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Christine Brunet a lu "La cerise" de Christian Van Moer

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine Brunet

 

 

J’ai lu « La cerise » de Christian Van Moer.

 

Curieux titre, n’est-ce pas ? Et une couverture qui n’en dit pas plus sur le contenu du bouquin. Pourquoi ai-je choisi ce roman ? « La seconde chance de Corentin » n’y est pas étrangère. C’est le premier livre de Christian Van Moer que j’ai découvert, le dernier écrit également. L’histoire comme le style m’avaient emballée et je n’ai pas hésité à me replonger dans l’univers de l’auteur.

Un livre paru deux années auparavant. Je ne connaissais pas l’histoire, n’avais rien lu à son sujet…

A nouveau, Christian a su m’entraîner sur les traces de Joël. Qui est-il ? A vous de leLa cerise C. van de Moer découvrir !

L’auteur est parvenu à me surprendre et à me faire voyager. Un style toujours aussi facile et fluide qui titille l’imagination.

Des chapitres courts comme je les aime, des personnages vivants et, cerise sur le gâteau, un sacré rebondissement !

Vous l’avez compris, un livre à découvrir ! à avaler, même… Je l’ai lu en une heure et demie…

Quel genre, ce bouquin, me demanderez-vous ? Une enquête, une étude de caractère, un soupçon de fantastique devenue réalité, une recette qui prend sans peine.

Allez, je vous lâche quelques mots clé… Amour, drogue, meurtre (s), haine, amitié, égoïsme… Tous les ingrédients d’un bon roman pour vous faire passer un excellent moment… Allez, ne me dites pas que vous n’avez pas envie d’y jeter un œil !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Couverture Nid page 1

 

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J'ai lu "Les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin et "Le sol à l'envers" de Carol Trottier

Publié le par christine brunet /aloys

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J'ai terminé, il y a quelque temps, deux livres qui, dans mon esprit, se rejoignent inexorablement tant sur l'emploi des mots que sur l'originalité de la pensée. J'ai nommé "Les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin et "Le sol à l'envers" de Carol Trottier :  deux univers originaux, deux études de mots pour amener le lecteur quelque part.

Carine -Laure Desguin nous raconte une histoire sous un format A5 allongé, uneenfantsjardinr réussite, sans aucun doute, qu'on a plaisir à tenir en main et à feuilleter.  Je ne vous parlerai pas de l'histoire, à découvrir au fil des images, des tournures musicales plus que grammaticales. Et on se laisse porter entre les paragraphes en tentant, désespérément parfois, de trouver un sens aux répliques, aux phrases, aux ajustages de mots. Curieuse expérience qui ne laisse pas indifférent !

 

http://www.bandbsa.be/contes2/solenversrecto.jpgCarol Trottier, lui, se joue du verbe pour ajuster les jeux de mots, aiguiser les piques, chambouler les esprits. On rit, on s'amuse, parfois on zappe tel ou tel jet de langue trop pointue. L'auteur joue sur les clichés, en rapproche les syllabes, les mots, les phrases et nous englobe, je dirais nous "embulle", dans un univers fantasque parfois pas si anodin que ça. D'ailleurs, la couverture parle d'elle-même ! Très colorée, elle attire l'oeil... et nous met la tête à l'envers...

Au final ? Deux expériences qui, au départ, m'ont trop surprise pour mettre mes impressions par écrit, mais qui font, depuis, leur bonhomme de chemin dans mon esprit.

Deux livres qui ne laissent sûrement pas indifférent le lecteur qui se hasarde entre leurs pages.

 -- Christine Brunet www.christine-brunet.com 
 
 Diapositive1.JPG

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Nadine Groenecke a lu Contes bizarres 2 de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 

nadine groenecke

 

 

Après la parution en 2007 de Contes bizarres, qui a séduit bon nombre de lecteurs, les Editions Chloé des Lys ont publié, en 2011, une nouvelle série d'histoires de Bob Boutique. Pour avoir lu le premier tome, je savais à quoi m'attendre avec le deuxième. Et une nouvelle fois, j'ai été conquise. Les onze contes présentés sont tout aussi désopilants, voire plus, que ceux contenus dans le précédent livre. Quant au style, il est toujours aussi vivant, aussi imagé et encore plus incisif. En voici pour preuve quelques extraits :

 

"C'est un gargouillis dans l'estomac qui ramène notre Honoré de Balzac à la réalité, en lui rappelant que le restaurant vient d'ouvrir ses portes et que tout homme, même pendu comme une tétine à la bouche d'une nana, doit se sustenter".


"Elle était peut-être fainéante comme une tortue corse et plus inculte qu'une dinde de Noël mais elle était rusée, comme le sont toutes les femelles".


"Cette fille ne marchait pas, elle ondulait comme un voile de gaze dans la brise. Elle necontes bizarres2 parlait pas, elle soufflait délicatement dans l'air des paroles fleuries avec un accent à la Lauren Bacall. Elle pétait sur une musique de Mozart et sortait des toilettes en laissant derrière elle des parfums de vanille et de jasmin tandis que la chasse d'eau se prenait un court instant pour un petit torrent de montagne".


Grâce à de telles comparaisons et à un registre de langue volontairement familier, Bob n'a pas son pareil pour mettre en scène les aventures d'êtres ordinaires ou extraordinaires qui provoquent ou subissent des
mésaventures que l'on n'aimerait pas vivre. Ses héros sont des personnages maléfiques (Une âme simple - La Bête), des manipulateurs (Il était une fois), des envieux (Tiquetique), des dépressifs (La ligne rouge), des rancuniers (Monsieur Albert), des originaux (Ma petite chérie), des messieurs Tout-le-monde qui dérapent (Sangria), des victimes de discrimination (Menteurs et Vériteurs) ou tout simplement des malchanceux (L'écureuil).


J'ai apprécié tous les textes mais j'ai eu un véritable coup de coeur pour L'idiote. Dans ce conte vraiment très original, Bob Boutique a imaginé un pays gouverné par une seule personne selon un système de loterie extrêmement simpliste : si vous avez plus de douze ans et que votre numéro est tiré au sort, vous devenez le dirigeant du pays durant une année. Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, cette formule fonctionne à merveille ! Bob a-t-il eu cette idée saugrenue durant la période où la Belgique était privée de gouvernement ? En tout cas, il s'agit sans doute d'un pied de nez aux politiques. Pour en revenir à l'histoire en question, cette année, c'est une fillette, Julie Brisenoix, dite "l'idiote", qui est élue, au grand dam du Doktor Kimmer qui se serait bien vu à sa place. Comment pourrait-il s'y prendre pour évincer l'indésirable ? Eh bien, si vous voulez le savoir, lisez Contes bizarres 2, je vous garantis que vous serez surpris !

 

Découvrez également Actu, le site culturel de cet auteur touche-à-tout (Il est aussi caricaturiste, auteur-compositeur, chanteur de cabaret) :

http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

Nadine Groenecke

http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com/

sauvetages

 

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Edmée de Xhavée a lu "Contes bizarres 2" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 

Edmee-chapeau

 

Edmée De Xhavée

Contes Bizarres 2, de Bob Boutique

 

Je les ai lus. Que dis-je ? Dévorés ! Je me suis léché les doigts. J’ai cherché, vainement, une nouvelle de plus après la dernière page.

Et arrive ce qui devait arriver… j’avais fini le livre et étais en train d’attendre le numéro 3.

Mais oui….

On connaît pourtant sa recette, à Monsieur Boutique. Pom pom pom ça démarre en douceur, tout en gentillesse, avec des descriptions succulentes. On s’en va gaiement pom pom pom lalalère, et puis soudain une bise se lève, Blanche-Neige s’accroche les manches et les cheveux dans les épines des ronciers et les branches basses de la forêt, un coyote jappe au loin, on croit même voir le cavalier sans tête de Sleepy Hollow se détacher sur la lune posée au sommet du chemin. Et arrive ce qui doit arriver… et je ne vous dis pas ce que c’est. Parce que c’est toujours un régal et que vous devez le mériter à la sueur de vos doigts et yeux. (Est-ce que les yeux transpirent ? Bob ? Tu sais ça, toi ?)

Parfois bien amer pourtant, comme la dernière nouvelle qui m’a troublée d’une façon différente des autres.

Avec Bob, le quotidien aux teintes familières bascule dans le noir de noir àcontes bizarres2 85% cacao pur ou dans les néons de Broadway en un tour de page. Il nous explique comment un petit fûté de l’écriture entend plagier un auteur lointain, qui se révèle être une ravissante et pulpeuse créature… Ou comment un prince charmant et une princesse charmante voient leur amour résister au temps qu’un petit pois pousse jusqu’à la fenêtre de la belle… On voit le diable travailler avec ardeur à damner ses victimes et surtout leur âme…

Fables, paraboles ou récits, ces contes bizarres vous donnerons de quoi penser, parler, méditer et passer des nuits blanches. Sainement. Et vous serez comme moi dans la file d’attente du numéro trois… 

 

 

Edmée de Xhavée

edmee.de.xhavee.over-blog.com

9782874595196 1 75

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Alain Magerotte a lu "En quête de sens" de Christel Marchal

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Alain

 

 

EN QUÊTE DE SENS

Par Christel Marchal

 

 

 

Cela commence par une préface signée Benoît Coppée, romancier, scénariste et administrateur de la SABAM. Excusez du peu.

En terme cinématographique, cette histoire serait un road movie. Désespérée face à la souffrance de sa fille autiste, la petite Agathe, Louise (la mère) ne veut rien entendre et l’enlève de l’hôpital psychiatrique. Les voilà parties toutes les deux à bord d’une voiture jaune à travers Bruxelles.

Le médecin qui avait préconisé l’internement de la gamine fait appel à la police.

Un road movie plein d’arrêts nous permettant de visiter des endroits comme le parc Josaphat (Schaerbeek), le cimetière de Laeken (le Père Lachaise bruxellois) ou la Place Sainctelette (jeu de mots avec «Sainte-Clette»... terme que l’on retrouve dans le glossaire. Une «clette» en bruxellois, cela peut-être une cloche, ce type joue comme une «clette», ou un membre bien précis de l’homme situé sous le bas-ventre…)

Tout au long du parcours, Agathe laisse des dessins qui sonthttp://www.bandbsa.be/contes3/enquetedesensrecto.jpg autant de codes à  décoder par Léo, l’inspecteur lancé à leurs trousses. Car un dessin en dit plus long que des mots. Une course poursuite dessinée, en somme.

Léo, amateur de chiclets, peste à une semaine de son départ en vacances, d’être obligé à courir aux quatre coins de la ville derrière une «suicidaire et une débile».

Une narration pleine de poésie. Une écriture fine, légère et oh combien agréable à lire. Je ne peux résister au plaisir de vous livrer quelques passages révélateurs d’un réel talent :

 

Rire et pleurer. Avoir un arc-en-ciel au cœur des yeux.

 

La nuit est d’or, Agathe. Une nuit soleil. Le jaune doux des citrons amers. La nuit est d’or, Agathe. La nuit dort sur l’écorce drapée de soufre et de safran.

La nuit d’or des doigts arsenic. La poussière d’une craie sur le tableau miel de ceux qui croient au ciel. Moi, Agathe, je n’y crois plus !

Les rires jaunes de Louise embarrassent la nuit. Amers. Les rires d’une mère.

 

Le silence et le vent donnent une robe d’ankylose aux morsures de ses pleurs.

Agathe et Louise retiennent son affection.

 

Les actes que nous n’accomplissons pas ont bien plus de conséquences que ceux que nous réalisons.

 

La branche d’un marronnier s’accouple avec son reflet sur l’eau.

 

A la grisaille du temps, il nous faut fabriquer la lumière. Les étincelles de vie.

 

Il y a un revirement dans l’attitude du policier (Un psychiatre ! Un crétin, oui !

Un crétin qui ne sait pas qu’entre «autiste» et «artiste», il suffit d’une lettre, une toute petite lettre pour qu’une enquête prenne une autre couleur. Un crétin ! Ça c’est sûr ! Un crétin juste bon à enfermer !)

Evidemment, je n’en dirai pas davantage mais je vous conseille vivement de découvrir une œuvre pour le moins originale dans sa narration. Une œuvre d’une grande sensibilité, vibrante d’émotion et débordante d’amour.

 

Alain Magerotte

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Christine brunet a lu "Bruines" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

ma photo

 

Bruines, Laurent Dumortier, ISBN 978-2-87459-646-9, Ed. Chloé des lys

 

 

"Ecrire, c'est jeter sur le papier nos pensées les plus noires et nos peurs les plus profondes afin d'être encore en vie au moment où le soleil fait disparaître les ténèbres."

 

Voilà une entrée en matière qui promettait quelques surprises.

 

Je m'attendais, ensuite, à entrer dans le vif du sujet et les premières lignes ne démentaient pas cette attente : "L'ombre est en route... Portant en elle toute la haine, toute la rancoeur possible et imaginable, la lumière est sa pire ennemie et la mort sa soeur..."

 

Ca démarre sur les chapeaux de roue... mais ne débouche pas sur le sujet qu'on croit ! Une mise en bouche pour quelques explications sur la démarche de l'auteur et quelques remarques concernant ses précédents recueils en reprenant quelques critiques de lecteurs (voilà qui tombe à merveille puisque j'ai, devant moi, 666, variations démoniaques, l'un de ses premiers recueils...). Je ne m'attendais pas à cela mais j'abonde dans son sens.

 

Je tourne les pages. Bruines... première nouvelle :  une page et demie, un récit efficacehttp://www.bandbsa.be/contes3/bruinesrecto.jpg dans sa brièveté. Vous savez quoi ? Mieux vaut ne plus sortir par temps de pluie...

Chaque nouvelle nous emmène sur les traces d'une future victime... victime de la folie des autres... ou de ses propres fantasmes ? 

 

Un fil d'Ariane ? La dimension fantastique, déjà omniprésente dans ses précédents opus, puis une entité mystérieuse, Brysse Industry, spécialisée dans les manipulations génétiques pas très... éthiques. les scientifiques seraient-ils tombés sur la tête ???

Par réflexe, je tourne le livre et lis la 4e de couverture avec étonnement : Laurent Dumortier nous propose comme fil conducteur la pluie sous toute ses formes. Tiens, c'est vrai... Je n'y avais pas pensé et je suis étonnée d'avoir occulté cette évidence qui participe, évidemment à l'atmosphère moite et sombre du livre.

 

Bon, juste quelques conseils d'amie après avoir dévoré le bouquin : méfiez-vous des objets abandonnés sur les bancs; ne jouez pas les bons samaritains, dédaignez les raccourcis ! sinon vous n'en sortirez pas indemnes !

 

En conclusion ? Des nouvelles courtes, voire très courtes, mais toujours une chute surprenante ! Cette fois, je vous le confirme, en réponse aux lecteurs, le point final est mis et bien mis ! 

 

Frissons garantis, servis par une écriture fluide et efficace : décidément, j'adore quand la normalité dérape ! Vous avez sans doute compris... j'ai adoré !

 

PS: la couverture est superbe !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Couverture Nid page 1


 

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Jean-Michel Bernos a lu "A croc" de Céline Marseaut-Hernould

Publié le par christine brunet /aloys

JMB-Recentree.jpg

 

 

 

Lecture « À Croc » de Céline Marseaut-Hernould

 

J’ai commandé chez Chloé des Lys quelques livres que je reçois ce matin. J’ai envie de découvrir quelques auteurs dont j’ai déjà lu des critiques ou dont la présentation me semble intéressante, histoire de me familiariser avec cette communauté qui m’a si gentiment accueilli.

 

En refermant le portail, j’ouvre la boîte aux lettres et en sort une enveloppe venant de Belgique. Un livre me surprend, couverture sombre… un filet de sang coule de la lèvre du bas d’un visage d’homme. Le titre ne laisse aucun doute sur le sujet : À croc !

 

Des Nouvelles, chouette j’aime les Nouvelles. Fantastique ? Tant mieux, un peu de frisson, ça rend la lecture, disons moins banale !

 

Céline est membre de l’équipe CDL et travaille sur le site où elle gère la http://img185.imageshack.us/img185/1649/acrocnouvellesfantastiqvz1.jpgprésentation des livres des auteurs. Elle intervient souvent sur le forum et donne des bons tuyaux, des avis, parfois rue dans les brancards (avec raison), ce qui devrait être un bon point pour la vivacité de ses écrits : Céline est aussi Auteur !

 

Je m’installe à mon bureau, éteint l’ordinateur, histoire de ne pas être dérangé par le petit jingle qui annonce l’arrivée d’un nouvel email et me plonge dans le livre. Il contient six histoires. J’aime ce genre de plongeon qui permet d’aller en peu de temps au bout du monde d’un auteur. Des histoires fantastiques, certes, mais le sujet en est bien défini : l’univers des vampires !

 

J’ai écrit un passage dans un de mes précédents livres qui montre ces grandes canines rayant le parquet, Découvrons son approche !

 

J’aime bien la première histoire (Un matin comme les autres), le style est simple et direct, Céline ne s’épanche pas trop sur des détails inutiles, mais plante le décor d’une histoire-de-tous-les-jours. Tout peut arriver : « Il sortit de la cuisine et entreprit la montée de l’escalier en se cramponnant à la rampe afin de ne pas dégringoler ». La couverture du livre prend tout son sens avec les derniers dix mots de l’histoire. Si le travail de Céline n’est pas une « prose littéraire », elle a le sens du suspens et pour mes propres histoires où j’aime dénouer l’intrigue à la toute fin, je n’ai jamais réussi à faire si percutant.

 

Les autres histoires (La virée, Le chasseur) sont intéressantes et explorent le sujet avec originalité, mais rassasié par la fin de la première, je m’attends toujours au dénouement et me prends à l’imaginer avant d’arriver au point final. En revanche, la quatrième histoire me scotche sur mon fauteuil (Sur la plage). Céline a exhumé là sa science : l’histoire est purement géniale, bien écrite, entraînante et construite avec brio. Le scotch a fondu, je ne parviens pas à laisser là son ouvrage, je reste planté dans mon fauteuil ! J’adore la fin : « Ils s’étaient mariés pour le meilleur et surtout pour le pire ».

 

La nuit, l’histoire suivante est un condensé de l’univers de Céline où elle semble apprécier les années soixante. Elle décrit avec simplicité et justesse, la simplicité de la vie courante, ce qui dénote un grand sens de l’observation et sans doute une certaine sensibilité.

 

La dernière histoire (Celle d’en dessous) renoue avec Sur la plage et présente une synthèse de son talent de narratrice. Encore une fois, le filet de sang sur la commissure des lèvres justifie cette superbe couverture, inquiétante, sombre et qui nous laisse « à croc ! ».

 

Jean-Michel Bernos

 

   1e Couverture MML

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Philippe Desterbecq a lu "Des éclats d'univers" de Josy Malet-Praud

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes2/desterbecqtete.jpg

 

Voici un recueil de nouvelles que je recommande à tous les amateurs du genre; ils ne pourront qu'apprécier ces onze textes écrits avec brio.

Si je juge la qualité d'une nouvelle par sa chute, mon jugement fut très différent à la lecture de la première "L'héritier des Lazennec" (qui reste ma préférée) car, si l'histoire se termine de manière inattendue, c'est à une multitude de rebondissements que Josy nous invite.


De page en page, Josy surprend son lecteur qui croyait avoir tout compris dès le début mais qui, en fait, était loin d'imaginer les causes de la fuite de l'héroïne.

Cette nouvelle est bien trop courte et pourrait faire l'objet d'un roman.

Vient ensuite une série de textes de longueurs différentes (les textes courts me touchent toujours moins, je n'ai pas eu vraiment le temps d'entrer dans l'histoire qu'elle est déjà finie), sans lien apparent (Josy, tu me diras si je me trompe) mais tous écrits de main de maître!

J'aime le style de Josy, j'aime les mots qu'elle choisit, la poésie qui se dégage de ceux-ci, j'aime l'ambiance qu'elle arrive à mettre dans ses histoires, bref, je suis conquis par ces nouvelles.

Si j'avais déjà apprécié le premier recueil de l'auteure, parisienne d'origine mais qui vit à Nantes "Un, deux,des éclats d'univers trois, soleil", je trouve ce nouveau recueil encore supérieur.

Je ne vais pas vous résumer chaque texte mais vous offrir quelques extraits qui vous permettront de découvrir le style de Josy Malet-Praud si vous ne connaissez pas encore son talent.

La Scavia sait que son mari a été dénoncé et qu'il sera arrêté s'il ne fuit pas : "Je savais qu'ils venaient pour lui. Giovanni, l'opposant au régime fasciste du Duce, l'empêcheur de couler au fond du bouillon sulfureux de la dictature annoncée, le second nom sur la liste des condamnés à mort en ce mois de décembre 1922 à Torino, capitale industrielle du Piémont. "

Au pays des Ràmon, Roxana et Léo pourront-ils défier le destin et s'aimer malgré la malédiction qui pèse sur les filles Ràmon? : Dans la baraque abandonnée, à l'extrême limite de l'effondrement depuis la mort d'Inès l'Envoûteuse, sous les poutres infestées d'une kyrielle d'insectes, dans cette icône de la désolation, les âmes sulfureuses de cinq générations de sorcières attentives s'agitent. Des ombres fébriles s'impatientent..."

Voyez l'ambiance particulière qu'a su créer Josy dans "La brume des acacias" : Le couloir s'étirait sous l'oeil inquisiteur d'une grosse veilleuse. L'iris blafard tachait la nuit au-dessus de la porte coupe-feu du couloir 24. Une lueur mi-chienne mi-louve de mauvais augure. Une clarté trouble, oppressante comme celle diffractée par les abysses artificiels d'un aquarium géant. Reflets d'un farfadet sans relief, les contours nébuleux de l'intruse glissaient sur les murs coquille d'oeuf de la galerie déserte. La dernière porte, tout au bout, bâillait sur les ténèbres, seulement trahie par le faisceau d'une lampe de bureau. Le contact des semelles sur le sol plastifié altérait un silence de cimetière, dispersant dans l'espace confiné une théorie de suçotements malsains et de baisers suspects."

Onze nouvelles qui vous séduiront sans aucun doute dans ce recueil à lire et à relire. A bon entendeur...

 

Philippe Desterbecq

philippedester.canalblog.com



 

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Céline Gierts a lu "Les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

giertstete

 

Un livre différent, joli format entre le recueil de poésie et le carnet de voyage. Une couverture couleur nature (le grand jardin ?) des têtes à trou ou une guirlande ? Une initiation promise au bonheur par deux fées avec un risque néanmoins annoncé ne plus avoir les idées en place et les mots à l’endroit dans la tête… ça me tente…

 

Je commence la lecture, c’est vrai que ça bouscule le cerveau, ça chahute les attentes. Il faut naviguer dans les tempêtes de mots, de métaphores, accueillir l’inattendu et s’accrocher à la densité poétique impressionnante de cette œuvre!

 

Après « Rue Baraka », Carine-Laure Desguin nous emmène dans un tout autre style d’aventure. Avec « les enfants du grand jardin », nous plongeons dans une atmosphère trèshttp://www.bandbsa.be/contes3/enfantsjardinr.jpg particulière de rêves et de surréalisme qu’il fallait oser nous offrir. On découvre ici un talent de jongleuse de mots remarquable capable de nous faire voyager au dessus du réel avec légèreté et douceur.

A lire dans un demi-sommeil, les conventions en veille, vous partirez sur l’autre rive, celle des rêves enrobés de poésie, de matins de lutin et de soirs de lune.  On a envie de s’allonger dans les carrés d’herbes vertes et d’admirer les guirlandes du grand jardin, de se laisser bercer des chansons de Marianne et Nicole. On décolle de la grisaille, des habitudes  et du raisonnable. La perception de l’univers se modifie ou  s’agrandit…

 

Il ne s’agit pas d’avoir un avis rationnel mais d’oublier les parachutes et de sauter sans doute et question dans un monde original et unique. Un voyage dont on ne peut sortir indifférent qui nous confirme la personnalité audacieuse, affirmée, riche et talentueuse de Carine-Laure Desguin.

 

A oser lire!

 

 

Céline Gierts 

http://www.bandbsa.be/contes3/cherefolierecto.jpg

 

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Christine Brunet a lu "les rendez-vous de Marissa" de Claude Danze

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Les rendez-vous de Marissa, Claude Danze

Editions Chloé des lys

ISBN :978-2-87459-520-2


Je ne sais pas pourquoi je m'étais figurée que "Les rendez-vous de Marissa" était un roman policier. Mais le fait est que j'ai, du coup, tardé à le lire... ben oui, je ne lis presque jamais les polars, mais la curiosité aidant, je me suis lancé à l'assaut du roman de Claude Danze. Euh, Claude, tu te dis que j'aurais pu comprendre le genre de ton texte mais... je ne lis jamais les extraits (encore un jamais...) d'un bouquin que j'ai choisi de lire.

Premières pages... me voilà plongée dans un univers que je connais bien, l'Egypte et l'Irlande. L'auteur, jouehttp://www.bandbsa.be/contes2/rvmarissa.jpg l'originalité et trimbale allègrement ses héros et ses lecteurs de paysages écrasés par la chaleur à d'autres, plus humides et plus verdoyants en faisant un court crochet par les Everglades. 


Alors, polar ou pas ? Ben non, j'avais tout faux ! Claude Danze nous propose la découverte, au fil des pages, d'une passion... non, de plusieurs, jalonnées de rebondissements, de soupçons, de surprises; c'est aussi une histoire de famille, des personnages attachants et originaux.
J'ai passé un très bon moment aux côtés de tes héros, Claude... Les rendez-vous de Marissa est une bien jolie histoire d'amour.

Christine Brunet
www.christine-brunet.com
Couverture Nid page 1

 

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