans cette page.

Précisément, parlons-en du concept…

Très simple. Parler de ce que les gens font, du moment qu’ils y mettent de la passion. Peu importe que ce soit très bon, bon ou même moyen . Peu importe que ces « artistes » soient connus ou professionnels.

Un club de théâtre amateur qui répète deux fois par semaine pendant six mois, pour jouer trois soirs devant un parterre clairsemé, a autant de mérite qu’une troupe chevronnée qui obtient deux minutes de télé avant chaque spectacle.

Nous ne cherchons pas non plus à tout citer. A quoi bon ? Les médias le font mieux que nous. Le but est de faire une ‘tit place aux « sans grades » qui essaient, démarrent, insistent et surtout : progressent. Chanteurs, peintres, écrivains, dessinateurs, poètes, conteurs, acteurs…

Pas de règles ni de limites, sauf la religion, la politique et le sexe. Ca, on n’y touche pas. Nous avons des opinions bien sûr, mais ce n’est pas l’endroit pour les exprimer. Point.

Combien êtes-vous pour gérer tout ça ?

Au début une seule personne et c’est bien normal. Mais depuis quelques temps, avec l’extension de la formule, des amis sont arrivés qui nous envoient des reportages, des photos, des idées ou des notes de lecture… Il y a un an, on se demandait le lundi matin ce que nous allions faire paraître dans la semaine. Maintenant, c’est le contraire… nous devons trier.

Entre quoi et quoi ?

La vraie info et le communiqué marketing qu’on retrouve partout. Annoncer les Francofolies de Spa dans ACTU, ça n’a aucun sens. Tout le monde sait que ça a lieu et on voit les affiches partout. Mais signaler que le musée Emile Verhaeren de Roisin a créé un salon du livre pour les auteurs de la région montoise... oui. Ca c’est tout à fait dans nos cordes.

On a parfois l’impression que l’éditeur Chloe des Lys règne en maître dans ACTU ?

Normal. Non seulement il a accepté de publier le premier recueil de « Contes Bizarres » du créateur de ce site, mais il nous a permis par la suite de rencontrer des dizaines d’auteurs de sa maison d'édition, dont beaucoup sont devenus des ami(e)s. Ceci dit, les autres existent aussi. Nous suivons ainsi de très près des amis comme Pierre Guelff qui est chez Jordan, Christine Brunet chez Pierregord, Jean Vigne, Claude Colson, Anaïs Valente… et beaucoup d’autres.

Au fond, Chloe des Lys est plus qu’une maison d’éditions à compte d’éditeur ( en clair : qui vous publie sans que vous ne deviez investir le moindre cent ), c’est un véritable mouvement littéraire. Nous avons lu une centaine de leurs bouquins et sommes sidérés par la diversité, la richesse et surtout la vérité de ces écrits.

Tout ce qui sort de là est bon… rien à voir avec les remakes et re-re-copies des grands auteurs à succès parfois excellents, il est vrai... Rien à voir non plus avec les écrivains officiels subsidiés par le Ministère de la Culture, pour qui on crée des prix comme on offre des sucettes. On pourrait citer des noms, un peu connus dans les cercles littéraires, mais dont les livres sont barbants à mourir, et qui ne vendent rien, en dehors des commandes obligées des bibliothèques publiques.

En outre, ils sont pratiquement tous de la même tendance politique. Curieux non ? 

Soit. Chloe des Lys n'a jamais touché un cent de subsides et n'en veut pas.

Et vous arrivez à vendre ?

Autant que la plupart des autres. Parce qu’on se démène, on organise des séances de dédicaces, on participe aux foires financièrement à notre portée etc… et le résultat très concret de tout ça est que nous sommes devenus le premier éditeur de romans du pays ! 

Ceci dit, le boss de CDL, Laurent Dumortier a toujours été très clair. Tout le monde peut s’en aller quand il veut, si ça marche pour lui, et sauter dans le train d’un éditeur plus important et mieux distribué. C’est un pur ce mec… un peu fou, mais un pur.

Et l’avenir ?

Nous avons plein de projets. Un site qui continue à se développer, une web-télé ACTU-tv qui s'installe doucement dans le paysage médiatique et qui vient par ailleurs de nouer un partenariat avec Arts et Lettres de Robert Paul, un des sites culturels le plus important de Belgique... Idem pour Aloys.com de Christine Brunet avec qui nous travaillons en parfaite synergie. 

Mais essayons avant tout de consolider ce qui existe. Plus ACTU-magazine sera vu et plus son impact médiatique sera utile aux auteurs que nous essayons de promouvoir.

Précisément, comment choisissez-vous cet ordre de passage, au petit bonheur la chance, selon vos humeur ou copinages ?

Pas du tout. En plein accord avec Laurent qui soit dit en passant ne nous a jamais demandé de parler de qui que ce soit, à commencer par lui-même.

Pour simplifier: nous évoquons ‘les évènements’.

Lorsqu’un auteur, nouveau ou non, reçoit le premier exemplaire test de son livre, on peut déjà en préparer la promo, en l’ interviewant par exemple et en publiant des photos. Le but est bien sûr de préparer le terrain, mais également de lui apporter un peu de répondant vis à vis de sa famille et de ses amis qui parfois le relancent avec ironie ou scepticisme en lui demandant "et alors ? Ton bouquin ? Il va sortir..."

Lorsque le bouquin est enfin référencé (cela prend parfois beaucoup de temps) on en reparle une deuxième fois, avec un scan de la couverture et des commentaires sur le contenu.

Une fois que le livre a démarré sa vie, on continue à en parler chaque fois qu’il se produit quelque chose de significatif : un article de presse, un passage radio ou télé ou des notes de lecture lorsqu’elles sont de bon niveau et positives. 

Uniquement positives ?

C’est un choix… nous estimons à tort ou à raison qu’il y a une telle somme de travail et de vécu derrière un livre qu’on a pas le droit de le descendre en flammes. Il existe des revues et sites pour ça, qui jouent parfaitement leur rôle. Pas dans ACTU.

Et si c’est mauvais ?

Un, c’est très subjectif.

Deux, rappellons que tous ces livres ont été retenus par un comité de lecture dont tout le monde reconnaît la très grande qualité. Disons que nous avons pris le parti de ne pas écrire de commentaires laudatifs sur un bouquin que nous n'aimons pas. Mais d’autres le feront peut-être, parce que cela leur a plu… la page est ouverte.

Un dernier point important : ACTU-magazine est aussi un outil. Toutes les infos qui y passent sont archivées et peuvent par la suite être recopiées sans la moindre autorisation, pour servir un blog privé ou être insérés dans un dossier de presse.

Tout aussi capital, le site tourne à une telle allure, que la moindre info qui y circule se retrouve presqu’aussitôt dans la première page de recherche de Google, puis sur facebook, bientôt twitter etc.... Ce qui n’est pas à négliger. 

En gros ACTU-magazine sera ce que vous voudrez bien en faire.

http://www.bandbsa.be

actutvcarre

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Carien-laure Desguin à la RTBF le 6 juin...

Publié le par christine brunet /aloys

Vivacité mercredi 6 juin 2012 002

 

 

  Un lien pour écouter l'émission

http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1734845 link

 

 

 

 

Vivacite-mercredi-6-juin-2012-001.JPG

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Philippe WOLFENBERG : l'écriture est "gravure d’émotions, de sentiments et de souvenirs sur le papier "

Publié le par christine brunet /aloys

Ah, curiosité, quand tu me tiens ! Dès qu'un nouvel auteur pointe son nez chez Chloé des lys, je n'ai de cesse d'en apprendre plus, de le cerner, de comprendre ce qu'il écrit et comment. Le plus souvent, cette curiosité se solde par un flop : l'auteur garde son univers pour lui et seulement pour lui. La frustration me guette alors.

Mais parfois il accepte de répondre à mes questions... Philippe Wolfenberg n'a pas hésité une seconde et je l'en remercie. Les questions se pressent comme d'habitude. Je dois faire un tri. 

Alors, commençons par le commencement : une courte présentation, histoire de faire connaissance...

 

Phil-3.jpgJe m’appelle Philippe WOLFENBERG (Philippe étant mon véritable prénom et WOLFENBERG, un pseudonyme qui veut dire « Montagne aux loups »). Je suis né à Liège, il y a un peu plus de 48 ans et j’habite à une dizaine de kilomètres de cette ville (l’avantage des espaces verts à quelques minutes de la métropole). Je travaille dans une asbl où j’occupe le poste de secrétaire. Je suis célibataire… Sans doute, mes chats sont-ils les seuls à supporter mon caractère impossible?

Pseudo original: pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que je suis proche de la nature ; donc, de la faune et de la flore et que le loup est un animal qui me fascine. J’avais donc opté, au départ, pour « Philippe WOLF »… Mais ça ne me semblait pas assez « accrocheur ». J’y ai ajouté « BERG » (montagne) et changé « WOLF » en « WOLFEN » (qui est le pluriel).

Depuis quand écris-tu ? Mes premiers textes sont vieux d’une vingtaine d’années. Du moins, ceux que j’ai gardés.

Les-etats-d-ame-de-la-lune-et-du-soleil--Philippe-Wolfenb.jpg Sinon, auparavant, j’avais déjà « griffonné » quelques ébauches, ça et là.

Tu écris en prose... Pourquoi ne pas avoir choisi la poésie, par exemple ? en as-tu déjà écrit ? J’ai débuté par la poésie… Et j’ai quelques dizaines de poèmes dans mes cartons (que je soumettrai, peut-être, à Chloé des Lys dans le futur).

Je pense que la poésie est plus esthétique que la prose mais ne permet pas de développer suffisamment un sujet.


Sans doute, oui. Définis le mot « écriture », s'il te plaît... Tâche ardue que celle-là ! Je dirais : mise des mots en musique ; thérapie ; gravure d’émotions, de sentiments et de souvenirs sur le papier ; besoin vital…

Pourquoi écris-tu ? Un déclencheur ?

Les-etats-d-ame-de-la-lune-et-du-soleil--Philipp-copie-1.jpgComme je l’ai déjà dit, c’est une sorte d'auto psychanalyse. Ca me permet, également, de vivre des vies qui ne sont pas (et ne seront, sans doute, jamais) les miennes. Enfin, il arrive que les événements m’obligent (le terme n’est pas trop fort) à martyriser le clavier. Ainsi, le premier chapitre de mon roman (en cours de publication chez Chloé des Lys) est autobiographique et ne devait, au départ, pas avoir de suite.

Ah ? Pour quelle raison ? le choix de la publication s'est-il imposé par hasard ?  Comme je considère l’écriture comme une thérapie, j’ai l’habitude de coucher sur le papier les événements (et les émotions) que j’ai des difficultés à gérer. Le premier chapitre de mon roman en est l’illustration. C’est le récit d’une soirée d’adieu. Je voulais en garder une trace écrite. Puis, l’idée d’en faire le point de départ d’une histoire plus longue s’est imposée ainsi que l’envie qu’elle soit publiée.

Ecris-tu pour toi, pour les autres ? Sans hésitation : pour moi… Mais il est vrai que voir mon « travail » apprécié par le plus grand nombre est une récompense que je ne néglige surtout pas.

Facile ou difficile d’être lu ? Trouver une maison d’édition n’est pas une sinécure. Sinon, pendant l’écriture de mon

Phil-1.jpg roman, j’avais pris l’habitude de donner à lire le résultat d’une journée de cogitation à quelques personnes de mon entourage. C’était toujours intéressant – et souvent gratifiant – d’écouter leurs « ressentis ».

Comment voit-on ta passion de l'écriture autour de toi? Je dirais que les ¾ des personnes à qui j’ai fait lire mon manuscrit ont été enthousiastes quant à la forme et au fond mais les encouragements sont rares. C’est un peu frustrant mais puisque j’écris avant tout pour moi, ce n’est pas vraiment un problème.

D’autres passions ? Lesquelles ? Ont-elles un lien avec l’écriture ? La lecture (surtout d’essais, actuellement), la photographie (mes deux sujets de prédilection étant la nature et les vieilles pierres), les balades (source d’inspiration pour l’écriture et la photographie), la musique (il ne s’écoule pas un jour sans que j’en écoute), la minéralogie, l’ésotérisme (qui, parfois, a des liens avec la passion précédente), l’informatique et le jardinage (avec une propension à collectionner les beaux bonsaïs).

Un lien entre toutes ces passions? Se retrouvent-elles dans tes écrits, les conditionnent-elles?

Phil-2.jpgLa recherche de l’esthétisme. La perfection de la nature a, sur moi, un pouvoir d’attraction extraordinaire. L’architecture et la décoration aussi. Et ça se retrouve, en effet, dans les descriptions qui parsèment mes écrits. Quelques touches d’ésotérisme sont, également, diluées dans l’ensemble. Bref, le lecteur attentif devrait en apprendre beaucoup sur mes passions (et sur moi-même) en lisant ce livre.

Quel est ton rapport avec tes personnages ? Fusionnel ! Je suis le héros de mon roman et il est moi, son créateur. Quant à sa « jumelle », je me suis inspiré d’une femme que j’ai adoré côtoyer par le passé. Je l’ai, bien sûr, rendue plus parfaite mais le souvenir que j’ai d’elle coïncide quasiment trait pour trait avec la belle méditerranéenne de mon livre. Il y a aussi une enfant qui personnifie mon regret d’avoir délibérément choisi de ne pas en avoir. Et les personnages secondaires sont, pour la plupart, calqués sur des gens que je connais (ou ai connus) et apprécie.

Nouvelle question, si tu veux bien... Peux-tu définir ton style ? J’aime que l’harmonie règne entre les mots… Que la façade soit belle et attirante. Je crois que le lecteur sera interpellé par les nombreuses descriptions (personnages et lieux) qui ponctuent le récit. Mais l’extérieur ne doit pas prendre le pas sur les émotions. Finalement, je ne raconte pas uniquement une histoire… Je tente de raconter la passion… Sans cette dernière, la vie ne vaut pas d’être vécue.

Compliqué de mettre le point final au récit ou est-ce un soulagement ? Au risque de me répéter, je suis le héros de mon roman. Et même si les aventures de mes personnages ne s’arrêtent pas au mot « fin », j’ai vécu le moment où mon index a frappé la touche « point » du clavier pour l’ultime fois comme très douloureux. Mais les nombreuses relectures que j’ai effectuées avant et après avoir envoyé mon manuscrit aux Editions « Chloé des Lys » ont été, au contraire, synonymes de renaissances multiples et bienvenues.

 

Me voilà au moment le plus délicat de l'interview, la conclusion... Allez, cette fois, ce sera un extrait choisi... Une autre approche, plus concrète de l'univers de l'auteur... Bonne lecture !

 

 

Les états d'âme de la lune et du soleil (Philippe WolfenbJe me suis levé tôt afin de profiter des premières heures de la journée. Caterina dort profondément. Au moment de quitter la chambre, je passe précautionneusement la main dans sa chevelure ébène. Cette assuétude tactile – que j’ai cultivée au fil de mes relations avec l’autre sexe – a, probablement, atteint son paroxysme depuis que cette merveilleuse strega1 m’a envoûté. J’écris un mot que je laisse à sa portée et, sans un bruit, je descends les escaliers. A mon passage, les chiens se redressent mais, sur un ordre de ma part, ne me suivent pas.

Le ciel est pervenche et vierge de tout nuage. Sous le souffle du vent, tiède et imprégné des senteurs matinales, le feuillage juvénile des arbres ondoie dans un bruissement feutré qui sied à la naissance tranquille du soleil.

Eparpillés aux quatre coins du parc, des massifs de fleurs printanières lui donnent l’apparence d’un tableau de Georges Seurat2.

Je longe l’étang, bordé de saules pleureurs et surmonté des volutes d’une brume ténue, puis remonte le cours du ruisseau qui s’y abîme après avoir donné vie à de multiples cascatelles.

A quelques mètres du pavillon, un chêne à la silhouette alambiquée protège le vieux banc sur lequel je viens de temps en temps me livrer à l’exercice délicat du retour sur soi.

Je repense à Elena. D’autres l’ont précédée mais elle incarne mon premier amour. Elle fut, en son temps, celle avec qui j’imaginais pouvoir défier les lois éternelles de la banalisation. L’aveuglement qui caractérise les esprits passionnés nous a conduits à répéter les mêmes comportements insensés jusqu’à ce qu’elle soit raisonnable pour deux. La raison… Parlons-en ! Elle conspire contre nous lorsqu’elle nous empêche d’atteindre la plénitude. C’est, du moins si mes souvenirs sont exacts, l’avis de Freud3. Et le mien aussi ! Même si Chloé a su pallier la dérobade de mon illusoire sœur incestueuse, j’ai cru ne jamais guérir.

Puis, Caterina est apparue. Les pages que nous écrivons, elle et moi, auraient dû l’être bien plus tôt. Le reste de mon existence ne suffira pas pour l’aimer comme elle le mérite. Y parvenir exigerait un millier de vies… Et encore ! Ce bonheur est tellement grand et tellement idéal qu’il est fait pour habiter les rêves et non une réalité trop étriquée qui l’emprisonne. Il fait mal tant il est impétueux, tel un océan déchaîné. Il est suffocant quand il s’insinue dans la moindre de mes respirations. Il est, surtout, l’étincelle primordiale qui me permet de trouver un chemin parmi les ténèbres où baigne ma personnalité abusivement tournée vers la démesure affective.

* Phil ?

Je me retourne. Elle porte une robe, légère et courte, aux motifs floraux variés. Par-dessus, un gilet la protège de la fraîcheur ambiante sans cacher le profond décolleté qui met ses seins en valeur.

* Viens t’asseoir…

* Pourquoi ne m’as-tu pas réveillée ?

* Tu paraissais si sereine… Et… Je voulais être seul…

* Oh ! Te fatiguerais-tu déjà de ma présence ?

* Tu le penses réellement ?

* Non ! Mais j’aime être rassurée…

* J’ai un besoin viscéral de te savoir à mes côtés… Mais, aussi singulier que cela puisse paraître, ton absence momentanée corrobore l’authenticité de cet axiome…

* Pendant que je m’habillais pour venir te rejoindre, j’ai allumé la radio… Elle diffusait la chanson de Rui Da Silva… Celle où une voix féminine suave répète « I need you so much… »1

1 J’ai tellement besoin de toi…

* Et ?

* Je pourrais passer des heures à te dire ces mots…

* Tu as déjà fait l’amour sur un banc ?

* Non !

* C’est le moment de combler cette lacune… Tu ne crois pas ?

Son rire espiègle, quand elle bascule en arrière sous le poids de mon désir, est la plus plaisante des réponses.


 

Christine Brunet

www.aloys.me

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Un projet... " Fantasmes révélés", une rencontre entre deux créateurs...

Publié le par christine brunet /aloys

 

0728-Silvana-portrait-casquette-600x400-pixelsCertains d'entre vous la connaissent déjà... Silvana Minchella est auteur chez Chloé des lys d'un premier roman, "Eveil", d'un livre à paraître "La Terre nous dit à Dieu" et journaliste occasionnelle pour l'Actu TV.

Quelle n'a pas été ma surprise en apprenant sa collaboration à un projet original, celui de "fantasmes révélés".

Mais quel est-il, exactement ?

De prime abord, il est le fruit d'une collaboration entre unjj-08-2009-02-21-Etreta.jpg illustrateur, Jean-Jacques Oppringils et une auteur, Silana Minchella autour d'un thème, la féminité. Jusque là, rien d'original, quoique...



Pour vous donner une idée plus précise du projet, je vous livre une présentation de cette oeuvre, de la démarche en tant que telle...

 

Une histoire de création...

 

Au commencement, il y a le rêve...

 

LSA-implantation-1.jpg

 


"J'aurais voulu être un Créateur. Si cela avait été possible, j'aurais réalisé au fil de mes œuvres une aventure de plus de vingt cinq milliards d'années... "

 

"Celle-ci aurait permis d'assister au passage d'un Univers tel qu'il est apparu, tel qu'il a existé, tel qu'il est vécu, à un autre ensemble sans doute totalement différent.

 fantasmes

Au départ, le chaos originel ferait place à une lente organisation de la matière provocant un Big Bang et ses destinées. L'Univers se serait refroidi, la matière se serait organisée de façon de plus en plus complexe jusqu'à former des galaxies, des étoiles et des planètes. Progressivement, l'eau source de vie serait apparue. Des océans, des continents formeraient quelque part une planète de couleur bleue. La végétation y aurait fait son apparition, devenant doucement luxuriante.

 

Les premières grandes civilisations apparaîtraient... évoluant jusqu'à aujourd'hui; la perception de la durée étant alors ramenée à l'échelle humaine durant quelques instantsthree-dimensional-feminity35-s500 pour contempler les grandes réalisations de l'humanité.

 

Inéluctablement, le fil de la vie reprendrait rapidement ses droits en quittant à nouveau notre propre espace-temps pour sans doute observer un jour l'emballement de l'ensemble du système... Cette planète et cet Univers tout entier se réchaufferaient, ils iraient inexorablement vers une disparition dans une fournaise générale jusqu'à l'éclatement sans altérer la vie d'autres univers parallèles. La matière se refroidirait à nouveau en se réorganisant d'une manière inconnue, totalement dissemblable de ce qui existait précédemment, comme si cela avait déjà été imaginé.

 

Par un nouveau geste d'une hardiesse diabolique, un Univers serait alors né, porteur de tous les possibles.

L'Art, la Musique, la Littérature, les Mathématiques et les Sciences y seront bientôt les Rois !

 

L'Anneau de l'Amour Infini n'a quant à lui pas été altéré durant ces 25 milliards d'années...

 

... Le rêve met en place une vision.... Celle de l'artiste... La création découle alors du rêve et se concrétise en une image multiple, criante de couleurs et de vie... Jean-Jacques Oppringils nous parle de son processus de création, résultat direct de sa vision...

 

Selon une vision simple de la vie, tout dans cette aventure n'y est que cycle. Une représentation artistique de ce "concept" en est l'Anneau...

 

L'Anneau de l'Amour Infini est alors celui qui englobe tous les autres. Il contient l'Anneau fini de l'Univers dans lequel tourne "l'Anneau de la Matière" dans lequel tourne "l'Anneau de la Géologie" dans lequel tourne "l'Anneau des Galaxies" dans lequel tourne celui de l'eau... et ainsi de suite jusqu'à "l'Anneau d'Humanité" dans lequel tourne "l'Anneau de Sublima" dans lequel "l'Anneau de Cerebrea" n'a lui eu qu'un seul cycle (comme cela a été le cas par exemple pour le palais de Versailles qui a perdu sa fonction)...

 

Quant à l'Anneau de la Féminité Tridimensionnelle, il représente à notre époque la

three-dimensional-feminity26-s500féminité dans notre univers.

Celui-ci communique par un Tunnel-Vortex  imaginaire vers l'autre univers de cette aventure à l'époque fort lointaine de l'Anneau de Sublima.

 

Il communique également avec L'Anneau de l'Amour Infini, celui qui englobe tout... mais aussi avec l'Anneau Diabolique !

 

C'est pour cette raison qu'il est tridimensionnel.

 

Il sera lui-même fait d'une multitude de plus Petits Anneaux en rotation en son sein et évoluant chacun dans des directions très différentes.

 

Ce dernier Anneau est celui qui permet de passer "D'un Univers à un Autre"

à partir de notre époque...

 

 

 

Mais où nous emmène l'imbrication de ces anneaux ?

 

J'interroge alors l'artiste qui me livre une autre explication... Il commence par m'éclairer sur son concept de sculpture monumentale :

 


 

Tout d'abord, il faut vous dire qu'il faudra sans doute un espace de 2 hectares de parc pour l'exposer. J'aimerais pouvoir le faire aux abords d'un château puisque cette création est, entre autres, un hommage aux grands bâtisseurs.

three-dimensional-feminity44-s500Cette sculpt
ure serait en fait réalisée à partir de mes estampes en grand format (au moins 200 x 200 cm de côté). L'ensemble de cette sculpture est constituée de près de 200 de celles-ci. D'où la grande surface nécessaire pour l'installer.

 

Je comprends mieux, en effet, le concept...  mais comment expliqueriez-vous plus simplement votre démarche artistique et la symbolique des anneaux ?

Chaque estampe de ce projet est à considérer comme un élément d'un Anneau. Vous pourrez voir un prototype d'un élément de l'Anneau de Cerebrea qui a été exposé (près d'un château) durant l'été passée en ouvrant le lien ci-après (pour cela, je vous invite à cliquer que le schéma enprojet4 vue aérienne de ce projet de sculpture et de descendre un peu plus bas dans la page qui s'ouvrira alors).

Prenons un exemple... celui de l'Anneau de Sublima. Cet anneau est constitué de plusieurs de mes estampes en grand format. Ces estampes ou éléments comme on vient de le voir sont mis verticalement par rapport au sol et donc positionnés en cercle ou, pour être plus poétique, sous la forme d'un anneau. Le plus gr
and de ces Anneaux est l'Anneau de la Féminité Tridimensionnelle qui fera plus de 40 mètres de diamètre et sera fait de 50 estampes. 

 

Je vous en livre une, exemple vivant du message que veut nous faire passer l'artiste...

 

 

 

En ouvrant le lien suivant vous pourrez aussi voir en haut de celle-ci une simulation d'un morceau d'un anneau.

http://www.oppringils.info/pages/anneaux/anneaux-info.php


Les +- 200 estampes ainsi mises en anneaux seront bifaces afin que l'on puisse "visiter" ces anneaux à l'intérieur comme à l'extérieur de ceux-ci.

En ouvrant la page suivante vous pourrez aussi voir en haut de celle-ci une simulation d'un morceau d'un anneau.

http://www.oppringils.info/pages/anneaux/anneaux-info.php

En cliquant sur le schéma
 de la sculpture vous pourrez en découvrir une à une toutes les estampes de la sculpture et aussi les 10 "vidéos" qui accompagnent cette création.


Je dois maintenant vous suggérer de découvrir le livre de l'Anneau de la Féminité Tridimensionnelle puisqu'il est une des clés de voûte de ce projet (il l'est avec l'Anneau Diabolique qui fera aussi l'objet d'un livre qui est en cours d'écriture).

projet3Ce livre vous permettra de comprendre toute la philosophie du projet. Vous y découvrirez qu'au moins 3 univers existent dans cette aventure. Tous ont été créés par l'Anneau Diabolique il y a bien longtemps... cependant personne ne sait combien d'univers ont ainsi vu le jour depuis la nuit des temps...

Vous trouverez cet ouvrage en ouvrant ce lien :http://www.oppringils.info/pages/livres/index.html (il est en seconde position).

Ensuite, toujours sur cette page, vous trouverez l'ouvrage de Silvana Minchella (Fantasmes Révélés) qui est lui un Anneau-Elément "tournant sur lui-même" au sein de l'Anneau de la Féminité Tridimensionnelle.

Je terminerais cet
te explication pour vous indiquer que ce projet tente bien modestement d'expliquer que tout n'a qu'un cycle de vie, qu'il s'agisse d'un être vivant, d'un palais, d'une ville, d'une planète, d'un soleil ou d'un univers !


projet1Il 
y a cependant des exceptions à cette règle... L'Anneau de l'Amour Infini (auquel se raccordent les "Fantasmes Révélés" de Silvana) ainsi que l'Anneau Diabolique (celui qui crée les univers) qui n'auront jamais de fin.... Ont-ils seulement eu un début alors qu'ils tournent sur eux-même sans fin ?


Mais ce n'est pas tout... Il existe encore une exception... et elle est de taille...

En effet, par ce projet et grâce à la science, l'humanité a trouvé le moyen de "vivre" sans fin elle aussi en passant lorsqu'il le faudra D'un Univers à un Autre...

C'est l'art et la littéra
ture d'aujourd'hui qui peut-être un jour inspireront nos scientifiques à chercher à mettre au point des Tunnels Heim-Jhay dont il est question dans le livre "clé de voûte" que je vous suggère de lire. La grande question restera de savoir si l'intelligence humaine parviendra à démontrer qu'il existe bel et bien des univers parallèles. Si tel est le cas et que ces univers ont des âges différents... alors... la survie de "l'humanité" et de ses pensées ou celles d'une "civilisation future" se poursuivra sans fin !


Qui sait aujourd'hui ce que la science de demain nous apportera ? Et pourquo
i pas aussi l'Anneau de l'Eternité de la Pensée ?


... je vais ici conclure par un sourire que je vous fais maintenant :

Promis, pour ma sculpture, je m'arrête à une surface 2 hectares..... et oui... cette oeuvre est 
elle aussi un Anneau Elément qui tourne dans celuiprojet2 de l'Anneau de l'Art et de la Créativité, lui-même Anneau Elément de l'Anneau de l'Eternité de la Pensée tout juste né depuis la découverte des Tunnels Heim-Jhay !


En conclusion, j'aimerais vous donner un exemple de la collaboration de deux processus de création... un reflet de l'image dans l'écriture... ou peut-être de l'écriture dans l'image ? Je vous propose, pour terminer, un texte signé Silvana Minchella...

 

Nr 44

 

Femme fleur

Corolle ouverte

Pistil dressé

Au nectar qui perle

 

Femme fruit

Que le couteau incise

Noyau éclaté

Chair dévorée

 

Femme enfant

Offrande pure

Que des mains obscures

Torturent

 

Je vous aime

 

 

 

Miroir-de-Sublime-JJO.jpg



 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com


Publié dans interview

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Alain Bustin nous dévoile son univers

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes2/albertmarathon.jpgPour moi, Alain Bustin, c'est avant tout une couverture, celle de son premier roman, et une présentation avec un autre auteur Chloé des lys, Marie-Claire Georges. Cela faisait un bon moment que je voulais en apprendre franchement plus... Voilà qui est fait... Mes premières questions puis une déferlante, un tac au tac qui en dit long sur la personnalité d'Alain Bustin...

 Alors, Alain, depuis quand écris-tu ? Pourquoi ? un déclencheur ou juste une envie en passant ?


A l'école, j'étais brillant mais absent, j'avais donc de très très mauvaises notes  sauf en rédaction.

Pour être sérieux, le départ de mon premier roman, c'est septembre 2005, un incident grave dans ma vie de père ! J'ose dire une question de survie. Mon fils, je voulais lui raconter une histoire...

 

Vraiment ! Tu attises ma curiosité ! Tu me donnes des précisions ?


Pour te mettre sur la piste : un père, c'est aussi et avant tout un homme, donc une histoire, un roman de vie... Le mien de père disait toujours (et je suis du même avis) nehttp://img.over-blog.com/300x225/2/68/57/21/P1010204.JPG jamais juger...

 

Excellente approche de la vie. Hum... Voyons... Définis le mot "écriture"...


Poser les mots, exprimer une forme de sérénité, de sincérité, la quête de soi, le chemin de vie, exprimer un message librement. Tu sais,donner, c'est recevoir...

 

Puisque nous parlons écriture, dis-moi quel type d'écrivain tu es : tu élabores une trame au préalable, tu écris au fil de la plume ? pourquoi cette démarche? par ailleurs, j'aimerais savoir (tu vois, je suis indiscrète) si tu retravailles beaucoup tes textes ou très peu. 


J'écris toujours l'histoire à l'avance et le chemin que je veux suivre  tout en acceptant (comme dans la vie) de prendre parfois un autre chemin pour arriver à la fin du message. Cette démarche, c'est l'acceptation, l'accueil des mots auquel a priori je n'avais pas pensé. C'est ainsi que j'ai modifié un chapitre important dans le second roman grâce au médecin urgentiste du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix. Je retravaille pas mal mes textes, je recherche la clarté qui permettra au lecteur de se retrouver dans mes personnages.  Les témoignages des lecteurs qui lisent et relisent Albert confirment, j'en suis heureux.

 

L'écriture est-elle une passion ? En as-tu une autre ? Si oui, sont-elles liées et en quoi ?


Oui, bien sûr. Sinon autres passions : la montagne sous toutes ses formes y compris les compétitions extrêmes auxquelles je participe (Ultra Trails). J'aime beaucoup l'opéra, la lecture  bien sûr, les musées, les voyages, le cinéma, les bonnes tables, découvrir des lieux qui ont une âme.

 

Comment écris-tu ?  le soir, la nuit, tout le temps ? Sur le papier, direct sur l'ordi ?


Sur l'ordi, presque toujours très tôt le matin. Je note aussi mes pensées, mes observations dans un carnet quand cela se présente.

 

Parle-moi de ton univers littéraire (ce que tu lis, ce que tu détestes lire)

 
Mon, maître Fernando Pessoa, Mon livre de chevet : Le petit prince, J'aime Albert Cohen,bustin1.JPG Frank Conroy,Frison Roche, Nothomb, Levy (à ses débuts), Maupassant, Paul Auster, Albert Camus, etc, etc, etc. Je ne déteste rien mais parfois j'interromps ma lecture après disons 40 pages et cela, je déteste!


Tu n'aimes pas aller au bout des choses, c'est ça ?


OH, non pas du tout mais ce qui pourrait me déplaire à moi pourrait de la même manière te plaire énormément à toi. Il en est ainsi de tous y compris les auteurs, les peintres, les cinéastes, l'art et toutes choses. Tu vois le lien avec la subjectivité... A propos, pardon aux auteurs des livres que j'ai refermé. Tout cela pour te dire que je déteste les préjugés (dans le monde adulte).


Tu me parles du Petit Prince... Qu'est-ce qui te fascine dans le bouquin ? L'univers de l'enfance, l'innocence, l'écriture qui est magnifique, l'univers imaginaire du livre ? Penses-tu que ce livre t'a inspiré et en quoi ?


bustin3.jpgL'univers de l'enfance bien sûr qui est un univers qui t'accompagne toute ta vie. Mais relire le Petit Prince comme je le fais si souvent et depuis si longtemps, c'est un texte fabuleux, une écriture pleine de vie, d'espoir et de vérité. Toujours les mêmes mots mais à chaque période de te vie, un regard différent. Je pense que ce texte aide à comprendre que la vie il faut la vivre dans le moment présent tout au long de ton chemin de vie. 

Tu as raison... Ce livre est à découvrir et redécouvrir au fil du temps. Pour moi, il est source de voyage et de fraîcheur.

Présente-toi succinctement. Présente tes livres, ton univers.


Actuellement je suis au départ d'une autre vie, je change de chemin (après avoir été directeur commercial dans une multi-nationale du soleil levant. Maintenant, je vis la montagne, j'habite à 50% à Chamonix. J'ai aussi beaucoup plus de temps pour l'écriture (un 3ème roman...)

Mon premier roman, dans le titre , il y a le mot quête... Nous avons tous une histoire, un chemin à parcourir...

 

Là, franchement, tu vas trop vite ! Parle-moi de ton premier bouquin... Tu m'as dit pourquoi tu l'as écrit mais... Allez, un résumé un peu plus étayé...

 

http://img.over-blog.com/300x200/2/68/57/21/Albert.jpgUn homme court le monde, les marathons, les montagnes. De plus en plus difficile, de plus en plus haut jusqu'au jour ou... L'important, ce n'est pas le but mais le chemin. Le personnage va le découvrir ! 


Et puis, tu me zappes le second ! Une histoire de quête et de montagnes aussi, ou un autre sujet ?


Souvent dans notre vie, nous reproduisons consciemment ou inconsciemment. Là, n'est pas le chemin et puis les regrets, le "non-dit"...nos quêtes. Dans ce roman, toujours la montagne, toujours Albert, l'Ultra Trail du Mont Blanc. L'histoire, une incroyable rencontre, suite dans le roman... 

Un scoop, la préface et la 4ème de couverture seront signées Marie-Claire George ! mais voilà ce qui aurait pu être écrit sur la 4ème :

 

Albert nous fait vivre cette fois l’UTMB, la course de tous les superlatifs !

bustin2-copie-1.jpgUne description détaillée des lieux, des sensations, de l’effort tout le long de ces 166 kil … une rencontre qui permettra enfin à Albert de « sortir de l’ombre pour entrer dans la lumière » !

Tout comme Thomas Horbein dans Everest l’arête ouest : « … je me demandais si je n’avais pas fait ce long chemin pour découvrir que ce que je cherchais se trouvait en réalité derrière moi. »

Le texte provient d'une amie coureuse de montagne ! Merci Maian... 

 

Tu me définis ton style d'écriture ? 


Joker ! mais si j'en crois les lecteurs : message, émotion, sincérité, sont les mots exprimés. Souvent les lecteurs disent qu'ils s'y retrouvent...

 

Est-ce facile ou compliqué d'être lu ? Comment appréhende-ton ton travail d'écriture autour de toi ?


A mon avis facile, même si je suis très souvent relu et j'aime cela, surtout les témoignages et le mot merci pour le message ! 

http://img.over-blog.com/630x470-000000/2/68/57/21//Divers/P1000692bis.jpgPour ce qui est de mon entourage, j'écris beaucoup seul en retraite à l'abbaye d'Orval... Donc, là, pas de problèmes. J'y vais depuis presque 10 ans très régulièrement.

Sinon j'écris uniquement à Chamonix (face à la montagne) et là, c'est moi qui m'adapte pour ne pas pénaliser "l'entourage". Surtout si "l'entourage, ce sont les enfants de ma compagne (14 & 10 ans). Comment je fais ? Je concilie le mot respect et disponibilité.


Mets-tu un peu de ton entourage dans tes livres ?


Je pense que c'est le cas de beaucoup d'auteurs même si le second, c'est un vrai roman !


Comment construis-tu ton, pardon, tes romans ? Une trame, au fils de la plume, à l'inspiration?


Non, j'écris d'abord l'histoire, le cheminement. Après, je vais suivre mon chemin...

 

Sais-tu toujours où va t'emporter ton récit... tes personnages ?


En principe oui, mais je questionne beaucoup par rapport à l'histoire. Dans la vie, il fauthttp://img.over-blog.com/630x470-000000/2/68/57/21//Divers/P1000481-copie-1.jpg savoir écouter. Par exemple, une discussion avec Marc, un médecin responsable des secours en montagne à Chamonix a beaucoup influencé le cours de l'histoire du second roman... Je ne peux pas t'en dire plus... Ce sera une très bonne question après lecture.


Facile ou compliqué de poser le point final d'une histoire ?

 
Facile parce que je sais ou je veux aller et difficile car j'aime être bien compris tout en permettent au lecteur de rêver !

 

Par ailleurs, Alain, j'aimerais que tu me choisisses un extrait de l'un de tes romans.


Un Népalais écrivit alors de cette écriture magique et calligraphiée un petit mot qu’il attacha autour de mon cou avec quelques médicaments : Frère, Sœur,

Prends bien soin de cet homme. Le mal des montagnes l’a frappé. Son corps est au début du chemin de la guérison mais son âme est dans l’ombre. Donne-lui l’hospitalité, permets-lui le repos dont il a tant besoin et lorsque enfin l’expression de son visage sera pleine de légèreté, le temps sera venu pour lui de repartir sur la route de la sagesse et de sa vérité. Dieu te regarde, te remercie et te bénit.

 

 

 

Faire rêver le lecteur, l'emmener ailleurs le temps trop bref d'une histoire. C'est le voeux de chaque auteur qui a, au bout de sa plume, le pouvoir d'emporter l'esprit qui se plonge dans son univers. Le pouvoir des mots est terrible... mais bienveillant lorsqu'il apporte l'évasion.


Je te remercie, Alain, pour ce petit détour par ton univers et ce partage, peut-être pas d'une quête, mais d'un morceau de chemin sur lequel tu nous as accompagnés durant ces quelques lignes. Pour te retrouver, un blog...link

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

www.aloys.me

www.passion-creatrice.com


Publié dans interview

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