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Philippe Desterbecq a lu de l'autre côté de la rivière, Sybilla, d'Edmée de Xhavée

Publié le par aloys.over-blog.com

 

Phil D

 

 

"De l'autre côté de la rivière", c'est une chanson de Gilbert Bécaud. Ajoutez-lui un prénom "Sybilla" et vous aurez un très bon livre d'Edmée de Xhavée.

  Voilà déjà un bon moment que je connais Edmée. Nous nous sommes rencontrés par blogs interposés. Elle venait de publier "Les Romanichels" que je me suis empressé d'acheter et de lire.

Un peu moins de deux ans plus tard, je retrouve Edmée avec son nouveau bouquin "De l'autre côté de la rivière, Sybilla".

La couverture m'attire; je lis à peine le résumé, je n'hésite pas et je commande le livre chez Chloé des Lys.

Sitôt reçu, je commence sa lecture, sûr de l'effet qu'il produira sur moi. Les lecteurs du bloghttp://www.bandbsa.be/contes3/rivieresybilla.jpg d'Edmée savent ce que je veux dire. Sa littérature nous accroche et nous vivons avec elle les différentes aventures qu'elle nous relate, aventures qui sont souvent des pages de vie, d'une vie riche en rencontres et en découvertes.

Ce que je ne savais pas en lisant ce bouquin, c'est qu'il me plairait plus encore que "Les Romanichels".

"De l'autre côté de la rivière, Sybilla" est un très bon bouquin, impossible d'en douter! 

Emma et Jean, deux enfants au passé douloureux, ont grandi et ouvrent un restaurant. Lors de son inauguration, ils invitent tous ceux qui ont compté dans leur vie : ceux qui ont été bons pour eux, comme ceux qui les ont blessés dans leur existence car les épreuves font grandir, pas vrai?

Et ils se souviennent de leur parcours, de leurs joies, de leurs tristesses, ... Les invités font l'objet de souvenirs. Edmée nous invite à parcourir leurs existences, à découvrir leur caractère, à s'interroger sur leurs actions et peut-être même à les comprendre quand ils agissent mal.

En filigrane, on découvre Sybilla, l'ancienne gouvernante des enfants, qui est une narratrice tout à fait particulière de ces faits de vie. Plusieurs fois, je me suis demandé comment elle pouvait connaitre tous ces personnages aussi bien, leurs faits et gestes, leurs sentiments. Ca me semblait impossible et le roman n'en était pas tout à fait crédible. Je me suis même dit qu'Edmée aurait dû choisir un narrateur extérieur à l'histoire.  Puis, j'ai compris car, de là où elle se trouve, elle voit tout, elle sait tout.

Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas trop dévoiler l'intrigue. N'hésitez pas, frottez-vous à la plume d'Edmée, rencontrez Sybilla, Emma, Jean, leur famille et leurs amis. Vous ne pourrez passer qu'un agréable moment.

J'espère, Edmée, que tu nous prépares un troisième roman dans lequel nous pourrons plonger avec autant de délectation.

 

 

Philippe Desterbecq

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Philippe Desterbecq a lu "Contes bizarres" de Bob Boutique et "C'est quoi ton stage de Sophie" de Vuillemin

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Phil D

 

 

Il était une fois un lecteur, un lecteur comme il en existe des millions, toujours à l'affût d'un bon livre à se mettre sous la main ou plutôt sous les yeux.

Un jour, notre lecteur tombe sur un titre qui l'interpelle : "Contes Bizarres" de Bob Boutique. Bob n'est pas un inconnu. Il est libraire à Bruxelles, fait partie de la grande famille des Chloédeslysiens et présente, une fois par mois, une émission sur actuTV.

Intrigué par le titre, notre lecteur se procure donc le recueil de contes. Il commence à lire, bien installé danscover un fauteuil et ... arriva ce qui devait arriver ... notre lecteur est emporté par la première histoire, puis par la deuxième, la troisième et ainsi de suite jusqu'à la fin. Il ne décroche plus, tous ces contes (qui n'ont en fait rien de bizarre) l'entrainent dans des aventures dont il ne sortira pas indemne.

A la page 277, s'inscrit le mot "FIN" et notre lecteur crie "encore, encore, j'en veux encore!".

Parmi ces 11 contes, il me serait bien impossible de choisir celui que j'ai préféré; je ne pourrais pas plus retirer celui qui m'a plu le moins. Tous se valent, tous sont très bien écrits, avec des mots choisis, un style fluide, quelques belgicismes qui prêtent à sourire...

Bravo Bob ! Quelle belle plume et quelle imagination ! A quand le deuxième?

Bonne nouvelle : Bob m'a signalé que le deuxième vient juste de sortir de presse. Il figurera donc dans ma prochaine commande chez Choé des Lys.


L'histoire n'est pas finie. Notre lecteur, toujours à la recherche de bons bouquins à se mettre sous les yeux, lit un billet qui l'interpelle. On y parle d'un bouquin d'une auteure, également publiée chez CDL, mais qu'il ne connait pas. Le titre : "C'est quoi ton stage?". L'auteure : Sophie Vuillemin.

sophie vuilleminNotre lecteur passe commande et reçoit un petit livre à la couverture bleue qu'il se met à lire immédiatement. Il sourit, l'histoire commence bien : un ado, Pierre, un peu rebelle comme tous les ados, un peu méprisant comme tous les ados (?) surtout pour tout ce qui n'est pas jeune (c'est-à-dire moins de 20 ans!) se retrouve, bien malgré lui, en stage dans une maison de retraite. Deux semaines avec des vieux! Tu parles d'un stage! Que va-t-il bien pouvoir faire là? Porter des plateaux et torcher les vieux?

Et si les vieux avaient une âme? une âme et un coeur? Ca ne lui est jamais venu à l'idée, à cet ado comme les autres, loin de tous les soucis qu'on attrape avec l'âge.

Son stage ne se déroulera pas tout à fait comme il l'avait pensé...

Mais je ne peux pas vous en dire trop. Si vous voulez rencontrer Pierre et ses adorables vieux, rendez-vous dans le très bon "C'est quoi ton stage?".

Un livre à mettre entre toutes les mains ... surtout celles des ados.

 

 

Philippe Desterbecq

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philibertphotos.over-blog.com

 

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Martine Dillies-Snaet a lu "Les éphébiades" de Bertrand Van Autryre

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MARTINEJ’ai lu «Les éphébiades » de Bertrand Van Autryve

………Editions Chloé des Lys (*)

ISBN : 978-2-87459-395-6-.

Commentaires de Martine Dillies-Snaet

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

 

 

Mon dieu ! mais  que ce diable d’homme écrit  bien ! Et que le diable me pardonne, mais quel talent divin! Du haut de son Olympe, Zeus doit se retourner d’aise. Ca faisait longtemps qu’une muse ne lui avait joué de telles notes !

 

BERTRAND VAN AUTRYVE nous gâte par ses textes : poèmes d’amour, d’amitiés ambigües, de filialité, de religions,les-ephebiades.png …Et comme si cela ne suffisait pas,  la préface signée Paul Van Melle (*) nous gâte encore  davantage  en jetant « une lumière » sur  les écrits déjà si beaux.

 

Pourtant je ne me leurre pas : tout le monde n’accrochera probablement pas autant que moi. Il faut adorer les beaux mots, les beaux textes, la musique des mots que l’on nomme poésie pour aimer le livre de VAN AUTRYVE. Le lecteur qui ne jure que par l’un ou l’autre des autres types de littérature  aura  probablement plus de difficulté à apprécier les vers que l’auteur nous offre.

Mais quiconque aime la poésie trouvera dans chaque texte des vers qui l’agripperont. Quant aux classiques, ils seront ravis !

 

J’ai dévoré « Les éphébiades » de la première à la dernière page avant de vouloir rattraper de ci de là l’une ou l’autre expression, avant de m’en retourner le feuilleter dans le but de retrouver le vers qui me murmurait encore à l’oreille  et que je n’avais pas retenu. Que de moments agréables j’ai passés !

 

Un sacré beau livre de poésie pour un diable d’homme qui écrit sacrément bien !

 

Martine Dillies-Snaet

users.skynet.be/TheDillies           

 

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Alain Magerotte a lu "Le triangle sous le sable" de Gauthier Hiernaux

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Alain
LE TRIANGLE SOUS LE SABLE

Par Gauthier Hiernaux

 

Un des plus célèbres slogans de Mai 68 dit : «Sous les pavés, la plage», ce à quoi Gauthier Hiernaux (pas né en 68) réplique : «Sous le sable, le triangle». Rien à voir… pas sûr…

Dans le premier cas, il s’agissait de chercher quelque chose à rechercher sous les pavés pour inciter le chaland à les retirer et retrouver quelque chose qui évoque un avenir paradisiaque.

Dans le second cas, il s’agit de mettre à jour ce triangle, ce «mystère» dans cet univers à la fois futuriste et contemporain où tout est ordonné par les Dieux. Et qui dit «Dieux» (on pourrait aussi l’écrire au singulier), dit contrôle, obéissance, bref, un carcan dont il est très difficile de s’extraire.   

Cette manière de cadenasser une société est aussi une façon habile9782874594939_1_75.jpg ( ?) de masquer les faiblesses d’un royaume, d’un empire… d’une civilisation.

Dans ce monde formaté (quand je vous dis que ce n’est pas seulement futuriste… on y vient… on y est…), il y a toujours quelques courageux, quelques intrépides (souvent considérés comme des inconscients) qui tentent par leur(s) action(s) de faire vaciller ledit royaume ou ledit empire dont la puissance repose sur de peu solides bases. Ce qui rend, bien entendu, les «gardiens du temple» encore plus hargneux donc plus redoutables.  

J’éprouve une certaine sympathie pour Archiabald Von Espen (ou le Najar Von Espen). Sympathique ou pas, qu’importe, mais il me rattache à des valeurs, une civilisation qui, avec ses qualités et ses défauts, m’est familière…

Tout bien réfléchi, il y a un lien certain entre le Mouvement de Mai 68 et l’intrigue du «triangle sous le sable» que je me garderai bien de dévoiler, même si question «voile»… stop, ne nous égarons pas ! (Vraiment ?)   

Gauthier Hiernaux a réussi à me faire aller jusqu’au bout d’une littérature qui, à la base, n’est pas du tout ma tasse de thé. Et là, croyez-moi, il n’y a pas de mystère du tout, du tout. Cela porte un nom, le talent !

Car, en vérité je vous le dis; on peut tout enlever à Gauthier Hiernaux, même ses cheveux (ah bon, c’est déjà fait ?...), mais certainement pas son Talent que j’écris volontairement avec un t majuscule.

Son style est aux antipodes du style verbeux. Une écriture claire, limpide… la plus difficile à acquérir. Donc, face à une telle aisance, on se laisse transporter dans un univers qui ne vous lâche plus…

Grand séducteur, va !

    

Alain Magerotte

   

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Micheline Boland a lu "Arc et poésie" de Laurent Thomas

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boland photo

 

J'AI LU "ARC ET POÉSIE" DE LAURENT THOMAS


Ce recueil de poésie, écrit par Laurent Thomas, compte nonante-sept pages.


La couverture comprend un rectangle jaune dans lequel sont inscrits le titre et le nom de l'auteur. Jaune, comme la couleur qui se trouve au centre des blasons de tir à l'arc.


Comme je pratique le tir à l'arc en amateur et que j'aime beaucoup cette discipline, c'est avec un réel plaisir que j'ai abordé ce livre. On peut dire que Laurent Thomas, qui s'adonne à ce sport depuis plus de trente ans et qui a fondé et préside un club à Périgny sur Yerres, parle de son arc comme d'autres parlent de leur amoureux.


9782874595080_1_75.jpgCelui qui est familier de ce sport, trouvera de multiples résonances avec ses propres pensées, émotions et attitudes. Laurent Thomas y aborde avec finesse des sujets comme la palette, la cible, le concours, la pointe…


Je pourrais citer de nombreux passages qui m'ont touchée. En voici, quelques-uns à déguster :


"Et que la flèche garde,

Le souvenir de l'instant d'harmonie." (page 3)


"Je suis mon rival,

Mon concurrent." (page 23)


"Le beau est dans le geste de l'Archer." (page 53)

 

"A dessein le but tant désiré,

L'oublier pour mieux l'intégrer." (page 97)


J'ai souri en lisant le poème intitulé "Pas ma faute" dans lequel je me reconnais et reconnais des amis archers : ce texte évoque notre faculté à découvrir des excuses pour tout résultat médiocre.


J'ai adoré :"Prends l'Arc" qui débute ainsi :

"Prends l'Arc dans ta main, laisse-le glisser dans ta paume.

Il reconnaîtra sa place."

 

J'ai reconnu maints moniteurs dans "Maître" :

"Tes yeux n'ont jamais regardé ma cible fléchée,

Seulement la droiture de ma posture."


Un livre à recommander aux archers confirmés ou débutants, un livre qui mérite sûrement sa place dans tous les clubs de tir à l'arc ! Un livre à savourer lentement comme un excellent chocolat ou un bon vin.


Pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous invite à consulter le site de Laurent Thomas : http://club.quomodo.com/arc_et_poesie/accueil/bienvenue


 

Micheline Boland

micheline-ecrit.blogspot.com


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Gauthier Hiernaux a lu Nid de vipères de Christine Brunet

Publié le par aloys.over-blog.com

gauthier hiernaux2

Je l’attendais depuis longtemps…

Christine Brunet était, pour moi et avant tout, la maman dévouée des blogs Aloys et Passion créatrice, deux outils promotionnels et dynamiques destinés aux auteurs de la maison d’édition Chloé des Lys

Quand elle m’a annoncé l’arrivée de premiers exemplaires, je dois avouer que je l’ai un peu pressée pour l’obtenir en primeur.

Un peu plus de quatre cents quatre-vingts pages, une superbe couverture qui m’avait séduit des semaines auparavant, un texte aéré et propre, une écriture extrêmement fluide.

« Nid de Vipères » est présenté par son auteur comme un polar-thriller mais, au-delà deC. Brunet Nid de vipères toute l’enquête dont je ne dévoilerai rien (ou très peu) pour ne pas déflorer ce sujet, ce sont les aspects humains qui n’ont surtout intéressés.

L’héroïne, Aloys Seigner, est une personnalité comme je les aime : complexe et torturée, une femme forte et fragile à la fois, pleine de contradictions et de doutes.

La maladie qui la ronge et contre laquelle elle se bat sans cesse, la rend désespérément attachante.

Nils Sheridan, le « faux Bob » (en comparaison avec notre « vrai Bob » J), le premier rôle masculin de « Nid de Vipères », est autant professionnel quand il s’agit de mettre en pratique ses qualités d’agent du gouvernement, que « chien-fou-qui-court-après-chaque-bagnole » quand il est confronté aux femmes. On se surprend parfois à vouloir pénétrer dans le livre pour lui en coller une quand on assiste à ses réactions face à Aloys. Mais on lui pardonne l’instant d’après quand, suite à un acte de bravoure, il se rachète… ou, tout simplement parce qu’il réagit en être humain, faible et désemparé.

« Nid de Vipères » est un livre qui n’a rien à envier aux best-sellers américains. Ce qui le différencie, c’est l’approche particulière de Christine et son amour pour les voyages qui transparaît au fil du récit.

La Polynésie, Paris, Hong-Kong, Malte, la Birmanie… autant de destinations qui nous font rêver et qu’Aloys et Nils traverseront tout au long de l’histoire, pour notre plus grand bonheur.

Ce livre, je l’ai lu rapidement, trop vite sans doute parce qu’il donne une impression de vitesse dans l’action. « Nid de Vipères » est un bolide lancé à deux cents à l’heure sur une autoroute à quatre bandes et qui nous promet une suite tout aussi dingue !

Quoi ? Elle n’est pas annoncée ?  

 

Gauthier Hiernaux

grandeuretdecadence.wordpress.com

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Gauthier Hiernaux a lu Une belle époque de Kate Milie

Publié le par aloys.over-blog.com

gauthier hiernaux2 J'ai lu Une belle époque de Kate Milie


Je referme « La Belle époque » avec un sentiment indéfinissable qui n'a aucun rapport avec la qualité littéraire du roman paru début 2010 chez Chloé des Lys.

 

Au-delà de l'histoire qu'elle nous livre, Kate Milie nous entraîne dans une réflexion sur les moyens de communication dont on use aujourd'hui à l'envi et la déshumanisation progressive de nos rapports sous le couvert de nos masques : nos 'pseudos'.

 

« Valmont », le gémeau du 'Salon des Mots' se présente comme un libertin mais n'est-il pas un pervers narcissique qui s'invente une autre identité pour se jouer d'«Icône»?

 

« Jack » ne cabotine-t-il pas pour cacher au monde sa souffrance, physique et morale?

 

« Chevalier Noir » est le seul personnage dont l'auteur nous fera entr'apercevoir le visage démasqué ? Cette découverte, réalisée par «Icône» sera décevante comme la réalité l'est souvent?

 

Au-delà de leur désir de communiquer et de leur passion commune, aucun de ces internautes ne souhaite dévoiler sa réelle identité. Le lecteur n'apprendra rien de leur passé, de leur motivation ni de leur vie. Et sans doute est-ce mieux ainsi.

 

J'ai vraiment pris du bon temps en lisant « La Belle époque » de Kate Milie. Son écriture extrêmement fluide, son sens du rythme et l'alternance entre les tons des chapitres m'ont profondément séduit.

 

J'attends avec impatience son prochain ouvrage.

 

 

Gauthier Hiernaux

grandeuretdecadence.wordpress.com

  

 
 
 

 

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Alain Magerotte a lu Albert ou la quête d'un marathonien d'Alain BUSTIN

Publié le par christine brunet /aloys

AlainALBERT OU LA QUÊTE D’UN MARATHONIEN

                                           par Alain Bustin

 

Alain Bustin… voilà un jeune homme de soixante ans qui ne fait vraiment pas son âge. Je lui trouve physiquement un petit côté Gérard Holtz (journaliste sportif sur France Télévision du type «exhibitionniste dentaire») mais… avec un cerveau en plus !... Je n’ai pas dit «… avec, en plus, un cerveau !»… La nuance est de taille…  


Alain Bustin c’est Albert… ou le contraire, si vous préférez. Ce livre n’est pas simplement un prétexte pour narrer des courses menées tambours battants sous différents cieux. Un peu comme si Gaston Roelants ou Vincent Rousseau écrivaient leurs mémoires.


Il n’y a donc pas que la transpiration naturelle due à l’effort physique intense qui éclabousse les pages, il y a également ces nombreux cris d’amour pour la course, pour la bienveillance, pour la gentillesse et, pour ce père alcoolique et violent, parti trop tôt. Chaque objectif atteint (terminer la course), chaque victoire, rapproche un peu plus notre Forrest Gump wallon de ce père décédé tragiquement en mer. Quête d’absolu par le dépassement de soi… surmonter ses doutes, ses craintes… une sérénité tantôt perdue, tantôt retrouvée (temporairement)… Albert/Alain, pauv’ petiot en mal d’amour et de reconnaissance depuis sa naissance court toujours et encore...


Je ne peux résister à l’envie de vous livrer des extraits pour étayer mon propos :

… Les quelques randonneurs déjà présents à l’aube de cette magnifique journée nous cédaient, souvent à contrecoeur, le passage ! Même la majesté de l’endroit ne parvenait pas à révéler chez eux ces vertus humaines que j’estimais tant ! La courtoisie, la patience et la solidarité n’étaient alors que de simples mots, condamnés à flotter dans l’air, sans espérer pouvoir, ne fut-ce que pour cet instant, les habiter…

…Quand comprendrons-nous enfin que la clef du bonheur, ce sont les autres et la liberté, et non pas cette frénésie de vouloir toujours et encore plus vite tout contrôler, tout posséder, tout imposer…

… Comme une seule fois jadis, pose ta main sur mon épaule. Je m’en souviens si bien ! Ce jour-là, trop tard peut-être, tu m’avais promis de m’apprendre tant de choses et puis sournoisement le chaos de ta mort survint. Aujourd’hui, de la vie, je sais toujours peu. Mais en ce jour nouveau, sois sûr que je t’aime et que dans ma rédemption, tu seras toujours à mes côtés…


C’est un réel plaisir de découvrir, au fil des pages, ces appels à l’amour, àhttp://www.bandbsa.be/contes2/albertmarathon.jpg l’amitié, à la fraternité… nobles sentiments qui devraient en fait guider la vie de chaque individu sur cette planète.


Aux oubliettes la sinistrose déversée chaque jour par le JT, l’incommensurable vulgarité de la téléréalité et autres émissions débiles tenant le haut du pavé et nuisant ainsi gravement à notre santé mentale. Me revient alors à l’esprit la réflexion d’un prof. lorsque j’étais à l’univ. :

En parlant de la mort de Georges Pompidou, il disait : Un homme est mort. Je lui rétorquais : C’est parce qu’il était Président qu’on en parle. Tous les jours il y a des hommes qui meurent et on n’en fait pas tout un plat ! – Non, Monsieur, répondit-il, des hominiens, il y en a beaucoup, des hommes très peu.


Dans «Albert ou la quête d’un marathonien», nous croisons plus d’un homme. Rien qu’à ce titre, ce livre est réconfortant. 


Côté panorama, l’auteur nous livre des descriptions précises des lieux, des endroits. De vraies cartes postales en somme. A tel point qu’Alain/Albert m’a transmis le vertige des cimes comme Bashung m’avait transmis celui de l’amour. Ah, ces «Alain» tout de même… quels mecs… non ?


Bon, je m’arrête ici, il est temps de me ravitailler si je ne veux pas connaître la terrible défaillance… et vous, n’oubliez pas de vous approvisionner en lectures saines et passionnantes, comme celle-ci par exemple.


Alain Magerotte.             

http://www.facebook.com/group.php?gid=15339708991

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Micheline Boland a lu "De temps en temps" de Régine Roquet

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boland photo

J'AI LU "DE TEMPS EN TEMPS" DE RÉGINE ROQUET

 

Du suspense, des phrases courtes, une belle écriture, un voyage à travers différentes époques et différents lieux, des "allers-retours entre des mondes", un roman très agréable à lire, voilà ce que nous offre Régine. Un livre de trois cents quarante-cinq pages qui devrait sûrement plaire aux amateurs de science fiction, d'histoires fantastiques mais aussi d'histoires d'amour

 

Un livre qui met les cinq sens en éveil. Voici un extrait qui, tout en étant  exemplatif, vous mettra l'eau à la9782874594724_1_75.jpg bouche :"Il fait une chaleur insupportable; j'étouffe ma tête cogne violemment; j'ai l'impression qu'elle va éclater. Les tambours résonnent très fort. J'ai soif. Une fumée me gratte la gorge. Mes yeux pleurent; je ne parviens pas à les ouvrir. J'entends une litanie et je me laisse bercer ce chant ne m'est pas inconnu. Des odeurs très fortes m'écoeurent. Cela sent la graisse, l'urine, le chien sale, les herbes moisies et les fruits pourris. Je suis dégoûtée. Je ne peux réprimer un haut le cœur" (p.132) 


Je vous en dirai plus quand je l'aurai terminé mais je vous encourage déjà à vous procurer ce livre paru chez CdL.


Historienne, libraire, épouse de libraire et d'historien, Régine est bien connue à Charleroi. En effet, qui n'y connaît la belle librairie ancienne Grandchamps-Fafouille située dans le passage de la Bourse ?

 

 

Micheline Boland

http://micheline-ecrit.blogspot.com/


 


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Martine Dillies-Snaet : j'ai lu "Cinq pages" de Josette Lambreth

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MARTINE

 

 

 

 

J’ai lu « Cinq pages » de Josette Lambreth


 

 

 

Mais vous racontô toudis l’même chose ! Allo donc mett cauffer l’eau dans l’marabout !

Réminiscences.

 

Des mots qui me chantent à l’oreille tandis que je ferme le livre de JOSETTE LAMBRETH. Des mots échangés entre mes  grands-parents. Une petite chamaillerie comme il y  en a dans tous les couples. Petite fille,  je restais sagement  immobile sur le pas de la porte de leur cuisine. J’adorais leurs échanges « un peu colorés ». Je restais cachée car, devant moi, le français était de rigueur.

Tendresse.

 

            L’histoire de ces cinq pages n’est qu’un prétexte à l’histoire du vécu ancien. « Le bon vieux temps » des grands-parents était-il si bon que cela ? Mais qu’ont-ils donc vécu que nous ne connaissons pas ? Que la jeunessehttp://www.bandbsa.be/contes2/5-pages.jpg ne connaît pas ?

- Tout !

Tout ! De la lessive, avec ses odeurs particulières, qui durait trois jours à l’eau chaude à la vaisselle sans détergent que l’on versait dans l’auge des cochons,

des seaux d’eau à aller chercher au fond du jardin au cabinet à planche de l’autre côté de la cour,

des robes que l’on arrangeait pour la petite sœur aux kilomètres parcourus pour se rendre en classe,

du repassage des chemises amidonnées à l’arrivée de la première automobile,

de…

Souvenir des dires.

 

            J’ai eu la chance de beaucoup parler avec mes grands-parents. De savoir beaucoup écouter surtout.  Sans cesse, ils me  racontaient leur vie d’avant. Ma mère a pris la relève de manière à ce que je puisse me rendre compte de la facilité de la vie d’aujourd’hui. J’ai vécu dans les dires du passé, dans leurs histoires, leurs blagues, leurs rires, les messes obligatoires, l’estaminet des hommes. Et je retrouve une foule de choses dans le livre de JOSETTE LAMBRETH.

Dans un style plaisant à lire, ce livre  a le mérite de nous rappeler la vie d’autrefois et de raconter à ceux qui l’ignorent encore comment ont vécu nos parents et grands-parents. L’auteur a pris son bâton de pèlerin  pour que les enfants n’oublient pas. N’est-il point là aussi  le rôle du livre ? JOSETTE LAMBRETH nous offre ce qu’il y a de plus solide dans une vie : ses racines.

Les anciens prendront plaisir à revivre leurs années « d’avant » quant aux jeunes, au travers d’une histoire de punition, ils découvriront la vie de leurs aînés.

 

            Moi,  tandis que je tourne la dernière page, je ferme les yeux. Et je me souviens… Suis-je donc déjà si vieille que ça ?

Non ! Mais je me souviens d’eux.

Merci Josette.

 

  Martine Dillies-Snaet

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

            

 

 


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