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LA DÉCOUVERTE DU JEUNE SAM, une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

LA DÉCOUVERTE DU JEUNE SAM

Une langue que je porte en moi


 


 

Cela faisait des années qu'ils cherchaient. Les enfants avaient succédé à leurs pères depuis des générations et toujours ils cherchaient.
 

Les plus petits, les moins malins ne savaient même plus ce qu'ils cherchaient. Les anciens, les sages savaient…
 

Le désert avait suivi la jungle, les villes tentaculaires avaient laissé leur place aux huttes en paille. Les couleurs de peau avaient défilé devant eux et même les dieux les avaient croisés. Rien ne semblait pouvoir leur ouvrir les yeux. Rien ni personne.
 

Un matin comme tous les autres, le jeune Sam se présente devant le grand conseil en déclarant : "Je crois avoir trouvé…"
 

On le questionne, on s'empresse autour de lui, on l'écoute. Sam est bien connu de tous pour sa subtilité et son intelligence.
 

"Voilà… Nous errons depuis trop longtemps à la recherche de ce que nous avons probablement en nous depuis le début. Que nous manque-t-il ? Une terre ? Nous en avons foulé des centaines, une capitale ? Nous avons été accueillis partout. L'espoir ? Nous l'avons ancré au plus profond de nous."

 

"Ce qui nous manque, c'est l'amour et nous le transportons depuis toujours. Prenons-le, il est là à portée de main."

 

Le jour se terminait et tous s'arrêtèrent. Ils avaient trouvé…


 


 

Louis Delville

Blog : http://louis.quenpensez-vous.blogspot.com/

 

Publié dans Textes, Nouvelle

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La Légende de la Sirène Tranchante... aux Editions Hatanna

Publié le par christine brunet /aloys

 

La Légende de la Sirène Tranchante


 

Tout a commencé un lendemain de Saint-Valentin… Alors que le travail se fait long et pénible, une main saisit un logiciel de traitement de texte et tape sur son clavier les premiers mots d’une idée. Elle les fait ensuite lire à son amie, sa colloque, qui lui répond que c’est génial et qu’elle veut la suite. Mais elle a seulement écrit cela pour se défouler et s’occuper… Dubitative, elle y prend peu à peu goût. Elle écrit, un peu, beaucoup. Elle part dans des délires et se rend compte que ce qu’elle écrit peut avoir un sens. Elle réutilise même de vieux bouts de textes, écrits parfois un ou deux ans plus tôt, pour les intégrer à l’histoire et nourrir le récit. Elle relie également la légende d’un autre personnage, une sirène dont elle utilise le nom depuis plusieurs années déjà comme pseudo pour des jeux vidéo ou pour signer des articles. Un personnage dont elle vient d’écrire la légende il y a tout juste quelques jours et qu’elle trouve intéressant de mêler au roman. C’est alors que le titre lui apparaît très clairement. Elle continue d’écrire, s’arrête parfois pendant quelques jours, quelques semaines, un mois, puis elle reprend. Ce n’est que la veille de son départ pour l’Italie, un road trip entre amies, qu’elle met le point final. L’écriture aura pris six mois. Et moins d’un an plus tard, voici le roman sortit de la presse.

Point à noter, au début de l’écriture, l’auteure regardait beaucoup de série fantastique du type ShadowhuntersBitten ou encore Teen Wolf. Un jour qu’elle cherchait comment poursuivre son récit, elle se rendit compte que tout portait à croire qu’il s’agissait d’une histoire de vampires et de loups garous. Elle s’y refusa. Vint alors un mot. Un seul et unique mot. Son esprit le lui offrit. Corsaire. Elle réalisa alors combien elle avait toujours aimé l’univers des pirates et des sirènes, se costumant de leurs traits à la moindre occasion. Les dés étaient jetés. Il en serait ainsi. Totalement habitée, elle continua d’imaginer.

Alors qui est dont cette sirène tranchante ? Plongez dans les pages de sa légende pour le savoir… La Légende de la Sirène Tranchante, un roman fantastique empreint de mythologie grecque et d’érotisme signé Célia B. Une publication d’Hatanna Éditions à retrouver en image ou bien en pages.


 

Hatanna

15.10.2018


 


 

https://www.youtube.com/watch?v=jPJD9rKQXbE

http://hatanna-editions.fr/index.php?id_product=8&id_product_attribute=0&rewrite=la-legende-de-la-sirene-tranchante-celia-b&controller=product

Publié dans présentations

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Robert Blée nous propose un extrait de son ouvrage "A l'ombre de mon tilleul vert"

Publié le par christine brunet /aloys

Souvent je viens m’asseoir sous mon tilleul vert afin de trouver, dans l’éclat du soleil haché par un feuillage joueur, les prémisses d’un élan, ceux de la beauté.

Je les trouve dans ces moments extrêmes où l’essence de la vie fait d’un songe une valse à deux temps qui me pousse sereinement à comprendre le battement des ailes de papillons, ou celui de l’aiguille qui tourne sans relâche autour de nos horloges internes.

Dans le ballet des tic-tacs

Se construit la vie

Au rythme de nos frasques.

Souvent, la couleur de l’espoir vient chatouiller le jaune cru de mes matins engourdis afin de me bercer dans le blanc nacré des moutons sans berger qui semblent naviguer dans l’azur d’un ciel rieur, dans le no man's land d’un monde sans torpeur.

Étranges visions que je livre en étal, étranges sensations, étrange amour.

À l’ombre d’un tilleul

 

Les feuilles bruissent au vent

Dans les notes confuses d’un été,

Elles chantent aux oreilles des enfants.

 

Regards bleus,

Têtes blondes,

Le temps à l’abri des tilleuls passe.

 

Les murmures des rayons francs

Assoiffent les fontaines muettes,

Réchauffent les billes d’antan.

 

Agates aux tons miel,

Têtes rousses,

Les cours de récréation dorment.

 

Dans l’air…

 

Des fleurs,

Mille senteurs,

Le bonheur,

Les blés dansent

La ronde d’une houle formée,

Le vol d’un papillon fatigué.

 

Tout est calme en campagne,

Le temps d’été s’égrène

Paisiblement à l’ombre d’un tilleul.

Publié dans Textes

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Jean-Louis Minot nous présente Chroniques I Des femmes

Publié le par christine brunet /aloys

Extrait : 

« - Tu continues de te foutre de moi.

Marc, d’un coup, ne souriait plus du tout, il sentait que la clé de ce foutoir était quelque part. Raf se lança.

- Tu ne vas pas me croire, mais c’était une enquête de pure routine. J’avais été informé de deux corps qu’on avait repêchés dans le Rhône, deux corps de femmes.

- Allez au salon, je vous prépare le café. 

Il y avait des choses dont elle entendait se protéger. Ils s’enfoncèrent dans des fauteuils.

- Des corps méconnaissables, pas de vêtements qui permettent de les identifier, pas de bijoux, que dalle ! On a fait tout le fichier des disparues, rien ! J’ai enquêté du côté des prostituées, le vide. Les visages massacrés. Même le toubib était pâle en me faisant son rapport. Les nanas avaient passé un sale moment avant de mourir. La scientifique a tenté de reconstituer les visages mais sans résultat. On a essayé de leur rendre un semblant de dignité, dans l’idée de les faire identifier, ça n’a rien donné. J’ai poursuivi mon enquête et, à force de fouiller, j’ai réuni des éléments, les officiels et les autres. Nos chiffres d’abord, avec les plaintes pour disparition. Et puis, un jour, quelqu’un m’a rapporté une conversation qu’il avait eue dans un bistrot avec un indic. Le type n’était pas sûr de lui. Il était resté dans le vague, avait parlé d’enlèvements, de trafic d’êtres humains. Il n’avait rien de concret. Pas de quoi lancer une enquête, en fait.

- Il n’y a pas eu dépôt de plainte ?

- Tout le monde ne porte pas plainte, tu le sais bien ! Des tas de gens dans ce pays évitent les flics autant qu’ils le peuvent ! Les sans-papiers, les pauvres, les situations irrégulières, les SDF…. Alors, j’ai cherché, je me demande bien pourquoi maintenant. J’ai traîné dans tous les quartiers pourris de cette bonne ville, ses banlieues. J’ai dormi sur les bancs, dans les asiles, sous les ponts, dans des caravanes pourries où des types m’ont hébergé parce qu’ils m’ont pris pour un des leurs. Je suis doué pour mentir, tu le sais, non ? Et je n’ai rien trouvé, personne n’a su me donner un nom. Aucun n’a été témoin de la moindre action. Pourtant, j’ai fini par me persuader qu’il se passait quelque chose. Mais impossible de trouver le plus petit bout d’infos, de fait tordu, rien. Ca m’a pris des mois, cette enquête. J’allais abandonner quand il y a eu le….

Là, il se tut. Lui revenaient les images de cette soirée, des images qui lui revenaient constamment à l’esprit. Huit ans d’obsession.

- Je n’ai pas compris. Huit ans que je cherche ce que j’ai pu trouver sans m’en rendre compte. A côté de quoi j’ai bien pu passer et qui était si gros ! Je n’ai rien trouvé. Même aujourd’hui, je ne comprends pas. »

 

 

 

 

 

Biographie :

Retraité de la fonction publique.  Premier roman écrit en 2007 : La serpette. Il sera peut-être réédité par CDL. Un deuxième ouvrage est paru  en 2012 : Le rire des gargouilles. Le présent ouvrage « Chroniques I » sera donc le troisième à paraître.  

 

Résumé :

         Un ex policier condamné à tort pour le meurtre de son épouse revient à Lyon à sa sortie de prison. Il est décidé à se venger et reprend l’enquête à son début, mais les témoins sont éliminés. Il sera aidé par son beau-frère, commandant à la DPJ de Lyon et une jeune femme policière qui manquera d’y laisser la vie. Mais il ne travaille pas que pour son propre compte. Durant son séjour en prison il a été contacté par un  homme mystérieux qui lui propose de réintégrer les services sans bien préciser lesquels. Il va tomber sur un trafic d’êtres humains et des pratiques monstrueuses.

Publié dans présentations

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La petite main, un conte signé Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

LA PETITE MAIN


 


 

Dimanche de printemps. Je suis seule. Mon mari suit des cours techniques aux États-Unis. Une session d’un peu plus de quatre semaines. Je parcours la brocante de mon quartier. Une façon comme une autre de combattre mon ennui.

Tout à coup, je le vois. C’est un coquetier en porcelaine blanche sur lequel sont peintes des fleurettes bleues. Je m’informe du prix. L’homme le vend quinze euros. Il pourrait le vendre le double que je ne résisterais pas à la tentation. Ce bel objet, il me le faut pour ma collection. Son double, ébréché et fendillé, garni de fleurettes roses, se trouve dans la corbeille ‘tout à deux euros’. J’achète les deux.

Quand je déballe mes achats, je découvre, auprès des deux coquetiers, une petite main en bois qui mesure tout au plus cinq centimètres de long. Probablement la main d’une statuette de Saint Joseph qui se trouvait près de la corbeille aux objets démarqués. Je lave les deux coquetiers et pose la main sur l’appui de fenêtre près d’un chiffon tout propre que je destinais au nettoyage de la vitre.

Je m’affaire. Procédant par essais et erreurs, je trouve dans ma vitrine le bon endroit où placer les coquetiers. Ensuite, je prépare du potage aux asperges pour mon repas du soir et je cuis des œufs durs.

Lorsque je m’apprête à nettoyer la vitre, je m’aperçois qu’elle étincelle comme jamais ! Le chiffon est sale, la petite main repose tout à côté. J’ai beau interroger ma mémoire, je n’ai aucun souvenir d’avoir nettoyé la vitre. Même pas un petit coup comme je le fais parfois lorsque le temps manque ou que j’y aperçois une trace de pluie.

Alors, je joue le jeu. Si la main veut travailler, elle trouvera à s’occuper ! Je débarrasse la table du salon des revues et journaux qui l’encombrent. J’y dépose la petite main et le chiffon. Puis, je fais demi-tour et vais au jardin. Après tout, cette petite main ne supporte peut-être pas qu’on l’observe ! Donnons-lui toutes les chances de se montrer de nouveau efficace !

Retour du jardin, la table est impeccable et le chiffon un peu plus sale !

Inutile de dire qu’il s’en passe des choses dans mon cerveau. Si une main est efficace, deux mains, deux pieds, une tête le seront plus encore ! Vite, je repars pour la brocante ! Ouf, le marchand est toujours là et Saint Joseph n’a pas trouvé acquéreur ! Pour cinq euros, j’achète la statuette, en mauvais état, car, évidemment, il lui manque une main !

Sitôt rentrée, petit test de mise en route. Je place la statuette sur la table de la terrasse. Elle est entourée de chiffons tout propres, de la bouilloire, du moulin à café, du pot à tabac et de la cafetière en cuivre. "Allez, vas-y, brave Joseph ! Travaille, affaire-toi ! Rends service puisque telle est ta vocation !"

Pendant ce temps-là, je me repose dans un fauteuil sur la pelouse. Envie de regarder, envie de savoir mais je résiste ! Une heure plus tard, je me lève. Joseph est resté là où je l’avais posé et les cuivres sont toujours aussi ternes.

Ça cogite toujours dans mon cerveau ! Envie de casser l’autre main, de séparer chaque pied du corps, puis d’essayer de faire de même avec la tête. Envie mais retenue. Envie mais contrôle. Envie mais réflexion plus profonde. Pauvre Joseph, j’aurais dû être plus explicite et plus respectueuse !

J’ai alors recours à un petit rituel du même genre que j’utilise pour obtenir un service de ma sœur, de mon cher époux et même de Jeanne, la femme de ménage qui vient tous les quinze jours ! "Bonjour Joseph. Tu es tellement efficace. C’est vraiment chouette de pouvoir compter sur toi. Tu veux bien m’aider une fois de plus ? Il y a ces cuivres à astiquer. J’ai mis à ta disposition tout ce qui semble nécessaire. Tu ne vois rien d’autre qui te serait utile ?"

Joseph ne répond pas. Je retourne au jardin. Une heure après, Joseph n’a rien astiqué du tout. Aussi inactif que mon époux quand il me dit : "Je laverai l’auto dans deux minutes…" et qu’il continue à lire un polar ou à surfer sur Internet.

C’est dimanche. Joseph aurait-il décidé de ne plus travailler aujourd’hui ? Laissons-lui le bénéfice du doute…

Pendant ce temps-là, la petite main, que j’avais posée sur l’étagère, au-dessus du tas de chiffons, a fait œuvre utile. Elle a rangé les produits d’entretien et les torchons.

La nuit porte conseil, dit-on. Alors, je n’insiste pas. Je rentre Joseph dans la maison, le pose au fond du living, sur le bureau entre l’ordinateur et le téléphone. La petite main trouve place sur la coiffeuse, dans ma chambre.

Le lendemain, à mon réveil, les tiroirs de la chambre sont rangés. La mini poubelle de la salle de bain déborde de chaussettes, de slips, de singlets et de mouchoirs usagés. Apparemment, la petite main a horreur des tissus élimés…

Le matin, je gagne les bureaux de maître Délian, où j’exerce la fonction de secrétaire. La petite main est dans ma poche. On ne sait jamais de qui on peut avoir besoin, n’est-ce pas ?

Joseph reste seul à la maison entre l’ordinateur et le téléphone où je compte l’y retrouver. Et pourtant, à mon retour, Joseph s’est volatilisé. Je le cherche partout. Aucune trace ! Ni dans le living ni dans les chambres, pas plus que dans la cuisine.

Les jours et les semaines passent. La petite main demeure une auxiliaire précieuse qui lave et range mieux que moi.

Et puis, mon mari rentre de son séjour en Amérique. Il remarque aussitôt les deux nouveaux coquetiers dans la vitrine. Sans faire le moindre effort, il réussit là où j’ai échoué, il déniche la statuette entre deux gros livres d’art de la bibliothèque ! Il l’en sort. "Tu sais Minou, il faudrait la faire réparer… Ce Saint Antoine de Padoue est si joli…"

D’un coup, je réalise ma méprise. Saint Joseph ? Saint Antoine de Padoue ? Le bonhomme était sans doute vexé de mon erreur d’appellation. Le lendemain, sitôt mon mari parti travailler, je reprends tout à zéro : et les préparatifs pour le nettoyage de mes cuivres et mes suppliques en rectifiant le tir : "Saint Antoine de Padoue, je te prie, veux-tu bien m’aider à astiquer les cuivres. Je crois que tu pourrais me rendre ce service de la meilleure façon qui soit. Merci d’avance."

Quand je rentre de ma matinée de travail, le bonhomme n’a rien fait. Je renonce donc. Seule la main est active, ce n’est déjà pas si mal. Je suis sûre que si je le lui demande, ce sera elle qui fera briller les cuivres.

Quand arrive la note de téléphone, il apparaît que la facture est particulièrement élevée ! Immédiatement, j’établis un lien ! Mon mari constate : "Quand je suis absent, tu ne te prives pas de téléphoner à l'étranger, en Turquie en plus… Qui connais-tu en Turquie ? Les anciens voisins de tes parents ?"

Il n’insiste pas. Il enchaîne avec un autre sujet - du moins le croit-il : "Tiens, à propos de dépense, un de ces jours il faudra faire réparer le Saint Antoine de Padoue…"

Saint Antoine de Padoue a donc été réparé. Au fait, le réparateur a estimé que c’était un ‘Saint Christophe’. Il n’en était pas sûr mais cette façon de porter l’Enfant Jésus le faisait pencher pour cette hypothèse.

"Habituellement Saint Christophe est représenté avec l’Enfant Jésus sur les épaules, Saint Joseph avec un lys, Saint Antoine de Padoue avec l’Enfant Jésus dans les bras. C’est une statuette rare. Difficile de la dater. Atypique. Oui, atypique. Cette main qui lui manquait, c’est étrange. On dirait qu’on l’a sciée. Oui sciée… Le plus bizarre, c'est l’enfant qui semble en déséquilibre."

La statuette réparée a trouvé place sur la commode du hall. Peu de temps après, la petite main que je manipulais toujours avec précaution et que je rangeais le plus souvent dans une de mes poches, a disparu.

Je l’ai beaucoup cherchée, oui vraiment beaucoup… C’est Jeanne qui, l’autre jour, m’a innocemment appris ce qu’il en était advenu : "Vous savez, Madame, vendredi j’ai trouvé en nettoyant, une petite main en bois près du téléphone… Je la tenais entre le pouce et l’index et puis, en la regardant de plus près, je l’ai lâchée. Quand j’ai voulu la ramasser, elle était en poussière sur le carrelage…Je me demande encore si j’ai bien vu ce que je pense avoir vu…"

Souvent, je pense à la petite main. Elle me manque comme me manque encore mon vieux maître de première primaire ou la vieille Clémence qui venait autrefois cuisiner des tartes chez Bobonne. Elle me manque comme peuvent manquer des odeurs de grenier, des effluves de pot-au-feu.

Encore une chose, un détail que j’allais oublier : depuis que la petite main est partie en poussière, les notes de téléphone sont redevenues ce qu’elles étaient avant son arrivée.

(Prix des Éditions le Roseau Vert au "Prix de l'eau Noire" à Couvin en 2009)


 

Micheline Boland

Site Internet : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits

Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com

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Christine Brunet a lu "Le voyage de Lili" de Danièle Deydé

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Une quinquagénaire atteinte précocement d'Alzheimer retourne sur les traces de son passé grâce à ses amis d'enfance et à Corinne, sa meilleure amie qui veille sur elle comme du lait sur le feu.

Prétexte à introspection pour différents personnages, cette brève semaine au bord de la mer révèle ce que l'homme a de meilleur face à cette maladie de l'oubli.

Lili subit la plupart du temps mais se révolte aussi, des éclairs de lucidité qui ébranlent son entourage autant que ses instants d'absence les agacent.

Impuissance face à l'inéluctable, pitié, amitié, terreur tapie en découvrant les ravages de cette pathologie, cette brève semaine révèle aux protagonistes leur humanité avec ce brin d'égoïsme, de détachement, de rejet inavoué et non assumé qui fait de l'être humain, un être complexe mais fragile.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu "Promenade au pays hanté. Dix petites histoires de fantômes" de Stéphane Colin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ce recueil est bref, 87 pages. Trop court ! J'aurais tant aimé en lire plus !

L'auteur nous balade en Belgique,- Bruxelles, en Hainaut, en Hesbaye, Namur, Bruges, Liège, Gand, en Ardenne... ou même à la mer (la mer du Nord, pour sûr)-, et nous raconte... des histoires de fantômes !

Sous forme de contes (je vois bien des grands-parents les raconter à leurs petits-enfants tapis dans leur lit, oreilles grandes ouvertes mais coeur battant), Stéphane Colin nous entraîne dans de petites aventures "vécues" par des enfants ou imaginées, allez savoir !

L'univers est attachant, rempli de tendresse et de suspense. 

Pour des enfants à partir de 10 ans, dit l'auteur...

Selon moi, à raconter bien plus tôt, pourquoi pas lorsqu'ils lisent (ou qu'on leur lit) certaines histoires de la collection "L'école des loisirs" ? Je me souviens d'une histoire que mon fils adorait "Cornebidouille"... Une sorcière terrifiante ! Dans la même veine que "Promenade au pays hanté", peut-être même plus effrayant mais qu'il me demandait à 5 ans de lui relire en boucle : il se cachait sous les draps, tremblait aux bruitages que je m'efforçais de faire mais adorait l'écouter parce que l'enfant-héros du récit était le plus fort, le plus malin... 

Et c'est le cas, ici : les enfants sont des héros courageux, malins, charismatiques...

Alors, proposez ces petites histoires même plus tôt : ils vont adorer et vous aussi !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Résultat du concours sur l'imaginaire pour la super revue "les petits papiers de Chloé"

Publié le par christine brunet /aloys

Texte 1 : Séverine Baaziz

Texte 2 : Nicole Graziosi

Texte 3 : Micheline Boland   => 1 vote

Texte 4 : Micheline Boland   => 5 votes

Texte 5 : Bernadette Gérard-Vroman    => 1 vote

 

La gagnante du concours est... MICHELINE BOLAND !

 

 

 

Merci à toutes les participantes ! A remarquer que tous les textes ont été écrits par des... femmes ! (Euh... Comme d'habitude, en fait !) et merci à tous les votants ! 

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Maryline Marnas et Sophie Ferret... Un reportage actu-TV !

Publié le par christine brunet /aloys

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Christine Delcourt nous présente son recueil de poésies "lèse-intérieurs"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Christine Delcourt est née sous le signe des Poissons, dans la ville du Grand Jeu, dans le Nord-Est de la France. Elle écrit depuis l'âge de quinze ans. Une vingtaine de ses recueils de poésie, en vers libres ou prose, ont paru chez divers éditeurs en France et en Suisse. Nombreux sont ses textes qui ont été publiés dans une centaine de revues et anthologies.

 

Résumé (4e de couverture)

 

Lèse-intérieurs réunit un ensemble de poèmes qui sont autant de petites pierres serties sur le chemin de l'évolution spirituelle. Pierres douces comme galet dans la paume roulé, pierres dures comme cristal qui tranche le coeur.

L'être est déchiré entre l'âme qui aspire à s'élever dans l'éther et le corps qui prend racine dans l'écorce terrestre. Dans le doute, la progression est lentes, mais semée d'étoiles qui mènent vers la lumière.

Le souvenir d'univers perdus, archivés en mémoire, guide les pas hésitants et parfois rétifs dans la confrontation aux grands mystères de l'univers. Les yeux se dessillent peu à peu, les mots résonnent pour mieux se fondre en la musique des sphères.

Et c'est dans le creuset d'un sentiment universel que prend forme la quête finale.

 

Court extrait

 

 

 

La corne de cristal

 

 

 

                                               Eprouver le silence

                                               dans le tanin de l’être

 

 

                                               c’est déjà perfectible

                                               croire en cette symphonie

                                               de nos organes vains

 

 

 

                                                                       et accepter en la première note

                                                                       cette pluie de poussières

 

 

                                                                       qui nous liquéfie

                                                                       puis soudain nous magnifie

Publié dans présentations, Poésie

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