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Une histoire cochonne signée Bob le Belge

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Faut pas croire ! Si je garde toujours cette allure svelte et sportive, c’est parce que je surveille mon poids. J’ai un truc infaillible pour ça. Lorsque je prends ma douche le matin et que je baisse la tête, si je vois dépasser mon… enfin on se comprend… si je le vois dépasser un peu, c’est que je suis dans le bon et ma bedaine aussi. Sous contrôle. Je gère.

 

Or ces derniers temps Poussin ne cessait de me faire des remarques désagréables du style : tu n’entres plus dans tes pantalons, tu as grossis, si ça continue tu pourras y déposer ta tasse ce café etc… Mais non, mais non, me disais-je : elle dépasse.

 

Puis un jour j’ai compris. Depuis quelques temps, elle a pris l’habitude de faire irruption dans la salle de bain lorsque je patiente béat sous la jet d’eau chaude. Pour vérifier si j’emploie le savon, ai bien préparé un autre slip, enfin le genre de choses qui font qu’un couple sur deux ne dure pas au delà de 28 ans. C’est énervant.

 

Et comme c’est le matin, et qu’elle entre à chaque fois en petite culotte !

 

C’est cochon ?

 

Bon, passons à autre chose.

Publié dans Textes

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Edmée de Xhavée a lu "L'Epervière et autres nouvelles " de Laure Hadrien

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

J’ai lu L’ Épervière et autres nouvelles, de Laure Hadrien – Edmée De Xhavée


 

Je suis les nouvelles de Laure Hadrien sur son blog. Fidèlement. Leur atmosphère particulière m’est désormais familière : des personnages à la fois anodins, oui, mais bien à part dans ce moment précis de leur vie ou sur le chemin de celle-ci. Des gens qu’on ne remarque pas de façon aiguë, sauf si on s’y frotte – et souvent s’y pique.

Ici, neuf nouvelles pour les rencontrer, ces étranges autres, étranges pour un moment ou pour toute leur existence.

Un été à t’attendre… Une attente qui a le poids du manque, la respiration en suspens, l’espoir papillonnant autour de chaque instant de ce pourtant si bel été provençal, l’air chaud remué par le vol des bourdons, les jambes griffées par les ronciers du sentier, les lézards verts et furtifs se faisant coup de fouet au sol…

La femme de ménage… Une vie qui était à l’arrêt, séchée entre les pages du passé. Un passé abandonné, objets et noms des amants autrefois aimés désormais recouverts d’un voile ternissant le tout. Mais la femme de ménage fait plus que prendre les poussières et cirer, elle remet couleurs et odeurs, appétit, légèreté… beauté et vie. Mais il suffit parfois d’une déception de trop et de quelques pétales de roses pour résumer une existence.

Un dimanche à Chaville… Le temps des coquelicots et du blé vert. Une rencontre que l’on rêve, que l’on imagine, que l’on détaille pour mieux s’en réjouir. L’amant sur le quai de la gare, le toucher de sa main dans les cheveux, et puis la joie de découvrir Chaville. On se souvient du grand-père, de l’amour infini du grand-père…qu’elle aimait tant mais que pourtant…

L’épervière… Il est élusif, elle décèle en lui la peur de l’autre, et elle sait qu’avec amour et patience, elle l’apprivoisera. Elle avance, il recule, puis fait un pas timide. Elle le persuade de son inoffensivité, elle ne veut que peu de choses, et a besoin de tant lui donner. Elle, elle n’aime pas la solitude, il ne peut donc pas s’y trouver bien non plus, et elle est mieux outillée que lui pour qu’ensemble ils puissent fleurir…

Le voisin… Une maison à la campagne, pour s’y repaître de l’odeur de l’herbe chaude ou fraichement coupée, du chant des oiseaux, du bruissement des feuilles. C’était sans compter avec le voisin, dont le jardin retentit des bruits de multiples moteurs tailleurs, broyeurs, coupeurs toute la semaine et envoie des volutes de graisse de BBQ le dimanche.

Ella… Chandolin. Le village où est morte Ella Maillart. Une promenade, une rupture, une grande respiration.

Le ballon-clown… Bricolage d’école. Un enfant fier, une mère encombrée. Un sauvetage fait au mieux. Et des sourires.

Le piano interdit… Une « adolescente éraflée qui se grise des battements de son cœur »… Un piano qu’elle ne peut toucher. Et pourtant, elle le sait, la musique, c’est à elle. 25 ans après, le passé revient, avec l’amour qui a manqué.

Un lac… Un mari aux contours gris, des enfants qui criaillent. Ah, quand le mariage a perdu son impatience et ses fous-rires et se limite au « c’est la vie, c’est ainsi pour tout le monde »… Et puis un regard que l’on croise, beau comme un lac. Rêveries et réveil. Et cependant…

 

EDMEE DE XHAVEE

 

Publié dans Fiche de lecture

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interprétée par Antonia Iliescu, sur l'un des poèmes issus du premier recueil "Aux tréfonds de mon âme", de Bernadette Gérard-Vroman

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.youtube.com/watch?v=ZuEnQaVL6ok&feature=youtu.be

Publié dans Poésie, vidéo

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Le blog Ladybooks a chroniqué "Mamie Paulette" de Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

https://ladybookss.wordpress.com/2018/05/24/mamie-paulette-de-severine-baaziz/

https://ladybookss.wordpress.com/2018/05/24/mamie-paulette-de-severine-baaziz/

 

Le résumé:

« Jules, quinze ans, a toutes les raisons  de déprimer. Sa mère n’a d’yeux que pour les roses, les chats et la chasse à la poussière ; son père est tremblotants de tics ; ses camarades de classe adeptes du langage des poings. Et pour couronner le tout, sa grand-mère, aussi aimable qu’une lame de guillotine, emménage sous son toit… Sauf que la petite dame aux pas ankylosés d’arthrose va donner du sens à sa vie. »

Ma chronique:

« Mamie Paulette » sortira fin mai aux éditions Chloé de Lys et est le deuxième roman de Séverine Baaziz. J’ai rencontré l’auteure lors du Salon du livre de Metz et j’ai tout de suite été attirée par cette couverture très singulière. Mamie Paulette apparaît sous les traits de la reine Elisabeth. Le ton est donné!

Paulette Chedart alias Mamie Paulette, 80 ans, regarde tranquillement ses enquêtes policières du vendredi soir lorsque son bien-aimé Pierrot, 85 ans, décède subitement d’une rupture d’anévrisme alors qu’il était aux toilettes… Paulette revoit son fils unique Philibert, son épouse Marion, et leur fils unique Jules lors de l’enterrement. Des retrouvailles furtives, le fils et sa bru ayant d’autres chats à fouetter. Paulette se retrouve seule et n’est pas mécontente. Mais c’était sans compter sur le défunt époux qui livra dans une lettre ses dernières volontés: que Paulette aille vivre chez leur fils. La solitude éphémère de Paulette prend fin tout comme la vie tranquille et monotone de Philibert. Paulette accepte les conditions, sa progéniture, beaucoup moins. Les premiers jours de cohabitation sont hostiles, les liens ont été rompus il y a longtemps déjà. Très vite, Paulette se rend compte que son petit-fils souffre en silence. La nouvelle tatie Danielle va alors se métamorphoser et tout faire pour lui redonner goût à la vie.

J’ai beaucoup apprécié ce roman. Séverine Baaziz nous offre une galerie de personnages détonants! Mamie Paulette est hilarante, elle multiplie les coups bas et les scenarii rocambolesques pour pourrir la vie de son fils et de sa femme et ne va pas leur faciliter le quotidien! Surnommés Tic et Tac (en référence à leurs TOC), le couple a de quoi faire rire. Marion, la belle-fille, est le sosie de Bree de la série « Desperate Housewiwes ». Maniaco-dépressive, elle passe ses journées à bichonner ses rosiers et ses deux chats persans, qui répondent aux doux prénoms de Vipère et Cobra! Très occupée par ces diverses occupations, elle préside également une association pour la protection des félins « Chapristi » et organise des concours de beauté pour félins. Philibert est assureur et n’a d’assuré que son métier. Gauche, maladroit, véritable empoté, peureux, il est sans cesse ridiculisé par son beau-frère luxembourgeois, homme de poigne et d’argent. Le couple est englué dans une routine ennuyeuse et tellement monotone! Heureusement que la tornade Paulette est là pour mettre le désordre et du même coup rétablir une véritable harmonie familiale.

Car derrière le rire, se dissimulent la tristesse et la souffrance d’un jeune garçon, celle de Jules, le petit-fils, 15 ans. Complètement à l’écart du noyau obsessionnel formé par ses parents, le jeune homme se renferme et n’a personne à qui parler. Enfin ça, c’était avant l’arrivée de Paulette. La grand-mère, qui a le don de mettre le nez partout, prend Jules sous son aile et une belle histoire naît entre ces deux-là. « Mamie Paulette », c’est avant tout l’histoire d’une belle rencontre intergénérationnelle. Le lien fusionnel entre la grand-mère et son petit-fils est très beau, très touchant et parlera à tous. Derrière cette apparence de fer, la dame cache un grand cœur.

Je conseille?

Un beau récit sur l’importance de la famille, sur les liens avec ses ainés, le tout ponctué d’une bonne dose d’humour, de rocambolesque et d’émotion. Le roman est à l’image de « Mamie Paulette »,  un vrai feu d’artifice! Une belle découverte.

Publié dans avis de blogs

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"Sérénade à la vie" de Bernadette Gérard-Vroman fait parler de lui !

Publié le par christine brunet /aloys

"Sérénade à la vie" de Bernadette Gérard-Vroman fait parler de lui !
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"Sérénade à la vie" de Bernadette Gérard-Vroman fait parler de lui !

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Albert Niko nous propose la seconde partie de son texte "bleu nuit, hôtel social"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Il n'y avait qu'une seule façon de me tirer de cet asile c'était de décrocher un boulot, rapidement, et si possible un CDI. J'aurais alors de bonnes chances d'obtenir un HLM.

Mes vieux m’ont alors dégotté un boulot tout cuit par l’entremise d’une amie. La vraie planque, c’était. Pour autant, j’aurai pas tenu plus de quinze jours. Je me demande à quoi ça tient. J’avais rien de bien méchant, surtout du classement et un peu de saisie. Et pour être le seul homme du service, j’échais chouchouté par ces dames…

Je démarrais tôt et un matin j’ai envoyé bouler le réveil. J’allais me libérer. J’ai rassemblé de quoi me rouler un joint au pied de mon lit, puis j’ai attendu l’heure d’ouverture des bureaux en pensant : eh bien, on y est. Quelques deux heures et un second joint après, je composai leur numéro.

- Allo ? Oui, bonjour madame. Je m’appelle Éric Bernicot, je travaille dans vos services.

- Oui ?

- Je vous appelle parce que je ne vais pas être en mesure de venir travailler aujourd’hui. D’ailleurs, je démissionne.

- Vous démissionnez ?

- C’est ça.

- Alors il faut nous envoyer un courrier au plus vite.

- Ah ! Pourtant je pensais que ça ne serait pas nécessaire si j’étais toujours en période d’essai…

- Le fait d’être encore à l’essai vous dispense d’un préavis, mais vous devez nous prévenir par écrit de votre démission.

- Très bien. Je vous envoie ça dans la journée.

Je me recouchai sitôt après avoir raccroché et entrepris de me confectionner un nouveau joint.

 

***

 

J'avais un ami qui avait le chic pour se faire lourder en un rien de temps des places qu'il s'était vu contraint d'accepter. Sauf que ça faisait quelques mois déjà qu'il languissait chez un concessionnaire de prestige où la plupart des gens se contentaient de passer devant la glace pour le frisson. Quand les gars avaient de la ressource, ils préféraient jouer sur les volumes en optant pour un quatre-quatre, et lui se traînait dans son musée de berlines comme un fantôme neurasthénique en multipliant les allers et venues entre la fontaine à eau et son bureau.

Et alors qu'il était en train de battre son record de longévité, j'ignorais que j'étais, moi, sur le point d'établir le record inverse.

Quand je me suis pointé dans ce futal bleu et cette chemisette écarlate, il m'a tout de suite demandé pour qui je courais et j'ai commencé à parader devant son bureau comme si j'étrennais ma dernière tenue de majorette. Je démarrais dans une demi-heure – à la pompe. Je voulais juste lui montrer la dégaine.

Le plus drôle c'est qu'une fois là-bas tout allait trop vite pour moi, les clients qui affluaient, qui tiraient la gueule, et je pigeais rien à cette caisse, alors j'ai accroché le regard du directeur qui avait laissé sa porte entrouverte et ça disait “continuez sans moi”. Je leur rendrai la tenue le lendemain, que j’ai fait.

Le plus drôle, c'est qu'en me voyant revenir moins d'une heure après, mon fantôme avait retrouvé des couleurs et le soir venu, on est allés dans un self qui venait d'ouvrir. Je me suis aligné cinq sangrias sur mon plateau, plus une montagne de piémontaise dans une petite soucoupe qui virait à la Tour de Pise sous le nez de la caissière...

 

 

En licenciant mon ami peu après suite au dépôt de bilan, son patron valida ce faisant son record de longévité dans un emploi – dix mois.

 

ALBERT NIKO

Publié dans Textes, Nouvelle

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Albert Niko nous propose une nouvelle en deux partie : "bleu nuit, hôtel social"

Publié le par christine brunet /aloys

 

bleu nuit, hôtel social

 

Le poste avait disparu mais il y avait encore tout ce qui se trouvait autour, et pour peu qu'il vous reste un fond de super, vous pouviez toujours vous suspendre à l'idée de vous projeter comme une bille de flipper dans les allées quasi désertes à l'heure de la fermeture et en ressortir moins de cinq minutes après avec une bouteille de vodka et deux cartons de jus d'ananas

(Satie, qui vous suivait partout, devait être l'un de ces moineaux rasant les luminaires au plafond)

pour tracer dans la foulée, votre soirée à vos côtés dans une poche en plastique, en laissant une à une les Six Lettres De Leur Empire Lumineux basculer dans le rétroviseur...

 

Dans une chambre de neuf mètres carrés vous pouviez toujours retourner un verre et le remplir avec un fond de Satie pour la sonorité du glaçon.

 

***

 

J'accrochais particulièrement sur sa 3ème Gnossienne. Alors, le morceau terminé, je le rembobinais pour le renvoyer. Il y avait aussi l'album de Mark Hollis et le quintette en ut mineur de Mozart. Par le hublot de ma fenêtre, le halo d'un réverbère draguait l'angle de la déchetterie. Fée Électricité, soeur blafarde, le flash au bout de ta seringue... Suivant une espèce d'accord tacite, je n'allais pas déranger mes voisins plus qu'eux ne cognaient à ma porte. La médiocrité de nos existences ne pouvait se mesurer à la musique – question de niveau, de hauteur. Je roulais mon joint en regardant par le hublot. Le réverbère n'allait pas s'éteindre, ni s'éclipser la déchetterie. Nous-mêmes occuperions cette piaule encore un bon moment...

 

***

 

Pour parer à l'éventualité qu'une voix vous appelle dans la nuit, ils avaient branché la ventilation au maximum.

 

***

 

Il y en avait eu un pour prendre la tangente. Celui créchant dans la dernière chambre au fond du couloir, et le seul à avoir jamais disposé un paillasson devant sa porte. Marrant ça, quand on y songe. Comme un signe avant-coureur.

C'était un ancien éducateur reconverti dans le démarchage à domicile que sa nana avait foutu dehors.

On sentait à l'écouter qu'il y avait urgence, et ses yeux vous harponnaient littéralement comme si vous étiez le dernier à pouvoir l'écouter après que tous les autres se le soient refilés, et j'avoue ne pas avoir mieux fait.

Et un matin, le vieux deux chambres plus loin avait dû le sentir venir, car il a trouvé sa porte verrouillée et personne ne répondait. Les gars du SAMU s'y sont mis à plusieurs pour l'en extraire. Cachetons plus alcool, m'a dit le vieux, dégoûté. Ces enculés avaient noté mort naturelle au lieu de suicide.

Ce qui n'empêchait pas les meilleurs de rester, comme la voisine de la chambre contiguë qui lâchait son rire gras, éraillé, de vieille pocharde que la mort elle-même aurait jugé incommodant, laquelle l'aurait rayée pour passer au nom suivant, ce qui lui augurait d'un répit non négligeable, et autant de bouteilles avec.

Ou son fils qui sortait de cabane, et qui, à la rue, profitait de l'absence de sa mère en journée pour récupérer devant les séries américaines en boucle de M6. Et je commençais à comprendre pourquoi Satie martelait certains accords.

Ou encore le voisin de l'autre chambre dont l'ex passait régulièrement sous sa fenêtre pour lui rappeler les quelques factures qu'il lui avait laissée en suspens avant de partir (dont une de téléphone, gratinée, qui revenait à chaque coup.) Elle savait qu'il était là, qu'elle gueulait. Mais un de ces quatre, elle finirait par lui tomber dessus avec quelques potes – et la suite que l'on imagine, parsemée de quelques bons jurons (comme l'éventualité de lui éclater ses litchis…) Mais à raison de trois ou quatre fois la semaine, il était difficile de ne pas se répéter et hormis un bon volume, le reste virait aussi aigre qu'un dépliant révolutionnaire.

Il devait arriver que la fenêtre soit ouverte, et je l'imaginais comme moi, derrière, qui attendait que ça s’arrête.

Je me dressais un mur en forme d'accords plaqués à la Satie, comme dans ses Ogives. Toutes ces loucheries sur la prétendue folie des artistes dans un monde comparativement plus sain n'y voyaient pas la réaction d'un être original baignant au cœur d'une aliénation généralisée.

 

(A suivre)

Publié dans Textes, Nouvelle

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Une nouvelle venue aux Editions Chloé des Lys : Viktoria Laurent-Skrabalova se présente et... un peu plus !

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je viens de rejoindre la grande famille de CDL et je me sens déjà chez moi.

Originaire de Slovaquie, j’ai quitté mon pays pour vivre une histoire d’amour extraordinaire en France. Et cela dure depuis 13 ans.

 

Même si j'écrivais déjà en Slovaquie, le déclic est venu après mon arrivée en France. Paris m’a donné de l’énergie et une inspiration inépuisable.

 

Il suffit d’observer, de noter, de s’imprégner de tout ce qui est autour. J’ai commencé par écrire de la poésie en français. C’est par la poésie que j’ai l’impression d’exprimer le mieux ce que je ressens. C’est un concentré des sentiments, des impressions. Un poème peut donner autant au lecteur qu’un roman.

 

Le recueil qui sera publié chez CDL, Le Berceau Nommé Mélancolie, je l'ai travaillé, chouchouté. Je l’ai poli comme une pierre brute pour en faire un diamant.

 

Maintenant, je vais pouvoir travailler la maquette de texte et de couverture.

Que d’aventures, que de nouvelles expériences ! J'ai hâte.

 

Le Berceau nommé mélancolie est le reflet de notre monde, de mon esprit.

C'est tout ce qui peut surgir d'une âme humaine.

Jaillir des profondeurs comme un geyser d'eau vive.

 

Je vous invite d'en lire des extraits publiés par la revue Ce qui reste, illustrés par de magnifiques encres d'Emmanuèle Lagrange.

 

A lire sur Calaméo : http://www.calameo.com/read/004921864991fdb24100f
Sur issuu : https://issuu.com/…/docs/le_berceau_nomme_m__lancolie_-_vikt

 

https://www.cequireste.fr/berceau-nomme-melancolie/

 

 

 

Viktoria Laurent-Skrabalova

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Amandine Carlier lit un extrait de la nouvelle parue aux Editions Eric Lamiroy et signée Bob Boutique "C'est tout"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Tout frais, tout nouveau, ça vient de sortir !

 

"Un numéro de haute voltige d'Amandine Carlier qui nous a fait le grand plaisir de lire les premières pages de « C’est tout », la nouvelle de Bob Boutique qui vient de paraître parmi les opuscules d'Eric Lamiroy.

 

C'est tout sauf sérieux. Pas de la grande littérature ni de l'introspection «psychologique» à deux balles. Mais bon, vaut mieux pas que ça arrive à d'aucuns qu'on ne nommera pas par prudence, pitié ou risque de retour de flammes.

Si vous voulez la suite, c'est ici : www.lamiroy.be 

 

 

et ça ne coûte que ce que ça vaut: cinq euros !"
 
 
Bob Boutique 
 
 

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Brune Sapin... Des nouvelles !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Briques-à-Brune


 

Etat du chantier, 6 Juin 2018

Terres du Mont ‘Pelé, France

 

Les premiers sons de pioche ont retenti en mars 2017 quand Il a beau pleuvoir, le soleil n’est jamais mouillé a été imprimé chez Chloé des Lys – évidemment – car une fois lu par des lecteurs officiels ce furent des coups de cloche qui eurent au moins la qualité de clinquer à mes oreilles. Ce bruit à peine audible par d’autres devint musique à tracer et elle continue de résonner, et la partition n’a pas tout à fait terminé de s’agencer – notes, rythmes, mélodie scandée, langages du bout des langues – comme s’il ne s’agissait pas tant de rendre que de donner, et pas tant de gagner que de ne rien perdre. C’est ce que j’entrepris de lire et d’écrire, ce que je n’ai pas fini d’écrire et de parcourir pour qu’un livre éclose.

 

En septembre 2017, l’aventure prit de la consistance : moi et mes collègues du Module et du Diplôme d’Animation d’Ateliers d’Ecriture découvrîmes la matière humaine dans une peau de chose de François Bon, encadrés par des professionnels de hauts talents, aussi riches que différents pour chacun d’entre eux, et ce tout au long de l’année universitaire. La différence entre danser et s’agiterla traversée du désastre, la rencontre de la littérarisation, la nécessité d’envisager le Musée Delacroix comme le Palais du Facteur Cheval, sont autant de crépitations magiques ailleurs que là qui m’enthousiasmèrent et que j’espère continuer de partager avec toutes ces belles personnes – mais aussi avec qui me croise, me croisera – croisons-nous !

 

En parallèle de cette émulsion formatrice, j’essayai d’élaborer un projet professionnel avec des gens qui cherchent encore à faire émerger de ma personne une quelconque valeur sur le marché du travail. C’est dire si ça n’est pas gagné mais aussi s’il en faudrait davantage pour en désespérer.

 

Novembre 2017 fit date - toujours plus encore. Une histoire débuta - passionnée, passionnante, légère, puissante, partagée, échangée, main dans la main, de l’air, respirer… La vie montra ses diamants. Je vis sans me l’approprier du tout, la beauté d’un être qui frissonne au contact de mes propres frissons. Et je goûte à l’éternité d’un amour perle, d’un beau homme dont les charmants charmes m’émeuvent. J’entendis du Rock anglais, de la Pop, du Métal, du Punk, de l’Alternatif, du Reggae. Je me plongeai dans l’univers de la Bande Dessinée, des aventures de Peter Pan dessinées par Loisel. J’abordai les rives de la Science Fiction et du Cinéma d’auteur. Ma curiosité devint gourmande de toutes les saveurs jusqu’ici ignorées. J’adore apprendre. Je bouquinai peu – mais beaucoup dans ses yeux. La poésie d’André Velter m’aidait dans mes altitudes. Les Festivals à festivités et les levers de coude tous ensemble naquirent en hiver, d’explosifs explosant, d’un frémissement de feu fusion… Mais suis-je bête ! Les présentations ont été faites depuis un moment. Incroyable découverte que l’amour soit compatible avec le bonheur, et que ce dernier puisse inspirer tout en suaves exaltations.

 

La construction continue, elle ne peut avoir de fin.

 

 

Brune Sapin

Publié dans Textes

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