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Philippe Desterbecq a chroniqué "Courant alternatif" de Vincent Knock sur son blog

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/

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Après avoir lu ma chronique sur son roman "Mâle en patience", Vincent Knock m'a proposé de lire son deuxième bouquin paru chez Chloé des Lys : "Courant alternatif". J'ai bien sûr accepté avec plaisir.

Je n'ai fait que survoler la quatrième de couverture. De ce fait, je croyais lire une histoire d'adolescente mal dans sa peau (comme beaucoup de garçons et filles de l'âge de l'héroïne). Or, ce bouquin, découpé en quatre parties, va beaucoup plus loin. Je vous explique.

La première partie relate effectivement l'histoire d'une jeune fille : Nancy, amoureuse d'un homme plus âgé (mais à peine adulte), François, surveillant de lycée. Elle tente de le séduire, y parvient, le laisse tomber. Le coup classique. Rien de neuf sur la planète.

La deuxième partie parle de Florence, de sa jeunesse, de son propre amour d'adolescente, un chanteur de rock emprisonné pour meurtre, de sa grossesse prématurée, de sa vie sans sa fille. 

Dans la troisième partie, c'est la vie de Gontran, ex-chanteur du groupe "Idées noires" qui est relatée. On sait depuis le prologue que ce type a été en prison pour meurtre et qu'il a trouvé la mort dans un accident après sa sortie de prison. Même si l'auteur annonce que toute ressemblance avec des faits réels serait fortuite, le lecteur ne peut que faire le lien avec Bertrand Cantat et l'assassinat de Marie Trintignant.

Dans la quatrième partie, on revient à Nancy et à François (que je croyais jeté aux oubliettes) pour relier les différents personnages entre eux. Et bien sûr, tout s'éclaire de manière inattendue (quoique ... j'avais quelques doutes ...). Qui est sa mère? Qui est son père? Les choses ne sont pas aussi claires qu'il n'y parait. 

Dans l'épilogue, on retrouve le prologue, ce qui n'est sans doute pas courant et ce qui met un point final au récit. 

Pour ma part, ce découpage en 4 parties m'a un peu gêné. J'aurais préféré un découpage en chapitres qui auraient alterné les uns avec les autres, comme dans la plupart des thrillers sans doute. La troisième partie m'a, en effet, mis la puce à l'oreille et m'a enlevé une partie du suspense créé par l'auteur.

L’auteur s’en explique : « Concernant mon travail, la structure est différente que celle utilisée généralement (alternance de chapitres avec des points de vue différents), car je souhaitais écrire à la manière d'un puzzle dont les 4 vies des personnages représentent un coin du puzzle avec l'épilogue en son centre . »

Je n'écris pas avec un plan défini ou des fiches, je sais juste ou je veux arriver, le thème du livre, les idées que je souhaite défendre mais je me laisse porter par l'écriture des chapitres, les scènes, ce que disent ou font les personnages. Tout ça est assez instinctif. Par exemple, certains chapitres ont été rédigé dans un ordre différents que celui qui apparaît au final pour la publication. 


 

Merci à Vincent Knock de m'avoir donné à lire son "Courant alternatif" et de m'avoir permis ainsi de passer un bon moment.

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Jean-François Foulon a lu "Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois

Publié le par christine brunet /aloys

http://feuilly.hautetfort.com/archive/2017/05/11/aupres-de-ma-blonde-de-thierry-marie-delaunois-editions-chl-5942547.html

Je viens de terminer le livre de Th-M Delaunois, « Auprès de ma blonde », qui ma foi ne manque pas d’intérêt. Le titre, à vrai dire, ne me plaisait pas trop (il est vrai que je préfère les filles  brunes aux filles blondes, ceci expliquant peut-être cela, car finalement, qu’on le veuille ou non, le lecteur n’est jamais neutre quand il aborde un ouvrage et il vient avec tous ses préjugés et sa propre grille de lecture).

Au fil de la lecture,  j’ai découvert une histoire bien ficelée, aux multiples rebondissements. Au début, tout semble normal et anodin : une rencontre dans un parc public entre un homme et une femme. Une histoire se noue lentement et on devine la suite. Rien de plus banal, en quelque sorte. Mais les protagonistes sortent pourtant de l’ordinaire. Lui est écrivain (tiens donc !) et elle, manifestement, n’a rien de la blonde classique. Grande, baraquée, elle exerce la profession de sorteuse dans un bar. Etrange. Mais derrière ce côté un peu bourru on devine une faille. Et c’est là que le roman devient intéressant. Il ne faut pas se fier aux apparences. Petit à petit le lecteur est intrigué et veut en savoir plus sur cette femme dont insensiblement le héros tombe amoureux.

Il y d’autres protagonistes autour de ce couple qui se forme. Il y a Hélène (la belle Hélène, comme dans l’Iliade d’Homère), qui vit seule avec ses trois enfants et tombe sous le charme d’André, notre héros qui lui est déjà sous le charme de la belle blonde. Une rivalité s’installe entre les deux femmes, comme on pouvait s’y attendre.

Il y a les trois enfants d’Hélène, qui par leur naïveté (ou leurs propos mûrement réfléchis et qui font mouche) disent des vérités qu’il n’est pas bon de dire.  

Il y a une gitane aussi, qui erre dans le parc et qui dit la bonne aventure à qui veut bien l’écouter. Comme le devin Calchas dans l’Iliade, elle ne se trompe jamais et prédit l’avenir avec clairvoyance, mais personne ne l’écoute.

Il y a le lac, au milieu du parc. Véritable protagoniste de l’histoire, il semble immense. En tout cas on s’y noie fréquemment.

Il y a enfin les affaires de famille, qu’on devine petit à petit au cours de la lecture, comme cette sœur jumelle de l’héroïne qui est morte autrefois, laissant un vide qu’on ne peut combler. Et puis il y a le questionnement sur les origines : qui est la père de la blonde ? Petit à petit tout cela se met en place et plus on avance dans le livre plus on a envie de découvrir la suite, suite que je ne vous raconterai évidemment pas !

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Le blog Legere imaginare peregrinare a chroniqué "Convergences" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/03/30/passion-thriller-convergences-christine-brunet/#more-10846

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Passion thriller: Convergences, Christine Brunet.

L’auteur:christine brunet

Née dans le sud de la France, elle passe toute son enfance à Aubagne, patrie de Marcel Pagnol. Passionnée de langues, elle effectue ses années de lycée à Marseille et passe un baccalauréat littéraire, spécialisation russe. Elle poursuit alors des études linguistiques poussées qui l’amènent à Prague, à l’université Charles où elle perfectionne son tchèque puis… au Caire où elle tente d’apprivoiser la langue arabe.
 
Elle part en Bourgogne puis en Grande-Bretagne. C’est à Preston qu’elle commence à écrire, d’abord des récits de science-fiction puis des romans d’aventure. Enfin, elle s’essaie au roman policier et aux thrillers. Après un détour de quelques années en Auvergne, en plein cœur des Combrailles, elle retrouve Marseille et sa Provence natale.
aubagne
Aubagne

De ses années de classes préparatoires,  elle garde un goût très prononcé pour la littérature dite « classique » et une soif d’apprendre qui la conduit aux quatre coins du monde à la rencontre de la différence. De Madagascar au Ladakh, du delta de l’Orénoque au Gobi… elle exerce son esprit critique et son sens du partage.

 
les petits papiers de chloéAujourd’hui rédactrice en chef de la revue littéraire « Les petits papiers de Chloé » initiée par les Editions Chloé des lys et nouvelle collaboratrice de l’éditeur belge, elle poursuit sans relâche son travail d’écriture. Elle est également la présentatrice d’ACTU TV, une émission mensuelle à voir et à revoir sur  Actu-TV.net. Elle est également directrice de Chloé des lys Collection. (Éléments de biographie trouvés sur le site de l’auteur et repris avec son aimable autorisation.)

 

Le roman:

Convergences , septième roman de Christine Brunet, est paru en octobre 2015 aux éditions Gascogne. C’est la première apparition du médecin légiste Gwen Saint-Cyrq et de son collègue Yvon Signac.

Tous les ingrédients d’un bon film d’aventures figurent dans ce roman: poursuites, rebondissements, enlèvements, bagarres, exploration de souterrains mystérieux, trafics en tous genres…Convergences est construit selon un plan complexe d’intrigue à tiroir qui se situe sur plusieurs niveaux imbriqués les uns dans les autres avec de nombreuses ramifications; pourtant, chacun d’entre eux ramène au même point de « Convergence »: Gwen Saint-Cyrq.

Le style très fluide adopte un mode d’expression presque télégraphique dans les moments d’action ou de tension, ce qui les rend plus forts, plus immédiats en quelque sorte, avec un suspense haletant, comme au cinéma: « Une pente ascendante, une porte, entrouverte. Ils échangèrent un regard méfiant (…) derrièreconvergences, des escaliers et le silence(…) Un palier donnant sur d’autres battants. Du pile ou du face…Toujours aucun bruit. » (Page 216).

Les descriptions sont très précises, très réalistes, comme ce moment où Gwen progresse dans le conduit du souterrain: « Grimper, ensuite…Les orteils écrasés contre la paroi, les doigts crispé sur la moindre aspérité, chaque centimètre gagné était une victoire. Un autre coude à négocier, plus simple parce qu’à plat. Elle en venait à regretter le trou boueux des oubliettes(…)Elle poussa la grille de l’épaule en y jetant ses dernières forces. La protection en ferraille céda brusquement et alla percuter une lampe sur le bureau juste au-dessous. Le bruit de sa chute se répercuta dans le vide. » (Page 183). Des phrases courtes, des mots qui s’enchaînent donnent cette impression de proximité, un peu comme dans un film, comme si le lecteur vivait les aventures des personnages en direct. Procédé qui entretient une certaine tension qui donne envie de progresser dans le roman page après page, avec fébrilité…

 

L’intrigue:

Suite à la disparition de son épouse Jeanne, et bien que le corps n’ait pas été retrouvé, le marquis Martin de Saint-Amand de Fontalèvre, diplomate, est accusé de l’avoir tuée. Le marquis n’a pas d’alibi et, comble de malchance, le couple venait d’avoir un violent accrochage devant témoins. Ils se trouvaient au château de Puymartin pour quelques jours de vacances.

château d epuymartin
Château de Puymartin

Marie-Anne et Luc, inspecteurs de l’équipe de Renaud Marsan de SIRC ,envoyés sur place pour mener une enquête, ont également disparu. On est sans nouvelles d’eux depuis quatre jours.

Fait intriguant: deux ans et demi plus tôt, un sans-abri et deux retraités ont également disparu sans laisser de traces. Ces disparitions mystérieuses ont-elles un lien avec les disparitions de Jeanne et des deux policiers?

Suite à la prière de son ancien chef, Gwen accepte de mener une enquête sur les lieux des disparitions. Partie en reconnaissance dans les environs de Sarlat, Gwen trouve un squelette humain à moitié enfoui dans un chemin dans les sous-bois de la forêt de Badane, située entre Commarque et Sireuil (Je rassure les lecteurs qui ne connaîtraient pas cette région: une carte détaillée figure au début du roman); puis elle trouve un autre cadavre. Mais pourquoi la gendarmerie de Sarlat ne répond pas à ses appels?

Une fois l’enquête close, chacun repart de son côté, Signac à Paris, Gwen à Marseille où elle a enfin accepté de travailler au IERM, avec Sillas Lajoigny qui devient donc son nouveau patron. Pourtant, lorsqu’elle retrouve quelques échantillons qu’elle pensait détruits, elle décide de reprendre l’enquête sur Saint-Amand car elle pense que le diplomate, malgré sa relaxe, n’est pas aussi clair que la précédente enquête l’a déterminé. Elle retourne donc dans le Perigord et découvre que Signac, affecté à la protection de Saint-Amand, est également sur place. Lajoigny accepte de « prêter » Gwen à Marsan afin de boucler l’enquête et de répondre aux questions laissées en suspens. Qui faisait le vide en tuant les protagonistes les uns après les autres? Giron sur les ordres de Diane? Giron seul pour assurer ses arrières? A moins que la marionnette n’ait décidé de couper ses fils et de prendre le large avec tout ou partie du butin convoité par la bande?

L’intrigue, bien plus complexe qu’on aurait pu le croire, s’avère un vrai sac de nœud: quelle est l’implication réelle de Josépha, la veuve de Jérôme Signac? Que mijotait le frère d’Yvon Signac au moment de sa mort? Était-il un « ripou »? Autant de questions qui devront un jour ou l’autre trouver leur réponse…

périgord noir
Périgord Noir
L’enquête: 

A l’instar des autres compartiments du roman, l’enquête, son déroulement, ses aspects techniques sont très bien décrits et documentés, donnant l’impression de regarder un film. Ainsi, voir Gwen à l’oeuvre est très instructif: « Elle tira les gants de latex du petit sac à dos noir qui ne la quittait presque jamais en mission et souleva délicatement le chemisier taché de boue orange (…) Elle tira un petit sachet plastique zippé, une pince à épiler, effectua quelques prélèvements, juste au cas où, puis rangea le tout dans la poche translucide. Elle bascula le corps doucement sur le côté et découvrit une blessure profonde à la base du crâne… » (Page 41)… »Elle inscrivit rapidement quelques mots sur un calepin ouvert à côté d’elle puis passa aux échantillons prélevés sur la fille. Quatre sachets. Elle choisit le résidu de terre sous les ongles, prépara le prélèvement, étiqueta les préparations et en plaça une goutte entre les lamelles du microscope électronique tandis qu’elle insérait le reste dans le spectromètre. Elle plaqua son œil droit contre l’optique, effectua un réglage minutieux et plissa le front… » (Page 43).

Les personnages:

  • Gwen Saint-Cyrq: médecin légiste; physique très atypique: « Des mèches de longs cheveux noir corbeau très raides sur le devant, rasés sur la nuque mettaient en valeur des yeux bleu glacier soulignés par une épaisse couche de khôl noir et une frange couvant le front un peu haut. Une multitude de piercings en argent complétait l’apparence un peu décalée de la légiste. » (Page 19); elle est petite et maigre. Chaque fois qu’elle se retrouve dans une situation délicate, son esprit d’analyse prend le dessus jusqu’à ce qu’il trouve une faille permettant de s’en sortir. Dans cette première enquête où elle apparaît, peu à peu des détails concernant son histoire personnelle sont dévoilés, d’où le titre Convergences…Afin de ne pas spolier le plaisir des lecteurs de les découvrir par eux-mêmes, je n’en dirais pas plus.  Néanmoins, il est intéressant de s’attarder quelque peu sur un aspect de son personnage: son professionnalisme. Elle fait preuve de beaucoup d’astuce, elle est intelligente et apprend vite de ses erreurs. Le roman fourmille de précisions concernant le soin qu’elle prend à se préparer pour une autopsie, la minutie avec laquelle elle procède à des recherches complémentaires, que ce soit sur internet ou sur le terrain; elle est consciencieuse, très compétente…mais elle a un caractère de chien et ne se laisse pas marcher sur les pieds. « Yvon Signac quitta le restaurant, l’esprit ailleurs, perturbé par la conversation qu’il venait d’avoir avec Saint-Cyrq, sa façon d’aborder l’affaire en toute transparence et avec professionnalisme. Toutes les hypothèses étaient étayées de faits et de preuves scientifiques. » (Page 109).
  • Renaud Marsan: commissaire au SIRC, ancien chef de Gwen.
  • Yvon Signac: ancien collègue de Gwen qu’il déteste, lui attribuant le suicide de son jeune frère Jérôme, ancien co-équipier de Gwen.
  • Lieutenant-colonel Reille: chef du commissariat de Sarlat.

     

    sarlat
    Sarlat
  • Lefèvre: magnétiseur, rebouteux qui vit dans une cabane à côté du château de Puymartin; petit maigre aux yeux ronds comme des billes, trop fixes.
  • Jeanne de Saint-Amand: l’épouse disparue du diplomate Martin de Saint-Amand; Lefèvre la décrit comme étant « une vraie garce, hautaine et mal embouchée ».
  • Martin de Saint-Amand: diplomate.
  • Sillas Lajoigny: nouveau patron de Gwen au IERM de Marseille.
  • Philippe Giron: truand notoire.
  • Mehdi: ami de Gwen; légiste au IERM de Marseille.
  • Jean-Marc Giron: frère de Philippe Giron; amant de Josepha, belle-sœur de Signac, deux ans plus tôt.
  • Josepha Signac: veuve de Jérôme Signac; maîtresse et complice de Philippe Giron.
  • Le duo Gwen / Yvon Signac: une mention particulière à ce duo de personnages dont la relation complexe tisse le canevas de l’intrigue, l’ influençant et lui donnant de l’épaisseur: leur passé commun au sein du SIRD, deux avant la présente enquête, avec la mort de Jérôme, frère de Signac et équipier de Gwen, dans des circonstances tragiques. Le ressentiment profond de Signac qui attribue la responsabilité de ce drame à Gwen, sans doute pour masquer sa propre implication involontaire, est le moteur de son comportement avec elle. Le hic est que cette haine farouche gangrène son jugement au point de mettre parfois en péril leur enquête. J’avoue que cet aspect du personnage de Signac est parfois un peu lourd; on aimerait que l’abcès soit crevé une bonne fois pour toute.

Les lieux:

L’intrigue se déroule selon deux axes: le Périgord noir et la Côte d’azur. Tout comme les personnages et les détails techniques de l’enquête, les lieux sont décrits avec minutie et précision car, loin de ne servir qu’à meubler, les différents décors participent à l’action même.

L’intérieur du château de Commarque: « Une porte verrouillée, qui ne fit aucune difficulté, lui ouvrit une grande salle au décor XIV ème selon l’explication plaquée sur la pierre. Une reproduction de heaume au sol, une fenêtre à colonnettes donnant sur la campagne environnante puis l’accès à la plate-forme elle-même. Elle retint sa respiration, époustouflée par la vue magnifique: juste en face Laussel en bien meilleur état que Commarque, sans doute restauré et plus récent. » (Page 35).

mas provençal

La maison de Gwen, en Provence: « Le mur appartenait à une petite maison provençale aux volets ouverts peints en vert olive. De chaque côté, collée entre de petites pierres plates dressées, une terre poussiéreuse blondie par le soleil et le calcaire, chargée de lavandes et de lauriers encore en fleurs. Plus loin, un mimosa et deux oliviers centenaires aux tronc torturés étalaient leur feuillage vert de gris vers la maison. » (Page 18).

Le paysage provençal: « …devant lui, un chemin de terre étroit, recouvert d’une épaisse couche d’aiguilles de pin, s’enfonçait sous le couvert de la forêt méditerranéenne. Un peu plus haut, la route continuait à sinuer vers le Camp et le col de l’Ange. Plus bas, après des courbes en épingle à cheveux, Ceyreste avant d’atteindre les plages de La Ciotat. » (Page 17).

Et pour finir, la grotte: « Elle s’émerveilla devant la complexité des concrétions: draperies de calcite blanche et cristallisations d’aragonite couvrant des concrétions plus anciennes et, parfois même, des œuvres d’art. Certains piliers étaient effondrés. Elle eut soudain l’impression d’avoir, non seulement changé de monde, mais d’avoir aussi basculé dans le temps: le faisceau de la lampe rencontrait déjà les premières gravures dans un environnement minéral fantasmagorique. » (Page 317).paysage provençal

 

Mon avis:

Roman bien construit, malgré son foisonnement qui peut parfois égarer le lecteur. Beaucoup de scènes d’action, de suspense aussi, de moments où l’on se demande comment les enquêteurs vont se sortir du pétrin dans lequel ils se sont fourrés, soit par négligence, soit par imprudence, non respect des consignes de sécurité, rendant la lecture addictive.

Ce qui m’a particulièrement plu: les nombreux fils de cette histoire nous ramènent sans cesse au passé trouble de Gwen, à son enfance particulière, le contexte dans lequel elle a grandi, les personnes qui l’ont élevée, façonnée en quelque sorte, l’auteur ne révélant que des bribes savamment distillées tout au long du roman. Egalement le rythme soutenu, sans temps mort: on ne s’ennuie jamais dans les romans de Christine Brunet qui entraîne ses lecteurs dans une enquête pleine de surprises et de rebondissements, avec des personnages complexes, ni tout bons, ni tout mauvais, irritants ou attachants mais qui ne laissent pas indifférent.

Un excellent thriller passionnant, qui se lit de bout en bout malgré les 400 pages, qui a le mérite de distraire tout en faisant découvrir de très belles régions, des paysages magnifiques sur lesquels on s’attarde malgré la tension narrative. A quand la suite ???

Extrait:

« Le bruit de sa respiration dans le détendeur, la descente lente dans l’univers bleu limpide vers grotte sous-marinedes fonds tapissés de posidonies entre lesquelles broutaient et chassaient dorades, rascasses, mérous, girelles et sars…Magnifique. Cette quiétude parfaite lui fit oublier quelques secondes le but de sa plongée. »

 

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La chronique de Sarah pour 2401 de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.youtube.com/watch?v=KzEXTCwNYqI

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Sarah diary's vient de recevoir "2401" de Bob Boutique !

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.youtube.com/watch?v=gE9dC78k8Pc

A demain pour l'avis de SARAH !

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Le blog "Des mots et des notes" a chroniqué "Villa Philadelphie" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

https://desmotsetdesnotes.wordpress.com/2017/04/14/villa-philadelphie/

https://desmotsetdesnotes.wordpress.com/2017/04/14/villa-philadelphie/

Présentation de l’éditeur :

Aimée et Richard, un mariage que raison et amour ont nourri de bonheur. Et voici que l’on prépare les doubles noces de leurs deux filles : Rosalie est l’impatiente fiancée d’Antoine Delbrassine et Evelyne, avec moins d’enthousiasme, celle d’Edouard du Lyncé. Et si ce double évènement semble, aux yeux des parents, mettre en évidence une affectueuse complicité entre les deux sœurs, la vérité est bien autre. Et ne pourra qu’émerger peu à peu, au cours de ces 40 années passées en étrange voisinage dans la « Villa Philadelphie », deux maisons jumelles destinées à garder les sœurs unies dans leurs vies de femmes…

C’est qu’elles vont changer, Rosalie et Evelyne…

C’est parce que je suis abonnée à son blog que j’ai eu envie de découvrir la plume d’Edmée de Xhavée à travers un texte plus long que ses billets hebdomadaires. J’ai hésité entre des nouvelles ou un roman et j’ai choisi cette histoire de famille et de maison (ce qui fait, encore une fois « par hasard », un lien avec ma lecture de Jacqueline Harpman cette semaine.) Ce billet me donne aussi l’occasion de présenter un ouvrage d’une petite maison d’édition belge, pilotée par des bénévoles, dont le siège est à une quinzaine de kilomètres de chez moi, Chloé des Lys.

Dans cette Villa Philadelphie, nous suivons l’histoire de deux soeurs, Rosalie et Eveline, dont les parents leur ont offert deux maisons mitoyennes à l’occasion de leur mariage. Richard et Rosalie ont sans doute cru que leur propre relation fusionnelle allait être vécue à la fois par les deux soeurs et par les deux couples. Mais les dés étaient pipés dès le départ : Aimée, tout à son amour pour Richard, a accepté avec joie la naissance de la première file, « Rosalie jolie », qui s’est glissée dans l’image du couple parfait et a reçu (comme sa mère) sa part de reconnaissance, de gâteries, de louanges sans partage. L’arrivée tardive de sa soeur a chamboulé cet équilibre et la jalousie s’est sournoisement installée dans le coeur de l’aînée. Aimée n’a jamais vu ou voulu voir ce poison lent dans le coeur de sa fille chérie, elle a toujours cru être équitable alors qu’elle continuait de servir la part énorme d’attention que Rosalie exigeait pour exister, sans en faire autant pour Eveline. Celle-ci s’est construite presque seule, à bas bruit.

Quand le temps du mariage est venu, Rosalie a prestement chipé Antoine, ému par Eveline, et a vécu un amour passionné avec lui tandis que la cadette se contentait alors d’un mariage de convenance avec un Edouard à pleurer d’ennui. C’est la maternité qui a permis à la jeune femme de se révéler, toujours tout en discrétion malgré tout. Les deux couples, généreusement suivis et aimés par les parents d’Eveline et Rosalie, ont évolué dans deux maisons avec véranda et jardin partagés. Bien sûr, au fil du temps, de 1920 à 1960, la vie, les gens (ou pas…) évoluent avec les événements, et les sentiments aussi…

Ce qu’Edmée de Xhavée a voulu raconter à travers l’histoire de ces deux soeurs qui ne s’aiment pas autant que le titre du livre le voudrait, ce sont plusieurs « formes d’amour » : amour parental, amour conjugal, amour fraternel, amour filial… autant de facettes d’un sentiment qui construit, cimente, sublime les vies ou au contraire les abîme, les étiole quand il est mal vécu. On sent qu’Edmée aime observer les relations interpersonnelles, le vivre ensemble et c’est ce que j’ai aimé dans ce roman: les pages se tournaient toutes seules pour savoir ce qui allait se passer entre ces deux soeurs et dans cette famille à la fois agaçante et attachante. Comme toutes les familles, me direz-vous… oui, c’est pourquoi il ne faut pas espérer non plus de grands fracas dans cette histoire, mais la vie, le quotidien, ce qui rend des choses et des gens a priori insignifiants finalement remarquables, riches du poids de leur histoire. Celle-ci est placée à Verviers, une ville provinciale à l’est de la Belgique, qui a connu la prospérité puis le déclin avec les industries lainières.

Bon, il me faut avouer qu’au niveau éditorial, j’ai été un peu déroutée par l’abondance de virgules et quelques fautes d’orthographe, le roman aurait mérité un petit toilettage supplémentaire, mais cela n’a pas trop gâché mon plaisir de découvrir la plume d’Edmée de Xhavée, sa finesse psychologique et sa sensibilité.

« Tout avait été dt entre eux et ne serait pas oublié.L’amour palpable, serein, sans ambiguïté ou tromperie.

Une évidence venait de leur être criée plus fort et plus violemment qu’aucune tempête ne le pourrait jamais : il y avait de multiples formes d’amour. Mais il n’y avait qu’un seul amour. Il n’avait ni forme ni visage. Il était l’Amour et sa flèche se plantait dans un éclair de lumière, qu’on ne pouvait confondre avec aucune forme d’amour. » (p. 143)

Edmée DE XHAVEE, Villa Philadelphie, Editions Chloé des Lys, 2016

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Le blog "Les lectures de Maryline" a lu Vénus en Ré, le dernier thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/venus-en-re-a129323768

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/venus-en-re-a129323768

Résumé de l'éditeur :

 Le corps d'une femme nue est retrouvé au pied d'un arbre de la forêt Notre-Dame, enveloppé dans un linceul de feuilles. La septième victime d'un tueur au mode opératoire incertain. 
Les enquêteurs Saint-Cyrq et Signac suivent la piste du meurtrier, surnommé l'homme au catogan, tandis que des zones d'ombre de leur passé refont surface.

 

 

 

Mon avis :

Je suis très contente d'avoir retrouvé Gwen et Signac que j'ai connu dans "Convergences". Ce sont deux personnages assez intrigants mais attachants, chacun à leur manière. Gwen est une fonceuse, elle n'a peur de rien, elle risque sa vie à chaque chapitre et surtout, elle aime travailler seule. Signac est plus discret, très bon aussi dans ce qu’il entreprend mais il ne sait pas faire la part des choses et ça lui porte parfois préjudice.

Ils se retrouvent sur l'ile de Ré pour une enquête qui s'avère complexe. L'auteur aime semer des indices et dispatcher des pistes un peu partout au fil des pages. Est-on sur la piste d'un seul et même tueur pour toutes ces victimes ou bien il n'y a aucun lien et plusieurs tueurs sévissent actuellement sur l'ile ? C'est ce que Gwen essaie de comprendre. Mais peut-elle faire confiance aux différents témoins qu'elle rencontre ? Ne sont-ils pas tous impliqués d'une manière ou d'une autre ? Là est toute la complexité de cette affaire et elle va devoir suivre son intuition et ne faire confiance à personne.
 

L'auteur aime numéroter ses chapitres de manière originale, je l'avais déjà remarqué dans "Convergences", mais cette fois j'ai été moins déstabilisée...

Un très bon thriller, avec des personnages hauts en couleurs, une enquête complexe et une auteur particulièrement douée pour l'écriture et les énigmes. En plus, la fin laisse présager une suite et ça, j'adore ! À lire de toute urgence !

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Coup de coeur d'Albert Moxhet pour "La Rinascente", le nouvel ouvrage d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

 

Samedi Coup de cœur d’Albert Moxhet

 

La nouvelle est, on le sait, un genre littéraire dans lequel Edmée De Xhavée excelle.

Son nouveau recueil, La Rinascente, en donne une nouvelle preuve.

  

 

Réunissant huit textes d’une trentaine de pages en moyenne – deux faisant exception : un de trois pages, l’autre d’une cinquantaine – cet ouvrage porte, comme c’est souvent l’usage, le titre de la première des nouvelles qui le constituent, La Rinascente, qui est le nom d’un magasin de Turin, ville où la narratrice commence une nouvelle vie.

Les thèmes que traite ici Edmée De Xhavée tournent autour de la vie de couple, de son usure et de ce qu’il en advient pour les ex-conjoints. D’une plume élégante, l’auteure analyse avec pertinence les sentiments de ses protagonistes, qui appartiennent généralement à des milieux bourgeois.

 

 

 

Le plus souvent à la troisième personne, parfois en je, ces récits rendent le son du vécu au travers de détails observés avec acuité et rendus avec beaucoup de justesse et un regard volontiers critique, qu’il s’agisse de milieux traditionnels ou d’un contexte aussi particulier que celui de l’aventure des autos-canons belges en Russie durant la Première Guerre mondiale.

On peut considérer qu’en décrivant le comportement de ses personnages et en les situant dans des récits bien ciblés, Edmée De Xhavée brosse le portrait d’une société contemporaine ou presque, avec des accents de comédie humaine dans lesquels elle se sent très à l’aise, ce qui donne une grande souplesse à son style et du réalisme à ses récits.

[Référence : Edmée DE XHAVÉE, La Rinascente, nouvelles, Barry, Éditions Chloé des Lys, 2017, ISBN 978-2-87459-965-1]

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Le blog de critique littéraire "Legere imaginare peregrinare" a chroniqué "Vénus en Ré", le dernier thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/02/17/passion-venus-en-re-christine-brunet/#more-10056

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Vénus en Ré est un thriller publié par les éditions Gascogne en décembre 2016. Il est le huitième de Christine Brunet; il peut être considéré comme une « suite » du précédent roman intitulé Convergences puisqu’il reprend les mêmes personnages d’enquêteurs. Il est l’occasion de faire plus ample connaissance avec eux, surtout Gwen Saint-Cyrq, la légiste au look extravagant ( piercings, tatouages, coupe de cheveux déstructurée) , et d’approcher d’un peu plus près cette femme mystérieuse, froide en apparence, mais courageuse, capable d’aller au bout de ses convictions, peu importent les conséquences.

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Le style est sobre, d’une précision quasi chirurgicale, très efficace, avec des phrases pas trop longues, des mots précis et parfois percutants attestant de la maîtrise parfaite de son auteur. Les très nombreux dialogues, notamment entre les enquêteurs à divers moments de leurs investigations, rendent le récit très vivant et entretiennent un suspense parfois à la limite du soutenable.

La présentation du roman est claire et aérée, rendant agréable la navigation au sein de cette enquête labyrinthique. Chaque chapitre porte un titre qui oriente le lecteur sur son contenu sans pour autant le révéler .

L’intrigue:

Dans le bois de Notre-Dame, quelque part dans l’est francilien, la découverte du cadavre d’une femme nue, étendue sur les feuilles détrempées, pose la question suivante: est-elle la 7e victime de ce serial killer que la presse a surnommé « l’homme au catogan »? En l’absence d’un modus operandi véritablement identique, les doutes sont permis, d’autant que le profiler Michel Lebecq et son équipe piétinent: aucune piste, tous les indices sont soigneusement effacés par le tueur, et aucun lien apparent entre les victimes qui semblent choisies au hasard.

Le commissaire Marsan, cette fois impliqué de près, obtient du juge l’autorisation du juge de mener sa propre enquête et reforme l’improbable duo Saint-Cyrq/ Signac. A condition de convaincre la jeune femme qui a démissionné pour se reconvertir en femme de chambre.

Pourtant,malgré les tensions et les désaccords qui les séparent, ils obtiennent très vite de nombreuses pistes qu’ils suivent jusque sur l’île de Ré. S’agit-il d’un seul tueur complètement imprévisible et d’une intelligence supérieure? Ou alors d’un « copy cat » en profitant pour commettre ses propres meurtres. Entre résurgences d’un passé pour le moins embrouillé, embuscades, poursuites, agressions et disputes, le duo de choc parviendra-t-il à résoudre cette ténébreuse affaire?

Les personnages:

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Île de Ré
  • Renaud Marsan: commissaire divisionnaire.
  • Ghislaine: sa fille, 22 ans.
  • Michel Lebecq: profiler de la Crim.
  • Le juge Colardon.
  • Gwen Saint-Cyrq: petite maigre tatouée, visage portant de nombreux piercings, cheveux noir corbeau très raides aux épaules sur le devant et presque rasé derrière le crâne ( petit clin d’œil à Lisbeth Salander??); médecin légiste très compétente. Orpheline, enfermé en maison de redressement à l’âge de 7 ans, puis adoptée par une femme qui ne l’aime pas, ce qu’elle lui rend bien.
  • Yvon Signac: co-équipier de Gwen.
  • Damien Potain: petit ami de Ghislaine; 32 ans, divorcé, biologiste marin au CNRS; ancien prof de la jeune femme.
  • Daniel Lesage: médecin légiste de l’équipe de Lebecq; ex petit ami de Gwen.
  • Christian Pinel: 8 e victime; premier amour de Gwen; 32 ans, condamné à 15 ans de prison pour piratage informatique.
  • Robert Grimaud: chef de la brigade de gendarmerie de l’île de Ré; ami d’enfance de Signac.
  • Josy Grimaud: épouse du précédent; capitaine de gendarmerie dans la même brigade. Premier amour de Signac quand ils étaient ados.

Les lieux:

Christine Brunet s’est visiblement très bien documentée afin d’offrir des descriptions de lieux les plus proches possible de la réalité, notamment en ce qui concerne l’île de Ré; en effet, elle donne de nombreux repères facilement vérifiables ainsi qu’une carte très précise (page 55).

Les descriptions des autres lieux sont minimalistes, donnant juste les indication nécessaires pour se représenter l’endroit, un peu comme un décor de film ou une photo: « La forêt domaniale du Bois Henri IV, enfin. Des maisons partout…Une bande de verdure. Des pins, un sol sablonneux couvert d’aiguilles brunes. Un sentier. » (Page 81).

Même chose pour l’appartement de Signac: « L’endroit était propre, méticuleusement rangé: il devait avoir une femme de ménage à la hauteur, à moins qu’il n’ait gardé ses habitudes de militaire. Tout était fonctionnel, sans luxe ni décoration inutile. Une table, quatre chaises, un canapé et une table basse devant, une cuisine à l’américaine à droite et un couloir qui devait mener aux chambres et à la salle de bains. » (Page 29).

Mon avis:

Grâce à Christine Brunet, qui m’a gentiment fait parvenir son roman afin que je le chronique, je découvre une romancière talentueuse, au style bien personnel, et son univers littéraire très agréable à lire, proposant un divertissement de qualité.Avec une dernière partie surprenante, à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Les nombreuses allusions à l’enquête précédente (voir Convergences) certes permettent de situer le relationnel compliqué fait de rancœur et d’attirance entre Signac et Gwen, mais peuvent à la longue gêner le lecteur qui n’a pas lu le titre précédent.

Des scènes d’action, des rebondissements intervenant au bon moment, des touches d’humour, des personnages intrigants mais attachants, loin de toute caricature,qui n’oublient jamais de prendre une douche ou de se nourrir (lol), que l’on a envie de retrouver dans une autre aventure, une intrigue sans temps morts ni incohérences, Vénus en Ré est incontestablement un excellent thriller dont je recommande très vivement la lecture.

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Le blog "Les lectures de Maryline" a lu "Mémoires d'un loir" de Jean-Jacques Salembier

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/memoires-d-un-loir-a128016034

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/memoires-d-un-loir-a128016034

 Résumé de l'éditeur :

"Des bras du Rhône au pied du Ventoux, Jean Jacques Salembier laisse couler dans son journal quotidien une rivière de conversations profondes et amusées, une poétique de la relation. Accompagné de ses lectures de Char et Tchékhov, il nous mène à la rencontre d’un petit peuple d’échappés volontaires et nous invite à sa table en compagnie de ces citoyens des marges, et l’on ne peut s'empêcher d’être ému par cette invitation recommencée »

 

 

Mon avis :

Un brin poétique, ce roman nous fait voyager... Mais pas le voyage dans sa première destination, je parle du voyage d'un homme dans sa quête individuelle. Les mots sont doux, les mots sont simples, les phrases agréables... Quel beau moment de lecture que de lire cette succession de lettres qui se suivent au fil des pages... 

Dans ce livre, l'histoire n'est qu'un prétexte, elle est assez inutile je trouve. Je pense plutôt qu'elle est là pour nous faire découvrir la plume d'un auteur simple mais cabossé par la vie. Ce n'est que personnel bien-sûr, je ne connais pas du tout l'auteur mais c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce roman.

Un voyage poétique, agréable...

Publié dans avis de blogs

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