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Edmée de Xhavée nous propose une présentation et un extrait de "La preferida"

Publié le par christine brunet /aloys

Présentation de La preferida d’Edmée De Xhavée

 

J’ai l’autre jour présenté Toffee, qui est le premier roman composant ce livre qui en comprend deux, très différents l’un de l’autre. Toffee met en scène, finalement, « de bonnes personnes » comme on dit, pas des saints, mais au cœur dénué de fiel ou poison quelconque.

 

La preferida, au contraire, nous décrit une Preferida et les conséquences de ce qui s’appelle laisser entrer le loup dans la bergerie. La preferida est une « naturelle », peut-être même presque inconsciente de son incroyable rapacité et amoralité, d’autant qu’elle sait très bien endormir sa conscience. Et comme il faut des complicités, elle « a le tour », et manœuvre sans hésitations pour une bonne cause : la sienne.

 

Voici un extrait…

 

Et j’ai su, dès lors, qu’il serait à moi si je le voulais toujours quand j’en saurai plus.

Il ne le savait pas, mais d’emblée je l’analysais non pas en tant que garçon avec qui éventuellement passer quelques bons moments et peut-être même sortir, mais en garçon par qui me faire épouser.

— Non, je chasse toujours en meute. Mes amis sont arrivés avant moi et m’attendaient, identifiant déjà les proies… aimeriez-vous que je vous présente ?

Nous l’avons suivi vers la table où se tenaient les amis en question, tenant précautionneusement nos verres – Cabernet rouge pour moi, un Tonic pour Alice. Il nous a présentées comme « deux sœurettes bien mignonnes et esseulées qui apprécieront un peu de virile et bruyante compagnie ». L’un d’entre eux avait à son bras une jeune fille plutôt jolie mais sottement pâmée, qu’il négligeait avec ostentation. Nous avons échangé poignées de mains et présentations. Olympe et Alice. Félix et Mirèse. François, Laurent, Paul. Et Yves. C’est son nom. Yves de Moustière. J’ai entendu la particule, et avais déjà remarqué la chevalière d’or à son auriculaire. J’ai levé mon verre en dégageant discrètement du long pied délicat mon auriculaire, lui aussi orné du signe de la patte blanche pour la belle société, la chevalière avec le lapis-lazuli et les armes de papa.

Je me suis appuyée contre Alice pour lui indiquer, d’une pression du coude, que l’affaire me semblait intéressante, et elle a levé vers moi son joli visage heureux, me répondant d’un clin d’œil plein de connivence.

Il y avait du bruit, entre musique envahissante et voix haut perchées pour la couvrir, des effluves de parfums discordants et vaporisés en abondance, du passage, des frôlements de sacs et manteaux… Non, ce bain de foule trop mélangée n’est pas du tout ce que j’aime, je ne m’amusais pas vraiment.

Pour ne pas dire pas du tout…

Voici pourtant des mois maintenant que je navigue de soirée en soirée, accompagnée d’Alice à qui j’ai soigneusement rappelé les règles : étant l’aînée, j’ai la préséance. Autant éviter les disputes inutiles. Maman souligne avec raison : ça s’est toujours passé ainsi dans les bonnes familles, on marie d’abord l’aînée, puis la suivante – les fils c’est autre chose mais nous n’avons pas de frère de toute façon -, et elle se fie au bon sens des traditions, même si d’aucuns les disent d’un autre temps. Mais dans les bons milieux, insiste-t-elle, ça n’a pas changé. Les bonnes manières et les traditions n’ont pas à changer puisqu’elles ont toujours obtenu de bons résultats.

Papa quant à lui trouve ce concept dépassé, soulignant qu’alors ce serait la fin de tout pour les sœurs cadettes de ces grandes bringues modernes qui vont dans la vie sans soutien-gorge en chantant Peace ‘n Love à tue-tête et ne se marieront que très tard juste avant d’être trop défraîchies, et encore.

Il rit et précise que nous ne sommes plus une famille bien prestigieuse après tout, tout au plus la branche éloignée et en déclin d’un ancien lignage, tout à fait désargentée qui plus est. Pour couronner le tout, notre particule a été vendue il y a plus de 70 ans déjà à de riches industriels en mal de panache bon ton, ce qui à l’époque avait permis de doter convenablement deux jeunes filles à marier ainsi que de rembourser des dettes, mais suite à ça le de Bonsenfants est devenu un bien terne Debonsenfants. La chevalière, explique-t-il, représente la famille d’autrefois, mais est de nos jours presqu’une fraude. Une fraude… et ça fait rire maman qui explique qu’il ne sait vraiment pas tenir son rang.

Nous écrivons cependant encore notre patronyme avec sa particule sur la carte de visite, la sonnette et dans le bottin téléphonique. Après tout nous y avons droit. Mais papa persiste et rappelle, trop souvent pour le plaisir de maman, qu’il ne peut pas se permettre de vivre du produit de fermages, troupeaux ou bois, lui, et qu’il va simplement au bureau en bus chaque matin, attendant ses congés payés comme d’autres ont attendu d’être adoubés chevaliers…

 

Publié dans Textes, présentations

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Premières lignes du nouveau thriller de Christine Brunet "Gwen, adieu..."

Publié le par christine brunet /aloys

 

À la frontière entre Sierra Leone, Liberia et Guinée…

 

 

La brousse à perte de vue. Un peu à l’est, le ruban étincelant de la rivière Moa prenait ses aises entre les bancs de sable, les traînées de verdure et une île, plus vaste, couverte d’une forêt dense déjà baignée de la lueur orangée du coucher de soleil. Au milieu, une clairière ponctuée de taches colorées et un vaste bâtiment dans la cour duquel l’hélicoptère se posa.

Des hommes en armes partout, sur les toits, dans les allées et les jardins…

Gwen Saint-Cyrq, en poste depuis plusieurs mois dans un dispensaire géré par Médecins du monde, quitta son siège et sauta sur l’étendue engazonnée, étonnée par l’environnement : la maison de style colonial relevait plus du fortin que de la villa, flanquée de tourelles surélevées avec des vigies suréquipées. La cour était fermée et ressemblait à un gigantesque péristyle avec une promenade ouverte sur la zone verdoyante, couverte au sol de carreaux de terre cuite rouge, impeccablement alignés. Des murs d’un blanc éblouissant, pour l’heure teintés de la douce lueur du soleil couchant et, sur le perron, deux locaux vêtus de blanc à la manière des serviteurs.

Son hôte, Angel O’Maley, était un ex-amant éconduit à cause de ses travers violents et ses infidélités : à l’époque, il versait dans le mannequinat (son corps parfait et sa belle gueule lui avaient permis de poser pour les plus grands photographes de mode). Au fil des ans, l’homme était devenu un loufiat sans la plus petite once de conscience qui s’enrichissait dans la région grâce aux diamants de sang[1] et à la vente d’armes.

 

Le grand blond franco-américain effleura doucement sa main en la dévisageant avec une convoitise mal contenue : il adorait son look toujours aussi décalé (cheveux noir corbeau, piercings et tatouages multiples sur un maquillage lourd, noir et permanent) qui ne parvenait pas à gâcher la beauté de son visage et surtout de son regard d’un bleu glacier quasi hypnotique. Difficile de rester insensible à son corps frêle et flexible entièrement couvert de tatouages polychromes et à cette aura de sensualité dont elle n’était, à l’évidence, pas consciente ce qui la rendait plus attirante encore.

Il lui décocha un sourire doux et l’entraîna vers une grande porte massive et cloutée, plus dans le style sud-américain ou hispanique qu’africain. Tous deux s’étaient retrouvés par « hasard » quelques jours avant alors qu’on amenait un blessé par balles au petit hôpital : l’un des hommes de main du trafiquant notoire pris dans un traquenard tendu par les militaires.

Elle avait accepté ce job de médecin humanitaire, très éloigné de celui de légiste qui lui était dévolu à Paris, pour mettre un terme aux agissements criminels de l’Américain en jouant sur la corde sensible d’un passé commun que lui semblait regretter. Rien n’avait été négligé pour précipiter cette rencontre fortuite, pas même la blessure infligée par un tireur d’élite guinéen à l’homme de main. O’Maley avait marché… Couru même !  Les quelques heures qui allaient suivre mettraient un point final à une longue enquête complexe et douloureuse : tout était millimétré, chronométré à la seconde près…

Pas de couloir. Un vaste salon frais et propre, une salle à manger plus grande encore puis un petit jardin agrémenté de fontaines. Sur leur passage, partout, des serviteurs aux aguets du moindre désir du maître de maison. Gwen restait silencieuse, secrètement outrée par le décalage évident entre la pauvreté de la population, l’indigence de ses moyens médicaux à l’antenne médicale et ce luxe ostentatoire. Mais cette fracture ne semblait pas déranger le truand…

Celui-ci fit un signe rapide et deux domestiques en pantalon noir et chemises blanches s’éclipsèrent à l’instant, pressés de satisfaire le bwana[2]. Ce relent de colonialisme indisposait Gwen pourtant habituée au train de vie débridée de sa sœur d’adoption, Diane Rockwood-Graves, "jet-setteuse" millionnaire bien connue.

- Alors ? Qu’est-ce que tu penses de mon petit pied-à-terre ?

- Impressionnant, murmura-t-elle en poursuivant ses observations. On est où ?

- De l’autre côté de la frontière, juste à quelques kilomètres. Ici, les autorités m’ont à la bonne…

- Et cet ici, c’est où ?

- On est au Liberia, ma chérie… Un lieu hautement stratégique à quelques encablures seulement de la Guinée. L’endroit idéal pour faire des affaires…

- Tu ne t’occupes pas seulement de diamants, je me trompe ? poursuivit-elle d’une voix pensive.

- Pas seulement, tu as raison. Champagne ?

Elle acquiesça et prit la coupe que le serviteur lui tendait avec un remerciement silencieux.

- Pourquoi tous ces soldats ? s’enquit-elle en esquissant quelques pas dans la pièce.

- Tu sais tout comme moi que la région est loin d’être sûre. Et puis, je dois être prudent : les rapaces sont légion dans ce business !

- Tu viens souvent dans le secteur ?

- Très… En fait, c’est ici que j’habite depuis quelques années. Largement plus pratique et surtout, plus rémunérateur. Au fait, j’ai fait un don substantiel pour la rénovation de ton hôpital : il en a bien besoin ! Et tu recevras dans quelques jours plusieurs caisses de matériels et des médicaments…

- Je te remercie.

- Pas de quoi, vraiment… Tu n’as pas une petite faim, dis-moi ?

Très souriante à présent, elle se laissa entraîner vers une autre pièce où était dressée une table magnifique pour deux.

- On s’assoit ?

Elle déposa son verre intact sur le plateau du « boy » et emboîta le pas au maître de maison.

 

Elle allait s’installer lorsque des coups de feu éclatèrent. Angel bondit vers le balcon, se pencha pour mesurer la situation puis s’élança en courant vers l’entrée en lui intimant l’ordre de ne pas bouger.

Hésitante, elle le regarda quitter les lieux puis s’approcha de la fenêtre pour avoir une meilleure idée du problème. De trois hélicoptères en vol statique au-dessus du « péristyle » jalonné de petites lampes solaires claquaient des tirs d’automatiques. Les balles traçantes et les lasers de visée illuminaient la nuit et faisaient des ravages. Déjà une dizaine de corps étendus dans l’herbe et des blessés retranchés derrière les colonnes tiraient encore pour sauver leur peau. Aucune marque distinctive sur la carlingue des appareils, mais elle doutait qu’il s’agisse là de ses amis venus en renfort. L’opération était censée se dérouler pacifiquement… Un chef de guerre mécontent alors ? Un concurrent de l’Américain ? La situation était explosive.

Angel entra en flèche avec deux de ses hommes armés jusqu’aux yeux et la saisit par l’avant-bras sans ménagement :

- On se casse ! Grouille ! lança-t-il d’une voix urgente alors qu’elle découvrait qu’il était blessé à l’épaule.

Le temps n’était pas aux explications : elle le suivit en courant alors qu’une déflagration faisait exploser toutes les vitres.

Des salles en enfilade, une porte dérobée et, derrière, une forêt dense, sombre, mais pour l’heure rassurante. Ils s’enfoncèrent sous les frondaisons obscures sans regarder en arrière. Le maigre chemin s’effaça lentement pour ne laisser que le mur végétal comme seule issue. Ils courraient en butant presque à tous les pas contre les obstacles invisibles, l’oreille aux aguets, le cœur battant en tentant de faire le moins de bruit possible. Pas difficile dans le brouhaha des balles traçantes et des explosions. Gwen s’attendait à tout moment à ressentir la morsure d’un projectile ou à être rattrapée par une horde assassine.

Mais le bruit de la fusillade s’estompait avec la distance. Le petit groupe s’arrêta enfin sur les berges d’un fleuve boueux, mais lent, luisant sous la lueur un peu rouge de la lune. Pas de lampe pour éviter de se faire repérer.

- On y est ! C’est la Moa… souffla O’Maley en consultant la boussole intégrée à sa montre dernier cri. Sur l’autre berge, la Guinée… On ne peut pas rester de ce côté de la frontière…

Il porta la main à sa blessure, la retira couverte de sang et jura tout bas.

           - … À une cinquantaine de kilomètres à l’ouest, la frontière avec la Sierra Leone…

            - Il faut te soigner, remarqua Gwen en contemplant l’épaule ensanglantée.

- Pas le temps. J’ai vu pire, tu sais ! On évite les trafiquants libériens, les troupes guinéennes et on est sortis de l’auberge !

- Pourquoi ne pas rester en Guinée ?

- Ma tête y est mise à prix… grinça l’Américain sans s’étendre. Allez, on y va !

 

Tous se mirent à l’eau, Gwen devant avec un malabar couturé qui lui soutenait le bras comme s’il avait peur qu’elle ne disparaisse dans l’opacité liquide. Derrière, à quelques mètres, Angel et l’autre. Le fond invisible, meuble, sablonneux, vaseux par endroit, rendait la traversée délicate. En bruit de fond, les grillons avaient repris leurs crissements tandis que l’écho des explosions s’était tu. Le chuintement de l’eau déplacée, quelques clapotements suspects, une odeur de végétaux pourris… La gorge oppressée, Gwen avançait, sur ses gardes.

Bientôt, l’eau leur arriva au torse puis au cou et ils durent nager. L’eau sentait la vase, la terre aussi. Un mouvement du côté des berges puis des silhouettes longues et grises glissèrent dans l’eau : les crocodiles s’en mêlaient. Elle tenta de les garder à l’œil, mais ils s’enfoncèrent sans bruit et disparurent.

Son cœur se mit à cogner de panique dans sa poitrine. Finir dévorée par l’un de ces reptiles géants n’était pas la fin qu’elle s’était imaginée. Elle s’élança alors dans un crawl effréné et sentit bientôt le fond sous ses pieds. Le souffle court, elle poussa sur ses jambes pour avancer plus rapidement et se mettre à l’abri.

Elle était presque sortie du fleuve lorsqu’un cri inhumain la glaça d’effroi. Un dernier pas pour quitter la rivière meurtrière, et elle se retourna d’un bloc : l’eau glauque était agitée de remous impressionnants. Un dos d’écailles effleura la surface, un second plus large. Un ventre blanc reptilien puissant roula sur lui-même, un coup de queue furieux claqua : l’eau éclaboussa, moussa tandis qu’une main s’échappait quelques secondes du piège mortel. Plus rien, soudain. Le calme plat.

Hébétée, elle fouilla des yeux la mélasse boueuse avant de s’apercevoir que les deux autres avaient disparu… Angel venait de se faire dévorer… Une évidence qui mit du temps à faire son chemin dans son cerveau embrumé.

On la tirait en arrière, hors de la berge. Elle résista machinalement comme s’il y avait encore quelque chose à faire. Mais une voix pressante l’obligea à reprendre ses esprits. Elle se secoua, contempla le balafré à ses côtés qui l’entraînait vers la jungle toute proche :

- C’est fini pour eux, s’énervait-il encore. Il faut dégager avant de se faire repérer ! Et on reste sous le couvert des arbres ! Les Guinéens utilisent des drones pour surveiller leurs frontières.

Un dernier regard sur la surface désormais lisse et elle lui emboîta le pas sans protester. Ils longèrent la rive en restant autant que possible sous les frondaisons. Les passages à découvert étaient parcourus à toute allure, l’oreille au vent. Son compagnon n’utilisa sa lampe de poche que de longs kilomètres plus loin lorsqu’il fut certain qu’ils n’avaient pas été repérés. Leur progression en fut largement facilitée. Ils marchaient vite, sans s’arrêter un instant, l’homme devant renfrogné, le nez sur sa boussole.

Elle le suivait sans se plaindre, l’esprit ailleurs. Elle avait retrouvé O’Maley pour le perdre définitivement. Elle n’était ni triste, ni même nostalgique de leur passé commun, mais frustrée de ne pas être parvenue à conclure cette histoire devant un tribunal. Les crocodiles avaient fait le boulot… avaient été juges, jurés et bourreaux. Les victimes de ce criminel endurci étaient vengées par le destin. Pas plus mal, en fin de compte.

Ils pressaient le pas, courraient par endroit, sans se retourner, sans s’arrêter pour manger ou pour boire, comme s’ils avaient le diable à leurs trousses.

Trois nuits, quatre jours épuisants… Une autre traversée de fleuve, le Mori, puis la Sierra Leone à nouveau, et un repos bien mérité accordé par le mercenaire. Enfin « sortis de l’auberge », selon l’expression favorite de feu Angel O’Maley…

 

[1] Diamants de sang ou diamants de conflits : ce sont des diamants issus du continent africain, et qui alimentent les nombreuses guerres livrées par des rebelles aux gouvernements. Extraits de mines localisées dans des zones où la guerre fait rage, ces diamants sont vendus en toute illégalité et en toute clandestinité, afin de fournir en armes et en munitions les groupes armés qui les exploitent.

Publié dans l'invité d'Aloys, Textes

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Aviscène nous présente son roman philosophique "L'ultime élément"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Née au Maroc en 1984, Aviscène est fascinée depuis son jeune âge par le monde mystique. Issue d’une culture orientale et occidentale, elle poursuit ses études en France où elle y étudie la linguistique. Passionnée de recherches théologiques, elle observe, médite et analyse certains extraits des textes sacrés du bouddhisme, du judaïsme, du christianisme et de l’islam et porte une attention toute particulière aux mots employés et à leur impact sur les consciences. Par le biais de la philosophie, elle partage avec ses lecteurs quelques joyaux d’une réflexion oubliée.

 

Résumé :

Un tourment et voici que le personnage principal se lance dans un grand voyage à la quête du sens. De village en village, il fera des rencontres surprenantes. Inspiré de méditations sur les livres sacrés du bouddhisme, du judaïsme, du christianisme et de l'islam, ce roman de sagesse à caractère philosophique et spirituel interpelle le lecteur sur la notion de la foi en mettant l’éclairage sur une dimension linguistique oubliée.

 

Extrait :

"Il décela avec stupéfaction la présence d’un temple, d’une synagogue, d’une église et d’une mosquée. Des gens portant des kesas, des kippas, des crucifix et des voiles défilaient harmonieusement dans les rues.

L'itinérant interpella l'enfant:

- Ne sommes-nous pas dans le village des Croyants ?
- Non! Ici, personne n’est Croyant."

Publié dans présentations

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L'avis de Denis Billamboz pour "le voyageur intemporel" de Salvatore Gucciardo

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/55539

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2019/04/23/le-voyageur-intemporel-salvatore-gucciardo/


23 avril 2019 ~ 

Le voyageur intemporel – Salvatore Gucciardo

 

Roman fantastique

Avant de lire ce roman fantastique, je ne connaissais que le peintre Salvatore Gucciardo qui illumine son univers avec des toiles aux couleurs flamboyantes comme des soleils de canicule ou de volcans en éruption. Je ne savais pas qu’il était aussi poète et romancier et qu’il pouvait inonder ses textes d’autant de couleurs que ses toiles. C’est en lisant ce roman fantastique que j’ai fait la découverte de l’auteur et de sa formidable imagination, de sa capacité à créer un monde nouveau au-delà de notre univers connu où les hommes rencontrent des êtres qu’ils n’ont jamais vus. Des êtres qui ne connaissent pas les grands défauts affectant trop souvent la condition humaine mais ne connaissant pas plus ce qui constitue l’humanisme : la liberté, le pardon, la pitié…

« Tout ce que fait le Grand Ouros est bon et juste. Nous devons obéir aveuglément à notre Dieu Tout Puissant !

-          Que faites-vous de la liberté ?

-          La liberté ?

-          Oui ! la Liberté !

-          Nous ne connaissons pas ce mot dans notre royaume.

-          Et le pardon ?

-          Le pardon ? Nous ignorons à quelle latitude il se trouve.

-          Et la pitié ?

-          C’est un vent qui souffle… »

Comme je ne suis pas un habitué des textes fantastiques, je me suis rapproché de mes quelques connaissances en matière de mythologie, grecque notamment, et dans ce texte j’ai trouvé quelques passerelles que Salvatore Gucciardo aurait pu emprunter pour nourrir son imagination. J’ai pensé qu’Ouros, le Grand Ouros, incarnait Ouranos le dieu des forces du ciel chez les Hellènes, que les serpents représentaient les forces chthoniennes, les forces de la fécondité et de la fertilité, comme dans la mythologie avant qu’Hésiode la clarifie. Et que tous les rituels érotiques pouvaient rappeler les cultes grecs comme les Mystères d’Eleusis, des cultes aux dieux de la fécondité et de la fertilité. Je pourrais aussi évoquer d’autres allusions qui ne sont pas sans rappeler la mythologie et son sens profond. Je suis sorti de ce livre avec l’impression que Salvatore Gucciardo voulait évoquer tous les travers inhérents à la condition humaine et nous convaincre qu’il était inutile de chercher ailleurs une meilleure condition, partout ailleurs le bien et le mal s’affrontent toujours avec violence et qu’il suffirait peut-être de conjuguer les forces ouraniennes et les forces chthoniennes pour que notre monde soit moins mauvais.

« A présent, pénètre-la lentement et savoure la profondeur de la terre et celle du cosmos. Quand tu auras atteint l’orgasme suprême, tu sentiras toutes les vibrations de l’univers ».

 

Denis Billamboz

Critique littéraire

Publié dans avis de blogs

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Une chronique du roman "Silencieux tumultes" d'Edmée de Xhavée sur le blog "Le salon rouge"

Publié le par christine brunet /aloys

https://lesalonrouge-litterature.blog4ever.com/edmee-de-xhavee-silencieux-tumultes-par-pdp?fbclid=IwAR1JiPC56S-AbaJmamVdy8HuaC9n-zpxwDW-bkZrPFbft0-gN1x4Z8AKRHQ#.XMMIu-KG4pE.facebook

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L'auteur, Edmée de Xhavée qui a déjà publié dans la même édition Chloé des lys neuf ouvrages avant ce roman-ci, a été remarquée et primée pour ses nouvelles dans des concours belges.
 
Verviers, une maison dans un beau jardin, de 1928 à 2009, voit s'étaler en ses murs cinq générations. De Léonie à Pavlina , petits et grands bonheurs, petits et grands secrets vont habiter et hanter ses murs.
 
Loin d'être une saga familiale interminable, les deux cent pages de ce roman souple et généreux nous entraînent  dans l'univers de cette ancienne demeure.
Edmée De Xhavée nous ouvre une par une, et ce à différentes époques, les portes de chaque  pièces qui la compose. Mais aussi ses armoires et ses placards.  On se familiarise avec l'argenterie, le cristal du Val Saint Lambert, les belles toilettes etc...  On savoure des recettes du pays de Herve !
Comme jadis, le personnel fait partie intégrante de la maisonnée.  Jusqu'au point de paraître dans un testament ...
 
Ce que j'ai le plus savouré dans ce roman écrit avec une prose maîtrisée, un peu à l'ancienne, percutante et rebondissante dans un univers de mots choisis et nobles, c'est la justesse et le détaillé des descriptions des lieux, du  mobilier ainsi que le caractère des personnages.
 
Pour les différents endroits, elle nous les décrit de façon bien imagée et sans s'y attarder trop longuement.  Tout comme pour les protagonistes et leur vécu, également, elle nous livre chaque fois une analyse psychologique courte mais originale d'où ressort une partie de leur âme et vérité !
 
Je vous fais lire ici un court extrait (P 76) qui illustre ce que j'ai décris plus haut : "Une odeur de vieux chagrin rôde, qu'elle est bien déterminée à vaincre, et dans cette résolution elle soulève dans un claquement paresseux, d'un ample mais lent geste de toréador d'opéra, le drap blanc qui révèle le Chesterfield dont le cuir, presque noirci et griffé par endroits, s' illumine et respire, heureux."
 
Edmée De Xhavée n'est pas qu'une magicienne des mots choisis, elle est l'oiseaux de proie qui sait prendre la hauteur suffisante pour observer les humains qu'elle a rencontrés tout au long de ses nombreux voyages et métiers à l'étranger.
 
Elle nous livre le résultat de  cette quête de vérité des traits de  caractère des humains observés avec une précision de scalpel pour les réincarner dans ses personnages de roman !
Et pour étoffer notre lecture et nous faire réfléchir à la vie, elle étaye son texte de réflexions profondes et justes comme par exemple : " Certaines familles arrivent à extinction à la suite de discordes, ou faute de mariages, de descendance.  Le sang s'est éteint et des mains étrangères chériront, peut-être, ce que les derniers membres ont sauvé."
 
Ce beau roman finement écrit n'est pas que plaisant à lire , il est intéressant à "réfléchir " aussi .... 
 
Par Philippe de Postesta
 
"Silencieux tumultes",roman, de Edmée De Xhavée,  éd. Chloé des Lys 
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Carine-Laure Desguin a lu "La nuit et les spoutniks reviennent toujours" de Christophe Guyon

Publié le par christine brunet /aloys

La nuit et les spoutniks reviennent toujours, Christophe Guyon, L’Harmattan, 2010


 

La nuit et les spoutniks reviennent toujours. Le titre, déjà ! Et puis l’illustration de couverture, une peinture acrylique sur toile signée Paula Bock, une peinture abstraite. Le nouveau bing bang ?

On peut le penser en lisant ces quatre-vingt cinq pages d’une prose poétique qui interpelle. Qui gueule, aussi. Qui crie, qui hurle, qui révolutionne les sangs. Et nous y voilà. Quelle prouesse de prendre les mots en otage, de les mettre au service de ses idées sans jamais lasser le lecteur, tout en gravant ces mots enflammés sur l’étendard de la liberté.

Ce livre, resté trop confidentiel, est sans aucun doute le livre qui contient toutes les revendications de ces Gilets Jaunes qui secouent la France depuis plusieurs mois déjà. C’est le livre de la Révolution et de l’Anticapitalisme. L’auteur, un authentique puriste de la Vie et très conscient des absurdités du monde dans lequel nous survivons, se vide les tripes et nous jette en quelques dizaines de pages pleines d’amour cependant pour Gaïa et ses habitants, des vérités que nous connaissons tous mais que nous occultons, par lâcheté.

Des textes odes à l’Amour et à l’Eau, et des haïkus qui jaillissent comme une surprise, s’intercalent entre ces turbulences prophétiques, pareils à des inspirations après une plongée en apnée dans des mers agitées.

Page 26, La femme du café, un texte qui m’a bouleversée :

Elle a portant fixé mon destin par un sourire

Et, de sa voix nue, réclamé l’addition…

 

Lecteurs tièdes et mous, abstenez-vous et surtout restez bien calés au fond de votre lit. Mais tous les autres, les sanguins et les romantiques, levez ce livre comme un étendard et ouvrez-le à la page 10 :

 

Tourner ensemble, vernir le ciel d’un rire,

marier tous les exprès hors la loi,

terroriser l’autorité des églises,

précipiter les drapeaux à terre,

courir le vent actuel et décoller !

 

Tout est dit !

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

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Le blog "Les lectures de Maryline" a chroniqué "Poker menteur", le 5e thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/poker-menteur-a161700376

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/poker-menteur-a161700376

Résumé de l'éditeur :

Un réseau mafieux tentaculaire, des opérations de police éventées, des exécutions sommaires de policiers infiltrés... Trahisons ? Corruption ? Collusion? Une enquête sous couverture qui propulse Axelle de Montfermy, ancienne commissaire divisionnaire, au cœur d une lutte impitoyable pour le contrôle de la cité phocéenne. Et si cette guerre ouverte allait bien au-delà d une simple rivalité territoriale ? Les chefs mafieux sont-ils vraiment maîtres de leurs décisions ? Qui tire les ficelles dans l ombre ? Un thriller qui mêle jeux de pouvoir, conflits familiaux, complot politique et appât du gain. Un polar haletant qui vous entraînera dans les recoins de Marseille et de ses environs, au plus près des paysages fabuleux du sud de la France. Comme si vous étiez au cinéma !

 

 

Mon avis :

Je retrouve avec grand plaisir Axelle de Montfermy que j'ai découvert dans Nid de vipères puis Dégâts collatéraux et Non nobis domine. Elle ne change pas, elle est toujours aussi froide et calculatrice mais au fond, elle est une femme forte et déterminée qui mérite d'être appréciée à sa juste valeur. J'ai eu plusieurs sentiments à son propos au cours de mes lectures de cette saga. Elle n'a pas eu une vie facile donc on peut comprendre cette carapace qu'elle s'est créée. Mais en même temps, je la trouve tellement froide par moment que j'ai envie de la détester! Bref, elle est difficile à cerner et elle a le don de m'énerver parfois.

Son binôme, Sheridan, est un peu dans le même cas me concernant. Je l'aime puis le déteste, pour parfois avoir du mal à le comprendre. J'ai l'impression qu'il veut être un homme fort mais il se fait mener par le bout du nez, à mon humble avis. Et pourtant, il est tellement bon professionnellement!
 

Ici, l'auteur nous emmène dans une enquête hyper complexe qui a bien failli me perdre... Mais je crois que c'est voulu par l'auteur... Axelle et Sean sont les meilleurs dans leurs domaines et du coup, on leur propose à chacun de jouer un rôle afin de démanteler un réseau (et bien d'autres choses mais je vous les laisse découvrir). Mais le lecteur se perd et ne sait plus le vrai du faux! Tout comme les deux personnages qui ne savent plus si certains actes font partie de l'enquête ou non. Ils se disputent, se haïssent, pour finalement revenir sur leurs sentiments... Bref, on s'y perd et je crois que j'adore ça, être menée par le bout du nez... On est pris au piège et forcé de continuer à lire pour comprendre et démêler le vrai du faux. C'est palpitant!
 

Vous l'avez compris, cette histoire est complexe mais tellement bien écrite! Je ne comprends toujours pas comment l'auteur arrive à avoir autant d'imagination! C'est magnifique! L'héroïne vit encore des aventures complètement folles mais bon, c'est à chaque fois pareil, elle s'en sort! Et heureusement, sinon, la série s'arrêterait là et ce serait vraiment dommage...

Cet opus est plutôt gros contrairement au précédent mais tout est utile et important! Il ne faut pas prendre peur du départ, sinon, ce serait passer à côté de quelque chose de magnifique! Je me répète mais cette auteur est vraiment bonne, l'écriture est parfaite! Et l'imagination, n'en parlons pas! Les dialogues très nombreux permettent de fluidifier l'histoire qui pourrait devenir parfois pesante si ils n'étaient pas présents. Bref, une réussite!

J'ai hâte de lire la suite, de retrouver Axelle et Sean que je n'aime pas tant que ça mais qui me manquent parfois...

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Thierry Delaunois et son roman "Auprès de ma blonde" dans "Bruxelles Culture"

Publié le par christine brunet /aloys

Thierry Delaunois et son roman "Auprès de ma blonde" dans "Bruxelles Culture"
Thierry Delaunois et son roman "Auprès de ma blonde" dans "Bruxelles Culture"

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Salvatore Gucciardo à l'honneur dans la presse avec son "Voyageur intemporel" !

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore Gucciardo à l'honneur dans la presse avec son "Voyageur intemporel" !
Salvatore Gucciardo à l'honneur dans la presse avec son "Voyageur intemporel" !

 

Sudinfo Charleroi

Bienvenue - http://charleroi.blogs.sudinfo.be

LIVRE- Salvatore Gucciardo: "Le Voyageur intemporel" (14/04/2019)

«Je perçois l’être humain dans sa nudité intérieure»

Salvatore Gucciardo signe un roman fantastique et initiatique : «Le Voyage Intemporel». Depuis longtemps, cet artiste de Monceau-sur-Sambre est habité par des questions métaphysiques et cosmologiques.

Fils de mineur -et avant-dernier d’une famille de 16 enfants !-, Salvatore Gucciardo est né à Agrigente (Sicile) en 1947. C’est à l’âge de 7 ans qu’il arrive en Belgique. Après avoir vécu à Charleroi et Jumet, il s’installe à Monceau-sur-Sambre en 1978.

Inspiré dès sa prime jeunesse par les toiles de Modigliani, et tout particulièrement le «Portrait de Haïm Soutine assis» (1916), ainsi que par les œuvres d’Arthur Rimbaud, Salvatore est porté autant sur la peinture que sur la littérature. «Il n’y a rien de plus beau et de plus fort que de mettre des images sur des mots et inversement » affirme-t-il.

L’auteur est connu pour ses nombreuses expositions, dont la dernière remonte au Château de Cartier, ainsi que par ses ouvrages : « Lyrisme cosmique », «Anthologie de la Poésie Humaniste», «Méandres », …

des noms symboliques

Son dernier roman «Le Voyage intemporel» est construit comme un scénario de film. Renato Busso contemple une toile représentant un poulpe géant et une femme nue. Pris d’un malaise, le jeune narrateur se réveille dans un palais somptueux où d’immenses oiseaux soutiennent un plafond. Renato, surnommé Ini par les habitants du Royaume du Soleil, est accueilli par le monstre, appelé Seigneur Magni. Aux côtés du maître des lieux, figure la jeune fille du tableau. Docile et soumise, cette

dernière est fascinée par le monstre. Le Seigneur Magni présente Era au jeune homme. Ebloui par sa beauté, Ini tombe amoureusement fou d’elle, et est guidé dans la découverte du Royaume du Soleil, fief de son père, le Tout Grand Ouros, qui règne en Dieu puissant et unique. S’ensuit une aventure passionnelle aux étranges péripéties…

«Véritable parcours initiatique, «Le Voyageur intemporel » décrit l’homme dans sa nudité intérieure, quelle que soit la période où il vit. Les noms de mes personnages, issus d’une mythologie qui m’est propre, ont tous une symbolique particulière, par exemple Magni pour magnétisme encore Ouros pour « Ouroboros »(en grec ancien), un dessin qui représente un serpent se mordant la queue » poursuit Salvatore. « Ce roman permettra aux lecteurs de percevoir ma vision cosmologique de l’art et de la vie, à travers des grandes thématiques comme l’essence humaine ou encore le mystère et le sens de la vie ». JCH

 

 

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Jérôme Devillard a répondu à quelques questions à l'occasion de la parution de son recueil "Des lendemains verts"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Tu te présentes succinctement ? Tu es marseillais, je crois ? Prof ?

J'ai 46 ans et suis marseillais d'adoption. Je suis, en effet, originaire d’Auvergne mais je vis à Marseille depuis presque 20 ans, alors on peut dire que je suis marseillais. 

 

Tu viens d'Auvergne ! Incroyable ? D'où si ce n'est pas indiscret ?De Vichy, et j'ai fait mes études supérieures à Clermont-Ferrand. J'ai une formation scientifique en biologie, matière que j'enseigne. La science est d'ailleurs une de mes grandes passions... l'autre étant l'écriture. 

 

Qu'est-ce qui t'a amené à l'écriture ?

La passion, le besoin et aussi l'opportunité. Dès l'adolescence j'écrivais, mais je me suis arrêté à l'arrivée dans la vie active. Des changements dans ma vie il y a quelques années m'ont permis de m'y consacrer de nouveau et je ne le regrette vraiment pas. 
 

 

Ton ouvrage est une série de nouvelles qui tournent autour de l'écologie : un thème qui te tient à coeur ? Pourquoi ? 

 

L'écologie est effectivement un thème qui me tient à coeur. Il s'agit d'un thème universel, puisqu'il nous parle de l'environnement dans lequel nous vivons, et nous pouvons vivre. Pourtant, il laisse souvent indifférent ou tout au moins sans réaction. C'est sur ce constat que sont nées ces nouvelles. J'étais surpris de voir que finalement l'écologie suscitait peu d'intérêt, et que, même ceux qui s'y intéressaient (moi compris) agissaient peu. Ces nouvelles ont donc été pour moi une façon d'agir et de comprendre.

 

Pourquoi avoir choisi le genre "nouvelles" pour faire passer tes idées et pas un roman, par exemple ? C'est un concours de circonstances au départ. "Des lendemains verts" était à l'origine le sujet d'un concours de nouvelles. Je n'ai pas eu le temps d'y participer, mais le thème m'avait plu et j'avais commencé ma première nouvelle. La suite s'est enchainée naturellement.
 

 

Un fil rouge entre tes nouvelles ? à part l'écologie, s'entend... 

 

Oui, les personnages de mes nouvelles sont liés les uns aux autres de loin en loin. 

 

Ce qui veut dire ? Liens familiaux ?  Amicaux ?

Ce sont juste des inconnus qui se croisent, comme on en croise dans notre existence au quotidien. On les remarque à peine, mais ils sont là. Au fur et à mesure, à chaque nouvelle on se rend compte qu'on a déjà croisé ce personnage ailleurs... mais je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir. En fait ce fil rouge s'est imposé de lui-même. Ce lien existe entre chacun d'entre nous. Nous partageons tous la même planète, les actions des uns influencent l’existence des autres. De même les personnages de mes nouvelles sont liés, ils se croisent au sein du vaste monde et les actions des uns influencent également la vie des autres, de manière anodine ou non.

 

Justement, parle-moi de tes personnages ! Réels ou fictifs ? Inspirés de personnages de ton entourage ou pas ? Quels liens entretiens-tu avec tes personnages ? Personnages totalement fictifs. Enfin, ils tiennent sans aucun doute tous un peu de moi, mais pas seulement. Marguerite Yourcenar disait que "Deux choses sont vraies et contradictoires. L'un est que l'écrivain doit être profondément soi-même, il doit avoir un apport personnel à donner. L'autre c'est qu'il doit s'oublier soi-même." Je me reconnais assez bien dans cette vision de l'écrivain et c'est ce que j'essaie de faire lorsque j'écris. 

 

 

 

Que t'apporte l'écriture ?

 

Bonheur et douleur lorsque j'écris... plus sérieusement la possibilité d'exprimer certaines idées ou sentiments, de prendre le temps de les poser et d'y réfléchir afin de les partager.

 

Comment et quand écris-tu ? 

 

J'ai la chance d'avoir assez de temps libre pour pouvoir bloquer des journées entières dans la semaine. A ces moments, j'écris du matin au soir, enfin je suis sur mon travail d'écriture, qui peut parfois se solder par aucune ligne écrite de la journée. 

 

 

Comment voit-on cette passion d'écriture (si c'est une passion, s'entend) autour de toi ? 

 

Plutôt bien. Je suis soutenu par mes amis et ma famille qui sont mes premiers lecteurs et critiques... voire agents littéraires, car j'avoue que la promotion n'est pas vraiment mon fort.
 

 

Des projets ?

 

Un petit essai sur "la culture de la paix et de la non-violence" et un roman initiatique, dirons-nous, qui se passe à l'époque antique. Ces projets sont déjà presque bouclés mais un peu en attente du fait de la promotion de mon recueil de nouvelles.

 

Comment définirais-tu ton style ? Question pour le moins difficile. Je m'attache souvent aux instants, à une ambiance. 


Quels sont tes genres littéraires de prédilection ? Personnellement j'aime beaucoup des auteurs comme Marguerite Yourcenar, Andrée Chedid ou Dino Buzatti qui ont tout aussi bien écrit des romans que des nouvelles... même si je lis aussi de la poésie, et parfois de la fantasy. Je trouve d'ailleurs dommage de parler de genres littéraires quand il s'agit de distinguer littérature dite classique, de celle des policiers, de la fantasy ou autres. Cela sous entend souvent que certains genres seraient supérieurs aux autres. Il s'agit d'abord et avant tout, de mon point de vue, d'un goût personnel. 

 

 

MERCI !

 

Christine Brunetwww.christine-brunet.com

Publié dans interview

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