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Dan Berthod nous présente son ouvrage "Chroniques de l'absence"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie de Dan Berthod :

 

Dan Berthod est professeur agrégé de lettres et doctorant. Il est surtout passionné par l’histoire de la musique pop/rock et par l’écriture.

 

Résumé de Chroniques de l’absence :

 

Les nouvelles de ce recueil sont envahies par les figures de la vacuité et de la vanité. On ouvre une soupière : elle est vide. On ouvre une porte : il n’y a personne (sinon des fâcheux qu’on n’attendait pas). Quand on cherche un objet qu’on croit égaré, il s’avère qu’il n’a probablement jamais existé ; et quand on cherche la vérité sur un récit historique fondateur, on s’expose au doute et à la déception. Certains personnages en arrivent à remettre en question l’acte même d’écrire ou de s’exprimer en français.

 

Extrait de Chroniques de l’absence (nouvelle « La Disparition ») :

 

« Bordel ! Mais qu’est ce que t’as foutu de mon ptyx ?

(Je l’avais laissé, je crois, sur une des putains de crédences du salon.)

– Ton ptyx ? Je l’ai pas touché, moi, ton ptyx. »

Elle était tellement habituée à m’entendre l’appeler ainsi, haha ! – de ce nom qui n’existe pas dans le dictionnaire, ce qui fait tout son prix – qu’elle ne s’était jamais posé la question de savoir si le mot « ptyx » était adapté à toute conversation. Un jour, elle allait l’employer devant un prof de français voire un académicien – pour peu que les oiseaux de ce genre se risquent à poser leurs ailes dans notre province !

« Les enfants ! Vous avez vu mon ptyx ?

– Nan ! »

Eux aussi, ils le désignaient par ce mot – ce monosyllabe disant tout en seulement quatre lettres (dont trois consonnes). C’était beaucoup moins compliqué…

Plus on avance dans les siècles, et plus les inventions révolutionnaires se chargent, dans leur signifiant, de lettres inutiles et laides, de connotations technoïdes jugées sans raison avantageuses, comme dans les romans de Dantec.

Grave erreur – plus grave qu’il n’y paraît –, car les fautes esthétiques ont sur la volonté générale de vivre un impact impossible à quantifier !

Publié dans présentations

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Christina Previ nous propose une nouvelle "Objets perdus"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Objets perdus

 

 

 

La porte était fermée et pourtant tous savaient que c’était bien là, chez Voltaire, que l’on retrouvait les objets égarés, à des kilomètres à la ronde. Il suffisait d’entrer, de chercher et vous retrouviez vos clés, sacs, doudous, chapeaux, foulards, MP3, téléphones portables et que sais-je encore.

D’ailleurs, Voltaire avait été rebaptisé depuis fort longtemps déjà. Pour tout le village, il était « l’escamoteur ». Il aurait été malvenu de l’appeler voleur ; bien entendu, il dérobait ou plutôt il chapardait, il s’appropriait… mais il restituait toujours l’objet de son délit !

 

La première fois que ça lui prit, il n’avait que vingt-quatre ans, la tentation fut irrépressible, incontournable ; il empoigna un vieux parapluie, laissé là, à la porte de l’épicerie. Il y avait un soleil de plomb, ce jour-là, pas un souffle de vent et une lourdeur capable d’avachir un vice premier ministre raide et austère.

L’épicière pensa qu’il voulait s’en servir comme parasol, qu’il ne supportait pas ce soleil ardent et qu’il le lui rapporterait… Hé bien, ce parapluie-là, à l’heure qu’il est, l’épicière l’a oublié depuis fort longtemps et je crois bien qu’il se trouve toujours chez Voltaire…

 

Sa manie devint vite incontrôlable. Voltaire ne pouvait apercevoir un objet isolé, sans s’en emparer. Il faut préciser qu’il ne glissait jamais la main dans un sac. Il n’était pas malhonnête Voltaire, non, il était juste pris d’une irrésistible pulsion qui l’obligeait à tendre la main vers les choses perdues, posées par inadvertance, oubliées même l’espace d’un instant, et qui faisaient l’objet de sa tentation.

L’on avait très vite remarqué sa manie, son entourage l’avait réprimandé. On lui conseilla une thérapie ; rien n’y fit, Voltaire continuait de dérober et d’entreposer chez lui le fruit de ses rapines.

 

On l’enguirlanda, le sermonna, ce fut peine perdue… Voltaire continua sur sa lancée. Paradoxalement, il devint très vite un atout précieux pour ses voisins. Il faut dire qu’il ne camouflait rien, tout était à vue chez lui, même les objets de valeur…

Il advint un jour, qu’un homme, se lamentant d’avoir perdu ses clés de voiture, fut invité par Voltaire, lui-même, à venir chez lui. L’homme fut surpris de voir traîner trois porte-clés, avec chacun son lot de sésame !

« Les voici ! » s’écria le conducteur rayonnant : « Merci Voltaire, Je n’ai jamais retrouvé mes clés égarées aussi vite qu’aujourd’hui ! »

Puis, ce fut le tour d’une voisine, éplorée qui ne retrouvait pas son sac de courses.

« Va voir chez l’escamoteur ! » lui avait glissé malicieusement le conducteur chanceux. C’est ce qu’elle fit et elle retrouva son fourre-tout avec ses marchandises et son porte-monnaie intacts.

À partir de ce jour, au village, personne ne s’inquiéta plus de grand-chose… sur le plan matériel, tout au moins ! Un marmot était en larme, sans doudou le soir ? « Allez donc voir chez l’escamoteur ! » était la réponse toute trouvée et bien rare était l’enfant qui ne retrouvait pas le sourire !

Une dame avait égaré son collier ? « Faites donc un tour chez Voltaire ! »

Un étranger de passage oubliait sa carte routière ou son portable sur le parking ? « Venez avec moi, mon brave, je sais où il faut aller ! »

Peu à peu, il était devenu la célébrité des lieux.

 

Le notaire lui-même ayant, un jour, perdu un dossier rare, faillit aller le chercher chez Voltaire… Bon mais, il l’avait oublié, à la poste, tôt le matin, à l’heure ou Voltaire n’était pas encore levé ! Le postier avait bien failli lui téléphoner… Non, pas au notaire, à Voltaire… Puisque l’on retrouvait toujours absolument tout chez lui !

Mais un notaire, c’est un notaire et il n’est pas censé oublier ses affaires ! Donc, il retourna d’are d’are chez le postier, qui lui rendit son dossier rare. Le stylo du notaire, par contre, durant sa course ventre à terre, fut éjecté sur le banc du square et se retrouva vite chez Voltaire !

 

Bref, pour ceux qui suivent, ils savent que personne n’aurait jamais eu l’idée ou même intérêt à se plaindre de Voltaire. Il était « leur escamoteur » et bien que l’on puisse, normalement, désapprouver cette déviance, dans ce cas précis, chacun y trouvait son compte !

 

L’obsession de Voltaire a longtemps servi sa petite communauté, jusqu’au jour où, lui-même, s’est mis à oublier. Il perdit ses clés, son chien, son heure et jusqu’à son nom. La course du temps l’avait rejoint, Alzheimer l’avait atteint. Le lièvre, cette fois, avait rattrapé la tortue.

 

Ce fut au tour des voisins, de devoir ramener Voltaire. L’étape suivante fut la maison de repos. Mais chaque dimanche, un de ses anciens voisins se charge d’aller le chercher. La semaine dernière, sur la place, ils lui ont dévoilé une statue, fraîchement inaugurée. La sculpture a été érigée à son nom !

En la voyant Voltaire a souri… son regard s’est posé sur le banc et il a ramassé, subrepticement, une pochette de plastique rouge, sans doute oubliée là par un enfant… À la maison de repos, quelquefois, une pantoufle, un peigne ou un gobelet  disparaissent et il se trouve toujours quelqu’un dans le couloir pour vous indiquer la chambre de Voltaire.

Publié dans Nouvelle

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Jean-Louis Minot nous présente son nouvel ouvrage "Le lac"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Né en 1952, fils unique.

A abandonné ses études après le baccalauréat par manque d’idée précise sur son avenir.

Retraité de l’Education Nationale sans avoir été enseignant pour autant.

A toujours aimé la lecture qu’il a pratiquée en autodidacte

D’où une culture hétéroclite sans la moindre structure.

Aime également peinture, musique, sculpture et toutes formes de culture.

L’écriture est un moyen de mettre le monde – son monde intérieur -  en ordre.

 Depuis toujours plus spectateur qu’acteur.

Curieux de tout. Fanatique de rien.

Publie ici son 4ème roman dans un genre différent des précédents qui étaient policiers :

La serpette ( en cours de réédition chez CDL)

Le rire des gargouilles – CDL

Chroniques I – CDL

 

Résumé :

            Ce récit nous conte l’histoire d’un échec professionnel et sentimental subi par une jeune femme. Elle va quitter Paris pour retourner en province dans un petit village au bord d’un lac. Sa solitude l’amène à tout remettre en question. Et, sans qu’elle y soit pour quoi que ce soit, la réalité va basculer et l’entraîner dans un univers angoissant. Ni démons ni sorciers, mais une chatte qui a élu domicile chez elle lui pose des questions insolubles. Un jeune garçon du voisinage se révèle être bien plus qu’un jeune garçon. Le lac tout proche l’attire et lui fait peur en même temps. Idem pour un homme dont l’épouse a disparu un an auparavant sans laisser de traces. Il y a aussi ces deux corbeaux qui l’observent, la guident, lui font des reproches.  Et cette ombre qui l’attire un soir d’hiver au plus profond du lac .

Une autre réalité. A moins que tout ceci ne soit qu’un cauchemar.

 

 

 

 

Extrait :

 

Vendredi 3 janvier

            La neige n’a pas cessé. Des jours et des jours durant. Plus de terre ni de ciel. Forêt et lac engloutis. Les chemins ne conduisent plus nulle part, d’ailleurs il n’y a plus de chemin. Les accalmies annoncées à la météo contournent la région : « Inexplicable, cas rarissime ». Paroles au goût d’ignorance. Les gens se terrent chez eux, télé en panne, plus de transmission. Le pays est entré en hibernation. Les maisons isolées sont visitées par les pompiers. On ne compte plus les lignes téléphoniques coupées. Les mairies sont assiégées de demandes de secours.

            Catherine, terrée chez elle, terrifiée, se bouche les oreilles. La radio poussée à fond n’y peut rien. Dehors le chant s’est amplifié au long de ces jours de tempête, ce chant qui l’appelle si fort. Par-delà le chemin et le lac, du plus profond de la forêt, d’entre les troncs des arbres morts, du fond d’un gouffre sans fond…. La voix murmure son nom et le vent le porte jusque chez elle, au fond de son lit et dans ses rêves. Jour, nuit, inlassablement. Les corbeaux se taisent, perchés au sommet des grands arbres. La renarde risque le museau au sortir de son terrier. Le vent encore… glisser sur l’eau, la tête dans le ciel, parmi les nuages blancs…. aspirer les senteurs du printemps. Tout savoir de la vie et de la mort… La voix lui murmure toutes ses promesses. Comme une infinie caresse. Enfin trouver le repos.

            Une silhouette noire naît du vide, entre trois rochers, près de la source figée par la glace. Elle grandit, s’avance…. les corbeaux immobiles et curieux. La renarde gémit, oreilles basses. Catherine s’élance vers l’appel… Lilith regarde, statue froide de déesse égyptienne réincarnée, spectatrice de la vie et de la mort. Qu’advienne ce qui doit advenir. Catherine flotte au-dessus du sol, ne sent pas la neige froide à ses pieds. Mais marche-t-elle vraiment ? L’ombre noire s’est avancée jusqu’à la rive du lac : « Viens, je t’attends…. Je te promets le calme et la joie. Tu sauras, tu ne trembleras plus de peur ni de froid. Viens dans le silence…Prends ma main. N’aie plus peur ».

            Catherine s’élance par-dessus les eaux à la rencontre de ce murmure qui tient le ciel tout entier… S’enfoncer sous les eaux, oublier le ciel. Réintégrer le ventre de la terre….

 

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Le blog "legere imaginare peregrinare" a chroniqué "Silencieux tumultes", le nouveau roman d'Edmée de Xhavée

Publié le par Legere Imaginare Peregrinare

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2018/10/22/passion-lecture-silencieux-tumultes-edmee-de-xhavee/#more-27714

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2018/10/22/passion-lecture-silencieux-tumultes-edmee-de-xhavee/#more-27714

 

 

Une maison comme personnage principal?? C’est ce que propose la romancière belge Edmée De Xhavée dans son roman « Silencieux Tumultes », très beau texte empreint de poésie et de sensibilité.

 

L’auteur:

téléchargement (1)Edmée de Xhavée, née en 1948 dans la province de Liège, a longtemps parcouru le monde, en Italie, en Amérique, en France aussi, mais, tel le pigeon voyageur, elle est revenue au nid pour se consacrer à l’écriture.

Le roman:

Silencieux tumultes, quatrième roman de l’auteure, a été publié par les éditions Chloé des Lys en avril 2018. Le style est aussi sensible et délicat qu’une goutte de rosée matinale sur un pétale de rose. Edmée de Xhavée manie la langue avec bonheur,  parsemant de-ci de-là de petites touches de poésie cachées dans les aspects les plus simples ou les plus triviaux de la vie: « Derrière la haute haie de troènes, le jardinier des voisins pousse sa tondeuse, et l’odeur de l’herbe coupée lui parvient au gré du souffle de l’air chaud de cette journée de mai. De gros nuages galopent épars dans le ciel, troupeau vaporeux dans un ciel autrement pur. » (Page 83)… »Sur la table ronde empire marquetée et cerclée de cuivre ciselé et étincelant, de superbes dahlias jaillissent d’un vase chinois, tandis qu’un Val Saint Lambert, juché sur le petit guéridon japonais laqué rouge, offre sa transparence à un plumetis de grappes de verges d’or, dont les tiges feuillues s’élancent en se croisant, vigoureux traits verts dans le cristal de l’eau où la lumière tremble. » (Page 55).

Cathie Louvet

Publié dans avis de blogs

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Robert Blée nous présente son ouvrage "A l'ombre de mon tilleul vert"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

De formation autodidacte, je me suis réfugié, suite à un événement douloureux, dans l’écriture. J’ai par là même expulsé les incompréhensions d’une vie parfois insoutenable pour ne retenir que la beauté du monde.

J’ai longuement rêvé lorsque je travaillais comme tâcheron dans les entreprises de nettoyage. L’imaginaire m’a aidé à trouver la force de travailler presque jour et nuit. Puis pour des raisons que seul connaissent les parents d’enfants dits : « différent » lorsqu’ils perdent leur progéniture, j’ai fuit.

Je me suis établi en Loire Atlantique où j’ai exercé le métier de tuyauteur bord. La Loire, les paquebots en naissance et les petits ports de pêches ont gravé en moi les déferlantes apaisantes.

Après avoir fondé l’association Aurore Étoilée qui œuvre en faveur des enfants handicapés mais aussi envers les parents en soulignant au public tous les problèmes liés à la dépression, parfois même aux addictions.

Aujourd’hui je redistribue aux lecteurs ma vision du monde et celles des turpitudes qu’il subit.

 

http://poesieflanante.e-monsite.com/

Résumé

 

Recueil de poésie écrit en vers libérés de toutes contraintes où se mêlent l’amour, l’espoir, le temps qui passe mais aussi l’abject dans ce que les hommes sont capables de faire subir à l’humanité, à la nature.

 

Que reste-t-il de ce monde ?

Un absolu dissolu dans le méandre des questionnements, dans les fondations d’une humanité en mutation, en transe.

L’homme se voit ainsi contraint à des voyages forcés vers un aller sans retour en direction de la croisée de ses chemins.

Trouvera-t-il sa quête ?

En attendant nous marchons, dos voûté, sous le fardeau des méconnaissances !

En attendant je marche vers mon tilleul vert.

Marcher n’est-il pas déjà savoir s’arrêter lorsqu’un pas en suspension attend l’autre ?

Cette étrangeté du temps, en cassation, qui comme un métronome donne la rythmique essayant de nous faire insouciamment entrevoir la respiration de la créativité de la vie, qui n’arrive plus à nous interroger, m’interpelle.

Je m’interroge…

Je marche…

À pas lents, pour mieux appréhender le monde.

La lenteur d’une marche

Assoit la sagesse

D’un centenaire affable.

Le monde est plat

 

Sur les mers démontées,

J’ai remonté la sonde

Pour y compter les nœuds

D’une société lisse

Afin de vous conter l’effroi

D’un monde plat

Où l’on tourne en rond,

Où l’on marche à reculons,

Vers des océans sans loi.

 

Il n’y jaillira que des rencontres

Faites de craintes sourdes,

De hurlements d’enfants

Étouffés savamment,

À l’abri de nos serments.

 

 

Publié dans présentations

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Nicole Graziosi nous présente son nouvel ouvrage "Tendresses et venins"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Extraits de  « Un loden bleu » :

 

Du temps où elle devait voyager plus d’une heure en métro pour se rendre à ses cours elle avait conservé la manie d’observer les gens alentour, se posant quantité de questions sur leur vie, imaginant leur travail, leur famille, leurs passions.

C’est en s’adonnant à son occupation favorite que ses yeux, tout naturellement, se posèrent sur les quatre personnes assises devant elle.

.....................

Lui, il regardait l’inconnue. Il la regardait de ses yeux bleus auxquels les rides d’expression donnaient une dimension particulière. D’autres marques sur son visage soulignaient son âge. Les lèvres, souplement dessinées étaient légèrement charnues. Elles semblaient manquer un peu de fermeté.

Les yeux ne se détachèrent plus de leurs visages respectifs. Les regards, scrutateurs dans un premier temps, s’adoucissaient, passant de la surprise à l’intérêt. On en était maintenant à la découverte.

.....................

Les yeux bleus la fascinaient. Elle les sentait se promener sur son visage, en délimiter le contour, se fixer sur un détail, poursuivre, en une longue et douce caresse une interminable reconnaissance.

Elle sentait son propre regard se promener sur le visage de l’homme, en délimiter le contour, se fixer sur un détail, poursuivre en une longue et douce caresse une interminable reconnaissance.

L’intensité était telle que l’on eut pu croire qu’ils s’étaient bien connus et qu’ils se retrouvaient. On eut pu croire qu’ils s’étaient aimés avec passion. Qu’ils venaient de s’aimer avec passion. Tendresse, volupté se mêlaient. Encore étrangers l’un à l’autre quelques minutes auparavant, ils se reconnaissaient, se possédaient.

.....................

« Pourvu qu’il aille encore bien loin ! Pourvu qu’il reste encore un peu ! » .....................

 

Bio :

Si peu de temps s’est écoulé depuis que j’ai rédigé une biographie à l’occasion de la parution de « Mais comment s’appelle-t-elle ? » paru chez Chloé des Lys, que je ne peux qu’ajouter : j’ai un an de plus !

Mais quelle année ! Grâce aux lecteurs et aux lectrices, une année chaude au coeur, chaude à l’esprit, chaude à la plume ...

Voici quand même, pour mémoire :

Naissance à Paris, enfance en Dauphiné, adolescence en banlieue parisienne, puis Bruxelles qui devint le lieu de mon nid.

J’eus l’occasion de faire de nombreux voyages sous des latitudes différentes et dans des fuseaux horaires très variés.

Pourquoi j’écris ? Question récurrente ... J’écris parce que je me sens si bien quand j’écris !

 

Résumé

 

 

Récits teintés d’humour et de tendresse.

Comment les résumer, ils sont si différents ?

Différents quant au style, variés quant aux thèmes.

On pourrait s’amuser à les classer, à faire des colonnes : les tendres, les vénéneux.

On peut se poser des questions : Sont-ils imaginés ? Sont-ils vécus ?

On passe de l’un à l’autre comme du coq à l’âne. De la narration à l’invective, de l’émotion à la dérision, de la colère à la tendresse.

Quand l’amertume devient venin, quand les conventions étouffent, quand les apparences sont plus importantes que la loyauté, quand ...

                Une petite fille se découvre un second grand-père

                Une passion dans un autobus parisien,

                La visite nocturne d’un ... hippopotame

                Une cure à Vichy

                Une concrétion de confidences féminines

                Un petit Mohamed

                Un curé qui fait du stop dans la chaleur d’un mois d’août de la campagne romaine

                et quelques autres ...

Quand la vie, quoi !

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Célia Barbier crée sa maison d'édition... à compte d'édition, mais oui ! Les Editions Hatanna sont nées

Publié le par christine brunet /aloys

www.hatanna-editions.fr
www.hatanna-editions.fr

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Hatanna Éditions... 


 

Hatanna est une sirène née en 1628. De mers en océans, elle parcourt les eaux pour découvrir de nouvelles perles littéraires. Et bien que libre comme l’air, elle décide désormais de devenir dévoreuse de livres. C’est alors que vient au monde Hatanna Éditions.

La maison s’articule autour de trois axes principaux : « La Sirène Tranchante », collection prônant le fantastique trash et gore, voire charnel, disons dans l’ensemble borderline, « Racines », qui se concentre sur des auteurs de la région PACA, et « Tétraguide » qui met en avant des guides touristiques destinés aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux seniors, et qui sont réalisés en partenariat avec l’association Tétra Trip.

Jeune et dynamique, la maison est basée sur Gargas, petit village provençal. Très présente sur les réseaux, la sirène publie régulièrement sur sa page Facebook, son compte Twitter, et met également en avant les titres dans des bandes annonces sur sa chaîne YouTube. Elle parle d’ailleurs en son nom propre sur ses réseaux afin de faire vivre sa légende et de faire entendre sa voix, ses pensées. Il est également important pour elle de travailler avec les acteurs locaux. Elle est de fait imprimée tout près, à la Roque d’Anthéron, chez Yenooa. Un partenariat qui lui convient très bien car nourrit d’échanges fructueux.

La sirène a à cœur de soutenir ses auteurs et de leur apporter le meilleur suivi possible. Elle organise donc des tournées afin de rencontrer les libraires et être présente sur différents salons du livre. Par ailleurs, ayant toujours travaillé dans l’animation en parallèle, elle aime jouer. C’est ainsi que pour les ouvrages de la collection « Sirène Tranchante », ouvrages qui s’y prête le mieux, elle organise des chasses au trésor 2.0. Des énigmes sont énoncées et des indices perdus dans des articles de son blog. Il faut retrouver les mots perdus et trouver celui qui les fédère tous. D’autres jeux viendront très certainement par la suite enrichir ce type de format, le tout pour combler le lecteur et lui faire passer un bon moment. Et qui dit chasse dit forcément trésor ! Dans ce cas, un livre dédicacé par l’auteur. D’autres projets germent également dans l’esprit de la sirène qui espère les voir mener à bien prochainement. Elle vous tient au courant !

 

Hatanna

15.10.2018

http://tetratrip.com/

https://twitter.com/HatannaRH

https://www.facebook.com/hatannaRH/

www.hatanna-editions.fr

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Christine Brunet a lu "Silencieux tumultes", le dernier roman d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

 

"Silencieux tumultes" est un roman différent dans la lignée écrits par Edmée de Xhavée... Non par son style mais par son approche de "l'humain"... Il propose un regard extérieur, celui d'une maison... impudique, curieuse, gardienne de lourds secrets... Et elle observe des êtres qui aiment, s'aiment, se haïssent, souffrent ou donnent la vie...

Les époques passent, la maison se transforme au fil des modes et générations qui se succèdent. Elle est le témoin privilégié d'une société en mutation, de moeurs en pleine révolution.

Petites histoires intimes, personnages bien marqués dans une ambiance feutrée dans laquelle le lecteur se promène en toute indiscrétion.

Les femmes sont au coeur de cette demeure qui semble immuable, mais en sont-elles l'âme ? Je crois plutôt que c'est cette maison de maître qui donne une ossature à ces générations de passage. Elle est cocon, fil conducteur. 

"Silencieux tumultes" est une étude de moeurs menée de main de maître par une auteur rompue à l'exercice, à la plume précise, aiguisée, qui joue avec les mots pour nous entraîner dans le secret des alcôves. 

Un moment de lecture à déguster le soir, au coin du feu ou dans un lit bien douillet. Alors, peut-être qu'en tendant l'oreille, vous entendrez les murs vous raconter de "Silencieux tumultes"... 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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La chanson d'Helga, une poésie de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

LA CHANSON D'HELGA

(Sur la musique de l'Ange bleu avec Marlène Dietrich)


 

J'ai toujours aimé venir à Paris

C'est une ville qui me rappelle Berlin,

Le Berlin des années vingt


 

Notre Dame se mire dans la Seine

Depuis des centaines d'années

Et pourtant personne ne s'en lasse.


 

Les Folies Bergère attirent les hommes

Les Français comme les étrangers

Les femmes nues n'ont pas de nationalité.


 

Et puis c'est là que vit mon homme

Celui que j'ai dans la peau

Celui avec qui le ciel est toujours bleu.


 

Pourtant un jour il m'a trompée

Une américaine me l'a volé et il est parti

Je l'ai cherché partout dans la ville.


 

Puis un jour, dans un couloir de métro

Je l'ai aperçu et je l'ai suivi

Il est entré dans un immeuble cossu.


 

J'ai attendu longtemps dans la rue

Puis je suis montée au premier

C'est là que je les ai trouvés.


 

Dans le même lit tous les deux

J'ai ouvert mon sac et sorti le revolver

Il ne m'a fallu que quelques secondes.


 

Une balle pour elle

Une balle pour lui

Et une balle pour moi.


 

J'ai toujours aimé venir à Paris

C'est une ville qui me rappelle Berlin,

Le Berlin des années vingt.


 

Louis Delville

Blog : http://louis.quenpensez-vous.blogspot.com/

 

Publié dans Textes, Poésie

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"Amie blonde" une poésie extraite de Fairy, le prochain recueil de Joël Godart

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

                     Amie blonde

 

                     Laisser glisser

                     Laisser vous glisser au bas des chutes

                     Chutes d'eau chute de rein                   

                     Que rien ne vous arrête si ce n'est

                     La petite larme au coin de l'oeil

                     Larme de joie larme de deuil

                   

                     Sachez saisir le grand frisson

                     Frisson qui vient du froid

                     Et pourtant vous accueille

                     Frisson d'eau frisson de mousse

                    

                     Partez sur les routes et sachez savourer

                     En chemin la mie gourmande

                     L'amie à la bouche gourmande

                     La blonde amie 

 

 

 

JOËL GODART

 

Publié dans Poésie

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