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Albert Niko nous propose une nouvelle en deux partie : "bleu nuit, hôtel social"

Publié le par christine brunet /aloys

 

bleu nuit, hôtel social

 

Le poste avait disparu mais il y avait encore tout ce qui se trouvait autour, et pour peu qu'il vous reste un fond de super, vous pouviez toujours vous suspendre à l'idée de vous projeter comme une bille de flipper dans les allées quasi désertes à l'heure de la fermeture et en ressortir moins de cinq minutes après avec une bouteille de vodka et deux cartons de jus d'ananas

(Satie, qui vous suivait partout, devait être l'un de ces moineaux rasant les luminaires au plafond)

pour tracer dans la foulée, votre soirée à vos côtés dans une poche en plastique, en laissant une à une les Six Lettres De Leur Empire Lumineux basculer dans le rétroviseur...

 

Dans une chambre de neuf mètres carrés vous pouviez toujours retourner un verre et le remplir avec un fond de Satie pour la sonorité du glaçon.

 

***

 

J'accrochais particulièrement sur sa 3ème Gnossienne. Alors, le morceau terminé, je le rembobinais pour le renvoyer. Il y avait aussi l'album de Mark Hollis et le quintette en ut mineur de Mozart. Par le hublot de ma fenêtre, le halo d'un réverbère draguait l'angle de la déchetterie. Fée Électricité, soeur blafarde, le flash au bout de ta seringue... Suivant une espèce d'accord tacite, je n'allais pas déranger mes voisins plus qu'eux ne cognaient à ma porte. La médiocrité de nos existences ne pouvait se mesurer à la musique – question de niveau, de hauteur. Je roulais mon joint en regardant par le hublot. Le réverbère n'allait pas s'éteindre, ni s'éclipser la déchetterie. Nous-mêmes occuperions cette piaule encore un bon moment...

 

***

 

Pour parer à l'éventualité qu'une voix vous appelle dans la nuit, ils avaient branché la ventilation au maximum.

 

***

 

Il y en avait eu un pour prendre la tangente. Celui créchant dans la dernière chambre au fond du couloir, et le seul à avoir jamais disposé un paillasson devant sa porte. Marrant ça, quand on y songe. Comme un signe avant-coureur.

C'était un ancien éducateur reconverti dans le démarchage à domicile que sa nana avait foutu dehors.

On sentait à l'écouter qu'il y avait urgence, et ses yeux vous harponnaient littéralement comme si vous étiez le dernier à pouvoir l'écouter après que tous les autres se le soient refilés, et j'avoue ne pas avoir mieux fait.

Et un matin, le vieux deux chambres plus loin avait dû le sentir venir, car il a trouvé sa porte verrouillée et personne ne répondait. Les gars du SAMU s'y sont mis à plusieurs pour l'en extraire. Cachetons plus alcool, m'a dit le vieux, dégoûté. Ces enculés avaient noté mort naturelle au lieu de suicide.

Ce qui n'empêchait pas les meilleurs de rester, comme la voisine de la chambre contiguë qui lâchait son rire gras, éraillé, de vieille pocharde que la mort elle-même aurait jugé incommodant, laquelle l'aurait rayée pour passer au nom suivant, ce qui lui augurait d'un répit non négligeable, et autant de bouteilles avec.

Ou son fils qui sortait de cabane, et qui, à la rue, profitait de l'absence de sa mère en journée pour récupérer devant les séries américaines en boucle de M6. Et je commençais à comprendre pourquoi Satie martelait certains accords.

Ou encore le voisin de l'autre chambre dont l'ex passait régulièrement sous sa fenêtre pour lui rappeler les quelques factures qu'il lui avait laissée en suspens avant de partir (dont une de téléphone, gratinée, qui revenait à chaque coup.) Elle savait qu'il était là, qu'elle gueulait. Mais un de ces quatre, elle finirait par lui tomber dessus avec quelques potes – et la suite que l'on imagine, parsemée de quelques bons jurons (comme l'éventualité de lui éclater ses litchis…) Mais à raison de trois ou quatre fois la semaine, il était difficile de ne pas se répéter et hormis un bon volume, le reste virait aussi aigre qu'un dépliant révolutionnaire.

Il devait arriver que la fenêtre soit ouverte, et je l'imaginais comme moi, derrière, qui attendait que ça s’arrête.

Je me dressais un mur en forme d'accords plaqués à la Satie, comme dans ses Ogives. Toutes ces loucheries sur la prétendue folie des artistes dans un monde comparativement plus sain n'y voyaient pas la réaction d'un être original baignant au cœur d'une aliénation généralisée.

 

(A suivre)

Publié dans Textes, Nouvelle

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Une nouvelle venue aux Editions Chloé des Lys : Viktoria Laurent-Skrabalova se présente et... un peu plus !

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je viens de rejoindre la grande famille de CDL et je me sens déjà chez moi.

Originaire de Slovaquie, j’ai quitté mon pays pour vivre une histoire d’amour extraordinaire en France. Et cela dure depuis 13 ans.

 

Même si j'écrivais déjà en Slovaquie, le déclic est venu après mon arrivée en France. Paris m’a donné de l’énergie et une inspiration inépuisable.

 

Il suffit d’observer, de noter, de s’imprégner de tout ce qui est autour. J’ai commencé par écrire de la poésie en français. C’est par la poésie que j’ai l’impression d’exprimer le mieux ce que je ressens. C’est un concentré des sentiments, des impressions. Un poème peut donner autant au lecteur qu’un roman.

 

Le recueil qui sera publié chez CDL, Le Berceau Nommé Mélancolie, je l'ai travaillé, chouchouté. Je l’ai poli comme une pierre brute pour en faire un diamant.

 

Maintenant, je vais pouvoir travailler la maquette de texte et de couverture.

Que d’aventures, que de nouvelles expériences ! J'ai hâte.

 

Le Berceau nommé mélancolie est le reflet de notre monde, de mon esprit.

C'est tout ce qui peut surgir d'une âme humaine.

Jaillir des profondeurs comme un geyser d'eau vive.

 

Je vous invite d'en lire des extraits publiés par la revue Ce qui reste, illustrés par de magnifiques encres d'Emmanuèle Lagrange.

 

A lire sur Calaméo : http://www.calameo.com/read/004921864991fdb24100f
Sur issuu : https://issuu.com/…/docs/le_berceau_nomme_m__lancolie_-_vikt

 

https://www.cequireste.fr/berceau-nomme-melancolie/

 

 

 

Viktoria Laurent-Skrabalova

Publié dans présentations

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Amandine Carlier lit un extrait de la nouvelle parue aux Editions Eric Lamiroy et signée Bob Boutique "C'est tout"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Tout frais, tout nouveau, ça vient de sortir !

 

"Un numéro de haute voltige d'Amandine Carlier qui nous a fait le grand plaisir de lire les premières pages de « C’est tout », la nouvelle de Bob Boutique qui vient de paraître parmi les opuscules d'Eric Lamiroy.

 

C'est tout sauf sérieux. Pas de la grande littérature ni de l'introspection «psychologique» à deux balles. Mais bon, vaut mieux pas que ça arrive à d'aucuns qu'on ne nommera pas par prudence, pitié ou risque de retour de flammes.

Si vous voulez la suite, c'est ici : www.lamiroy.be 

 

 

et ça ne coûte que ce que ça vaut: cinq euros !"
 
 
Bob Boutique 
 
 

Publié dans vidéo, présentations

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Brune Sapin... Des nouvelles !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Briques-à-Brune


 

Etat du chantier, 6 Juin 2018

Terres du Mont ‘Pelé, France

 

Les premiers sons de pioche ont retenti en mars 2017 quand Il a beau pleuvoir, le soleil n’est jamais mouillé a été imprimé chez Chloé des Lys – évidemment – car une fois lu par des lecteurs officiels ce furent des coups de cloche qui eurent au moins la qualité de clinquer à mes oreilles. Ce bruit à peine audible par d’autres devint musique à tracer et elle continue de résonner, et la partition n’a pas tout à fait terminé de s’agencer – notes, rythmes, mélodie scandée, langages du bout des langues – comme s’il ne s’agissait pas tant de rendre que de donner, et pas tant de gagner que de ne rien perdre. C’est ce que j’entrepris de lire et d’écrire, ce que je n’ai pas fini d’écrire et de parcourir pour qu’un livre éclose.

 

En septembre 2017, l’aventure prit de la consistance : moi et mes collègues du Module et du Diplôme d’Animation d’Ateliers d’Ecriture découvrîmes la matière humaine dans une peau de chose de François Bon, encadrés par des professionnels de hauts talents, aussi riches que différents pour chacun d’entre eux, et ce tout au long de l’année universitaire. La différence entre danser et s’agiterla traversée du désastre, la rencontre de la littérarisation, la nécessité d’envisager le Musée Delacroix comme le Palais du Facteur Cheval, sont autant de crépitations magiques ailleurs que là qui m’enthousiasmèrent et que j’espère continuer de partager avec toutes ces belles personnes – mais aussi avec qui me croise, me croisera – croisons-nous !

 

En parallèle de cette émulsion formatrice, j’essayai d’élaborer un projet professionnel avec des gens qui cherchent encore à faire émerger de ma personne une quelconque valeur sur le marché du travail. C’est dire si ça n’est pas gagné mais aussi s’il en faudrait davantage pour en désespérer.

 

Novembre 2017 fit date - toujours plus encore. Une histoire débuta - passionnée, passionnante, légère, puissante, partagée, échangée, main dans la main, de l’air, respirer… La vie montra ses diamants. Je vis sans me l’approprier du tout, la beauté d’un être qui frissonne au contact de mes propres frissons. Et je goûte à l’éternité d’un amour perle, d’un beau homme dont les charmants charmes m’émeuvent. J’entendis du Rock anglais, de la Pop, du Métal, du Punk, de l’Alternatif, du Reggae. Je me plongeai dans l’univers de la Bande Dessinée, des aventures de Peter Pan dessinées par Loisel. J’abordai les rives de la Science Fiction et du Cinéma d’auteur. Ma curiosité devint gourmande de toutes les saveurs jusqu’ici ignorées. J’adore apprendre. Je bouquinai peu – mais beaucoup dans ses yeux. La poésie d’André Velter m’aidait dans mes altitudes. Les Festivals à festivités et les levers de coude tous ensemble naquirent en hiver, d’explosifs explosant, d’un frémissement de feu fusion… Mais suis-je bête ! Les présentations ont été faites depuis un moment. Incroyable découverte que l’amour soit compatible avec le bonheur, et que ce dernier puisse inspirer tout en suaves exaltations.

 

La construction continue, elle ne peut avoir de fin.

 

 

Brune Sapin

Publié dans Textes

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"Nous sommes des lâches !"' Un texte signé Marie-Noëlle Fargier

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Nous sommes des lâches !

        Des lâches de notre mémoire lourde d’endoctrinements.

Différences = DANGER

Consommation = BONHEUR

Pouvoir = SUPERIORITE

Des lâches lorsque, conscients de ces conditionnements, nous baissons la tête, nous fermons les yeux et nos gueules et nous avançons dans ce cortège de pantins. Parce que…peur de la mise en isolement.

Des lâches quand on oublie les horreurs que subissent nos voisins et qu’on éloigne vite par la carte géographique pour se recentrer sur nous. Parce que…peur de la contagion.

Des lâches quand nous prônons la tolérance et que nous ne faisons que l’écrire ou la dire. Parce que…peur de l’acte.

Des lâches quand nous mettons en avant des chiffres, des statistiques. Parce que…peur des noms, de l’humanisme.

Des lâches quand nous nous camouflons derrière un groupe. Parce que…peur de l’individualisme.

Des lâches quand nous n’allons pas au bout de nos pensées, de nos actes. Parce que…peur de soi ou de l’autre.

Des lâches quand nous renions nos convictions. Parce que…peur du jugement.

Des lâches quand nous faisons croire ou espérer. Parce que... peur d’assumer.

Des lâches quand nous vivons d’utopies. Parce que…peur de la réalité.

Des lâches quand nous récitons des phrases apprises par cœur. Parce que…peur de les analyser, d’en créer.

Des lâches quand nous nous regardons dans un miroir. Parce que…peur de l’invisible.


 

Oui nous sommes des lâches avec des tonnes de prétextes. Oui je suis lâche et j’ai peur. Ou plutôt j’ai peur et je suis lâche. Je pense aux Résistants, aux Justes au sens large du terme, aux Opprimés n’avaient-ils, n’ont-ils pas peur ?

Cette peur que nous trimballons par nos gènes ; cette peur transmise, inculquée, dictée au passé, au présent et dans l’avenir.

Pourtant, nous avons tous le même destin…

Marie-Noëlle FARGIER

Publié dans Textes, l'invité d'Aloys

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Kristof nous présente son nouveau recueil poétique "Le temps déposé"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

BIO

 

 

 

 

Né à Paris et y travaille.

Vit à Versailles

Auteur de deux précédents ouvrages

 

La nuit et les spoutniks reviennent toujours

Aux éditions L’Harmattan en 2010

 

Wasserfall

Aux éditions Chloé des Lys en 2016

 

Résumé

Troisième volet de mon journal commencé en 2008.

Un journal, c’est une façon de ne pas être arrêté dans sa marche

Autrement dit, pour ne pas être confondu avec le monde, j’avance !

Je propose ainsi au lecteur qui le veut bien, un voyage initiatique afin de l’introduire dans mon univers où les événements de la vie construisent ma pensée.

C’est essentiellement un univers baroque dans un siècle crépusculaire.

Extrait :

Sans Titre

Je croyais ma longue vie

Un immuable voyage

Une station mortelle

Avec des larmes tordues de pluie

Gonflées par mon cœur dispersé

C’est alors que tu m’as dit

Suis-moi sur la terre

Ecoute mes pas cadencés

Les uns après les autres

Leur sonorité sur le pavé

Regarde

Le mouvement de mes jambes

Inlassable

La répétition de leur rôle

La prise des marches amarrées

L’invention de mes destinations

Les feuilles que l’on piétine ensemble

Les empreintes de nos pas sur le sol mouillé

Ne rêve plus je suis là

Je te parle du monde entier

Mes seins sont mon cadeau

A la pointe de ta langue

Publié dans présentations

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Louis Delville présente son nouveau recueil "Le livre des surprises"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Extrait de "La mort de l'abbé Gillard"

 

La mort l'avait foudroyé sans prévenir, un beau matin d'hiver. On l'avait trouvé devant la porte de l'église, une lampe de poche dans la main gauche et les clés de l'église, dans la droite.

 

On avait à peine parlé de lui dans le journal local, mais quand sa nièce, sa seule héritière, est entrée dans le presbytère et qu'elle a décidé de partager les quelques biens de son oncle avec ses ouailles, on a jasé !

 

Pensez donc, le brave homme était fort conservateur et fort peu regardant sur la propreté. Particulièrement dans la cuisine où traînaient mille choses parmi les toiles d'araignée…

 

… Le dessus du buffet vidé, on s'est attaqué à l'intérieur de l'armoire. Dedans, mille et une choses inutiles allant de l'assiette ébréchée aux grilles de hache-viande en passant par une vieille bouilloire trouée, une tirelire en forme d'église avec quelques sous dedans et des hosties dans un sachet en papier aussi vétuste que tout le reste.

 

Le tiroir, qui était partiellement caché par un tissu crasseux, intriguait la nièce de l'abbé. Elle attendit d'être seule pour oser l'ouvrir. Il semblait vide, mais en regardant au fond, elle découvrit deux mains d'homme momifiées…

 

Biographie :

 

Louis Delville est né à Liège, en Belgique, en 1946. Il vit dans la région de Charleroi et est ingénieur en électronique à la retraite.

 

Dans les années 1990, il suit diverses formations au jeu de l'acteur et au théâtre. Une vraie révélation ! Désormais, la scène l'attire au point que lui, le scientifique, se met à écrire des contes pour avoir le plaisir de les présenter devant un public.

 

En 2000, il se retrouve préretraité et cherche une ou plusieurs occupations. Il découvre l'impro théâtrale qu'il pratique toujours.

 

En 2011, il se lance dans le chant en faisant partie d'une chorale citoyenne. Quatre ans plus tard, sollicité par les choristes, il devient une des chevilles ouvrières de la chorale "Les Motivés".

 

Louis relève tous les défis…

 

On lui commande une pièce de théâtre, il l'écrit en moins de deux mois et a le bonheur d'assister à sa création en France !

 

Le chef de chœur de sa chorale lui propose de chanter "déshabillez-moi" de Juliette Gréco, les festivités de Sainte Cécile lui en donnent l'occasion au grand plaisir de toutes et de tous.

 

Louis possède de nombreuses cordes à son arc puisqu'il est archer amateur mais aussi choriste, conteur et improvisateur. Eh oui, toujours sur scène… Sauf le tir à l'arc, une école de concentration et de solitude.

 

Son premier livre "De Noé à Louis Léopold Victor" paraît en 2011 aux Éditions Chloé des Lys. En 2014, ce sera "Petites et grandes histoire". "Le livre des surprises" est le troisième livre qu'il publie chez ce même éditeur.

 

Il a remporté le premier à un concours de contes organisé en 2009 par les éditions Z'ailées au Canada et le prix Coup de Cœur de Noël au concours de contes organisé en 2015 par le Syndicat d'Initiative de Gerpinnes.

 

En 2017, de gros problèmes de santé l'empêchent de continuer ses activités. Il raconte avec humour son parcours sur son blog : http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com, restant ainsi en contacts avec toutes les personnes qui l'apprécient et dont il a reçu plein d'encouragements bien utiles.

 

Résumé :

 

Près de cinquante textes courts qui feront sourire et surprendront le lecteur. Certains évoquent l'histoire avec un grand H. D'autres parlent de rencontres, d'amour et d'amitié. La plupart se terminent étrangement et souvent de manière imprévisible. La plupart ont été écrits en atelier d'écriture en quelques dizaines de minutes (ou moins !).

 

Des textes parfois inspirés de l'observation d'œuvres d'art, comme "Les Amants" de René Magritte ou une sculpture contemporaine.

 

Des nouvelles ou contes sans rapport entre eux si ce n'est souvent l'humour des derniers mots. Jugez plutôt avec la création de l'homme et de la femme, un bonhomme de neige voyageur, un voyage à Lyon, la guillotine du 16 octobre 1793, les petits métiers…

 

De temps en temps aussi, un texte un peu plus poétique avec de jolies phrases :

"Je veux une vie de photographe pour trouver le petit oiseau et le libérer."

"Je veux une vie de scène de théâtre pour frapper les quatre cents coups."

Publié dans présentations

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Les chroniques de Madoka parlent du nouveau livre de Laurent Dumortier "Fractures"

Publié le par christine brunet /aloys

http://chroniquesdemadoka.eklablog.com/fractures-horreur-fantastique-a143968446

http://chroniquesdemadoka.eklablog.com/fractures-horreur-fantastique-a143968446

 

Fractures

 

Laurent Dumortier

 

Chloé des Lys Editions

 

 

 

 

Résumé :

Bienvenue dans un monde où la réalité ne semble pas du tout celle qu’elle semble être.  Où l’horreur côtoie le gore et où un simple détail fracture toutes nos certitudes.

Ouvrez ce livre, mais après vous être assuré que vous êtes en sécurité, chez vous.  Avec la porte bien fermée.

D’ailleurs, ce bruissement, là, derrière vous, est-ce que…

Non, c’est sans doute le vent…

 

Mon avis : ***

L’auteur est de retour avec ses nouvelles qui ne manqueront pas de vous surprendre tantôt par le mystère tantôt par la peur. Sa plume est toujours aussi efficace même si les récits restent très courts pour certains. On ne manque pas d’être surpris par l’étrangeté des histoires qui pourront en dérouter plus d’un. Votre imagination ne vous joue pas des tours mais elle risque de se fracturer.

 

Le livre porte bien son nom et les fractures ne se font pas prier. A découvrir.

Publié dans avis de blogs

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Pascal Lluch de Pablo nous présente son ouvrage "Le Démiurge"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie :

 

Pascal Lluch de Pablo est né à Paris en 1974. Après une enfance et une adolescence à Toulouse, où il poursuivit des études scientifiques, il renoua avec la région parisienne pour y exercer comme cadre commercial dans le secteur des biotechnologies.

Outre son goût pour les voyages en mode routard, son travail photographique qui fit l’objet d’une exposition, ou encore la musique en tant qu’auteur-compositeur, l’écriture demeure un des fils conducteurs de sa vie. Blogs, chansons, carnet de route, nouvelle…

C’est en 2014, l’année de ses 40 ans, qu’il s’attelle à l’élaboration de son premier roman, Le Démiurge, qui va éveiller l’intérêt de l’éditeur Chloe des Lys.

 

Résumé

 

Hannah Artner est une jeune informaticienne fraîchement installée à San Francisco. En proie à des rêves érotiques violents mettant en scène un amant surnaturel, elle peine à s’épanouir dans sa vie de couple. Jusqu’au jour où l’être fantasmé se matérialise, où l’incarnation onirique prend le pas sur Hannah. Et où la mort va s’inviter.

Le lieutenant Doug Merrington, un policier expérimenté, est appelé à enquêter sur ce qui apparaît être un crime passionnel. Si la jeune Artner est rapidement suspectée du meurtre de son amant, un lien s’établit cependant avec un homicide plus ancien. Dès lors, l’enquête va glisser subrepticement pour happer Merrington dans une tourmente insoupçonnée.

Dans l’ombre, un être énigmatique semble tirer les ficelles. Celui qui aime et qui punit, celui qui accorde ou prend la vie.

 

Extrait :

Cette nuit-là, Doug se rêva dans la peau du capitaine dirigeant la police du commissariat de Bryant Street. Le poste brigué lui échoyait enfin ! Mais en guise de commissariat, son bureau culminait au sommet de la tour d’un manoir, où il se délectait de sa position dominante.

Il siégeait sur un immense trône tapissé de velours pourpre côtelé. Sur son bureau d’acajou style Empire reposait un écriteau avec la mention en capitales : CAPITAINE MERRINGTON.

 

À sa droite, l’agent spécial Stanford du FBI manœuvrait les couvercles de poubelles de différentes couleurs. En bonne écologiste, elle s’occupait du tri des déchets.

— Capitaine Merrington, clama-t-elle. Combien de fois devrai-je le répéter ? On ne doit pas mélanger les ordures ! Il convient de distinguer le voleur du violeur et le dealer du tueur !... Et ça, c’est quoi ?

D’une des poubelles, elle retira une poupée gonflable à l’effigie de l’ex-capitaine Moreno.

— Impossible à recycler, voyons ! s'indigna-t-elle. Il prend trop de place !

— Je vais arranger ça, rassura Doug. J’ai l’habitude de la pêche au gros.

Sur ce, il brandit un fusil harpon digne d’un baleinier. Mais au moment d’appuyer sur la gâchette, la pièce s’obscurcit soudainement. Une épaisse brume enveloppa Merrington.

 

Maintenant, il évoluait dans la forêt de séquoias géants de Muir Woods, le lourd harpon entre les bras. Au sol, une substance molle amortit ses pas. Il réalisa alors que la forêt était recouverte de limaces jaunes.

Au loin, Doug distingua une forme qui se mouvait dans la brume. Il avança prudemment, les mains cramponnées au harpon. C’était un dragon rouge et noir de taille humaine. Un monstre mythique, une bête séduisante autant que féroce. Caché derrière le large tronc d’un séquoia, Doug observa la scène qui se déroulait.

Le dragon surgit derrière Duke Lloyd, vêtu de son uniforme de sergent. Sans crier gare, il le dépeça furieusement. Toute la forêt en fut maculée de sang. Les limaces jaunes virèrent au rouge.

Soudain, le dragon se retourna et fondit sur Doug. Bien plus lent que son adversaire, celui-ci n’eut pas le temps de détaler. Cependant, au lieu d’attaquer, le dragon contourna le tronc d’arbre pour se jeter sur un landau.

— Non ! hurla Doug.

Le monstre dévora le nouveau-né qu’il contenait.

— Laisse-le et prends-moi !

Doug arma son fusil harpon et le pointa en direction de la bête. Ses mouvements furent ralentis par une force invisible. Le dragon lui fit face et décupla de volume. Lorsqu’il tira, le harpon devint simple fléchette.

Et le prédateur de s’abattre sur lui pour l’engloutir.

Publié dans présentations

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Edmée de Xhavée nous présente son nouveau roman "Silencieux tumultes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

D’ici et d’ailleurs, d’ailleurs et d’ici. Belge née d’un papa Belgo-Uruguayen et d’une maman qui ne rêvait que de lointains ailleurs, nourrie de l’idée que le monde était vaste et sans limites, elle a bougé. Des années cigale en Provence, des années de dolce vita dans le Piémont, et des années d’American Way au New Mexico et New Jersey. Et de longues parenthèses bruxelloises.

C’est à Liège qu’elle a posé – dirait-on – ses bagages pour voir défiler la Meuse et écrire…

Avant ce dernier roman elle a publié 4 romans et trois recueils de nouvelles aux éditions Chloé des Lys, ainsi que deux témoignages de vie aux éditions Irezumi.

 

Résumé

Une maison… un refuge, un nid, un lieu de bonheur et bonheur. Un jeune couple l’achète, la décore, la meuble, y commence sa vie, sa lignée… la laisse à la génération suivante, qui la transmet, elle aussi, à celle qui lui succède. D’une génération à l’autre, d’une transformation et redécoration à l’autre, la maison accompagne ses habitants et surtout… garde leurs secrets, leurs hontes et douleurs. Comme toute bonne maison doit le faire…

 

 

Extrait :    Elle a mal au dos. En permanence, depuis plusieurs années maintenant. « Toi qui étais toujours gaie comme un pinson, rien ne t’arrêtait jadis… » s’inquiète Léonie, sa mère. Mère. Mais Mère, en revanche, est depuis toujours la légendaire, l’infatigable Léonie. « Léonie la tempête », « Léonie-à-toute-allure »… Père s’en amuse, plutôt flatté, et la regarde avec une telle amitié bienveillante dans les yeux que lorsqu’ils étaient encore adolescents, elle et son grand frère Louis gloussaient complices, hoquetant « ils s’aiment… ! » à voix basse, narquois et amusés.

   Ça les faisait rire, l’absurde idée d’adultes – leurs parents, Père et Mère ! - s’aimant comme dans les chansons, les romances un peu simplettes que chantaient les bonnes dans les cuisines-caves en plumant les poulets et vidant les lapins encore chauds…

   C’était presque déplacé, l’amour, mais agréable à abriter sous son toit en même temps. C’était rassurant de savoir que Père soutenait Mère en toute circonstance, et que Mère faisait de même lorsque nécessaire, imposant avec affection le respect de l’un et de l’autre. Mère avait bien parfois dû tempérer les réactions de Père devant des initiatives enfantines trop impulsives – il avait poussé un long cri indigné et peiné le jour où Maine s’était mise, silencieusement, à enlever toutes les couches d’un cigare de grand prix pour voir ce qu’il y avait dedans -, mais elle l’avait toujours fait en développant ses raisons. Sans le traiter en homme qui n’y comprend jamais rien pour ne pas changer, comme c’était de mise en revanche chez une de ses amies de classe.

   « Mais ce n’est pas ça du tout, pas du tout, Maine chérie ! » avait protesté Léonie, visiblement amusée, quand un jour elle s’était risquée à la questionner.

   Étiez-vous amoureuse de Père quand vous vous êtes mariée, Mère ?  

   Léonie avait repoussé cette image sentimentale avec fermeté. Non, être amoureux ne conduisait qu’à ne plus l’être un jour, comme en témoignaient justement les nombreuses tristes complaintes larmoyantes s’échappant des cuisines avec la fumée des bouillons ou rôtis. Elle et Père avaient écouté les arguments du goût et de la raison conjugués. Elle aimait le profil et la démarche de Père, sa manière de rire avec à la fois gentillesse et amusement complice, et avait pu, au cours de leurs rencontres strictement encadrées lors de leurs fiançailles, apprécier ses valeurs morales et sa loyauté familiale.

   Quant à lui, avait-elle expliqué, il lui avait dit bien plus tard que sa joie de vivre et ses yeux malicieux avaient eu la part belle.

 

Publié dans présentations

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