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Christine brunet a lu "le bonheur est dans le conte" d'Anne-Marie Jarret-Musso

Publié le par christine brunet /aloys

 

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J'ai lu "Le bonheur est dans le conte" d'Anne-Marie Jarret-Musso

Ed. Chloé des lys

ISBN : 978-2-87459-520-2

 

 

 

Je viens de recevoir ma commande de livres... Mais où est "Le bonheur est dans le conte" ? Un oubli ?

Je soulève les deux pavés du dessus et me voilà rassurée... Il est là, tout petit opus de 41 pages. Un peu surprise, je m'installe et me voilà projetée dans l'univers magique de la fée Fata.

Quatre contes philosophiques en première partie et deux belles histoires...http://www.bandbsa.be/contes3/bonheurconterecto.jpg Un style facile, à la portée de tous pour nous faire rêver l'instant de quelques pages. 

 
Voilà que Fata nous fait réfléchir sur nos envies, notre vie. Un comble !

J'ai fait ensuite le test avec mon fils de dix ans. Il l'a lu d'une traite... Bon signe ! Puis les remarques ont fusé... sur sa vision de la vie, de son futur, ce qu'il veut et pourquoi.

Je pense que "le bonheur est dans le conte" est un recueil destiné en priorité aux enfants, une excellente approche très pédagogique de la façon d'atteindre un idéal de vie.

 
Un petit recueil qui ne paie pas de mine... et que j'ai offert à la bibliothèque de l'école de mon fils... J'ai envie que d'autres enfants se plongent dans l'univers de la fée Fata et celui, plus sérieux d"Anne-Marie Jarret-Musso.

 

Vous désirez en savoir plus ? http://www.am-jarretmusso.venez.fr/

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Couverture Nid page 1

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Christine Brunet a lu "Bizarreries en stock" d'Alain Magerotte

Publié le par christine brunet /aloys

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Bizarreries en stock, Alain Magerotte,

ISBN 978-2-87459-081-8

Editions Chloé des lys

 

 

Je suis une inconditionnelle des nouvelles douces amères d'Alain Magerotte, tantôt policières, tantôt fantastiques mais toutes, études de l'âme humaine. Pourtant, je dois avouer que la couverture de cet opus freinait mon envie d'en découvrir le contenu. 


Mais ouf ! Alain Magerotte en a changé et celle-ci a immédiatement attisée ma curiositéhttp://www.bandbsa.be/contes3/bizarreries.jpg déjà titillée par quelques nouvelles publiées sur le blog aloys. Quoi, vous ne vous en souvenez pas ? Allons bon... les goûts gastronomiques d'Achille Lépine de vous rappellent rien ? Ou encore "un pied dans la tombe", "La file d'attente" ? "Le bureau au fond du couloir" non plus ? 

 

Bizarreries en stock, bizarreries humaines... Les textes sont acides, moqueurs, marrants, nous amènent encore et toujours à une introspection, le sourire aux lèvres. Les personnages, magnifiquement campés, sont toujours atypiques mais, finalement, proches de nous. On rit, on grince des dents, on applaudit aux jeux de mots, et on en redemande.

 

Et le style, me direz-vous ? Riche, une écriture facile qui attire inéluctablement le lecteur dans la toile de l'auteur et le piège bel et bien. 

 

Une nouvelle préférée ? Le choix est compliqué mais "je suis mort le..." est un petit bijou.

 

Un mot, un seul : bravo ! 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Couverture Nid page 1


 

 

 

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Christine brunet a lu "Nouvelles de l'Est" de Gauthier Hiernaux

Publié le par christine brunet /aloys

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J’ai lu « Nouvelles de l’Est » de Gauthier Hiernaux

ISBN 978-2-87459-660-5

Editions Chloé des Lys

 

Site de l'auteurgrandeuretdecadence.wordpress.com

 

 

 

Je me replonge avec plaisir dans l’univers de Gauthier Hiernaux. Même contexte politique que les opus précédents, même écriture, mais une autre approche : cette fois, l’auteur nous présente des tranches de vie au travers de personnages atypiques dans un contexte de guerre.


Pour une fois, Gauthier Hiernaux utilise non plus le genre du roman mais celui de la nouvelle. Pour être honnête, j’étais peu attirée et perplexe quant à la capacité des nouvelles de faire passer l’ambiance des précédents romans.


Bon, nous revoilà plongés dans une Terre appartenant à un univers parallèle au nôtre.http://www.bandbsa.be/contes3/nouvellesest.jpg Nous faisons connaissance de personnages aux physiques très marqués comme le Dragon Ilwad ou le barbare (je vous laisse les découvrir…).


Cette fois, le contexte est plus marqué, un savant mélange de monde romain antique, soviétique, mythologique et futuriste. Les textes sont courts, très vivants, parfois surprenants, démontrant à nouveau les manipulations d’un pouvoir politique totalitaire capable de tout pour asseoir sa légitimité. L’expansionniste, la peur de la différence, l’endoctrinement, le racisme, les préjugés, l’obscurantisme, autant de sujets abordés.


Un style toujours très agréable, très vivant. Un grand bravo à l’auteur qui m’a entraînée durant de trop courtes heures dans son univers. 

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Couverture Nid page 1

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Nadine Groenecke a lu "Une belle époque" de Kate Milie

Publié le par christine brunet /aloys

 

nadine groenecke

 

J’ai lu « Une belle époque » de Kate Milie



En ouvrant le livre de Kate Milie paru aux Editions Chloé des Lys, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre hormis à un voyage culturel de la fin du XIXème siècle au début du XXème. Eh bien, je ne l'ai pas regretté ce voyage, j'ai lu l'ouvrage d'une traite !

Ce livre, tout à fait singulier, donne la parole à cinq personnages qui se rencontrent régulièrement sur un espace virtuel pour évoquer la période de la Belle Epoque. Icône, Jack, Clea, Chevalier noir et Valmont échangent leur point de vue en conversant subtilement, en se taquinant, en se disputant et aussi en batifolant. Les propos sont savoureux et rappellent les salons littéraires du siècle des Lumières. On navigue avec délices entre passé et présent et on s'interroge en même temps que les personnages : qui se cache derrière tous ces bons mots ? Qu'est-ce qui pousse chacun à se prêter à cet exercice virtuel ? Chevalier noir répond à cette dernière question :

Par goût du jeu, par passion pour l'échange, par intérêt pour les thématiques abordées, par curiosité, par plaisir... Mais aussi parce que la maîtresse de ces lieux... me paraît attrayante.

Chevalier noir aurait-il une idée en tête ? Ou alors Jack qui se dit ouvertement amoureux d'Icône et qui aimerait bien la rencontrer en chair et en os ? Faut-il se méfier de Valmont, le libertin ? Icône doit-elle suivre les conseils de prudence de Clea ? Le salon et le forum des "Fous des mots" se révèlent à la fois théâtres de fantasmes et ateliers d'écriture ; ils nous réservent, de surcroît, quelques surprises.

"Une belle époque" se veut également instructif sans être rébarbatif. Le livre idéal, donc, pour qui souhaite se divertir tout en apprenant. Les étudiants en histoire de l'art devraient impérativement se le procurer ! Car rien de cette période n'a échappé à l'auteur. Le roman interactif qu'entreprennent de rédiger ses cinq personnages sera, par exemple, prétexte à évoquer la vie de Gustave Klimt et d'Ana, son modèle préféré. Et voici comment Icône parle de l'Art nouveau :

Finis les lignes droites et les angles cassants des maisons en pièces en enfilade, finis les angelots grassouillets, les dorures superposées et les tentures lourdes. Tout cela a cédé la place à un monde fait de volutes, de courbes, d'ondulations révélant que le raffinement est devenu la seule idéologie des chercheurs de lumière. Celle-ci est entrée dans les maisons, les a inondées, s'est reflétée sur les parquets, les bois précieux, les mosaïques et au gré du soleil a égayé les vitraux décorés de motifs floraux.

Vous l'aurez compris, j'ai vraiment été séduite par l'originalité de ce livre, par l'écriture fluide de son auteur et9782874594281 1 75 par les thèmes abordés, notamment l'art et l'écriture. Mais c'est quoi au juste la séduction ? Voici l'avis de Jack sur le sujet :

Il ne fut pas capté par sa beauté. Il ne fut pas capté par l'élégance de ses gestes. Il ne fut pas capté par l'éclat de son regard. La séduction n'a rien à voir avec des histoires de beauté, de traits, d'élégance. La séduction est proche du mystère, de l'animalité, du surprenant, du fulgurant. 

Pour en apprendre plus sur l'auteur, cliquez à l'adresse ci-dessous : 

http://kate-milie.skynetblogs.be/

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Alain Magerotte a lu "Une belle époque" de Kate Milie

Publié le par christine brunet /aloys

 

Alain

 

UNE BELLE ÉPOQUE

Par Kate Milie

 

Image (27 février, 16H30) : Oyé, oyé, bonnes gens. Rejoignez-moi vite sur la toile, j’ai quelque chose d’important à vous dire…

Chevalier blanc (27 février, 16H35) : Je suppose que ça ne vient pas à cinq minutes… je t’écoute, ou plutôt, je te lis…

Image (27 février, 16H38) : Je viens de terminer un bouquin surprenant et drôlement bien fichu…

Chevalier blanc (27 février, 16H40) : Ah ? Tu ne m’étonnes guère. Nos correspondances sont toujours riches en matière d’échanges culturels…

Image (27 février, 16H43) : Et je ne dérogerai pas à la règle. Mais bon sang, que font les autres ?

Chevalier blanc (27 février, 16H45) : T’en fais pas pour eux, ils finiront par nous rejoindre…

Image (27 février, 16H46) : T’as raison. Voilà, je viens de terminer UNE BELLE ÉPOQUE9782874594281 1 75 d’une certaine Kate Milie… et, comme on dit, j’en ai pris plein la figure. C’est l’histoire de cinq internautes amoureux des lettres qui correspondent sur le net par le biais du Salon des fous des mots. L’initiatrice de ce site a pris le pseudo d’Icône. C’est une passionnée du peintre Gustav Klimt et de la fin XIXème/ début XXème siècle. Ses correspondants ont pour pseudos Jack, Cléa, Valmont et, ton négatif, Chevalier noir.

Chevalier blanc (27 février, 16H55) : Valmont… je suppose que c’est en référence à cet aristocrate manipulateur et libertin des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, une œuvre majeure du XVIIIème siècle…

Image (27 février,16H57) : En plein dans le mille, Chevalier blanc, mais je n’en attendais pas moins de toi. Le Valmont en question est un amoureux, lui, du XVIIIème siècle et se trouve être également quelqu’un d’assez coquin.

Chevalier blanc (27 février, 16H59) : Hé, hé, tu m’en diras tant…

Cléo (de 5 à 7) : Salut les p’tits loups ! Quoi de neuf ?

Image (27 février, 17H01) : Hello, toi. Je te fais un transfert de mes courriels avec Chevalier blanc, ainsi tu pourras voir de quoi il retourne…

Cléo (27 février, 17H03) : Woaw ! Ça m’a l’air bigrement intéressant ! Image, tu as le génie de dégotter des trucs d’enfer ! Faudra que tu me donnes la recette pour avoir une aussi bonne truffe que la tienne !... Tu peux encore nous en dire davantage sur ce bouquin ?...

Image (27 février, 17H04) : Certainement, ma chère Cléo… nos internautes décident d’écrire un roman à cinq mains. Leur héroïne est Ana V. Elle a vingt ans en 1900. Klimt l’a remarquée dans la « Berggasse ». Ana est détentrice d’un terrible secret et devient l’égérie du peintre mais aussi une grande poétesse…

Cléo (27 février, 17H05) : Il y a donc une histoire dans l’histoire…

Image (27 février, 17H06) : Tout à fait. Plus fort encore… il y a une connexion entre les personnages du roman et les internautes…

Cléo et Chevalier blanc en chœur et à 17H08 : Hé ben dis donc…  

Image : Ce livre regorge de réflexions ou de questions concernant la société d’hier et d’aujourd’hui. Tiens, je te donne un échantillon : … De la société de consommation, on est passé à une culture de la consommation. Quant à l’information à laquelle nous avons accès grâce aux immenses autoroutes visuelles, nous pouvons dire que nous avons connu une «société de l’information» qui a vite pris des allures de «culture de l’information» et a finalement donné naissance à une véritable «consommation de l’information».

Cléo (27 février, 17H09) : Cela pourrait faire un beau sujet de dissertation pour un examen…

Chevalier blanc (27 février, 17H10) : Et comment les amies…    

Image (27 février, 17H12) : Je vous le recommande donc vivement. Sa lecture sera la seule bonne raison à un éloignement de votre part de nos discussions… 

Chevalier blanc (27 février, 17H12) : Je vais te faire un aveu, Image, je l’ai lu également et je voulais simplement voir si tu avais la même opinion que moi…

Cléo (27 février, 17H 13) : Quant à moi… qui vous dit que je suis une femme ?...

Image (27 février, 17H 14) : Les langues se délient comme dans le final d’UNE BELLE ÉPOQUE… alors, tant qu’on y est, je vous révèle que derrière Image, se cache…

 

 

Alain Magerotte.

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Anne Renault a lu "De l'autre côté de la rivière, Sybilla" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

 

renaultanne

 

 

Anne Renault a lu :

 

 « De l'autre côté de la rivière, Sibylla » (éd . Chloé des Lys, Belgique), d'Edmée de Xhavée

 

 

A peine venais-je de refermer le livre que je l'ai rouvert aux premières pages – retour de ce long flash-back – pour le plaisir d'y retrouver tous les personnages du roman, qui, après lecture, s'étaient en quelque sorte « remplis » de leur histoire et apparaissaient dans toute leur densité, construite touche par touche au fil du livre.

Ce très beau texte, second roman d'Edmée de Xhavée, est, suivant les traces du premier, « Les romanichels », une saga familiale. Il nous entraîne dans les méandres de la vie d'Emma, de son frère Jean, mais aussi de celles et ceux qui vont les approcher, de façon durable ou éphémère.

« Et Sibylla ? », me direz-vous, celle qui attend « de l'autre côté de la rivière » ?  Eh bien, Sibylla, l'on pourrait dire que c'est le personnage majeur du roman, puisqu'elle en est la narratrice. Et cependant elle apparaît simplement ici ou là, toujours pour aider, protéger, aimer. Présence supérieure, tutélaire, qui, au-delà même de la mort, continue à veiller sur les enfants dont elle a été – pour leur sauvegarde et peut-être leur survie – la gouvernante. Sibylla, grand ange de l'amour, qui donne au roman une dimension spirituelle, même si elle se manifeste d'une façon toute charnelle, par la délicate odeur de sa poudre de riz...

Au début de l'histoire, une « faute », c'est ainsi que l'on nomme, dans la bonne9782874595196 1 75 société de la région liégeoise, comme dans tout milieu conventionnel et bourgeois,  l'abandon de son mari et de ses enfants par une épouse et une mère. Et la faute, comme il convient, sera punie, car l'histoire scandaleuse finit mal.

C'est alors que commence celle de ses deux enfants, Emma et Jean, qui se retrouvent emprisonnés dans l'austère maison des grands-parents maternels, les Dupage, et livrés à leur tante Marie, femme frustrée et persécutrice, dont la méchanceté inventive aurait pu les détruire, n'eût été la protection constante que leur apporte Sibylla. Le destin des enfants se construit cependant dans l'isolement et la souffrance, que l'affection inaltérable qui les lie vient cependant tempérer. 

De mariage catastrophique en instabilité affective, voilà Emma et Jean bien mal engagés dans leur vie d'adultes. A cela s'ajoute pour Emma le pire deuil qui soit, celui de son enfant.

Mais « Sibylla, de l'autre côté de la rivière » est un roman sur l'amour triomphant. Il gît, caché, attendant son heure, et remporte la partie, apportant apaisement et bonheur.

Autour d'Emma et de Jean, gravite une galerie de personnages, charmants ou grotesques, bons ou mauvais, tous hauts en couleur et parés de la vérité de la vie.

« Sibylla, de l'autre côté de la rivière », un roman sur l'amour, mais aussi sur la mort , dont Edmée de Xhavée nous   offre une image étonnamment sereine et poétique, dans la très belle métaphore de cette qui rivière que l'on franchit tous un jour. Mais sur « l'autre côté », point de néant, aucun règlement de comptes. Une figure bienveillante, accueillante nous attend et nous aide au passage. Ainsi ce grand-père, qui accueille son petit-fils, JC, par cet émouvant « Viens, mu pti fi, n'aie pas peur, je te rattraperai ».

Quant à l'écriture, Edmée de xhavée a l'art peu commun de mélanger acuité psychologique et fantaisie, réflexion profonde et détails gracieux, sensualité et humour.

J'ai été passionnée par ce livre, par la richesse de ses personnages, par l'entrelacement des récits. Et je sais aussi que ne s'effacera pas de ma mémoire l'image radieuse de Sibylla et que moi aussi, sans doute, dans les moments de doute ou d'inquiétude, je chercherai les effluves de sa poudre de riz... 

 

 

Anne Renault

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Carine-Laure Desguin a lu "Suicide dans l'après-midi" d'Anne Renault

Publié le par christine brunet /aloys

desguin

 

J’ai lu : Suicide dans l’après-midi de Anne Renault,

             Ed Chloé des Lys, 2011, ISBN 978-2-87459-607-0

 

Intriguée. J’étais intriguée en lisant ce titre, suicide dans l’après-midi. Et puis cette photo de couverture : un homme appuyé conte une une robuste colonne de pierre, un gsm collé à l’oreille. Devant lui, au loin, la mer du Nord. Que j’aime tant.

Plus je lisais ce livre et plus j’étais intriguée, emmêlée dans une spirale. Je voulais savoir ce qu’il arriverait à celui-ci, à celui-là…Puisqu’à chaque ligne, on perçoit, par dose homéopathique, un mystère, quelque chose de contradictoire qui doit survenir ; ça se renifle.

Le livre, une petite dizaine de nouvelles. Des hommes et des femmes ancrés dans la platitude de la vie et puis clac, la bascule…

 

Pierre, instituteur d’un village situé en bord de mer. Pierre, son travail, son épouse. Une vie paisible, sans heurt…Sans heurt ?

Une rumeur, celle d’un accident à la centrale toute proche ; il n’en fallait pas plus à Pierre pour…

P 17 : Avec la violence d’un coup, j’ai revu la plage froide, lessuicide anne rouleaux, une femme blonde qui n’était pas Juliette. On ne ferait pas de moi un citoyen modèle. Personne ne m’arracherait à mes rêves.

 

P 55 : Mon père est un homme gai.

Une fille et son père, veuf, partagent le même appartement. Dans ce texte, tout l’amour d’une femme pour son père. Un quotidien partagé, une connivence dans les gestes et les mots. Et puis voilà que toutes ces sentiments bien rangés, bien en place, se désharmonisent.

P69 : Je ne devine pas encore ce qui va se passer, mais je sens qu’il apris une décision, et que tout va changer.

 

Le suicide de Joseph Van Aragon, un photographe. L’après-midi, il vait photographié une jeune fille. Le soir, il se tire une balle.

Cette histoire s’enchevêtre dans celle de Hans, un garçon différent des autres. Nerveux, difficile, rusé. Il jette des pierres sur les canards. Mais si attentif pourtant, quand il protège la petite chatte.

P92 : Mais un calme inconnu, peut-être une douceur, l’a envahi, l’a reposé un instant de sa rébellion quotidienne. La chatte est devenue une pause tendre dans son existence de petit soldat.

Plus tard, Hans devient croupier, au casino d’Ostende.

P116 : Un mouvement s’ébauchait, et je m’arrêtai. Une forme tournait très lentement sous mes yeux. C’était un corps, un corps de femme, et il était nu.

 

Un meurtre…Une vengeance ?

P 160 : Elle avait saisi le cendrier de cristal…

 

Histoire d’un homme.

P 183 : Quelque chose, mais il ne savait pas quoi, lui jouait un mauvais tour…

 

L’écriture de cet auteur, une plage à marée basse, le bruit uniforme des vagues qui viennent mourir doucement, entre méduses et coquillages. Et puis soudain, la marée survient, presqu’en avance, comme si nous l’avions oubliée, comme si nous avions pensé que tout resterait comme ça, lent et sans heurt. Des personnages surprenants, je dirais même, qui se surprennent eux-mêmes…

Des descriptions de paysages qui donnent envie de se déplacer. Allons voir si cette lumière est bien celle-là …

L’atmosphère de ces villes flamandes ;j’avais en lisant ce livre l’impression de  ressentir tout au fond de moi les odeurs des rues d’Ostende, les ombres des maisons. Puisqu’après tout, je connais si bien cette région et depuis si longtemps…

Une étoile en plus pour l’histoire de Hans et celle de sa sœur, qui interfère dans…mais là, suspense !

 

http://Carinelauredesguin.over-blog.com

 

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Carine-Laure Desguin a lu "Sauvetages" de Nadine Groenecke

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

desguin

 

J’ai lu SAUVETAGES de Nadine Groenecke, Ed Chloé des lys, 2011,

                                                                             ISBN 978- 2- 87459- 574-5

http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com

 

P49 : ….Et dire que six jours plus tôt, il annonçait ma mort ! Hier débordant de vitalité et, aujourd’hui, rien qu’un cadavre allongé dans un tiroir de la morgue !

 

Pour être dans la mouise, lui, il est dans la mouise. Lui, c’est Jacques Mervan, écrivain à succès et critique littéraire. Le chroniqueur bien connu de l’émission « on aura tout vu tout entendu », Roland Putier vient d’annoncer, par erreur, la mort de l’écrivain. Par erreur ? Hum, hum…

A l’annonce de sa mort, Jacques Mervan, depuis quelques moishttp://www.bandbsa.be/contes2/sauvetagesrecto.jpg englouti dans une profonde dépression rebondit et décide, de connivence avec sa maman, de s’isoler dans une demeure familiale sur l’île d’Oléron, pour écrire un roman et laisser croire à une pseudo disparition.

 

Ah, ce Jacques Mervan, pour s’engouffrer dans des situations rocambolesques, il est le plus fort. Direction l’île d’Oléron, boum, une beauté stoppe sa voiture. Une jeune femme muette, pourchassée par son ex croit-il comprendre, hop, jacques Mervan l’embarque avec lui. Arrivés à destination, la télé annonce que Roland Putier vient d’être assassiné et que les soupçons se portent sur devinez qui ? Sur lui, le désormais introuvable !

 

P61 : …Que devais-je faire ? Me rendre à la gendarmerie pour me livrer et expliquer le scénario….Mais tiendrait-on compte des dires d’une étrangère muette ?

 

Là, il patauge le Jacques Mervan, il patauge. Par chance, Espéranza l’emmène à quelques kilomètres de là, chez une amie.

Cependant, sa vie reste semée d’embûches et de contradictions !

P70 :  Mais qu’elle était donc la personne qu’elle tenait à joindre et pourquoi ?

P106 : Les mots entendus s’entrechoquent dans ma tête.

 

Et c’est qu’il n’est pas au bout de ses peines, ce Jacques Mervan ! Est-ce un hasard, cette rencontre avec la belle Espéranza ?  Et sa mère, avec qui il entretient une relation quasi-fusionnelle, quel rôle joue-t-elle dans tous ces quiproquos ?

 

Sauvetages, c’est 164 pages à lire sous le soleil estival, les orteils en éventail, le chapeau de paille bien entassé jusqu’aux sourcils. Un livre bien écrit et très divertissant. Et de temps en temps, ça fait du bien, ça évacue la morosité ambiante.

 

Après la parution en 2009 de « Trop plein », un recueil de nouvelles qui remporta un beau succès, Nadine Groenecke, signe ici un roman mêlant intrigues et humour, tout cela rédigé dans un style impeccable. Souhaitons à cette lauréate du prix Odette Masfellder 2011 un succès bien mérité.

 

A l’instant, ma maman m’écrit par sms : André Dussolier est DCD. Je zieute sur google et je lis : le comédien Michel Duchaussoy vient de nous quitter.

J’attrape « Sauvetages » et je veux que maman le lise, ce roman-là. Pour lui signifier que c’est vraiment pas la peine d’élaborer des stratagèmes ….

 

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

 

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Christine Brunet a lu "En quête de sens" de Christel Marchal

Publié le par christine brunet /aloys

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ISBN 978-2-87459-583-7

Editeur : Chloé des lys

 

Que voilà un sujet pas vraiment gai... L'autisme et le désespoir d'une mère face à la souffrance de sa fille. 

Souffrance ? Pas si sûr en fin de compte. On assiste à une sorte de chasse au trésor ou de jeu de piste à travers Bruxelles, une découverte originale au fil des statues et des oeuvres d'art de la capitale.

Un petit livre pétillant, plein de vie, de couleurs, d'espoirs qui nous entraîne malgré nous au fil des pages et des bulles roses du chewing gum de Léo.

Qui est l'autiste ? Agathe ou sa mère qui s'enfonce peu à peu ? Léo et ses tocs, qui sait ?http://www.bandbsa.be/contes3/enquetedesensrecto.jpg Mais Agathe ? Non... Agathe est une artiste, d'une intelligence supérieure, pas une autiste... D'ailleurs, remarquez... une seule lettre sépare les deux mots !

Un style atypique chargé d'odeurs, d'impressions, de flashes colorés qui tournent en rond, nous plongent dans l'univers d'Agathe et éclatent pour notre plus grand bonheur en brisant la spirale infernale des mots. Des mots qui tournent en rond comme les gestes d'Agathe ou les tics de Léo. En rond... peut-être pas le bon mot non plus... Sous la plume de Christel marchal, les mots s'envolent en un tourbillon d'impressions qui nous laisse entrevoir une petite ouverture éblouissante, une fenêtre sur l'amour.

En quête de sens est un livre qui ouvre l'esprit à la différence et sonne le glas des idées préconçues, un livre qui ne peut pas laisser indifférent, un livre poétique à trois dimensions qui fait appel à tous les sens du lecteur. Un livre à découvrir, absolument.

Christine Brunet
www.christine-brunet.com
www.passion-creatrice.com
www.aloys.me

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Christine Brunet a lu "La vieille" de Walter Macchi

Publié le par christine brunet /aloys

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ISBN 978-2-87459-592-9

Editions Chloé des lys

 

Voilà un autre livre que j'attendais... Après A un détail près dévoré en un clin d'oeil, Walter Macchi propose à ses lecteurs impatients La Vieille toujours édité aux Editions Chloé des lys.

 

Serait-ce un autre roman policier ? Clairement non.

 

Euh... Un roman historique, alors ? Non plus. Une histoire d'amour ? Et bien oui, d'amour ethttp://www.bandbsa.be/contes3/vieille.jpg de haine, de bêtise, de mesquinerie et d'avidité, une étude de l'âme humaine sur une étude de cas... une histoire d'héritage, une histoire de famille, une histoire d'émancipation, et de découverte de la vie aussi.

 

Walter Macchi nous propose un journal intime, une tranche de vie et, quelque part, un parcours initiatique, celui de l'héroïne que le décès brutal de sa grand-mère précipite dans sa vie d'adulte.

 

Une écriture fluide, cinématographique, très naturelle qui colle aux personnages superbement croqués. Une histoire passionnante et très vivante qui fait sourire ou grincer des dents et jubiler à la fin ! Un livre et un talent à découvrir. 

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

www.aloys.me

www.passion-creatrice.com

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