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Comme promis, Christian Eychloma nous propose un extrait de son nouveau roman "Ta mémoire, pareille aux fables incertaines"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Anaïs, toujours aussi amusée de se sentir si légère, sauta souplement sur la murette bordant l’extérieur de la véranda. Fermant à demi les yeux pour se protéger de l’éclat du soleil mauve, elle n’eut qu’à tendre la main pour cueillir un de ces fruits charnus dont, à peine goûté pour la première fois, elle avait immédiatement raffolé.

Tycho, adossé contre le tronc écaillé de l’arbre dont les longues branches ployaient sous la charge, pointa un doigt accusateur vers sa sœur.

« Tu sais que tu risques d’être malade si tu en manges trop… » lui rappela-t-il sévèrement. « Et maman ne sera pas contente !

- Parce que tu lui dirais ? » répondit Anaïs en lui lançant par jeu la grosse poire grumeleuse qui éclata sur le sol en faisant gicler un jus vermillon.

Tycho, évitant de justesse les éclaboussures, se leva d’un bond.

« Si tu m’avais taché mon short, tu peux être sûre que je t’aurais dénoncée !

- Eh bien, moi, j’aurais dit que tu t’amuses à attraper les chardons volants malgré l’interdiction !

- Quelle interdiction ? Et qu’est-ce que ça peut faire si je fais attention ?

- Alors, tu ferais bien de devenir plus adroit. Tu t’es déjà fait griffer trois fois et…

- Et on m’a dit que je devrais soigner moi-même mes éruptions allergiques si je recommençais… Ce qui n’est pas vraiment une interdiction ! 

- Bon… De toute façon, ce n’est pas toi qui auras la colique ! » répondit-elle en tirant d’un coup sec sur un autre fruit qui se détacha facilement.

Elle fit semblant de viser son frère qui recula instinctivement. Éclatant de rire, elle ouvrit en deux la fausse calebasse et la pressa contre sa bouche, mordant goulûment dans la chair molle.

Tycho, décidant de se désintéresser des provocations de sa sœur, se dirigea vers la desserte conduisant en pente douce jusqu’à la Paresseuse. Un ruban mordoré dont il pouvait apercevoir les reflets brillants sous l’étagement des modules d’habitation à moitié dissimulés par les larges feuilles des parasols chevelus.

Un filet rouge vif au coin des lèvres, Anaïs, voyant son frère s’éloigner, laissa tomber la peau évidée au pied de l’arbre dont la cime culminait très haut au-dessus de sa tête.

« Où vas-tu ? » lui cria-t-elle.

« Me rafraîchir !

- Tu sais que ça aussi, c’est interdit ! »

Avec un geste d’indifférence, il poursuivit son chemin sans se retourner. Les poissons-rasoirs, ainsi nommés en raison de leurs nageoires extrêmement coupantes, ne remonteraient le courant que vers la nuit tombée et il savait la baignade jusque là sans danger.

« Je viens avec toi ! » décida Anaïs en sautant de son perchoir.

Il leva la main et agita l’index en signe de désaccord.

Sans en tenir compte, elle le rattrapa en quelques enjambées. Cette merveilleuse sensation de galoper sans effort, sans jamais s’essouffler, de bondir quasiment sans élan…

« Pour les chardons, bien sûr, je ne dirai rien ! » crut-elle bon de préciser en se rapprochant de lui.

« C’est comme tu voudras… » répondit-il en la repoussant légèrement afin de ne pas lui donner l’impression de céder trop vite.

Ces étranges bestioles, très peu dangereuses si l’on savait s’y prendre pour les étudier, faisaient partie de ce qui fascinait le plus Tycho depuis son arrivée sur Ouranos. Mi-végétaux, mi-animaux, se développant d’abord comme une plante avant de casser leur tige pour s’envoler comme un oiseau.

Faute de mieux, on les avait appelées les « chardons », par analogie avec ces espèces aux feuilles piquantes qui pullulaient sur Atlantis, mot lui-même dérivé, à ce qu’on lui avait dit, du nom d’une plante commune de leur lointaine planète mère.

Plusieurs fois par an, au moment de leur bizarre métamorphose, elles se mettaient à voltiger un peu partout, envahissant parcs et jardins avant de se regrouper en mouvants nuages sombres qui obscurcissaient le ciel rose d’Ouranos.

« Tu devrais t’essuyer la bouche… » lui conseilla-t-il en tirant par jeu sur une de ses longues tresses.

Elle s’exécuta machinalement du dos de la main, un peu déçue d’avoir dû interrompre plus tôt que prévu son petit festin.

Des mangues… C’était le nom que l’on donnait à ces fruits savoureux, bien qu’elle sût de façon certaine qu’ils n’avaient pas grand-chose à voir avec les « mangues » dont elle s’était souvent régalée avant le grand voyage.

Les deux enfants avaient été passablement désorientés au début en découvrant que plantes et animaux endémiques de cette planète portaient en général les noms d’espèces vaguement ressemblantes qu’ils avaient bien connues sur Atlantis. Parfois très vaguement ressemblantes, au point qu’ils avaient préféré commencer à développer leur propre vocabulaire pour les désigner. Puis, le temps passant, leur nouvel environnement éclipsant peu à peu le souvenir de l’ancien, ils y avaient renoncé pour adopter le langage commun.

Le coude de la rivière formait une petite crique où ils avaient pris l’habitude de se baigner, un endroit bien protégé du courant, avec une minuscule plage de galets où ils aimaient se reposer après avoir longuement pataugé dans l’eau fraîche. Dans les premières heures de l’après-midi, leur moment préféré de la journée où ils savaient pouvoir jouir d’une liberté totale, ce coin tranquille était comme transfiguré par la lumière légèrement violette de l’astre à son zénith.

En amont de là où ils se trouvaient, un amoncellement de rochers couleur d’améthyste partageait le cours d’eau en plusieurs courtes cascades sous lesquelles croissaient à l’envie les jacinthes arborescentes. En aval, l’eau s’écoulait plus calmement entre les berges étroites pour aller se perdre dans le bleu soutenu de la végétation.

« Tu te souviens ? » demanda-t-elle en désignant l’étendue de la forêt dont la dense canopée ne laissait rien deviner de ce qui se trouvait en dessous.

Il opina en souriant. Il avait ce jour-là eu la peur de sa vie, même s’il pouvait à bon droit, vu son jeune âge, considérer être très loin d’avoir tout expérimenté.

« C’était peut-être la seule chose contre laquelle on ne nous avait pas prévenus ! 

- Pardi… » répondit-elle en s’accompagnant d’un geste destiné à souligner l’évidence de la chose.

Sa frayeur passée lorsqu’il s’était extrait sans dommage, mais non sans peine de l’énorme feuille collante qui l’avait tout entier enveloppé, il ne s’était pas senti très fier. Un peu honteux d’avoir été, malgré sa vigilance, victime d’une des nombreuses farces que les vieux colons réservaient aux nouveaux arrivants.

Il leur en avait longtemps voulu bien qu’il dût admettre que tout ce qui présentait le moindre danger réel leur avait été très clairement expliqué. Comme ces saloperies de vrilles venimeuses ou les redoutables poissons-rasoirs.

Et les roseaux constrictors, bien entendu… Il réprima difficilement un frisson.

« Le premier à l’eau ! » lança-t-il en ôtant soudainement son short et son maillot de corps.

« Perdu ! » s’esclaffa-t-elle en se jetant tout habillée dans le lit de la rivière.

Secouant la tête pour la forme car habitué aux excentricités de sa cadette, il l’observa en train de traverser d’une brasse vigoureuse la vingtaine de mètres qui les séparaient de la rive opposée.

Les vêtements trempés, elle se hissa sans effort sur le talus herbeux. Debout au milieu des hautes pousses tarabiscotées de ce qu’il était convenu d’appeler des torsades palmées, elle lui fit signe de la rejoindre.

Il traversa à son tour, plus tranquillement, écartant doucement au passage quelques grosses brosses arc-en-ciel. Il se redressa en sentant qu’il avait à nouveau pied et, immergé jusqu’à la taille, frappa violemment l’eau du plat de la main.

Les inoffensives créatures aquatiques s’égayèrent en irisant la surface dans toutes les directions, pendant que des billes liquides aux reflets d’agate s’élevaient très haut pour retomber lentement en une pluie de fines gouttelettes chatoyantes. Un peu plus vite toutefois, pensa-t-il, que ce qu’il se rappelait avoir observé sur ces vidéos holographiques prises par beau temps sur Atlantis et repassées au ralenti sur sa tablette de virtualisation.

Satisfait du résultat d’une expérience cent fois renouvelée, il grimpa en se jouant la faible pente pour suivre Anaïs qui, fidèle à ses habitudes, venait de s’engager le long du lit de la rivière pour une petite promenade en aval, à l’ombre des gigantesques bambous siffleurs. Une promenade qui les mènerait jusqu’à un ravin peu profond où s’étalait un marécage envahi de roseaux constrictors, ces sinistres végétaux aux surprenantes et mortelles propriétés.

Ravis par la chanson flûtée du vent dans les tiges creuses, les deux adolescents cheminèrent, pieds nus, écrasant sous leurs pas les frêles herbacées dont les minuscules capsules laissaient échapper de délicieuses exhalaisons.

Au bout de quelques centaines de mètres, Tycho s’arrêta soudain, renifla longuement, puis se pinça les narines.

« Cette odeur… » fit-il en se tournant vers sa sœur. « C’est nouveau, ça. Qu’est-ce que cette odeur ?

- C’est vrai, ça pue ! » confirma-t-elle en imitant le geste de son frère.

Rendus méfiants par cette sensation inattendue, ils avancèrent avec précaution, respirant le moins possible, l’odeur devenant de plus en plus insupportable au fur et à mesure qu’ils approchaient du ravin.

Arrivés au bord, ils s’immobilisèrent, à la fois apeurés et incrédules.

L’homme, à demi immergé dans la vase orangée, le visage gonflé, les yeux exorbités, était mort les mains crispées sur la solide corde ligneuse qui lui enserrait la gorge. Le reste de son corps, autour duquel se devinait la couleur plus pâle de sa combinaison de forçat, se trouvait comme ligoté par d’innombrables racines qui paraissaient vouloir l’ensevelir sous la tourbe du marais.

Publié dans Textes

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Christian Eychloma nous présente son nouveau roman "Ta mémoire, pareille aux fables incertaines"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

A l’issue d’une carrière d'ingénieur dans l'industrie aéronautique et immédiatement après avoir pris sa retraite, Christian Eychloma décide de se consacrer à l'écriture, et plus spécifiquement à la science-fiction. Une science-fiction plus « humaniste », sans l’hémoglobine habituelle, la techno délirante ou les extra-terrestres plus ou moins anthropomorphiques...

D’un naturel extrêmement curieux, l’auteur s’est toujours beaucoup intéressé aux sciences et aux techniques, à la genèse des découvertes et à leur avenir, consacrant l’essentiel de son temps libre à approfondir ses connaissances dans tous les domaines, dévorant des ouvrages de vulgarisation et… de science-fiction !


Aiguillonné par ses interrogations sur la nature de la réalité, son intérêt n’a notamment jamais faibli pour les développements théoriques et philosophiques concernant la Relativité et la physique quantique, et ceci en raison de l’obligation que nous font ces percées conceptuelles de remettre en cause nos paradigmes habituels.

Résumé

Anticipation / fantastique, roman en partie inspiré (en partie seulement…) d’une vieille histoire de famille et de souvenirs d’enfance de l’auteur…

Deux destins étrangement semblables séparés par un insondable gouffre spatiotemporel…

Anaïs, passagère du gros transport interstellaire à destination d’Ouranos, lointaine colonie pénitentiaire aux confins de l’espace contrôlé par la Fédération, est-elle la même personne que Camille qui, sept siècles plus tôt, a vécu la grande aventure à bord du paquebot des Messageries Maritimes cinglant vers la Nouvelle Calédonie ?

Lucien, docile cobaye entre les mains de deux chercheurs à l’avant-garde d’une science révolutionnaire, réussira-t-il sans dommage pour sa santé mentale à s’introduire par effraction dans ce mystérieux « quelque part » où passé, présent et avenir sont inscrits de façon indélébile ? En poussant un peu plus loin encore leurs étranges expériences, ces aventuriers en blouse blanche peuvent-ils espérer en sortir indemnes ?

Un roman offrant un récit d’une grande intensité dramatique, certes une fiction mais qui, basée sur une conception de la réalité partagée par bon nombre de scientifiques, pourrait remettre en cause bien des certitudes.

 

Un extrait ??? Demain !

Publié dans présentations

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Jean-François Foulon nous présente son nouveau roman "Sur les traces d'un amour inoubliable"

Publié le par christine brunet /aloys

 

COURTE BIOGRAPHIE :

 

Jean-François Foulon est né en 1960 au cœur de l’Ardenne, d’un père belge et d’une mère française. Licencié en philologie romane (université de Liège), il travaille à Bruxelles dans le secteur public mais vit en Wallonie (Hainaut). Passionné de lecture et d’écriture, il a collaboré à différentes revues littéraires comme Le Journal de la Culture, La Presse Littéraire et Le Magazine des Livres. Il  a déjà publié trois livres chez Chloé des Lys : un roman, « Obscurité » (2015), un recueil de poésie, « Le temps de l’errance » (2016), et un recueil de nouvelles, « Ici et ailleurs » (2017).

 

RESUME DU LIVRE

Une femme a connu un grand amour avec un homme qui est aujourd’hui décédé et elle décide de revenir sur les lieux qu’ils ont fréquentés ensemble. Mais petit à petit, au-delà de la nostalgie qui l’envahit, elle découvre des aspects qu’elle ne connaissait pas chez cet être qui était pourtant si proche d’elle. Altermondialiste actif, se pourrait-il que sa mort n’ait pas été naturelle ? Troublée par ces révélations, elle va parcourir l’Ardenne, la région natale de celui qui fut l’homme de sa vie, pour tenter de comprendre qui il était vraiment.      

 

EXTRAIT :

 

Elle avait garé la voiture à la sortie du petit bois, et avait attendu là patiemment. Devant elle, la route descendait en pente raide vers le village, longeait le cimetière, puis se perdait près des premières maisons.  L’esprit vide, elle ne pensait à rien. Elle attendait, c’était tout. Qu’attendait-elle au juste ? Cela avait-il un sens d’être là ? Oui, bien sûr ! C’est ne pas y être qui aurait été incompréhensible. Dans son esprit, les idées se mélangeaient. Elle regarda les grands bois qui couvraient l’horizon, de l’autre côté du village. Voilà donc la région qu’il aimait tant et dont il lui avait si souvent parlé. Elle n’y était jamais venue. Ni seule ni avec lui. Forcément. On le connaissait ici et même s’il n’y vivait plus depuis longtemps, cela restait son village natal. Qu’est-ce que cela aurait été bon, pourtant, de se promener à deux dans ces forêts sauvages. Quand elle aurait eu peur d’un bruit étrange, il lui aurait pris la main et ne l’aurait plus lâchée. Elle n’aurait rien dit, mais qu’est-ce qu’elle aurait été heureuse, comme cela ! Le soir, ils seraient rentrés à l’hôtel et il aurait expliqué que ce bâtiment était en fait la vieille ferme de son grand-père, laquelle avait été vendue et transformée pour les touristes. La charrue que l’on voyait au milieu de la pelouse avait été tirée par un cheval qu’il avait encore connu, lorsqu’il était enfant. Il aurait parlé pendant des heures de son passé et elle l’aurait écouté, heureuse de découvrir ce qui avait fait ce qu’il était devenu, cet homme à la fois renfermé et généreux, persévérant et pourtant si fragile à ses heures. Puis ils seraient allés dormir dans une chambre aux murs de schistes gris et avant de sombrer dans le sommeil, ils se seraient aimés comme jamais. Au milieu de la nuit, elle se serait réveillée en entendant le hululement d’un hibou, si près qu’on aurait dit que l’oiseau était à l’intérieur de la chambre. Elle aurait souri de sa naïveté et se serait blottie contre lui pour le reste de la nuit. Alors, heureuse, elle aurait rêvé de l’océan et de son enfance à elle.

 

Elle en était là de ses pensées quand elle les vit arriver. Ils venaient à pied, suivant la voiture noire. Il n’y avait pas beaucoup de monde, une vingtaine de personnes au maximum. Ils marchaient lentement à cause de la pente qui était raide et quand ils furent devant le cimetière, elle vit bien qu’ils étaient tous contents d’être à destination. Alors, on sortit le cercueil du corbillard et ils franchirent lentement la petite grille. Ensuite, ils restèrent immobiles devant le trou qui venait d’être creusé. Elle les voyait bien, d’où elle était. Celle qui se tenait à peine debout, c’était sa femme, manifestement. Ses deux filles la soutenaient, toutes fières au fond d’elles-mêmes d’être pour une fois les adultes que leur mère les avait toujours empêchées d’être. Une voiture arriva à vive allure et se gara sur le parking. C’était le curé. Un curé, il ne manquait plus que cela ! Qu’est-ce qu’il aurait dit s’il avait su cela ! Une fois de plus il devrait faire semblant et subir ce qu’on lui imposait. Elle en eut mal pour lui. Il n’y avait pas à dire, ces gens n’avaient vraiment rien compris à ce qu’il était. Un curé !

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Silvana Minchella nous présente son nouvel ouvrage "De soufre et de miel"

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

Silvana Minchella est née dans un petit village de montagne du sud de l’Italie.

Seule enfant de la famille, sans autre distraction que les éléments de la nature, son imagination la nourrit mais la coupe des autres.

C’était une enfant « différente » qui interpellait.

A l’âge de cinq ans, ses parents émigrent à Bruxelles.

La découverte des livres lui permit de surmonter le choc de l’exode et de pénétrer dans un monde en couleurs.

De la lecture à l’écriture, le pas fut très vite franchi.

Des contes pour enfants, des romans, des nouvelles, de l’humour, de la poésie.

Sa plume délivre des messages d’amour et d’espoir.

Onze livres édités à ce jour, plusieurs participations à des recueils collectifs et à des concours littéraires, un billet mensuel pour la revue Bruxelles Culture.

Elle a aussi créé un atelier d’écriture récit de vie «  Je déclare la paix en moi » qu’elle anime à Bruxelles.

 

 

RESUME

 

Une flamme unique, séparée en deux pôles, mâle et femelle, enfermés chacun dans une âme et propulsés dans la roue karmique.

Mille fois elles croiront être face à leur flamme jumelle, mille fois la douleur de la déception les terrassera.

 

 

 

EXTRAIT 

 

Quand je te verrai

Je te reconnaîtrai

Déjà mon corps frémit

Qui t’attend et gémit

De chaque parcelle en feu

Qui couve et se tapit

Comme le fauve affamé

Guette sa proie

A la fois excité et apeuré

Par l’affrontement qui se prépare

Au corps à corps

Qui ressemble à une mise à mort

Pour renaître plus forts.

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Joël Godart voit deux de ses poèmes publiés dans la revue LICHEN de janvier !

Publié le par christine brunet /aloys

Joël Godart voit deux de ses poèmes publiés dans la revue LICHEN de janvier !
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Joël Godart voit deux de ses poèmes publiés dans la revue LICHEN de janvier !
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Marcelle Pâques nous présente son recueil de poésies "Bordélique Alchimie"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Retraitée, mariée, 2fils et 5 petits-enfants adorables !!!

 

Belge, née à Naast, charmant petit village

 

Un recueil paru en 2012 “ Bientôt les jonquilles”

                             En 2014 “Pourquoi pas?

                             En 2016 “ Les aventures de Billy” – Contes pour les enfants

Participation à une anthologie “ La marguerite des possibles”.

Participation à des revues littéraires

 

Mon nouveau recueil “ Bordélique alchimie”.

Et si la vie n’était qu’une bordélique alchimie ?        

 

Un jour…

La rivière emporte

La tendresse du jour

La banalité d’un jour

Ordinaire, extraordinaire ?

Nul ne le sait

Le jour se tait

Publié dans présentations

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Christine Brunet a lu "Ici ou au-delà", le nouvel ouvrage de Philippe Desterbecq

Publié le par christine brunet /aloys

 

J'attendais le nouveau livre de Philippe Desterbecq avec impatience. Je pensais tomber sur un livre pour enfants comme son "Livre magique" à cause, notamment, de la couverture. Mais cette fois, Philippe nous propose un recueil de nouvelles basées sur des événements vrais... Des nouvelles brèves que l'auteur a étoffées pour créer un faisceau d'histoires imbriquées, étroitement liées par des personnages qui se croisent, unis ou non par l'amitié ou les liens du sang. 

Je ne m'attendais pas à m'attacher autant aux héros de ces courtes aventures ou de ces instants de vie. Peut-être est-ce le contexte ? La maladie, les décès, l'enlèvement d'un enfant par son père avec ce que cela implique dans une famille sont contrebalancés par un souffle d'optimisme rassurant et des scènes attachantes. L'émotion enveloppe tout ce petit monde ballotté par la vie et les épreuves. Elle affleure entre les lignes, bouscule les mots et happe le lecteur qui s'attarde. Les images persistent bien après la lecture pour notre plus grand bonheur. 

Vous savez quoi ? J'aimerais bien croiser Dorine, Sarah, Lilou, Line, Valérie et les autres... 

Quant au titre et à la première de couverture, tout s'explique au fil des pages mais ne comptez pas sur moi pour vous en révéler les secrets : il faudra lire ! 

Bravo, Philippe, pour ce recueil qui m'a fait passer un super moment  !! A quand le prochain ? 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

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Cathie Louvet nous présente son second tome « De Glace et de Feu : l'empire disloqué »

Publié le par christine brunet /aloys

 

SYNOPSIS TOME 2 : « De Glace et de Feu : l'empire disloqué ».

 

 

Les Vikings, habituellement dépeints comme des Barbares assoiffés de richesses n’ayant que peu d’égards pour les populations qu’ils dépouillent de leurs biens, n’ont ici pas moins de scrupules que les Francs et leur volonté d’étendre leur Empire, sous couvert de l’évangélisation des populations étrangères qu’ils parviennent à soumettre.

Le style, fluide et rythmé, a été retravaillé afin d'alléger certaines phrases un peu longues, offrant un texte bien écrit, à la syntaxe et à l'orthographe maîtrisées.

Le récit se structure autour de l'histoire réelle, mettant en scène des événements et des personnages historiques, et de l'histoire de personnages fictifs racontant des événements historiques, donnant de nombreux détails basés sur les documents et les recherches des historiens, notamment celles de Régis Boyer, sans pour autant alourdir le texte et ennuyer le lecteur.

L'originalité du sujet réside donc dans ces « chassés-croisés » entre le réel et le fictif dont le traitement est cohérent.

Points forts : récit bien rythmé, connaissances historiques maîtrisées, descriptions riches des situations et des paysages rendant le texte vivant, donnant l'impression d'y être, personnages attachants dont on a envie de connaître la suite des aventures.

 

Le second tome s'articule autour de trois axes :

  • Destinée de l'empire de 819 à 859, avec pour événements phares le remariage de Louis, la naissance de son fils Charles, les révoltes de ses fils aînés, les complots internes, les déchirements entre frères laissant le champ libre aux envahisseurs, et ouvrant la voie à l'avènement d'une nouvelle monarchie incarnée par les Capétiens.

 

  • Seconde phase des incursions vikings sur les territoires francs qui deviennent annuelles, profitant de la situation politique déplorable : ils trouvent l'embouchure de la Seine ; ils pénètrent bien plus avant dans les terres ; hivernages récurrents plutôt que de rentrer chez eux après chaque saison ; investissent les Shetlands, s'attaquent à l'île de Bretagne, colonisent l'Irlande et luttent contre la résistance celte ; alliances entre les différents chefs vikings qui leur permettent d'être partout, jusqu'à Paris.

 

  • Destinée des personnages ou familles fictifs dont on a suivi les aventures dans le premier tome, illustrant ce qu'était le quotidien de leurs existences, évoquant une partie de l'histoire du Danemark liée aux expéditions vikings, l'opposition paganisme/christianisme en montrant le très lent mais inexorable mouvement vers la christianisation qui sera effective près de 150 ans plus tard.
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FUNÉRAILLES, un texte signé Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

FUNÉRAILLES


 

Depuis plus d'un siècle, ma famille travaille dans les pompes funèbres. Avant on parlait de croque-mort, mais cela est tombé en désuétude.
 

Nous possédons un beau et grand magasin juste en face de l'hôtel de ville Un endroit stratégique à n'en pas douter !
 

Le pire pour nous, c'est quand quelqu'un de la famille passe l'arme à gauche. Imaginez-vous : fournisseur et client à la fois !
 

Pour grand-mère, on a décidé de faire confiance à un concurrent. Ce fut dramatique ! On a tout critiqué ! Tout !
 

La tenue du personnel, la propreté du corbillard, le bois du cercueil et même la vitesse du convoi entre la maison et le cimetière. Grand-maman avait refusé de passer à l'église suite à une dispute vieille de plus de trente ans avec le curé ! Une vieille querelle qui fut fatale à l'homme d'église qui décéda quelques mois plus tard et pour lequel, on avait bâclé l'affaire en moins de deux !
 

Mais il y eu une vengeance posthume, puisque nous avions appris que désormais le secrétariat paroissial conseillait de ne plus s'adresser à notre société pour les enterrements à l'église !
 

Notez qu'on s'en fiche, il y a de moins en moins de personnes qui ont recours aux services de la religion pour aller au paradis.
 

Grand-père, un vieux dur à cuire - quand je pense qu'il veut se faire incinérer ! Cela va prendre des heures - nous a réuni la famille pour passer la main…
 

C'est désormais, Robert, mon père, qui sera le patron. Avec lui, c'est devenu l'enfer. Un vrai tyran. Il veut tout savoir, tout contrôler, tout régenter. Il terrorise la clientèle et son personnel, le Robert !
 

Pourtant, moi je reste serein. Je suis son fils préféré et je sais qu'un jour viendra… En attendant, j'agrémente souvent son café "très sucré hein gamin" avec un peu de cette poudre que toute la famille ne connaît que trop bien. Il faut bien vivre, n'est-ce pas ?


 


 

Louis Delville

Blog : http://louis.quenpensez-vous.blogspot.com/

 

Publié dans Textes

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Bob Boutique nous propose la bande annonce pour son nouveau thriller "Bluff"

Publié le par christine brunet /aloys

SI VOUS SOUHAITEZ COMMANDER CE THRILLER, UNE SEULE ADRESSE MAIL :

pascaline.boudaoud@gmail.com

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