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fiche de lecture

Alain Magerotte a lu "A un détail près", de Walter Macchi

Publié le par christine brunet /aloys

Alain
À UN DÉTAIL PRÈS
par Walter Macchi

 

Il y a du pet, comme on dit en argot. Comment ça ? Cela signifie que ça ne sent pas bon. Où ça ? Dans une boîte Suisse de parfum. Un comble !

La mort étrange de l’égérie d’une célèbre marque de cosmétiques, l’accident domestique bizarre survenu à la chef de marque d’une multinationale, l’incendie «non accidentel» de la galerie d’art qui abrite l’exposition d’un photographe de mode à la mode… tous ces événements ont un fil rouge.

L’auteur s’est bien documenté ou alors il en connaît un fameux rayon au niveau de la conception d’un parfum. Il nous invite par le biais de ses personnages, à suivre le parcours du 6ème sens, un parfum mystérieux, et nous entraîne ainsi dans une aventure au rythme trépidant. On ne s’ennuie pas une seconde, croyez-moi. Je ne vais évidemment pas vous raconter l’histoire, ce serait un sacrilège !

Je vais plutôt vous donner une idée de ce que pourrait être le casting si un jour, c’est dans les probabilités, ce roman était porté à l’écran.

Alors, dans le rôle du héros, Ugo Campana (tiens, Depardieu s’appelle «Campana» dans «La Chèvre»…), je verrais bien Gilles Lellouche (remarquable de crédibilité dans «A bout portant»). Eva, l’égérie, mmm… Laetitia Casta ou Alice Taglioni, j’hésite. Allez, je choisis la seconde, probablement influencé par son rôle dans «La Doublure».

Jane : Agnès Jaoui et Alice Sommers :… Juliette Binoche1° de couverture A un détail près (notamment pour son rôle dans «L’insoutenable légèreté de l’être»). Une actrice plus jeune ? Audrey Tautou…

Marco : Gérard Lanvin et Luigi, Jean Dujardin dans un rôle à contre-emploi, pourquoi pas ? Guillaume Canet pour Giulio, sympa, non ?

Oliver : Lambert Wilson et Le Guenn, Jean-Pierre Castaldi. Quant à Bill, Mel Gibson ferait bien l’affaire.

Mes aïeux, quelle affiche ! Ça va coûter une fortune ! Oui, mais une telle palette ne peut qu’attirer du monde et puis le scénar est en béton ! D’ailleurs, je conseillerais à Walter de prendre un pourcentage sur les entrées plutôt que de demander un forfait.

Voilà une oeuvre de classe par un auteur de classe. Tout est classe, y compris la cover ! Ah, l’élégance italienne !... Ça ne s’achète pas et ça ne se commande pas, même à Noël !

«A un détail près» est à consommer d’urgence par tout amateur de «policier» ou tout simplement par tout amateur de bonne littérature.

A un détail près : Walter dédie son livre à son père… coïncidence, j’ai également dédié «La part d’ombre» (mon p’tit dernier) à mon père.         

 

ALAIN  MAGEROTTE

  

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Walter Macchi a lu Nid de vipères de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Photo macchi

 

Walter Macchi a lu Nid de vipères

 

Son site: http://www.waltermacchi.com

 

 

Début avril. Je viens de déménager, ne suis pas encore tout à fait installé dans mon nouvel appartement quand le livre de Christine arrive dans ma boîte aux lettres. C'est un des premiers courriers, un présage peut-être…

 

Un enfant, le boulot, des milliers de choses à faire, un tas de formalité à remplir, le livre que je dépose sur une pile de cartons en attente au milieu du salon. Une semaine passe. Les jours s'écoulent comme une course sans fin. Finalement le weekend pour mettre un peu d'ordre dans ce capharnaüm, je range toute la journée. Lorsque le soir arrive, je m'attaque à ses foutues caisses.

 

Je saisis ce Nid de Vipères un peu volumineux mais à la couverture trèsCouverture Nid page 1 réussie. Je l'ouvre pour y jeter un œil tout en grignotant un sandwich, lis les premières pages, fais la connaissance du Commissaire divisionnaire Aloys Seigner, termine le premier chapitre, puis le second. La nuit tombe…

 

Ma première impression :  c'est pas bon ! Non, ce terme est mal choisi. c'est tout simplement excellent !

 

Maintenant que je l'ai terminé, ou plutôt dévoré, je peux vous dire que l'intrigue de ce polar qui flirte avec le roman d'espionnage est particulièrement bien ficelée, le rythme soutenu, les dialogues bien construits. Les voyages à travers le monde nous emmènent sur les traces d'une héroïne particulièrement attachante, les personnages plus vrais que nature ont du corps, ils sont froids et cruels par moments, dérangeants à d'autres, le scénario est plein de rebondissements et la fin tout à fait étonnante. Après avoir tourné la dernière page, j'ai regretté que le livre soit déjà fini. En deux mots, une perle !

 

Avec Nid de Vipères, j'ai eu l'impression de renouer avec la grande tradition du polar à la française, avec une touche de Brunet et un style bien particulier en plus. Du grand art.

 

Pour un premier roman publié, c'est un coup de maitre et il y a fort à parier que ce ne sera pas le dernier et qu'on entendra bien vite parler d'Aloys Seigner.

 

Je conclurais en disant que les caisses trônent toujours dans mon salon…

 


Walter Macchi

WWW.waltermacchi.com

 

 

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Edmée de Xhavée a lu "Grand-père va mourir" de Didier Fond

Publié le par aloys.over-blog.com

Edmee-chapeau

 

Grand-Père va  mourir, Didier Fond

 

On commence, et on ne peut plus s'arrêter!

Un roman bien construit, escarpé comme le lieu où il se déroule. Un cast de personnages comme Agatha Christie les adorait, avec l'hier sauvagement actuel encore et ses secrets entrelacés dans le temps, pulsant sans bruit sous une apparence de bonnes manières sereines.

Où se trouve la frontière épineuse entre loyauté et hypocrisie ? Tradition et emprisonnement ? Quel visage a l’amour, quel est le rictus de la haine ? Et quelle est donc cette rouge lueur d’espoir voletant dans la noirceur du passé ? Quelles sont les victimes, qui sont les tyrans ? L’amour peut-il fleurir là où ne l’avait pas semé ?

Les personnages sont plus complexes qu’ils ne le semblent de prime abord. J’ai par exemple apprécié le fait qu’Alex, le personnage central, ne soit pas sans défaut. Il a ses zones obscures, et l’auteur ne l’en excuse pas. Cet homme dont le présent et ses repères sont en suspens se voit soudain forcé de faire face à ses actions, son passé, le pouvoir de sa famille et son rang alors que son frère lui apprend que leur père se meurt là, dans cette noble forteresse sicilienne dominant la mer, le village et les vies alentour.

Les manières posées des habitants de la forteresse dissimulent des émotions qui vont peu à9782874594823 1 75 peu apparaître, se définir et épaissir le mystère de ces relations familiales implacables. Le secret est perceptible dès le début du livre, une sourde horreur qui a bouleversé la vie d’Alex, l’a durci, taillé dans la froideur d’un beau marbre sans veines. En pénétrant plus avant dans l’histoire cependant, on entrevoit un secret dans le secret, et puis d’autres encore, jaillis eux aussi du respect de la tradition. Que ce soit pour s’y conformer ou pour la contourner, voire la fuir. Mais s’il y a des rejets implacables et solennels, il y a aussi les grands pardons chauds comme une houle de larmes ayant mijoté trop longtemps, qui lavent tout et parlent d’amour, de famille, de clan.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre qui sonne juste, et vous aveugle de contrastes de lumière et ombre, amour et haine, bannissement et absolution.

Au passage : j’ai souvent regardé, pendant mes pauses, la très belle couverture, en parfaite harmonie avec le récit.

 

 

Edmée de Xhavée

edmee.de.xhavee.over-blog.com

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Christine Brunet a lu "L'étoile magique" de Philippe Desterbecq

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine Brunet

 

 

En commandant la livre de Philippe Desterbecq, je me suis demandée comment l'adulte que je suis devenue serait capable de s'émouvoir encore d'un texte conçu et écrit pour les enfants de 9/10 ans.

 
Il faut bien l'avouer, les contes de fées sont sans doute à l'origine de ma passion, l'écriture. Mais Philippe m'a prévenue: pas d'ogre, pas de sorcière, pas de lutin... Dommage...

Alors, pourquoi avoir choisi ce livre ? Pour la couverture, d'abord, et puis... pour le titre !http://www.bandbsa.be/contes2/etoilemagiquerecto.jpg "L'Etoile magique"... comme tout ce qui est magique m'attire invariablement...

Le livre a été avalé prestement. Au final, compliqué pour l'auteur de m'embarquer dans son histoire ? pas le moins du monde pour Philippe qui manie avec habileté un français à la fois riche et simple d'accès. je me suis amusée des noms saugrenus, des attitudes burlesques. je me suis émue avec le héros que l'aventure fait soudain mûrir.

Alors, vous savez quoi ? L'Etoile magique est un livre magique, de ceux qui retournent le temps, vous rendent votre âme d'enfant, votre pouvoir d'imagination... Un livre à découvrir..."

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

www.aloys.me

www.passion-creatrice.com

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Martine Dillies-Snaet a lu Une belle Epoque de Kate Milie

Publié le par christine brunet /aloys

MARTINEJ’ai lu « Une Belle époque » de Kate Milie


 


           

            Voilà maintenant une petite semaine que ma lecture d’   « Une belle époque » est  achevée. Contrairement à  mes habitudes, j’ai ressenti l’envie de laisser décanter les impressions et les réflexions que la lecture a engendrées. Pour  ma curiosité aussi ! Quelles effluves cueillerais-je encore quelque temps après avoir consciencieusement tourné la dernière page ?

Je vois mon PC clignoter rageusement, mais je  n’ai nulle envie de mettre le mot « effluve » au masculin. Pas avec KATE MILIE, non ! Pas avec elle ! Plus que n’importe qui, elle est femme jusqu’au bout d’elle-même.

 

            Jolie excuse que l’étude de Klimt et d’Ana pour permettre à l’auteur de jouer ses pièces sur l’échiquier du net. KATE MILIE s’amuse avec ses fous, son cavalier, son roi, ses tours. Chaque pièce, membre d’un forum, a un chapitre d’un roman à imaginer ; jeu subtil entre vérité et roman, entre fantasme et quotidien.

De cette « Belle époque », je n’ai guère envie d’en raconter l’histoire – très bien construite d’ailleurs--  car son but est uniquement de servir de verrou  à la porte  de  l’analyse du comportement de chaque personnage face aux dangers ( ?!?) de  l’addiction au net.

J’éprouve d’ailleurs, bien plus qu’avec d’autres romans, l’envie de parler de la9782874594281_1_75.jpg psychologie de l’auteur. Tout en charme et en femme, mais je me réserve cette part de réflexion.

 

            Une phrase m’a frappée et je viens de remarquer  que celle-ci a été retenue sur la quatrième de couverture : « Chaque personnage est dans une mise en abîme de lui-même ». Puissance de l’attirance vers nos différents « moi » intérieurs. Le net permet de les mettre en jeu : jeux innocents ? dangereux ? en tout cas, bien plus que l’absinthe de cette belle époque, comme le dit l’auteur.

Ce que j’ai surtout aimé chez KATE MILIE,  ce sont les quelques pages de dialogue du roman dans le roman. C’est dans ces pages qu’elle montre  le meilleur de ses capacités. Maintenant, je sais que j’aimerais d’elle un roman tout en psychologie.

 

            Et  finalement, que me reste-t-il de ces pages lues ? De l’aérien, du léger, du vaporeux … l’évanescence du temps que même la suite des réflexions profondes que le roman crée n’arrive pas à alourdir.

 

KATE MILIE, je suis bien sur mon nuage.

 

 

Martine Dillies-Snaet

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

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Gauthier Hiernaux a lu "l'éternité pour toi" de Jean Vigne

Publié le par christine brunet /aloys

gauthierhiernaux

 

L’éternité pour moi

 

‘L’éternité pour moi’, de Jean Vigne, m’avait été conseillé par Laurent ‘The Boss’ Dumortier, lors de la Foire du Livre de Mons en 2009. Il m’avait peint en quelques coups de pinceau un tableau des plus attrayants, n’hésitant pas à comparer l’auteur à Stephen King. Il faut dire que le préambule du second roman de l’auteur avait de quoi séduire le chaland. Pensez donc : une équipe de spéléologues découvrant dans une grotte inexplorée de Grenoble un corps pris dans la glace depuis plusieurs siècles avec, au poignet, une montre moderne !

 

Après un coup au cœur (Pensées noires tome 2 – Bon dieu ! faut-il avoir lu le 1 pour comprendre quelque chose ?!?), j’ai commencé ce roman qui débutait sous les meilleurs augures.

 

Le livre s’articule en deux parties, de longueur plus ou moins égales mais de qualité, pour moi, assez inégales. Je dois avouer que, si la première moitié du livre reste plaisante à lire avec son entrée en matière qui fait penser à ‘La Nuit des Temps’ de Barjavel, l’intrigue qui suit m’a fait l’effet d’un très long prologue, comme si l’auteur voulait démarrer au plus vite la véritable histoire, sans toutefois y parvenir.

Mais quand a débuté la seconde moitié, j’ai été pris au jeu. Le lecteur ne peut qu’être littéralement avalé par l’histoire. Tourner la page et découvrir la suite des aventures deshttp://www.bandbsa.be/contes/eternite.jpg héros devient un réel plaisir. En ultra résumé : une jeune et belle lieutenant de police et un vieil inventeur allemand projetés par erreur en pleine époque gauloise. Il y a de quoi rire.

Et bien non…

Manifestement bien renseigné sur les us et coutumes de l’époque, Jean Vigne nous présente les peuples de la Gaule (les plus braves, on ne se lassera jamais de le dire) sous un angle sensiblement différent. Nous nous amusions à suivre les pérégrinations, pas toujours heureuses, de ces deux purs produits du monde moderne.

Autre surprise de taille : la théorie de Vigne sur la célèbre Dame de Vix.

Vous ne connaissez pas ? Alors, lisez ‘L’éternité pour moi’.

 

 

 

Gauthier Hiernaux

grandeuretdecadence.wordpress.com

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Nadine Groenecke a lu Nid de vipères de Christine brunet

Publié le par aloys.over-blog.com

nadine groenecke

 

Nils Sheridan est agent secret. Au cours d’une mission qui a mal tourné, il se retrouve entre les mains d’individus qui, après l’avoir torturé et laissé pour mort, jettent son corps en mer du haut d’un hélicoptère. Entraîné aux pires situations, il parvient à regagner la terre ferme et à se dissimuler sur un voilier sur le point de larguer les amarres. A la barre, le commissaire divisionnaire Aloys Seigner qui ne tarde pas à découvrir le passager clandestin, sans vraiment s’en offusquer.  D’Honolulu à Mururoa, un mois va s’écouler pendant lequel l’un et l’autre vont rester sur leurs gardes. Néanmoins, une semaine avant leur arrivée, la jeune femme propose à Nils de se faire passer pour son mari dont elle est sans nouvelles depuis qu’il l’a quittée pour une autre femme. De cette façon, il parvient à regagner Paris en avion sans être inquiété. Une fois dans la capitale, Aloys lui offre même l’hospitalité.

Le livre est épais (485 pages), mais on se laisse tellement prendre par le rythme trépidantCouverture Nid page 1 de l’histoire qu’on arrive à la fin sans même s’en rendre compte. Pas de temps morts, pas de scènes qui s’éternisent, rien que de l’action. On bascule vite d’une situation périlleuse à une autre, tout aussi scabreuse, et on fait le tour de la planète. Bref ça déménage ! Au fil des péripéties, l’auteur nous révèle peu à peu la véritable personnalité de l’énigmatique Aloys. Femme de tête, reconnue unanimement par ses pairs pour ses capacités professionnelles et le sang froid dont elle sait faire preuve dans n’importe quelle situation, le commissaire divisionnaire dissimule pourtant plus d’un secret. Attiré par elle, Nils, le bel Irlandais, finira par les découvrir.

Pour une fois, c’est une femme qui tient la vedette et c’est tant mieux ! Une héroïne des temps modernes qui n’a pas froid aux yeux et qui fait la pige à tous les hommes de son entourage. Tous les détails livrés par Christine Brunet paraissent tellement crédibles qu’on se demande si elle n’a pas été elle-même commissaire ou bien espionne !!!

Je verrais bien une adaptation au grand écran, pour sûr qu’elle enthousiasmerait bon nombre de téléspectateurs. En attendant cette éventualité, il ne faut  pas manquer la lecture de « Nid de vipères ».

 

Nadine Groenecke

nadinegroenecke-auteur.over-blog.com

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Bob Boutique a lu "la part d'ombre" d'Alain Magerotte

Publié le par christine brunet /aloys

bobclin

 

 

Je le lui ai dit voici quelques jours, au cours d’une séance de dédicaces et il m’a regardé d’un air ahuri ! Pourtant je maintiens. Il y a un ‘avant’ et un ‘après’ Magerotte. Je veux dire avant ‘la part d’ombre’ et après…

Avant, je connaissais un brave nounours souriant qui enchaînait ses receuils de nouvelles comme des perles sur un fil à coudre, avec une imagination débordante qui fuse dans toutes les directions : le polar, le fantastique, la science-fiction… des histoires courtes, toujours plaisantes, qui se passent souvent aux Etats-Unis (allez savoir pourquoi ?), et qu’on lisait en un quart d’heure dans le train, dans le tram, pour passer le temps, sans crainte de s’ennuyer.

Je notais bien de temps à autre, une petite phrase piquante qui sortait du lot, et donnait à penser que l’auteur était sans doute moins primesautier, que ses histoires ne le laissaient croire. Mais le gaillard cachait bien son jeu et enrobait tout ça d’un humour décapant… le genre « on ne sait jamais très bien quand il cesse de rigoler et quand il commence à dire ce qu’il pense réellement. »

J’achète donc son sixième ou septième bouquin en me disant que je lirais le soir même dans la salle d’attente d’un docteur avec qui j’avais rendez-vous et là… je m’étonne (le bic en l’air, je griffonne toujours dans mes livres).

 

 

Je retrouve ce style un peu ampoulé, poli, qui vous décrit les situations les plus cocasses comme les pires horreurs avec des mots choisis, un rien vieille France… je reconnais les nombreuses considérations personnelles, souvent très drôles qui émaillent ses récits, mais il y a autre chose….

Les mots sont plus durs, les appartés plus cinglants, le ton plus acide… comme sihttp://www.bandbsa.be/contes3/partombrerecto.jpg derrière le nounours se profilait un homme différent, beaucoup moins sociable, beaucoup moins ‘tout l’monde il est beau, tout l’monde il est gentil’, un homme qui nous explique en filigrane que sans l’écriture il trouverait la vie bien terne, insipide…. Ajoutant même que sans cette évasion, il risquerait de plonger dans la dépression ?

« je le confesse : c’est la voix de l’expérience qui me fait parler de la sorte, ayant vécu, durant la majeure partie de mon existence, en harmonie parfaite parmi ces zombies dont les préoccupations majeures se résument à manger, à boire, à dormir et à ne pas trop se torturer le ciboulot… »

« La lutte pour la survie de mon équilibre mental au sein de cette jungle féroce peuplée de ces ‘beaufs’ m’apparaît aussi ardue, aussi vaine, que le combat mené par Don Quichotte contre les moulins à vent… »

Et puis ce paragraphe horrifiant sur un personnage frappé de tics et de tocs, et obsédé par l’hygiène : « Odilon répugne à se nourrir, sachant que cela l’amènerait à déféquer. Une activité naturelle qui horrifie ce maniaque de la propreté. Hélas quand l’ estomac crie famine, que faire sinon manger ? »

Et ça continue comme ça. On en reçoit plein la gueule ! On est loin des bisounours ou des détectives minables à la recherche de femmes infidèles. Le théâtre de marionnettes de Magerotte est soudain envahi par des poupées sombres et grimaçantes, paranoIaques, shizophrènes, autistes, déjantées et….

J’ADORE.

L’ ‘après’ Magerotte me semble extrêmement prometteur et ce que j’ai lu dans ‘la part d’ombre’ me donne l’impression (mais c’est évidemment très subjectif) qu’ Alain a décidé de casser son carcan d’homme civilisé et conforme pour exploser et libérer sa…. sa quoi ?

Sa colère ? Son ennui ? Sa libido ? L’inanité des choses ?

« ‘Etronnons’ de concert dans un puissant arôme de défécation conservatoire. Nous conjuguons le son et la lumière dans une symphonie de pourfendeurs de bidules… » etc… etc…

Bon, dans ce dernier paragraphe, c’est un personnage de « Beauf blues » qui parle et non Magerotte. Mais ça sort quand même de sa tête, non ? De sa plume ?

Puis enfin, comme perdu, égaré au milieu de ces nouvelles délirantes, un bijou ! ‘La maison’. Dix pages pour évoquer la bâtisse de ses grands parents quelque part au fin fond des Ardennes où il passait avec sa sœurs des vacances ou des séjours inoubliables. Un texte d’une sensibilité rare qui apparaît dans ce livre comme un immense coup de ciel bleu dans la morosité générale. Très curieux, étrange.

Un très très bon livre. Pour moi, son meilleur.

Et je me demande déjà, s’il y aura encore un ‘après’, après cet ’après’….

Pour le reste, c’est comme tous les recueils d’ Alain Magerotte, un livre d’une bonne centaine de pages (10 nouvelles ) avec une couverture en noir et blanc sur laquelle on a oublié de déposer le logo de Chloe des Lys ( ?) et un détail qui m’a un peu énervé… un texte publié avec de larges interlignes. Mais bon sang, qu’ est-ce qui lui a pris ?

Amen

 

Bob Boutique

www.bandbsa.be/contes.htm

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Christine Brunet a lu "A un détail près" de Walter Macchi

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine Brunet

A un détail près, 
Walter Macchi, 
Ed. Chloé des lys, 
ISBN: 978-2-87459-517-2



Je ne lis jamais de romans policiers: la peur d'être déçue, sans doute... sans doute aussi de plagier l'auteur. Alors pourquoi avoir lu "A un détail près"? Je vais être franche... La première de couverture... splendide... euh, la fille aussi... et ensuite le site de l'auteur, www.waltermacchi.com, dépouillé, très pro, très classe...

"A un détail près" est un roman policier (ça, je ne vous l'apprends certainement pas), mais1° de couverture A un détail près ce pourrait être un film: des personnages riches et bien campés, des décors originaux (Uccle, Genève, etc.), des détails techniques qui construisent l'assise réaliste du scénario et sa modernité.

Vous savez quoi ? Je l'ai lu en deux heures ! Impossible de lâcher l'histoire. Walter Macchi nous plonge dans l'univers peu connu, finalement, de la mode et de l'argent d'affaires.

Je ne vous dirai rien des péripéties... les derniers chapitres se profilent, on se ronge les sangs, on s'énerve de l'impuissance des héros face à une réalité plus forte qu'eux, et puis...

Non ! Vous n'en saurez pas plus ! Lisez !

Un excellent roman, très moderne, au style fluide, agréable qui mène sans problème les lecteurs par le bout du nez..."

Christine Brunet
www.christine-brunet.com
www.aloys.me
www.passion-creatrice.com

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Martine Dillies-Snaet a lu passé composé de Cathy Bonte

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

 

MARTINEJ’ai lu « Le passé recomposé » de Cathy Bonte


 

 

            CATHY BONTE  écrit bien, drôlement bien. Je ne peux m’empêcher d’admirer ces gens qui savent faire ce que moi  je n’arrive pas faire : des phrases simples et parfaites. Et ici, j’ai devant moi une  prose divinement  agréable à lire : les phrases  glissent les unes à la suite des autres, sans heurt, sans histoire. Telles les vaguelettes d’un ruisseau d’eau claire, elles passent devant vous et vous, vous  les laissez passer sans essayer de les attraper.  Un style des plus  agréables à lire.

 

             

Durant toute ma lecture, je n’ai  pu m’empêcher – et d’ailleurs je n’ai même pas essayé-   de m’identifier à chacun des personnages du roman. Bien souvent, le lecteur  entre  en symbiose avec un personnage particulier. Ici, l’art de CATHY BONTE  est de nous faire, et ce d’une manière  imperceptible,  endosser l’identité de  chacun de ses personnages. On est tour à tour  une fille révoltée, une mère déçue, un loubard auhttp://idata.over-blog.com/0/51/93/56/couverture_pass__recompos_.jpg cœur d’or, un garçon tendre, un père aimant … et j’en passe. Je n’ai pu m’empêcher d’entrer dans la peau de chacun d’entre eux.

Pourtant j’adhère difficilement  au roman et  cela pour  une question d’âge et non une question d’histoire : cette dernière est réellement bonne.

 

            Pour moi, ce  livre s’adresse surtout à la tranche d’âge 15-25 ans et j’oserai ajouter qu’il ferait mouche dans les écoles techniques et les CEFA. Il est à la portée de tous, tant l’art de l’écriture porté par CATHY BONTE est frais,  simple et, par là,  de haut vol. Comme l’a un jour dit quelqu’un, voici un livre qui  devrait être remboursé par la Sécurité sociale. Il sent bon la fraîcheur et l’optimisme, il force à voir le bon en chacun et donne l’envie d’être heureux.

Oui,  ce roman donne surtout le désir du bonheur, celui de la fraîcheur, du pétillement de la vie. L’histoire du « Passé recomposé » est une histoire qui ne peut que toucher ces jeunes ; ils ne pourront rester indifférents.  De cette lecture, ils n’en ressortiront que meilleurs, que « mieux dans leur peau ». Ils oseront les sentiments, le travail, le partage, la douceur.

 

            CATHY BONTE signe avec « Le passé recomposé », un livre à défendre, à recommander à vos enfants, voire à leur  professeur de français. L’étudier ensemble permettra d’en retirer toute la richesse du cœur qu’il contient.

 

            Le cœur de l’auteur doit être aussi grand que celui qu’elle nous offre avec son second livre. C'est le premier qui  attise maintenant  ma curiosité.

 

 

Martine Dillies-Snaet


http://users.skynet.be/TheDillies/ 

             

           

 

       

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