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Un poème de Laurent Dumortier "Explicite" dans la revue 2000 Regards

Publié le par christine brunet /aloys

Un poème de Laurent Dumortier "Explicite" dans la revue 2000 Regards
Un poème de Laurent Dumortier "Explicite" dans la revue 2000 Regards

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Le blog "les livres d'Aglaé" a lu GALINDA, la forêt des ombres de Laurent Femenias

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslivresdaglae.fr/index.php/2018/01/16/les-lettres-volees-2-2-2-2-2-2/

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Galinda, la forêt des ombres

Auteur : Laurent Femenias
Site officiel : http://laurent.femenias.free.fr/index.php
Editeur: Chloé des Lys (Belgique)
2012 / 293 pages
27.60
 € en librairie / 19.30 € directement chez l’éditeur

C’était la nuit, froide et humide. Dans l’été finissant, le souffle glacial du vent semblait engourdir toute vie. Le ciel, souvent d’un beau bleu profond en cette saison, était ce soir gris, bas et ténébreux. Le brouillard s’étendait à perte de vue et enveloppait le paysage de sa tristesse. Un silence pesant, angoissant, régnait sur la Forêt des Ombres.

De mémoire d’homme, Galinda, la vaste et ancienne forêt, a toujours suscité crainte et méfiance, si bien que personne depuis bien longtemps n’a osé s’y aventurer. C’est pourtant ce que va tenter le jeune Sam Harper, en dépit des avertis­sements de son entourage. Mais il ignore encore l’étendue réelle des mystères qu’abritent les arbres sombres et centenaires…

Mon avis :

J’ai adoré ce livre : la sombre et mystérieuse Galinda m’a attirée dès que j’ai lu le résumé ! Il y a beaucoup de suspense dans ce roman, on n’a plus envie de s’arrêter de lire !  Contrairement à d’autres livres, l’aventure commence presque tout de suite et ne s’arrête pas avant la fin. L’auteur écrit très bien et sait nous tenir en haleine. J’ai aussi aimé la façon dont Sam, le héros, réagit aux situations auxquelles il est confronté. En plus la couverture est très belle ! J’espère que l’auteur en écrira d’autres dans ce style même si ce n’est pas son métier.

Publié dans avis de blogs

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"Un bus", une nouvelle signée Albert Niko

Publié le par christine brunet /aloys

 

un bus

 

La première fois que j’ai pris le bus traversant les collines, ils venaient de revoir les horaires et je suis arrivé avec vingt minutes d’avance. C’était une chaude journée et je suis allé rencontrer le banc qu’incidemment l’ombre d’un arbre rencontrait pareillement au même moment. J’étais bien. J’ai attendu que le chauffeur se redresse dans son siège et démarre pour rappliquer. C’était un bus subventionné par le Conseil Général pour inciter les quelques habitants des collines à laisser leur voiture au garage et se regrouper dans un même véhicule, d’autant que le prix était très attractif. Seulement, ces gens-là avaient appris à se débrouiller sans jamais demander l’aide de personne, et j’avais entendu quelqu’un prétendre en rigolant qu’ils auraient cent fois préféré faire la route à pied plutôt que de monter dans un bus financé par la collectivité. Ils continueraient donc à prendre chacun leur voiture, et nous resterions les mêmes deux trois pelés à profiter de ce qui prenait l’allure d’une location d’une heure de silence. C’était pour le moins surréaliste de voyager seul dans un bus conduit par un chauffeur qui ne l’ouvrait quasiment pas. Et j’ai dans l’idée que lui aussi devait trouver que quelque chose ne collait pas et sûrement en concevoir quelque inquiétude.

Existait-il encore tout à fait à mener ce bus transparent à travers la campagne ?

Les collines, pour leur part, étaient assez collines pour se dresser au passage de l’énigme ambulante.

 

***

 

Pour gagner la préfecture, il me fallait prendre le bus traversant les collines, le train ne desservant, pour sa part, que des communes du département limitrophe. Généralement je partais pour la journée et j’emportais mon déjeuner. Un jour qu’il pleuvait, autour de midi, j’ai commencé à chercher un coin abrité où me poser pour manger. Deux fois, qu’il m’a fallu faire le tour de la place avant de la cerner dans un renfoncement : une porte avec un seuil surélevé. Je me suis posé et j’ai sorti les trucs de mon sac. Il y avait des gens qui entraient ou qui sortaient et qui me souriaient. C’est vrai que la situation avait quelque chose d’un peu comique, et ça me dérangeait pas plus que ça de passer pour un clodo. Je leur souriais à mon tour. Jusqu’à ce que s’amènent ces deux mecs avec ce masque un peu froid à la place du visage, et qu’ils me sortent cette phrase aussi sûrement que si c’était la trois cent-unième fois :

« Faut pas rester là, Monsieur. 

- Écoutez, c’est juste le temps de manger… Mais en quoi je gêne ?

- Vous êtes sur l’entrée de service du commissariat. »

 

ALBERT NIKO

 

Publié dans Textes, Nouvelle

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"Le pactole", un texte poétique de Thierry-Marie Delaunois

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Oh misère! Là retenez-moi! Sinon je décolle

car mon imagination ne peut que me rendre folle!

Si, si, croyez-moi: si je devais gagner le pactole,

il vous faudra sans doute me passer la camisole!

Pourquoi? Mais je me mettrais à danser la farandole,

espérant que l’on ne me prenne pas pour une frivole

mais prête à détaler pour aller pêcher des soles

surtout si devait brutalement surgir Anatole!

 

Allons donc, que ferais-je avec la somme gagnée?

Je foncerais d’abord chez ma coiffeuse, exaltée;

Puis du supermarché je reviendrais les mains chargées;

Ensuite, sans Anatole, ce serait la virée

avec mes copines Christine, Martine et Edmée;

Enfin nous rentrerions chez nous complètement givrées,

mais contentes, ravies, heureuses, surexcitées

d’avoir pu nous défouler autant! La folle échappée!

 

Anatole, mon mari, est un homme fort surprenant:

très bon, aimable, gentil, attentionné mais détonnant!

Si nous touchions le pactole: “à la banque, tout l’argent

car nul ne peut prédire notre avenir à cent pour cent!”,

tandis que moi, j’aimerais pouvoir profiter du présent,

de l’instant, du monde qui m’entoure, un monde étonnant

mais Anatole s’y opposerait vigoureusement!

Réfléchissons: quels pourraient alors être mes arguments?

 

Ecoute-moi, laisse voyager ton imagination!

S’il te plaît, chéri, ne résistons pas à la tentation!

Cette villa en bord de mer serait la consécration:

les volets et portes bleues attireraient l’attention;

le toit rouge et les murs blancs ne seraient pas en option

mais le signe, même le reflet de notre ambition:

vivre en harmonie, en complète intégration

avec la terre, le ciel, la mer et la population.”

 

Mais je suis en cet instant complètement étourdie,

imaginant le montant de notre économie

si Anatole devait l’emporter sur mes envies!

Pourquoi n’y a-t-il plus entre nous cette alchimie?

D’accord, l’argent ne fait pas le bonheur mais infinie

serait notre joie car cette côte d’Italie,

mon mari, lui aussi, l’aime d’une douce folie

mais, quant à l’avouer, ce ne serait là qu’utopie!

 

Si je devais gagner le pactole, je le ramasse

comme s’il s’agissait de feuilles d’automne qui s’amassent,

qu’il me faudrait évacuer; ensuite je me casse

pour sans doute laisser Anatole dans la mélasse!

Peut-être s’aviserait-il de me prendre en chasse?

Ce serait un témoignage d’amour, grand bien nous fasse

à moins qu’il veuille me faire la peau avec sa masse?

Le pactole? Pour les oeuvres du père Boniface!

Ah l’argent! Ah l’amour! Ah les hommes!

Publié dans Poésie, Textes

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"Un bus", une nouvelle d'Albert NIKO

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

un bus

 

La première fois que j’ai pris le bus traversant les collines, ils venaient de revoir les horaires et je suis arrivé avec vingt minutes d’avance. C’était une chaude journée et je suis allé rencontrer le banc qu’incidemment l’ombre d’un arbre rencontrait pareillement au même moment. J’étais bien. J’ai attendu que le chauffeur se redresse dans son siège et démarre pour rappliquer. C’était un bus subventionné par le Conseil Général pour inciter les quelques habitants des collines à laisser leur voiture au garage et se regrouper dans un même véhicule, d’autant que le prix était très attractif. Seulement, ces gens-là avaient appris à se débrouiller sans jamais demander l’aide de personne, et j’avais entendu quelqu’un prétendre en rigolant qu’ils auraient cent fois préféré faire la route à pied plutôt que de monter dans un bus financé par la collectivité. Ils continueraient donc à prendre chacun leur voiture, et nous resterions les mêmes deux trois pelés à profiter de ce qui prenait l’allure d’une location d’une heure de silence. C’était pour le moins surréaliste de voyager seul dans un bus conduit par un chauffeur qui ne l’ouvrait quasiment pas. Et j’ai dans l’idée que lui aussi devait trouver que quelque chose ne collait pas et sûrement en concevoir quelque inquiétude.

Existait-il encore tout à fait à mener ce bus transparent à travers la campagne ?

Les collines, pour leur part, étaient assez collines pour se dresser au passage de l’énigme ambulante.

 

***

 

Pour gagner la préfecture, il me fallait prendre le bus traversant les collines, le train ne desservant, pour sa part, que des communes du département limitrophe. Généralement je partais pour la journée et j’emportais mon déjeuner. Un jour qu’il pleuvait, autour de midi, j’ai commencé à chercher un coin abrité où me poser pour manger. Deux fois, qu’il m’a fallu faire le tour de la place avant de la cerner dans un renfoncement : une porte avec un seuil surélevé. Je me suis posé et j’ai sorti les trucs de mon sac. Il y avait des gens qui entraient ou qui sortaient et qui me souriaient. C’est vrai que la situation avait quelque chose d’un peu comique, et ça me dérangeait pas plus que ça de passer pour un clodo. Je leur souriais à mon tour. Jusqu’à ce que s’amènent ces deux mecs avec ce masque un peu froid à la place du visage, et qu’ils me sortent cette phrase aussi sûrement que si c’était la trois cent-unième fois :

« Faut pas rester là, Monsieur. 

- Écoutez, c’est juste le temps de manger… Mais en quoi je gêne ?

- Vous êtes sur l’entrée de service du commissariat. »

 

ALBERT NIKO

Publié dans Nouvelle

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"Chaos" de Bob Boutique une lecture de Barbara Flamand

Publié le par christine brunet /aloys



C H A O S

de Bob Boutique

Une affaire de clous, mais….quels clous !

Roman policier ? Oui ! Roman d’aventures ? Oui ! Roman populaire ? Oui ! Annoncé comme thriller. En français un suspense.

Les lecteurs qui ont lu 2401 (également un pavé de 500 pages) se souviennent sûrement des deux protagonistes Lieve, la Petite, et Johan Verdriet, le Bouldogue qui, dans ce nouveau suspense à l’intrigue foisonnante, pleine de péripéties, confirment brillamment leurs dons de fins limiers. Les deux appartiennent à la section anti-terroriste de la maréchaussée des Pays-Bas.

De quoi s’agit-il ? D’un vol. Le vol d’un tableau de Cranach d’une valeur très relative, commis dans le Rijksmuseum d’Amsterdam. Etrange. Le voleur aussi est étrange. Il a parlé au veilleur et le Bouldogue reconnait la voix. Il a connu ce personnage dans les bureaux de la Shell. C’est la voix de Yahia Al Shaif qui se trouve dans les bases de données de la police depuis quatre ans comme terroriste musulman, mais pas islamiste, un chiite originaire du Yémen qui veut créer un état houthis (chef : Mahommed Al-Houthi) . C’est un personnage dangereux qui fait assassiner tous ceux qui enquêtent sur ses activités. Sa méthode : faire parvenir à l’enquêteur un petit poignard signifiant qu’il va bientôt passer de vie à trépas.

La question qui se pose de bas en haut jusqu’ à la Ministre populiste de l’Intérieur, Madame Van Hemelrijk, est : Que fait Yahia à Amsterdam ? Et pourquoi voler un tableau sans grande valeur ? 

Dans le cadre du tableau qui, jadis, avait été emmuré dans une abbaye en Allemagne se trouve une boîte contenant les clous de la croix du Christ. Lieve, s’occupera du Rijksmuseum et de la toile volée .

Pendant ce temps, Yahia entreprend sur un massif rocheux du Yémen la construction de son entreprise Solar Future dont le but – officiel - est l’exploitation du gaz et du pétrole. Entreprise qui demande des fonds d’une énorme importance. D’où vient l’argent ? Il a volé le tableau pour les clous que son homme d’affaire a vendus au Vatican. Que faire professionnellement ? Une seule voie : aller au Yémen, ce que fait le Bouldogue. Quant à Lieve, elle poursuit ses recherches. Mais …Yahia la tient à l’œil et la prévient selon sa méthode. Pas du tout impressionnée, elle va son bonhomme de chemin ce qui lui vaudra trois balles dans la poitrine. Officiellement quasiment morte. 

Officieusement, elle sort du coma avec une nouvelle identité : Mia Vlerick , une brune (elle était blonde) maquillée, portant des lunettes foncées. Bouldogue est à Sanaa, une grande ville animée du Yémen. Sérieusement amoureuse de lui, Lieve ira le rejoindre. Elle pressent qu’il est en danger. Et c’est vrai C’est vrai , bien qu’il eût la bonne idée de laisser pousser une barbe, de porter un turban au-dessus de lunettes solaires, qu’il soit habillé comme un musulman s’appelant Mohammed et qui se plie aux rites. Mais…un djihadiste a percé son secret, et son compte est bon au Bouldogue. C’est justement à ce moment-là, à la seconde même où il va être abattu, qu’elle le trouve, dégaine et Pan ! C’est l’ennemi qui tombe.

Quel bonheur ! Et quel couple ! Lui en djellaba et elle en petite sœur dans une robe grise, couverte d’un tablier de servante de Dieu, avec au cou une petite croix d’argent. Ainsi était-elle habillée pour aller rechercher, théoriquement, une religieuse kidnappée.

Le but maintenant est d’arriver au terrain de Yahia creusé dans la montagne, à son hangar dans lequel se trouve l’Airbus qu’on avait cru disparu trois semaines plus tôt et que Yahia compte utiliser pour une mission…démente. Oui, démente. Ils y arriveront. Et ils vont se trouver …dans de sales draps ! C’est alors que commence l’aventure ou plutôt la mésaventure. Mais les héros s’en sortent toujours.

Tout en étant imaginatif sur le déroulement de l’intrigue, l’auteur reste attentif à une réalité historique, politique, géographique A croire qu’il a vécu dans ces lieux. Le style d’un roman d’aventures n’est pas, généralement, le premier souci de l’écrivain. Bob Boutique s’est affirmé, dès ses premiers livres, un écrivain de talent, associant son style au thème.

L’écriture est importante. Aussi, nous trouvons dans « Chaos » pas mal d’exemples dans lesquels elle l’emporte sur le sujet et cela, sur un mode poétique : « Le ciel d’août d’un azur délavé, est traversé par une armada de caravelles blanches » « ….les eaux grises et écumantes de la mer s’écrasent en bouillonnant contre les parois des écluses. » « Avec cette lune rousse plantée dans la nuit comme le globe d’une lampe de chevet, » « Le ciel au-dessus d’eux est immense et scintille de myriades d’étoiles avec la voie lactée comme un voile qui ondule devant la fenêtre de l’espace. »

Restons-en sur cette vision qui invite au rêve.

Barbara Y. Flamand

 

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Mon amour à Pompéi relooké lors de son passage en Collection... Nouvelle présentation...

Publié le par christine brunet /aloys

 

« Mon amour à Pompéi » : ce que l’on peut lire sur la quatrième de couverture…

Passe encore pour le juge Roland Lévêque qu’un doux rêveur ait sollicité un rendez-vous pour tenter de faire innocenter un homme condamné sur la base d’un dossier où pratiquement rien ne plaidait en faveur de l’accusé. Mais on a beau s’imposer de garder en toutes circonstances l’esprit ouvert, il est des choses que l’on n’est pas prêt à entendre…

Le juge, après avoir patiemment écouté les explications du professeur Liévin et malgré la réputation de ce dernier, demeure tout aussi sceptique tant ce qui lui est révélé lui paraît incongru. Mais devant les preuves qui lui sont ensuite administrées, il est bien forcé d’admettre la possibilité de voyages dans le passé.

Conséquence inattendue, ce qui n’avait été jusqu’alors qu’un aimable fantasme prend tout à coup beaucoup plus de vraisemblance. Car faire véritablement la connaissance de l’admirable créature qu’il n’a jamais pu voir qu’à travers un portrait datant de vingt siècles n’est plus du tout une chimère. Plus du tout.

Et après une nuit très agitée, le juge décide d’être le premier voyageur temporel de l’histoire…

 

Quelques explications supplémentaires…

On ne « déflorera » pas vraiment le sujet (voir le titre et la couverture !) en précisant que "Mon amour à Pompéi" est le récit d’un voyage temporel au premier siècle de l’empire romain, et plus précisément en l’an 79, deux mois avant l’éruption du Vésuve.

On m'a déjà assez souvent demandé pourquoi j'avais choisi de situer l'essentiel des péripéties de mon roman dans cette ville plutôt que dans une autre. Après tout, un candidat au voyage temporel n'avait que l'embarras du choix ! Alors, pourquoi Pompéi ?  

Pour des raisons qui tiennent à la rigueur que l'écrivain doit selon moi à ses lecteurs. Et par conséquent à la "crédibilité" de la fiction qu'il a choisi de développer. Car il me paraît plus facile d'adhérer à une histoire lorsqu'elle se déroule sur un fond historique riche de détails authentiques. Et avec Pompéi, il me semblait beaucoup plus facile d'atteindre cet objectif.  

Parce que l'on en sait plus en effet sur cette ville de l'antiquité que sur n'importe quel autre endroit "perdu dans la nuit des temps". Parce que l'exhumation des ruines de Pompéi a révélé au monde stupéfait un véritable "instantané" de la vie sous l'empire romain. Et il est à peine exagéré de prétendre que, à condition de n'être pas perdu dans le flot des touristes, la visite des ruines de la cité donne la curieuse impression de réellement se promener dans ce petit coin du passé...  

Il s'agissait donc pour moi d'asseoir mon récit sur une base historique aussi rigoureuse que possible.  On l'aura compris, les références ne manquaient pas sur la toile, et des ouvrages comme "La vie quotidienne à Pompéi" de Robert Etienne, "Vies des douze Césars" de Suétone,   et "La Rome des Flaviens" de Catherine Salles m'ont fourni un abondant matériau...

Pour le côté scientifique, maintenant. Parce que, oui, pour aussi bizarre qu’il y paraisse, cette fiction s’appuie également sur une théorie très sérieuse : l’hypothèse des mondes multiples d’Hugh Everett.

Les surprenantes interprétations des phénomènes étranges observés en physique quantique sont présentées de façon très informelle au chapitre 2 de mon roman (lorsque le juge Roland Lévêque reçoit le professeur Jacques Liévin dans son cabinet).

Je m’abstiendrai de revenir ici sur la célèbre expérience dite « des fentes de Young », décrite en détails dans tous les ouvrages de vulgarisation ainsi que sur un grand nombre de sites web, et qui permet de se convaincre de la réalité de ces « états quantiques » qui se « superposent » jusqu’à ce que l’observation du résultat de l’expérience force en quelque sorte la nature à choisir entre plusieurs éventualités (la fameuse « réduction du vecteur d’état »).

Enfin, ce qui précède correspondant au paradigme classique adopté par un grand nombre de théoriciens ! Mais pas par tous…

L’interprétation dite des « mondes multiples », qui suscita au début pas mal de haussements d’épaules dans la communauté scientifique, est en train de faire un spectaculaire retour en force. Et les récents progrès des chercheurs qui travaillent à l’élaboration d’un ordinateur quantique pourraient y être pour quelque chose…

 

Pour les curieux :

Le mieux est sans doute de renvoyer le lecteur sceptique au chapitre 9 de l’ouvrage de vulgarisation « L'étoffe de la réalité », du physicien David Deutsch. L’auteur y développe l’hypothèse de l’exécution de l’algorithme de Shor (quelques milliers d’instructions…) sur un ordinateur quantique pour la factorisation d’un nombre de 250 chiffres.

On découvrira d’abord avec effarement que factoriser aujourd’hui un tel nombre en utilisant la meilleure méthode connue lancerait un processus qui prendrait plus d’un million d’années avec un réseau d’un million d’ordinateurs classiques !!! D’ordinateurs classiques

Mais l’avènement de l’ordinateur quantique risque bientôt de changer la donne. Et pas qu’un peu. Car pour résoudre le même problème (la factorisation d’un nombre de 250 chiffres), l’algorithme de Shor lancerait 10500 calculs identiques (vous avez bien lu) en parallèle ! Ce qui signifierait en réalité quelques milliers d’opérations arithmétiques seulement, mais dans chacun des 10500 univers qui participeraient au calcul en interférant ensemble…

Ce calcul n’a certes pas encore été fait. Mais le principe en a déjà été validé sur des plateformes matérielles encore rudimentaires et il apparaît que la disponibilité d’un calculateur quantique apte à factoriser un nombre de 250 chiffres n’est qu’une question de temps.

Dans ce même chapitre, David Deutsch invite le lecteur à réfléchir sur les conséquences, au niveau paradigmatique, de ce qui vient d’être présenté, en le mettant au défit d’expliquer comment peut bien fonctionner l’algorithme de Shor sans impliquer l’existence de ce que l’on appelle le « multivers ».

Car lorsque cet algorithme se sera exécuté en utilisant 10500 fois la puissance de calcul de la plateforme matérielle posée sur votre bureau, « où » diable aura été factorisé notre fameux nombre ? Sachant qu’il n’existe « que » 1080 atomes dans tout l’univers visible, un nombre minuscule si on le compare à 10500

Si donc, comme le fait valoir David Deutsch, toute la réalité physique se bornait à notre univers visible, elle serait très loin de pouvoir offrir les ressources nécessaires à la factorisation d’un tel nombre !

Conclusion :  

Un bon roman de science-fiction doit certes d'abord divertir, c’est sa première vocation ! Mais aussi selon moi - surtout s'il s'agit de ce qu'il est convenu d'appeler de la "hard fiction" - amener le lecteur à réfléchir avec l’auteur sur les possibles conséquences de l'utilisation d'une technologie qui pourrait après tout se trouver un jour à notre portée. Technologie souvent associée à la validation par l'expérience de théories d'avant garde très sérieuses mais parfois considérées comme "fumeuses" ou comme relevant de simples conjectures...

On ne s'étonnera donc pas si, dans mes romans, je m'arrange pour présenter au lecteur  les résultats auxquels pourrait conduire la mise en pratique de certaines théories scientifiques si elles se trouvaient confirmées par la réalité des faits. Ainsi, dans "Mon amour à Pompéi", la validité de la théorie des "mondes multiples" (hypothèse très sérieuse...) se trouve-t-elle confirmée par l'interférence accidentelle entre deux univers parallèles (ici commence bien entendu la fiction !), permettant du même coup d'envisager les transferts temporels...  

A ne pas trop prendre au sérieux, donc, pas plus que le réductionnisme matérialiste du professeur Jacques Liévin ! Mais bon...  Qui pourrait jurer sans la moindre crainte de se tromper que tout ceci restera éternellement du domaine de la science-fiction ? 

 

Publié dans présentations

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La gabelle, on sait ce que c'est... Mais la tabelle, c'est quoi ? Bob Boutique pour Actu-TV nous explique tout cela !

Publié le par christine brunet /aloys

La gabelle, on sait ce que c'est... Mais la tabelle, c'est quoi ? Bob Boutique pour Actu-TV nous explique tout cela !

https://youtu.be/3kxeliJvEDE

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Paroles nomades et autres poèmes de S. Gucciardo dans la revue numérique Magie Poétique du 19 janvier 2018...

Publié le par christine brunet /aloys

Un extrait de la publication...

 

PAROLES NOMADES  de SALVATORE GUCCIARDO

 

 

 

Paroles nomades

 

La sève se glisse

Dans les veines de la mémoire

On s’interroge

Sur le pouvoir des ondes

La cendre et le sang

L’eau et le feu

Éboulis de pierres

Au creux de la vague

 

Je

Tu

Il

 

Abstraction de l’homme

Les formes hybrides

Sur la toile du temps

Les ombres

Se multiplient à l’horizon

Vision apocalyptique

Hibernation de l’âme

Les soupirs du rêveur

S’éclipsent

Dans le labyrinthe de la forêt

 

La grandeur vacille

À l’orée de l’automne

Rayonnement de la matière

Au cœur de l’être

On ferme les yeux

Sur la cité lumineuse

Jaillissement de sources

Dans le jardin du fauve

 

 

 

Publié dans Poésie, articles

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Nouvelles parutions...

Publié le par christine brunet /aloys

Nouvelles parutions...
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