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Sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

Sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle


 

Qu'allait-elle y faire sur cette route ? Partant de Namur, Jacqueline a suivi les coquilles dorées placées en rue et très vite, les bords de Meuse se sont révélés bien agréables. Le pâle soleil belge lui donnait des ailes et les kilomètres succédaient aux kilomètres. La France était en vue.


 

Les pèlerins qu'elles rencontraient se plaisaient à lui raconter leurs exploits passés mais aussi futurs. La traversée des grandes plaines semblait lui convenir. Elle parcourait en un jour ce que d'autres faisaient en deux ou trois étapes.


 

Un entraînement d'enfer ! Depuis deux ans, elle marchait de plus en plus. Elle en était arrivée à dégoûter tous les compagnons qui voulaient aussi la défier !


 

En moins de trois semaines, Jacqueline était en Espagne !


 

Chaque soir à l'étape elle téléphonait à son ami François, resté en Belgique. Elle lui décrivait les chemins emprunté, les villages traversés et lui, à l'autre bout du fil, prenait consciencieusement note de son récit et le retranscrivait sur son ordinateur.


 

Le dernier soir, elle ne téléphona pas et il commença à s'inquiéter. Peut-être une panne de téléphone, se dit-il pour se rassurer… Le lendemain, toujours rien ce qui commença à inquiéter François.


 

Où était Jacqueline ? La police avertie, on commença les recherches. Pourtant le chemin qu'elle avait dû emprunter était facile et sûr. Quelques témoins l'avaient vue approchant de la basilique. Elle s'était évaporée en quelques minutes.


 

François décida de se rendre sur place en avion et en dépit de ses efforts, il revint en Belgique complètement désespéré par cette disparition.


 

Pendant ce temps-là, au Couvent des Dominicaines Cloîtrées de Saint-Jacques de Compostelle, on préparait l'intronisation de la nouvelle mère supérieure Sœur Jacqueline, venue de Belgique.


 


 

Louis Delville

 

Publié dans Textes, Nouvelle

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Chaos, le dernier thriller de Bob Boutique dans le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

Chaos, le dernier thriller de Bob Boutique dans le Bibliothécaire
Chaos, le dernier thriller de Bob Boutique dans le Bibliothécaire
Chaos, le dernier thriller de Bob Boutique dans le Bibliothécaire
Chaos, le dernier thriller de Bob Boutique dans le Bibliothécaire

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Caractères, un nouveau texte de Bob le Belge...

Publié le par christine brunet /aloys

 

C’est arrivé bêtement, je prenais le livre en main en le tenant par la tranche lorsque j’ai vu une pluie de caractères tomber sur le sol. Etonné j’ouvre le bouquin et m’aperçoit que c’est le texte des quatre dernières pages qui s’est détaché, sans doute mal imprimé. Il restait quelques lettres par ci par là mais beaucoup trop peu que pour déchiffrer quoi que ce soit.

 

J’étais fort embêté, d’autant plus que c’est le HX14 de Christine Blondet et que j’arrivais à la fin là où on apprend qui manipulait qui.

 

Heureusement je connais l’auteure et lui téléphone en la priant de bien vouloir m’envoyer la partie manquante par email. Mais elle me rappelle quelques minutes plus tard assez énervée pour me signaler que ces pages manquent désormais sur son fichier également et qu’elle ne se souvient plus comment finit l’histoire ? Idem du côté de son imprimeur…

 

T’as intérêt à ramasser ces caractères et à les remettre dans l’ordre menace-t-elle la voix rageuse.

 

D’accord mais comment ? Je calcule rapidement que quatre pages cela représente  des milliers de caractères et me mets immédiatement à l’ouvrage avec une pince à épiler, une grande feuille blanche et de la colle à papier.

 

Ca m’a prit une semaine entière et pour dire vrai l’opération achevée il me restait une centaine de caractères inemployés que j’ai brossé de la main, l’air de rien, dans la poubelle. Pas sûr que c’était le texte prévu mais elle a quand même obtenu le grand prix du meilleur roman policier de l’année. Même que devant l’ébahissement de Laurent Ruquier et Yann Moix qui la félicitaient pour la chute phénoménale et inattendue de son thriller elle eu l‘audace de répondre qu’elle n’avait jamais manqué d’imagination.

 

Elle vient de m’envoyer son HX15 et je tourne ses pages avec soin en vérifiant à chaque fois que toutes les lignes restent bien en place.

 

Bob le Belge

 

 

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"La réconciliation selon l’Islam (Le Coran et les Hadiths)", une notion abordée dans l'ouvrage d'essai d'éthique politique "Reconstruire le Congo-Brazzaville" de Cyriaque Maixent Ebenga

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

La réconciliation selon l’Islam (Le Coran et les Hadiths)

 

« Aide ton frère, qu’il soit opprimé ou oppresseur » dit le Prophète. Un compagnon s’étonne et dit : « J’aiderai mon frère opprimé, mais l’oppresseur, comment l’aiderai-je ? » « En l’empêchant de mal faire », répondit le prophète (hadiths)

Les musulmans expriment de multiples façons la paix et la réconciliation, largement encouragées et recommandées par les principes fondamentaux de l’Islam. Le mot Salam, très souvent employé par les textes coraniques traduit l’idée de salut et de salutation ; il concerne, à la fois, le salut terrestre et céleste. Al salam qui prend le sens de paix. « Quand vous entrez dans des maisons, prononcez salam l’un sur l’autre (…) » (XXIV, 27). Cette recommandation se matérialise par la fameuse formule connue de tous : « Assalamou aleikoum » (« Que la paix soit sur vous »). C’est dire que la paix (salam) traverse la quotidienneté du musulman qui doit, avant tout, rechercher la coexistence pacifique. « Ne dites pas à celui qui n’offre pas la paix : ‘’ Tu n’es pas croyant ‘’ » (IV, 94).

La guerre (harb) doit demeurer une exception alors que la paix (salam, hudna, muwada’a), dans le sens de quiétude, musalaha qui signifie réconciliation, musalaha qui veut dire faire la paix, cultiver la paix est un principe général. Il y a encore d’autres vocables de la langue arabe qui font référence à la paix ou à l’idée d’abstention d’hostilité et d’agressivité. De très nombreux versets coraniques, qu’il serait fastidieux de citer ici, incitent les musulmans à réaliser la paix et établir des relations sinon cordiales du moins pacifiques avec les autres tribus, peuples ou nations qui constituent l’humanité. « (…) Nous vous avons créés d’homme et de femme, Nous vous avons désignés en nations et tribus pour que vous vous connaissiez entre vous (…) » (XLIV, 13). Ce verset, à lui seul engage les musulmans à pratiquer la muwada’a et la musalama.

La guerre que l’on assimile au Djihad n’est pas, loin de là, exclusive aux musulmans qui la pensent, à l’instar des autres comme une défense contre l’agression extérieure. Mais dès que s’arrête l’agression, il est normalement mis fin aux hostilités, ce qui rend la réconciliation et la paix possible. Tandis que la guerre civile (hard ahliyya), considérée comme une fitna (épreuve, discorde, désordre, trouble, sédition), est réprouvée par le Coran et les hadiths (Hadits du Prophète) qui obligent les musulmans à procéder à l’arbitrage (tahkim) et à mettre fin à l’effusion de sang, sévèrement condamnée. « Rien d’autre : les croyants sont frères » (XLIV, 10). Le texte coranique considère que la fitna est pire que le meurtre. Dans tous les cas, la guerre et le désordre sont réprouvés par les textes scripturaires, qui incitent les hommes à s’entraider dans le crime et l’inimitié (hadiths). 

Publié dans présentations, Textes

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"Le regard lumineux", un poème signé Salvatore Gucciardo paru dans la revue 'Magie poétique'

Publié le par christine brunet /aloys

"Le regard lumineux", un poème signé Salvatore Gucciardo paru dans la revue 'Magie poétique'

 

Le regard lumineux

 

Une myriade

D’êtres

Aux cheveux d’or

Surgis

Des nuages

Flamboyants

 

Le visage

Resplendissant

Les corps célestes

Brandissent

Une colombe

Scintillante

 

Les ailes déployées

Le regard imposant

Ils lorgnent

Les lointains

Rougeoyants

 

Habité

Par une Force

Les âmes

Scintillantes

Répandent

L’énergie  lumineuse

 

Pluie d’étincelles

Sur la toile noire

Les astres  solaires

Illuminent

L’océan

De ténèbres

Publié dans Poésie, articles

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Patrick Beaucamps et J-J Manicourt dans l'Avenir...

Publié le par christine brunet /aloys

Patrick Beaucamps et J-J Manicourt dans l'Avenir...
Patrick Beaucamps et J-J Manicourt dans l'Avenir...

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Le blog "les lectures de Maryline" a chroniqué "La maison Dieu" de Didier Fond

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/la-maison-dieu-a137730182

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/la-maison-dieu-a137730182

 

Résumé de l'éditeur :

Certes, la vie dans un village est parfois ennuyeuse ; elle peut cependant réserver de désagréables surprises. Si Camille ne prêtait pas trop attention à certaines rumeurs concernant un drame qui s'était déroulé bien des années auparavant à la Maison-Dieu, elle se trouve soudain confrontée à la réalité : ce drame la concerne et Henriette, sa grand-tante, est bien obligée de lui raconter ce qui s'est passé. Mais Henriette a-t-elle tout dit ? Camille en doute ; et pour son malheur, elle commence une enquête concernant le passé qui va se révéler être une véritable descente aux Enfers. Placé sous le signe de la lame la plus maléfique du jeu de tarots, le récit entraîne le lecteur dans une spirale de révélations, jusqu'au point de non- retour...

 

 

Mon avis :

J'ai adoré ce roman! Merci à l'auteur et la maison d'édition pour cette merveilleuse découverte, et pourtant, je dois l'avouer, j'ai mis du temps à le lire ce livre, il est dans ma bibliothèque depuis plus d'un an mais ne me tentait pas du tout... Comme quoi, il ne faut pas se fier à la couverture d'un livre, car c'est bien elle cette fois, qui a failli me faire passer à coté d'un coup de cœur.

Impossible de lâcher ce bouquin tant la tension est intense. On suit tantôt Henriette, tantôt Camille dans une histoire de famille très compliquée et surtout, pleine de secrets. Camille est une jeune femme qui a été élevée par sa grande tante Henriette après la mort prématurée de son père puis de sa mère quelques années plus tard. Elle est factrice dans un petit village où elle a toujours vécu. Elle est discrète, introvertie et ne parle pas beaucoup avec Henriette. Un jour, de nouveaux habitants arrivent au village et Camille est attirée par ces derniers. Elle ne sait pas comment l’expliquer mais elle a besoin de les connaitre. Mais ce qu'elle va découvrir, au fil des pages, va la hanter jour et  nuit...

J'ai beaucoup aimé ce roman qu'on peut qualifier de polar, même si il n'y a pas de flic ou d’enquêteurs. En effet, finalement c'est Camille qui mène l’enquête, une enquête sur son passé, sur celui de toute sa famille. Les secrets sont-ils bons à cacher? Faut-il se taire afin de préserver ceux qu'on aime ou bien leur dire au plus vite la vérité? Malheureusement, on ne sait jamais bien, il n'y a pas de vraie réponse, chaque cas a sa solution... et encore! Camille, malgré son tempérament, a su me monter qu'elle est persévérante et combative, et pas du tout naïve comme certains villageois le prétendent. Sa grande tante m'a émue car elle fait tout pour sa nièce, même si parfois elle en fait des erreurs ; on comprend malgré tout qu'elle l'aime énormément et qu'elle ne souhaite qu'une seule chose : la préserver et la rendre heureuse.

Un très bon moment de lecture, une écriture agréable, un auteur à connaitre.

Publié dans Fiche de lecture

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Le blog "les lectures de Marline" a chroniqué "Ton père" de Pascal Gallez

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/ton-pere-a137729970

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/ton-pere-a137729970

 

Résumé de l'éditeur :

Chaque année, des centaines d'enfants sont victimes d'un rapt parental. Le parent rapteur emmène l'enfant ou les enfants loin de l'autre parent, prétextant les pires horreurs pour justifier son geste. Deux enfants, victimes d'un rapt parental intra-européen, parmi ces victimes, ont inspiré l'auteur pour la réalisation de ce roman.

 

 

Mon avis :

J'ai beaucoup aimé ce roman! Les histoires d'héritage sont souvent source de problèmes dans les familles. Mais si chacun s'occupait de son testament de son vivant, il y en aurait déjà beaucoup moins. Ici, Maitre Solignac s'occupe de la succession de deux "vieux cons" français qui laissent un bel héritage à leurs deux enfants, chacun d'un précédent mariage. Maëliss et Antoine, allemands, se retrouvent donc devant le notaire afin de parler de la succession, prévue entièrement par la dernière vivante du couple... Mais tout ne se passe pas comme prévu pour eux.

J'ai passé un très bon moment avec ces deux familles qui souhaitent tout simplement récupérer l'argent des deux morts. Les enfants devront, pour hériter, passer tous les deux, et seulement tous les deux, un mois complet dans le maison des disparus. L’occasion de se connaitre et surtout, de découvrir quelles sont réellement leurs origines... Et si on leur avait caché la vérité? Cette dernière est parfois difficile à écouter, à découvrir, mais elle peut faire du bien et remettre sur la bonne voie. Les deux parents avaient tout prévu.

L'auteur va même jusqu'à nous révéler une deuxième version en fin de livre, c'est plutôt singulier mais appréciable... Un simple petit truc peut tout changer.

Très bon moment de lecture pour moi, un auteur que je ne connaissais pas du tout mais qui mérite d'être lu. Je recommande ce roman!

Publié dans avis de blogs

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"La réconciliation selon le christianisme (Les Testaments)" abordée dans l'essai d'éthique politique de Cyriaque Maixent Ebanga "Reconstruire le Congo-Brazzaville"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

La réconciliation selon le christianisme (Les Testaments)

 

Parler du sens de la réconciliation pour les Chrétiens n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Une première difficulté vient du fait que le nouveau Testament (qui est à l’origine de cette conception) parle essentiellement de la réconciliation entre Dieu et les êtres humains, opérée en Jésus-Christ.

La réconciliation entre les êtres humains découle de cette réconciliation avec Dieu. Peu de passages bibliques parlent du sens « éthique » de la réconciliation qui, à l’origine, est un concept essentiellement théologique. Sa traduction en terme éthique n’est pas des plus faciles. Et ce d’autant plus qu’une deuxième difficulté surgit quand on s’intéresse de près au mot même de « réconciliation » : on verra en effet, qu’en revenant au sens étymologique de ce mot dans le Nouveau Testament, un réajustement s’avère nécessaire et utile.

Il ouvre des perspectives qui risquent de surprendre mais qui donnent à la réconciliation un sens, à la fois, plus « réaliste », mais aussi plus dynamique et stimulant. Le sens le plus courant du mot « réconciliation » vient du latin reconciliare qui signifie : se re-concilier, retrouver une harmonie, se remettre ensemble, se réunir,…

La réconciliation dans ce sens est-elle concrètement possible ?

 

Comment raisonnablement demander à des ennemis de se « réconcilier » dans le sens de revivre ensemble en harmonie, alors qu’entre eux, il y a eu non seulement des haines et des peurs – parfois ancestrales – mais aussi des assassinats, tortures, des morts, des souffrances sans nom ? Dès lors, la réconciliation à laquelle nous appelle Dieu à travers Jésus-Christ n’est-elle pas surhumaine, ne demande-t-elle pas une abnégation telle que finalement peu d’entre nous peuvent y avoir accès ? Ou alors faut-il considérer la réconciliation comme une promesse eschatologique, qui n’adviendra qu’à la fin des temps ?

En Grec, et donc dans sa « version originale », le mot réconciliation est construit sur la racine « autre » (allos), qui a donné le verbe allassô (« changer ») sur lequel sont construits le verbe katallassô (que l’on traduit par  « se réconcilier ») et le substantif katallagê (que l’on traduit par « réconciliation » ). On voit donc que dans son origine grecque, « se réconcilier » indique avant tout un changement chez la personne qui se réconcilie.

Changer à l’égard de l’autre, ce n’est pas vouloir unir ou harmoniser ce qui est fondamentalement différent, dissonant, opposé. La réconciliation côté-grec-apparaît comme un encouragement à « faire avec » les différences, les blessures, les divergences et même les incompatibilités, c’est un encouragement à en vivre dans le dialogue renoué au lieu d’en mourir dans l’ignorance de ce qu’est vraiment l’autre.

En acceptant de parler les uns avec les autres, nous acceptons de regarder en face nos différences de points de vue, mais aussi les incompréhensions, les malentendus, les idées fausses que nous avons les uns sur les autres, les peurs peut-être que nous avions les uns des autres et qui venaient s’ajouter inutilement à la réalité de nos différences.

Reste la question de la réconciliation entre les êtres humains et Dieu, « modèle » pour la réconciliation entre les humains. La Genèse nous parle de l’Alliance entre Dieu et les hommes, offerte par Dieu comme une alliance éternelle à laquelle il sera toujours fidèle. Cette première alliance, sans cesse renouvelée, est le fondement solide et stable sur lequel a pu s’appuyer et peut encore s’appuyer tout être croyant au Dieu unique, au Dieu d’amour dont nous parle la Bible. Mais alors, si cette Alliance était posée, ferme et solide, dès le début de l’histoire entre Dieu et l’humanité, pourquoi la venue du Christ a-t-elle été nécessaire à la réconciliation entre les hommes et Dieu ?

Une petite remarque de grammaire grecque s’avère ici nécessaire, simple, mais essentielle : dans le Nouveau Testament, Dieu n’est jamais sujet du verbe « se réconcilier ». Ce n’est jamais Dieu qui se réconcilie avec les hommes, mais c’est toujours Dieu qui réconcilie les hommes avec Lui. Ce sont les hommes qui ont besoin de changer de regard sur Lui à et l’égard de Lui, parce que ce sont les hommes qui ne cessent de se créer un Dieu à leur image, correspondant à leurs fantasmes, à leurs rêves, à leurs peurs.

Toute la Bible essaie de faire prendre conscience aux hommes à quel point les êtres humains ne cessent de voir Dieu, non tel qu’il tente de se révéler, mais tel que les hommes voudraient qu’il soit. C’est-à-dire un Dieu tout puissant comme les hommes voudraient l’être, manipulant les êtres humains comme ils aimeraient le faire, un Dieu aimant la perfection comme les hommes l’exigent d’eux et des autres, un Dieu punissant ceux qui ne marchent pas droit, comme les hommes aimeraient punir ceux qui leur déplaisent, un Dieu ayant besoin de violence et de la mort en l’occurrence, la mort de son Fils pour pouvoir pardonner aux hommes,…

Aussi, pour faire comprendre aux hommes qu’il n’est pas celui qu’ils croient, pour ouvrir leurs yeux et changer leurs regards, Dieu leur envoie son Fils, Jésus-Christ. Et en Jésus-Christ, Dieu se révèle de façon visible, être du côté des pauvres, des faibles, des malades, des rejetés, des mal-aimés, des marginaux, des « pas comme les autres »… Dans la vie de Jésus-Christ, Dieu se révèle radicalement tout le contraire de ce qu’imaginent les hommes. Dans la mort de Jésus-Christ, Dieu se révèle comme Celui qui ne peut empêcher l’humiliation, la souffrance et la mort de son Fils, alors que les hommes avaient tendance à croire que la souffrance et la mort étaient des punitions divines…

Dans la résurrection de Jésus-Christ, Dieu se révèle comme Celui qui veut redonner la vie là où il y a la mort. Il se montre totalement autre que la mort, alors que les hommes se plaisent à invoquer son nom quand ils tuent leurs ennemis,…

Aussi, la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ ouvrent les yeux des hommes sur Dieu. C’est en ce sens qu’elles réconcilient les hommes avec Lui. Ainsi, quand Paul appelle les hommes au ministère de la réconciliation, c’est à une triple tâche qu’il les convie : mieux faire connaissance avec eux-mêmes, avec les autres et avec Dieu en renouvelant leurs regards.

Publié dans Textes, présentations

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Une histoire de coin coin ! signée par Bob le Belge

Publié le par christine brunet /aloys

 

Une histoire de coin coin !

 

Je tourne le coin profondément enfoncé dans mes pensées et m’aperçois avec étonnement que j’ai dépassé le Carrefour express de la rue Malibran où je comptais faire mes courses. Je suis distrait à un point ! Mais de là à parcourir trois cent mètres pour rien… je reviens donc sur mes pas et pénètre dans le magasin un sourire un peu niais sur les lèvres. Deux baguettes, un peu de fromage en tranches…

 

C’est en rentrant chez moi et en prenant le même coin mais dans l’autre sens, rue Lemaître, que je m’aperçois cette fois ci avec stupeur que je débouche en fait à son extrémité, devant le 200 alors que j’habite au 50.

 

Je ne suis quand même pas fou ! Pour aller au Carrefour, je sors de chez moi à droite depuis des décennies puis tourne une seconde fois à droite dans la rue Malibran…

 

Il y a quelque chose qui me turlupine. Je reviens donc sur mes pas tourne le coin Malibran à gauche et… idem. Je me retrouve tout au bout de ma rue comme si j’arrivais par l’autre côté, rue Voltaire.

 

Une vieille dame passe d’un air débonnaire et je lui demande poliment s’ils font des travaux dans le quartier.

- Non pourquoi ?

Je lui explique ma méprise.

- Ah vous aussi répond-t-elle soudain intéressée ? Voilà deux semaines que ça m’arrive mais je n’ose plus en parler car mes amies me prennent pour une folle. J’habite au numéro 20 et chaque fois que je prends ce coin, je me retrouve tout au bout de la rue à cinq cent mètres. Du coup je ne passe plus par là.

 

- Je me demande… et si nous faisions le tour du pâté de maison dans l’autre sens et débouchions tous les deux au même moment sur ce même coin en venant vous de la rue Malibran et moi de la rue Lemaître. On devrait logiquement se rencontrer, se cogner presque.. ou alors se trouver l’un et l’autre aux extrémités des deux rues mais sans se voir et donc éloignés de cinq cent mètres ? Vous avez un téléphone ?

- Oui.

- Vous avez dix minutes à perdre ?

- sûrement, d’autant plus que tout ça m’intrigue vraiment.

- Parfait, faisons comme ça, appelons-nous et restons en contact constant jusqu’au moment de tourner le coin et de se rencontrer même si nous ne serons alors distants que de quelques mètres ?

 

Croyez-le ou non, ça n’a rien donné. Je l’ai entendue dans mon écouteur jusqu’au dernier instant puis au moment de se rejoindre… plus rien. Je ne l’ai plus jamais revue.

 

Ca ne s’est d’ailleurs jamais arrangé. C’est pas gênant, gênant mais bon… Désormais je vais faire mes courses chez Leclerc en prenant à droite en sortant de chez moi. C’est un peu plus long mais j’ai l’impression que leurs baguettes sont plus fraîches.

 

Bob le Belge

 

 

 

 

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