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Stéphane Colin nous présente "Promenade au pas hanté" Dix petites histoires de fantômes...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Né à Saint-Quentin (France) en 1970. A peine sorti au grand air, emmailloté comme un saucisson par les bonnes-sœurs, à l’ancienne (dixit sa maman). Peut-être l’origine de son goût pour les vieilles choses et les habitudes d’autrefois ? Passe son enfance en France d’abord, en Belgique ensuite, entre le Condroz et le vieux village familial de Ferrières. Que des bons souvenirs d’une belle et heureuse enfance, avec ses parents et ses deux sœurs.

 

Musicien, il joue du violon depuis l’âge de 9 ans et de la contrebasse depuis quelques années, et s’intéresse aussi beaucoup aux musiques traditionnelles et populaires. Après des études d’histoire de l’art et archéologie à l’université de Liège, il commence par enseigner quelques années dans des écoles secondaires de Liège, Huy et Namur, pour finalement rentrer, en 2000, au musée des instruments de musique de Bruxelles. Comme il aime l’art autant que la musique, il voyage aussi à travers l’Europe et les Etats-Unis, pour faire découvrir à des groupes d’amateurs motivés les merveilles des musées du monde et les beautés architecturales des petites et grandes cités.

 

Stéphane Colin vit à Namur, avec sa femme Anne-Sophie et ses trois enfants, Victorine, Lucie et Pierre, à qui il aime raconter beaucoup d’histoires.

 

Résumé :

« Promenade au pays hanté » est, comme son nom l’indique, un petit voyage à travers une Belgique mystérieuse. En chaque endroit, ville ou campagne, a lieu une rencontre avec un fantôme, gentil ou inquiétant, amusant ou effrayant. Chacun de ces êtres venus de l’au-delà plonge le lecteur au cœur d’un aspect historique, géographique ou encore artistique du paysage. Ces dix petites histoires, accessibles de 10 à 99 ans et même au-delà, sont autant de contes ludiques qui feront découvrir, ou apprendre à voir autrement, notre petit mais bien joli pays.

 

 

Extrait

Le soir tombe. Le ciel d'un bleu sombre tire au jaune orangé vers l'horizon. Je suis seul sur la route de la crête. À mes pieds s'étend la vallée de l'Amblève. Au-delà les collines s'échelonnent dans le lointain bleuté du soir. Plus loin, en contrebas de la route, le chemin du Thier monte depuis le village. Tout est tranquille. Un chien aboie par là-bas. La cloche d'une église tinte doucement, assourdie par le froid. Il est temps pour moi de rentrer.

 

Soudain, dans le calme de la nuit, un véhicule monte de la vallée. Sans doute un tracteur : je reconnais les coups d’accélérateur qui font ronfler le moteur. Mais … ? Non ! Il y a aussi un autre bruit. Un cliquetis caractéristique. Ça fait plutôt penser à un engin à chenilles. Un bulldozer ? La clairière ravagée me revient à l'esprit. Les mystérieux bûcherons sont-ils de retour ? À une heure aussi tardive ? Bientôt apparait le véhicule. Je l’aperçois à intervalles réguliers, entre les peupliers dénudés qui bordent la route. De couleur pâle, il avance lentement. Il faut vraiment bien regarder pour le distinguer dans la neige. Mais lorsque, dépassant les derniers arbres qui le cachent partiellement à ma vue, il se trouve complètement à découvert, ma bouche s'ouvre toute grande de stupéfaction. Ce n’est pas un bulldozer ! C'est …

Publié dans présentations

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Le site "Les secrets de Polichinelle" a voulu tout savoir sur Jean-Louis Gillessen

Publié le par christine brunet /aloys


 

 

 

 

Polichinelle révèle : C'est  James Bond  qui  initia  Léon !

--------- ... Dubitatifs ? Lisez, vous saurez ... -----------------

 

1) Ta pièce "Léon 20H30" a connu un certain retentissement, elle est basée sur un fait réel...

 

Oui, beaucoup connaissent le sujet, mais l’origine de sa création est peu connue et vaut que je m'y attarde, car cette pièce a vraiment failli ne jamais voir le jour, elle est le  résultat de rencontres. En 1985, je croise un ami qui travaille dans une boîte de Pub Événementielle, "AD Performance Acting for  Advertising". Il me propose de passer une audition pour tenter de décrocher un rôle de mime automate déguisé en James Bond pour représenter l'entreprise AHREND au salon de la bureautique BURO 85. Je suis sélectionné en finale avec un autre comédien, nous passons devant le jury qui est le personnel au complet de AHREND ... et le client me choisit ! L'autre comédien, beau et athlétique, issu des cours Florent et qui ressemblait, lui, à un vrai James Bond (rires), me bombarde de questions : nous sympathisons, il me demande ce que j'écris, je lui montre quelques poèmes, des essais, et le seul sketch de 3 pages que j'avais justement dans ma farde, traitant de la confrontation entre un psychiatre et son patient. Il insiste pour le recevoir. Je deviens quelques mois plus tard directeur artistique de AD Performance, et, en parallèle, je reprends une librairie en janvier 1986. Je trime comme un fou  (allô, Bob?) des deux côtés, et, en mai 1987, je suis contacté par Marc Legein, le comédien malheureux "bondien" de 85 qui me fixe un RDV  dans un resto non loin de ma librairie. Avant l'entrée, à l'apéritif, il me dit qu'il va me dévoiler une surprise au dessert ! Je lui rétorque illico : - dévoile direct sur un 2ième apéro ! -  Lui : -  Jean-Louis, " Ta pièce " se joue le 8 novembre au Théâtre Arenberg à Anvers devant 800 personnes, tout est vendu en prévente ! - Moi : "Ma pièce ? ... Quelle pièce ? ". Et c'est ainsi que j'écrivis Léon 20H30 en 2 mois sur heureuse contrainte, à partir d'un simple sketch ! La pièce fut un succès, puis, remodelée, fut jouée pendant un mois à l'Espace Léopold Cédar Senghor (nous avons inauguré la nouvelle salle), fut achetée par le CIFORAP, par différents Centres Culturels, ainsi que par le Centre Neurologique William Lennox ... où j'avais moi-même séjourné un mois ... Éditée chez CDL en 2013 et recréée grâce à l'insistance de ma fille Manon fin 2015, Léon rencontra à nouveau l'adhésion du public, et Nele Paxinou nous invita à La Balade au Miroir. Je tiens ici à remercier mes amis Bob pour un reportage dans Actu TV, Philippe Deriemaecker pour son interview et son enthousiasme, Jany Paquay pour une émission sur Vivacité, ainsi que RCF, notre cédélienne Rolande Michel pour un billet sensationnel ... et comme fervente spectatrice. La liste des personnes qui m'ont soutenu est longue et non exhaustive.                                   

 

2) Ce "succès" ne t'a-t-il pas incité à goûter aux "délices de Capoue"... car tu n'as, si je ne m'abuse, plus produit grand chose depuis...

 

J'aurais beaucoup apprécié un peu de farniente, mais 3 semaines après la dernière jouée à Wasseiges, je suis entré à l’hôpital pour une lourde intervention chirurgicale. L'opération réussie et terminée, après la salle de réveil, je suis resté 24 heures en soins intensifs, conscient comme pas deux, récitant le texte de Léon en boucle ... pour tuer ce temps qui n'en finissait plus de s'égrener lentement au son des BIP qui me rendaient dingue! J'ai rejoué en mars aux Baladins, puis à nouveau suis repassé sur le billard, et j'ai bataillé pour faire réaliser des travaux chez moi, dont un nouveau toit plat, dans mon plain-pied de 60 M2. Les mois et années ont passé très vite, j'ai déposé ma plume sur des centaines de feuilles manuscrites éparses, mais j'ai surtout lutté contre des douleurs musculo-squelettiques. Heureusement, le cerveau, lui, se porte bien.   

 

3) Quel est le rêve que tu voudrais réaliser sur le plan artistique ?...

 

Le premier est de remonter sur scène avec le seul en scène que je prépare, non assidûment pour l'heure (voir ci-dessus) : comico-dramatique, il aborde le monde des enfants placés en institution, le système qui les englobe, le tout vu par l'éducateur spécialisé que je suis de formation et de terrain, et, comme dans l'écriture de Léon, je passerai du rire aux larmes en dénonçant des conformismes. Le second est en attente pour raisons juridiques et administratives, même si je suis déjà très actif dans le projet de mon ami Benoît Postic, ex-directeur de la Ferme de La Dîme à Wasseiges, metteur en scène de Léon revisité. Benoît recrée une nouvelle ASBL, un nouveau C.A., et nous allons relancer l'espace de La Grange: invitation d' artistes à champs multiples et ouverture de l'espace à des styles variés tels que cabaret  Music-hall (qui rejoint entre autres les attentes de la population), chanteurs contemporains, artistes de rue, cinéma  etc ... L'ouverture de l'espace à des débats et confrontations philosophiques sur tous thèmes, principalement ceux d'actualité qui animent le monde d'aujourd'hui, ses contradictions, ses avancées, ses mutations. Notre but est de stimuler le désir d'expression, de communication, de partages d'idées, de savoirs divers et d'apprentissages, afin  de favoriser la pertinence. Il nous faut rester sur la brèche du quotidien et de l'éveil, plutôt qu'être dans quelque repli consensuel trop souvent présent. Il s'agit bien de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas ou n'ont pas l'occasion de la libérer. L'artiste est celui qui autorise celle-ci à la découverte, à la recherche, au questionnement, en refusant l'unique élitisme et en tendant vers la proposition, vers l'alternative et leurs déclinaisons. Nous souhaitons ardemment mieux collaborer avec les réseaux associatifs, retrouver les synergies avec les gens  des villages. Actuellement ce sont nos mots blablatesques, dès que l'action peut démarrer (procédures en cours de l'acquisition des droits d'accès à La Grange et de son rachat suite au divorce de Benoît avec sa compagne), ... l'action se concrétisera.  

 

4) Tes exemples en matière de littérature ?...

Hugo, Tolstoï, Zola, Flaubert, Balzac, Stendhal en passant par Alfred de Musset, Georges Sand, Verlaine, Rimbaud, Voltaire, Tchekhov, Pirandello, Sartre, Zweig, Dostoïevski, Camus, Sagan, plusieurs auteurs de CDL (Hihiiiii), Roland Topor, Dubillard du même prénom pour ses fameux Diablogues et autres, l'intégrale des textes de Raymond Devos, ceux de Pierre Desproges, des maîtres en la matière, Guy Bedos, j'apprécie fort Philippe Labro (Le flûtiste invisible), et dans un tout autre registre passionnément le regretté généticien et philosophe Albert Jacquard, Joseph Basile ( Scientifique belge, professeur, auteur et chroniqueur) et j'oublie ici quantité d'auteurs lus avec grand intérêt, que ma mémoire ne pourrait retrouver pour l'heure ...

5) Sur une île déserte, quels sont les 7 (chiffre magique) livres que tu emporterais ?...

 

L'Encyclopédie de La Faune et de la Flore (plus complet que celui de Marie-Noëlle, même si je la crois capable de sauter sur mon île avec tout son barda à partir de la sienne : oui, oui, M-N bénéficie de certains pouvoirs magiques délivrés par je ne sais quel Prince de sa connaissance qui l'a à la bonne. J'en veux pour preuve que régulièrement, j'entends "BOUM" sur mon toit plat susnommé en question 2, je sors équipé de ma lampe torche, escalade mon échelle et ... zou, je vois un lourd sac à dos fluo indiquant : " Juste un ch'tit coucou, TKT, c’est que moi " . J'ai déjà 17 de ses sacs remplis de boîtes de conserve et de manuels de survie que j'entasse dans mon petit 60 M2 (bis repetitam cfr question 2),  "L'homme, cet imprévu" de Joseph Basile, un livre d'Albert Jacquard au choix difficile tant ils sont foison de bijoux qui tous éclairent ma bibliothèque,  et, je choisirai selon mon stress avant le départ sur l'île (bé té, pas ma faute, moi, si Alain Magerotte joue à Frédéric Lopez !), donc un livre du regretté Albert Jacquard, homme d'exception que j'ai eu la chance de rencontrer lors d'une conférence au Théâtre de Namur, et qui m'a fait monter sur scène à ses côtés pendant 15 minutes - souvenir tellement prégnant, riche et puissant), "L'art de la joie" de Nicolas Go, "L'absurde " ou "La Folie "  de Raphaël Enthoven, les "Textes de Scène" de Desproges (pour respirer après les deux précédents), et, puisqu'il n'en reste qu'un et que je ne pourrais me décider entre Zola, Stendhal et les autres précités en question 4 ..... j'emporte .... " 2401 " de Bob Boutique ! Parce que j'ai kiffé sec en le lisant, parce qu'il est rempli de références historiques, culturelles, géographiques, rempli d'humour, de, et de, et de ... et   parce que mon exemplaire est passé par tant de mains d'êtres tellement chers. Merci à toi, Alain, pour ces questions pertinentes, pour ta patience à en attendre les réponses, et, la prochaine fois, dis, ...  chiffre 13 ? Reconnaissance à toi, amitié et bonne humeur partagées, Jean-Louis.

 

 

 

 

 

 

 

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Charles Lathan nous présente son ouvrage "Le retour de Marcel"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie

 

 

 

Charles Lathan  naît à une époque où l'herbe pousse sur les parkings automobiles. Dans sa maison d'enfance il n'y a rien de décoratif accroché à des murs pourtant très solides. Puis trois éléments surgissent et s’érigent en souvenirs : le fameux calendrier des postes (toujours des chats), un canevas représentant des moutons grimpés sur un rocher, une nappe imprimée de cavaliers et de chiens pourchassant des cerfs aux abois.

 

Charles grandit à proximité d'un terrain vague investi d’Italiens comme lui, d'Espagnols, de Portugais et saupoudré d'Algériens. Par ailleurs il y a les filles et les fils des paysans : les Français de souche.

 

Charles est mélancolique. Ecole, vélo, école, vélo ... Un jour sa chaîne déraille. Un garçon qu'il ne savait pas vivre dans le quartier s'approche et dit : « laisse, tu vas te couvrir les mains de graisse, je suis allemand, je vais te la remettre. » Charles comprend que la mouise infiltre d'autres personnes que lui. En 1968, en Alsace la Deuxième Guerre travaille toujours les corps.

 

Puis il y a la maladie, plusieurs années d'hôpital. Quand il ressort de ça, le Centre Beaubourg est construit à Paris. Par miracle (voyage scolaire) un jour Charles se trouve face aux monochromes bleus et aux éponges dorées d'Yves Klein. Sur le coup et pour longtemps il ne comprend pas, mais d'emblée il aime. Il se sait désormais affilié à l'art. La brèche des possibles s'est ouverte à lui.

 

Il entre dans un monde inédit, commence de lire Sigmund Freud, George Groddeck, Antonin Artaud, Henry Miller, Philip k. Dick, William Faulkner… et surtout, surtout, surtout lire et relire Monsieur Ouine de Georges Bernanos. Si bien qu'à dix-huit ans il n'a toujours pas franchi le seuil d’un hypermarché Auchan. Il n'en soupçonne pas même l'existence.

 

Puis il y a les alcools, les drogues, l’amour impossible. Les jours se font de plus en plus courts et les nuits de plus en plus longues. Un long temps passe.

 

Vers sa cinquante-cinquième année, prenant acte qu’il est toujours vivant, Charles Lathan commence d’écrire Le retour de Marcel. Clopin-clopant, du bout des doigts, le désespoir optimiste il mène l’aventure à son terme.

 

Et voilà !

 

Résumé :

 

Des milliards de mots imprimés chaque jour pour redire et refaire le monde.
 

 

Je vous défie, je vous prends au mot.

Mot à mot je progresse dans le jeu avec un sérieux bagage à la main : le mot-valise qui contient tout.

Le mot circule.

Je suis l’écrivant Charles Lathan.
J’ai le monde à bout de bras dans le mot-valise. 
Approchez mesdames et messieurs, et les enfants devant.
Instant sacré, sacré instant : 
J’ouvre la valise. 
Admirez mes belles pages. 
La salive vous vient ! 
Des machins, des trucs, des bidules, des espaces et des astres. 
Soyez somptueux, osez mon ouvrage fertile. 
Pour vous, ici j’ai repoussé les limites du monde. 
Voyez ces corps étendus, voyez ces étendues nouvelles sans bornes et sans balises. 
J’ai enrichi la carte du monde de plats inédits. 
Mettez-y les pieds dedans et marchez sans scrupules. 
Soyez hors de vous, entrez dans la matière du monde.

Le monde motériel.

 

Extrait

 

Deux mois que c'est arrivé, deux mois que la Criminelle patauge. C'est abscons, de la poésie de moniteur d'auto-école. Vous l'avez lu dans les journaux comme nous : Le mercredi 9 janvier, en fin d'après-midi, après l'affolante tempête de neige, le corps d'Alice Chatouilli fut retrouvé, découpé en quatorze morceaux alignés sans souci autre que celui d'une exposition aérée semble-t-il, le long de la ruelle qui monte à la cascade.

Ce qu'on sait de plus que vous, parce qu'on les a vus de nos yeux et qu'ils nous ont émerveillés, éblouis, laissés sur le cul et culpabilisés ces quatorze morceaux, c'est qu'en se brisant le vase prend tout son éclat. Certes, entière elle était jolie Alice, mais découpée et redisposée de la sorte, chaque quartier devenait le chapitre d'un ouvrage dramatique émouvant et grave. Nous étions émus, non horrifiés. L'évidence nous échappait. Nous formions tous le u étrange que les portions d'Alice étaient les oignons de quatorze nouvelles Alice. Des oignons qu'ilt suffi de planter et d'arroser, sans faire de chichi, pour que le miracle s'accomplît.

Ce terrible samedi 9 janvier nous avons tous vu Henri Lebeau, le coiffeur, dérober la main droite d'Alice. Nous l'avons tous accompagné dans son geste, tant le désir de faire de même nous travaillait. T'aurais vu le commissaire Loch Ness lui faire une prise de jiu-jitsu, du grand art ! Et le coiffeur qui lâche la main. Et la main de valdinguer haut, si haut dans les airs, souple, fine : une circonlocution délivrée au-delà du point final. Du coup chacun s'avise de courir en dessous de la main volante pour se l'accaparer avant qu'elle ne s'écrase au sol. Ensuite, s'enfuir avec. Chacun pour soi. Ni morale, ni loyauté, ni civisme, rien que de la vilenie. Crocs en jambes, coups de coudes et foire d'empoigne. Certes un brin de sport après la grande biture et le dégobillage salvateur, ça se concevait. Le besoin de secouer son anatomie comme chiens au sortir de l'eau est chose plaisante mais là l'exaltation des corps n'apportait à chacun que plaies, bosses et nouvelles inimitiés. La main fignolait par-dessus l’avidité des hommes son vol esthétique pour au final s'écraser, sarcastique et cuisante, sur la joue droite du commissaire. Piqué au vif par cette claque post-mortem et fulminant contre nos manières de charognards, le commissaire qui somme toute est un sanguin, tira son arme et gueula :

« Si vous arrêtez pas vos conneries, je tire dans le tas. »

Le pharmacien, qui avait fait fac de psycho, la première année, et qui avait serré la main de Gandhi ou de quelqu'un qui lui ressemblait beaucoup, annonça haut et fort pour ramener la paix :

« J'offre une tournée générale de bonbons contre la toux au miel de sapin des Vosges. »

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Bernadette Gérard-Vroman et son ouvrage "Sérénade à la vie"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Bernadette Gérard-Vroman a jeté l’ancre en terre poésie en 2010.  Sans cesse encouragée par ses pairs, l’auteur a une soif d’apprendre insatiable, sur ce chemin où les frissons d’âme s’évaporent du plaisir d’écrire. 

Originaire de Belgique, elle aime s’enraciner à la montagne, où, pour rattraper ses rêves d’enfant, elle s’identifie à l’edelweiss.

 

Résumé

 

Un regard sur cette terre, sphère à deux inconnues : la vie et la mort. 

La vie, un chemin sur lequel Bernadette Gérard-Vroman avance, en écrivant, à la découverte de soi, à la découverte des autres, lors de ses rencontres, partages, moments qu’elle privilégie.

La mort et ses questions inexorables et l’amour, incontournable. 

Ce qui la caractérise est sa sensibilité et la force dans les mots que revêt sa plume, qui, comme l’amour et la paix vers lesquels ils tendent, sont les symboles de l’edelweiss, qui la représente.

Une poésie qui se libère de plus en plus des contraintes, comme un envol entre terre et ciel, comme un écho à la Terre.

 

La nuit tombe et emporte avec elle mes pensées qui tourbillonnent. Je les vois embrasser l'espace, légères, elles s’accrochent aux ailes du temps, transpercent les nuages… Me vois-tu ?... Me sens-tu ?... M’entends-tu ?... J’aurais voulu te dire, mais je n’ai pas pu… J’ai tant attendu que tu me dises, mais tu n’es jamais venu… As-tu senti ma présence à tes côtés ?... As-tu emporté notre silence avec toi pour l’éternité… ? C’était hier, deux étoiles brillaient, l’une au terme d’un dernier voyage et une autre prête à plier bagage, et entre les deux, mon âme errait, entre abysses et montagnes, en quête de lumière, pour toi, pour moi, pour elle. Au sommet des montagnes, tu veilles sur l’edelweiss qui me sourit, l’astre de la nuit aussi. C’était hier, je n’ai pas oublié qu’entre deux tempêtes, le soleil brillait… Comme un éclat de mille feux au beau milieu de la nuit, je laisse mes pensées se disperser, mes yeux s'entrouvrent et ta présence à mes côtés me rappelle que le présent est là.  

 

 

 

« Je me terre au pied d’un hêtre

Et nos deux êtres entrent en fusion ;

Il m’offre la sérénité,

À l’abri du froid.

Je vois les mots férus, frivoles,

Poursuivre leur chemin

Et se frayer un passage

Sur les pavés de mon existence.

Ils fredonnent un refrain

Parsemé de fous-rires,

Une farandole se forme,

Ils s’envolent dans un frou-frou de plumes. 

 

Je les retiens, les serre une dernière fois encore

Contre moi, en sors quelques-uns de mes poches.

Est-ce le sort ?

Ils m’ensorcellent, dans un jeu de séduction

Et recèlent un mystère… lequel ?»

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Salvatore Gucciardo figure dans la Revue Littéraire et Artistique Italienne "PARTHENOPE" qui vient de paraître en Italie...

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore Gucciardo figure dans la Revue Littéraire et Artistique Italienne "PARTHENOPE" qui vient de paraître en Italie...
Salvatore Gucciardo figure dans la Revue Littéraire et Artistique Italienne "PARTHENOPE" qui vient de paraître en Italie...
Salvatore Gucciardo figure dans la Revue Littéraire et Artistique Italienne "PARTHENOPE" qui vient de paraître en Italie...

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Albert Niko nous propose un extrait de son ouvrage "l'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

« Je n'ai pas l'expérience de la mort. »

Nous nous tenions la main, et avions tous deux plus de 220 ans. Loin derrière nous avions laissé les japonais, les amants foudroyés, crucifiés, Les Elsa Triolet et Louis Aragon – plus surréels que les surréalistes. En marche pour enterrer la Terre. Et notre amour n'avait pas l'ombre d'une ride, comme nous nous mirions dans l'eau.

« Mes parents sont morts juste après ma naissance. C'est le prince Siddhârta qui me l'a dit. C'est lui qui m'a recueillie. C'était un homme doux et paisible. Et jamais je ne l'ai vu changer, ni en bien ni en mal. Ni son expression, ni même son visage. Le temps lui passait tout simplement à côté. C'est lui qui m'a donné la clef. Rester comme ça et attendre que rien n'arrive. »

« Le jour de mes 16 ans il m'a fait signe de m'approcher. Alors je me suis approchée de lui et, pour la première fois, il m'a parlé. Ne disant que quelques mots, à propos de mes parents. Et me jaugeant du regard, et voyant que j'en étais encore à retourner ce mot dans tous les sens pour voir de quoi il avait l'air, il m'a désigné le bout du sentier d'un air confiant, et j'ai compris que je pouvais y aller. »

« Je n'ai jamais eu à déplorer la perte d'un proche. »

« Quant à lui, je suis sûre qu'il est toujours à la même place. »

« Jamais je ne l'ai vu bouger en seize ans. »

« De sorte que je n'ai pas l'expérience de la mort. »

Ses mots, à mesure qu'elle les exhalait un à un, m'ont fait penser à un fil, aussi ténu que celui d'une araignée, qui allait nous faire passer de l'autre côté. Lorsqu'un évènement dramatique a brusquement réduit à néant nos chances les plus infimes d'y parvenir.

...Le maigre sillon funéraire d'un poisson, couché sur le côté.

Dont l'œil observait sans ciller le bleu d'une mort lui tapissant l'intérieur.

Comme il est de coutume chez les vivants que les morts cheminent encore un peu parmi eux, nous l'avons suivi un peu des yeux, bien que ce poisson ne nous dise rien.

 

ALBERT NIKO

 

Publié dans Textes

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Le regard du ciel, un poème de Salvatore Gucciardo dans "Magie poétique"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Le regard du ciel

 

Ma voix se perd

Dans les dunes

Dans les méandres

D’une rivière

Dans les rides du sable

Dans les veines

Du marbre

 

 

Le ciel

Dans sa grandeur

Insondable

Me lorgne

Avec indifférence

Il étale

Ses immenses ailes

Sur la terre

 

Depuis des millénaires

Il domine

Le monde

Impassible

Aux doléances

Il regarde froidement

Le déambulement

De l’être

Ses civilisations

Complexes

Sa course folle

Vers le mur

De l’apocalypse

 

 

SALVATORE GUCCIARDO

 

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GSL... Gilles Saint-Laurent, notre boss !!!!

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

GSL1999

Le dealer

 

 

Une lune pâle s'était levée, jetant une lumière glauque dans les ruelles de la ville. Le bruit d'une péniche trahissait de temps à autre le silence qui régnait à cette heure de la nuit.

 

La lumière d'un briquet illumina le visage de Dorian tandis qu'il allumait sa cigarette.

 

Un homme, âgé d'une vingtaine d'années tout au plus, s'approcha de lui.

 

- T'en as ? Combien ?

 

- 3 Euros le sachet d'Ecstasy. Avec elle, tu décolles sans problème et tu atterris bien plus tard. J'ai de l'herbe aussi, si tu veux.

 

- Non, l'ecsta, c'est juste ce que j'ai besoin : j'ai envie de planer comme un malade demain soir !

 

- Tiens, et si tu te fais choper...

 

- On m'en a vendu à l'entrée de la boite, un type baraqué mais j'ai pas vu son visage. Note que je sais pas à quoi tu ressembles, men !

 

- Pour toi comme pour moi, il vaut mieux que tu saches pas. Allez, casse-toi !

 

- Ouais ouais c'est ça !

 

Le jeune homme paya et s'éloigna. Le manège se reproduisit quelques instants plus tard, avec un junkie défoncé à un point tel qu'on aurait pu le croire atteint d'une maladie incurable.

 

- Salut, mec, t'en as ?

 

- Ecstasy, herbe, de la coke et un peu d'héroïne aussi.

 

- Héroïne, my lady héroïne, lança le junkie en ricanant.

 

- Un gramme ?

 

- Combien ?

 

- 40 euros.

 

- ok, j'ai assez !

 

Une demi-heure plus tard, tandis que Dorian allait quitter les lieux, un homme d'une cinquantaine d'années, à l'allure élégante, s'approcha.

 

- Combien ?

 

Dorian éclata de rire.

 

- Je tapine pas, sorry.

- Oh ! fit l'homme en déguerpissant aussitôt.

 

L'aube pointait de l'autre côté du fleuve, éclairant doucement le bâtiment en construction (celle-ci devait durer une bonne année mais vu l'absence d'hiver, les travaux seraient probablement terminés plus tôt).

 

Dorian traversa les ruelles, se dirigea vers la grand place et entra dans le self-service de la banque. Là, il y déposa la recette de la nuit, comme il le faisait chaque matin depuis 5 mois maintenant.

 

Il soupira, puis procéda à un virement. Enfin, ayant quitté les lieux, il rentra chez lui, épuisé, et s'endormit aussitôt.

 

Il fut réveillé brutalement par la voix intempestive de la radio diffusant les informations : à quelques mois des élections, chaque parti promettait de diminuer les impôts tout en réglant les problèmes sociaux et la pauvreté...

 

Il avala rapidement son déjeuner, se doucha et s'habilla. Moins d'une heure plus tard, il était à l'hôpital.

 

L'infirmière l'accueillit avec un regard triste.

 

Dorian n'avait pas besoin de plus d'explications.

 

- Vraiment désolé, monsieur. Elle est partie pendant son sommeil.

 

Il fit un signe de la tête et alla au 3ème étage, les larmes aux yeux.

 

Ayant embrassé sa mère, il attendit patiemment que le service des pompes funèbres entre en scène...

 

L'enterrement eut lieu quelques jours plus tard : à part le prêtre, l'enfant de choeur et lui-même, personne n'assista à la cérémonie.

 

Il avait choisi le plus beau cercueil, et la tombe débordait de fleurs.

 

L'après-midi, il se recueillit une dernière fois, avant d'aller se dénoncer à la police.

 

Publié dans Nouvelle

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Une nouvelle que nous propose GSL... Mais au fait, qui sait qui est GSL ? (Les anciens de CDL s'abstenir !)

Publié le par christine brunet /aloys

 

GSL1999

Le dealer

 

 

Une lune pâle s'était levée, jetant une lumière glauque dans les ruelles de la ville. Le bruit d'une péniche trahissait de temps à autre le silence qui régnait à cette heure de la nuit.

 

La lumière d'un briquet illumina le visage de Dorian tandis qu'il allumait sa cigarette.

 

Un homme, âgé d'une vingtaine d'années tout au plus, s'approcha de lui.

 

- T'en as ? Combien ?

 

- 3 Euros le sachet d'Ecstasy. Avec elle, tu décolles sans problème et tu atterris bien plus tard. J'ai de l'herbe aussi, si tu veux.

 

- Non, l'ecsta, c'est juste ce que j'ai besoin : j'ai envie de planer comme un malade demain soir !

 

- Tiens, et si tu te fais choper...

 

- On m'en a vendu à l'entrée de la boite, un type baraqué mais j'ai pas vu son visage. Note que je sais pas à quoi tu ressembles, men !

 

- Pour toi comme pour moi, il vaut mieux que tu saches pas. Allez, casse-toi !

 

- Ouais ouais c'est ça !

 

Le jeune homme paya et s'éloigna. Le manège se reproduisit quelques instants plus tard, avec un junkie défoncé à un point tel qu'on aurait pu le croire atteint d'une maladie incurable.

 

- Salut, mec, t'en as ?

 

- Ecstasy, herbe, de la coke et un peu d'héroïne aussi.

 

- Héroïne, my lady héroïne, lança le junkie en ricanant.

 

- Un gramme ?

 

- Combien ?

 

- 40 euros.

 

- ok, j'ai assez !

 

Une demi-heure plus tard, tandis que Dorian allait quitter les lieux, un homme d'une cinquantaine d'années, à l'allure élégante, s'approcha.

 

- Combien ?

 

Dorian éclata de rire.

 

- Je tapine pas, sorry.

- Oh ! fit l'homme en déguerpissant aussitôt.

 

L'aube pointait de l'autre côté du fleuve, éclairant doucement le bâtiment en construction (celle-ci devait durer une bonne année mais vu l'absence d'hiver, les travaux seraient probablement terminés plus tôt).

 

Dorian traversa les ruelles, se dirigea vers la grand place et entra dans le self-service de la banque. Là, il y déposa la recette de la nuit, comme il le faisait chaque matin depuis 5 mois maintenant.

 

Il soupira, puis procéda à un virement. Enfin, ayant quitté les lieux, il rentra chez lui, épuisé, et s'endormit aussitôt.

 

Il fut réveillé brutalement par la voix intempestive de la radio diffusant les informations : à quelques mois des élections, chaque parti promettait de diminuer les impôts tout en réglant les problèmes sociaux et la pauvreté...

 

Il avala rapidement son déjeuner, se doucha et s'habilla. Moins d'une heure plus tard, il était à l'hôpital.

 

L'infirmière l'accueillit avec un regard triste.

 

Dorian n'avait pas besoin de plus d'explications.

 

- Vraiment désolé, monsieur. Elle est partie pendant son sommeil.

 

Il fit un signe de la tête et alla au 3ème étage, les larmes aux yeux.

 

Ayant embrassé sa mère, il attendit patiemment que le service des pompes funèbres entre en scène...

 

L'enterrement eut lieu quelques jours plus tard : à part le prêtre, l'enfant de choeur et lui-même, personne n'assista à la cérémonie.

 

Il avait choisi le plus beau cercueil, et la tombe débordait de fleurs.

 

L'après-midi, il se recueillit une dernière fois, avant d'aller se dénoncer à la police.

 

Publié dans Nouvelle

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La revue "Les petits papiers de Chloé" sur son 31 pour les 20 ans des Editions Chloé des Lys

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Les Editions Chloé des Lys fêteront  leurs 20 ans en 2019... Pour l'occasion, nous éditerons une revue exceptionnelle, plus dense que de coutume.

Un peu tôt pour en parler ? 

Une revue se construit... Concours et appels à articles, dessins, BD, poésies, jeux... Pour notre revue trimestrielle, cela se fait presque "naturellement" sur un trimestre (au mieux, hummm). 

Mais pour cette revue exceptionnelle, nous visons un nombre de pages plus important, des jeux comme un cadavre exquis, par exemple, des BD avec Bob le Belge et les Carôttins de François Beukels, Bidou (le personnage espiègle de Fralien), des articles sur l'écriture et le monde de l'édition, sur la création littéraire également.

Enfin deux concours seront organisés (avec votes sur ce blog). 

8 mois ne seront donc pas de trop... 

Alors... Que va-t-il se passer et comment ? 

Tous les thèmes et "ateliers" vont tourner autour de l'écriture, du partage de notre passion commune, la littérature, de la magie de l'écrit. 

1/ Ouverture d'un concours avec comme thème très général : l'imaginaire. Une page A4 maxi. Date butoir : 30 juin 2018 votes à partir du 15 septembre. 

2/ concours "photo" : écrire un texte à partir de cette photo (2 A4 maxi) Date butoir : 30 septembre 2018. Votes à partir du 1er novembre.




Poésies bienvenues bien entendu...

3/ Jeu cadavre exquis... Qui veut jouer ? Me contacter...

4/ S'inscrivent ci-après ou sur le forum CDL les auteurs intéressés par la rédaction d'un article. Ce peut être sous forme de texte didactique, de satire, humoristique, coup de gueule, etc. (entre un demi A4 et 1 A4.) Pensez à illustrer votre texte ! Le premier inscrit pour chaque sujet est désigné :

a/ Les origines du livre
b/ Le monde de l'édition
c/ L'auteur et ses héros
d/ Processus de création d'une histoire ou d'une poésie
e/ Le processus de l'édition

Date limite d'envoi de l'article : 1er septembre 2018

5/ Présentation d'un auteur qui vous tient à coeur ! (1/2 A4) 

a/ titre et auteur CDL : 2 chroniques
b/ titre et auteur non CDL : 2 chroniques

Limite envoi : 1er septembre 2018. Les 2 premières chroniques de chaque seront retenues. 

ENVOI de vos articles ou textes via mon mail brunet_christine@orange.fr, via le MP du forum ou le formulaire contact de ce blog. 

 

Ben, voilà... A vos plumes !!!!! 


 

Publié dans ANNONCES

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