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fiche de lecture

Christine Brunet a lu "La planète de Pâques" de Marion Oruezabal

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

"La planète de Pâques"... C'est le second roman que je découvre de cet auteur... Un roman très différent du premier "Dans l'oeil de l'Astre".

Une couverture qui invite autant au voyage qu'à la méfiance... 

Méfiance, c'est le mot parce que ce titre, surprenant, reprend le contenu du livre. Vous ne voyez pas ? L'Île de Pâques, ça vous dit bien quelque chose ? Forcément... 

Mais quel fut le destin de ses habitants ? Que s'est-il passé sur ces petits bouts de terre perdus dans le Pacifique ? Aujourd'hui, les scientifiques ont brisé le mystère : surexploitation des ressources, surpopulation... 

On sait que l'Humanité n'a jamais été capable de tirer des leçons de son passé. Pourquoi le ferait-on puisque l'Homme évolue, devient plus intelligent, plus savant ? 

L'Homme, dans son arrogance, joue avec la planète qui l'accueille. 

Ce livre est certes un roman, ou plutôt une suite d'histoires personnelles entre passé, présent et futur, il est surtout un plaidoyer en faveur d'une Nature à bout de souffle, une mise en garde contre la folie des hommes, un cri que le lecteur sent impuissant face à une foule aveugle et aveuglée... 

" Notre planète s'épuise, les ressources se font rares. Selon les experts, nous n'avons plus que quelques années de vivres devant nous... Mais comment freiner, nous en passer ? Avons-nous un autre choix que de foncer dans le mur en le voyant arriver ?"

L'auteur appuie son texte sur des fondements scientifiques, des recherches en cours et lui donne ainsi un poids, une profondeur qui transcende la fiction des personnages et propose une vraie réflexion. 

 

Un livre à découvrir !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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Cathie Louvet a chroniqué "Nid de vipères", le premier thriller de Christine Brunet dans son blog "Legere Imaginare peregrinare"

Publié le par christine brunet /aloys

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/10/18/passion-thriller-nid-de-viperes-christine-brunet/#more-23837

 

 

Le roman:

Nid de Vipères, premier roman de Christine Brunet, est paru en 2010 aux éditions Chloé des Lys, petite maison belge située à Barry. Le récit à la 3e personne bénéficie d’un rythme soutenu, d’une plume souple, efficace et dynamique; aucun temps mort, aucune digression inutile; ça clash, ça bouscule, ça vous emporte dans un  tourbillon sans fin…

 

De nombreux dialogues, souvent savoureux, donnent de la vie au roman, une profondeur supplémentaire. Dès la première page, on est plongé dans une ambiance surréaliste, avec des mots simples et percutants, attisant d’emblée la curiosité du lecteur: « Déjà son rêve s’effaçait comme tous les rêves…Il se concentra sur le souvenir lointain, en vain. Il se rassit et agacé, se prit la tête entre les mains et se laissa aller au désespoir de la perte. Peut-être que quelques verres de whisky… » (Page 1).

Les thèmesNid de Vipères est un roman dense qui met en scène diverses situations communes à tout commissariat de grande ville et aborde de nombreux thèmes tels que la corruption politique, l’appât du gain au mépris de la dignité et de la vie humaines, les failles d’un système judiciaire loin d’être parfait, la misogynie envers les femmes de pouvoir ou assumant de hautes fonctions: « Elle sentait les deux derrière moqueurs et savait qu’ils attendaient la faute ou le faux pas. Cette ambiance l’agaçait sans la mettre vraiment mal à l’aise. » (Page 39).

Mais également des thèmes plus intimistes tels que l’amour, la misère, la déchéance sociale ou physique, ce que chacun fait de sa vie, le pardon, proposant une réelle réflexion à propos des choix que nous faisons, quel est notre rôle sur cette terre, pourquoi et comment tendre vers le meilleur même s’il est plus facile de se laisser glisser vers le bas…

L’intrigue:

Nils Sheridan, en mission d’infiltration qui a mal tourné, parvient à échapper à ses tortionnaires qui l’ont laissé pour mort, et se réfugie clandestinement sur le voilier d’une inconnue, la commissaire Aloys Seigner, qui profite de ses dernières semaines de villégiature avant de gagner Paris où elle doit prendre sa nouvelle affectation et relever le difficile défi de remplacer le commissaire Karmann, considéré comme irremplaçable par ses collaborateurs. « Aloys Seigner arrivait là comme un cheveu sur la soupe…Sans doute trop tendre pour un poste pareil, sans connaissance du milieu et même des procédures du service puisqu’elle venait de la PAF, planquée en Polynésie… » (Page 37).

Après avoir fait la connaissance de son passager clandestin, elle lui fait une proposition surprenante: se faire passer pour son ex-mari dont elle a conservé les papiers d’identité, rentrer ensemble à Paris et l’héberger le temps qu’il trouve un job. Dans un premier temps surpris et se demandant ce que cela cache, dans un monde où rien n’est jamais gratuit, mais pas l’entraide, Nils finit par accepter.

Dans quelle nouvelle galère vient de s’embarquer Aloys alors qu’elle doit faire ses preuves en tant que nouvelle commissaire, que son mari vient de la trahir une fois de trop et que sa santé se détériore? Tandis que sa vie privée prend un tour inattendu, enquêtes et interventions la mèneront sur les traces de tueurs redoutables et de trafics honteux où la vie humaine ne pèse pas plus que le poids d’une plume…

Les personnages:

Tous les personnages de cette histoire sont complexes, avec une psychologie parfois déroutante, je pense notamment à Nils pour qui les complexes et les peurs du passé constituent de lourdes chaînes et font obstacle à un épanouissement personnel et sentimental, ou au commissaire Seigner qui, blessée par de nombreuses déceptions de toutes sortes, ne sait plus exprimer ses sentiments, laissant par là échapper une possible rédemption. Les motivations de chacun d’entre eux sont parfois limpides: l’argent, le pouvoir, la suprématie; d’autres sont moins évidentes, mais pour autant issues de profondeurs insondables: l’amour, la loyauté, le soutien, la confiance…

  • Nils Sheridan: médecin, agent infiltré au M16; environ 30 ans; crâne rasé, yeux bleu gris; voix un peu rauque teintée d’un fort accent anglo-saxon; maigre mais musclé, grand et blond.
  • Meyers: chef de Nils au M16.
  • Aloys Seigner: commissaire divisionnaire; grande et mince, des formes élégantes, chevelure ondulée châtain clair tombant sur les épaules, visage agréable, peur bronzée, grands yeux d’un marron très lumineux, lèvres bien ourlées, métissée, très jolie; caractère bien trempé: « Ma place est où je décide qu’elle doit être, le coupa-t-elle. Et si mes méthodes ne vous conviennent pas, vous savez ce qu’on dit: Les flics sont comme les ministres, ils la bouclent ou ils démissionnent. » (Page 38); issue d’une famille très riche; à la fois femme-enfant, et adulte sérieuse et désabusée; a suivi des cours de criminologie à l’université de Boston, puis a travaillé quelques années dans une unité spéciale du FBI spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme.
  • Robert Mangin: médecin légiste.
  • Gilles Karmann: commissaire divisionnaire parti en retraite, prédécesseur d’Aloys.
  • Laurent Bernard: commandant, bras droit d’Aloys; environ 40-45 ans, cheveux teintés de blanc, yeux un peu enfoncés dans les orbites, grand, presque maigre, impression d’être dynamique et clairvoyant, a fait toute sa carrière à la PJ sous les ordres de Karmann.
  • Thomas Marcovici: grand gaillard, chevelure brune coupée en brosse, regard marron très mobile.
  • Didier Benureau: équipier de Bernard; plus petit, la cinquantaine, calvitie bien avancée, dents jaunes des fumeurs; devenu alcoolique après le décès de son fils et le départ de sa femme.
  • Marie Abelanski: lieutenant de police.
  • Karine Villiers: lieutenant de police.
  • Karim Bouajila: lieutenant de police.
  • Daniel Leroux: lieutenant de police.
  • Patrick Brenner: 39 ans, notaire; gamin de l’assistance, élevé par des paysans du Nord de la France; est devenu « un bourgeois hautain et friqué, fringué à la dernière mode ».
  • Carole Brenner: 34 ans, femme de Brenner.
  • Paul Chanteloup: associé de Brenner; 52 ans, divorcé, père de deux enfants.
  • Miriam Leroy (appelée Leroux dans la suite du roman): 41 ans, pas mariée, secrétaire du cabinet de notaires de Brenner et Chanteloup.
  • Antoine Carcérès: né à Alger en 1930, veuf, sans enfant; frère de l’ex-femme de Chanteloup, retraité des postes ou de la SNCF.
  • Nicole Chanteloup: ex-femme de Chanteloup de dix ans sa cadette; ont divorcé à cause des nombreuses infidélités de Nicole; soeur de Carcérès.
  • Marie-Claire Seigner: mère d’Aloys; environ 50 ans; grande et distinguée, très élégante; cheveux mi-long teints en blond, grands yeux verts, petit nez retroussé, peau du visage un peu trop lisse, du charme et de la prestance;  collectionne les amants.
  • Alain Tasma: directeur de la police.
  • Verpillat: préfet de Paris.
  • Rothenberg: chef de cabinet du ministre de l’Intérieur.

Le contexte: 

Afin de donner une réelle crédibilité au roman, la commissaire ne travaille pas exclusivement sur le crime principal de l’histoire, mais conjointement sur différentes affaires criminelles, comme ce serait le cas dans la réalité, surtout que l’action se situe à Paris. Du coup, le lecteur assiste in situ à la vie du commissariat comme s’il lisait une chronique de journal: « A côté de cette affaire, le service ne chômait pas: suicides, meurtres, cambriolages, agressions, disparitions ponctuaient le quotidien sans répit ». (Page 58). Notamment l’intervention lors d’une bagarre de rue particulièrement bien mise en scène mais qui n’a aucun rapport avec l’histoire à proprement parler: « Sa carte à la main, elle dépassa plusieurs policiers à l’abri derrière leur véhicule de service puis s’avança vers le théâtre des faits: deux cadavres gisaient sur l’asphalte dans une mare de sang. A côté, un SAMU, deux ambulances et une camionnette des pompiers, gyrophares allumés. » (Page 70). L’affaire Brenner n’étant qu’un petit supplément…

 

Mon avis:

Pour son premier roman, Christine Brunet a placé la barre très haut: une intrigue complexe où se mêlent éléments de l’enquête principale, les nombreuses autres affaires sur lesquelles la commissaire Seigner et son équiper enquêtent; les fils des différentes trames courent au sein de l’histoire comme des tentacules toujours plus invasives; mais également les vies privées des personnages principaux et les problèmes auxquels ils sont confrontés. De quoi se perdre pour un auteur non averti, ce qui visiblement n’est pas le cas de Christine.

Ne pas oublier l’agent Sheridan et sa mission d’infiltration, certes mise en sourdine pendant les trois quarts du roman, mais qui revient à la fin. Je ne vous en dirai bien entendu pas une syllabe de plus…Force m’est de signaler, dans un souci d’honnêteté et de respect envers l’auteur, de petites erreurs dans les détails, notamment la secrétaire de Chanteloup qui change miraculeusement de nom en cours d’histoire; où le salutaire coup de téléphone du légiste capable de transmettre les résultats d’autopsie de cadavres non encore découverts…

Sa plume est acérée, aussi nette et précise qu’un scalpel bien aiguisé. Elle va au fond des choses, elle triture l’abcès jusqu’à le faire crever et que se répande le liquide purulent qu’il renfermait. Ses personnages sont torturés à souhait, engoncés dans une gangue de sentiments contradictoires, de peurs, de fantasmes aussi. En tout cas, ils posent question à nous pauvres lecteurs embarqués dans cette périlleuse aventure pour notre plus grand bonheur !!!

Citation:

« C’est si facile de se dire qu’on n’est pas coupable, que c’est les autres. Des victimes de la société hein! Normal. Et toi, tu fais quoi pour changer ta galère? Tu tues, tu rackettes, tu casses du flic, tu deales…Pense plutôt aux deux mômes qui sont morts par ta faute et celle de tes copains! » (Pages 73-74).

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Isabelle Fable a lu "Chaos", le dernier thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 
 
Bob Boutique, Chaos, roman, éd. Chloé des Lys

 

Bob Boutique – Chaos – Ed. Chloé des Lys – 492 pages – 20 €

Un thriller au titre décoiffant, où l’on retrouve le commissaire Johan Verdriet et son adjointe Lieve Moed, les protagonistes de son roman précédent, 2401, sans qu’il y ait de suite logique entre les deux œuvres. C’est une tout autre enquête à laquelle vont s’atteler les deux membres de la KMAR (Koninklijke Marechaussee, Gendarmerie nationale des Pays-Bas.). L’affaire commence par un banal vol de tableau au Rijksmuseum,  tableau sans grande valeur, dont le vol sert en fait à masquer un autre vol, d’objets autrement plus intéressants. Et l’affaire va prendre une tout autre tournure, justifiant qu’on fasse appel au service anti-terrorisme.

Et voilà le lecteur embarqué pour un long périple qui, de rebondissement en rebondissement, le mènera en divers points de la planète, lui fera rencontrer Rita Van Hemelrijk, ministre de l’intérieur, des responsables ou restaurateurs d’œuvres d’art, mais aussi des gens impliqués dans la lutte contre le terrorisme car les objets dérobés ont une immense valeur symbolique pour des millions de gens et pourraient remettre en cause bien des choses. Il faut savoir qui les a volés et pourquoi il les a volés, ce qu’il veut en faire – les vendre, bien sûr, mais à qui ? Et que veut-il faire de cet argent, quel est cet événement de très grande violence que le Mossad sait devoir se produire avant la fin du mois de septembre et qu’il faudra contrer, sous peine de voir le monde plonger dans le chaos ?

On en vient à savoir que le voleur, Yahia, est un yéménite houthis, musulman mais pas le genre à se faire sauter en martyr. Très dangereux néanmoins et ne reculant devant rien pour accomplir son projet. L’enquête mènera le commissaire au Yémen, où il courra mille dangers pour accomplir sa mission… et où le rejoindra plus tard sa fidèle Lieve. Après bien des tribulations et des surprises pas toujours agréables, ils y arriveront mais Yahia n’a peut-être pas dit son dernier mot. Car, reprenez votre souffle, amis lecteurs, Bob nous promet une suite après le mot FIN… !

Peut-être retrouverons-nous Yahia ? Et c’est un homme qui ne plaisante pas, Yahia. Il coupe un doigt ou deux pour inciter les gens à collaborer et il promet la mort aux enquêteurs qui approcheraient de la solution. Mais les enquêteurs ont plus d’un tour dans leur sac et ne se laissent pas démonter si facilement.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Bob connaît son affaire, il a le sens du récit bien construit, bien mené et une maîtrise aiguë du suspense, avec une montée en puissance qui nous tient en haleine à nous couper le souffle. C’est bien ce qu’on demande à un thriller. D’autre part, la préparation a été minutieuse, tout est détaillé et de nombreuses notes en bas de pages précisent systématiquement ce qui pourrait paraître obscur à un lecteur moins averti. Le récit colle à l’actualité, avec quelques gadgets un peu plus science-fiction, mais pourquoi pas. Peut-être l’auteur se laisse-t-il emporter par l’imagination quand il propose des choses moins vraisemblables. Comme une femme enfermée dans une caisse en bois accolée à une paroi métallique et coincée sous une autre caisse bourrée d’explosifs, qui arrive à s’en extirper. En se faufilant par le côté dans un espace qui « ne dépasse pas dix centimètres » ? Impossible. À moins qu’elle n’attaque (au couteau) la caisse du dessus, sans faire sauter ni faire tomber les explosifs (dont chacun pèse quinze à vingt kilos), les entrepose dans la caisse où elle se trouve, où « l’espace est juste assez vaste pour se tenir assis, la tête légèrement inclinée ». On a du mal à y croire. Mais Bob Boutique y met tellement de conviction qu’on passe outre (la foi transporte les montagnes !) et qu’on reprend bien vite le fil de l’histoire, pour savoir ce qui va arriver dans ce roman palpitant, aux ingrédients savamment distribués, où l’on n’hésite pas à secouer la poussière des dogmes établis et à remettre en cause les certitudes des croyants de tout bord.

A lire, sans hésitation. On passe sur les (petites) imperfections – la perfection n’est pas de ce monde, pas plus que les certitudes en matière de foi – pour se laisser prendre au jeu de l’enquête minutieuse et dangereuse à laquelle se livrent nos deux héros et à leur jeu d’amour cache-cache qui se poursuit dans ce deuxième roman…

Isabelle Fable

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Yannick Provost a chroniqué mon thriller SF "HX13" sur Nigrafoliablog et sur Zonelivre.fr

Publié le par christine brunet /aloys

 

https://nigrafoliablog.wordpress.com/2017/10/12/hx13-brunet/

 

 

Habituée des polars & thrillers, Christine Brunet est une auteure que je ne connaissais pas. Elle signe ici un nouveau roman qui allie thriller & SF. Pour être franc c’est ce point qui m’a attiré. Voir comment un auteur peut se sortir d’un tel guêpier. L’exercice étant de mon point de vue, à risque.

Warning !! J’ai lu HX13 sans le contexte préalable, l’historique trimballée par les personnages – ils existaient pour les plus emblématiques d’entre eux dans certains romans précédents. Ma chronique est par conséquent le reflet d’une lecture d’un roman hors du commun et en aucun cas, elle s’inscrit dans la continuité des aventures de ses personnages récurrents.

Cela étant dit, entrons dans le vif du sujet. C. Brunet donne le rôle principal de son roman à une femme. En l’occurrence, Axelle de Montfermy. C’est donc sous cet angle que j’ai suivi les extraordinaires et dangereuses aventures d’Axelle qui n’a pas été sans me rappeler ma jeunesse avec Bob Morane et ses voyages spatio-temporels. On a les références que l’on peut. Moi, j’ai grandi, entre autre, avec Henri Vernes.

  • Avantage à la sensibilité sans pour autant être fleur bleue. Ces femmes, Axelle et Gwen ont leurs failles et sont aptes à de nombreux excès. Cela confère au roman un côté psychologique agréable.

Le pitch d’HX13 est presque simple. Des morceaux de membres appartenant à de sombres porte-flingues sont découverts dans la région Marseillaise. Les cadavres s’empilent. Axelle, à la tête de SIRC, entité de police spécialisée dans les affaires délicates, est chargée de l’enquête alors même que le SIRC va être démantelé pour passer sous la coupe de Sheridan. Axelle va mal (suite à un épisode précédent). Une nano puce HX, lui est implantée dans le c’est le gage de sa survie. Mais la technologie relève du pari. Ajoutez à cela, un projet ultra secret de voyage spatial et me voilà fin prêt pour le grand saut et le mélange des genres.

Sans avoir lu les romans précédents, la relation entre les personnages se fait. Christine n’oublie pas d’insérer les éléments nécessaires à leur compréhension pour le quidam. Heureusement car ils sont souvent atypiques et leurs rapports souvent sous-tendus par leurs passés.

  • Moralité HX13 se lit très bien de manière isolée.

Coté personnages, ils sont typés sans être caricaturaux.

Axelle : femme forte pourtant pétrie de doute

Gwen : médecin légiste atypique et décalée

Signac: collègue de Gwen qu’il déteste, lui attribuant le suicide de son frère

Sheridan l’Irlandais : le XX qui tente de recoller les morceaux d’une rupture consommée avec Axelle

Nicolas : le fils prodigue hors norme

Mais revenons à mon intérêt primaire. Il s’agit de la forme. Opérer un switch entre thriller et SF est hardi. Si j’ose un parallèle cinématographique, j’y vois un rapprochement avec un District 9 dans la forme et Cloud Atlas des sœurs (et oui) Wachowski pour ce qui est de la balade. Le lecteur peut s’y perdre. Si on entre dans HX13 par la technologie, on ne verse pas dans une resucée d’Existenz de Cronenberg. Pour certains c’est une bonne nouvelle.

  • Savoir doser est essentiel. C’est bien le cas ici.

Attention. Ce roman dual genre nécessite de la part du lecteur une ouverture d’esprit. Il doit avant tout accepter de perdre ses habitudes et se laisser promener dans un univers novateur, moins logique.

Ce qu’il perd en réalité doit être équilibré par une dissemblance variée et  riche. Mélanger polar et SF n’est pas nouveau. La SF nécessite de poser un univers, elle demande du talent pour paraître crédible et emporter son lecteur. Sur ce point Christine Brunet s’en sort bien. Elle met en œuvre le thème le plus classique de la SF, le voyage spatial. Elle évite des écueils où elle aurait pu se perdre. Elle s’attache à enrichir le champ des possibles du thriller en l’élargissant à travers cette fameuse puce HX13.

  • Le lecteur peut-être par moment déboussolé.

Pour ce qui est de la face thriller, les scènes d’action et de suspense sont joyeusement emballées. Les intrigues sont solidement bâties. L’auteure joue avec le lecteur. Pas à redire sur le sujet, madame maitrise.

  • Pris indépendamment le traitement des deux genres est juste. (un bémol personnel, la rupture entre les deux genres fut assez tranchée, mais aurait-on pu faire autrement ?)
  • Passés au mixer, l’alchimie se révèle être un bon divertissement

Côté style, c’est vif et agréable. On ne tergiverse pas.

A mon sens, HX13 était un véritable pari pour Christine brunet qui a dû secouer son univers et sortir des sentiers battus. Restait à savoir si le lecteur allait tenir. Fait est que oui, ce roman atypique se révèle un bon moment de lecture.

 

 

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Joseph Bodson a chroniqué le recueil poétique de Laurent Dumortier "D'hivers et d'ivresse"

Publié le par christine brunet /aloys

 
 
Laurent Dumortier, D’hivers et d’ivresse, poèmes, Chloé des Lis

Laurent Dumortier, D’hivers et d’ivresse, poèmes, Chloé des lis.

 

Des notations brèves, incisives, percutantes…Des mots lancés comme des cailloux, parfois pour faire simplement des ronds sur l’eau, parfois, sait-on jamais, pour se venger, de qui, de quoi? C’est la vie…

Mais les Petits Poucets rêveurs trouveront toujours des cailloux sur leur chemin, des cailloux à prendre dans ses mains, lisses comme des galets ou plein d’éclats. Pour jouer. Des cailloux qui font mouche à tous les coups:

Le reflet

Demain n’est pas encore arrivé/Qu’il est hypothétiquement passé,/Tu vois…

Mes yeux ne voient plus d’hier/Qu’un nombre sans couleur/Même la lumière/A perdu sa splendeur…

Tu me demandes de rester,/De ne pas basculer/Mais je crois que le monde s’en fout/S’il ne reste qu’un reflet après tout…

Je suis si près du bord/Le vent souffle si fort/Je suis si bien…

Encore un pas de plus/Et je ne sentirai plus/Que le froid du bitume/Accueillant mon amertume…

Tu me demandes de rester,/De ne pas basculer/Mais je crois que le monde s’en fout/S’il ne reste qu’un reflet après tout…/

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

S’il ne reste qu’un reflet, après tout/C’est peu et c’est déjà beaucoup

Tu me demandes de rester/De ne pas basculer/Mais je crois que le monde s’en fout/S’il ne reste qu’un reflet après tout…

Car c’est notre chemin à tous, après tout…

Joseph Bodson

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Thierry Ries a lu le recueil de poésie de Christian Nerdal "L'homme à tête de taureau"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

CHRISTIAN NERDAL, L’homme à tête de taureau, éd. Chloé des lys, 2015.

 

 

Cet homme, à tête de taureau, n’est pas donneur de leçons. Pas plus que le poète. Christian Nerdal se regarde du dedans, observe plaies, sel sur les lèvres, antimatière de ce monde et passe le mot. Tout y surgit, vie, famille, alchimies, mythes et foi (que serait un poète sans une matrice de spiritualité ?), amour et mort.

Puis la langue, ses sonorités cocasses, lancinantes, étranges, parfois coquines, accidents heureux, coïncidences à saisir. Tout trouve grâce et désir d’apaisement dans L’homme à tête de taureau - un tableau et son titre de Picasso qui avaient frappé le poète-, pourvu que cela vibre et fasse écho, pourvu que tout se recoupe, se détache, ou plutôt vienne augmenter et mettre en mots la panoplie complexe des perceptions sur la condition humaine. Pourvu que le texte ou le poème, ainsi que l’humour, absurde, bien sûr, tendre aussi - Ah ! Ces irrésistibles Paulette, Petite Paule et Paulinou !- permettent d’en saisir la pointe acérée, trop lucide souvent.

À peine couchée, la page assoiffée laisse place à une voie de mues et de détachement possibles, avant l’épurement. Avant le retour obligé du réel, donc du duel. Pour Nerdal, toutefois, la dérision reste apaisante, l’animisme incontournable, afin justement de dépasser, subjuguer ce monde tangible : L’Homme à tête de taureau, s’est mis en quête du fameux Cimetière des éléphants, suivant, solennel corbeaux, rossignols et marabouts. Que ce soit avec la gravité d’un félidé vieillissant ou avec la légèreté bienfaisante de cet hilare portrait de nous dans Drôle de faune, drôles d’oiseaux. Que ce soit dans l’amour, le corps, entre identité et altérité, que ce soit dans les arts les limbes, la mythologie et la langue, que ce soit tout cela à la fois, notre poète se veut fusionnel, sans compromis.

Christian Nerdal se décline, se débat, se « démesure ». Il nous parle beaucoup de naissances, débarquées sur terre comme une part de divine offrande qui saute aux yeux, au cœur, à l’âme. Ces miracles disent leur nom, leur essence ne peut être que d’ailleurs, de merveille. Il dit l’enfance, qu’il prend par la main, comme dans la pureté clamée, scandée de A Ghlin sous la terre, pour nous jouer un air de slam « underground », dans les allées d’un autre cimetière où pères, pierres et repères ne sont plus que feux follets insaisissables ; ou gravés à jamais. Triptyque du temps qui échappe à tout. A tout, vraiment ?

Pour notre poète, le langage, toujours lui, prolonge, quand il ne les transcende, l’expérience, la tentative de discernement du passant qu’il est, que nous sommes. Parfois au-delà de l’entendement, parfois dans la crudité de l’élégance. Plus encore, la syntaxe française se rend à la frontière ténue qui se décide au carrefour de la destinée, comme dans Tu es. Ou encore comme dans La condition humaine, où l’ivresse et l’irrésistible absurde se disputent le gouvernail de notre frêle et trop rapide embarcation. Des tableaux défilent, prières aux visages de femmes, qui laissent le poète au bord d’une plage, nanti d’un souffle lyrique, communiant avec une hypothétique épouse gitane, sur des Variations sur un vers de léonard Cohen.

Et la quête de se poursuivre ; d’aquarelles en frissons, de contes et comptines en éclats et brisures, l’image et la musique se muent en mots de brume où Nerdal marche d’instinct, là-bas où, quelque part, sursautent les voix de naguère. Des souvenirs publics d’une autre décennie, intenses, bidonnants ou spirituels, de café-théâtre harvengtois ou de vie de château écaussinoise, me reviennent délicieusement, ici, à la relecture des poèmes Quand et Si l’on comparaît. Le recueil se décline en quatre parties de longueur inégale, faisant la part belle à l’été comme à l’hiver, autour des quatre saisons de la terre et de la vie : Aurore, printemps, écriture ; Jour, été, amour ; Crépuscule, automne, idéal ; nuit, hiver, mort. Avant, un dernier sursaut intitulé : Sacrifice, un dernier poème, l’élan religieux de celui qui relie, une forme de testament qui referme ce livre dans les profondeurs du temps, entre éblouissement et puissant dépouillement de l’abandon final. Si Christian Nerdal n’est pas donneur de leçons, que voici donc pourtant une somme de vie où, entre naissance et mort, naître et renaître.

 

THIERRY RIES

 

Publié dans Fiche de lecture, Poésie

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Christine Brunet a lu "Nouveaux contes en stock" de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

"Il était une fois..."

J'adore cette phrase, je crois que vous connaissez à le savoir !

Micheline Boland, "serial auteur", nous propose un nouveau recueil de contes : près de 80 ! Courts voire très courts regroupés par thème : histoires de peurs, histoires de petits chemins, contes de Noël, histoires de nourriture, histoires de plaisirs sucrés et histoires de moments magiques...

Autant de nouvelles imprégnées de fraîcheur qui amènent le lecteur malgré lui à tourner les pages et à se plonger, encore et encore, dans ces histoires douces amères avec gourmandise.

Délicieux moments de tendresse ou de méchanceté qui, toujours, se terminent "bien", un peu comme si l'auteur refusait de laisser gagner la noirceur.

Instants légers, pétillants, enfantins, gourmands, des pages qui forcent le sourire et même la bonne humeur. 

Cela faisait quelque temps que je n'avais pas goûter à l'écriture de Micheline Boland et je dois avouer que je me suis régalée !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

Publié dans Fiche de lecture

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Le blog "D'un livre à l'autre" a chroniqué "Chaos, le dernier thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/archives/2017/09/20/35663976.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

http://phildes.canalblog.com/archives/2017/09/20/35663976.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

 

 

Il y a un an, je lisais le premier thriller de Bob Boutique "2401". Bob a récidivé depuis et j'avais hâte de retrouver ses héros hollandais Lieve, souvent nommé la Petite, et Johan, surnommé le Bouledogue. 

Bob ne veut pas dévoiler grand-chose de ses romans. Il veut laisser la surprise de la découverte à ses lecteurs (la 4e de couverture est d'ailleurs minimaliste). Mais comment donner envie de lire "Chaos" si on ne peut rien en dire? Le lecteur potentiel a quand même droit à un minimum d'informations, non? 

J'essayerai donc de ne pas déplaire à Bob en ne dévoilant que peu de choses. 

L'histoire commence au Rijsmuseum d'Amsterdam où un tableau a été volé, un simple tableau, pas très connu, presqu'une croûte ! Pourquoi le voleur s'est-il emparé d'une oeuvre d'art dont il ne pourra pas tiré grand-chose? Et pourquoi ce même voleur a-t-il touché à un autre tableau sans l'emporter si ce n'est pour cacher le vrai motif de ce larcin?

Le jour où on découvre l'identité du voleur, Johan qui vivait bien tranquillement sur un bateau depuis l'enquête précédente (voir "2401") est rappelé d'urgence. Il fera équipe avec "la Petite" Lieve car on ne change pas une équipe qui gagne ! 

L'enquête les emmènera jusque dans les montagnes en guerre du Yemen où Yohan devra arrêter à temps un massacre sans précédent...

Un livre bien écrit, très bien documenté, qui pourrait choquer certaines personnes, car il remet en question certaines croyances religieuses...

Un roman pas facile (je n'ai pas vraiment tout compris), mais très intéressant sur un thème très actuel...

A lire si vous avez aimé "2401" bien que les deux romans n'ont aucun point commun à part l'équipe d'enquêteurs. A lire même si vous n'avez pas lu "2401" si vous aimez les thrillers et le suspense. A lire si vous connaissez Bob et aimez son style facilement reconnaissable. 

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Christine Brunet a lu "A fleur de plume", un recueil de poèmes de Didier Moné

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Ne me demandez pas pourquoi j'ai choisi de lire ce recueil de poésies... Pas la couverture plutôt atone et minimaliste...

Peut-être le contact que j'ai eu avec ce poète lors de son référencement ?

Quoiqu'il en soit, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, à quel genre de poésie...

Premières pages : une impression forte de masculinité due, peut-être, à la forme des vers, à cette sensation de voyage et de regard omniprésent qui pèse sur les choses comme sur le lecteur.

L'auteur raconte... se raconte, cheminement intérieur, observation de l'autre, introspection de la foi... Mais quelle foi ?

Peu de couleurs, une chape de plomb grise qui ne demande qu'à se refermer sur les sursauts d'espoirs peut-être vains.

J'ai vraiment apprécié cette plume franche et la sensation qu'elle fait naître et perdurer chez le lecteur. Une belle découverte !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Christine Brunet a lu " La Rinascente" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

 

Quel drôle de titre ! La Rinascente...

 

Huit nouvelles pour une multitude de destins. Vies de femmes, d'épouses, de fiancées ou de mal aimées, caractères bien trempés ou soumis, autant de personnages qui, à un moment précis, se livrent.

Les secrets sont enfin éventés, les certitudes s'effritent. Le temps omniprésent, implacable, a fait son oeuvre pour le meilleur et bien souvent pour le pire.

La plume alerte et précise d'Edmée de Xhavée croque littéralement ces instants où tout bascule, expose les destins cachés en plein soleil. Le lecteur devient voyeur, se rassasie des indignités et des trahisons des uns ou des autres. Il voyage, certes géographiquement (un peu), mais surtout temporellement, entre ce qui fut, ce qui a été et ce qui est (un présent qui n'est pas forcément le nôtre).

Regards de femmes sur une société pas toujours bienveillante, chroniques familiales, destinée implacable qui suit des voies souvent obscures, de temps à autre seulement heureuses. 

Les héroïnes proposées pourraient être une collègue de travail, une soeur, une cousine tant elles sont vraies et les situations criantes de vérité.

Etrange sensation qui nous propulse sur 245 pages au coeur de l'humain.

Un excellent moment de lecture ! 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

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