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Christine Brunet a lu "Ta mémoire, pareille au fables incertaines" de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

 

Certains romans ou recueils de nouvelles pourraient commencer par "Il était une fois...". Nous en avons tous lus.

Le dernier ouvrage de Christian Eychloma joue sur un autre registre, celui du "Et si..."

Deux histoires parallèles si semblables mais séparées par quelques siècles; deux jeunes filles en bute au même dilemme. (et vous n'en sauraient pas plus !!! Faudra lire !)

Un passé qui s'inscrit dans notre histoire coloniale, un/des futurs probables... Et si tout était lié ?

L'auteur nous propulse aussi facilement dans le passé que dans le futur, sur une autre planète.L'Humain ne change pas : il invente, il innove mais il n'évolue pas. Il reste prisonnier de ses démons : recherche du pouvoir, de l'argent, esclavage, manipulation.

Et si... Et si le temps n'était qu'un leurre, une sorte de boucle dont nous serions prisonniers en fin de compte ?

Et si... Et si l'Homme parvenait à s'affranchir de cette fatalité ? Quelles en seraient les conséquences ? 

Et si... Et si le temps n'était pas unique mais multiple ? Une infinité de possibilités temporelles pour une infinité de destins...

Et si...

Christian Eychloma nous propose tout à la fois, fiction et réflexion... 

"Ta mémoire, pareille aux fables incertaines"... Un méga coup de coeur pour la rentrée ! 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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Patrick Bonjour nous présente son recueil de poésies "Une saison qui vient à points..."

Publié le par christine brunet /aloys

Patrick Bonjour nous présente son recueil de poésies "Une saison qui vient à points..."
Patrick Bonjour nous présente son recueil de poésies "Une saison qui vient à points..."

Petite Bio à la Prévert

 

Après quatre ans de Droit à Grenoble et un an de service militaire en Allemagne, montée à Paris pour devenir dessinateur de presse (collaborations à une soixantaine de journaux depuis trente ans). Découverte de la couleur dans un atelier de gravure en 1990. Deux beaux enfants en 1996 et 2000, une quinzaine de livres depuis 2005, des expositions, des ateliers d’arts plastiques, pas de ratons laveurs en revanche mais des cartes postales, des affiches, des vitraux, des céramiques…

 

Résumé d »Une saison qui vient à points… »

Un recueil de 24 poèmes qui aborde des thèmes de société (prison, travail précaire, vieillesse, violences policières…) avec de l’humour parfois noir, voire un peu de provocation.

Publié dans présentations

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Joël Jouffriault présente son ouvrage "Le guêpier d'Aubenas"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait

  • Robert, qu’est-ce que tu fais là, planté devant l’évier depuis dix minutes ? Tu rêves ?
  • Euh… oui, c’est un peu ça.
  • Rien d’étonnant. Bon, Robert, elles sont loin maintenant. Alors les guêpes, c’est fini, notre problème, c’est ça, dit Claire, l’index posé devant le couteau.
  • Non, c’est pas fini. Je crois qu’on est tombés dans un guêpier. On est tombés dans un guêpier et on veut nous enfumer.

Résumé

Claire et Robert sont heureux de poser le pied dans la maison qu’ils ont louée pour une semaine, à Aubenas, après une longue route. Oui, heureux de découvrir la région, de profiter du soleil, de fêter leur cinquantième anniversaire de mariage. Hélas, voilà qu’en vidant le coffre de la voiture, ils découvrent un couteau suspect, taché de sang, de surcroît. Suit un vague bruit de meurtre dans leur lieu de villégiature. Mais qui a mis ce couteau dans le coffre ? Traumatisés à l’idée d’être inculpés de meurtre, ils passent la nuit à élaborer plusieurs hypothèses. Ils sont épuisés. Jusqu’au moment où, convaincus d’avoir enfin trouvé la bonne hypothèse, ils foncent au commissariat de police, subitement ragaillardis.

 

L’auteur est né en 1939 dans le Poitou profond. Après une carrière d’expert-comptable, il a ouvert la porte à l’écriture. Le guêpier d’Aubenas, son quatrième roman, trouve sa source dans un fait réel.

Publié dans présentations

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Marie Du Crest nous propose un extrait de "Fragmentée"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Marie Du Crest  : lyonnaise de naissance et marseillaise de coeur. Agrégée de lettres modernes et diplômée de philosophie, enseigne depuis presque dix ans les cultures de la communication.

Chroniqueuse de théâtre contemporain à la Cause Littéraire, à la Clef des langues ENS Lyon, écrit depuis toujours mais a envisagé d'être publiée, il y a peu.  Tendance poésie.

 

Extrait

 

 

Durant d’interminables semaines,  il n’a pas cessé de pleuvoir. Le ciel  ruisselle, dégouline. Des rideaux de pluie, des jours obscurcis sans que la lumière ne parvienne à déchirer  la nuée grise.

 

J’ai regardé immobile, assise derrière la  grande baie du salon, le chagrin d’avril.

 

Les vitres de mes fenêtres seront des photos de Sudek,

 des larmes qui coulent le long de mes joues de verre.

 

 Les fleuves, les rivières, les ruisseaux même sortent de leur lit, enjambent les ponts de pierre et vont courir à l'aventure, dans les rues des villages et des villes, jusque dans les caves profondes et obscures, en quelques heures.

 

 Ils gagnent les champs, les prés et les vignobles aux récoltes compromises.

 

Poussent, poussent les herbes folles, les graminées éthérées !

 

Le gaillet gratteron s’enroule autour des plantes et finit par ligoter ses fragiles prisonnières.

 

 

  Le brave zouave de l’Alma, guerrier immobile, baigneur de pierre sent le courant de la Seine grossir le long de ses mollets tendus et craindra peut-être la noyade.

 

Boues des ressacs.

Les rues deviennent d’étranges canaux sur lesquels naviguent de frêles barques en bois, des canoës d’Indiens perdus.

 

Je vogue sur un radeau fou qui m’emporte.

 

Le paysage bascule tout entier dans ses reflets, à l’envers du monde.

 

 

  Jamais les pivoines, les boules de neige, les bleuets et les glycines ne sont aussi fastueux que  les fuchsias des jardins anglais.

 

Chaises de fer vides dans les parcs désertés comme après un départ précipité. Pelouses détrempées sous un soleil impossible. Les nuages ont pris le ciel comme une armée s’empare d’une colline ennemie.

 

 

   Loin, très loin, le silence  égoïste d’une maison au milieu de la campagne : nous nous sommes endormis, après la béatitude de l’amour. 

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Micheline Boland nous présente son nouveau recueil de nouvelles "Des hauts et des bas"

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

 

Micheline Boland est née à Aiseau, en Belgique, en 1946. Elle vit actuellement dans la région de Charleroi. La passion pour la rédaction de petites histoires lui est venue dès l'école primaire. À l'adolescence, elle se lance dans l'écriture de poésies et de nouvelles. Ceci l'amène à collaborer à des recueils collectifs et à divers fanzines. Souvent intriguée par les comportements humains, elle se tourne naturellement vers des études de psychologue. Tout en travaillant en centre PMS, elle suivra une longue formation de maître-praticienne en programmation neuro-linguistique, une initiation à l'hypnose ericksonienne et diverses autres formations à l'analyse transactionnelle, à l'écoute active, au jeu de l'acteur, au clown…

 

Au terme de sa formation en P.N.L., elle se remet à composer régulièrement contes, poèmes et nouvelles trouvant ainsi le moyen de mettre en évidence l'emploi de cette discipline. En 1997, un de ses contes est sélectionné par le jury de "Fais-moi un conte", ce qui la conduit à se perfectionner dans cet art. En 2005, elle se lance dans l'impro théâtrale et quelques années plus tard dans le chant choral. Deux activités qu'elle pratique encore avec plaisir.

 

Son premier livre paraît en 2004 aux éditions Chloé des Lys. En 2006, Micheline publie "Comment rendre votre quotidien plus plaisant ?" qui s'inspire largement de la PNL et la met en pratique sous forme de mises en situation inspirées du vécu. "Des hauts et des bas" est le quinzième qu'elle publie chez cet éditeur. Elle a remporté plusieurs prix à des concours d'écriture et participé à de nombreux recueils collectifs.

 

Site Internet : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits

Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com

 

 

Résumé

 

Dans ce recueil, l'auteur propose vingt-sept nouvelles qui évoquent des travers souvent peu reluisants de l'âme humaine. Il suffit qu'un ressort casse et tout bascule. Outre des nouvelles qui parlent de jalousie, de colère, de difficultés financières, on y découvre aussi des histoires douces-amères qui évoquent le deuil, la déception, l'ennui. "Tristement excellent ! Trois vies en une !", a noté le comité de lecture à propos d'une de ces nouvelles.

 

Enfant timide, épouse trompée, collègue sans-gêne, couple fusionnel, chien complice, chat négligé, benjamin complexé, veuve rencontrant l'amour, femme curieuse, commerçant sympathique, cuisinier exigeant ou encore vieillard désorienté. Ils font partie de ceux que l'on rencontre chaque jour et que l'on ne remarque plus. Ils vivent des émotions fortes, passent de la confiance à la suspicion ou de l'abattement à l'espoir. Parfois leurs rêves se concrétisent. Parfois leurs projets échouent, mais ils persévèrent malgré les embûches. Quelquefois, il leur arrive aussi de capituler.

 

Des nouvelles sans rapport entre elles si ce n'est qu'elles offrent toutes un cocktail de comportements humains.

 

Comme toujours, l'écriture est soignée, sensible, délicate. Les descriptions sont imagées. Les phrases sont courtes. Le rythme est soutenu, Le lecteur est parfois entraîné aux confins du fantastique et du merveilleux.

"Très subtil et quelle originalité ! Et ce mélange de personnes et de styles réunis par hasard autour d'une même passion qui les conduit à l'extrême et pour cause ! Quelle chute !", a écrit Noëlle Fargier au sujet de "La folie de Marguerite".

"Quel texte savoureux qui m'a vraiment réjouie. Une jolie vengeance bien amenée et on peut le comprendre : trop c'est trop à la fin. Tout en douceur, sans violence ni agressivité mais une glissante manière de "remettre quelqu'un à sa place". "Vengeance est un plat qui se mange froid"…Ici, c'est vraiment le cas et la chute nous ramène à la relativité de toutes choses ici-bas. En plus, c'est très imagé, c'est comme si la scène se déroulait sous nos yeux amusés. Bravissimo.", a écrit quant à elle Rolande Quivron à propos du "Parfum de Claudette".

 

ISBN 978-2-39018-033-3

 

 

Extrait de "LIBERTÉ…"

 

… "Désormais, je vis seul avec lui et mon existence a bien changé. Finis les longs câlins, les brossages réguliers, les shampooings fréquents. Il se contente de changer ma litière quand il n'oublie pas. Il secoue mon coussin de temps en temps et remplit mes bols. Le strict nécessaire, quoi ! J'ai l'impression qu'il m'associe à elle. Pourtant, moi, je ne suis ni infidèle ni revanchard et je me sens bien seul ! 

 

Aujourd'hui, il fait beau. J'entends la voisine qui appelle mon copain Mistigri. J'ai la nostalgie du temps où on m'appelait, moi aussi. Pour lui, je n'ai pas plus de valeur qu'un bibelot. Souvent, je vais faire un tour dans le quartier. J'y trouve toujours bien quelque chose à manger ou encore un siège de jardin garni d'un gros coussin qui m'invite à la sieste. Et si, comme elle, je le quittais ?

 

L'idée de m'en aller est comme une ombre qui m'accompagne sans cesse. Parfois je regarde la télé avec lui. On y parle de SDF désespérés, mais aussi de baroudeurs bien dans leur peau, qui voient du pays et font de belles découvertes. L'hésitation est une maladie dont je ne parviens pas à me débarrasser. Pourtant, je me convaincs peu à peu qu'il n'y a pas de bonheur ni de renaissance sans prise de risque. 

 

J'ai décidé ! Voilà quelques heures que je suis libre ! J'ai mangé des croquettes pour chiens et j'ai trouvé cela délicieux, je me suis reposé au soleil et j'ai apprécié le calme de l'endroit, j'ai visité des caves et des greniers. De temps à autre, un gamin ou un vieux m'a caressé. La vie est belle, le moral est au zénith. Je ne manque de rien et je suis indépendant. Elle a peut-être eu raison de se séparer de lui et de changer d'air.

 

Je suis devenu clochard par obligation. Je me suis éloigné du quartier. J'ai vu du pays, j'ai visité des villas cossues, des petites maisons ouvrières et même deux centres commerciaux. Je me sentais en vacances. Un jour ici, un jour là-bas ! Sans attaches et sans aucune contrainte. 

 

Quand la pluie d'automne est arrivée, j'ai commencé à regretter mon coussin à pois ! Une femme m'a menacé avec une brosse parce que j'essayais d'entrer dans une cabane au fond du jardin. Un matou m'a chassé de son territoire à coups de griffes et je suis blessé. C'est le premier accroc véritable de ma nouvelle existence. D'autres bagarres suivront, je le pressens. C'est comme si le froid rendait tout le monde susceptible et intolérant. Les bêtes comme les gens. Je commence à regretter d'avoir déserté mon foyer. Je relativise les désagréments subis depuis le départ de Nathalie. Être un peu négligé, ce n'est pas si grave après tout. J'ai pesé le pour et le contre, j'ai pris le parti de revenir au pays, tel le fils prodigue. François meurtri, englué dans son chagrin, ne pense sûrement pas à moi. Peut-être quelqu'un du voisinage me recueillera-t-il ? Je brûle d'espoir…

 

C'est en arrivant dans ma rue que je me rends compte que des affiches illustrées par une belle photo de moi ont fleuri un peu partout. Poteaux, vitrines, arrêts de bus… François me recherche donc !"…  

Publié dans présentations

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Jonathan Siel présente son ouvrage "C'est quoi cette nisortagiano?!"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie


 

Louviérois d’origine, Carolo d’adoption, Jonathan SIEL a connu un parcours professionnel pour le moins sinueux mais extrêmement enrichissant.

Journaliste, enseignant, employé de banque et même formateur.

Toutes ces expériences et son envie d’écrire l’ont amené à rédiger son premier ouvrage sur les relations humaines au sein des organisations.



 

Résumé
 


 

Si des personnes se reconnaissent dans certaines des situations présentées tout au long du livre, il se pourrait qu’il ne s’agisse pas d’une simple coïncidence. En effet, c’est peut-être bien toi le boulet dont on parle ou l’emmerdeur de service. Tu fais peut-être partie de ces collègues prétentieux et arrogants ou de ces patrons incompétents. Eh oui, mon pote, la vérité est parfois dure à entendre. Tu t’es retrouvé dans les descriptions du couillon qui se ramasse tout le boulot pendant que tes autres collègues ont décidé de jouer les parasites ? Eh bien ce livre pourra peut-être te permettre d’évacuer cette frustration qui est en toi. Tu as envie de changer ? Tu es décidé à garder ton job ? Alors prends bonne note des lignes qui vont suivre. Car peut-être que tu ne t’es pas encore pris un C4 dans les dents, mais sache que ce genre de décisions ne dépend pas seulement de tes compétences (si tu en as). La chance passe, fais gaffe… Sache qu’un travailleur averti vaut au moins deux employés virés.

 

EXTRAIT

 

Ce mec qui glande un max dans son bureau, cette secrétaire dépressive qui chiale à longueur de journée, ce chef, mou du slip, qui est dans l’incapacité de prendre une décision importante... Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? Mais oui bien sûr ! Bienvenue, les enfants, dans ce monde merveilleux/mystérieux/ennuyeux (entourer la bonne réponse) qu’est le travail. En rentrant dans la vie active (ou pas !), vous avez pu rencontrer des collègues intéressants, courageux, performants. Grâce à eux, votre organisation fonctionne plus ou moins bien. Et puis... il y a les autres. Les incompétents, les escrocs, les mythomanes. Leur utilité est à prouver au sein de votre boîte mais une chose est sûre : sans eux, vous auriez moins de choses marrantes à raconter en rentrant chez vous.

En feuilletant ce livre, vous retrouverez différentes espèces de « travailleurs » qui font partie (malheureusement) de votre quotidien professionnel.

 

Extrait


 

Si des personnes se reconnaissent dans certaines des situations présentées tout au long du livre, il se pourrait qu’il ne s’agisse pas d’une simple coïncidence. En effet, c’est peut-être bien toi le boulet dont on parle ou l’emmerdeur de service. Tu fais peut-être partie de ces collègues prétentieux et arrogants ou de ces patrons incompétents. Eh oui, mon pote, la vérité est parfois dure à entendre. Tu t’es retrouvé dans les descriptions du couillon qui se ramasse tout le boulot pendant que tes autres collègues ont décidé de jouer les parasites ? Eh bien ce livre pourra peut-être te permettre d’évacuer cette frustration qui est en toi. Tu as envie de changer ? Tu es décidé à garder ton job ? Alors prends bonne note des lignes qui vont suivre. Car peut-être que tu ne t’es pas encore pris un C4 dans les dents, mais sache que ce genre de décisions ne dépend pas seulement de tes compétences (si tu en as). La chance passe, fais gaffe… Sache qu’un travailleur averti vaut au moins deux employés virés.



 

Publié dans présentations

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Mickaël Auffray nous propose deux nouveaux extraits de son recueil de nouvelles à paraître chez CDL "Vous êtes ici"

Publié le par christine brunet /aloys

Souvenez-vous sa première présentation :

"

« Vous êtes ici » est un recueil de 10 nouvelles exposant des personnages à l'adversité contemporaine:

- L'impasse révèle les déchirures d'un couple au pied du mur ;
Démission offre une plongée dans une entreprise de recouvrement ;
 

 

EXTRAITS :

 

L'impasse
 

C'est un moment de bascule, un jour à péter les plombs. Je serre le volant de toutes mes forces, strangulation discrète. Elle s'observe dans le miroir du pare-soleil, passe méticuleusement son rouge à lèvres ; elle se pense belle, je ne vois que laideur. Mon regard se pose sur la rue d'en face, au bout de la rue c'est une impasse, au bout de l'impasse c'est un mur : le mur qui écrasera sa jolie gueule... Le rouge sur ses lèvres aura bientôt une autre saveur. Il suffira d'accélérer, environ 400 mètres pied au plancher, saisir la boucle de sa ceinture de sécurité et au dernier moment, presser le bouton comme on appuie sur la détente. L'airbag c'est fait, je l'ai désarmé côté passager.

 

******
 

DEMISSION


 

01h42 : Prière de laisser cet endroit aussi propre que vous souhaitez le trouver en entrant. Avec la cuite que je tiens, il est certain que les consignes affichées sur la porte des toilettes ne seront pas respectées : chiotte occupée versus dégueulis imminent, l’apéro en question a pris une tournure inattendue et franchement exaltée. Tête basse, j'observe le mur d’en face où des mots doux gravés dans le béton côtoient des bites dessinées au marqueur. Peu inspiré par cette poésie, j’insiste lourdement en frappant la porte, la réponse est cinglante : « Casse-toi pauvre con ! » […] Je reviens au bar, une grande bouteille de rhum est posée sur le comptoir. On me tend un verre avec une tape dans le dos à vous décoller la plèvre. Nous trinquons avant d’absorber ce soyeux liquide qui fait d’honnêtes gens de parfaits imbéciles. Je me tourne vers la scène de concert, un groupe de punk à la négligence maîtrisée éructe sa vision du monde. Ils surjouent l'indignation en triturant leurs coûteuses Gibson Les Paul pendant que les pissouses du premier rang crachent des salves de cyprine. Je vomis de nouveau, par les oreilles cette fois-ci.

 

MICKAËL AUFFRAY

 

Publié dans Textes

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L'équilibriste, un poème de Salvatore Gucciardo paru dans la revue "Magie poétique"

Publié le par christine brunet /aloys

L'équilibriste, un poème de Salvatore Gucciardo paru dans la revue "Magie poétique"

 

L’équilibriste

 

 

Suspendu

Sur une corde raide

Exposée

Dans le vide immense

 

 

L’homme fragile

Est fouetté

Par tous les vents

 

Les yeux exorbités

Le regard

Tourné

Vers l’horizon

 

Il contemple

L’amas de nuages

Lourds

Et sombres

 

Galopant

Comme des chevaux

Sans brides

 

Vers une lueur

Scintillant

Dans le ciel d’orage

 

Publié dans Poésie, articles

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Thierry-Marie Delaunois a lu "De soufre et de miel", le recueil poétique à paraître de Silvana Minchella

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Parcourons ensemble l’oeuvre: dédiée “à tous les homme que j’ai aimés…”, elle nous parle en prologue d’errance, de leurres, de déceptions, de mémoires karmiques, puis, soudain, une épée surgit, séparant mâle et femelle, flammes vacillantes; suivent espoir et désir, le chemin, abrupt, parsemé d’envies...quand survient l’Elu. Rêve ou réalité? Âme cherchée, enfin trouvée? Retrouvée? Vibration, souvenir, les mémoires flambent, flanchent, les âmes aspirées, l’instant proche, vers le paradis et les chairs se tendent, leurres et peur s’atténuant, héroïne, héros, la rencontre, sensuelle, les phrases crues, l’uppercut visuel, sensoriel, paupières closes; le tunnel s’ouvre, soupirs, tambours du coeur, cris et feulements, au coeur de la savane, les corps en feu, une dernière goutte de rosé(e), un corps Poussière d’étoile, secousses sismiques inéluctables. Mirages? Chaos? Une quête de l’autre longue, éprouvante, les flammes à nouveau vacillantes, les mots choisis par Silvana Minchella enrobés, susurrés, déposés, arômes mélangés et sens affolés, avant l’allegro final de cette symphonie fantastique et sensuelle, véritable déclaration d’amour touchante, frémissante, émouvante.

De soufre et de miel”? L’oeuvre poignante d’une auteure animée et enthousiasmante, les mots s’épanouissant en un style simple, agréable, le texte aéré et porteur de vives sensations, de sentiments diversifiés, l’amour frôlant le divin, sublimé, d’ardents épisodes aux répliques parfois théâtrales, ce recueil nous offrant une progression, parfaitement maîtrisée par l’écrivain, entre nos deux âmes mâle et femelle par l’épée séparées, recueil qui, s’il avait été musique, aurait été sans conteste du Liszt, une promesse de lait et de miel une fois l’oasis atteint. Bon voyage au sein des mots de Silvana Minchella, ils vous feront vibrer, vous élever, vous...bonne lecture!

 

Thierry-Marie Delaunois

 

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Michel Beuvens nous propose un petit texte humoristique : "premier rendez-vous"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Premier rendez-vous

 

 

 

J'ai  encore le cœur battant, et je sens encore ses doigts sur mon corps... « Je voudrais vous revoir... » me dit-elle en baissant les yeux, pendant que je me rhabille. On s'était mis d'accord : notre premier rendez-vous serait un test. Et ce test a duré à peine vingt minutes : son désir a été comblé, mais moi... je n'ai pas du tout envie de la revoir ! Elle n'est pas du tout mon genre !

 

Petites précisions : « Je voudrais vous revoir » fut suivi de :  « Il faudra refaire cet examen dans deux mois, après le traitement que je vais vous prescrire». Quand elle a baissé les yeux, c'était pour écrire des notes dans mon dossier, sur son bureau ; ses doigts tenaient un stéthoscope ; le test, c'était un test à l'effort et son désir, c'était : « Voulez-vous bien ôter votre chemise ? »

Non, décidément, madame H., cardiologue, n'est pas du tout mon genre !

 

 

Michel Beuvens (page FB : Michel Beuvens auteur)

Publié dans Textes

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