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Salvatore GUCCIARDO à nouveau à la Une !!! Cette fois, un article SUDPRESSE

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore GUCCIARDO à nouveau à la Une !!! Cette fois, un article SUDPRESSE

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Edmée de Xhavée interrogée par... "Les secrets de Polichinelle"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Après A.-S. Malice, voici la deuxième "drôle de dame", Edmée de Xhavée qui a bien voulu répondre à mes questions.


1) Chroniqueuse sur Actu-Tv, pourquoi ?
- J'adore, j'adore, j'adore ! Bob me l'a demandé au départ, pour représenter ma région verviétoise et Liège, et franchement, c'est un plaisir !


2) Ton meilleur souvenir, ta pire galère ?
- Mon meilleur souvenir est la rencontre avec Paolo Zagaglia. Il était alors question de son film "Regards". J'ai vu Paolo et immédiatement ça a cliqué entre nous, comme par la suite ça a cliqué avec son épouse et nous sommes restés très amis.
La pire galère... ma foi, c'est d'être le pense-bête de Bob qui tend à entrer dans une autre voiture que la sienne, à oublier sa caméra ici et son trépied là... et puis qui, au restaurant, ne sait pas ce qu'il aime manger car Poussin n'est pas là pour le lui dire...

 


3) Le reportage que tu aimerais réaliser ?
- Interroger mon copain Mohamed Sridi, accompagnateur de trains et photographe du petit matin. Ce type sourit toujours, fait des photos qui baillent dans la brume matinale (gares, vaches, passagers figés par le sommeil, prairies humides...) et est un artiste de la vie.


4) Qui rêves-tu de rencontrer ?
- Ce serait impossible car il est mort depuis belle lurette et n'est pas de mon territoire (il était Montois), mais j'aurais aimé rencontrer Charles Plisnier. Je pense qu'au sujet des mariages malheureux, lui et moi aurions pu remplir trois émissions !


5) Ton actualité ?
- Je prépare et fignole et mets le glaçage sur mon petit dernier, "Silencieux Tumultes". L'histoire d'une maison qui garde ses secrets. Mais le livre est là pour les libérer...

 

 

 

 

 

https://www.facebook.com/Secrets-de-polichinelle-340998346326951/?fref=ts

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gcfghksxldfmwsdc... Un langage extraterrestre ? La version de Bob Le Belge

Publié le par christine brunet /aloys

 

gcfghksxldfmwsdc 

 

‘gcfghksxldfmwsdc’ se dit-il in petto ! En fait, c’est impossible à exprimer avec les lettres de l’alphabet puisque ce n’est même pas un son (il n’a pas de bouche), mais une pensée qui perce dans son subconscient sous la forme d’une onomatopée virtuelle.

 

On pourrait traduire par ‘tiens ?’, ‘comme c’est curieux’ ou ‘étrange’.

Ce n’est même pas un bruit, puisqu’il est liquide et coule en silence. Un être humain le confondrait avec des gouttes de pluie ou une tache de mazout, compte tenu de sa réverbération irisée.

 

Mais alors quoi ? C’est une sorte d’extra-terrestre ?

 

Même pas, puisqu’il vit au même endroit que nous, mais dans un espace-temps distant d’une infime fraction de nanoseconde, un univers parallèle où la vie s’est développée au départ de l’hydrogène et non pas du carbone. Peu importe. Il s’est produit une subtile vibration spatio-temporelle et hop, le voilà qui débarque chez nous (une chance sur un milliard) …

En principe ça ne dure jamais longtemps, encore que son temps à lui soit atomique. Mais ne compliquons pas les choses…

‘gcfghksxldfmwsdc’ se dit-il in petto, en tombant nez à nez dans un caniveau avec un vieux thermomètre brisé en deux. 

C’est que la goutte de mercure qui y reste collée l’attire d’une façon incroyablement émouvante.

Il n’a jamais vu (barrons le mot, car il n’a pas d’yeux non plus), il n’a jamais connu un ‘autre’ aussi beau et d’une fluidité aussi ferme. Il existe bien sur quelques ‘autres’ très denses dans sa soupe primordiale, mais leur poids est insignifiant comparé à ce qu’il découvre comme une révélation… celui-ci a une densité qui l’étourdit de sensations, le traverse d’infimes vaguelettes de plaisir et le gonfle de désir.

Le voilà qui roule comme une minuscule boule gélatineuse, vibrante de sentiments condensés, vers l’orifice du tube en verre où, comme attiré par un aimant, il s’infiltre d’un jet amoureux vers le liquide gris d’où n’émane pourtant aucune pensée d’union, rien sinon… une indifférence totale.

C’est déjà fini. Ils n’ont même pas eu le temps de se mélanger. Un frémissement de l’espace-temps l’a soudain ramené dans son univers parmi les autres liquides.

Mais il ne reluit plus, s’étale comme une vieille flaque et ne révèrbera plus jamais les couleurs de l’arc-en-ciel.

 

Notre univers est insondable et dangereux.

 

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Des retrouvailles pour Noël, une nouvelle signée Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

DES RETROUVAILLES POUR NOËL


 

C'était le 24 décembre et il faisait très froid. Un chien blanc et maigre errait dans la rue commerçante du village. Il semblait rechercher un peu de nourriture et quémander des caresses, mais il ne recevait rien de tout cela. Les gens couraient dans tous les sens. Ils effectuaient les derniers achats avant de rentrer chez eux pour apporter la touche finale aux préparatifs du réveillon.


 

Lucille sortait de chez le pâtissier lorsqu'elle remarqua l'animal. Son cœur se serra. Elle repensait à Bobby le vieux chien de sa grand-mère qui était mort l'année précédente. Bobby lui aussi était blanc et maigre.


 

Lucille vit l'enseigne de la boucherie et pressa le pas. Elle atteignit le magasin, y entra et bien que la clientèle était nombreuse, elle demanda : "Excusez-moi ! Puis-je avoir deux boulettes cuites ? C'est une urgence." Tous les regards se tournèrent vers elle et la bouchère emballa aussitôt les boulettes. "Voilà ! Va ! Tu payeras plus tard", dit-elle en lui tendant le paquet.


 

Le chien devait avoir deviné Lucille, car il attendait près de la porte. Lucille déballa les boulettes et les offrit à l'animal qui sembla apprécier. Puis Lucille prit le chemin du retour.


 

Le chien blanc et maigre la suivait comme si elle avait été sa maîtresse. Elle rentra chez elle et le chien l'accompagna jusqu'au salon. Sa mère et sa grand-mère garnissaient le sapin. Quand sa grand-mère vit l'animal, elle s'exclama "Oh Bobby, Bobby !" et le chien se précipita vers elle.


 

"Oh tu es revenu, Bobby !", bredouilla-t-elle. Personne n'osa rappeler que Bobby était mort et qu'il était enterré au pied du pommier.


 

La grand-mère s'assit sur le canapé et le chien sauta sur ses genoux. La vieille dame le caressa longuement, tellement longuement qu'elle s'assoupit un peu. Quand elle se réveilla, Lucille était à ses côtés, la tête appuyée contre son bras. La grand-mère vit l'enfant, dégagea son bras et l'attira vers elle. Lucille était plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été. Elle goûtait à présent la plus douce félicité qui soit.


 


 

Micheline Boland

 

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" La nuit ", un texte signé Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

LA NUIT


 

Jérôme avait peur du noir et rien n'y faisait : pas plus les menaces que les encouragements, les cadeaux que les sourires.


 

Cela a commencé vers ses quatre ans. Ses parents avaient fêté le réveillon de Noël chez les voisins en le laissant seul. Oh, pas longtemps ! Papa ou Maman étaient venus toutes les heures et tout se passait bien jusqu'à minuit et quelques minutes, les vœux, l'échange des petits cadeaux, le champagne. Tout cela avait retardé la présence rassurante et Jérôme réveillé par le bruit s'était retrouvé tout seul. Bien sûr, il n'avait rien dit : à quatre ans on est grand et fort, mais le mal était fait.


 

Pas question d'aller dormir après dix heures du soir, pas de dancing avec les copains et les copines. À chaque occasion, Jérôme trouvait un bon prétexte.


 

La vie vous offre de ces cadeaux…Jérôme a rencontré Catherine qui tout comme lui a peur de la nuit. Ils se sont mariés, leurs deux enfants sont nés en plein jour et la famille est heureuse. Jérôme qui travaille pour un grand parfumeur vient de recevoir une promotion : créer un parfum pour un grand couturier, John Helaga. Il rencontre le maître qui lui donne des indications sur ce qu'il veut. Jérôme se met au travail. Pendant des semaines, il peaufine "son" bébé. Il rend visite au couturier et ils décident ensemble de la suite.


 

De petites touches en petites touches, le parfum s'améliore, devient plus subtil, plus fin jusqu'au jour où il plaît à son créateur et à John Helaga. Reste à trouver un nom. On fait appel aux meilleurs publicistes. Rien, il n'en sort rien. C'est Jérôme qui propose : "Et si on l'appelait La Nuit ?"


 

Bingo ! John Helaga est emballé. Cela correspond parfaitement à sa prochaine collection qui fait la part belle à la couleur noire !


 

Succès! Formidable, génial, mariage réussi. Les titres des journaux sont enthousiastes. Jérôme et John, John et Jérôme, on ne parle que d'eux !


 

Croyez-moi, ou ne me croyez pas, depuis ce jour Jérôme n'a plus peur la nuit.


 

On se demande bien pourquoi !


 


 

Louis Delville


 

 

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Anne-Sophie Malice et "Les secrets de Polichinelle"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Bataillon de charme sur Actu-Tv, les chroniqueuses ne sont pas étrangères au succès de l'émission. Mais qu'est-ce qui pousse ces dames, auteures avant tout, à aller interviewer Pierre, Pol ou Jacques ? Anne-Sophie Malice est la première à me répondre :


1) Chroniqueuse sur Actu-Tv, pourquoi ?
- Parce que Bob me file des coups de pied au fessier. Ma confiance en moi étant logée au sous-sol, ça me fait grand bien. C'est magique de partager d'autres univers l'espace de quelques heures, de rencontrer des gens passionnés par ce qu'ils font.


2) Quel reportage aimerais-tu faire ?
- N'importe lequel, franchement. Chaque rencontre est spéciale et m'apporte beaucoup. Je dois me dépasser chaque fois. Edmée serait une belle rencontre, j'en suis certaine.


3) Qui rêves-tu de rencontrer ?
- Revoir le chanteur de Ghinzu. Ce groupe m'a accompagnée dans des moments particuliers. Rencontrer et m'évanouir, Luke Perry. Tu te souviens de Dylan dans Beverly Hills ? C'est lui.


4) Ton meilleur souvenir, ta pire galère ?
- Meilleur souvenir, un bisou de William Dunker. Galère... juste ma peur de rougir à outrance... ce qui ne semble pourtant ne déranger que moi.


5) Ton actualité ?
- Participation ce week-end à une manifestation artistique à Quiévrain. Peintres, sculpteurs, graphistes, auteurs... je suis ravie de m'être lancée d'ailleurs. Le salon du livre à Mons, fin novembre, aussi.

 

 

 

 

 

https://www.facebook.com/Secrets-de-polichinelle-340998346326951/?fref=ts

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Deuxième partie de la nouvelle d'Albert Niko "Colline"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je ne tire du réel que le minimum vital – de quoi me maintenir –, ne retenant que des lambeaux de vécu que mon imagination recyclait pour en faire des espèces d'épouvantails qu'un rien baroque je dressais par écrit...

Je ne levais pour ainsi dire pas les yeux quand je marchais en ville. Les mêmes regards, le même programme. Maisons, marronniers et réverbères dans une même perspective, et nos vies descendant l'avenue comme un long cortège funéraire continu...

À huit heures dans les collines vous étiez pas dérangé, chacun étant plus ou moins occupé à faire avancer son pion ou préoccupé de ces questions. C'était là que j'échafaudais la plupart de mes textes. Je m'enfonçais une heure ou deux avant de rebrousser chemin.

Le bourdonnement de la ville dans sa cuvette m'évoquait le bréviaire que bavait une marée de bouches...

prière de ne pas chercher plus loin...

Je sais pas si le vieux de la première maison tenait un journal minuté de mes escapades, ou s'il campait toute la journée sur son perron, en tout cas pas moyen d'y couper, son sourire visqueux me remontait l'épaule comme une limace. Il n'y avait ni bureaux ni usine, ni même une ferme dans les collines. La dernière fois, j'y ai croisé deux types qui m'ont fixé comme si la chose ne s'était pas produite depuis le siècle dernier.

Ils m'ont très attentivement regardé arriver de si loin qu'il n'était pas impossible que j'arrive du siècle dernier.

Il fallait être chasseur, ou retraité, pour se trouver un matin dans les collines.

Ils étaient les deux.

 

ALBERT NIKO

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Une Nouvelle en deux partie signée Albert Niko : "Colline" - Première partie

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Mon ombre me tire jusqu'au train qui me conduira au centre de formation où je suis supposé apprendre un nouveau métier...

C'était une ville traversée par une route toute droite. D'ordinaire j'aime le matin mais d'être rattrapé par tous ces gens montés sur roulettes, plus une caravane de cartables qui s'emballaient à l'approche du bus, je me suis cru aspiré dans le tourbillon d'une cuillère à café et j'ai pas eu un regard pour les collines.

Juste avant d'arriver à la gare, je me suis baissé pour refaire mon lacet et mon ombre était ramassée au pied d'un panneau marquant une voie à sens unique.

Trois semaines plus tard on faisait cercle autour de la manager en chef qui nous servait le débriefing matinal – le genre de femme qu'on s'attend pas à croiser aux cabinets – et le sourire de la mascotte à l'entrée du restaurant me rappelait tante Adrienne quand elle me regardait becter ses gâteaux. Des filles ont applaudi en apprenant que le chiffre d'affaire de la veille était en progression – pour autant nous ne devions pas oublier que le vendredi était un jour de forte affluence et maintenir le cap. Et bien sûr il y avait toujours des places de cinéma pour l'employé du mois. Les filles applaudissaient...

En dépit des rotations de poste, on me trouvait le plus souvent derrière le gril à garder l'oeil sur une bonne dizaine de viandes alignées comme des suppliciés (présentant l'avantage non négligeable de ne pas chercher à rencontrer votre regard) et dont il fallait bien faire gaffe à qui telle et telle devait revenir – les étiqueter en quelque sorte sur tel ou tel visage... Et je vous mets au défi de ne pas vous emmêler les pinceaux quand dans le feu de l'action vous deviez composer avec quatre ou cinq variétés de pièces de boeuf, et trois formats différents de steak haché, et tous ces clients qui s'envolaient à peine leur commande lancée pour ne réapparaître que dix minutes après en objectant que cette entrecôte un peu noirâtre ne pouvait leur être destinée, et vous en relanciez une nouvelle en serrant les dents pendant que dans le même temps un steak haché prenait le même chemin...

J'ai raccroché au bout de quinze jours, sans préavis à observer ni incidence sur ma pension. Prends un gâteau !

Reste que la fraîcheur des nuits d’avril était une bénédiction pour qui sortait du taf en nage et je regrettais jamais de remonter en vélo jusqu'à la gare.

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Carine-Laure Desguin sous le feu des questions de Polichinelle

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Si ma mémoire ne me trahit pas; les "drôles de dames" étaient trois... il en manque donc une ! Après Anne-Sophie Malice et Edmée de Xhavée, voici donc la troisième chroniqueuse d'Actu-Tv; Carine-Laure Desguin !


1) Chroniqueuse sur Actu-Tv, pourquoi ?
- Je glandouillais toute la sainte journée sur le Net et, très tard un soir de java à l'eau de rose, j'ai bousculé une petite chose avec une mine taillée comme un crayon, c'était Bob Boutique. Il m'a demandé si j'aimais schtroumpfer du virtuel vers le réel, que ça me changerait de mes étroites étiquettes une ou deux fois par mois et que de toute façon, une bonne transfusion de culture XYZ, ça ne pouvait qu'embaumer mes rêveries et grandir mon dictionnaire. Comme il n'y avait aucun contrat à lécher, j'ai tourbillonné de joie.


 

2) Ton meilleur souvenir, ta pire galère ?
- Ben justement tiens, y'a quelques jours d'ici, excursion dans les bois. De vrais bois tu sais, avec de la mousse sur les écorces en guise de boussole. Une escalade sur des feuilles humides et pourries, bref, Kho-Lanta mais en plus hard, tu vois l'genre ? En équilibre instable sur des talonnettes et en guise de sac à dos, la caméra de Bob, du grand art, monsieur, du grand art. Mais j'ai juré en crachant entre deux ornières de la boucler et de ne plus rien gribouiller à ce sujet, zappons donc le truc. C'est compris ça, Carine-Laure, hein ?
Un bon souvenir ? Absolument tous les reportages. Quand je serai bien jeune dans une trentaine d'années, j'aurai de quoi gamberger au lieu de chercher après ma prothèse dentaire dans je ne vous dirai pas quoi.


3) Quel reportage rêves-tu de faire ?
- Chaque reportage est une aventure et j'ai aimé tous les interviewés depuis André Guyaux, ce prof qui enseigne la littérature du 19ème à la Sorbonne, jusqu'à Benoit Goffin qui nous a si bien raconté la vie mouvementée de Maurice des Ombiaux. En passant par Olivier Leborgne, le fantôme de Jean-Jacques Rousseau, les ombres des surréalistes à Montbliart, etc.


4) Qui rêves-tu de rencontrer ?
- Pour le moment, j'ai envie de rencontrer Marc Danval, il a très bien connu Robert Goffin, une personnalité tout à fait hors du commun... ça m'intéresse car j'ai parfois de sacrées ondes de jazz qui me traversent la casquette ! Sinon, je pensais au roi Philippe. Mais avec Bob est-ce possible ? Se garer n'importe comment dans la cour du Palais Royal, se perdre dans une chambre alors qu'on cherche les chiottes, oublier sa caméra dans le coffre de la voiture et donc rebelote, il faut faire demi-tour, trouver du réseau dans l'une ou l'autre salle pour téléphoner à Poussin car bien sûr les lunettes sont-elles restées sur la boite à pain, t'es sûre de ça, Poussin ? Alors tu vois, Alain, Philippe ne comprendra rien à tout ça, j'imagine déjà le regard interrogatif...


5) Ton actualité ?
- Oh, ça foisonne dans tous les sens, comme d'hab'. Je m'excite sur les corrections d'un roman

dont je n'ose même plus prononcer le titre mais les meurtres se passent à Maubeuge, ça, c'est OK. Il y a un autre roman dans un tiroir, une espèce de road-movie dans les rues de ce putain de Pays Noir. Et plus concrètement, la diffusion de deux recueils collectifs édités chez Jacques Flament et les revues auxquelles j'aime participer, Aura, Lichen, Les Petits Papiers de Chloé. Je sais que je m'éparpille mais je suis comme ça, un peu "foufouille".
Plus concrètement, la préparation du 6ème Salon du Livre de Charleroi qui aura lieu le dimanche 12 novembre à la Bibliothèque Marguerite Yourcenar de Marchienne-au-Pont. Tiens, une idée de reportage sur les traces de Marguerite Yourcenar dans la région de Charleroi.
Et en février 2018, il y aura la lecture de ma pièce "Le Transfert" par le Box Théâtre de Mons. Là, t'es sensé me demander de quel genre de transfert il s'agit, cher Alain. Ben Le Transfert, c'est l'histoire d'un type qui est hospitalisé et voilà que son dossier se perd dans la corbeille virtuelle de son ordi. Et si tu n'existes plus dans le virtuel, comment veux-tu encore exister dans le réel ? Peut-on prendre la température d'un type qui n'existe plus ? Franchement ?


Je pense qu'en 2018, il se passera pas mal de choses ! 

 

 

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Les secrets de Polichinelle... François Foulon se livre !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Une interview de Jean-François Foulon

« Les Secrets de Polichinelle » interviewe Jean-François, l’auteur d’une page reprenant mois après moi avec force commentaire les chroniques que Marc Quaghebeur donne sur ACTU-tv à propos des grands auteurs belges.

On peut dire que Bob Boutique a le nez fin ou creux, c'est comme on veut. J'entends par là, vous allez me dire "pas grand chose"... OK, je veux dire par là, la formule vous convient davantage ?... qu'il possède l'art consommé de s'entourer de personnes talentueuses. C'est le cas notamment de Jean-François Foulon qui nous a aimablement accordé cette interview.

1) Pour quelle(s) raison(s) as-tu intégré l'équipe d'Actu-Tv ?

- Je ne l'ai pas vraiment intégrée (je ne fais ni reportages, ni interviews) principalement par manque de temps, ma vie professionnelle m'accaparant malheureusement beaucoup trop. Mais disons que je suivais avec intérêt les interviews de Marc Quaghebeur et quand Bob Boutique m'a proposé de rédiger une petite chronique sur les auteurs abordés, je n'ai pas dit non.
Un peu pour faire la promotion d'Actu-Tv (puisque ma chronique servait de prétexte pour rediffuser l'interview), un peu pour ma promo personnelle (car se faire remarquer comme auteur est primordial si on veut que nos livres soient lus), mais surtout parce qu'il s'agissait d'aborder des écrivains classiques, pour lesquels j'ai une certaine prédilection, pour ne pas dire une prédilection certaine.

2) Comment élabores-tu ta chronique ?

- J'écoute attentivement ce que Marc Quaghebeur a pu dire sur l'auteur en question, puis j'effectue quelques recherches de mon côté, vérifiant ce que je sais déjà ou au contraire découvrant ce que j'ignorais encore. Je présente donc brièvement l'écrivain (biographie et livres publiés) tout en essayant de le replacer dans son contexte culturel. Quand c'est possible, je renvoie à l'interview, pour obliger le lecteur à une sorte de va-et-vient entre celle-ci et mon texte.Disons que j'estime que ces séquences d'Actu-Tv sont particulièrement réussies et qu'elles sont sérieuses (interroger le directeur des Archives et du Musée de la Littérature, ce n'est pas rien). A ce titre, elles méritent toute notre attention. Par mon texte, j'espère donc à la fois intéresser le lecteur à des écrivains certes bien connus mais finalement rarement lus (ce qui est dommage car ils le méritent) mais aussi contribuer asseoir la réputation d'Actu-Tv. Les émissions culturelles sont tellement rares dans notre Belgique francophone.
Je donne aussi à chaque fois un petit extrait d'une oeuvre bien connue de l'auteur abordé, pour que le lecteur puisse se faire une idée par lui-même. Parfois, je commente également rapidement cette oeuvre, rassemblant les souvenirs que j'en ai gardés lors de ma propre lecture.

3) Es-tu particulièrement intéressé par la littérature belge ?

Particulièrement non (je suis fort francophile et ma mère était française. A ce titre, je ne suis donc pas fasciné par la "belgitude" où je ne me retrouve pas vraiment) mais quand je regarde les rayons de ma bibliothèque, je dois bien reconnaître qu'il y a beaucoup d'auteurs belges. Il faut dire que nos contrées francophones (Wallonie et Bruxelles) sont particulièrement riches dans le domaine littéraire, beaucoup plus qu'un département français par exemple, où les auteurs doivent obligatoirement passer par Paris s'ils ne veulent pas être taxés de régionalistes. Chez nous, c'est un peu différent. Certes, pour obtenir une vraie consécration, un auteur belge doit lui aussi se faire éditer dans les grandes maisons parisiennes, mais il peut très bien être édité à Liège, à Charleroi ou à Tournai tout en faisant de la littérature générale. A contrario, il me semble qu'un éditeur de Perpignan privilégiera d'abord des livres où le caractère catalan est bien mis en évidence et un éditeur de Clermont-Ferrand fera de même pour le caractère auvergnat. 
En fait, j'ai l'impression que les écrivains belges occupent des créneaux parallèles qui sont délaissés par la France. On l'a vu avec la bande dessinée, qui a trouvé ses lettres de noblesse chez nous, avec le fantastique (mis à l'honneur autrefois par Marabout), ou le policier (voir Simenon).

 


4) Rêves-tu qu'un jour on puisse trouver ton nom dans une anthologie consacrée à la littérature belge ?

Ah, ce serait en effet un grand honneur. Et si un de mes textes pouvait être un jour étudié dans une école, ce serait la consécration, le fait que je serais alors vraiment reconnu comme écrivain ! C'est d'ailleurs pour cela que j'ai toujours refusé de jouer avec l'autoédition ou l'édition à compte d'auteur. J'ai attendu de trouver un éditeur qui veuille bien de moi et qui m'accepte comme je suis.
Car si on peut suivre les cours d'une académie pour devenir peintre ou musicien (vous serez peut-être un mauvais peintre ou un mauvais musicien, sans aucun génie, mais vous aurez un diplôme qui certifiera que vous avez appris les techniques de base de votre art), il n'existe pas d'école pour devenir écrivain. Il n'y a donc que l'éditeur, en acceptant votre manuscrit, qui peut vous sacrer écrivain.

5) "Obscurité", "Le temps de l'errance", et "Ici et ailleurs" ont un dénominateur commun, la nature... je me trompe ?

Ce sont trois genres différents (un roman, un recueil plus poétique, et des nouvelles ou plus exactement de courts récits) mais en effet la nature y occupe une place importante. Dans "Obscurité", l'héroïne, déboussolée après un divorce, traverse plusieurs régions de la France profonde (le plateau de Millevaches, la Corrèze, les Cévennes, etc.). C'était pour moi l'occasion de décrire ces endroits merveilleux et sauvages où j'ai eu la chance de passer mes vacances quand j'étais grand adolescent ou jeune adulte. 
Dans le livre de poésie, on trouve la mer et la forêt, deux éléments naturels qui nous font rêver et qui sont quelque part à la base même de notre imaginaire. Dans le recueil de nouvelles, la nature est moins présente, tout simplement parce que l'action se passe en Afrique ou en Amérique du Sud, où je ne suis jamais allé. Mais il y a quand même des descriptions de paysages, comme ces contreforts des Andes que gravit un camion, les roue au bord du précipice.
Je crois que je suis quelqu'un qui a besoin de la nature. Avec un livre et un coin de forêt, je suis heureux, je n'en demande pas plus. Je suis donc fort attentif aux paysages, à leur histoire et à leur devenir, car derrière eux, c'est toute l'histoire de l'humanité qui se dessine. Par exemple, il faut bien comprendre que pendant deux mille ans la vie des hommes n'avait pas changé. Depuis l'empire romain jusqu'à la guerre 40-45, on a cultivé la terre avec une charrue et un cheval. J'ai encore connu la fin de cette époque dans les années 60-70 (en Ardenne ou dans le Massif central), mais depuis, la révolution technologique a complètement bouleversé le monde, nos modes de vie, et également les paysages.

6)As-tu un nouveau roman en préparation ? Il est aussi question de nouvelles qui dorment depuis longtemps dans les tiroirs...

- Un roman est en cours de lecture chez Chloé des Lys. Il parle justement de l'Ardenne et de la fascination qu'elle exerce sur le héros, qui y est né, mais qui vit à Bruxelles. Cette rupture fondamentale entre la campagne et la ville se double chez lui d'une seconde : il a quitté le monde paysan un peu frustre qui était le sien pour devenir un intellectuel. Comme chez Annie Ernaux, il y a là une dichotomie et une "trahison" qu'il lui faudra dépasser. A côté de cela, oui, un autre roman est en préparation (sur le thème de l'enfance maltraitée) et oui, il reste des nouvelles et un autre roman qui mériteraient de ressortir des tiroirs. Mais comme je l'ai dit au début, c'est le temps qui manque.

 

 

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