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Joseph Bodson chronique "Fractures" de Laurent Dumortier sur le site de l'AREAW

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.areaw.be/laurent-dumortier-fractures-nouvelles-chloe-des-lys/

Laurent Dumortier a déjà publié plusieurs romans et recueils de nouvelles, qui relèvent le plus souvent du genre fantastique. Mais, au fil de ces publications, son talent s’affine, et il lui suffit de quelques pages, de quelques phrases, pour nous plonger au coeur du mysttère.,

Un humour très inventif, très original, comme à la page 7: sans brusquerie, en douceur il s’impose au départ des choses elles-mêmes, des situations. A la page 13, les humains ont l’air d’automates, ils sont eux-même manipulés Rien de voulu, de concerté, un tumulte d’événements. Des brèves de désespoir?. Ailleurs, dans Ambre Laca, par exemple, ce sont les animaux qui s’attaquent aux hommes. Dans De la poudreuse à Noël, une véritable vision d’apocalypse. Ou bien, p.71, Echoué, une métamorphose qui fait un peu songer à Kafka, un homme  à écailles.

Un vol de livres bien imaginé…de littérature noire, bien sûr, mais je ne vais pas tout vous raconter. La gastronomie, l’argyromètre…de quoi vous régaler…

Bonne lecture!

Joseph Bodson

Publié dans Fiche de lecture

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Didier Veziano nous propose un nouvel extrait de son roman "Opération Taranis"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Liban - Beyrouth.

Le jour finissait de flâner sur la corniche de Raouché. Le soleil avait entamé son lent ballet, enflammant le ciel d’une teinte rouge orangé. Devant de vieilles coques en bois, quelques pêcheurs comparaient leurs prises et des promeneurs se laissaient envoûter par les odeurs de galettes épicées ou de beignets sucrés étalés sur les carrioles bariolées.

Dans le centre-ville, changement d’ambiance. Les rues foisonnaient de vie. Des Beyrouthins attirés par les vitrines des magasins à la mode côtoyaient des jeunes femmes voilées. Les terrasses des cafés se remplissaient. Des ados venaient boire un verre pendant que des hommes plus âgés se regroupaient pour fumer un narguilé devant un thé fumant. Beyrouth affichait sa riche histoire culturelle remontant au plus profond des racines du pays. Un bonheur que les Beyrouthins venaient chercher ici comme pour oublier que leur pays était aussi l’un des plus grands théâtres de guerres et de conflits, souvent qualifiés pudiquement de « multiconfessionnels ». Ils fuyaient certains quartiers où les bombardements et les combats entre milices religieuses rivales avaient laissé des traces sur la pierre et dans les cœurs. Des plaies infligées par l’Histoire qui auront du mal à cicatriser.

Plus à l’ouest, à deux pas de la rue Émile Edde, Abou Hamzra feuilletait le journal local, assis au fond de la salle d’un restaurant de quartier. La radio diffusait des chansons de Fadel Shaker. Elles parlaient du peuple palestinien, de ses souffrances. Quelques photos de paysages ornaient les murs blancs. Le port, mais aussi les plaines de la Bekaa, le lac Qaraoun, quelques amis. La cinquantaine, un corps robuste, tenue traditionnelle et turban noir posé sur un visage rond mangé par une barbe uniforme, Abou Hamzra s’impatientait. De temps en temps il jetait des regards nerveux à travers la vitre, en fronçant les sourcils. Il avait donné rendez-vous à Yousef à vingt heures précises et celui-ci était en retard. Assis à chaque extrémité, deux colosses, le cheveu ras, surveillaient ouvertement les alentours, une arme rangée dans un holster à peine dissimulée sous leur veste. Abou Hamzra ne sortait jamais sans ses gardes du corps. Dans cette ville, quand on était engagé dans une milice ou un parti, on avait autant d’amis que d’ennemis qui parfois étaient les mêmes au gré des alliances de circonstance. Or, le contexte n’avait jamais été aussi explosif depuis la guerre civile qui saigna le pays pendant près de quinze ans, à partir du milieu des années soixante-dix. Aux traditionnelles oppositions entre les blocs politiques à l’équilibre fragile étaient venues s’ajouter les tensions liées au conflit syrien qui voyait s’affronter pro-Assad et partisans de l'opposition armée. Mais il y avait plus grave. Le Liban risquait à terme de devenir la prochaine cible de l’Etat Islamique. Le Hezbollah chiite restait la seule force en mesure d’empêcher l’infiltration des milices de Daech. Le parrain iranien y veillait. Ses visées dépassaient les simples enjeux politiques libanais. Et pour y parvenir, il avait besoin d’un Hezbollah fort. C’est dans ce contexte qu’Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, avait nommé Abou Hamzra chef des opérations clandestines de la branche militaire du mouvement. Discret, sans ambitions politiques démesurées, une parfaite connaissance des réseaux clandestins libanais qu’il pouvait contrôler et activer, Abou Hamzra était l’homme que recherchait Hassan Nasrallah pour mener à bien la mission capitale confiée en très haut lieu.

 

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Séverine Baaziz a lu Dans un grand champ de nuages blancs, le premier roman de Philippe Dester (de son vrai nom : Philippe Desterbecq)

Publié le par christine brunet /aloys


 

Je ne sais pas vous, mais moi, il y a des livres qui ont beau attiser ma curiosité maintes et maintes fois, je ne les lirai pas. La vie étant trop courte pour tout lire, probablement la raison fait-elle sa sélection. Et puis, il y en a d’autres qui s’imposent comme par évidence. Ce fut le cas du livre de Philippe.

Un titre qui sonne, une couverture qui interpelle, et surtout un sujet qui m’a toujours littérairement fascinée : la vie après la mort. Tant de déclinaisons possibles, tant d’invitations à l’intime et à l’universel... Une thématique qui a d’ailleurs donné vie, pour ceux qui s’en souviennent, à mon premier roman.

Comment Philippe, lui, allait-il donc bien pouvoir aborder la grande question de l’après ?

 

J’ouvre le livre et, immédiatement, le point de départ de l’histoire fait écho à un autre livre que j’ai beaucoup aimé : La chambre des merveilles de Julien Sandrel. Même fait divers tragique : un adolescent de seize ans, sur un skateboard, est percuté par une camionnette. Dans La chambre des merveilles, le garçon tombe dans le coma ; dans le roman de Philippe, il se retrouve dans un grand champ de nuages blancs. Se pourrait-il qu’il s’agisse d’un clin d’œil ?

 

L’histoire, maintenant.

Alex, l’adolescent, assis sur son nuage, s’entend annoncer par une voix qu’il est mort, certes, mais aussi, oh joie, oh bonheur, qu’il a la possibilité de redescendre sur terre. Evidemment, ce n’est pas si simple. Il faut qu’il accepte le deal. Ou autrement formulé : les missions. Lui qui croyait, naïvement, pouvoir retrouver un semblant de vie normale, ses proches, eh bien le voilà embrigadé dans une course qui le dépasse, celle des échelons de la vie spirituelle. Mais de quelles missions s’agit-il ? Que peut-il espérer ? Et surtout parviendra-t-il, si jeune, à faire le deuil de sa vie terrestre ?

 

Désolée, mais je ne vous en dirai pas plus.

J’ajouterai simplement qu’en plus de la thématique de l’au-delà explorée avec originalité, Philippe croque avec  justesse l’âge adolescent, la place de l’amitié, la fougue des premiers amours, mais aussi la cruauté de la maladie... J’ai failli fondre en larmes plus d’une fois. Je me suis agacée de cette voix angélique parfois insidieuse. Bref, je me suis prise au jeu de l’histoire et, une fois le livre refermé, les personnages si attachants ont continué à m’accompagner : Alex, bien sûr, mais aussi madame Peyrac, Ornella, Amir, Aglaé...

 

Une seule question : à quand la suite, Philippe ?

 

Disponible en ligne : https://www.editionsdusaule.com/produit/dans-un-grand-champ-de-nuages-blancs/

 

SEVERINE BAAZIZ

 

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Un article dans "Plein Soleil, ACRF-Femmes en milieu rural" pour l'ouvrage de Salomé Roussel "Trois années de brousse"

Publié le par christine brunet /aloys

Plein Soleil, ACRF-Femmes en milieu rural, www.acrf.be
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Les poèmes de Viktoria LAURENT-SKRABALOVA dans la revue Florilège N° 174 et dans la revue Lichen N° 24 et N° 35

Publié le par christine brunet /aloys

Les poèmes de Viktoria LAURENT-SKRABALOVA dans la revue Florilège N° 174 et dans la revue Lichen N° 24 et N° 35
Les poèmes de Viktoria LAURENT-SKRABALOVA dans la revue Florilège N° 174 et dans la revue Lichen N° 24 et N° 35
Les poèmes de Viktoria LAURENT-SKRABALOVA dans la revue Florilège N° 174 et dans la revue Lichen N° 24 et N° 35
Les poèmes de Viktoria LAURENT-SKRABALOVA dans la revue Florilège N° 174 et dans la revue Lichen N° 24 et N° 35

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La valse des infidèles – Beaudour Allala (lu par Edmée De Xhavée)

Publié le par christine brunet /aloys

 

Un livre paru en 2013 aux éditions Chloé des lys. Il m’avait tapé dans l’œil à l’époque et puis je l’avais oublié. Jusqu’à ce qu’une connaissance « de goût » m’en reparle, me dise qu’elle l’avait beaucoup aimé, ce livre.

Alors il m’a fait à nouveau tant de clins d’yeux que j’ai cédé à la tentation. Et ne l’ai pas regretté. Bienfaisante tentation…

Douze personnages à un bal. Et autant d’infidélités. Chacun vit la sienne. Oh, rien de monstrueux, juste des infidélités qui se sont imposées, présentées. Au conjoint ou… à soi. Infidèles à l’idée d’aller jusqu’au bout, infidèles à celle d’admettre devant tous que oui, c’est arrivé et… Infidèles à sa propre vie et ce qu’on en attendait.

« Sur les murs un papier peint représente les dunes d’un désert, le désert du mariage, le désert de l’ennui, le désert du désir… Et, lorsqu’on s’en rapproche, on peut y distinguer une silhouette errant sur les dunes, celle du corps de l’amante dont la carnation se fond aux teintes des grains de sable pour disparaître au moment où on s’en éloigne ».

Des hommes et des femmes infidèles, en souffrance, en résurrection, en départ pour une autre vie. En deuil pour toujours comme dans cette nouvelle où à ce bal se retrouvent par hasard à la même table un homme et une femme qui furent, il y a de cela vingt ans déjà, amants. Mais il avait cédé aux moralistes et était devenu le triomphe de sa femme. Ce soir il est malade, a le cheveu gris, les paupières lourdes, la peau du cou relâchée. Elle aussi a la chevelure toujours dense mais blanche. Vingt ans de manque, ça a son poids. La souffrance de l’amour interdit les transperce à nouveau, et alors qu’elle se place derrière lui et pose les mains sur ses épaules, rien que ça, « toute la chaleur de son vieux corps me transperce. L’émoi envahit encore mon vieux cœur. Je retire ma main et m’éloigne en la refermant, pour garder, en son creux, ce vide qui aura tant rempli ma vie ».

J’ai aimé la franchise avec laquelle ces infidélités sont traitées, sans jugement bien ou mal, avec juste l’épaisseur des remords, de la douleur, et tout l’amour qui vibre de mille tremblements parfois éphémères.

 

110 pages infidèles, Editions Chloé des lys 2013

 

EDMEE DE XHAVEE

 

Publié dans Fiche de lecture

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Didier Veziano, vous vous souvenez ?

Publié le par christine brunet /aloys

 

Synopsis :

A Paris, un Imam salafiste prêche sa haine de l’Occident dans une mosquée du XVIIIe arrondissement.

A Beyrouth, le chef des opérations clandestines du Hamas rencontre anonymement un haut responsable du Hezbollah.

A Dubaï, les redoutables services secrets Iraniens organisent une réunion troublante dans la suite d’un hôtel de luxe.

Pour la DGSE, préoccupée par le contexte géopolitique au Moyen-Orient, il ne fait aucun doute que ces évènements en apparence sans rapport cachent en réalité une action d’envergure.

Infiltrations, écoutes, filatures, l’enquête va livrer son double verdict : une effroyable attaque terroriste va frapper Paris. Et avec une cellule déjà active sur le territoire, le compte à rebours a commencé…

Ultime solution pour éviter le carnage imminent: solliciter une unité spéciale qui n’a aucune existence officielle.

Problème : elle va devoir affronter un ennemi imprévu…

 

Nouvel Extrait

 

Levallois-Perret – Dans le Batiment de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI)

À l’étage qui abrite les bureaux de la sous-direction du contre-terrorisme, l’effervescence tranchait avec la lenteur que mettait le petit matin à prendre la relève d’une nuit accrocheuse. Il n’était pas encore 6h quand son Directeur, Bernard Rolland, fut interrompu dans son petit déjeuner par la permanence téléphonique. Le fonctionnaire lui avait transféré l’appel d’un type qui ne souhaitait pas se présenter, mais affirmait détenir une information de la plus haute importance. Au bout du fil, la voix anonyme avait commencé par six mots qui résonnaient encore dans son cerveau : « Je sais où est votre homme ». Après une conversation de dix secondes, peut-être moins, Bernard Rolland raccrochait en ayant l’impression de retourner un sablier.

Les téléphones en surchauffe répondaient aux portes qui claquaient et aux ordres aboyés du bout du couloir. Hermétique à cette agitation, Rolland était en ligne avec un conseiller du Premier ministre qui tenait absolument à être informé en temps réel. Les instructions étaient claires : intercepter l’individu coûte que coûte. Rolland avait déclenché le Code d’alerte maximale permettant aux unités spéciales disponibles 24h/24h d’intervenir en urgence. Le RAID avait été désigné pour cette mission et depuis Bièvres, dans l’Essonne, deux véhicules de la première section fonçaient en direction de Paris. Elle serait soutenue sur place par une équipe du GAO, le Groupe d’Appui Opérationnel de la DGSI.

Rolland venait de donner les dernières instructions. Il sortit précipitamment de son bureau et dévala les escaliers en finissant de passer les bras dans son blouson. Une fois dans la cour il sauta dans la Renault Scénic banalisée où l’attendaient trois policiers en civil, brassard orange vissé au-dessus du coude. La porte était encore à moitié ouverte quand le chauffeur démarra en trombe en actionnant le gyrophare, suivi par le véhicule des hommes du GAO. Pendant le trajet Rolland entra en contact avec le chef d’intervention du RAID. Ils se briefèrent sur les modalités d’intervention, mais aussi sur les caractéristiques du type. Il allait falloir jouer serré. L’homme était réputé dangereux et la configuration du quartier ne serait pas un atout. On craignait le carnage. Rendez-vous fut pris sur place.

Rolland reposa la radio de bord et se cala au fond du siège en remontant une mèche grise qui n’avait pas résisté au rythme matinal. Dans sa tête, différents scénarios défilèrent. Comme les immeubles le long du trajet. Dans le désordre. Entre ombre et lumière.

 

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"LA VOIX EST LA FLEUR DE LA BEAUTÉ", une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

"LA VOIX EST LA FLEUR DE LA BEAUTÉ"


 

C'est à l'opéra que cette phrase de Montaigne m'est revenue en tête. Je l'avais entendue mille fois, serinée par mon professeur de chant et puis les années passant, elle était sortie de ma mémoire.
 

Ce soir-là, Carmen avait déclenché des applaudissements nourris. La cantatrice avait une fois de plus fasciné son public. Et pourtant…
 

Élisabeth Longo n'avait rien d'une jolie femme. Elle était mince, trop mince. Elle était grande, trop grande. Elle était laide, très laide. Son nez interminable. Ses oreilles décollées sont dissimulées à grand-peine sous ses cheveux à la couleur indéfinie. Bref tout le contraire des "Carmen" flamboyantes que nous connaissons toutes et tous.
 

Mais dès qu'elle ouvrait la bouche "la Longo", comme l'appelaient les journalistes, faisait taire les critiques.

 

Ce soir-là, le miracle s'était une fois de plus accompli. Oublié le nez, oubliées les oreilles, oubliés les cheveux. Il n'y avait plus que Carmen sur scène, belle, superbe, envoûtante.
 

Une fois de plus, le maître avait raison : la voix est la fleur de la beauté.


 


 

Louis Delville

Blog : http://louis.quenpensez-vous.blogspot.com/

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Christine Previ nous propose un extrait d'"Itinérance d'un oiseau bleu"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait « Un œuf de pierre »

 

 

Là, au travers de la haie, il se faufila à quatre pattes, par une ouverture entre les buissons et pénétra dans un coin du parc. c’était son lieu favori, propice aux aventures ! Dans cet espace mi-clos il incarnait tantôt un chevalier, armé d’un long bâton en guise de lance, galopant sur son destrier imaginaire, tantôt un aventurier perdu au fond d’une contrée remplie d’ennemis illusoires.

 

Là il ne voyait pas le temps passer, s’ennuyait rarement ou se laissait entraîner à la rêverie, adossé au socle du monument aux morts, comme en ce moment.

Subitement, son regard accrocha un objet ovale, lisse et sombre, sous le buisson. Curieux, il s’en approcha, il le ramassa et le soupesa.

Il s’agissait d’un œuf gris, lourd comme une pierre. Mais cet œuf était tiède et doux ! Tous les chants d’oiseaux se turent et le silence se fit pesant.

Tout à coup, le voilà devant cinq, puis dix, puis vingt volatiles en tout genre qui atterrissaient près de lui… et il en arrivait encore…

 Cui, cui, c’est lui !

 Tchip, tchip il le chipe !

 Chuit,chuit, gare à lui !

 

L’un après l’autre ils s’approchaient, l’air courroucé et vengeur. Lucien n’en menait pas large…

 

 

Christine Previ

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Denis Schillinger nous présente son nouveau recueil de poèmes

Publié le par christine brunet /aloys

 

COURTE BIOGRAPHIE

Jusqu’à ce jour…

                  

S’il fallait, prêter un sens à mon existence, je ne pourrais la traduire qu’en un atome « épicurien » tombant, avant de reconnaître la liberté dans la déviance du « clinamen » .

Quand j’ai abordé mes études de philosophie à l’Université de Strasbourg, où j’ai suivi les cours de Jean-Luc NANCY et de Philippe LACOUE-LABARTHE, je ne savais pas encore que toute une façon d’aborder la philosophie, la littérature et les arts allait bouleverser, mon approche de la « poésie ».

Ces études interrompues, pour voyager, je ne les ai jamais abandonnées tout à fait. Ma bibliothèque personnelle, avec plus de quatre mille volumes en témoigne.

En me penchant sur l’infini néant, je soulevai les questions du pourquoi, du comment ; la matérialité et l’utilité ne m’intéressaient jamais ; ça fonctionne, ça tourne, mais l’absolu s’éloigne dans le silence du cosmos.

Voilà, ma vie : une question

J’évite le sens qui me ment, ainsi que les dates qui ne prolongent que la médiocrité d’une vie.

 

 

EXTRAITS DE MON RECUEIL DE POEMES

«  DEPOSSEDE, DEPUIS CE JOUR

NOMOS

suivi de « INSIDIEUSEMENT, LUMIERE »

 

L’ouvrage présenté, étant un recueil de poèmes , je ne présente en guise d’extraits que des morceaux de temps écoulé, parce qu’il est impossible de résumer l’innommable annoncé

Quelques bribes :

L’empan de l’histoire, entre deux doigts sales

se fait idéologie, religions des martyrs, stèles boulonnées

 

Je ne ris jamais,

et c’est par là, que je suis un dilettante.

 

L’avent est l’inconnaissable,

l’instant perdu à n’être que soi

 

L’indigence seule, est encore

partage d’un refus,

l’insolence des mots, des pas

des fragments de pas.

 

Le rire,

efface l’être et permet la question

le pourquoi de l’enfant,

sans pourquoi.

 

Les citations d’auteurs sont toujours les reflets d’une intention personnelle.

S’il fallait rajouter un mot, je dirais qu’une divagation autour du titre de l’ouvrage, apporterait déjà, une réponse à mon cheminement , non pas poétique, mais de nihiliste, comme dispersement de mots

 

Publié dans présentations

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