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"Enseignement d’hier au service des apprentissages différenciés d’aujourd’hui", le livre pédagogique de Philippe Massart

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Que fais-tu dans la vie professionnelle ? Explique…

Enseignant durant près de 40 ans.

a) Dans l’enseignement secondaire, régent littéraire (1976 ⇨ 1992) Breveté inspecteur de français au degré inférieur de l’enseignement secondaire, à partir de 1991.

b) Dans l’enseignement supérieur, professeur de psycho-pédagogie (1992 ⇨ 2015) au campus pédagogique de la Haute Ecole en Hainaut (anciennement Ecole normale de Tournai) Nommé chef de travaux en pédagogie et en méthodologie au campus pédagogique de la HEH à partir de 2002. Désigné coordinateur pédagogique au Service d’aide à la réussite HEH et membre de la commission Qualité.

c) Professeur de psycho-pédagogie (didactique et stages principalement) dans la section « Cours normaux », en Promotion sociale.

« Enseignement d’hier au service des apprentissages différenciés d’aujourd’hui » est basé sur le questionnement suivant.

a) Avec conviction pour la recherche et le progrès pédagogiques, pourquoi, dans l’enseignement, risquer de jeter aux oubliettes des méthodes, procédés et techniques qui ont pourtant, par le passé, apporté la preuve de leur efficacité, dans la pratique d’enseignement-apprentissage ?

b) N’est-il pas temps de clarifier les concepts du vocabulaire psychopédagogique pour éviter certains malentendus ?

c) N’est-il pas temps également d’abandonner une vision de l’éducation encore trop cloisonnée et parcellisée au profit d’une approche de l’acte d’enseigner davantage holistique, cohérente et systémique (= tout est dans tout) ?

d) Pourquoi assiste-t-on encore aujourd’hui à certaines « tensions de terrain » entre des écoles de pensée psycho-pédagogique alors que, pour la plupart, leur complémentarité paraît évidente.

Une conception parfois trop dichotomique des composantes de l’enseignement apprentissage ne doit-elle pas céder la place à une approche plus synthétique, à une vision fédérée de la pédagogie (car tout le monde possède une part relative de la vérité pédagogique) ?

Sans prétention, ce guide pratique et « généraliste » contient de nombreux exemples issus des disciplines d’enseignement (principalement les mathématiques et le français) et propose d’aider les acteurs de l’enseignement à :

a) prendre position face aux défis pédagogiques que rencontre l’enseignement d’aujourd’hui (notamment avec la mise en œuvre des réformes du système éducatif) en s’appuyant sur des solides acquis pédagogiques d’hier ;

b) clarifier 30 concepts-clé de la pédagogie datant pour la plupart des années 70 (parfois même d’avant) et montrer que la plupart restent d’actualité ;

c) mettre en évidence les liens de cohérence entre ces 30 concepts pour aboutir à : - la mise en œuvre de la pédagogie différenciée (notamment la remédiation), un des piliers de la lutte contre l’échec scolaire, - la conception de la préparation de leçons et à l’(auto-)évaluation critériée des pratiques enseignantes

d) trouver « le chaînon manquant » dans la littérature pédagogique pour aboutir à une vision d’ensemble cohérente et systémique du processus enseignement-apprentissage contribuant ainsi à améliorer la formation initiale des futurs enseignants et à parfaire l’exercice de cette profession en mutation.

Dans un langage clair, ce livre s’adresse à tout amateur d’éducation, en formation pédagogique ou déjà engagé dans l’exercice du métier, de l’enseignement préscolaire à l’enseignement supérieur, quelle que soit la discipline enseignée. Il vise donc un public large à l’heure des réformes de l’enseignement de plein exercice et de la formation initiale des enseignants en F W-B.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ? En ce qui concerne « Enseignement d’hier au service des apprentissages différenciés d’aujourd’hui », tenter de sensibiliser, par les canaux appropriés, à tous les niveaux, les acteurs de l’enseignement d’aujourd’hui et de demain. 

Projets pour la suite ? A voir …

Pourquoi écris-tu et comment ? Sur base de mon expérience professionnelle, mon objectif d’écriture est d’essayer d’apporter, bien modestement, (une partie) des réponses aux questions pédagogiques que se pose l’Ecole d’aujourd’hui.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique… Tous ceux qui, dans leurs domaines respectifs, permettent à l’Humanité de s’épanouir chaque jour, un peu plus…

Tes hobbys ? Musique, dessin, peinture… J’aime peindre, à nouveau sans prétention.

Ton truc contre le stress ? Apprendre à relativiser les événements de la vie et à concilier imagination et réalisme.

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’y proposes-tu ? Je n’ai pas de blog ni de site.

Ta citation favorite ? A cœur vaillant, rien d’impossible.

Un souhait ? Que l’Ecole - et l’éducation en général - puissent encore et toujours relever les (nouveaux) défis sociétaux et les mener à bon port. C’est sa noble mission.

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La revue italienne "Liburni Arte et Cultura" a consacré deux pages dans son n° 52 à l'oeuvre de Salvatore Gucciardo

Publié le par christine brunet /aloys

 La revue italienne  "Liburni Arte et Cultura" a consacré deux pages dans son n° 52 à l'oeuvre de Salvatore Gucciardo
 La revue italienne  "Liburni Arte et Cultura" a consacré deux pages dans son n° 52 à l'oeuvre de Salvatore Gucciardo
 La revue italienne  "Liburni Arte et Cultura" a consacré deux pages dans son n° 52 à l'oeuvre de Salvatore Gucciardo
 La revue italienne  "Liburni Arte et Cultura" a consacré deux pages dans son n° 52 à l'oeuvre de Salvatore Gucciardo
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Danièle Deydé nous présente son dernier roman "Le voyage de Lili"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

Une enfance marquée par la guerre qui a conduit à l’indépendance de l’Algérie, une enfance heureuse pourtant dans une famille aimante. Mais il faut quitter le pays pour se réfugier en France, trouver de nouveaux repères sous des cieux moins cléments. C’est en région parisienne qu’elle fait ses études secondaires, puis elle s’oriente vers des études de psychologie qu’elle suit à Paris. Ses diplômes en poche, elle entre à l’Education Nationale où elle exerce en tant qu’enseignante, puis  psychologue. Nommée dans le sud de la France, elle poursuit sa carrière. C’est symboliquement un retour à la terre natale. Le virus de l’écriture contracté dans sa jeunesse se réveille et elle écrit un premier roman qui paraît en 2010 aux éditions Chloé des lys. Depuis, d’autres ont suivi. «  Le voyage de Lili » est son septième roman.

 

Voici l’avis du comité de lecture de Chloé des lys :

 

Ce roman m’a beaucoup plu.

Lili a seulement cinquante-sept ans. Mais elle est déjà loin, dans un ailleurs où sa mémoire défaillante se réveille parfois durant de brefs instants. Corine n’admet pas que son amie perde la mémoire. Déterminée à lui venir en aide, elle occulte pour un temps ses problèmes personnels et réunit autour de Lili les personnes avec qui elles partageaient leurs vacances autrefois. Réveiller le passé n’est pas anodin. Des évènements cachés apparaissent au grand jour, des secrets de famille bien gardés sont dévoilés. De quoi enchanter plus d’un lecteur !

 

Extraits du roman «  Le voyage de Lili »

 

Le jour décline tôt en cette saison. La soirée est pourtant encore loin. Dans le salon, Corine a allumé une lampe qui diffuse une douce lumière. Lili s’est, une fois de plus, assoupie dans un fauteuil bas. Tant de changements en si peu d’heures, un nouveau décor, trop d’informations distillées par son amie, tout cela l’a épuisée…..Corine l’a compris. Elle est allée chercher un livre et a laissé le silence s’installer. De temps en temps, elle jette un regard à la dormeuse. La surprendre ainsi, devenue une petite chose fragile, l’affecte profondément. Elle a du mal à reconnaître en cet être diminué son amie d’autrefois, celle qui était, il n’y a pas si longtemps, une femme dynamique, indépendante. Une autre tout simplement.

 

****************************

 

En haut de la dune, la plage enfin se dévoile, longue et profonde, à perte de vue d’un côté, et de l’autre barrée par les montagnes bleutées qui annoncent l’Espagne. Le sable beige est balayé sur des kilomètres par le souffle puissant et la Méditerranée éclate en gerbes d’écume nacrées zébrant son bleu profond. Tous se sont arrêtés, ils contemplent le spectacle fascinant de cette masse mouvante au sein de laquelle naissent les vagues qui, inlassablement, se brisent avec fracas sur le rivage. Ils se taisent pour mieux savoure l’instant. Le vent emmêle les cheveux, le sable soulevé pique les yeux et la lumière trop vive les fait pleurer.

- Comme c’est beau !

C’est Lili qui a parlé, elle qui se manifeste si peu ! Son regard s’est allumé. Manifestement, elle est heureuse. Elle sourit même. Elle répète : « C’est beau ! »

Publié dans présentations

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LE RÊVE EST UN DES CHEMINS DU BONHEUR, une nouvelle signée Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

LE RÊVE EST UN DES CHEMINS DU BONHEUR


 


 

En juillet 1914. Paul, marié depuis trois mois seulement, découvre sa chambrée, la numéro 8, au fort d'Émines. Dedans, il fait froid, il fait humide, il fait sombre, les murs sont sales, le silence est pesant, ça sent la sueur et la poussière. Cinq lits sont déjà occupés. Paul murmure "salut" mais n'obtient aucune réponse. Il entend juste les bruits faibles de respiration. Son lit est proche de la fenêtre. Il dépose son sac juste au pied. Il touche sa paillasse, elle n'a rien de comparable avec le matelas de plumes qu'il avait chez lui, la couverture dégage des relents de moisi. Le manque d'intimité est réel, l'espace entre les lits est étroit. La nuit n'est pas encore tout à fait tombée.

 

Sans enlever son uniforme, Paul s'étend sur son lit. Il voit un papillon doré voler autour du lit. On dirait un bijou pareil à la broche que Marie, son épouse, porte sur son corsage. Paul ferme les yeux. Il voit Marie, en petite robe bleue, elle court sur un sentier entre des champs, elle suit un papillon. Le papillon revient vers elle, elle tend la main et il se pose au creux de sa paume. Il voit Marie dans le jardin, elle porte sa robe de mariée, son voile blanc en dentelle. Paul vient derrière elle, il la prend par la taille. Il murmure tendrement : "Enfin tu es ma femme, ma douce Marie." Il entend des pas lourds derrière lui, c'est la grand-mère de Marie. Elle dit d'une voix un peu rauque : "Le rêve est un des chemins du bonheur". Marie répond : " Alors nous serons heureux en rêve quand il ne sera pas possible de l'être dans la réalité." Il voit Marie jouer avec le chien, elle lui lance un bout de bois que l'animal lui rapporte. Elle sourit. Elle est si belle, ses longs cheveux châtain sont relevés en chignon.

 

Six heures, le clairon sonne. Paul se réveille. Il frisonne sous sa veste d'uniforme. Il se lève, il va manger, il avale lentement des bouchées de pain noir, âcre, rassis, à la croûte molle. Il a des haut-le-cœur. Il mâche un morceau de viande indéfinissable, trop cuite, peu épicée servi dans une assiette métallique. Il y a toujours le froid et l'humidité ambiants. Il quitte le réfectoire, va prendre son tour de garde dans le fossé. Durant toute la journée et les jours suivants, il repense à son merveilleux rêve.


 

Le lundi 17 août, un papillon blanc passe devant lui alors que Paul monte la garde, baïonnette au canon. Paul chuchote : "Oh papillon fais-moi voir Marie. J'ai tant besoin d'elle. Je t'en supplie papillon !" Il ferme les yeux. Marie soigne des blessés belges, français et allemands dans la grande salle de l'Abbaye d'Aiseau. Les lits sont alignés. Elle termine un bandage, elle dit de sa voix douce : "Ça va aller. Le calmant va faire son effet." Elle passe de lit en lit : là, elle resserre un bandage, là, elle éponge le front d'un mourant. Partout, elle répète les mêmes mots :"courage", "patience". Elle adresse un signe de la main en direction de Paul.


 

Les heures filent. Paul est de retour dans sa chambrée, il fait presque nuit. Il entend un soldat qui renifle (peut-être est-il en train de pleurer ?), d'autres qui toussent, qui éternuent, ou qui soupirent. Il entend un crissement de crayon sur du papier, c'est son voisin de lit Albert Michaux qui écrit dans son carnet. Max, son autre voisin, qui garde une souris dans la poche de sa veste, fait des confidences à la petite bête. Pierre prie, Lucien chante…


 

Un papillon de nuit tourne autour de la lampe à pétrole. Paul le supplie : "Oh papillon montre-moi ma vie future avec Marie. Montre-toi notre avenir !" Paul ferme les yeux. Il voit Marie qui distribue du maïs dans le grand poulailler, Marie qui jardine, Marie qui cueille des fraises, puis qui fait des confitures. Elle a des rides sur les joues, les rides du sourire quand elle apprend sa promotion à la glacerie. Il découvre Marie enceinte. Il voit leur petite Suzanne faire ses premiers pas.


 

C'est ainsi que Paul acquière la certitude qu'il parviendra à survivre à la guerre. Ce songe lui donne une force toute neuve.


 

Le rêve est un des chemins du bonheur.


 

(Conte écrit pour la balade contée organisée au fort d'Émines le dimanche 8 juillet 2018.

Il s'agit d'un fort qui défendait la ville de Namur en 1914).


 


 

Micheline Boland

Site Internet : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits

Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com

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Nouvelles parutions Chez Chloé des Lys !!!

Publié le par christine brunet /aloys

Nouvelles parutions Chez Chloé des Lys !!!
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Nouvelles parutions Chez Chloé des Lys !!!

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Carine-Laure Desguin fait parler d'elle... "Charleroi, l'enquête littéraire"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure, je ne comprends rien. Pourquoi parle-t-on de toi dans cette enquête ? C’est grave ?

Tu ne connais pas Guy Delhasse ?

Ce nom me dit quelque chose, en effet. Ah, c’est pas le gars qui circule partout, sac au dos et calepin entre les doigts ?

Guy Delhasse est un écrivain voyageur…Il sillonne les villes et …enquête…Il déniche ainsi les livres et nouvelles qui se déroulent dans toutes ces contrées, belges ou françaises. Il propose des balades littéraires et je me souviens d’ailleurs d’avoir participé à Bruxelles à l’un de ces périples. C’était à propos d’un livre de Kate Milie. Nous avons ainsi circulé d’une gare à l’autre. N’est-ce pas, Édmée de Xhavée ?

Cette auteure liégeoise (https://edmeedexhavee.wordpress.com/) était elle aussi de la partie, nous avions un samedi soir passé quelques heures dans les rues de Bruxelles à la recherche du tueur qui s’était évadé du livre de Kate Milie.

Et donc Guy Delhasse est venu à Charleroi, a parcouru les rues de la ville en citant au passage les titres de livres et de leurs auteurs qui racontent ou simplement nomment dans l’un ou l’autre chapitre ce joli nom qu’est celui de Charleroi.


 

Et toi, Carine-Laure ? Tu as écrit un truc au sujet de Charleroi ?

Oh ben moi j’avais écrit une nouvelle, Toujours aussi jolie, suspens sentimental dans les rues de Charleroi. Et donc Guy Delhasse a lu cette nouvelle et en parle à la page 27.

Cette nouvelle nous balade dans pas mal de rues de la ville comme je peux comprendre. Dis, Carine-Laure, cette histoire est une fiction quand même, rassure-moi.

Cette histoire est vraie et il n’est pas question que je te rassure. Suis pas psychothérapeute, suis auteure. Pour les curieux qui veulent en savoir plus au sujet de cette nouvelle, voici un lien et un conseil, ne ratez surtout pas le teaser de Jean-Marie Polon, cela vous plongera directement dans les entrailles de cette sombre histoire. De meurtre ?

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/toujours-aussi-jolie--edilivre--2016/35945696.html

Merci, tu es adorable, quelle empathie envers moi. Dis, Carine-Laure, tu es née en 1962 ? Tu es si, si….

Oh ben non, il y a une erreur d’un chiffre mais ce n’est pas grave. C’est sans doute moi qui me suis vieillie dans une bio ou l’autre.

Ouf ! Pour en revenir à cette enquête littéraire, c’est drôlement bien fouillé.

Oui, en effet. J’ai appris pas mal de choses. Mais je ne dirai rien, na. Car ce livre devrait intéresser tous les Carolos. A noter, les photos de Charleroi dans ce livre sont de Pierre Hyart. Voici d’ailleurs un lien vers ce livre édité aux Éditions du Basson :

http://www.editionsdubasson.com/product-page/charleroi-l-enqu%C3%AAte-litt%C3%A9raire

Merci Carine-Laure. Ceci dit, quoi de neuf de ton côté ?

Beaucoup de choses…Tout d’abord, cette édition imminente d’un recueil de poésies sous souscription jusqu’à la fin du mois d’octobre, voici les infos :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/09/01/36671389.html

Et j’attends aussi un courrier des Éditions Chloé des Lys au sujet d’une pièce de théâtre…

Ah oui, ce fameux texte absurdo-kafkaïen que tout le monde attend.

C’est bien ça…Et j’ajoute que les inscriptions continuent pour le 7èmeSalon du Livre de Charleroi (Alchimie du Livre)…Infos ici :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/04/29/36362280.html

Merci Carine-Laure, je te laisse, tu parais pressée…

Ben oui…

Ah oui, et tes interviews pour http://www.actu-tv.net , ça continue ?

Oui, tu n’écoutes donc pas les infos, toi ? Pffff…

 

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Christine Brunet a lu "Le temps déposé" de Kristof

Publié le par christine brunet /aloys

 

Kristof nous propose un recueil poétique, un mélange de poésie en vers et de textes en prose.

Première impression de lecture : c'est la lumière éblouissante, brûlante, qui environne le narrateur, l'entoure, le baigne, le submerge.

Dans cet éblouissement, le temps est figé sur un instant de vie, un moment de flottement entre rêve et réalité vécu comme une aliénation. 

Lentement, au fil des pages, l'éclat s'estompe et ce qui était source de vie se transforme irrémédiablement en roc, granit sur lequel le temps n'a plus d'emprise. 

Seul héritage de ces instants, les mots qui consument et se consument.

A la luminosité, au blanc et à l'or succède le bruit... aigu, assourdissant, avertisseur, réveil mais de quoi ? Pourquoi ? 

Des poèmes intimes au cœur d'un environnement urbain, déshumanisé : hommes déshumanisés ou robots humanisés... Dérapage de l'esprit ? 

Kristof nous propose un voyage au cœur de l'Être... Et si vous vous laissiez tenter ? 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Danièle Deydé au Festival du livre de Mouans-Sartoux

Publié le par christine brunet /aloys


 

Au fil des ans, le Festival du livre de Mouans-Sartoux (Alpes Maritimes) s’est imposé comme le troisième grand évènement littéraire en France. Pour cette trente et unième édition, les 6, 7 et 8 octobre 2018, près de 60000 visiteurs étaient attendus. Plus de 350 auteurs présentaient leurs ouvrages aux festivaliers.

Cette année, j’ai eu le privilège d’être parmi eux avec mes romans, dont cinq sont parus aux éditions Chloé des Lys. Pour moi, qui étais invitée deux jours, ce furent deux jours de belles rencontres avec d’autres auteurs et un public très intéressé, motivé par la culture en général et le livre sous toutes ses formes. De nombreux collégiens et lycéens enthousiastes étaient présents le 6, venus avec leurs professeurs.

Une expérience culturelle forte que cette première participation à un salon d’une telle ampleur.


 

Danièle Deydé

Auteure du roman «  Le voyage de Lili » qui vient de paraître chez Chloé des Lys.

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Jean Destree nous propose un nouvel extrait de son prochain ouvrage "Un compte de fées"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

L’orage de la veille avait transformé les chemins forestiers en un bourbier collant aux chausses. Les montures trempaient leurs pattes dans la boue. Elles n’avaient pas besoin de freiner des quatre fers, la boue s’en chargeait. En marche ralentie, notre quatuor traversa une lande. Ils arrivèrent devant un grand lac. S’approchant, ils entendirent une petite voix qui chantait. Surprise! Une petite damoiselle à la queue de poisson était couchée sur une sorte de petit monticule sur une plage de galets. Entendant les pas des quadrupèdes, elle tourna la tête. Puis de remit à chanter.

 

- Bonjour, dit le prince Amaury.

- Bonjour dit Hestor

- Hello, répondit l’apparition.

- Qui es-tu, demanda le prince.

- Je suis Éline et toi?

- Je suis Amaury. D‘où viens-tu comme ça?

- D’un pays lointain près de la mer. Et toi?

- De mon château.

- Il est loin ton château?

- Oui beaucoup de lieues. Il faut marcher pendant des jours.

- Pour moi c’est compliqué. Je ne marche pas.  Je nage mais ici, c’est aussi compliqué, parce que il n’y a pas beaucoup d’eau et quand je plonge, je me cogne la tête contre le fond. Et ça me fait des bosses grosses comme des tomates.

- Tiens donc. Pourquoi tu ne marches pas?

- Tu n’as pas vu? Je n’ai pas de jambes, Je n’ai qu’une queue de poisson.

- C’est vrai que ce doit être compliqué de marcher avec une queue de poisson. Qu’est-ce qu’il t’est arrivé?

- C’est mon frère Flipper le dauphin d’Amérique. Il m’a fait une queue de poisson en me dépassant pendant une course. Je suis restée comme ça. Mon appendice m’empêche de marcher.

- Tu aurais dû te faire opérer. Moi, on me l’a enlevé.

- Tu avais le même?

- Non. Un ami de Vésale m’a ouvert le ventre. Et couic!

- Tu avais une queue de poisson dans le ventre? Ça, ce n’est pas courant, à moins que tu en aies avalé une.

- Mais non, l’appendice est au bout de l’intestin. Quand il est enflammé, on l’enlève et on se sent mieux.

- Ah! Tu avais le feu dans le ventre? Ça doit faire mal. Et comment on l’éteint?

- Je te l’ai dit, on coupe.

- Ah oui! J’ai compris, c’est un coupe-feu! Ça fait couic?

- Comme tu dis.

- Mon prince, je ne comprends rien à vos discours, dit Hestor en bâillant. Je commence à avoir faim. Laissons cette petite malheureuse avec sa queue de poisson et continuons notre voyage.

- Tu es vraiment terre à terre, mon pauvre Hestor.

- D‘abord, je ne suis pas terre à terre, mais assis sur mon âne qui a les pieds sales.

- Et toi, petite Éline, d’où viens-tu?

- Mes parents étaient marins sur une goélette. Ils ont débarqué ici après une tempête. Mon papa est reparti en bateau et maman s’est mise à laver les vêtements des marins pour acheter des tartines. Mon frère Flipper a aussi voulu partir en bateau mais maman n’a pas voulu. «Un coureur des mers, ça suffit,» qu’elle disait. Mon frère a décidé d’être coureur à pieds. Il voulait que je cours avec lui mais quand il m’a fait une queue de poisson, je ne pouvais plus courir. Il m’a laissé tomber. J’ai fait plouf et alors je me suis mise à nager. Ici je me repose sur mon tas de cailloux.

- Tu as dit que ton frère était un dauphin.

- C’est le surnom qu’on lui a donné. Le fils aîné d’un roi s’appelle le dauphin. Et mon papa était le roi de la mer. C’est logique non?

- Tu es une petit finaude.

- Je sais. Maman me le dit toujours Éline la fine. Ça rime n’est-ce pas?

- Et tu vas rester comme ça longtemps sur ton tas?

- Je ne sais pas. S’il pleut trop fort,je plonge pour ne pas être mouillée.

- Ben voyons! Nous te laissons et tâche de ne pas trop prendre froid. C’est mauvais pour la  santé.

- S’il fait trop froid, je plonge aussi.

 

Nos voyageurs laissèrent Éline la petite sirène à queue de poisson. Ils trottèrent longtemps à travers la lande puis ils arrivèrent en fin de jours à la lisière d’une forêt. Hestor bâilla bruyamment. Un pic vert se mit à faire la mitrailleuse sur le tronc d’un vieux hêtre. Hestor ne comprit pas le message et crut que l’oiseau se moquait  de lui. Il jura un grand coup. Le pic se remit à mitrailler le hêtre pour montrer sa réprobation d’avoir été dérangé.

 

 

Jean Destrée

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Christine Brunet a lu "Fractures", le nouveau recueil de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

 

Les recueils de Laurent Dumortier, on aime ou on déteste... Il n'y a pas de juste milieu... peut-être parce que ses nouvelles ne nous laissent jamais indifférents.

Fractures, c'est... Comment dire ? Une sorte de cauchemar tout éveillé : tout est normal et soudain, "paf", une claque ! On encaisse, on hésite, on tourne la page et... on replonge !

C'est un peu comme si l'auteur se penchait au-dessus de notre épaule avec un petit sourire narquois puis, avec une sorte de triomphalisme, nous crachait à la figure : "Et toc, prends-toi ça dans les dents !" 

C'est ça, Fractures... Un quotidien décalé, une brèche dans la réalité, un vent de folie... Des histoires très courtes, des personnages pris au piège comme le lecteur...

Fractures est un ouvrage surprenant qui se lit vite, d'une traite, et qui flirte avec nos nerfs... 

Un seul regret, que le cauchemar ne dure pas plus longtemps... A quand le prochain ? 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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