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Yves Oliver nous présente son premier roman "Le silence des Carpes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Yves Oliver est né en Belgique en 1966.

Il a publié aux Editions Chloé des Lys (Barry, Belgique) 2 recueils de poésies : « La théorie du plaisir » (2009), « Le principe de la joie » (2009) et 1 recueil de nouvelles : « Les landes endormies » (2010).

« Le silence des carpes » est son premier roman.

Egalement auteur/compositeur/interprète et photographe, il a présenté au public de la Communauté Française de Belgique des expositions et des concerts dans les Médiathèques, Centres Culturels, Auberge de Jeunesse, etc...

 

Résumé :

 

Maria, jeune allemande, a 12 ans en 1940.

Jugée porteuse d'une maladie héréditaire pouvant nuire à la race aryenne, elle est internée dans les camps de concentration où elle connaîtra l'enfer comme tant d'autres mais aussi le viol et la déchéance. Abandonnée de tous à la fin de la guerre, elle reconstruira une vie comme elle le peut avec le terrible poids du passé.

40 ans plus tard, à la fin de sa carrière d'infirmière, les hasards de la vie la confronte au plus étonnant des destins. Ecartelée entre une colère aveugle et son sens aigu du devoir professionnel, quel chemin choisiras-t-elle ?

 

Extrait :

 

On dit que la guerre révèle le vrai visage des hommes. Certains sont lâches, d'autres fourbes. Certains s'imaginent un nouveau courage. Les meurtriers s'éveillent, les sadiques se frottent les mains. Pour eux, la guerre est la porte ouverte vers leur folie la plus cachée. Rêve de domination furieuse que l'empathie ne calme pas. Le mal en liberté est l'orgasme momentané qu'il faut atteindre à tout prix ! Ceux-là le chevauchent, poussés par la rage d'en finir. La guerre nourrit ces hommes. Je n'étais pas de ceux-là. J'étais une femme !

Publié dans présentations

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Laurent Dumortier nous propose un extrait de son recueil "Ether, Mer et Terre"

Publié le par christine brunet /aloys

 

L'effluve du fleuve

 

 

Sous les lumières immobiles

Je m'enfonce dans

Le coeur rougeoyant

Des quais de la ville

 

D'une péniche-restaurant

Glissant sur l'Escaut

Me parvient des mots

Murmurés par le vent

 

L'effluve du fleuve

Telle un voilier de regrets

Me rappelle nos hiers

Pas  encore oubliés

Et nos lendemains trépassés

 

 

Laurent Dumortier

 

Publié dans Poésie

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Mickaël Auffray présente son ouvrage "Vous êtes ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Issu d'un ventre nourricier, l'auteur débute son parcours en 1982. De formation classique, il passe du statut de simple embryon à celui de fœtus. Après une carrière de fumiste dans un landau bleu, il se lève pour aller de l'avant. Sa bipédie acquise lui permet d'intégrer un établissement de la République visant à la socialisation de son espèce. 
 

Professionnellement intégré à l'industrie, il prend rapidement conscience de l'aliénation que représente le travail à la chaîne. Dès lors, il s'engage dans le domaine commercial afin de vendre des objets à des personnes qui n'en ont pas besoin. Il quitte la piste de ce cirque mercantile pour recentrer son activité vers des considérations plus culturelles. L'auteur réside désormais non loin d'une jungle urbaine, il y a trouvé un travail manuel dans le champ pédagogique.
 

 

Bibliographie :

 

Résumé

Un homme est applaudi car il s’est bien garé, une araignée meurt sur fond de crise conjugale, un retraité jette tout par la fenêtre par conviction politique, un salarié s’interroge sur le sens de son travail…

Pris dans la toile, les personnages de ces 1O nouvelles doivent faire face à la détresse du monde contemporain. Quand certains s’adaptent ou se résignent, d’autres sont en quête de sens et combattent.

 

EXTRAIT :

Au bord de la chaussée, un petit panneau attira ma curiosité : il était écrit « Vous êtes ici ». Je fus ravi d'apprendre que quelqu'un se souciait de ma présence en ces lieux, mais cette simple affirmation soulevait plusieurs questions : « ici » c'était quoi ? Et qui avait pris soin de rédiger ce message ? Je me remis en marche et je n'avais pas fait cent mètres quand je butai sur une autre pancarte du même style : « Vous n'y êtes plus ».

Publié dans présentations

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Christine Brunet vous présente un nouvel extrait de son dernier thriller "Gwen, adieu..."

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ce soir-là, à 21 heures, boulevard Malesherbes (Paris).

 

 

Un couple de rentiers tourne en rond. Ils sont impatients. Le quinquagénaire glabre, chevelure poivre et sel méticuleusement gominée en deux sections identiques séparées par une raie parfaite, ensemble chic polo blanc sur Jeans Hugo Boss, consulte sa Rollex sans arrêt, avec fébrilité. Il étale son aisance matérielle pour impressionner. Son épouse, probablement plus âgée même si la peau de son visage, repulpée, n’affiche plus de rides, s’assure que tout est à sa place et tire sur sa robe Dior pour aplanir un pli rebelle et disgracieux : elle veut faire bonne impression. Elle observe d’un œil critique son brushing, la couleur auburn rafraîchie le matin même, et sourit à son image pour tester son charme.

 

Le cri aigrelet de l’interphone. Leurs invités sont en avance, mais ils n’ont rien à redire : ce qui va se passer ensuite va bouleverser leur vie à plus d’un titre. Ils ont hâte d’être enfin intronisés : faire partie de cette élite toute puissante, le rêve d’une vie qui va devenir, enfin, réalité.

Alexis Raynaud se précipite sur le bouton d’ouverture. Sa compagne vérifie une ultime fois son apparence dans le miroir de l’entrée : elle est pimpante, fardée juste ce qu'il faut pour atténuer la fatigue de la journée.

 

Ils entendent la porte de l’ascenseur. Leur cœur bat plus fort. Ils guettent le coup de sonnette rassurant.

Deux petites minutes intenses. Le maître des lieux retire les verrous et ouvre grand le battant blindé, rassuré : ils sont là, souriants, amicaux, mais bien différents de l’image qu’il s’en était faite. Ils pénètrent, avec naturel et sans-gêne, directement dans la vaste pièce à vivre luxueusement meublée. Madame a droit à des fleurs, lui à un Port Ellen 83 : son péché mignon. Exit la méfiance instinctive du premier regard.

 

Il les précède jusqu’au vaste divan, le sourire aux lèvres : toutes ces années de lobbying portent enfin leurs fruits. Il est heureux.

 

Il se retourne pour les inviter à prendre place et se fige dans la stupeur : son regard a accroché la silhouette de son épouse, au sol, immobile. Son corps frémit en encaissant un premier choc violent au creux de l’estomac. Impossible de réagir : son crâne semble exploser au second assaut. Il s’effondre.

Publié dans Textes, l'invité d'Aloys

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Bob boutique nous propose un autre court extrait de son dernier thriller "Bluff"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Trois chalutiers s’éloignent lentement à la queue leu leu comme des canetons derrière leur mère, du petit port de pêche de Husavik. Non pas pour jeter leurs filets dans l’océan Arctique et ramener des morues ou du hareng, mais pour transporter leurs pleines cargaisons de touristes, une bonne trentaine par bateaux, et tenter de leur trouver, en deux heures de temps, des baleines à filmer. Bien plus rentable. Liddy et Lars se trouvent sur le premier bateau. Johan dans le second qui suit à cent mètres.

 

Les excursionnistes en ciré jaune déjà pas mal mouillés par les embruns courent dans tous les sens sur le pont avec des jumelles et des appareils photo ou s’agglutinent le long des bastingages dès que la vigie juchée sur une tourelle posée sur le toit du poste de pilotage signale dans un haut-parleur qu’il y a quelque chose à voir : un béluga à quatorze heures (mouvement de foule), un gros dauphin à onze heures (nouvelle ruée vers tribord) et inversement. Limite ridicule, mais franchement, pourriez-vous visiter l’Islande et grimper jusqu’au cercle polaire sans essayer, au moins une fois, de mettre Willy[1] sur votre pellicule ? On vous laisse réfléchir.

 

Liddy grelotte de froid et fait des allers-retours entre le pont (chaque fois qu’on annonce une baleine, mais non, fausse alerte) et la cabine de séjour déjà surpeuplée (faut ajouter les malades du mal de mer) où un marin leur propose des boissons chaudes et des pilules antiémétiques pour le cas où certains seraient forcés de dégueuler leur chocolat chaud par-dessus bord. Mais elle tient bon, même si elle a dû glisser ses loupes couvertes d’eau salée dans sa veste (du coup, elle ne voit plus rien) tandis que le grand Lars, qui l’a prise en amitié, lui enroule une grosse écharpe de laine autour du cou.

(...)

 

Bob Boutique


[1]Un orque mâle connu pour avoir joué le rôle de l'orque Willy dans le film « Sauvez Willy »

Publié dans Textes

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Nouveautés référencées aux Editions Chloé des Lys !

Publié le par christine brunet /aloys

Nouveautés référencées aux Editions Chloé des Lys  !
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Publié dans fiche auteur

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"26 jours pour revivre", une nouvelle de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

26 jours pour revivre


 

Toute ma vie a été placée sous le signe du nombre 13.

Je suis né un 13. Je me suis marié un 13. Je suis mort un 13.

Eh oui, je suis mort. Laissez-moi vous raconter.

 

Je me suis retrouvé très vite devant une grande porte marquée 13 ! Le vieux bonhomme, qui m'a ouvert et a remarqué mon regard fixé sur la petite plaque, m'a rassuré : "Tous les jours on change de numéro ! C'est plus facile pour mes statistiques !"

Je suis entré et c'était vraiment chouette… All inclusive, comme on dit maintenant : boissons, nourriture à volonté et quand on en a envie. Je me suis fait plein d'amis mais un jour j'en ai eu marre. Je suis allé voir le vieux bonhomme. Connaissant mon nombre fétiche, il m'a offert de passer 2X13 jours sur terre pour comparer. Cela a débuté le 17 février 2020.

En bas, j'ai vite déchanté. Toute la famille m'avait déjà oublié. Les jours passaient si lentement ! J'avais compté 17 février + 26 jours = 14 mars. Le vieux bonhomme avait rompu le sortilège et j'en étais heureux à l'avance ! Tout allait enfin réussir pour moi.

La seule chose qu'il avait oublié le vieux bonhomme c'est que cette année 2020 est bissextile.


 

Louis Delville

Publié dans Nouvelle

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Opération Taranis... Nouvel extrait proposé par Didier Veziano

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Beyrouth, dans la planque de la DGSE


 

Imperturbable, Safia se pencha pour poser le plateau de collation sur la table, à côté de l’attaché-case qui faisait miroiter les liasses de billets. Au fond de la pièce, l’homme continuait à prendre des photos de la scène. Au moment où elle se redressa, Jamal bondit sur elle. Dans un réflexe félin, Safia fit un pas en arrière pour se dégager et lui décocha un coup de pied circulaire au visage qui le renvoya instantanément sur le canapé. Le capitaine Vanier et son collègue n’avaient pas bougé.

— Calme-toi, Jamal. Je t’ai dit que de toute façon tu n’avais pas le choix.

Vanier s’empara de l’appareil photo et fit défiler les photos en souriant. Il le tourna vers Jamal.

— Regarde ! Pour peu que tu ne coopères pas, tout Beyrouth pourra voir que tu as fêté une grande occasion avec des services secrets étrangers et que tu as été bien récompensé. Il en pensera quoi, Abou Hamzra, d’après toi ? Alors que si tu prends cet argent, que tu nous donnes les informations dont on a besoin, d’ici une dizaine de jours, on disparaît de ta vie. Définitivement. Ah ! On a oublié de te dire un truc.

Jamal détourna la tête. Safia se tenait appuyée contre la porte du salon. Elle dégustait son champagne par petites gorgées. Vanier poursuivit.

— On sait où habite ta sœur. C’est bien ta sœur la fille que tu as vue l’autre soir au magasin de vêtements, près de la place de l’Étoile ? Tu te souviens ? Elle était accompagnée de ta maman…

— Fils de putes, laissez ma famille tranquille ! hurla Jamal.

— Ça va dépendre de toi.

— C’est ça vos méthodes, bande d’enculés ?

— Tu n’as même pas idée de quoi on est capables, répondit Vanier du tac au tac.

— Et après, vous vous étonnez que les musulmans vous détestent, mais…

— Garde ces conneries pour d’autres, Jamal, le coupa Vanier d’un geste de la main. Ne va pas me ressortir les croisades. Le problème, tu vois, c’est que vous détestez beaucoup de monde, à commencer par vous-mêmes !

Jamal marqua la surprise. Vanier continua dans un débit plus rapide, plus ferme.

— C’est à cause de nous quand le GIA égorge des Algériens par villages entiers ? C’est de notre faute quand les talibans décapitent des Afghans et lapident des femmes en public ? C’est encore de notre faute quand les chiites et les sunnites font exploser des bombes sur les marchés en Irak ou au Pakistan, tuant indifféremment des femmes et des enfants, ou bien quand le Hamas et le Fatah s’entretuent dans les territoires alors qu’ils devraient combattre main dans la main ? Tu veux que l’on continue la liste ? On peut remonter dans le temps si tu veux. Tu veux qu’on parle des massacres opérés par les wahhabites à Karbala ? C’était en 1801. Tu ne connais pas cet épisode ? C’est dommage. Ils ont trucidé les trois quarts de la population, décapité les nourrissons, éventré les femmes enceintes. Des musulmans qui tuent des musulmans à longueur d’année, au fil des siècles, ça ne t’interpelle pas ? Ça ne te choque pas ? On a une part de responsabilité ? OK. Mais la vôtre Jamal, la vôtre…, tu y as déjà réfléchi ? Ça ne faisait pas une semaine que Mahomet était mort que vous vous déchiriez déjà pour sa succession. Et aujourd’hui, alors que les autres religions se sont apaisées, la vôtre a tant de branches que même ton Dieu ne doit plus s’y retrouver. Alors, écoute-moi bien : il y a en ce moment des barbares qui veulent faire exploser Paris et ton chef est le responsable de ce projet. On doit retrouver l’homme qui est son relais en France et tu vas nous aider. Ou alors, oui, je peux te promettre que oui, on va utiliser des méthodes de salopards. Et je te le dis dans les yeux : je n’hésiterai pas un seul instant. Regarde-moi quand je te parle ! hurla Vanier.

Publié dans Textes

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Les petits papiers de Chloé...

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Nouveau numéro avec son lot d'illustrations, de textes, de chroniques ! Retrouvez les illustrations de Cédric, Fralien et François Beukels, les articles de Carine-Laure Desguin et Edmée de Xhavée, et... quelques surprises !

A commander sur le site des Editions Chloé des Lys

Nouvel appel à textes pour "Chloé a dit" :  "Chaque jour vers l'enfer nous descendons d'un pas" Ch. Baudelaire 'Les Fleurs du mal'

 

CONCOURS pour le prochain numéro de la revue 

Sujet : "Rencontre du troisième type"
 
Textes à envoyer avant le 30 juin 2019 !
en times roman 12 mini interligne 1 mini
 
Tout le monde peut participer mais attention, pour les votes, l'auteur ne peut voter pour son texte, bien sûr...

 

Et toujours disponible le hors série des 20 ans de CDL !!!

 

Publié dans ANNONCES

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Alain Van Kerckhoven nous présente son recueil de poésies "Des miettes dans le lit"

Publié le par christine brunet /aloys

Il s'agit d'un recueil de vingt-neuf poèmes courts

 

Tout d'abord, un court extrait

 

« Je ne sais plus où je l’ai mise...
– On va la retrouver !
– Je ne sais plus où je l’ai mise, qu’il répétait.

Et puis il s’assied, comme ça, au bord du trottoir, à mi hauteur de la rue de la Victoire.

Lui, c’était mon père. Et il renonçait à chercher sa voiture. Il faisait bon et, en face, une camionnette de location essayait péniblement de se garer.

- Un jour, je ne saurai même plus qui tu es, qu’il ajoute. »

 

 

Qui suis-je ? 

 

Alain Van Kerckhoven est un auteur belge dont la pensée rejoint la philosophie naturaliste contemporaine. Sa réflexion est principalement ontologique et oscille entre les domaines scientifiques, politiques et artistiques. Il a rédigé de nombreux articles et essais transversaux sur les rapports complexes qu'entretiennent la société, la technologie, la musique et la conscience. Il est aussi poète.

C'est en découvrant sa production littéraire que des compositeurs lui proposèrent des collaborations musicales dans lesquelles la plus grande importance est donnée à la musicalité du texte et à la portabilité de la charge émotionnelle par les interprètes. Ce recueil présente une sélection inédite de cette production poétique.

Les poèmes d'Alain Van Kerckhoven empruntent une langue dépouillée d'artifices, incisive, afin débusquer ce qui se tapit sous l'apparence du quotidien. Le geste le plus banal, la phrase la plus anodine deviennent l'indice d'une réalité magique, qui ne nous apparaît jamais qu'après coup. Et donc nimbée de nostalgie.

 

 

 

 

 

Publié dans présentations

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