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Un article signé Alain Magerotte dans la revue Bruxelles Culture pour le troisème volet des Contes Bizarres de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Un article signé Alain Magerotte dans la revue Bruxelles Culture pour le troisème volet des Contes Bizarres de Bob Boutique

 

CONTES BIZARRES III 

 

C'est avec ses "Contes bizarres" (Vol. 1 & 2) que Bob Boutique a fait une entrée remarquée dans le  monde littéraire. Une façon originale de raconter des histoires plus tordues les unes que les autres en  prenant le lecteur à témoin. Des contes qui commençaient tous par la célèbre formule "Il était une fois"  avant d'annoncer la chute par un "Et arriva ce qui devait arriver"... 

Abandonnant alors le genre "Nouvelle", Bob s'était lancé dans l'écriture de polars mettant en scène un  duo de flics hollandais (style "l'ours et la poupée"). Un duo dont nous allions suivre les aventures dans  trois "briques" ("2401", Chaos" et "Bluff") où le style inimitable de l'auteur allait encore faire mouche. Et puis voilà qu'aujourd'hui, Bob Boutique nous livre un 3ème volume de "Contes Bizarres" pour notre  plus grand plaisir. 

Première constatation; pas de doute, à chaque page, on retrouve cette façon incomparable de raconter,  la "Bob Boutique touch" ! 

Trois histoires pour ce troisième opus. 

La première, "M'man", nous entraîne dans un véritable délire schizophrénique. Un type consulte  régulièrement un psy parce qu'il se sent dominé par sa mère. Une mère dominante, certes, mais morte  depuis 3 ans ! Morte assassinée par ledit fils !... Est-ce faux, est-ce vrai ? L'auteur nous entraîne dans les  dédales d'un esprit tortueux. Hitchcock sonne à la porte. 

La seconde, "Amen", met en scène la surprenante découverte de trois sexes de jeunes garçons retrouvés  dans des petits sachets enfouis dans le coffre d'une banque. Ledit coffre appartenait à un ecclésiastique  de haut rang ! Bob Boutique nous entraînerait-il dans une sordide  affaire de pédophilie liée à la Sainte Eglise ?... Allons, allons, quand  on connaît l'esprit créatif de l'auteur s'est allé un peu vite en  besogne... 

La troisième, "Mille brasses", nous décrit les différentes phases de  doute et de crainte par lesquelles passe Gus, un quinqua au physique  des plus banals qui a épousé Béa, une femme beaucoup plus jeune  et très jolie de surcroit. Des craintes qui vont s'amplifier lorsque celle-ci fera la connaissance d'un certain Eric, une sorte de sosie de Georges Clooney... 

Et arriva ce qui devait arriver... En fait, pas vraiment. Avec cette phrase, Bob Boutique nous bluffe parce qu'à chaque fois, emporté par l'histoire, on croit deviner aisément la fin et... On est à côté de la plaque ! Défiant toute logique, l'auteur nous entraîne vers une chute qui nous laisse baba et on reste là comme deux ronds de flan en se disant : "Tiens, j'avais pas pensé à ça, merde alors, quelle fin !" 

Editions Chloé des Lys - 117 pages. 

Alain Magerotte

 

Publié dans Article presse

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Josette Lambreth dans L'avenir.net pour sa trilogie...

Publié le par christine brunet /aloys

Josette Lambreth dans L'avenir.net pour sa trilogie...

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Un article presse pour Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

Un article presse pour Séverine Baaziz

Publié dans Article presse

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Barbara Flamanden invitée d'Aloys avec un article dans Bruxelles culture signé Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Barbara Flamand, une existence pleine… pour rien ! 

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Une vie entière avec l’impression de s’être trompée de A à  Z sur l’évolution de nos sociétés européennes (qui englobe les Etats-Unis), d’avoir perdu ses illusions politiques en chemin et de conclure par l’absurde, voilà à quoi ressemble ce livre magnifiquement écrit mais d’une vérité crue, celle d’un échec qui se résume à la fin de la vie de l’écrivaine par une profonde désillusion, qui confine à l’absurde : tout ça, pour ça ! 

Barbara Flamand a été de toutes les batailles de l’ultra gauche pour se rendre compte à l’heure du bilan qui approche qu’elle avait tout faux ! Ceci n’est qu’un avis bien sur, et je présume qu’elle ne voit pas les choses de cette façon, mais l’URSS a disparu, la Russie s’est effondrée avec le mur de Berlin et le communisme n’a plus d’adeptes sérieux en dehors de la Corée du Nord et de Cuba. Tout ça, pour ça !

« Snobée en Belgique, ignorée en France, il fallu qu’une éditrice praguoise réalise enfin la portée de ses textes  et fasse l’effort de les traduire en… tchèque, pour les faire paraître par la suite dans notre pays. » Il a fallu du temps, mais elle a  tenu bon et Barbara Flamand est devenue une écrivaine prolifique, respectée, controversée certes, mais d’une totale sincérité. Elle a publié 13 recueils de poèmes, deux romans, deux essais, et diverses pièces de théâtre pour clôturer en 2021 aux éditions Bernardiennes par ce livre étonnant qui raconte sa vie teintée de tristesse et de désillusion malgré son titre paradoxal « Il était une fois… le bonheur ». 

Très jeune, la petite Barbara s’est vite rendue compte (dès ses 12 ans) que la religion ne reposait sur rien de sérieux et que nous n’étions en fin de compte que des primates plus évolués que les singes, donc pas des bêtes à bon dieu. Elle prit alors le parti de l’espoir un peu fou, en se donnant aux sirènes de l’ultra gauche et de l’athéisme dont elle devint une ardente combattante. 

Elle a tout expérimenté, depuis la vente du drapeau rouge dans les rues de Prague, à diverses amours de passage jusqu’au jour ou elle rencontre enfin (c’est elle qui l’affirme) un homme qui venait de perdre sa femme depuis quelques mois (il fait 25 ans de plus qu’elle)  et trouve en elle, l’égérie qui réussira à combler ce vide, Marcel ! Elle vivra alors une passion complète jusqu’à son décès, même si elle reconnait avoir vécu entretemps diverses amours lesbiens. Dans la vie rien n’est jamais simple, surtout lorsqu’on parle de sentiments ! 

Une vie d’aventures bien remplies mais qui se clôture en fin de compte, vers la fin de son parcours, par une grande solitude, le constat décourageant sur le plan politique du triomphe de l’ultra libéralisme et d’un dernier décès, celui de sa chienne Laika sur qui elle avait reporté le trop plein d’amour qu’il lui restait. Une chienne, au lieu de l’homme ! 

Personnellement je retiendrai surtout de « Il était une fois… le bonheur » la première partie du livre où elle raconte avec une simplicité et une franchise désarmante, l’histoire de sa vie. Ça commence avec une gosse perte de temps, dieu, (je l’écris avec ostentation en lettres minuscules), jusqu’au jour où dans une nacelle, à la foire entre ciel et terre, elle se sentit libérée et capable de choisir. Elle venait d’avoir 12 ans ! « Je ne crois plus en Dieu, parce qu’il n’existe pas… je n’ai pas besoin d’aide, ma conscience me suffit. » explique t-elle au curé de sa paroisse, désemparé. Et tout était dit. 

Après quoi elle fit la connaissance de son premier grand amour qui l’emmena à Prague, mais ce n’était pas le bon (il était violant et un peu barjot) et divorça, puis rentrée en Belgique fit la connaissance de Marcel, un responsable du « Drapeau Rouge » beaucoup plus âgé qu’elle mais dont l’aura et l’intelligence firent  main basse sur son esprit partagé entre son engagement politique sans retenue et l’amour inconditionnel d’une amoureuse séduite par son aura politique… un amour total qui ne se démentira pas jusqu’ajour où intervint l’accident et le décès de l’ être aimé : « C’était un samedi fin d’après-midi, il sortit de la voiture et s’écroula. Les infirmiers de l’ambulance ne purent le ranimer. Il était bel et bien mort ! » 

Dans le même temps elle fait la connaissance de Simone, une jeune fille effrontée qui du jour au lendemain l’initie au monde lesbien ! Une expérience ravissante qui lui apprit qu’on pouvait aimer de plusieurs façons et qui dura plusieurs années. 

Et voilà ! Une vie qui se résume en quelque phrases, des amours compliquées, un parcours politique chaotique qui ne mène nulle part et fort heureusement pour nous, lecteurs, une existence consacrée à l’écriture (elle ne cessera jamais de coucher ses impressions sur papier) qui au fil des ans tissera l’histoire mouvementée mais décevante sinon absurde du communisme. 

« La jeunesse d’aujourd’hui n’est plus celle qui se voulait le fer de lance dans le futur. Il s’agit de se caser au mieux dans une société sans but !  Je la quitterai cette société en ayant perdu l’espoir des lendemains qui chantent. » 

Je pourrais évidemment vous parler des autres textes de cet ouvrage où elle raconte des histoires fortement influencées par ses convictions  politique (les ouvriers d’une part et les méchants ou minables patrons de l’autre) mais je les trouve à tort ou à raison trop engagés, parfois d’une façon simplistes,  pour être représentatifs. D’autant plus que ces « patrons » sont la plupart du temps des ouvriers qui ont réussi et travaillés dur pour y arriver.. Soit. 

« Il était une fois… le bonheur » est un très beau livre, remarquablement écrit, et témoin d’une époque où la gauche, on pourrait même ajouter l’ultra gauche, faisait rêver une partie de la jeunesse obnubilée par le rêve des lendemains qui changent, mais ne parvint jamais à concrétiser. » 

Ce qui m’a littéralement convaincu dans ce livre controversé mais passionnant, c’est le « ton », la finesse de l’écriture, et l’incroyable franchise d’une vie passée pour rien (ce n’est qu’un avis bien sur), et totalement consacrée à un idéal déchu. Au confins de l’absurde !

« Quel sens ? Question que beaucoup ne posent pas. Et d’ailleurs ils n’ont pas besoin d’un sens. C’est sage. Car la question posée, le mot qui saut dans la tête est l’absurdité… Vivre pour mourir ! Mourir: le gouffre. ? L’abime ? ». 

 

Bob Boutique

 

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Un portrait de Séverine Baaziz dans la revue "Lettres capitales"

Publié le par christine brunet /aloys

https://lettrescapitales.com/portrait-en-lettres-capitales-severine-baaziz/

https://lettrescapitales.com/portrait-en-lettres-capitales-severine-baaziz/

Qui êtes-vous, où êtes-vous née, où habitez-vous ?

Je m’appelle Séverine Baaziz, j’ai 43 ans, je suis née à Amnéville et je vis à Briey, en Lorraine.

 Vivez-vous du métier d’écrivaine ou, sinon, quel métier exercez-vous ?

Comme beaucoup d’auteurs, dans la vraie vie, j’exerce une autre profession. Depuis 22 ans, je suis développeur informatique dans une société luxembourgeoise. En d’autres termes, je participe à l’évolution d’un logiciel de comptabilité et de finance. Un métier fait de chiffres, d’algorithmes et de millions de lignes d’instructions. Qui sait si cela n’a pas nourri mon envie d’écrire autre chose, d’écrire pour de bon.

Comment est née votre passion pour la littérature et surtout pour l’écriture ?

J’ai toujours aimé les livres. Ceux que je feuilletais sans savoir encore lire et ceux qui, plus tard, attendaient sagement que je m’intéresse à eux en bibliothèques et en librairies.

Pour ce qui est de l’écriture, après quelques griffonnages de poésies et deux ou trois histoires rapidement avortées, c’est à l’âge de trente-cinq ans que je m’y essaie sérieusement. Mon fils a alors six ans et il me pose une foule de questions existentielles sur le paradis, la vie après la mort et sa crainte de perdre ceux qu’il aime. D’une certaine façon, c’est lui qui m’a offert le sujet de mon premier roman. Une bonne raison d’aller cette fois-ci jusqu’au bout.

Quel est l’auteur/le livre qui vous ont marqué le plus dans la vie ?

Du plus loin que je me souvienne, le premier livre à m’avoir marquée, ce sont les Contes de Grimm, une belle édition de 1984 que j’ai toujours. Je devais avoir sept ans. Je ne comprenais pas tout, mais les histoires me fascinaient, m’attiraient, comme un mystère à percer. Bien des années plus tard, j’ai découvert avec bonheur que les contes n’étaient pas réservés aux enfants, avec L’alchimiste de Paulo Coelho ou encore Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran de Eric-Emmanuel Schmitt. Je reste une friande du genre. Et puis, il y a ces livres lus plus tardivement qui ont été de véritables révélations : La Vie devant soi de Romain Gary, pour sa fausse simplicité d’une puissance folle ; La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel, pour sa délicatesse et sa profondeur ; ou plus récemment les romans de Gilles Marchand, pour leur façon si singulière d’aborder des sujets difficiles en mêlant légèreté, poésie et touches surréalistes.

Quel genre littéraire pratiquez-vous (roman, poésie, essai) ? Passez-vous facilement d’un genre littéraire à un autre ?

Je n’ai pour le moment publié que des romans, mais la nouvelle est une forme qui me plaît beaucoup aussi. 

Et s’il fallait parler du style de romans que j’écris, je dirais qu’ils flirtent avec le réalisme magique, jouant avec les ficelles de l’imaginaire et de l’absurde pour dire et peindre le monde qui les entoure. 

Comment écrivez-vous – d’un trait, avec des reprises, à la première personne, à la troisième ?

Je n’ai pas de règles strictes. Il m’arrive d’écrire d’un trait, mais aussi de faire des sauts dans la narration en insérant trois étoiles afin d’y revenir plus tard. J’essaie d’être à l’écoute de l’inspiration du moment.

Trois de mes romans sont à la première personne et un seul autre, à la troisième. Le choix se fait naturellement, mais en y réfléchissant un peu, quand il y a un personnage central, c’est vrai que ma préférence va à la première personne. Une façon de me glisser plus facilement dans la peau du narrateur.

 D’où puisez-vous les sujets de vos livres, et combien de temps est nécessaire pour qu’il prenne vie comme œuvre de fiction ?

Pour tout dire, je me sens souvent comme une étrange bestiole à antennes. Tout stimule mon envie d’écrire. Mon quotidien, l’actualité, un bon film, un bon livre, une chouette chanson, une expo, une rencontre. Mais quand je suis dans l’écriture du premier jet d’un roman, j’essaie de les mettre un peu en berne, ces antennes, pour qu’elles ne me distraient pas trop du propos à servir pour le moment.

Quant à la durée, plus ou moins une année. Sauf pour le roman en cours d’écriture qui a décidé de compter plus de pages que les précédents.

Choisissez-vous d’abord le titre de l’ouvrage avant le développement narratif ? Quel rôle joue pour vous le titre de votre œuvre ?

Quand je commence un manuscrit, je lui choisis un titre, mais presque systématiquement ce n’est pas celui que je garde au final. Je crois bien que j’ai besoin de terminer le roman avant de lui choisir un porte-voix.

 Quel rapport entretenez-vous avec vos personnages et comment les inventez-vous ?

Au risque de paraître un peu hallucinée (alors que, parole de scout, je ne prends aucun stupéfiant), je dirais que mes personnages existent et qu’ils me rendent visite. Un peu comme si j’avais des tas de parents éloignés qui, sur invitation, venaient se raconter, partager avec moi leurs souvenirs, leurs confidences et que je me contentais de tout consigner sur papier. Je les observe, je les écoute, et je leur souris avec une infinie gratitude, parce que ce qu’ils font, je ne saurais pas le faire. Et puis, l’histoire se termine et je les perds de vue, sans les oublier pour autant, comme ça se passe parfois dans les véritables familles. 

Parlez-nous de votre dernier ouvrage et de vos projets. 

Mon dernier roman s’intitule La petite fille aux yeux d’or. C’est un ouvrage qui s’approche du conte. L’histoire d’une enfant de huit ans qui se découvre un don : une vue exceptionnelle qui décèle le minuscule, le lointain et l’invisible. J’avais envie de parler d’enchantement, de la beauté de la nature, d’amour filial et de la puissance des souvenirs heureux.

Sinon, comme mentionné plus haut, j’ai un cinquième manuscrit en cours d’écriture, dont la première version touche à sa fin. En fil rouge, la différence et le droit aux nouvelles chances.

Publié dans Article presse

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Un article dans le blog "Les blelles phrases" pour Chloé DERASSE et son recueil "Un point c'est vivre"

Publié le par christine brunet /aloys

UN POINT C’EST VIVRE de Chloé DERASSE (Chloé des Lys) / Une lecture de Louis MATHOUX

 

Un point c'est vivre

Tournaisienne de naissance et Bruxelloise d’adoption, Chloé Derasse n’est déjà plus tout à fait une nouvelle venue dans le microcosme littéraire belge. En 2019, cette jeune auteure avait en effet publié un premier roman intitulé Douceur violette aux Editions Chloé des Lys (ça ne s’invente pas !), avant de récidiver un an plus tard avec une nouvelle parue dans la collection « Opuscules » des Editions Lamiroy. En 2021, elle nous revient avec un étonnant et séduisant recueil de poèmes en vers libres (de nouveau chez Chloé des Lys) dont le titre constitue à lui seul tout un programme : Un point c’est Vivre. Le quatrième de couverture nous apprend qu’il s’agit avant tout d’un « petit dictionnaire des émotions » (ou en tout cas des actes et des ressentis) qui tissent la trame de nos existences individuelles : avancer, avoir faim, construire, jouer, pleurer, rire, etc.

L’originalité n’est pas la moindre des qualités de cet ouvrage qui tranche résolument avec la production poétique habituelle. Originalité dans l’idée même qui préside à la conception du livre, originalité encore dans le choix des thématiques abordées, originalité enfin quand l’auteure, en guise de préface / conclusion, n’hésite pas à s’adresser directement au lecteur en lui laissant la « liberté (…) de compléter à l’infini » les pages qu’il vient de lire. Celui-ci peut dès lors se les approprier de manière plus personnelle tout en leur adjoignant éventuellement sa contribution propre.

L’un des autres atouts d’Un point c’est Vivre réside dans le style adopté par Chloé Derasse. Celle-ci ne s’embarrasse nullement de constructions alambiquées ni d’apprêts littéraires par trop ampoulés. Au contraire, le ton de ses textes est direct, vif, spontané, aux antipodes de toute poésie hermétique ou à prétention « savante », et cela participe indubitablement au charme de ce recueil pas comme les autres. Nulle trace d’un quelconque intellectualisme non plus : l’écriture, agréable à lire et bien rythmée, s’ancre résolument dans le vécu concret de l’auteure qui est aussi celui de l’être humain en général.

Tournai : deux recueils pour décliner les émotions (Tournai)
Chloé Derasse

On notera qu’affleure parfois ça et là une certaine candeur un brin juvénile, mais loin de causer un quelconque préjudice à l’ouvrage, celle-ci ne fait que rehausser encore l’impression de fraîcheur et d’authenticité qui en émane. Par ailleurs, de petites touches d’humour présentes au fil des pages se marient harmonieusement au ton général du livre : « Pouvoir avaler un éléphant, une girafe ou un ours. Avoir l’estomac qui gargouille (…) », ou encore « Pleurer à chaudes larmes plus grosses que celles d’un crocodile ayant avalé le capitaine Crochet »… D’autres passages se font quant à eux l’écho d’une malicieuse féminité : « Sourire faussement au policier qui nous arrête sur le bord de la route après une soirée trop arrosée. Une touche de mascara, un coup de rouge à lèvres, un clin d’œil complice, un sourire forcé. Un peu de bagou et une amende évitée. »

Au total, c’est une véritable leçon de philosophie pratique, à la fois éclairante et roborative, qui nous est donnée avec Un point c’est Vivre. Mais l’ouvrage constitue aussi un hymne à la Vie, dans tout ce que celle-ci peut comporter d’extatique ou au contraire de douloureux. Chloé Derasse possède en effet cette qualité rare qui consiste à paraître gaie même lorsqu’elle évoque les épisodes tragiques qui jalonnent inévitablement nos destinées personnelles. D’autre part, sous des qualités littéraires évidentes, transparaît en filigrane l’émouvant courage d’une jeune femme envers qui le destin ne semble pas s’être toujours montré des plus cléments.

On s’en voudrait de ne pas mentionner ici les belles illustrations d’Amarande Rivière, volontairement épurées mais puissamment suggestives, qui entrent en parfaite symbiose avec les textes figurant en vis-à-vis. A lui seul, le dessin de couverture vaut le détour par son aspect à la fois très signifiant… et absolument charmant ! Bref, lire Un point c’est Vivre, c’est comme boire un grand verre de jus d’orange par un après-midi de canicule : cela vous donne une formidable sensation de fraîcheur particulièrement bienvenue en ces temps d’actualité morose !

Louis MATHOUX

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Un article dans la presse pour l'ouvrage de Jean-Pierre Colasse

Publié le par christine brunet /aloys

Un article dans la presse pour l'ouvrage de Jean-Pierre Colasse

Publié dans Article presse

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Salvatore Gucciardo en invité sur le blog Aloys pour un article dans Bruxelles Culture

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore Gucciardo en invité sur le blog Aloys pour un article dans Bruxelles Culture
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Kate Milie avec un article dans "Bruxelles Culture" signé Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

« le Mystère Spilliaert » un des meilleurs romans de Kate Milie. Mais est-ce bien un roman ?

 

Kate Milie parle comme une mitraillette, mais réfléchit longuement avant de s’exprimer, elle a un débit ultra rapide mais tout est pensé dix fois, documenté avec sérieux et le résultat d’un long travail de réflexion… bref, elle est exactement  le contraire de ce qu’elle parait être. Si vous avez pigé la manière dont elle fonctionne vous avez tout compris, sinon tant pis pour vous et repassez un autre jour.

Car depuis 2009, où elle a fait paraître son premier bouquin, cette autrice (ben oui, on est désormais obligé de nommer les écrivains avec le féminin correspondant si on ne veut pas courir le risque d’être désavoué publiquement) cette autrice a réussi à prendre une véritable place parmi les noms qui comptent dans la littérature belge. Depuis son premier polar (« Une Belle Epoque ») où elle s’est positionnée comme une écrivaine  particulière, ses livres étant autant des descriptions de l’Art Nouveau que des histoires haletantes avec des assassins et des enquêtes compliquées, elle est apparue différente et originale. 

Pas de problème du coté de l’écriture où on s’est rapidement rendu compte qu’elle savait écrire mais c’est surtout du côté de l’ambiance qu’elle se fit remarquer, avec des histoires qui toutes sans exceptions tournaient autour de Bruxelles et s’attardaient sur les courbes et arabesques de l’Art Nouveau qui fit le must des architectes entre 1890 et le début de la première guerre mondiale. 

On peut dire sans lui lancer de fleurs (parce que c’est vrai), que Kate Milie est devenue une sorte de spécialiste de ce style et tous ses romans édités depuis, qu’il s’agisse de « l’Assassin Aime l’Art Déco », de « Noire Jonction » ou de « Peur sur les Boulevards » (tous édités chez 180 degrés) ne sont en définitive que des variations sur ce thème de l’Art Nouveau, avec en toile de fond, Marie une jeune guide touristique, qu’épaulent un journaliste et un flic qui connaissent bien les lieux interlopes ou parfois peu connus de la capitale, mais toujours attrayants sinon remarquables (l’adjectif étant considéré ici comme « curieux » ou « à marquer d’une pierre blanche ou… noire ».   

Mais si je vous en parle ce mois-ci, c’est pour vous présenter un ouvrage vraiment très original qu’elle vient de publier et qui mérite dix fois être lu : « Le Mystère Spilliaert » et pour une fois il ne s’agit pas d’une enquête policière, encore que ce bouquin soit rédigé de la même façon. Car le sieur Leon Spilliaert a existé (1881– 1946). C’était un artiste dans tous les sens du terme et qui a laissé derrière lui des tableaux remarquables, pas toujours appréciés à leur juste valeur, relativement peu connus comme ils devraient l’être, mais témoins d’une époque où le symbolisme, l’expressionisme et même le surréalisme  se confondaient. On ne peut d’ailleurs l’associer à aucune école sinon toutes à la fois. "Jusqu’à présent ma vie s’est passée, seule et triste, avec un immense froid autour de moi" écrivait-il en 1909, il n’avait pas trente ans ! Tout est dit, solitaire et très seul !  

Peu de gens le connaissent, hormis les spécialistes, et sa fin de vie fut à l’image du personnage, discrète et retirée, encore que sur le plan pécuniaire il ait toujours vécu à l’aise, appartenant à une famille aisée d’Ostende (son père était parfumeur de la Cour).  Il a connu et fréquenté des poètes comme Maeterlinck et Verhaeren, correspondait avec Nietzsche et Lautréamont et fut un proche de James Ensor qui ne le tenait cependant pas en très grande estime … Bref, il n’a pas vécu la vie difficile et bouleversée d’un poète maudit, mais celle d’un fils de famille qui n’a jamais du compter ses sous à la fin du mois, ce qui n’est pas très romantique. Il avait une santé fragile (il souffrait d’ulcères sévères à l’estomac et d’insomnies)  et ses dernières toiles moins connues l’amenèrent même à dessiner encore et toujours des arbres ! Bref, qu’avait t-il de si particulier que Kate Milie lui ait consacré un livre ? Et surtout l’ait intitulé le « le Mystère Spilliaert » ? 

Tout part d’un tableau exposé au musée d’Ixelles « l’Homme Chancelant ». « Un homme, vu de dos, vêtu d’une redingote, coiffé d’un haut-de-forme, erre la nuit, en bord de mer, le long des majestueuses Galeries royales d’Ostende. Il semble tituber, tend une main hagarde vers les imposantes colonnes. Qui est cet homme ? Un noctambule égaré sur la digue après la fermeture des cabarets ? Un promeneur perdu ? Un être dévasté venu confier une douleur intenable à la mer ? ». Une toile de jeunesse de Spilliaert qui toucha Kate Milie en plein cœur.

Et Kate elle est comma ça. Quand quelque chose la touche, elle y va à fond. Elle veut comprendre. Ce tableau lui a parlé et  désormais  elle va consacrer une année complète de sa vie de romancière  à cet artiste méconnu ou presque et lui dédier un atelier d’écriture qui deviendra en même temps un livre (là on retrouve l’auteur de roman policier). Et quel livre ! 

Deux lecteurs et participants à ce atelier, Adrienne et William, la quarantaine,  vont devenir ses cobayes, donner leurs impressions, leur ressenti et en même temps participer à la confection du livre, séduits par le spleen troublant et la personnalité sombre de Spilliaert (surtout durant sa période « jeunesse ») où il créa ses toiles les plus marquantes, souvent dessinées à l’encre de Chine et à la craie pastel. En fait, ils vont d’une certaine façon co-écrire ce livre et visiter de chapitre en chapitre les différents lieux où l’artiste a laissé, cent ans plus tôt, les traces de son passage. A Ostende bien sur, l’Hôtel Métropole à Bruxelles, Paris le long des quais de la Seine… partout où son génie la trimballé.

Un livre qui n’en est pas un, mais qu’il a fallu écrire quand même, sur un peintre qui n’appartient  à aucune école mais a fréquenté les plus grands au début du siècle passé et dont on commence seulement avec pas mal de retard à reconnaître le talent, une autrice qui n’hésite pas à sortir des sentiers battus et se lance à corps perdu dans une œuvre méconnue qui va peut-être revoir le jour… L’exemple de Van Gogh est là pour nous ramener à plus de modestie et nous rappeler que la notoriété ou le succès ne sont pas toujours le résultat du génie, mais plus souvent de l’art de se vendre.

Qu’il s’agisse de  « l’Homme Chancelant », de la « Baigneuse »,  de la « femme sur la Digue », de « la Porteuse d’eau » ou plus simplement du portrait de son ami « Emile Verhaeren », tous ces tableaux commencent désormais à faire parler d’eux et Léon Spilliaert sort de l’ombre. Il n’en demandait pas tant. Tout comme le livre que Kate Milie lui a consacré à une époque où les gens se demandaient le pourquoi et le comment d’un tel intérêt ? Certains appellent cela de la prémonition, d’autres du flair… Demandez lui, à mon avis c’est tout simplement l’intérêt pour le  beau. 

Ainsi un peintre sort de l’anonymat où il se complaisait, pour devenir soudain un « Nom » et (je me trompe peut-être, mais je ne crois pas) un talent très original où une certaine discrétion voulue risquait de l’enfermer ! Ce n’est pas la première fois que des artistes se révèlent après leur mort et souvent  cela arrive parce qu’ils sont redécouverts à leur corps défendant par des amateurs d’art, parfois des galeristes ou des gens plus visionnaires, plus affutés que d’autres.    

Avec « le Mystère Spillaert » Kate Milie a donc réussi à sortir des limbes un peintre d’une grande originalité tout en écrivant un roman (mais est-ce bien le terme exact) de toute beauté qu’elle considère d’ailleurs comme un de ses écrits les mieux pensés.

 

BOB BOUTIQUE

 

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Un article sur Christine Brunet dans le magazine "Bruxelles Culture" signé Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet, une écrivaine dont vous ne sortirez pas indemne !

 

Article dans Bruxelles Culture - novembre 2021

Auteur : Bob Boutique

 

 

Je voudrais vous parler aujourd’hui d’une écrivaine française pour qui j’ai une profonde admiration et qui est devenue une grande amie ! En principe dans ces chroniques de « Bruxelles Culture » on se limite à ce qui est bruxellois, non par opposition à nos amis du reste du pays ou d’ailleurs (ce serait tout simplement ridicule) mais parce qu’il faut bien se limiter. Donc je vais déroger ici à nos principes mais pas tout à fait… car l’auteure en question, Christine Brunet, une française, s’occupe activement depuis une bonne dizaine d’années de la littérature belge et est d’ailleurs devenue un membre important de la maison d’édition Chloe des Lys que dirige avec sagesse Laurent Dumortier et dont le siège se trouve en Belgique, à quelques pas de Tournai, à Barry plus exactement. (A ne pas confondre avec Paris comme certains l’entendent par erreur sans prendre la peine de vérifier l’orthographe !)

 

Le premier roman de Christine Brunet « Nid de Vipères » a été publié chez cet éditeur en 2011 et tout de suite il a compris qu’il détenait là une écrivaine prometteuse, qui depuis s’est affirmée comme une spécialiste affirmée du thriller moderne. Nous sommes aujourd’hui en 2021, elle vient de publier son onzième roman « La Roche des Corbeaux », et ce n’est pas prêt de finir. D’autant plus que ses héroïnes Aloys Seigner (Axelle) commissaire divisionnaire et médecin légiste suivi quelques livres plus tard dans « convergence » par la doctoresse Gwen Saint-Syrq (sa véritable identité est floue et beaucoup moins avouable), sont des personnages très particuliers qui se connaissent et se suivent d’histoire en histoire pour former une véritable famille d’héroïnes. Une saga qui se complique depuis quelques années par de nombreuses excusions dans la science fiction où le présent se confond avec les mondes parallèles. Il faut lire, c’est original, très bien écrit et à mon avis l’auteure n’a pas fini de nous étonner ni de nous intriguer.

 

Christine Brunet est née dans le Midi, à Aubagne, et la plupart de ses récits démarrent dans cette région qu’elle connaît comme sa poche, mais là s’arrête toute comparaison avec la patrie de Marcel Pagnol, car ses livres sont à mille lieues de l’ « asseng » de Marseille et donnent froid dans le dos ! Qu’il agisse de « Gwen Adieu », de « HX13 » ou de « Vénus en Ré » pour citer ses dernières créations, ses histoires sont toutes abominables et écrites au fer rouge avec des récits à limite de la folie sanguinaire et mettent en exergue des héroïnes qui finissent toujours par se sortit des mauvais pas où les mènent leurs enquêtes, mais toujours à deux doigts du désespoir ! On ne lit pas  un ouvrage de Christine Brunet pour se marrer et si en fin de parcours l’histoire se termine plus ou moins bien c’est toujours avec des blessures personnelles, des stigmates psychologiques extrêmes, à la limite du sacrifice…  Je ne sais pas si Christine Brunet en est consciente mais elle tord l’esprit de ses héroïnes comme de vieilles chaussettes et si elles en réchappent (car elle finissent toujours par avoir le dernier mot) ce n’est jamais sans y laisser un part de leur intégrité physique et mentale !

 

D’ailleurs quand on connaît bien l’auteure, il y a une chose qui frappe : Elle ne parle jamais pour rien, pour bavarder, non. Elle se montre toujours d’un sérieux qui ne semble pas grand chose à voir avec ce qu’on attend en général d’une méridionale dont la faconde est proverbiale. Rédactrice en chef sur internet des « petits papiers », administratrice de éditions Chloe des Lys et depuis quelques années présentatrice puis réalisatrice de l’émission « ACTU-tv », Christine Brunet est devenue une des responsables belges (en fait presque belgo-française) de la maison d’édition de Laurent Dumortier « chloe des Lys » et personne ne conteste son professionnalisme.

 

Ajoutez à ce curriculum vitae imposant que cette écrivaine qui continue à publier ses livres avec une régularité de métronome est une polyglotte avérée. Elle a appris le tchèque et le russe à l’université Charles de Prague, l’arabe au Caire, l’anglais à Preston en Angleterre etc… sans oublier peut-être le plus étonnant, ceci explique sans doute cela: elle a déjà parcouru les quatre coins du globe, de  Madagascar au Ladakh et du delta de l’Orénoque au désert de Gobi et continue à arpenter (entre deux livres) le monde dont elle parle avec une précision et une documentation dignes d’un guide professionnel. Bref, c’est plus qu’une romancière désormais reconnue en France comme en Belgique, une véritable personnalité.

 

Voici en annexe la liste des ouvrages qu’elle a publiés, encore que cette écrivaine très prolixe a dans ses cartons une multitude d’autres romans, certains très anciens, qui peut-être ne verront jamais le jour ?

 

  • Nid de Vipères, Chloe des lys 2011
  • Dégâts Collatéraux, Editions du Pierregord 2011
  • Le Dragon Bleu,  Editions du Pierregord  2012
  • E16, Chloe des Lys 2012
  • Non Nobis Dominé,  Editions Gascogne 2013
  • Poker Menteur, Editions Gascogne 2014
  • Convergences, Editions Gascogne 2016
  • Vénus en Ré,  Editions Gascogne 2017
  • HX13, Editions Gascogne 2018
  • Gwen Adieu, Editions Gascogne 2019
  • La Roche des Corbeaux,  Editions Gascogne 2021

 

Quelques avis de lecteurs choisis au hasard et que vous trouverez sans peine sur internet :  

 

J’ai commencé ce livre sans savoir qu’il existait des tomes précédents. Ma lecture n’a pas vraiment été gênée de ne pas les avoir lus…

 À partir de cet instant, j’ai été complètement aspirée dans le livre et j’ai à tout prix voulu dénouer moi-même cette histoire…

J’ai bien croché au style d’écriture, qui se lit agréablement, sans accroc et sans fioriture, tout en ayant des descriptions suffisantes pour suivre l’histoire…

 

Et pour terminer Christine brunet elle-même interviewée par une de ses lectrices fidèles, Cathie Louvet :  

 

Aucun livre ne me « suit » mais je dois dire que j’ai des auteurs incontournables, sans doute de ceux que les lecteurs considèrent aujourd’hui comme « dépassés ». Ce sont des écrivains qui ont façonné mon imaginaire, dont j’ai lu et relu les écrits et qui ont su m’emporter dans leur univers : Jules Verne, Alexandre Dumas, Maurice Leblanc… Dostoïevski, Proust, L’Abbé Prévost, Molière, Hugo et j’en passe…

 

Pour moi, un roman policier, un thriller, un sf (science fciction)  n’est crédible que lorsqu’il colle à la réalité. La base est donc la documentation. J’apprends à chaque roman, je rencontre des tas de spécialistes, je découvre, je me documente, je voyage… Passionnant !!! Je sais à présent crocheter une serrure (ça peut servir), reconnaître les différents insectes nécrophages, ou des dépôts sédimentaires. Je suis incollable sur la Main rouge ou les Vorys, sur les rayonnements alpha ou gamma… Tout ce travail est un enrichissement personnel incroyable que je tente de partager avec mes lecteurs…

 

je ne peux pas écrire sous la contrainte. Si je m’oblige, c’est mauvais. Par ailleurs, imaginer une scène, un dialogue, une rencontre me prend parfois plusieurs jours… des jours durant lesquels les images me hantent, m’agacent, me perturbent… mais durant lesquels je n’écris rien. Lorsque la scène est « prête », qu’il y a tout (les couleurs, les odeurs, certaines réparties, les sensations) je l’écris d’une seule traite, la tête dans le guidon, avec frénésie… Ce n’est que lorsque cette étape est terminée que je laisse mon imagination poursuivre son travail…

 

Voilà ! Vous en savez assez ! Je pourrais ajoute mille autres choses mais à quoi bon ! Christine Brunet se lit avant tout !  Et tout se trouve dans ses livres. Mais attention ! Autant vous prévenir. Vous n’en sortirez pas tout à fait indemne et commencer à la lire risque de vous rendre addict. 

 

BOB BOUTIQUE

 

Publié dans Article presse

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