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interview

Martine Dillies Snaet et Christine Brunet autour d'un café...

Publié le par christine brunet /aloys

Martine Dillies Snaet et Christine Brunet autour d'un café...

Christine Brunet, bonjour ! Un café ?

Je suis heureuse de pouvoir vous recevoir sur cette feuille blanche. Romancière du Sud de la France, Christine Brunet, non seulement nous avons la chance de vous rencontrer dans beaucoup de salons du livre mais, du Nord au Sud, vos livres commencent à apparaître de plus en plus souvent en devanture des librairies alors que l’on sait tous qu’il n’est guère facile de se créer une vie d’auteur sans avoir derrière soi une carrière cinématographique ou une image en vie en politique.

Ce parcours littéraire, qui éclate peu à peu, à votre avis, outre à votre talent, à quoi le devez-vous ? A votre ténacité ? A des personnages récurrents ?

Hou là ! Ça commence fort ! Pour le café, je veux bien, j’en bois une bonne dizaine par jour, le breuvage m’éclaircit les idées… Revenons à votre question : je crois que je dois mon parcours à divers facteurs complémentaires qui, en fin de compte convergent.

Tout d’abord, j’ai eu la chance incroyable d’être publiée à compte d’édition et donc de trouver dès le départ deux éditeurs qui m’ont fait confiance en même temps : les Éditions Chloé des Lys et les Éditions du Pierregord. Avoir deux livres (c’était en 2011) à présenter aux lecteurs au début, c’est un énorme avantage, surtout que le second était diffusé sur le plan national.

Seconde chance, ce sont mes éditeurs, proche des auteurs, impliqués dans la promo, réceptifs et réactifs. Aujourd’hui, Chloé des Lys est toujours à mes côtés et Pierregord (qui a fait faillite) a été remplacé par les Éditions Gascogne.

Troisième chance, ce sont les libraires qui me suivent, m’invitent, me bichonnent souvent (pas tous, mais une grande majorité qui sont passionnés par leur métier).

Chance ultime et pas la moindre, c’est d’avoir trouvé un lectorat : il faut dire que j’ai des lecteurs extraordinaires, fidèles, enthousiastes. Maintenant, est-ce dû à mes personnages récurrents ? Possible. Il faudrait le leur demander…

Enfin vous parlez de ténacité : oui, il en faut, c’est évident et souvent, le découragement prend le dessus d’abord à cause de la fatigue (rester debout de 8h30 jusqu’à 19h (sans pose) et ce deux ou trois jours d’affilé, se lever à 5h du mat, faire au minimum une heure de route dans les embouteillages à Paris, pas toujours évident), à cause également de certaines rencontres ponctuelles mais très désagréables après lesquelles il faut trouver la ressource de rebondir immédiatement pour le lecteur suivant. Il ne faut pas non plus s’arrêter à une mauvaise journée de dédicaces et se dire que la suivante sera bien meilleure.

Enfin, heureusement que j’ai le soutien inconditionnel de mon entourage et de certains amis : leur encouragement est précieux.

Martine Dillies Snaet et Christine Brunet autour d'un café...

Vous avez commencé par la science-fiction et vous vous lancez dans le thriller. Comment vous est venu l’idée de faire vivre et évoluer vos personnages ? Cela s’est-il fait indépendamment de vous ou bien, dès le départ, Axelle de Montfermy d’une part et Aloys Seigner et Nils Sheridan d’autre part, c’étaient des choix bien précis ?

Lorsqu’on lit énormément, un jour vient inévitablement où quelque chose se met en place dans le cerveau : toutes les histoires, tous les auteurs lus ont implanté une petite graine qui booste l’imagination et ne demande qu’à se transformer en un univers qui vous est propre. C’est mon cas. Mes héros ont pris vie comme ça, de façon inopinée mais naturelle, comme autant d’images qui s’étaient construites au fil des lectures. Mes personnages actuels sont des avatars de personnages créés pour mes romans de science-fiction. Ils sont différents dans leur vie, dans leur univers mais ils découlent tous d’un même moule : le puits sans fond de mon imaginaire. Ce qu’ils sont devenus au fil des enquêtes s’est imposé tout naturellement.

Comment on réagit quand on voit son livre en devanture de librairie ? Quand on réalise que les lecteurs attendent avec impatience le roman suivant ? Une griserie ? Un plaisir subtil ou une vraie joie, une de celles qui vous font voir des étoiles un jour de plein soleil ?

C’est étonnant : on est d’abord incrédule puis on se précipite à l’intérieur de la librairie ou vers le responsable de rayon et on le remercie chaleureusement. Lorsque je reçois un message de l’un de mes lecteurs me disant qu’il aime mon univers, qu’il attend le prochain bouquin ou lorsqu’un lecteur fait des kilomètres pour venir me voir et se faire dédicacer mon nouveau thriller, je suis ébahie, très reconnaissante et rassurée.

Revoir un lecteur livre après livre, discuter un instant, lui parler de ce que j’ai en tête pour le prochain bouquin, ou de choses plus personnelles parfois, c’est une récompense pour tout le travail effectué et mon engagement aussi. Je crois que le « job » d’auteur, ce n’est pas seulement l’écriture, mais c’est aussi aller à la rencontre du lecteur parce que sans lui, l’auteur ne serait rien.

L’auteur doit faire rêver son lectorat, c’est évident, mais il doit également aller à sa rencontre ! Je me fiche de parler de moi, ce qui m’intéresse c’est de parler de mon univers, de mes héros et de partager ma passion de l’écriture avec les autres.

Martine Dillies Snaet et Christine Brunet autour d'un café...

Comment réagissent les proches quand ils se sont rendu compte que votre nom apparaissait sur les affiches ?

Pour certains, de l’incrédulité, pour tous de la fierté.

Allons, parlez-nous un peu de votre dernier roman.

Le dernier roman paru ? Poker menteur, aux Éditions Gascogne.

Il s’agit du dernier opus avec mes héros récurrents Axelle /Aloys et Sean/Nils. Il se déroule à Marseille et à Aubagne, des cités que je connais bien puisque j’y ai passé toute mon enfance et que je suis revenue vivre dans ma Provence natale. Mes héros enquêtent chacun de leur côté sous couverture sur une même affaire (ou presque) mais au lieu de travailler main dans la main, manipulés, ils vont progressivement travailler l’un contre l’autre…

J’avais envie de faire découvrir au fil de cette histoire la cité phocéenne d’une autre façon, plus dans l’émotion, les odeurs, les accents : j’espère y être parvenue.

Le prochain roman à paraître ? Convergences aux Éditions Gascogne.

De nouveaux héros, avec une légiste un peu (beaucoup) décalée. L’action se déroule dans le Périgord noir et sur la côte d’Azur. Cette héroïne qui porte le nom de Gwen Saint-Cyrq, réapparaîtra dans trois autres enquêtes (déjà écrites) qui entraîneront les lecteurs notamment dans l’île de Ré, à Kashgar, et dans les Vosges.

En parallèle, je travaille actuellement à un thriller SF avec l’envie de revenir à mes premières amours.

Quelle discipline avez-vous dans l’écriture ? Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

Aucune disciple. Malheureusement, j’ai tant d’autres activités à côté notamment avec CDL, et ma famille, que je ne peux pas dire : j’écris de telle heure à telle heure. Et puis, comment écrire sous la contrainte ??? J’écris lorsque j’en sens la nécessité, lorsque le bout d’histoire qui tourne dans ma tête a suffisamment mûri. L’écriture doit rester un plaisir sinon, comment communiquer au lecteur ce petit plus qui va l’inviter dans votre univers ?

Martine Dillies Snaet et Christine Brunet autour d'un café...

Comment fait-on pour ne pas se laisser dévorer par ses personnages ? Quand on passe ainsi plusieurs semaines avec eux, faut-il un peu de temps pour reprendre pied dans la réalité ?

Mes personnages vivent en moi et avec moi 24h/24. Mais ils ne me dévorent pas, ils m’enrichissent, ils enrichissent mon imaginaire ! Je suis trop terre à terre pour perdre pied avec la réalité.

Quand on écrit autant, y a-t-il beaucoup de soi dans ses personnages ? Ou bien sont-ils des personnes à part entière et tout à fait distinctes de soi ?

Les personnages ont, forcément, quelque chose de leur auteur. Mais ils sont très différents de moi, heureusement parce que je ne voudrais pas de la vie d’Aloys, ni de celle de Gwen… trop torturées. Mes héros sont la quintessence de tous les héros, de tous les êtres qui ont, un jour, croisé ma vie. Lors de mes voyages, je rencontre des gens différents, parfois extraordinaires, parfois terrifiants et je me nourris d’eux pour donner, à mes personnages, un souffle d’humanité.

Martine Dillies Snaet et Christine Brunet autour d'un café...

Aux lecteurs, il faut encore dire que Christine Brunet est une des collaboratrices de la maison d’éditions belge Chloé des Lys [http://www.editionschloedeslys.be/], qu’elle est la rédactrice en chef de la revue « Les petits papiers de Chloé » [http://www.editionschloedeslys.be/content/9-les-petits-papiers-de-chloe], présentatrice d’Actu-TV [http://www.actu-tv.net/], responsable du blog Aloys [http://www.aloys.me/] et directrice de Chloé des Lys Collection.

Beaucoup de personnes doivent se demander comment on peut concilier vie familiale avec un tel foisonnement d’activités. Que pourriez-vous leur répondre ? Un secret ? Un surdosage de vitamines ? Ou bien encore soleil et tempérament du Sud ?

Euh… C’est compliqué, c’est vrai. Lire, écrire, travailler pour les auteurs, faire ma promo, et s’occuper de mon fils, de ma famille, c’est un défi de tous les instants. Trouver du temps, courir encore et toujours. Un jour, je ferai sans doute des choix. Pour l’instant, je fonce. Le soleil me donne le pep, mes lecteurs me donne l’envie, ma famille et les amis me donne la force et le courage.

Prévenons les lecteurs qu’ils pourront trouver tous les renseignements voulus sur votre site :

http://www.christine-brunet.com/

Christine Brunet, un grand merci pour votre disponibilité, je vous souhaite une bonne continuation.

Grand merci à vous, Martine ! Je sais aussi que votre temps est précieux !

Bon et si maintenant on le prenait ce café ?

Martine Dillies-Snaet

users.skynet.be/TheDillies/

=> (xy)², Ed. Chloé des Lys

=> Beffrois, racines de pierres, Ed. Chloé des Lys

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"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !

Publié le par christine brunet /aloys

"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !

Je suis les écrits de Gauthier Hiernaux depuis mon arrivée chez CDL : un univers à part qui propose aux lecteurs une alternative à notre histoire. Vous ne me croyez pas ??? Alors, lisez !

Pour les lecteurs inattentifs, tu nous parles succinctement de ce que tu as déjà publié... chez CDL

Ça risque d’être long… Je dois être l’un des auteurs les plus anciens chez Chloé des Lys.

Mon premier roman est sorti en 2007 et, mon dernier, cette année. Six tomes d’une saga intitulée « Grandeur et Décadence de l’Empire de la Nouvelle Ere » (GEDENE) qui devrait en comporter dix. Ces six volumes forment une fresque, cependant ils peuvent être lus indépendamment les uns des autres puisque les récits sont indépendants. Le unique lien est l’univers dans lequel évoluent les héros : un monde dur et aseptisé où chaque liberté est assujettie à de nombreux devoirs et où il ne fait pas bon sortir du carcan imposé par la société. Ce sera d’ailleurs le drame de chacun de mes personnages. Ils deviendront des parias, qu’ils soient humbles comme le lieutenant Philip Andrues dans « Nouvelles de l’Est » ou puissants comme l’Imperator Maximilien dans « Le Rêve de Maximilien ». En outre, chacun des opus s’inscrit dans un contexte historique faisant référence à notre propre Histoire (le Calvinisme dans le « Livre de Saon », La prohibition dans « La Novolitza », La Blitzkrieg dans « Nouvelles de l’Est » etc… ) ou à nos légendes (Le Volko-Mirr du « Triangle sous le sable » ne vous fait-il pas songer au Minotaure ? ).

Le genre de cette saga que je dois, à contrecœur, classer dans la science-fiction, et davantage une « uchronie » (réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé). Pas besoin d’être un aficionados de ce type d’univers pour apprécier, croyez-moi. J’ai eu des lecteurs de quinze ans et d’autres de plus de septante ans. Tout le monde peut y trouver son compte.



Tu as une saga et des petits romans annexes... Tu les classes ? Un court résumé ?

A côté de cette saga, j’ai également écrit trois mini-romans d’une petite centaine de pages. Cette fois, c’est leur taille qui les lie car leur ton est radicalement différent

« Tribu silencieuse », c’est un conte satirique sur les gens qui ont du mal à avoir une vie sociale.

« Lucioles » est un plaidoyer contre la peine de mort qui voit des familles (celle de la victime et celle du coupable) se déchirer.

« Une Pie dans le Ciel de Saigon » a pour contexte la guerre du Viêt-Nam. C’est une brève plongée dans le monde de l’horreur avec un amnésique comme (fil) conducteur.

Tu as publié, cette année, un nouveau roman. S'intègre-t-il dans ta saga ? ou pas ?

« Les Enfants de Jafez » est le sixième tome de GEDENE. Il est l’avant-dernier tome du Cycle de Séliandre. Cette information intéressera les lecteurs qui me suivent car « Les Enfants de Jafez » amorcent la conclusion du cycle. Beaucoup de réponses soulevées dans les précédents volumes y trouveront réponse.

Ce volume est très haletant. C’est peut-être le plus rythmé de la série. Je le vois bien transposé au cinéma, tiens. Je peux choisir les acteurs ?

Voyons, voyons qui tu as choisi...

Alors, pour Natalia, je vois très bien Paz Vega ou Winona Ryder.

Pour Murat Mazer, je ne suis pas encore sûr : Javier Bardem a lu le script. J’attends sa réponse ;-)

Intéressant... Hâte de voir ce que ça donnerait ! Le sujet de cet opus, dis-moi ?

Un sujet d’actualité, je dirais. Un virus mortel décime les peuples des Terres de Feu. Voyez ce qui se passe actuellement avec Ebola en Afrique…
Pour ce roman, je déplace ma caméra lors de l’Empire, chez ceux qu’ils appellent les « barbares ».

Pour l’histoire, je vous livre la quatrième :

Une épidémie, particulièrement atroce, ravage les Terres de Feu.
On la surnomme "La Fouilleuse" car elle n’abandonne les corps qu’une fois ceux-ci détruits de l’intér
ieur.

Mazer est un Jafez çocuklari, un Enfant de Jafez. Il appartient à une secte qui a juré de protéger l’héritage saoud contre la menace impériale. Il donnerait sa vie pour la cause.

Quand on lui demande d’ôter celle de l’ambassadeur Ouzam Besriki qui vient réclamer de l’aide à l’ennemi héréditaire, il ne pose pas de questions. Il l’exécute devant l’assemblée des sénateurs et lui dérobe le coffret qu’il s’apprêtait à leur céder. Pourtant, loin d’être félicité par ses supérieurs, ceux-ci tentent également de l’éliminer.

Commencera alors pour Mazer une quête de vérité de laquelle il ne sortira pas indemne.

Qu’à cela ne tienne, Murat Mazer est déjà mort deux fois.

Les personnages ?

Les deux héros – Natalia Al Meiria et Murat Mazer – sont très différents de mes autres personnages de part leur nationalité saoude, mais également extrêmement semblables par leur caractère jusqu’au-boutiste et leur refus des convenances.

Natalia est une scientifique qui, dès le début du livre, découvre un vaccin pour éradiquer le virus. Le laboratoire qu’elle occupe va être détruit et ses recherches seront volées. En mettant tout en œuvre pour les récupérer, elle vivra une véritable aventure faite de trahisons, de surprises, de poursuites et de rencontres.

Murat est un agent saoud appartenant à la confrérie secrète des Enfants de Jafez. Piégé par son supérieur, il va se retrouver bien malgré lui embrigadé dans ce affaire de virus.

TU nous as dis que ce n'était pas le dernier tome. Mais alors ? Ce final (c'est bien ça ?), que nous réservera-t-il ? Tu nous mets l'eau à la bouche ???

Concernant le dernier opus, il est écrit depuis 2010, mais je l’ai revu entièrement deux ans plus tard. Il s’intitulera « L’Equilibre de Dante » et parlera de la sanglante révolte des esclaves-domestique. J’ai déjà la couverture et, sans fierté aucune, je trouve que c’est une des plus belles que j’ai réalisées.

Pour vous faire râler, je peux vous dire que j'ai eu le privilège de voir cette fameuse cover en avant-première... Pas mal !!!

Plus d'infos ??? sur le blog de l'auteur http://grandeuretdecadence.wordpress.com/

"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !
"Les enfants de Jafez", le sixième tome de la saga de Gauthier Hiernaux est sorti !
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Ani Sedent : "Pour moi, écrire c’est comme dessiner"

Publié le par christine brunet /aloys

Ani Sedent : "Pour moi, écrire c’est comme dessiner"
Ani Sedent : "Pour moi, écrire c’est comme dessiner"

Une petite présentation SVP...

Oupeye, c’est là que j’habite.  Moi c’est Ani Sedent et je suis l’auteur des Chroniques de l’Invisible - Magie en péril.

Pour en revenir à Oupeye, c’est une commune de la région Liégeoise et j’y  vis depuis toujours.  J’ai fait des études en illustration et si le dessin  a toujours été une évidence pour moi, l’écriture l’était un peu moins.  Pourtant, avec les Chroniques, j’ai comblé une envie qui s’est avérée être aussi forte que le besoin de dessiner.

Depuis quand écrivez-vous ? Un déclencheur ?

J’ai toujours aimé écrire.  Quand j’étais enfant, j’écrivais des petites histoires dans un beau carnet en soie bleue ; que j’ai toujours d’ailleurs.  Plus tard j’ai écrit quelques contes dont un, il n’y a pas si longtemps, qui s’appelait : « La boucle de cristal » avec lequel j’ai participé à un concours. 

Mon livre, c’était d’abord un passe-temps mais plus j’avançais, plus j’avais envie d’y travailler et de le peaufiner.  Quand il a été fini, j’ai ressenti beaucoup de plaisir.  Je ne sais pas s’il y a eu un déclencheur particulier autre que le fait que j’aie toujours aimé lire mais je crois quand même que le fabuleux « Disque-Monde » de Terry Pratchett m’a donné envie de mener mon projet à bien, de créer mon propre monde.

 

Au fait, qu’écrivez-vous ? Quel genre littéraire ?

Les Chroniques de l’Invisible - Magie en péril s’adresse plutôt à un public jeune.  Mais tous ceux qui aiment le mélange conte/fantasy, humour/aventure, devraient l’aimer aussi. 

C’est l’histoire d’un jeune apprenti héros plongé dans une aventure où la magie tient le rôle principal.  Il va devoir sauver son monde d’un terrible danger et les embûches sont nombreuses.  Fées, mages, nains, dragons, monstres de tous poils et bien d’autres encore, peuplent mon récit.  C’est une sorte road trip magique à travers un monde étrange et merveilleux.

 

Définissez le mot « écriture »

Pour moi, écrire c’est comme dessiner.  C’est décrire les images que j’ai dans la tête et y mettre de la couleur pour les rendre vivantes.  C’est comme la musique, c’est manipuler les mots jusqu’à ce que l’ensemble sonne sans fausse note dans une belle harmonie.  Et enfin, c’est prendre plaisir à raconter des histoires.

 

Pour avoir décidé, un beau jour, de tenter de faire éditer votre ouvrage ? Quelques anecdotes à ce sujet ?

Quand mon livre a été fini, je me suis dit qu’il serait dommage de le laisser, comme bien d’autres projets, dans le fond d’un tiroir.

Je décide donc de l’envoyer dans différentes maisons d’éditions… qui vous répondent que vous n’entrez pas dans leur ligne éditoriale.  Mais comme je ne me décourage pas vite, je recommence avec d’autres et découvre Chloé des Lys. 

Quand j’ai reçu leur réponse disant que mon manuscrit était accepté, j’ai ressenti une joie immense juste avant de me mettre à paniquer.  Qu’est-ce qui va se passer ? Comment ça marche ? Qu’est-ce que je dois faire ?  Comme quoi ce qui peut sembler être une fin en soi s’avère souvent n’être qu’un nouveau début.  C’est comme dans les romans… un nouveau rebondissement.

Ani Sedent : "Pour moi, écrire c’est comme dessiner"

Pourquoi écrire pour les enfants ? N’est-ce pas compliqué pour un adulte que créer un monde pour jeunes ados ?

Je pense que c’est dû à ma formation de base, l’illustration. Ça donne une tournure d’esprit propice à créer des univers pour les jeunes. Même s’ils sont restés dans mes tiroirs, j’ai toujours écrit des petites histoires pour les enfants. Ici, le récit s’adresse plutôt à de jeunes adolescents mais comme c’est un monde que je n’ai jamais vraiment quitté, alors non, ce n’était pas compliqué.

Parlez-moi de vos personnages ? D’où sortent-ils ?

Au départ, comme presque toujours, mes personnages sont d’abord né d’un petit croquis sur un bout de papier. Valerian, mon apprenti chevalier a été le premier et la fée Hortie a suivi.
Merlin s’est imposé de lui-même quand j’ai commencé à écrire l’histoire, il était le parfait mentor pour mon jeune apprenti. Valerian est intelligent, débrouillard et surtout enthousiaste, l’aventure, c’est son truc. Hortense, dite Hortie, est une marraine-fée. C’est une surdouée, elle est très professionnelle, très têtue aussi mais douée d’une grande compassion. Merlin c’est le colérique de la bande, c’est un vieux mage, un érudit mais il a un caractère de cochon. Au cours du récit, d’autres personnages viennent jouer leur rôle dont deux plus importants, Barok le nain et Azimuth le dragon. J’aime beaucoup les dragons et je voulais que celui-ci ait un beau rôle.

Vous exploitez un univers déjà bien présent sur les étals des librairies : nains, dragons, magie, etc. Je pense (au-delà de Harry Potter ou du Seigneur des anneaux) à l’île aux crânes, par exemple, aux chevaliers d’Emeraude, Merlin, etc. Qu’est-ce qui vous démarque ?

Il est vrai que tous ces univers sont proches parce qu’ils abordent la fantasy, le conte, le mythe, mais je crois qu’à chaque fois, ils se réinventent. Chaque auteur crée son propre monde et si les ingrédients sont à peu près les mêmes, la recette est toujours différente. Le tout est toujours plus important que la somme des éléments qui le compose. Pour en revenir aux auteurs cités, ce sont des anglophones sauf Anne Robillard qui est québécoise mais malgré tout cernée par la culture anglo-saxonne dont l’influence est présente partout dans la fantasy et quand on aime le genre, on ne peut pas y échapper, c’est normal. Je pense que mon univers s’en démarque peut-être parce qu’il est moins sombre, plus proche d’un univers BD avec de l’humour.

Merci Ani Clerdent ! Pour ma part, j'ai hâte de me plonger dans votre univers !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Alain Delestienne : Ecrire, pour moi, c’est jouer et travailler avec des mots et des phrases pour « fabriquer » du sens, de la beauté...

Publié le par christine brunet /aloys

Alain Delestienne : Ecrire, pour moi, c’est jouer et travailler avec des mots et des phrases pour « fabriquer » du sens, de la beauté...

Alain Delestienne, c'est d'abord un nom, sur facebook et des commentaires pertinents sur tel ou tel titre présenté... et cela, c'était bien avant que je n'apprenne qu'il allait faire partie de la grande famille Chloé des lys ! Le projet se concrétisant peu à peu, je lui ai demandé de présenter son livre et son approche de l'écriture. Et voilà ce que ça a donné !!!!

Qui es-tu ? Je suis né en 1949 à Virginal (Brabant, Belgique) dans une famille nombreuse. Maman nous faisait la lecture avant que nous ne sachions lire, papa avait un grand coffre bourré de livres. J’ai, très jeune, aimé l’écriture et les livres. J’ai donc fait des études secondaires littéraires. A défaut d’être professeur de français, j’ai été successivement instituteur, employé de bureau et fonctionnaire.

Qu’as-tu écrit ? J’ai écrit une autofiction au départ de mon quotidien des années 2008, 2009. Je me suis vite écarté de la stricte réalité pour reconstruire en quelque sorte aussi bien l’environnement que les personnages en allant même jusqu’à une timide incursion dans le fantastique.

Tu en dis quelques mots ? Un sexagénaire assez isolé se sent vieux à cause de la fatigue qui lui colle à la peau. Il rencontre sur internet une jeune-femme avec qui il prend plaisir à parler et commence à lui raconter sa vie par écrit sur un blog. Le fait d’écrire va lui faire prendre du recul et il va se rendre compte qu’il y a plein de belles choses dans sa vie. La contemplation de la nature, des rencontres et des conversations agréables, de beaux souvenirs d’enfance, des tranches de vie enrichissantes avec ses quelques amis, … Et surtout, les vacances à la mer avec ses deux filles avec qui il connaîtra des aventures, du rire, du bonheur.

Depuis quand écris-tu ? De façon tout à fait confidentielle, depuis les années 1990 où j’ai entamé une correspondance presque quotidienne avec ma fille cadette alors que nous vivions sous le même toit ! Les nombreux carnets que nous avons noircis n’ont jamais quitté la maison.

Un déclencheur ? Oui, le déclencheur, qui a un rapport avec mon intérêt pour les branches de la linguistique, est une orthographe 100% phonétique que je « m’étais inventée » et que j’avais envie d’utiliser après l’avoir apprise à mes deux filles.

Cela veut-il dire que ton roman utilise cette orthographe ? Non, pas du tout, il ne serait pas lisible parce que cette orthographe demande quand même un tout petit apprentissage et, pour la lire et l’écrire aussi vite que l’orthographe normale, il faudrait l’avoir pratiquée depuis l’école maternelle. Cela ne m’a pas empêché d’écrire tout mon récit une première fois avec « mon » orthographe et de le retranscrire ensuite en orthographe traditionnelle. Je l’utilise encore actuellement pour ma liste de courses ou pour envoyer un texto à mes filles. N’étant pas linguiste, je précise que je confonds peut-être les mots phonétique et phonologique. Le principe est « un phonème – une lettre » en partant des 26 lettres de l’alphabet du français. Quelques lettres ont disparu, mais surtout 3 accents ont été ajoutés qui malheureusement n’existent pas sur un clavier d’ordinateur. Par exemple, un trait horizontal pour un son long, un petit serpent pour nasaliser une voyelle (a – an, u bri – un brin), un petit v pour transformer un phonème en un phonème parent ( u – ou, lu – loup ; le w de joie ou de juin ; le o de pot ou de peau). J’ai résolu entre autres la fermeture du a pour passer de patte à pâte en allongeant le a de pâte.

Afi, je ne vè pas m étèrnizé, j é déja été tro lo. S’il y avait les accents magiques, 10 pages de texte te suffiraient amplement pour avoir tout assimilé sans aucune explication de ma part. Espérons que l’Académie française ne tombe pas sur une copie de l’interview ou nous allons nous faire excommunier !

Par ailleurs, n’est-il pas compliqué (si ce n’est pas le cas) de revenir à un style « classique » après avoir titillé la simplicité ? Pour le style proprement dit, cette fantaisie orthographique n’a rien changé. Ce qui a changé pour moi, c’est une dégradation de mon orthographe d’usage due au fait que pendant des années, je n’ai plus dû faire attention aux difficultés de notre orthographe française. J’utilise désormais très régulièrement l’un ou l’autre dictionnaire.

Et puis comme je suis curieuse, tu me proposes un exemple ???? Le premier paragraphe de mon livre ??? Attention, tiens-toi bien !

Sa fezè déja pa mal d ané mitena c il pasè sè matiné a regardé par la fenètre de la cwizin, asi sur u taburè dur é icofortabl. Il s évèyè latma a n écuta la radyo é a parla de ta z a ta avèc sè hyi. Ivèr com été, il uvrè tut grad la port pur profité de l èr frè é sortir pe a pe de sa torper. Le café é lè sigarèt fezè le rest. Il è vrè c il n étè plu tu jen é ce sè fors l avè t abadoné.

Je précise enfin qu’il ne s’agit pas de sténographie. Il suffirait que je t’écrive le même paragraphe à la main en plaçant « mes » accents magiques pour le montrer.

Définis le mot « écriture ». Ecrire, pour moi, c’est jouer et travailler avec des mots et des phrases pour « fabriquer » du sens, de la beauté, de la force pour la pensée, de la joie, de l’humour, du bonheur,… pour moi-même et, bien sûr, pour l’autre.

Définis ton style. Influencé principalement par les classiques des 19e et 20e siècles, je pense que mon style est classique avec quelques libertés et fantaisies personnelles. Débarrassé, j’espère, d’éléments qui, en ce 21e siècle, pourraient être ressentis comme lourds et désuets.

Allez… Je ne peux m’empêcher de t’en demander un échantillon… de ces libertés, hein… « C’eût été la république des arbres, mais une république vraiment « arbrocratique ». » « … et où accrocherait-il les mangeoires quand l’hiver reviendrait ? (C’est ce que vous saurez …) « Patience, patience (on est en vacances, non ?), … » « il ne pouvait s’empêcher de chercher … quoi ? » « Pour ne pas attrister ses lecteurs par ses propres propos profonds, … »

Facile ou compliqué d’être lu ? Ce sera probablement assez compliqué. Un nombre important de lecteurs potentiels se sont délocalisés vers le tout audio-visuel. La multiplication des loisirs laisse moins de temps pour la lecture. Ce n’est pas nouveau, mais des élèves ou étudiants d’aujourd’hui lisent avec trop de difficulté, ont trop peu de vocabulaire pour aimer lire. Enfin, un indice qui n’a pas de valeur statistique : sur un échantillon de 25 personnes proches, 10 seulement ont diffusé le texte de l’interview réalisée avec Bob Boutique.

Là, je vois ce que tu veux dire. Mais ce n’est pas là que je voulais t’emmener mais vers un aspect compliqué de l’écriture, et même de la production artistique en général : l’écrivain (l’artiste) met pas mal de lui-même dans son œuvre. N’est-il pas compliqué de se livrer ainsi aux yeux de parfaits inconnus… et même de son entourage ? Oui, tout à fait, et encore plus pour les timides, dont je fais partie, qui ont très peur de donner une mauvaise image d’eux-mêmes et d’être méprisés. Mais après des années de réflexion et de travail sur moi-même, je me suis senti capable au moment où j’ai commencé mon récit (59 ans) de montrer une partie de moi-même au public et à mon entourage sans crainte du jugement de l’autre. Je n’ai toutefois pas osé, comme en sont capables certains écrivains, exposer des aspects trop intimes et j’ai également filtré ce qui concernait mes personnages qui ont un alter ego dans la vie réelle, par respect pour leur vie privée. De toute façon, le personnage d’Henri dans le récit n’est pas exactement le Alain qui te parle pas plus qu’il n’est le Alain qui se regarde dans le miroir le matin. Et le Alain qu’on découvrirait après 20 ans de psychanalyse serait encore différent. Enfin, mon profil est de toute façon partagé par de très nombreuses personnes et n’a rien d’extraordinaire.

Tu dis que certains personnages ont leur alter ego dans la réalité. Comment crées-tu tes personnages ? Au départ, il n’y a pas eu de création dans la mesure où la plupart de mes personnages sont réels. Mais très vite, je me suis aperçu que je les modifiais partiellement afin qu’eux-mêmes et un lectorat éventuel sentent surtout le regard positif réel que je porte sur eux. En d’autres mots, je les ai construits pour faire ressortir leurs qualités, leur valeur. A contrario, le personnage d’Henri, ton serviteur, a peut-être parfois été noirci pour mieux montrer son évolution vers un état plus heureux. J’ai fait de même avec l’environnement, les événements et les actions du récit. Pour conclure, sans fausse modestie, je dirais que j’ai fait un travail de construction plutôt que de création.

Comment s’est imposée ton histoire au point de devoir la coucher sur le papier ? Vers 2005, j’ai rencontré sur internet quelques personnes avec qui j’ai sympathisé. Deux plus particulièrement, une jeune-femme de 25 ans et une femme de mon âge, avec qui j’ai très vite eu des conversations presque quotidiennes. Je me suis rapidement demandé si je parlais vrai ou si je présentais un personnage susceptible de conserver leur amitié. Je me suis posé la même question sur la manière dont je me voyais moi-même. « Ai-je vraiment raté ma carrière professionnelle ? Suis-je vraiment condamné à rester timide et isolé jusqu’à la fin de mes jours ? Suis-je réellement altruiste ? Ai-je raté mon mariage parce qu’il n’a duré que 20 ans ? Est-ce bien exact ce que je pense avoir fait pour mes filles ? … ». Pendant ce temps, j’avais redécouvert le plaisir d’écrire et aussi le fait que le temps mis à écrire une phrase est propice à une meilleure réflexion et permet d’éviter les pensées qui tournent en rond. Les éléments étaient réunis pour que j’entame mon petit récit qui m’a apporté beaucoup de plaisir et même des moments d’enthousiasme.

Facile ou compliqué de mettre le point final à un livre ? Dans mon cas, j’ai un peu précipité la fin parce que, diffusé sur un blog (effacé depuis), mon récit amenait tellement peu de réactions que j’avais l’impression de parler dans le désert. J’ai dès lors travaillé le dernier chapitre pour ne pas donner l’impression d’un récit inachevé. Par contre, si j’avais l’imagination de certains auteurs de ma connaissance, ce serait beaucoup plus difficile d’écrire le mot « fin ».

Comment voit-on ton travail d’écriture autour de toi ? Dans un premier temps, un peu de crainte chez quelques personnes qui redoutaient d’être exposées sur la place publique dans la mesure où il s’agit d’une autofiction. Je les ai rassurées. Beaucoup d’encouragements de quelques proches et amis de proches. Une part de subjectivité bien sûr, mais aussi des avis positifs émanant de professionnels de la lecture et de l’écriture. Quant à mes deux filles, elles partagent pleinement mon bonheur d’avoir écrit ce livre.

Une toute dernière question, si tu veux bien? A la lecture de ta 4e de couverture, une question s'impose... Ton livre "Par la fenêtre", en fin de compte... Quel genre ? Comment le qualifierais-tu ? Un roman ?

Le plus concis serait de dire que mon texte est une autofiction. Pour détailler et nuancer un peu, je dirais qu'il s'agit d'un RECIT d'inspiration autobiographique avec les libertés par rapport à la stricte réalité qu'autorise le genre. Le temps de l'écriture a permis une réflexion sur le monde, les hommes, ma vie et, partant, un peu d'introspection ainsi que, de temps à autre, des messages sur le comportement de la société, voire des messages un tantinet philosophiques ("Henri savourait prudemment ce qui doit être le bonheur." "La recherche était peut-être plus importante que l'objet. Et que peut-on faire d'autre quand on a peur qu'il n'y ait rien?")
Pas un roman: il n'y a pas de création de personnages, d'atmosphères,...
Pratiquement pas de dialogues si ce n'est Henri qui implicitement se parle à lui-même.

Une couverture qui interpelle, une approche des mots ludique et surprenante, et un sujet de bouquin qui ne peut que trouver, en chacun de nous, un écho ! J'ai hâte d'en découvrir plus... Pas vous ?

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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Simon Andrieu : " la fantasy laisse une liberté de création quasi-totale. Que ce soit dans la vie ou dans mon écriture, j’ai besoin de cette liberté pour m’épanouir"

Publié le par christine brunet /aloys

                                        

 

 

Je suis fan de tout ce qui est science-fiction, fantastique, heroic fantasy. J'apprends que l'un des nouveaux auteurs de Chloé des lys, justement, semble exploiter ce genre littéraire. Qui ? Simon Andrieu. Son bouquin ? Les Deux Portes... Impossible de ne pas lui demander plus de précisions sur son univers !

 

Simon, présentez-vous, svp.

J’ai aujourd’hui 23 ans et je commence un doctorat en géologie à l’Université Paris-Sud. J’habite Orsay, une ville de la grande couronne située à vingt kilomètres au Sud-ouest de Paris.

 

Dans le 91 ? Je suis très souvent en dédicace dans le coin.

Oui, dans le 91 ! Peut-être que j’aurai un jour également l’occasion d’y faire des dédicaces.

 

Sûrement, même ! Qu'écrivez-vous ? Quel genre littéraire ? 

 La littérature qui m’inspire le plus est celle de l’imaginaire, et principalement la fantasy et le fantastique. Mais j’espère un jour être capable d’écrire des romans appartenant à des genres différents.

 

Donc, votre roman est un roman d'heroic fantaisy ? Quel auteur aimez-vous lire dans ce genre très particulier ?

Non, les Deux Portes est un roman fantastique. Mais j’ai une attirance pour l’heroic fantasy et un futur projet dans ce domaine. L’auteur de ce genre que j’ai le plus lu et apprécié est David Gemmel. Ses romans sont très prenants et l’action ne connait pas d’interruptions. Le lecteur est constamment transporté, de lieu en lieu, de personnage en personnage. J’ai également pris plaisir à lire Pierre Grimbert, Terry Brooks ou Tolkien.

 

Ah, Tolkien...  A quel public destinez-vous votre livre ?

Les Deux Portes se destine davantage à un public de grand adolescent à jeune adulte (15 à 25 ans). Cependant, comme pour tout roman, je pense qu’il n’y a pas de limite d’âge !

 

Fantastique ! Depuis quand écrivez-vous ? Un déclencheur ?

 J’ai commencé à écrire sérieusement lorsque j’étais au lycée, en classe de première. Arrivé à l’Université, j’écrivais de façon assez régulière, un à plusieurs soirs par semaine. Cependant, j’imagine des histoires depuis que je suis très jeune. À l’époque où je ne savais pas écrire, je me souviens que je dictais des récits à ma mère qui les retranscrivait sur des carnets.

 

Toujours dans la même veine ?

Je me suis jusqu’à maintenant presque uniquement consacré à la littérature de l’imaginaire. Bien que les Deux Portes soit un roman fantastique – et qu’il prenne donc racine dans notre univers, bien réel – j’ai toujours éprouvé, depuis mes années de collégien, une attirance toute particulière pour la fantasy.

 

Donnez-moi votre définition du mot écriture

 Ce qui m’intéresse dans l’écriture c’est d’inventer. Ecrire est, je pense, le moyen qui offre le plus de liberté de création. Mais je n’ai pas réellement de définition propre du mot écriture.

Simon Andrieu : " la fantasy laisse une liberté de création quasi-totale. Que ce soit dans la vie ou dans mon écriture, j’ai besoin de cette liberté pour m’épanouir"

Tentez de définir votre style

Je pense qu’il est en pleine évolution car je cherche encore celui qui me convient le mieux. Mon idéal serait un style fluide et précis, mais surtout percutant et riche en mouvements, avec une variation constante des points de vue, de l’espace et du temps.

Parlez-moi de vos personnages : totalement fictifs ? Comment les avez-vous créés ?

Mes personnages sont tous fictifs, cependant, pour les créer, je me suis plus ou moins inspiré de connaissances bien réelles, ou de moi. Certains protagonistes correspondent également à des mélanges de personnalités.

Qu'est-ce qui vous intéresse dans l'univers de la fantasy ? La création globale d'un univers fictif ? La liberté que le genre vous donne ?

Oui, c’est ça. Je trouve que la fantasy laisse une liberté de création quasi-totale. Que ce soit dans la vie ou dans mon écriture, j’ai besoin de cette liberté pour m’épanouir. Je prends beaucoup de plaisir à pouvoir imaginer et modeler un univers à ma guise, puis y insérer mes personnages, sans règles ni limites.

Pensez-vous mettre un peu ou beaucoup de vous dans vos écrits ?

Dans mon roman Les Deux Portes, je me suis inspiré des mes expériences personnelles et de ma vie de lycéen. Je pense qu’il y a donc une bonne part de moi dans ce récit. Cependant, dans mes projets actuels, je m’inspire beaucoup moins de mon vécu, bien que je continue à puiser dans le monde qui m’entoure.

Comment appréhendez-vous le moment où il faudra présenter votre livre et votre récit ?

Avec impatience et inquiétude mêlées. Quand je repense à mon roman aujourd’hui, j’ai toujours l’impression qu’il s’agit d’un travail médiocre, ne méritant pas d’être édité. Mais c’est peut-être ça qui me pousse à continuer et à toujours essayer de faire mieux. 

Déjà, vous m'avez donné envie de lire votre roman... bon début ! Et je crois que les auteurs ne sont jamais satisfaits de leur travail: ce sont les lecteurs qui sont juges et jurés.

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Victor Lebuis : "La publication est le contraire de la confidence ou de la confession"

Publié le par christine brunet /aloys

 
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Victor Lebuis... Voilà un nom, un auteur qui ne nous est plus inconnu ! Gagnant du dernier concours organisé pour "Les petits papiers de Chloé", il n'a, depuis, de cesse de nous parler de son roman,publié chez Chloé des Lys "Souvenirs obscurs de l'école abbatiale". 

 Mais qui est-il vraiment ? Comment appréhende-t-il l'écriture ? J'ai voulu en savoir plus...

Victor, pourriez-vous vous présenter, svp ?

              Après mes secondaires et mon service militaire, j'ai été amené à beaucoup voyager, professionnellement et pour le plaisir de la découverte, en Asie et en Amérique surtout.

Après cela et quelques péripéties, j'ai ouvert une librairie-journaux, ensuite j'ai décidé de vendre des livres aux libraires. Et puis, constatant que la vente n'était - et n'est toujours pas... - mon fort, j'ai choisi des voies «alimentaires» qui m'ont bien convenu généralement par leur régime alternant le travail en solitaire et en groupe, les activités diversifiées et les horaires variés.

J'ai pris ma pension il y a 4 ans. C'est ainsi que l'on devient tout à fait indépendant: les horaires variés, les activités diversifiées et le travail en solitaire ou en groupe...

 

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Avez-vous toujours écrit ?

    Si non, quel élément déclencheur vous a amené à l'édition ?

              Dans mon jeune temps je n'ai écrit que l'un ou l'autre court récit, et depuis mes 20 ans, des poèmes.

Publier mon livre a été un besoin, la simple continuation du processus spontané qui m'avait fait écrire d'une traite, 50 ans après les faits, un épisode de ma vie d'adolescent pensionnaire.

Publier mes poèmes est autre chose: le désir et le plaisir de partager ce que j'ai crée et aimé, et la fierté aussi d'être reconnu déjà par le comité de lecture d'un éditeur. Dans le monde de l'écriture celui-ci a la place du héraut, comme dans leur domaine propre le journaliste, le missionnaire, le publiciste,... : ils sont des Révélateurs.

La publication est le contraire de la confidence ou de la confession: c'est la mise sur la place publique, c'est crier ce que l'on a sorti du cœur – une tentative de cure personnelle et l'envie de faire connaître.

 

Est-il facile ou compliqué de se livrer aux lecteurs et donc d'être lu ?

                  Se livrer – c'est le mot exact – aux lecteurs est vraiment difficile. Se déshabiller en public, même si c'est un choix comme dit plus haut, donne forcément la conscience de sa nudité, je n'ai plus d'armure, l'angoisse m'enrobe. Encore aujourd'hui.

Mais je publierai encore.

 

Quels sont vos sujets de prédilection ? 

Mes sujets de prédilection, si nous parlons de la composition écrite, tournent autour de ma perception propre des choses. L'émotion  tient ma plume, je donne la forme. C'est un champ  largement exploitable. 

 

Vous avez proposé à Chloé des lys, un roman. Comment l'avez-vous conçu, écrit ? Au fil de la plume ? Très structuré avec un plan au départ ?


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Mon roman a été conçu, littéralement, à la plume. Guidée uniquement par le sentiment: d'abord les deux premiers chapitres, ensuite le dernier. Tous trois retranscrits presqu'à l'identique. Les autres ont suivi dans un ordre aléatoire, toujours crées dans le même élan. 

Une fois tout écrit j'ai choisi l'ordre définitif des chapitres, et relu les documents d'époque pour vérifier l'exactitude du terrain physique – le ressenti personnel n'avait pas besoin de confirmation. 

J'ai supprimé les quelques anecdotes et avis personnels, et les phrases trop littéraires.

 Donnez-nous votre définition du mot écriture...

                 Ecriture: un moyen indirect d'expression. Cela signifie que l'auteur ne peut pas se tromper dans ce qu'il communique, sa relation doit être claire et exacte car s'il pense, après la parution, devoir préciser son message ou le démentir, il n'a qu'un seul moyen de le faire : réécrire, car son lecteur est hors de portée.

Et si l'on peut admettre que quelqu'un aille «trop loin» verbalement, il n'y a pas de tolérance possible pour un auteur qui aura toujours eu le temps de se corriger s'il l'avait voulu.

 

Vous écrivez des poésies et des textes. Quel style vous correspond le mieux et  pourquoi ?

                 Sans doute aucun, c'est la poésie qui me correspond – je parle ici en tant qu'auteur. Peu expansif et peu démonstratif de nature, j'ai tendance à «enfermer» mon expression dans un cadre dense plutôt qu'à la développer en long et en large.

Le poème à forme fixe me convient donc parfaitement: il oblige à condenser la pensée et son expression dans un cadre défini. Chaque mot prend ainsi un poids considérable, une densité telle que son sens précis et les règles prosodiques et métriques appliquées le rendent irremplaçable.

Un poème qui ne respecte pas ces règles n'est plus qu'un texte poétique. Et un poème une fois traduit n'est plus poème, il devient aussi un texte poétique car il n'a plus ni rime ni mesure, ni l'harmonie de sa langue d'origine.

 

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Avez-vous des manies d'écriture, des besoins particuliers ou pas ?

                J'ai peu de manies d'écriture. Très tôt, dès mes premiers vers, j'ai étudié la prosodie (accentuation et intonation) et la métrique (structure) appliquées à la poésie; leurs règles poussent à la perfection.

A tout moment pendant la composition je lis mon texte à voix haute, pour vérifier les

mesures et les rimes, et dépister les dissonances éventuelles. Le poème étant l'union entre inspiration et technique, il ne se crée pas spontanément. Je vois souvent qu'il m'échappe, que la trame que j'avais décidée devient autre, et que je n'ai qu'à suivre - l'auteur n'est alors plus le créateur, il est devenu Ordonnateur et Révélateur, et cela me réjouit à chaque fois, profondément.

 

Avez-vous envie de vous "lâcher", à nouveau, dans le "flot" verbal d'un roman ?

Si le roman est une «narration fictionnelle», ce n'est pas un roman que j'ai écrit - cependant les définitions changent avec le temps, celle que je donne au mien est « relation impressionniste». Or, je ne sens ni le besoin ni l'envie de continuer dans cette voie qui ne ferait que tourner autour de moi-même, et du coup me ferait  tourner sur moi-même. Je trouve qu'il y a mieux à faire.

 
Je me suis, en effet, "lâché" dans cette prose. Mais c'est dans la poésie que je m'épanouis.

 

Merci Beaucoup, Victor. Je ne crois pas trahir un secret en révélant que vous avez proposé au comité de lecture des Editions Chloé des Lys un recueil de poèmes et qu'il a été accepté !

 

Christine Brunet

 

www.christine-brunet.com

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Nadine Groenecke : "Je ne suis qu'une oeuvre d'art"

Publié le par christine brunet /aloys

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Nadine Groenecke... Une auteur confirmée qui a obtenu le prix Victor Hugo en 2011 avec son premier recueil de nouvelles "Trop plein". Une auteur qui publie son troisième roman, toujours aux Editions Chloé des Lys... Euh... Non, en fait, il s'agit d'un nouveau recueil... le roman était son second titre, "Sauvetages". Une auteur à l'univers multiple qui intrigue tout autant que la couverture de "Je ne suis qu'une oeuvre d'art"... 

 

Tu viens de publier un nouveau bouquin chez CDL : est-ce un recueil comme le premier ?

 

Oui, c'est un nouveau recueil de nouvelles, mais cette fois avec un thème central. Chaque nouvelle met en scène un couple, officiel ou pas, ou deux personnes qui se trouvent dans une situation laissant à penser qu'elles pourraient devenir un couple. 

 

 Un roman comme le second ? Tu me parles un peu de ces deux livres ?

 

Lesquels, les précédents ?

 

Euh... Oui...

 

 Trop-plein présentait dix nouvelles, sans fil conducteur, qui faisaient la part belle aux émotions et Sauvetages racontait l'histoire d'un écrivain célèbre qui, après avoir entendu l'annonce de son décès à la télévision, décidait de se venger.

 

Penses-tu avoir évoluer par rapport à ton premier ouvrage ?

 

Oui, je travaille encore plus mes textes. Je ne cherche plus à faire obligatoirement de belles phrases, avec un vocabulaire recherché ; ce que je recherche désormais, c'est la fluidité et l'harmonie. 

 

 

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Parle-moi de tes personnages ?

 

Certains se trouvent dans une situation délicate qui les oblige à prendre des décisions. Mais vont-ils faire le bon choix ? D'autres ressentent un vide affectif et cherchent un moyen de le combler.D'autres encore vivent une période heureuse de leur vie ou subissent la routine lorsqu'un événement inattendu chamboule tout !  

 Les sentiments et les émotions qu'ils éprouvent compliquent tout. 

 

 Qu'est-ce qui a fait que tu es revenue à la nouvelle ? Penses-tu qu'il s'agit là d'un exercice qui t'est plus proche, qui te correspond mieux que le roman ?

Un roman est un travail de longue haleine et il faut qu'il y ait un élément déclencheur. Il faut aussi être sûr de tenir sur la longueur. La prise de risque est moins grande avec la nouvelle et on varie les plaisirs: on change de lieux, de personnages, de genre... Mais ce n'est pas simple pour autant, car, si on ne dose pas savamment, le texte devient vite indigeste. Il est donc nécessaire de tailler dans la masse pour affiner encore et encore, comme un sculpteur avec son bloc de pierre ou de glaise. Il est vrai que j'ai un petit faible pour la nouvelle, mais je ne souhaite pas spécialement m'y cantonner. En fait, je m'adapte à mon inspiration.

 

 

Comment as-tu choisi le thème de ton recueil ? Est-ce en regardant autour de toi ? 

 

J'avais déjà écrit plusieurs nouvelles pour des concours d'écriture et je me suis rendu compte qu'elles évoquaient toutes le couple, j'ai donc continué à exploiter ce thème, en vue de rassembler mes écrits dans un recueil. Pas difficile de puiser les idées autour de soi avec un tel sujet. Chacune de mes nouvelles combine des éléments réels et des éléments fictifs, dans des proportions variables d'une histoire à l'autre.

 

 

sauvetages

 

Tu me dis qu'il y a un fil conducteur à toutes tes nouvelles et j'ai bien compris lequel. Y a-t-il également une figure emblématique récurrente ? 

 

Non. Mes personnages sont, je crois, très différents les uns des autres. Ce sont des hommes ou des femmes de tous âges. Ils ont néanmoins un point commun, ils sont en proie à des émotions ou des sentiments qui dictent leur conduite.

 

Tu parles de tes deux précédents ouvrages. Je les ai lus. Tu me dis que tu cherches désormais l'harmonie et la fluidité. or, ce qui frappe le lecteur dès les premières lignes de Trop plein, c'est bien un style gouleyant... plus encore, à mon avis dans Sauvetages qui se lit... trop vite. Ne crois-tu pas que de retravailler plus tes textes risque d'apporter un manque de spontanéité, spontanéité très présente dans les 2 premiers opus ?

 

Je retravaillerais bien certaines nouvelles de Trop-plein que je ne trouve plus à mon goût maintenant. En ce qui concerne Sauvetages, tu as raison, j'aurais sans doute dû m'étendre davantage. Mais, comme jusque-là, je n'avais écrit que des nouvelles, genre qui demande  rigueur et concision, j'ai sans doute eu tendance à rester fidèle à ces mêmes critères dans mon premier roman. Dans le prochain, je vais tâcher de tenir compte de ce défaut ; j'essayerai d'accorder plus de liberté à ma plume ! Quant à la spontanéité, elle n'est qu'illusion ! Et j'en reviens à ce que j'ai dit précédemment, il faut travailler d'arrache-pied pour l'atteindre. Comme l'a écrit Boileau... "Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage: Polissez-le sans cesse et le repolissez-le ; Ajoutez quelquefois et souvent effacez." 

 

trop plein

 

 

 Tu m'as parlé du sujet de ton livre. Mais tu m'expliques le titre ?

Le titre du livre correspond au titre d'une des nouvelles, qui se différencie des autres parce que le "héros" est un objet, c'est un tableau qui a la faculté de penser. Il est accroché dans le salon d'une famille et il est le spectateur de leur vie. Le couple, parent d'un jeune enfant, se déchire et le tableau assiste, impuissant, à des scènes de ménage à répétition. J'ai aimé introduire une part de fantastique dans cette nouvelle, je n'avais pas encore expérimenté ce domaine.

 

Est-ce que l'action dans tes nouvelles est clairement ancrée dans un lieu, une région, un paysage? Si oui, lequel ? Si non, pourquoi ?

 Chaque nouvelle a pour cadre un lieu différent. Evidemment, j'évoque le plus souvent des endroits que je connais, sans forcément citer précisément leur nom. Pourquoi se priver de changement, c'est agréable de voyager de la sorte, à la fois pour l'auteur et le lecteur, non ? 

 

As-tu déjà une idée du sujet du prochain bouquin ? 

Oui, j'ai entrepris un roman policier, mais je n'en suis qu'au tout début. J'ai très envie d'écrire, problème, je manque de temps pour le faire. 

 

 Ton interview est presque finalisé... mais j'ai encore une petite question qui me titille... Ta coverture... Non, TES couvertures : 

Il me semble (tu me dis si je me trompe) que tu es aussi artiste peintre.  Est-ce toi qui crées tes visuels? Le dernier, surtout ? Un petit côté naÏf qui interpelle... Tu m'expliques?

 

Je suis membre de l'atelier d'art de ma ville depuis 18 ans. Par conséquent, je suis capable de dessiner en m'aidant, par exemple, d'une photo, mais, pour créer, c'est une autre histoire ! Il faut avoir du talent. Je préfère donc en laisser le soin à Fralien. Elle avait déjà réalisé ma précédente couverture et j'étais très satisfaite du résultat.

 

En ce qui concerne "Je ne suis qu'une oeuvre d'art", la première couverture qu'elle m'a proposée ne me convenait pas. Le dessin était trop réaliste et ne correspondait pas au tableau évoqué dans ma nouvelle, qui lui, est moderne. Voici ce que j'ai écrit dans le livre: 

 

Pour me décrire le mieux possible, je dirais que je suis un amalgame de la Joconde et de la Sibylle de Delphes, version ultramoderne, en raison de mes couleurs criardes et de mes formes atypiques. Le mariage réussi du mystère et de l'inquiétude donc. Comme l'oeuvre de Léonard de Vinci, les contours de mon visage baignent dans un voile vaporeux, le fameux sfumato, et comme dans le détail du plafond de la chapelle Sixtine de Michel-Ange, j'arbore un geste suspendu qui me rend des plus vivantes. Ne me manque que la parole pour parfaire le tableau, si j'ose m'exprimer ainsi."

 

J'ai donc réexpliqué à Fralien ce que j'attendais et la deuxième proposition reçue a été la bonne !

 

Pour le bande-annonce du livre, j'ai sollicité les services d'une illustratrice de mon département, Katyk, que j'avais rencontrée lors de salons littéraires. Elle a réalisé quinze dessins humoristiques, un pour chaque nouvelle. Je lui ai fait parvenir mes textes, un par un, en joignant, à chaque fois, quelques lignes expliquant le passage que je voulais qu'elle représente. J'ai été bluffée par le résultat, tout était conforme à mes souhaits, comme si, d'un coup de baguette magique, mes désirs devenaient réalité ! 

 

La musique a aussi été créée spécialement pour la bande-annonce par un compositeur meusien qui s'appelle Patrick Lagneau et qui est également auteur.

 

Voilà tu sais tout.

 

Presque... J'ai trop envie de faire partager cette fameuse vidéo... La voici, donc !

 

 

 

Vous souhaitez en apprendre plus sur l'univers de Nadine Groenecke ? Allez jeter un oeil curieux sur son site! 

nadinegroenecke-auteur.over-blog.com

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

 

 

Publié dans interview

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Laurence De Troyer : écrire, "c'est construire une idée pour l'habiller de mots"

Publié le par christine brunet /aloys

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Qu'est-ce qui fait qu'un livre intrigue ou accroche le lecteur potentiel ? La couverture, sans aucun doute, le titre également puis le sujet du livre. Je dois dire que les trois critères sont réunis dans cet ouvrage que nous propose Laurence De Troyer, nouvel auteur publiée aux Editions Chloé des Lys. Elle a accepté de répondre à mes questions, ça tombe bien parce que les voyages, c'est mon péché mignon. Présentez-vous succinctement, s'il vous plaît...

Je m'appelle Laurence De Troyer, j'ai 28 ans et suis kinésithérapeute à Bruxelles. J'adore voyager, faire la fête entre amis, chanter, randonner et... lire évidemment.


Depuis quand écrivez-vous ? Un déclencheur ?

J'ai commencé à écrire lorsque j'étais enfant. Je me souviens d'histoires de sorcières que j'inventais et écrivais à l'ordinateur lorsque j'avais 8 ans. Une fois le récit terminé, je l'imprimais et faisais les illustrations avec mes crayons de couleur. 
A l'adolescence, je me suis lancée dans deux ou trois nouvelles frisant à chaque fois avec le style mélodramatique. Mes parents et ma soeur étaient mes meilleurs lecteurs. Mes profs de français et mes amis me donnaient parfois également leurs avis.
Les années ont passé, j'ai continué à garder ce goût de l'écriture, à aimer rédiger, commençant parfois des romans inachevés.


Quel genre littéraire affectionnez-vous ? Qu'écrivez-vous ? 

J'aime les romans, qu'ils soient des récits d'aventures, des thrillers ou des histoires d'amour ou de vie. J'ai commencé l'écriture d'un roman, pas encore achevé. Pour l'instant, j'ai publié un récit de voyage.


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Donnez votre définition du mot écriture

Pour moi, j'associe l'écriture au fait d'écrire à la main. La rédaction par contre nous fait jouer avec les mots, choisir celui qu'il faut pour accrocher le lecteur ou donner du sens à une phrase. C'est construire une idée pour l'habiller de mots et lui donner un contexte.


Parlez-moi de votre livre : comment est-il né ?

Mon livre est parti d'un voyage. Le 17 mars 2010, je me suis envolée pour le Québec en ne sachant pas du tout où me guideraient mes pas et combien de temps durerait ce périple. Mon plus fidèle compagnon a été mon carnet de voyage où je notais mes impressions, mes descriptions, mes coups de blues et mes coups de joie. Peu à peu, plusieurs personnes rencontrées au fil des chemins m'ont incitée à en faire un livre et à le publier. Je l'ai travaillé et re-travaillé. J'ai coupé des scènes trop longues, rajouté des impressions, remanié les phrases. Et voilà mon trip de cinq mois couché sur papier.

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Parlez-moi de vos personnages
 
C'est un peu présomptueux, mais mon personnage principal, c'est moi. Je parle à la première personne et raconte mes différentes rencontres et aventures. Parce que quand on voyage seul, on n'est jamais seul très longtemps. On rencontre, on découvre, on fait un bout de chemin avec des locaux ou d'autres voyageurs.
Ils viennent du Québec, du Canada de l'Ouest ou du Vietnam pour les locaux. Ils viennent de différents endroits du monde pour les autres personnes rencontrées.

 

Récit autobiographique, donc ?  N'est-ce pas compliqué de "se donner à lire" et d'affronter, ainsi, le regard des lecteurs ?


Si, je trouve ça plus confortable de mettre en scène des personnages qui ne sont pas moi. En étant moi-même le centre de mon livre, je montre ma personnalité et me dévoile devant des lecteurs qui ne me connaissent pas forcément. Je suis toujours un peu gênée quand je reçois les commentaires de mon livre et que les gens me donnent leur feedback. Même si j'apprécie évidemment de recevoir leurs avis.


 
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Comment écrivez-vous ? Au fil de la plume ? Le récit s'est-il construit au fil de vos aventures ou plus tard ?

Le récit s'est écrit au jour le jour. Je n'ai pas eu à inventer l'histoire, elle s'inventait elle-même au fil des aventures, des jours et des anecdotes. Je consignais mes journées dans un carnet de bord. En rentrant, il m'a donc juste fallu faire un travail de compilation et de rédaction, en ajoutant ou en enlevant certains passages.
 
Définissez votre style

Mon style est assez simple. Je relate, donne mon ressenti et tente de décrire les paysages qui défilent devant mes yeux. Mon but est que le lecteur "voyage" à travers mes yeux. J'essaye d'éviter les grandes phrases grandiloquentes ou l'on se perd entre le sujet et le verbe.
 
Pensez-vous que vous écririez (style, etc.) de cette façon si vous n'aviez pas été une grande voyageuse ?

Non, certainement pas. J'ai écrit des ébauches de romans et de nouvelles qui mettaient à chaque fois en scène des personnages fictifs. Je trouve cela plus facile et agréable de mettre en avant quelqu'un qui n'est pas moi, de lui prêter des actions, un caractère et des sentiments qui sont inventés de toutes pièces. Ce sera très probablement mon seul récit autobiographique. Mais l'expérience vaut la peine d'être vécue!

 


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Des projets ?

De voyage, certainement ! De rédaction, pas immédiatement. Ils restent dans un coin de ma tête avec une ébauche de roman commencée il y a quelques années. Mais le temps et la discipline me manquent pour l'instant, pour aboutir à un projet fini.

 Afin de titiller votre imaginaire, Laurence De Troyer vous propose un court extrait de son roman !

Dai Lanh. Petit village de pêcheurs déserté par les touristes. Une rue principale flanquée d’innombrables magasins et habitations et puis, derrière les constructions, une plage de sable blanc et fin bordé par la Mer de Chine d’un bleu limpide. Le ciel est éclatant et tient à distance tout nuage qui tenterait de s’approcher du soleil. Au large, des dizaines de barques de pêcheurs colorées tanguent doucement au gré des vagues. L’eau est transparente, chaude. Les barques rondes et les gargotes disséminées sur la plage donnent à cet endroit un cachet authentique et local.

Les touristes ont oublié ce lieu. Seuls des dizaines d’yeux bridés suivent nos moindres faits et gestes, et les visages se fendent d’un large sourire tandis que les habitants nous saluent de la main.

Nous nous approchons d’une casserole entourée de quelques chaises, disposées à l’abri du soleil. Un signe, un regard et l’on s’assied autour de la petite table. Bientôt, tout le village se rassemble pour nous observer gentiment. Aucune agressivité n’émane de leurs regards, juste une simple curiosité. On nous tend un bol de soupe fumant.

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans interview

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http://www.bandbsa.be/ ... Un nom étrange pour un blog incontournable !

Publié le par christine brunet /aloys

 

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http://www.bandbsa.be/

 

 

 

BANDBSA...

Voilà un nom étrange que tous les auteurs des Editions Chloé des Lys connaissent et pas seulement eux... ça non ! Des tas d'artistes également.

 

BANDBSA, c'est quoi ? Allons donc, comme si vous ne le saviez pas  ! C'est le blog/ site de  Bob Boutique, le gars incontournable que a fait de la promo des écrivains... et des artistes une sorte d'acte de foi.

 

BANDBSA, c'est d'abord un nom étrange puis une approche différente des autres blogs peut-être dans sa présentation ou dans sa démarche.

C'est aussi le premier contact d'un auteur avec ce qui sera son univers après la parution de son ouvrage : la PROMO. C'est ainsi que Bandbsa et son webmaster ont été mon tout premier contact (avant mon premier post sur le forum CDL) avec Chloé des Lys et son équipe.

Pour toutes ces raisons, j'ai eu envie d'en savoir plus... et de répondre à toutes ces questions qui, un jour ou l'autre, ont titillé tous ceux d'entre nous qui ont eu affaire à... BANDBSA !

 

Première question, pourquoi avoir choisi un nom internet aussi compliqué pour10 petites négresses ACTU ? bandbsa… franchement, il  y a plus simple ?

 

C’est un des clous de mon cercueil ! Lorsque j’ai pris un nom de domaine chez Belgacom, un des hébergeurs les plus importants du pays, sinon  le plus important, je n’avais encore rien publié (c’était vers 2005) et je pensais avant tout à ma librairie.

 

C’était une société anonyme dont l’intitulé reprenait mon nom ‘Boutique’ et celui de Poussin qui s’appelle Pascaline Boudaoud (son papa est kabyle). Soit b and b s.a.

(pour ceux qui ne le savent pas encore, Poussin est l'épouse de Bob)... Mais continue... je comprends mieux... ingénieux !

 Pas très malin, non, car ça ne signifie et n’évoque rien mais bon… faut se replacer à l’époque où internet balbutiait. Je devrais changer mais cela m’obligerait à modifier tant d’adresses dans mes centaines de programmes que j’ai préféré laisser tomber.

 

Un jour peut-être, quand j’aurai arrêté mon magasin ( c’est d’ailleurs imminent ) et que je trouverai un peu de temps…

 

contes bizarres1Pourtant ton site ne parle pas du tout de ta librairie et j’ajouterais ni de toi ?

 

Pour la librairie je me suis vite rendu compte que ça n’avait aucun sens, mes clients n’ont pas besoin d’internet pour savoir où je crêche et ce que je vends, et comme je compte arrêter bientôt pour mener d’autres activités…ça ne vaut plus la peine de créer une page.

 

En ce qui me concerne, c’est différent. Je n’arrive pas à parler de moi. Chaque fois que je vois ma binette en photo ou pire en vidéo j’ai le poil qui se crispe ! Quand j’ai quelque chose à dire, je le confie à Bob le Belge qui le fait bien mieux que moi.

 Je n’ irai pas jusqu’à dire que c’est ma marionnette et moi son ventriloque mais il  y a de ça. En tous les cas pour raconter des conneries…

 

En revanche,  je n’ai aucun problème pour faire la promotion de mes livres, là je fonceContes bizarres2 mais toujours comme s’il s’agissait d’ouvrages écrits par quelqu’un d’autre. Si tu lis bien, tu verras que je n’emploie pratiquement jamais le « je » dans mes pubs.

 

Ca ira comme ça, Madame Freud ?

 

Tiens c'est vrai pour le "je" ! Alors, si je comprends bien, tu as créé à l’époque une page web pour te présenter et elle a servi en réalité à parler des autres ?

 

Be oui, c’est comme ça… comme je n’avais pas grand-chose à y mettre me concernant sinon que je venais de choper un rhume ou que mon chat exigeait qu’on change de marque de pâtée, j’ai commencé à évoquer les bouquins des autres.

 D’abord ceux que je lisais ( à l’époque je dévorais les livres, aujourdhui plus le temps ) puis petit à petit ceux qui étaient publiés en général. Avec une attention toute particulière pour les auteurs de Chloe des Lys.

 

bandbsa-2.png

 

Pourquoi ?

 

Parce que j’étais très fier de pouvoir échanger des mails avec des écrivains. Je me souviens encore de mon étonnement lorsque j’ai reçu un jour une réponse de Cathy Bonte dont je venais de rédiger une critique… même que j’ai dit à Poussin « tu te rends compte, elle m’a répondu ! »

 

Là, je veux bien te croire parce que ça m'a fait le même effet lorsque tu as pris contact avec moi pour un interview ! Trop contente, pas peu fière d'être contactée par un auteur pour parler de mon bouquin ! Et ultra impressionnée ! D'ailleurs, mon premier interview est encore sur mon site et sur mon site syblio.

 

morceau-bandbsa.png

 

Donc, si je comprends bien, à l'époque, tu n’avais pas encore sorti tes ‘contes bizarres’ ?

 

C’était en route… pas oublier qu’on était aux presque débuts de Chloe et que tout prenait deux ans… une faute de frappe et hop… la maquette refaisait un tour ! Mais j’étais aux anges, d’abord parce que j’allais enfin être publié et puis aussi parce que, dans ma famille, personne ne croyait vraiment que mes petits textes allaient déboucher sur quelque chose. Et toc !

(Eh, eh... Comme je te comprends, là encore ! Je me souviens encore de la tête de certains lorsqu'ils ont appris d'abord que j'étais acceptée par un vrai éditeur et ensuite qu'on me demandait un interview ! Un moment délectable !)

 Attention, faut pas croire…  la plupart aimaient bien mais de là à être publié… ils

 devaient se dire entre eux que je fantasmais un peu.

 

C’est fou la considération que beaucoup ont pour l’écrivain ! Comme si c’était quelqu’un d’exceptionnel. Maintenant que je suis dans la marmite, ça me fait rigoler mais soyons sincères… moi aussi j’étais un peu impressionné voici dix ans. (et moi y a à peine 5 ans...)

 

actu3Après combien de temps ACTU est-il devenu un support promotionnel pour les auteurs de Chloe ?

Très vite. Au départ ça s’appelait encore ‘contes bizarres’, mais comme on y trouvait plus d’actualités littéraires que d’infos sur mon rhume ou mon chat, j’ai laissé tomber les contes pour me centrer sur l’ actu. C’était aussi plus marrant…

 

Comment as-tu eu l'idée d'initialiser tes interviewes ?

L’ idée n’est pas de moi mais de Laurent…

bob2.jpgAu bout d’un certain temps, une année je pense, ‘Contes bizarres’ venait enfin de sortir et commençait à se vendre, Laurent m’a proposé lors d’un salon, à Tournai la Page,  d’entrer dans son équipe. Je lui ai demandé de réfléchir une semaine car ma librairie me prenait beaucoup de temps, puis j’ai accepté quand même.

 

Pourquoi ?

Parce que je commençais à connaître pas mal d’auteurs, que je trouvais tout ce petit monde très sympathique et que je m’apercevais qu’il  y avait parmi eux de vrais talents.

Alors on a décidé de les présenter avec une interview dont une partie des questions se trouvait déjà sur la newsletter de Chloe. Je n’ai rien inventé, seulement adapté, modernisé et complété le texte.

copie-interview-bandbsa.png

 

Comment ça se passe ? Tout le monde y passe ?

En principe, oui. Dès qu’un nouveau ou une nouvelle entre dans la communauté, je le ou la contacte avec l’interview, en demandant en plus des photos, car un texte sans image, c’est comme pisser dans la mer, personne ne regarde… (D'accord avec toi) 

La plupart du temps, l’auteur et futur publié, me répond rapidement. Faut dire que mes messages sont tout sauf formels du genre « je vous prie de bien vouloir… » ! Disons que c’est plus dans le style de Bob le Belge que celui d’une maison d’édition prout ma chère.

 

Au début ça déconcerte un peu, mais en général ça se passe très bien. A mon avis, les français doivent se dire que c’est du belge, sans façons… mais bon.(Ben non, pourquoi ?)

 

Autre question : pourquoi ACTU-mag se présente t-il sous la forme dune page de vignettes, comme des affichettes sur lesquelles on ne trouve pratiquement que des titres qui renvoient à des liens ?

 

Ca c’est un autre clou de mon cercueil ! En fait j’ai commencé tout au début de l’internet en programmant mes pages en html. L’idée était de présenter le site comme une page de journal avec des photos et des messages très courts qui proposent de lire la suite à l’intérieur.

bob4C’est une formule vieillote et dépassée. Je devrais rajeunir tout ça… mais je ne trouve pas le temps ! Je sais comment faire, mais je ne trouve ni le courage, ni les deux jours free nécessaires. Déjà que je n’arrive plus à lire et pire… à écrire.

Laurent a le même problème avec la maison d’édition. Il emballe des bouquins, répond à deux millions de mails, passe des heures à faire de la comptabilité et ne rédige plus une ligne. Or c’est ( à mon sens ) un vrai, grand poète… quel gâchis.

 

Quand  Bandbsa est-il devenu ACTU-mag ? 

Très vite… au bout d’un an à peine. La suite, ce sont des enchaînements logiques. Partoutactu1 où j’allais, je prenais des photos que je postais sur la page, puis comme je trouvais tout ça un peu statique, je suis passé à la vidéo et puis et puis… on a lancé ACTU-tv. C’était en février 2010 avec le commandant Danofsky. Mais ça, c’est encore une autre histoire.


 Penses-tu que ton site va évoluer encore au niveau du visuel et/ou du contenu ? si oui, dans quel sens ?

Je l’ espère bien… laissez-moi encore quelques mois, pitié !


 Si tu avais un conseil pour les auteurs qui ont envie de se lancer dans un site, ce serait lequel ?

Un, ne pas faire de petits carrés comme moi, c’est dépassé.

 

Deux, faire quelque chose qui vit. Il faut que ça bouge tous les jours, avec des articles intéressants qui apportent des infos autres que celles qu’on trouve partout..

Essayer aussi de trouver une formule originale, un ton…   comme les blogs remarquables d’Edmée De Xhavée link et  Carine-Laure Desguin link

Voilà deux pages totalement différentes qui changent pratiquement tous les jours avec des sujets traités de façon très personnelles…

 

Et je ne parle pas d’ Aloys, là on est dans le top link.

 

Evidemment, c’est du boulot. Si vous n’êtes pas prêts à bosser comme un malade, oubliez.

 

Tout à fait d'accord ! Le lecteur doit être sur le pont tous les jours. C'est du boulot, mais c'est le sens d'un blog. Le site est plus statique même s'il doit rester ludique et attractif.

 

bandbsa-3.png

 Enfin, dis-moi, pourquoi un auteur a-t-il tout intérêt à répondre à tes questions avec minutie et à te fournir couverture de livres et photos ?

Ca tombe sous le sens ! Sans matos, je ne peux intéresser personne… ce n’est pas avec trois lignes de pitch et deux phrases de C.V qu’on va intéresser grand monde.

Les internautes veulent savoir à quoi ressemble l’auteur, s’il est jeune ou vieux , gros ou mince, s’il porte des lunettes ou est chauve…  d’où il sort, pourquoi il écrit etc…

bob twitMettez-vous un instant à la place du futur lecteur et vous comprendrez. Que se passe t-il quand vous entrez dans une librairie ? Ou vous foncez sur les noms que vous connaissez  déjà, dont on parle dans les médias, ou vous partez à l’aventure…

Et dans ce cas, la couverture du livre est capitale ! Il faut qu’elle accroche, que ce soit par sa douceur, son agressivité ou son originalité…

ACTU-mag, c’est une librairie virtuelle, mais les lecteurs sont les mêmes, et si vous ne me donnez pas quelque chose à me mettre sous la dent, je ne pourrai pas faire grand chose pour vous.

C’est aussi simple et en même temps pas évident du tout.

 Le secret, c’est bosser, bosser, bosser et encore bosser.

 

Bien dit !

Au fait, vous connaissez les dessous du blog de Bob ?

1/ Tous les auteurs sont répertoriés avec leurs ouvrages dans le Who's who link

2/ C'est une liste des foires et salons du livres dans lesquels CDL sera présente link

 

Christine Brunet

www.aloys.me

www.christine-brunet.com

 

 

 

Publié dans interview

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Carine-Laure Desguin à la RTBF, dans l'émission "On n'est pas des pigeons"

Publié le par christine brunet /aloys

 

On-n-est-pas-des-pigeons--012.JPG

 

 

 

— Ok, tu es contente, tu t’es regardée ? Franchement, Carine-Laure, tu te regardes de temps en temps ? Tu étais encore affublée comme un guignol pour ces secondes d’antenne ! Et à une heure de grande écoute encore bien ! Un p’tit effort vestimentaire, s’il te plaît ! Allez, raconte quand même…

— Mon cher Bob, ( Pour rappel Bob Boutique est un des protagonistes de actutv :http://www.youtube.com/watch?v=9NVYfviMwWs, ) tes avis, je n’en ai rien à cirer, mais alors rien du tout…Je suis très contente. Na ! Une expérience de plus, j’adore ça !

— Et tes poses ? Non mais ! Tu as vu tes poses ? Affalée dans ta bagnole ! Tu sais que des milliers de belges t’ont vue et qu’ils savent à présent que tu ne nettoies pas ta bagnole très souvent, tu sais, ma belle…

— Je m’en fous ! Je garde un très bon souvenir de cette interview !

— Bon, ça va, raconte quand même, tu en crèves d’envie…

— Pffff, je sortais du lit et ils ont débarqué. Caméra et micro dans un grand sac rempli de dizaines de questions…Le thème, les petites maisons d’édition et leurs arnaques !

— Pourquoi ? Tu as subi une arnaque chez Chloé des lys ? Réponds vite avant que je ne t’étrangle !

— Mais non mais non mon cher Bob, je voulais justement raconter mes petites expériences et avoir la possibilité de m’exprimer !

— Eh bien, pour en dire de pareilles, tu aurais mieux fait de te taire…Ceci dit, on a vu quelques livres édités chez Chloé des lys, des livres illustrés par France Delhaie, c’est déjà pas mal…Et comme je l’ai dit, cette émission, On n’est pas des pigeons, est une émission de très grande écoute ! Bravo Carine-Laure !

Voici le lien vers l’émission On n’est pas des pigeons. La séquence concernant les maisons d’édition se situe vers 0 :38 mn

 http://www.rtbf.be/video/detail_on-n-est-pas-des-pigeons?id=1896401

— Mettons tout ça de côté, tu as des projets pour le moment ?

— Non, pourquoi ? Rien du tout, calme plat !

— Menteuse ! Je te connais trop bien…Tu mijotes, je le sens !

— Ah ah, je ne peux rien te cacher, décidément…Une expo de textes…Des textes écrits en m’inspirant de photos réalisées par Dominique Prime. Si tu veux en savoir plus, tu suis le lien :

Et sur la lancée, l’inauguration d’un comptoir de dédicaces, tu suis le lien aussi !

— Bien tout ça ! Continue ma belle ! Et surtout n’oublie pas de prendre les rendez-vous pour les interviews d’actutv, ça t’intéresse toujours ?

— J’sais pas, puisque je dois éponger ma bagnole…

 

 

Carine-Laure Desguin

 http://carinelauredesguin.over-blog.com



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