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Réveillon, une poésie de Patrick Beaucamps extraite du recueil "En chemin jusqu'ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Réveillon

 

Nous décomptons les douze coups et unissons nos lèvres.

Tandis que nous buvons nos coupes de champagne,

des feux d’artifice éclatent un peu partout dans les rues.

Des chiens aboient et quelques fêtards passent en chantant.

Nous sourions en voyant notre fils qui somnole sur la table.

 

Je songe soudain à une vieille photographie de mon père

où on le voit fêter la Saint-Sylvestre avec des collègues.

En bleu de travail et chemise à carreaux, il tient d’une main

un cigarillo bon marché, et de l’autre une bouteille de bière.

Jeune ouvrier du bâtiment, c’est une force de la nature

et il semble invulnérable ainsi accoudé au bar.

Un homme audacieux qui sourit pour sa postérité.

 

À présent, c’est notre dernier réveillon qui me revient.

Alors que nous cuisons notre viande sur la pierre,

je regarde discrètement ses mains qui tremblent.

Il me sourit crânement mais ses yeux embués le trahissent.

A minuit, il me tombe dans les bras en sanglotant

et me dit que c’est dur de ne plus pouvoir subvenir

aux besoins de sa famille. Je le rassure en lui disant

que tout va s’arranger avec cette nouvelle année.

 

Papa, désolé aujourd’hui de m’être trompé.

Publié dans Poésie

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"Fractures", le nouveau roman de Laurent Dumortier dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

"Fractures", le nouveau roman de Laurent Dumortier dans l'Avenir.net
"Fractures", le nouveau roman de Laurent Dumortier dans l'Avenir.net

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Vivre dignement et libres… une poésie signée Marie-Noëlle Fargier !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Vivre dignement et libres…


 

Un ciel blanc

Une multitude de sombres passants

Qui passent et passent et passent

Où vont-ils ?

Juste là quelque temps

Sur un grand boulevard

Les pieds brulés d’asphalte

Sans une infime halte

Horde de zombis hagards

Là, au hasard contrôlé des puissants avatars

Les yeux rivés sous l’horloge du temps

Défiant l’immuable Chronos !

Seulement un instant, une pause

Où les destinées se croisent

Et se croisent, et se croisent, et se croisent

Croire que l’une d’elles éclairera une fin ?

Non, seulement l’épilogue d’un passage

Ils courent, ils courent et ils courent

Après le temps, après l’argent…


 

Derrière ce bataillon

Traîne un arc en ciel d’estropiés en haillons


 


 

Deux ou trois se figent

Les attendent et soutiennent

Béquille lilliputienne

Puis, ils sourient, lèvent la tête au soleil levant


 

D’une idéologie prodige,

Ils sont les partisans

De rêves ingénus

D’une terre osée et crue

S’accouplant d’heures diluviennes

D’un après fort et voulu

Piétinant les doctrines béotiennes

Fracassant les portes, portails et fenêtres

Faussement ouvertes

Au verso des papiers chiffons

Imprimés dans nos cerveaux caméléons


 

Seront-ils les porteurs d’un monde nouveau ces deux ou trois…défiant les avatars ?

Avec pour seule loi : VIVRE DIGNEMENT ET LIBRES !


 


 

Marie-Noëlle Fargier

 

 

Publié dans Poésie

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"Les deux moitiés d'un citron", un texte naïf signé Albert NIko

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

les deux moitiés d’un citron

 

Avec le soir commence devant ma fenêtre le ballet des voitures. Une maison concentre à elle seule l’ensemble des visites. Des parents ou amis. Jusqu’aux voisins qui viennent par-fois se joindre à la conversation. À leur manière de s’animer, comme à un geste répond une mimique, on devine presque ce fil qui passe entre eux. Aussi sûrement que de l’électricité.

Je mesure la distance qui nous sépare.

Comme si la fenêtre s’était abattue, en le sectionnant, sur un citron. Et la moitié tombée à l’extérieur aurait naturellement trouvé sa place.

Les chiens qui se jettent contre le grillage.

Les hommes qui marchent lentement entre voitures et jardins.

Les cris des enfants qui me parviennent en déchirant l’espace.

Et cette moitié tombée de ce côté serait sortie du jeu, inappropriée.

Mais bientôt, la pénombre renvoie ces voitures les unes après les autres, abandonnant ce sentiment derrière la fenêtre, comme je ne rencontre que mon seul visage.

 

ALBERT NIKO

 

Publié dans Textes

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Cathie Louvet a chroniqué le dernier thriller de Bob Boutique "Chaos" dans son blog "Legere imaginare peregrinare"

Publié le par christine brunet /aloys

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/09/06/passion-thriller-chaos-bob-boutique/

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/09/06/passion-thriller-chaos-bob-boutique/

BOB BOUTIQUE, CHAOS, PASSION THRILLER, PAYS-BAS, TERRORISME
Passion thriller: Chaos, Bob Boutique.

L’auteur: 

Bob (Baudouin), Boutique de son vrai nom prédestiné, est un libraire belge, administrateur des éditions Chloé des Lys et fondateur d’Actu-TV, émission web-TV  d’activité

 

culturelle. Passionné d’écriture, il est l’auteur de deux recueils de contes bizarres ( dixit l’auteur lui-même) et d’un roman  » Les dix petites négresses ». Chaos est la « suite » de 2401.

 

Le roman:

Chaos a été publié par les éditions Chloé des Lys en février 2017. Il constitue, en quelque sorte, la suite de 2401 (dont vous trouverez une chronique sur le présent blog). Je dis « en quelque sorte » parce qu’il reprend bien la même équipe d’enquêteurs mais pour une autre affaire tout à fait différente, qui se déroule un an plus tard.

Chaos est un thriller que l’on peut qualifier de « politique » dans la mesure où l’histoire qu’il raconte évoque l’actualité brûlante de la lutte anti-terrorisme dans un contexte complexe dont l’auteur mesure parfaitement tous les enjeux, qu’ils soient économiques ( la Shell en pleine négociations en vue d’obtenir des concessions d’exploitation sur les gisements de gaz et de pétrole découverts récemment), politiques ( les négociations internationales menées par l’OTAN pour le contrôle des programmes nucléaires au Moyen-Orient) ou religieux ( les lutes claniques entre les Chiites et les Sunnites, compliquant singulièrement l’enquête de Johan).

Comme toujours, les passages historiques, ici concernant le contexte religieux médiéval de l’abbaye et de ses reliques; le contexte artistique des tableaux de Cranach; et culturel avec des précisions concernant notamment la ville d’Ulm « lieu de naissance d’Albert Einstein », des expressions et des chansonnettes typiquement hollandaises, nous faisant au passage découvrir un autre univers juste à notre portée mais, en tout cas pour nombre d’entre nous, totalement inconnu.

Les thèmes développés dans ce thriller évoquent la lutte anti-terrorisme, les dommages collatéraux ( quelle magnifique expression pour parler des victimes innocentes qui paient de leur vie les délires des fanatiques encouragés par l’incompétence des instances gouvernementales à gérer ces agissements meurtriers), mais aussi le droit à la différence, à nourrir ses propres croyances tout en accordant à autrui le droit fondamental à avoir des croyances autres; et l’amour bien sûr, celui qui ne connaît nulle frontière et nulle limite…

Je vous laisse le soin de découvrir pages 195-196 une théorie hautement audacieuse mais qui se défend. Allez, je vous donne un indice: cette théorie concerne Jésus-Christ.

L’intrigue:

Après une année de silence, Lieve débarque sur la péniche où Johann s’est réfugié après sa démission des services de police. La raison officielle est d’évoquer avec lui un dossier plutôt inhabituel: le vol d’un tableau de Cranach représentant Martin Luther dans les archives du Rijksmuseum (musée d’Etat qui raconte l’histoire des Pays-Bas avec plus de 8000 objets exposés), dans la partie réservée aux restaurations. Quel rapport avec le service de Lieve, service anti-terroriste de la Kmar?

Les circonstances du vol: « le gars qui a fait le coup (c’était en pleine nuit) était harnaché comme un militaire, tout en noir et cagoulé. Il a mis le vigile hors d’état de nuire en deux temps, trois mouvements, un vrai pro… » (Page 26) qui porte le nom de Yahia Al Shaïf, un terroriste notoire que Johann avait arrêté quatre ans plus tôt, réputé pour tuer tous ceux qui enquêtent contre lui: juges, policiers, témoins ou leurs familles et leurs proches. Mais pourquoi un terroriste irait dérober un tableau de peu de valeur? Et pour quelle raison a-t-il retourné le tableau qui se trouvait derrière le tableau volé, dont le sujet est pour le moins inhabituel?

Johann, dit Le Bouledogue, étant le seul à pouvoir identifier le terroriste, la nouvelle ministre de l’Intérieur, Rita Van Hemelrijck lui « demande » de reprendre du service afin d’élucider cette sombre affaire: dans un premier temps, comprendre pourquoi Yahia a volé précisément ce tableau, où il a disparu et d’où viennent les fonds de Solar Future. Dans un deuxième temps…A vous de le découvrir !!!

Le petit +: en guise d’introduction, un rappel des principaux événements et personnages du roman précédent 2401.

 

Les personnages:

  • Lieve Moed: blonde, cheveux coupés en brosse avec deux épis rebelles sur le crâne et le haut de  front, petit nez, quelques taches de rousseur; son plus gros défaut : c’est une fouineuse, mais pas voleuse; nouvelle commissaire en chef-adjointe.
  • Johan: 1m75, yeux très clairs, petite cinquantaine, musculature de Bouledogue, rides expressives, cheveux courts grisonnants; ses qualités: efficace, direct, humain, autoritaire, esprit de synthèse redoutable; peu de place pour des sentiments tels que la peur, l’inquiétude ou la compassion.
  • Koen Dierickx: a repris le poste de commissaire principal laissé vacant par Johann; chargé des relations extérieures, il est souvent absent. Grand rouquin.
  • Arie: très grand, bâti comme un colosse avec ses 1m85 et 85 kgs; cheveux blonds rasés; en ménage avec Inge dont il attend une fille; était l’adjoint de Johann avant que celui-ci ne quitte le service.
  • Yahia Al Shaïf: 1m78, corpulence athlétique, cheveux noirs courts légèrement grisonnants, bouche aux lèvres fines; musulman appartenant à une tribu chiite des montagnes mais pas islamique; parents bédouins; dangereux terroriste.
  • Rita Van Hemelrijck: ministre de l’Intérieur, populiste; grande, un peu forte, pas une once de féminité, grosses lunettes.
  • Piet Buelinckx: super informaticien du service anti-terroriste de la Kmar; petit homme chauve à lunettes.
  • Inge Den Phu: petite chinoise, inspectrice, en ménage avec Arie; cheveux noirs coupés au bol.
  • Kees Lowery: nouveau stagiaire tout juste sorti de l’école de police; timide; grand échalas, cheveux bruns avec une mèche tombant sur le front, plutôt beau garçon.
  • Kitty Vandezande: 20 ans; rouquine au visage constellé de taches de rousseur, cheveux coiffés en queue de cheval; nouvelle stagiaire.
  • Jaap Greet: responsable de l’atelier de restauration du Rijksmuseum.
  • Hendrick de Koning: étudiant, stagiaire au Rijksmuseum. Physique de fils de bonne famille, beau garçon.
  • Simon Goldblum: conseiller au Mossad.
  • Siegfried Schlaube: secrétaire du syndicat d’initiative d’Ulm; géant au visage souriant, la cinquantaine.
  • Klaus: pote d’Heindrick; 23 ans; petit, crâne partiellement dégarni.
  • Aaron Weissman: conseiller culturel à l’ambassade d’Israël; militaire déguisé en « costard-cravate »; grand, athlétique, sourcils fournis, regard décidé, cheveux coupés en brosse très courte.
  • Rachid Yousseini: imam d’un petit village, contact de Johann au Yémen.

Les lieux:

Les lieux, dans un thriller, revêtent une importance particulière: poser le décor sans envahir les pages de descriptions superflues; le lecteur doit pouvoir se transporter sur les lieux, s’y repérer sans que cela ne lui demande trop d’efforts car son attention se polarise sur l’action encours. Quand on regarde un bon polar ou un bon film d’aventures, notre œil enregistre les décors sans s’y attarder outre mesure. Evidemment, dans un livre sans images, tout le talent de l’auteur se mesure à sa capacité à restituer les décors sans empiéter sur l’histoire.

Pari largement réussi par notre romancier belge: chaque changement de décor se fonde harmonieusement dans le récit, le fait avancer. Par exemple, lorsque Lieve arrive en vue du port où Johan s’est réfugié: « …le vieux port s’ouvre devant elle, avec le canal et son armée de mâts alignés en tirailleur le long des quais. Petits bateaux à moteur,

Canal

voiliers aux blancs éclatants, embarcations diverses et un peu plus loin près d’un ponton qui s’avance sur l’eau, plusieurs péniches colorées dont « la Petite » avec sa timonerie bleue et blanche. » (Page 15)…La péniche de Johan telle que Lieve la voit la première fois qu’elle lui rend visite: « Face à elle, la cabine de pilotage fermée à clé, où l’on voit un large fauteuil en simili cuir installé devant un gouvernail en bois et les divers instruments de navigation…Deux petits drapeaux flottent au vent sur la hampe de l’antenne radio, un fanion aux couleurs des Pays-Bas, trois bandes horizontales rouge, blanc, bleu et un autre rouge avec un carré blanc. A portée de main, la rampe en fer d’un escalier plonge en pente raide vers les cabines. » (Page 18).

Après les événements qui se sont déroulés dans 2401, Johan s’est réfugié loin du tumulte des villes et de la Kmar, dans un endroit retiré et authentique où il peut soigner ses blessures en paix, dans sa péniche amarrée non loin d’une « rue qui borde le canal (…) avec des façades décorées en pointes et de grandes fenêtres à croisillons dont la hauteur diminue au fur et à mesure qu’on monte d’étage. Suffisamment hautes pour se refléter en ondulant dans l’eau du canal. On se croirait à Bruges et même, en forçant un peu, au Moyen-Age, avec une rue pavée interdite à la circulation. » (Page 23).

Un des aspects très appréciables avec les romans de Bob est que nous voyageons beaucoup et découvrons des lieux anonymes, comme la rue du canal décrite plus haut, mais également des lieux célèbres, comme l’université d’Ulm ou la ville d’Amsterdam, habilement intégrés dans le déroulement du récit. Ici, quand Lieve arrive à Ulm pour rencontrer le docteur Schlaube, susceptible de lui donner des renseignements

Cathédrale d’Ulm

importants pour son enquête: « Pas moyen de les rater: les bureaux de l’info-tourisme se trouvent au pied de la cathédrale gothique la plus haute du monde, sur la Münster Plaz (…) La Petite remarque aussi le superbe bâtiment de l’office du tourisme coincé entre l’hôtel de ville et le pyramide de verre semblable à celle du Louver qui abrite la bibliothèque municipale. » (Page 97)…Ou quand elle arrive à Amsterdam qui « tout comme Stockholm, est bâtie sur un groupe d’îles: on en compte quatre-vingt-dix réparties sur une centaine de kilomètres de canaux que franchissent mille cinq cents ponts. » (Page 68).

Et maintenant le dépaysement… »Sanaa est une grande ville avec des avenues, des

Yémen

magasins, des mosquées, des taxis jaunes et blancs et une vraie circulation en périphérie autour des remparts. Mais la grande majorité des habitations qui s’élèvent rarement à plus de vingt mètres reste fabriquée avec des briques de paille et de terre crue qui fondent sous les fortes pluies. Leurs façades sont souvent magnifiques, décorées de motifs complexes soulignés de gypse blanc mais s’effondrent de temps à autre! » (Pages 261-262).

Mon avis:

2401 avait été pour moi la confirmation que les Américains sont loin de détenir le monopole des meilleurs thrillers. Il avait été une révélation. J’attendais donc avec impatience de lire la suite, intitulée Chaos…Et là, chers amis lecteurs, la révélation s’est transformée en véritable électro-choc !!! Avec ce second opus, Bob entre définitivement et par la grande porte dans la cour des grands !!! Ce roman est une bombe nucléaire!!

Dans Chaos, figurent tous les ingrédients qui font les excellents thrillers: scènes d’action réalistes; personnages complexes et attachants: les méchants ne sont pas complètement méchants, ils ont leurs raisons, leurs idéaux, ce sont les méthodes employées pour parvenir à leurs fins qui les font basculer du côté obscur; quant aux gentils, ils ne le sont pas toujours, ils agissent parfois stupidement en proie à leurs doutes, à leurs démons aussi. Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc en ce bas monde qui se décline dans un camaïeu de gris aux nuances infinies…

Des rebondissements juste ce qu’il faut pour faire avancer l’intrigue et non pour remplir des pages; et du suspense aussi : « Mais c’est elle aussi qui a merdé et joué avec les règles les plus élémentaires de sécurité si bien qu’elle est désormais menacée de mort…Alors voici ce que je vous propose, si elle marque son accord. Ce sera dangereux mais jouable. Ecoutez-moi bien car il faudra que tout le monde joue dans la même pièce… » (Page 126) => Bien entendu, le chapitre se clôt sur ces mots; et, encore plus bien entendu, le chapitre suivant embraye sur autre chose, laissant le lecteur sur sa faim…

L’humour: un humour parfois grinçant, parfois gentiment moqueur, parfois déjanté, parfois simplement burlesque, mais jamais méchant ni dégradant…Voilà la petite touche perso qui fait la différence. Bob s’est-il mélangé les pinceaux ou est-ce pour tester notre degré d’attention qu’il a prénommé la ministre de l’Intérieur tantôt Rita, tantôt Martha?

Avec Chaos, vous êtes certain de pénétrer dans le petit monde des thrillers de très grande qualité. Toutefois, je terminerai cet article dithyrambique par un bémol: il nous faudra patienter jusqu’à l’année prochaine pour avoir le bonheur de lire le troisième volet…

Citation:

« Quant à la Petite, elle se laisse guider, confiante en sa bonne étoile comme à l’efficacité de son homme. Car c’est ainsi qu’elle le nomme désormais dans sa petite tête de gamine. Elle l’observe qui avance dans la nuit sans se presser, sans perdre une enjambée, comme un métronome, et pense tout simplement: « C’est mon homme. » Et dire que certains trouvent les femmes compliquées. » (Page 372).

Publié dans avis de blogs

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Thierry-Marie Delaunois a lu "Sérénade à la vie" de Bernadette Gérard-Vroman

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

C’est un voyage aux mille attraits

Extraits des tréfonds de mon âme,

Âme d’enfance qui grandit,

Dilemme…”

Sérénade à la vie” de Bernadette Gérard-Vroman? Un voyage en effet où sensibilité et force se fondent pour nous conter la vie, l’amour, la paix, l’envol et même la mort au travers de mots judicieusement choisis par notre poétesse pour qui la terre est une sphère à deux inconnues, poétesse qui nous a déjà offert “Aux tréfonds de mon âme” et “Parfums d’outre-terre”, deux bijoux d’élégance littéraire tournés vers l’être et le verbe, celui qui nous conduit à la réflexion par le biais d’un style d’une grande fraîcheur poétique…”and love in the middle of nowhere!”

De “La nuit étoilée” et “Jeu d’art” à “Exploration intérieure” (d’où sont tirées les vers ci-dessus) et “Prisonniers du temps”, nous caressons le temps, frémissant de l’aube au crépuscule, visitons les saisons, saisissant au passage diverses sensations; nous nous imprégnons l’âme à chaque station, au nombre de vingt-sept, le corps du recueil entouré de citations inspirées, un avant-propos nous confiant que coule un sang d’encre dans les veines de Bernadette Gérard-Vroman, notre artiste des mots...avec un éventuel dilemme au détour d’un sentier?

Dilemme où oscillent les réponses,

Onces d’espoir et d’étincelles,

Celle qui du bout de ses doigts

Va sculpter d’une vie les contours…”

Espoir et étincelles, souffle et couleurs, traversent l’oeuvre, un piano à queue en (c)ouverture et un fragment de “Murmure d’automne” en fermeture. “Sérénade à la vie”? En âme majeure, clés de sol et de fa en accord parfait. A découvrir...

 

Thierry-Marie Delaunois

 

Publié dans Fiche de lecture

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Cyriaque Maixent Ebenga nous propose un extrait de son ouvrage "Reconstruire le Congo-Brazzaville: une approche contractualisée"

Publié le par christine brunet /aloys

Avant-propos

 

La situation politique, économique, sociale et culturelle des pays anciennement colonisés est dramatique. Elle l’est davantage que celle des pays développés, du fait non seulement de leurs ressources limitées ( ?) mais surtout parce que nulle perspective radieuse n’est envisageable pour leur population, en particulier les jeunes. Et si, de façon générale, elle est déjà difficile pour les pays qui n’ont pas connu de guerres civiles, ethniques ou des génocides, ceux qui les ont vécus en souffrent davantage – c’est notamment le cas du Congo-Brazzaville.

Songeons que les trois générations qui composent la société congolaise actuelle ont, du fait des bouleversements sociaux, politiques et culturels, trois univers quasiment inconciliables. Les plus âgés qui ont connu l’époque de la colonisation avec ses peines et parfois ses joies, mais surtout sa stabilité d’abord, ensuite la révolution – époque héroïque si chargée mais si exaltante – et enfin la démocratie ‘‘tropicalisée’’, avec ses malheurs et drames. Ceux-là critiquent les décennies d’indépendance. Les adultes, jeunes et moins jeunes, eux n’ont pas de souvenirs bien nets de l’époque révolutionnaire. Ils se sont retrouvés au sortir de l’adolescence, embarqués dans des guerres fratricides : s’engager de gré ou de force pour survivre, donc tuer ou se faire tuer. Aucun repère ne leur reste sinon la peur, l’hostilité sociale, le manque d’affection, bref ils ont plus appris à haïr, à détruire qu’à aimer et à construire. Enfin les plus jeunes qui sont les plus nombreux. Ils n’ont malheureusement ni l’école pour s’instruire, ni la société pour s’initier, ni les médias pour s’informer, ni même une famille pour s’épanouir puisque celle-ci est disloquée. Les parents sont séparés ou décédés et, dans la plupart des cas, la seule responsable reste une mère analphabète, démunie, qui entretient une famille nombreuse et miséreuse. Ces jeunes, n’ayant plus d’interlocuteurs ne sont même plus rassurés, ni écoutés, encore moins intégrés. C’est la voie ouverte à la délinquance, à la déviance sociale, au désespoir, à la vie au quotidien, sans réflexion sur le présent, encore moins sur l’avenir. Et en corollaire, la fuite en avant dans les solutions de facilité, le refuge dans la foi, les religions bricolées (à la carte), voire le prosélytisme.

A la base de cette situation apparaît le manque de culture : même l’histoire locale est mal connue.

Il s’avère impossible dans le cadre familial, communautaire, scolaire et universitaire, d’apprendre l’histoire actuelle, celle de la vie comme des peuples, des communautés, des tribus, des groupes sociaux, culturels… bref de la nation congolaise, qu’il s’agisse de la colonisation, de la révolution, de l’expérience démocratique, des guerres civiles, de la paix armée ou du libéralisme sauvage.

Cette inculture manifeste, ce manque total de repères et de perspectives, conduisent à se poser les questions suivantes :

Comment, un pays doté par ses potentiels naturels considérables, sa population, sa littérature, sa musique, sa culture en général au point d’être considéré comme le quartier latin de l’Afrique Equatoriale, a-t-il pu basculer dans la violence aveugle ?

Comment un pays, symbole d’une révolution éclatante et de l’engagement anti-impérialiste, est-il tombé dans le libéralisme sauvage ?

Comment un pays, où régnait la cohabitation ethnique pacifique, a-t-il pu tomber dans des guerres interethniques successives ?

Comment un pays qui avait des perspectives de développement a-t-il pu décliner au point de ne pouvoir ni scolariser, ni soigner, ni même nourrir ses populations ?

Ce sont là quelques questions parmi les plus douloureuses.

Une des explications avancées est le mauvais usage de l’argent du pétrole, qui, pour l’essentiel, sert à enrichir des classes de prédateurs malhonnêtes et d’irresponsables, mais aussi à financer les guerres. Mais cette explication, malgré sa pertinence, se révèle insuffisante, dans la mesure où dans les pays pétroliers tels que le Nigeria, le Gabon etc. des guerres ne se sont pas multipliées. Remarquons en particulier qu’au Congo, le pétrole n’a pas été la cause véritable du délicat problème de succession.

Reste à approfondir le travail de recherche, comme nous allons tenter de le faire.

Mais d’autres questions apparaissent qui ne tiennent pas au passé. Elles concernent l’avenir, la reconstruction ou la construction d’un pays, d’une nation : de la nation congolaise.

Comment faire pour reconstruire le pays ? Quel projet de société adopter ? Comment mobiliser les forces et les ressources ? Comment entretenir la mobilisation de façon durable ?

A ces questions, il est difficile de répondre car un regard rétrospectif n’est pas pertinent, les conditions socioculturelles ayant fondamentalement changé.

L’histoire universelle nous aide à garder espoir et à enrichir la réflexion. Dans cette perspective, la diaspora a une grande responsabilité. Elle est plus éloignée des contraintes sociales et économiques, plus détachée des contingences quotidiennes, plus ouverte aux autres, plus concernée par le regard des autres, notamment dans les pays d’émigration ou d’exil. Elle a le recul nécessaire à une appréciation plus sereine de la situation, à l’élaboration ou tout au moins à l’esquisse de solutions même transitoires. Elle peut être handicapée cependant par l’ignorance de certaines réalités ou la méconnaissance.

C’est ainsi que de jeunes congolais, sans préjugés idéologiques ni socioculturels, se sont retrouvés du fait de « l’exil difficile » à discuter, tenter de comprendre et à expliquer le drame et esquisser quelques pistes de cheminement. Ils invitent les aînés à témoigner, pour écrire une histoire dépassionnée du pays ; les jeunes à explorer ce passé douloureux et les intellectuels à dégager des solutions.

Publié dans présentations, Textes

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Lorsque Carine-Laure Desguin passe sur les ondes de YouFM !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Carine-Laure, on en apprend des choses lorsque tu te lances sur les ondes !

Ah mais c’est fait pour ça, la radio, non ? Et puis, nous étions sur YouFM dans l’émission animée par Sylvie Mordang, Les mots niaques. Alors les mots…

Et ce fut une remake de l’histoire de l’arroseur arrosé puisque Bob Boutique était là aussi et il a interviewé Sylvie Mordang et aussi les autres membres de l’équipe pour une séquence sur www.actu-tv.net

Oui, tout en même temps, pourquoi pas ? Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, n’est-ce pas ?

Bien sûr. On n’arrête pas de le dire mais 2018 démarre en trombe pour toi ?

Oui. Je crois qu’il faudra s’accrocher. Il y a ce que je dis en interview et puis il y a aussi tout ce que je tais.

On n’en doute pas, on te sait grande cachotière. Tu as des projets ?

Toujours. Mais j’attends…

Allez, on voit bien que tu te moques de nous. Voici le lien vers cet entretien du mardi 23 janvier 2018. Pour rappel, c’était dans l’émission Les mots niaques, une émission animée par Sylvie Mordang. Ecoutez vous-même, ici :

http://youfm.be/podcasts/media/Des%20Mots%20Niaques/DMN1.4_20180123200001.mp3

Samedi 3 février, c’était la lecture de ta pièce Le Transfert. Je lis que tout s’est bien passé et que le public a beaucoup ri en écoutant ce texte comme tu dis si bien absurdo-kafkaïen.

Oui, voilà un texte théâtral qui commence bien sa vie. Toutes les infos au sujet de cette soirée sont ici :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/02/06/36119582.html

Et si vous voulez en savoir un peu plus, voici le press book de Carine-Laure :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

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Patrick Beaucamps vient de publier un nouveau recueil de poésies "En chemin jusqu'ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Patrick Beaucamps est né en 1976 à Tournai (Belgique).

Il a grandi dans un milieu modeste et exercé plusieurs métiers : ouvrier imprimeur, magasinier, employé de vidéoclub, cheminot, bibliothécaire.

Auteur d’histoires courtes et de poèmes, il explore l’écriture à partir du quotidien.

 

Extrait :

 

Lieu-dit

 

Nous habitions un cul-de-sac,

au fin fond d’un lieu-dit.

Cachée de tout, notre maison

était bordée de vastes champs

que chaque saison transformait

en d’extraordinaires terrains de jeux.

 

Il m’arrivait d’arpenter les congères et les plaques

de verglas tel un explorateur,

ou de disperser mes peines dans les sombres sillons

creusés par les pluies.

 

Les nuits d’été, le cortège des moissonneuses

me tenait éveillé. De ma mansarde je pouvais voir

les phares qui balayaient l’horizon et les saisonniers

qui s’affairaient en chantant autour des remorques.

 

Plus de trente années ont passé depuis.

Assis à mon bureau, je réalise soudain

que plus jamais je ne verrai ce spectacle

ni ne traînerai dans ces champs. C’est à peine

si j’arrive à la revoir, ma mère, regardant

en plissant des yeux par la fenêtre ouverte

de la cuisine, me criant : À table.

Publié dans Poésie, présentations

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Résultats du concours... Qui a participé et qui a gagné ?

Publié le par christine brunet /aloys

Résultats du concours... Qui a participé et qui a gagné ?
Résultats du concours... Qui a participé et qui a gagné ?
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Résultats du concours... Qui a participé et qui a gagné ?
Résultats du concours... Qui a participé et qui a gagné ?

LES AUTEURS QUI ONT PARTICIPE !

 

Texte 1 : MARCELLE PÂQUES   1 vote

Texte 2 : SEVERINE BAAZIZ       5 votes

Texte 3 : EDMEE DE XHAVEE     1 vote

Texte 4 : MICHELINE BOLAND   0 vote

Texte 5 : MICHELINE BOLAND  0 vote

Texte 6 : ISABELLE CHEVALIER   0 vote

 

Bravo à Séverine Baaziz qui gagne notre concours !!!! Merci aux 6 participants talentueux, aux votants et aux très nombreux lecteurs qui ont découvert les textes en lice mais n'ont pas pris part aux votes.

Résultats du concours... Qui a participé et qui a gagné ?
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Résultats du concours... Qui a participé et qui a gagné ?
Résultats du concours... Qui a participé et qui a gagné ?

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