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LE RÊVE EST UN DES CHEMINS DU BONHEUR, une nouvelle signée Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

LE RÊVE EST UN DES CHEMINS DU BONHEUR


 


 

En juillet 1914. Paul, marié depuis trois mois seulement, découvre sa chambrée, la numéro 8, au fort d'Émines. Dedans, il fait froid, il fait humide, il fait sombre, les murs sont sales, le silence est pesant, ça sent la sueur et la poussière. Cinq lits sont déjà occupés. Paul murmure "salut" mais n'obtient aucune réponse. Il entend juste les bruits faibles de respiration. Son lit est proche de la fenêtre. Il dépose son sac juste au pied. Il touche sa paillasse, elle n'a rien de comparable avec le matelas de plumes qu'il avait chez lui, la couverture dégage des relents de moisi. Le manque d'intimité est réel, l'espace entre les lits est étroit. La nuit n'est pas encore tout à fait tombée.

 

Sans enlever son uniforme, Paul s'étend sur son lit. Il voit un papillon doré voler autour du lit. On dirait un bijou pareil à la broche que Marie, son épouse, porte sur son corsage. Paul ferme les yeux. Il voit Marie, en petite robe bleue, elle court sur un sentier entre des champs, elle suit un papillon. Le papillon revient vers elle, elle tend la main et il se pose au creux de sa paume. Il voit Marie dans le jardin, elle porte sa robe de mariée, son voile blanc en dentelle. Paul vient derrière elle, il la prend par la taille. Il murmure tendrement : "Enfin tu es ma femme, ma douce Marie." Il entend des pas lourds derrière lui, c'est la grand-mère de Marie. Elle dit d'une voix un peu rauque : "Le rêve est un des chemins du bonheur". Marie répond : " Alors nous serons heureux en rêve quand il ne sera pas possible de l'être dans la réalité." Il voit Marie jouer avec le chien, elle lui lance un bout de bois que l'animal lui rapporte. Elle sourit. Elle est si belle, ses longs cheveux châtain sont relevés en chignon.

 

Six heures, le clairon sonne. Paul se réveille. Il frisonne sous sa veste d'uniforme. Il se lève, il va manger, il avale lentement des bouchées de pain noir, âcre, rassis, à la croûte molle. Il a des haut-le-cœur. Il mâche un morceau de viande indéfinissable, trop cuite, peu épicée servi dans une assiette métallique. Il y a toujours le froid et l'humidité ambiants. Il quitte le réfectoire, va prendre son tour de garde dans le fossé. Durant toute la journée et les jours suivants, il repense à son merveilleux rêve.


 

Le lundi 17 août, un papillon blanc passe devant lui alors que Paul monte la garde, baïonnette au canon. Paul chuchote : "Oh papillon fais-moi voir Marie. J'ai tant besoin d'elle. Je t'en supplie papillon !" Il ferme les yeux. Marie soigne des blessés belges, français et allemands dans la grande salle de l'Abbaye d'Aiseau. Les lits sont alignés. Elle termine un bandage, elle dit de sa voix douce : "Ça va aller. Le calmant va faire son effet." Elle passe de lit en lit : là, elle resserre un bandage, là, elle éponge le front d'un mourant. Partout, elle répète les mêmes mots :"courage", "patience". Elle adresse un signe de la main en direction de Paul.


 

Les heures filent. Paul est de retour dans sa chambrée, il fait presque nuit. Il entend un soldat qui renifle (peut-être est-il en train de pleurer ?), d'autres qui toussent, qui éternuent, ou qui soupirent. Il entend un crissement de crayon sur du papier, c'est son voisin de lit Albert Michaux qui écrit dans son carnet. Max, son autre voisin, qui garde une souris dans la poche de sa veste, fait des confidences à la petite bête. Pierre prie, Lucien chante…


 

Un papillon de nuit tourne autour de la lampe à pétrole. Paul le supplie : "Oh papillon montre-moi ma vie future avec Marie. Montre-toi notre avenir !" Paul ferme les yeux. Il voit Marie qui distribue du maïs dans le grand poulailler, Marie qui jardine, Marie qui cueille des fraises, puis qui fait des confitures. Elle a des rides sur les joues, les rides du sourire quand elle apprend sa promotion à la glacerie. Il découvre Marie enceinte. Il voit leur petite Suzanne faire ses premiers pas.


 

C'est ainsi que Paul acquière la certitude qu'il parviendra à survivre à la guerre. Ce songe lui donne une force toute neuve.


 

Le rêve est un des chemins du bonheur.


 

(Conte écrit pour la balade contée organisée au fort d'Émines le dimanche 8 juillet 2018.

Il s'agit d'un fort qui défendait la ville de Namur en 1914).


 


 

Micheline Boland

Site Internet : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits

Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com

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Nouvelles parutions Chez Chloé des Lys !!!

Publié le par christine brunet /aloys

Nouvelles parutions Chez Chloé des Lys !!!
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Nouvelles parutions Chez Chloé des Lys !!!

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Carine-Laure Desguin fait parler d'elle... "Charleroi, l'enquête littéraire"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure, je ne comprends rien. Pourquoi parle-t-on de toi dans cette enquête ? C’est grave ?

Tu ne connais pas Guy Delhasse ?

Ce nom me dit quelque chose, en effet. Ah, c’est pas le gars qui circule partout, sac au dos et calepin entre les doigts ?

Guy Delhasse est un écrivain voyageur…Il sillonne les villes et …enquête…Il déniche ainsi les livres et nouvelles qui se déroulent dans toutes ces contrées, belges ou françaises. Il propose des balades littéraires et je me souviens d’ailleurs d’avoir participé à Bruxelles à l’un de ces périples. C’était à propos d’un livre de Kate Milie. Nous avons ainsi circulé d’une gare à l’autre. N’est-ce pas, Édmée de Xhavée ?

Cette auteure liégeoise (https://edmeedexhavee.wordpress.com/) était elle aussi de la partie, nous avions un samedi soir passé quelques heures dans les rues de Bruxelles à la recherche du tueur qui s’était évadé du livre de Kate Milie.

Et donc Guy Delhasse est venu à Charleroi, a parcouru les rues de la ville en citant au passage les titres de livres et de leurs auteurs qui racontent ou simplement nomment dans l’un ou l’autre chapitre ce joli nom qu’est celui de Charleroi.


 

Et toi, Carine-Laure ? Tu as écrit un truc au sujet de Charleroi ?

Oh ben moi j’avais écrit une nouvelle, Toujours aussi jolie, suspens sentimental dans les rues de Charleroi. Et donc Guy Delhasse a lu cette nouvelle et en parle à la page 27.

Cette nouvelle nous balade dans pas mal de rues de la ville comme je peux comprendre. Dis, Carine-Laure, cette histoire est une fiction quand même, rassure-moi.

Cette histoire est vraie et il n’est pas question que je te rassure. Suis pas psychothérapeute, suis auteure. Pour les curieux qui veulent en savoir plus au sujet de cette nouvelle, voici un lien et un conseil, ne ratez surtout pas le teaser de Jean-Marie Polon, cela vous plongera directement dans les entrailles de cette sombre histoire. De meurtre ?

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/toujours-aussi-jolie--edilivre--2016/35945696.html

Merci, tu es adorable, quelle empathie envers moi. Dis, Carine-Laure, tu es née en 1962 ? Tu es si, si….

Oh ben non, il y a une erreur d’un chiffre mais ce n’est pas grave. C’est sans doute moi qui me suis vieillie dans une bio ou l’autre.

Ouf ! Pour en revenir à cette enquête littéraire, c’est drôlement bien fouillé.

Oui, en effet. J’ai appris pas mal de choses. Mais je ne dirai rien, na. Car ce livre devrait intéresser tous les Carolos. A noter, les photos de Charleroi dans ce livre sont de Pierre Hyart. Voici d’ailleurs un lien vers ce livre édité aux Éditions du Basson :

http://www.editionsdubasson.com/product-page/charleroi-l-enqu%C3%AAte-litt%C3%A9raire

Merci Carine-Laure. Ceci dit, quoi de neuf de ton côté ?

Beaucoup de choses…Tout d’abord, cette édition imminente d’un recueil de poésies sous souscription jusqu’à la fin du mois d’octobre, voici les infos :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/09/01/36671389.html

Et j’attends aussi un courrier des Éditions Chloé des Lys au sujet d’une pièce de théâtre…

Ah oui, ce fameux texte absurdo-kafkaïen que tout le monde attend.

C’est bien ça…Et j’ajoute que les inscriptions continuent pour le 7èmeSalon du Livre de Charleroi (Alchimie du Livre)…Infos ici :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/04/29/36362280.html

Merci Carine-Laure, je te laisse, tu parais pressée…

Ben oui…

Ah oui, et tes interviews pour http://www.actu-tv.net , ça continue ?

Oui, tu n’écoutes donc pas les infos, toi ? Pffff…

 

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Christine Brunet a lu "Le temps déposé" de Kristof

Publié le par christine brunet /aloys

 

Kristof nous propose un recueil poétique, un mélange de poésie en vers et de textes en prose.

Première impression de lecture : c'est la lumière éblouissante, brûlante, qui environne le narrateur, l'entoure, le baigne, le submerge.

Dans cet éblouissement, le temps est figé sur un instant de vie, un moment de flottement entre rêve et réalité vécu comme une aliénation. 

Lentement, au fil des pages, l'éclat s'estompe et ce qui était source de vie se transforme irrémédiablement en roc, granit sur lequel le temps n'a plus d'emprise. 

Seul héritage de ces instants, les mots qui consument et se consument.

A la luminosité, au blanc et à l'or succède le bruit... aigu, assourdissant, avertisseur, réveil mais de quoi ? Pourquoi ? 

Des poèmes intimes au cœur d'un environnement urbain, déshumanisé : hommes déshumanisés ou robots humanisés... Dérapage de l'esprit ? 

Kristof nous propose un voyage au cœur de l'Être... Et si vous vous laissiez tenter ? 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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Danièle Deydé au Festival du livre de Mouans-Sartoux

Publié le par christine brunet /aloys


 

Au fil des ans, le Festival du livre de Mouans-Sartoux (Alpes Maritimes) s’est imposé comme le troisième grand évènement littéraire en France. Pour cette trente et unième édition, les 6, 7 et 8 octobre 2018, près de 60000 visiteurs étaient attendus. Plus de 350 auteurs présentaient leurs ouvrages aux festivaliers.

Cette année, j’ai eu le privilège d’être parmi eux avec mes romans, dont cinq sont parus aux éditions Chloé des Lys. Pour moi, qui étais invitée deux jours, ce furent deux jours de belles rencontres avec d’autres auteurs et un public très intéressé, motivé par la culture en général et le livre sous toutes ses formes. De nombreux collégiens et lycéens enthousiastes étaient présents le 6, venus avec leurs professeurs.

Une expérience culturelle forte que cette première participation à un salon d’une telle ampleur.


 

Danièle Deydé

Auteure du roman «  Le voyage de Lili » qui vient de paraître chez Chloé des Lys.

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Jean Destree nous propose un nouvel extrait de son prochain ouvrage "Un compte de fées"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

L’orage de la veille avait transformé les chemins forestiers en un bourbier collant aux chausses. Les montures trempaient leurs pattes dans la boue. Elles n’avaient pas besoin de freiner des quatre fers, la boue s’en chargeait. En marche ralentie, notre quatuor traversa une lande. Ils arrivèrent devant un grand lac. S’approchant, ils entendirent une petite voix qui chantait. Surprise! Une petite damoiselle à la queue de poisson était couchée sur une sorte de petit monticule sur une plage de galets. Entendant les pas des quadrupèdes, elle tourna la tête. Puis de remit à chanter.

 

- Bonjour, dit le prince Amaury.

- Bonjour dit Hestor

- Hello, répondit l’apparition.

- Qui es-tu, demanda le prince.

- Je suis Éline et toi?

- Je suis Amaury. D‘où viens-tu comme ça?

- D’un pays lointain près de la mer. Et toi?

- De mon château.

- Il est loin ton château?

- Oui beaucoup de lieues. Il faut marcher pendant des jours.

- Pour moi c’est compliqué. Je ne marche pas.  Je nage mais ici, c’est aussi compliqué, parce que il n’y a pas beaucoup d’eau et quand je plonge, je me cogne la tête contre le fond. Et ça me fait des bosses grosses comme des tomates.

- Tiens donc. Pourquoi tu ne marches pas?

- Tu n’as pas vu? Je n’ai pas de jambes, Je n’ai qu’une queue de poisson.

- C’est vrai que ce doit être compliqué de marcher avec une queue de poisson. Qu’est-ce qu’il t’est arrivé?

- C’est mon frère Flipper le dauphin d’Amérique. Il m’a fait une queue de poisson en me dépassant pendant une course. Je suis restée comme ça. Mon appendice m’empêche de marcher.

- Tu aurais dû te faire opérer. Moi, on me l’a enlevé.

- Tu avais le même?

- Non. Un ami de Vésale m’a ouvert le ventre. Et couic!

- Tu avais une queue de poisson dans le ventre? Ça, ce n’est pas courant, à moins que tu en aies avalé une.

- Mais non, l’appendice est au bout de l’intestin. Quand il est enflammé, on l’enlève et on se sent mieux.

- Ah! Tu avais le feu dans le ventre? Ça doit faire mal. Et comment on l’éteint?

- Je te l’ai dit, on coupe.

- Ah oui! J’ai compris, c’est un coupe-feu! Ça fait couic?

- Comme tu dis.

- Mon prince, je ne comprends rien à vos discours, dit Hestor en bâillant. Je commence à avoir faim. Laissons cette petite malheureuse avec sa queue de poisson et continuons notre voyage.

- Tu es vraiment terre à terre, mon pauvre Hestor.

- D‘abord, je ne suis pas terre à terre, mais assis sur mon âne qui a les pieds sales.

- Et toi, petite Éline, d’où viens-tu?

- Mes parents étaient marins sur une goélette. Ils ont débarqué ici après une tempête. Mon papa est reparti en bateau et maman s’est mise à laver les vêtements des marins pour acheter des tartines. Mon frère Flipper a aussi voulu partir en bateau mais maman n’a pas voulu. «Un coureur des mers, ça suffit,» qu’elle disait. Mon frère a décidé d’être coureur à pieds. Il voulait que je cours avec lui mais quand il m’a fait une queue de poisson, je ne pouvais plus courir. Il m’a laissé tomber. J’ai fait plouf et alors je me suis mise à nager. Ici je me repose sur mon tas de cailloux.

- Tu as dit que ton frère était un dauphin.

- C’est le surnom qu’on lui a donné. Le fils aîné d’un roi s’appelle le dauphin. Et mon papa était le roi de la mer. C’est logique non?

- Tu es une petit finaude.

- Je sais. Maman me le dit toujours Éline la fine. Ça rime n’est-ce pas?

- Et tu vas rester comme ça longtemps sur ton tas?

- Je ne sais pas. S’il pleut trop fort,je plonge pour ne pas être mouillée.

- Ben voyons! Nous te laissons et tâche de ne pas trop prendre froid. C’est mauvais pour la  santé.

- S’il fait trop froid, je plonge aussi.

 

Nos voyageurs laissèrent Éline la petite sirène à queue de poisson. Ils trottèrent longtemps à travers la lande puis ils arrivèrent en fin de jours à la lisière d’une forêt. Hestor bâilla bruyamment. Un pic vert se mit à faire la mitrailleuse sur le tronc d’un vieux hêtre. Hestor ne comprit pas le message et crut que l’oiseau se moquait  de lui. Il jura un grand coup. Le pic se remit à mitrailler le hêtre pour montrer sa réprobation d’avoir été dérangé.

 

 

Jean Destrée

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Christine Brunet a lu "Fractures", le nouveau recueil de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

 

Les recueils de Laurent Dumortier, on aime ou on déteste... Il n'y a pas de juste milieu... peut-être parce que ses nouvelles ne nous laissent jamais indifférents.

Fractures, c'est... Comment dire ? Une sorte de cauchemar tout éveillé : tout est normal et soudain, "paf", une claque ! On encaisse, on hésite, on tourne la page et... on replonge !

C'est un peu comme si l'auteur se penchait au-dessus de notre épaule avec un petit sourire narquois puis, avec une sorte de triomphalisme, nous crachait à la figure : "Et toc, prends-toi ça dans les dents !" 

C'est ça, Fractures... Un quotidien décalé, une brèche dans la réalité, un vent de folie... Des histoires très courtes, des personnages pris au piège comme le lecteur...

Fractures est un ouvrage surprenant qui se lit vite, d'une traite, et qui flirte avec nos nerfs... 

Un seul regret, que le cauchemar ne dure pas plus longtemps... A quand le prochain ? 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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Christine Brunet a lu "Ta mémoire, pareille au fables incertaines" de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

 

Certains romans ou recueils de nouvelles pourraient commencer par "Il était une fois...". Nous en avons tous lus.

Le dernier ouvrage de Christian Eychloma joue sur un autre registre, celui du "Et si..."

Deux histoires parallèles si semblables mais séparées par quelques siècles; deux jeunes filles en bute au même dilemme. (et vous n'en sauraient pas plus !!! Faudra lire !)

Un passé qui s'inscrit dans notre histoire coloniale, un/des futurs probables... Et si tout était lié ?

L'auteur nous propulse aussi facilement dans le passé que dans le futur, sur une autre planète.L'Humain ne change pas : il invente, il innove mais il n'évolue pas. Il reste prisonnier de ses démons : recherche du pouvoir, de l'argent, esclavage, manipulation.

Et si... Et si le temps n'était qu'un leurre, une sorte de boucle dont nous serions prisonniers en fin de compte ?

Et si... Et si l'Homme parvenait à s'affranchir de cette fatalité ? Quelles en seraient les conséquences ? 

Et si... Et si le temps n'était pas unique mais multiple ? Une infinité de possibilités temporelles pour une infinité de destins...

Et si...

Christian Eychloma nous propose tout à la fois, fiction et réflexion... 

"Ta mémoire, pareille aux fables incertaines"... Un méga coup de coeur pour la rentrée ! 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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Patrick Bonjour nous présente son recueil de poésies "Une saison qui vient à points..."

Publié le par christine brunet /aloys

Patrick Bonjour nous présente son recueil de poésies "Une saison qui vient à points..."
Patrick Bonjour nous présente son recueil de poésies "Une saison qui vient à points..."

Petite Bio à la Prévert

 

Après quatre ans de Droit à Grenoble et un an de service militaire en Allemagne, montée à Paris pour devenir dessinateur de presse (collaborations à une soixantaine de journaux depuis trente ans). Découverte de la couleur dans un atelier de gravure en 1990. Deux beaux enfants en 1996 et 2000, une quinzaine de livres depuis 2005, des expositions, des ateliers d’arts plastiques, pas de ratons laveurs en revanche mais des cartes postales, des affiches, des vitraux, des céramiques…

 

Résumé d »Une saison qui vient à points… »

Un recueil de 24 poèmes qui aborde des thèmes de société (prison, travail précaire, vieillesse, violences policières…) avec de l’humour parfois noir, voire un peu de provocation.

Publié dans présentations

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Joël Jouffriault présente son ouvrage "Le guêpier d'Aubenas"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait

  • Robert, qu’est-ce que tu fais là, planté devant l’évier depuis dix minutes ? Tu rêves ?
  • Euh… oui, c’est un peu ça.
  • Rien d’étonnant. Bon, Robert, elles sont loin maintenant. Alors les guêpes, c’est fini, notre problème, c’est ça, dit Claire, l’index posé devant le couteau.
  • Non, c’est pas fini. Je crois qu’on est tombés dans un guêpier. On est tombés dans un guêpier et on veut nous enfumer.

Résumé

Claire et Robert sont heureux de poser le pied dans la maison qu’ils ont louée pour une semaine, à Aubenas, après une longue route. Oui, heureux de découvrir la région, de profiter du soleil, de fêter leur cinquantième anniversaire de mariage. Hélas, voilà qu’en vidant le coffre de la voiture, ils découvrent un couteau suspect, taché de sang, de surcroît. Suit un vague bruit de meurtre dans leur lieu de villégiature. Mais qui a mis ce couteau dans le coffre ? Traumatisés à l’idée d’être inculpés de meurtre, ils passent la nuit à élaborer plusieurs hypothèses. Ils sont épuisés. Jusqu’au moment où, convaincus d’avoir enfin trouvé la bonne hypothèse, ils foncent au commissariat de police, subitement ragaillardis.

 

L’auteur est né en 1939 dans le Poitou profond. Après une carrière d’expert-comptable, il a ouvert la porte à l’écriture. Le guêpier d’Aubenas, son quatrième roman, trouve sa source dans un fait réel.

Publié dans présentations

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