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Cette fois, Didier Veziano nous entraîne à Dubaï avec "Opération Taranis"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Dubaï – Dans une suite de l’Hotel Mariott


 

Debout près de la porte, un homme d’une cinquantaine d’années en costume de marque clair accueillit ses invités. Il les dirigea vers une table basse en les précédant, le bras tendu en signe d’invitation. Souriant, bronzé, il portait une fine barbe parfaitement taillée. Sa prestance laissait deviner un grand raffinement. Une assiette de gâteaux secs et une corbeille de fruits les attendaient, ainsi qu’un magnifique samovar. L’odeur sucrée de thé qui s’en dégageait envahit doucement la pièce. Les hommes s’assirent autour de la table. Dans la plus pure tradition iranienne, l’hôte les servit dans de petits verres cerclés d’argent. Le rituel dura quelques minutes silencieuses. Une fois les verres disposés face aux convives, telles des offrandes, le sourire de leur hôte s’effaça pour dévoiler un regard d’acier activé par de vifs yeux noirs plissés que protégeaient de fins sourcils. Le ton de sa voix était grave. L’homme imposait immédiatement le respect. Il s’appelait Ali-Reza Peshavzi. C’était le Directeur du Vevak, le redoutable service de renseignements iranien, autrement dit l’un des hommes les plus puissants du pays. Le Vevak fonctionnait sous le contrôle direct du Guide Suprême. Il ne devait rendre de compte à personne, ni au gouvernement ni au Parlement. Il était doté d’un budget secret et se plaçait au-dessus des lois. Ces trente dernières années, il s’était développé en machine de répression politique tentaculaire et avait utilisé le terrorisme comme levier pour obtenir des concessions des pays occidentaux. Les prérogatives et le pouvoir de nuisance de ce service étaient sans limites. Ali-Reza en était le plus haut et le plus sinistre représentant.

Assis à côté d’Ali-Reza Peshavzi, faisant face à Abou Hamzra et Yousef, un petit homme sec au visage d’aigle : Imad Moussayhé. Homme de l’ombre et trait d’union entre le régime iranien et ses satellites, le Hezbollah d’Hassan Nasrallah ou, depuis peu, le Hamas de Khaled Mechaal. Après quelques banalités échangées sur les conditions de leurs voyages et le charme de l’hôtel, Ali-Reza prit la télécommande posée au pied de la table et la dirigea vers le plafond. La lumière se tamisa lentement. Une autre pression sur une touche et un écran blanc descendit le long du mur, sur sa droite. Quelques secondes plus tard, la carte politique du grand Moyen-Orient se dessinait. À chaque pays correspondait un code couleur et la photo de son leader politique apparaissait dans une petite image en surimpression, à côté du drapeau du pays auquel il était inféodé. La bannière étoilée américaine y figurait encore en bonne place à l’est, avec le Pakistan ou l’Afghanistan, ou bien au sud-ouest, avec l’Arabie Saoudite. Mais les taches noires du drapeau de l’Etat Islamique, telles des excroissances malignes, dénaturaient l’extrémité ouest de la région, dans une zone couvrant l’Irak et la Syrie jusqu’aux portes de la Turquie. En regardant dans le détail, on devinait le logo des principales factions religieuses et politiques dominantes.

— Mes amis, annonça-t-il solennellement, voici la partie de notre monde tel qu’il existe aujourd’hui. Un monde dispersé, désuni. Un monde encore sous influence qui tend toujours une main implorante et tremblante vers les Occidentaux. Voici maintenant ce monde tel que nous allons le modeler.

La carte s’anima, épurée de toutes nuisances visuelles, pour laisser la place à un Iran dominant dont la couleur verte s’étendait progressivement comme l’épandage d’un produit fertilisant sur toute la région, de l’Égypte aux confins de l’Afghanistan. Le drapeau américain et les taches noires avaient disparus.

 

Publié dans Textes

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Ta mémoire, pareille aux fables incertaines – De Christian Eychloma, lu par Edmée De Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

De ce livre paru chez Chloé des Lys dans la série « Collection », il y a beaucoup beaucoup à dire, et ainsi je dois en dire peu, pas trop en tout cas, pour ne pas gaspiller les surprises…

Christian Eychloma nous offre ici une histoire – des histoires qui n’en sont qu’une, ou une histoire qui en est plusieurs ? – fascinante. Et déroutante.

On part à l’aventure en direction d’Ouranos, provenant déjà de la colonie Atlantis. Loin loin de la terre, mais pourtant enfants de la terre, oui. Adaptés, au fil des ans et inventions, à ces nouveaux paysages, bonheurs et dangers. Anaïs, son frère et ses parents apprendront le coût de la justice-injuste, de la compassion, des questions que l’on ferait mieux de ne pas se poser, des risques pris pour avoir usé du cœur et non simplement obéi aux ordres. Toutes les bonnes intentions, n’est-ce pas, n’ont pas forcément d’heureux résultats. Et la révolte gronde, les soumis ne le sont pas autant qu’on le croit.

Est-ce la même histoire, ou une autre, ou quoi ? Mais bien des années plus tôt c’est Camille, son frère et ses parents qui quittent l’Algérie pour la Nouvelle Calédonie. Le vaisseau n’est plus spacial mais il craque de toute sa charpente contre les flots, pendant un long long voyage vers l’inconnu. Tout est à apprendre, la nourriture, les paysages, les dangers, les douceurs, et la justice-injuste, la tentation de l’idéal, du respect de l’autre, les risques énormes pris pour y arriver. Et la révolte des Kanaks gronde, gronde.

Anaïs et Camille peuvent-elles échapper à leur destin ? L’amour qui voit fleurir leur passage à l’âge adulte peut-il est le grand amour ?

Et là, entre ces deux poches de temps, Lucien se pose plein de questions, a des impressions, des besoins de savoir, et frappe à une porte (la bonne) où il réalise qu’en fait… aujourd’hui est-il hier ou déjà demain ? Comment expliquer les similitudes de scenarii dans certaines familles ou groupes humains ? Edgar Cayce… comment savait-il ce qu’il savait, et n’avait pas appris ? (Je me le demande aussi…). Sommes-nous, serons-nous, étions-nous, ou tout à la fois ?

Bien des questions, de celles qui nous ont à tous traversé l’esprit en passant, et que souvent on a repoussées d’un m’enfin, je vois trop de films… Et pourtant, qui sait, qui savait, qui saura ?

Une aventure passionnante, 278 pages qui vous ont emportés, heu, vous emportent, ah zut, vous emporteront bien loin ! Mais on en revient !

 

Edmée de Xhavée

 

Publié dans Fiche de lecture

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Michel Del-Guidice en invité du blog Aloys avec son ouvrage "Planète noire"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Christine Brunet a lu "Planète noire" de Michel Del-Guidice

 

Couverture noire pour un thriller post-apocalyptique surprenant à plus d'un titre pour qui a déjà lu du "Del-Guidice".

"Planète noire" est un texte noir, violent voire ultra violent (trop pour moi, je dois l'avouer) ; les personnages sont déshumanisés (ils cherchent à survivre, mais à quel prix ?)... On découvre, au fil des lignes, une écriture très masculine et chaotique qui colle à l'atmosphère, un environnement sauvage et destructeur (autant que détruit) : l'auteur refuse tout espoir aux êtres qu'il a créés ce qui oblige le lecteur à prendre du recul pour ne pas sombrer.

"L'homme est un méchant animal" a écrit Molière : pour cet ouvrage, prenez la citation au pied de la lettre. On sort groggy de cette plongée sans issue.

Attention : Michel Del-Guidice nous propose une descente aux enfers qui ne convient qu'à un public adulte et averti et, en aucun cas, à des lecteurs adolescents adeptes des univers post-apocalyptiques d'Emmy Laybourne ou de Susan Beth. 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans l'invité d'Aloys

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Un article dans "L'avenir.net" pour Salvatore Gucciardo

Publié le par christine brunet /aloys

Un article dans "L'avenir.net" pour Salvatore Gucciardo
Un article dans "L'avenir.net" pour Salvatore Gucciardo

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Edmée de Xhavée nous présente son prochain ouvrage à paraître aux Editions Chloé des Lys

Publié le par christine brunet /aloys

 

Présentation de Toffee – Edmée De Xhavée

 

C’est bientôt que mon nouveau livre sortira. Deux romans, Toffee et La preferida. Le premier au goût d’un tendre caramel salé et l’autre avec une pointe de ciguë. Une poignée, plutôt. On va dire un apéro à la ciguë et puis un soufflé au soufre.

 

Mais aujourd’hui c’est Toffee que je vais présenter. Sans trop en dire.

 

Un vieux monsieur content de sa vie, une dame plus toute jeune qui veut savoir. Une histoire pas possible, pas vraisemblable, et pourtant, serait-elle, en fin de compte, vraie ? Peut-on tout expliquer de ce qui se passe dans l’intime des gens, de leur détresse, de leurs rêves ?

 

Un court extrait :

 

Luis et Sofia accompagnaient les Fauquier à la villa de vacances pour tous les séjours prolongés, laissant Dolorès à ses charges de concierge et un peu de repos puisqu’elle n’avait alors ni à cuisiner ni à servir à table. Sofia avait rapidement abandonné l’école où on se moquait de son accent – elle était trop fière, lui reprochait Dolorès qui elle, avait appris l’humilité -, et aidait la vieille Zélie à la cuisine, au ménage et au service à table, tandis que Luis aidait le jardinier, assurait les déplacements en voiture et l’entretien de cet engin merveilleux, une Minerva crème et marron.

Et Sofia, quand les patrons n’étaient pas en vue, nageait dans la rivière claire où les tiges de nénuphars s’enroulaient autour de ses chevilles brunes, galopait pieds nus dans l’herbe d’où montait l’odeur de menthe et le picotement des sauterelles dérangées par sa course. Toute déterminée à s’abandonner au bien-être-en-vie qui rebondissait en elle, de veine en veine, de muscle en muscle…

Son accent, elle le travaillait mieux parmi les gens qui ne le lui reprochaient pas, et elle avait assez d’intelligence pour soigner sa façon de s’exprimer, choisir des mots adéquats, observer comment vivaient les patrons de ses parents pour s’en inspirer. Elle ne voulait pas, avait-elle expliqué bien plus tard à Julie, se sentir une petite-étrangère-pas-à-sa-place toute sa vie.

Sofia avait bien des fois évoqué cette époque de douceur paisible. Ses parents avaient trouvé refuge et travail, payant le prix de cette seconde chance par l’arrachement à tout ce qui leur était familier afin de non seulement survivre, mais vivre, et elle jouissait d’une adolescence presque normale, même si la guerre s’était étendue et avait imposé les files d’attente pour le pain et tant d’autres choses, ainsi que des bombardements très effrayants, mais qui avaient rarement représenté un danger dans leur partie de la ville.

Le bois de chauffage et les pommes n’avaient guère manqué, provenant des terres et vergers entourant la tannerie, et comme bien des familles, les Fauquier et leurs cousins avaient su trouver les ressources pour une certaine normalité dans la vie quotidienne, secourant au mieux les moins nantis autour d’eux.

Pour tous les jeunes qui étaient aux études, celles-ci se poursuivaient avec les aléas de trains qui partaient ou pas, de classes détruites ou pas, et on continuait d’organiser des promenades en vélo entre jeunes, la tartine dans le sac, la joie aux joues, la paix dans le futur…

Publié dans présentations

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Carine-Laure Desguin a lu "Silencieux tumultes" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

 

SILENCIEUX TUMULTES pourrait être le prochain feuilleton de l’été, celui que des millions de téléspectateurs attendraient angoissés chaque vendredi soir, avec sur le bord des lèvres des questions vitales qui leur feraient oublier le gratin enfourné depuis belle lurette ou la séance chez leur psy préféré: Mais pourquoi donc la fille de Léonie reste-t-elle avec cet homme qui…? Et, aux environs du troisième épisode, le suspens étant à son comble, Quelle est cette beauté peinte par XXX (je ne peux tout dévoiler !) sur ce tableau digne d’un impressionniste, mais qui donc est-elle ? Ce visage ne m’est pas inconnu…

Car tous les ingrédients sont présents, plusieurs générations prises dans les tumultes d’un entrelacs d’amours et de désamours dans une grande maison très stylée entretenue par des domestiques et des jardiniers, pour faire de cette saga qui commence en 1928 et qui se termine en 2009, un succès télévisé ou mieux encore, une adaptation cinématographique qui se nommerait Au vent en emporte le temps.

Mais ce xième livre d’Edmée de Xhavée, c’est bien plus que tout ça, c’est 196 pages écrites dans un style d’une rare poésie, avec des allusions aux légendes régionales, aux recettes d’une savoureuse cuisine de terroir, à des objets inusités et presque inconnus de nos jours.

Et je ne peux donc résister au plaisir de vous offrir quelques lignes de ce petit bijou qui devrait s’inscrire d’ores et déjà au sein du patrimoine culturel de la province de Liège.

Page 55 :

Sur la table ronde empire marquetée et cerclée de cuivre ciselé et étincelant, de superbes dahlias jaillissent d’un vase chinois, tandis qu’un Val Saint Lambert, juché sur le petit guéridon japonais laqué rouge, offre sa transparence à un plumetis de grappes de verges d’or, dont les tiges feuillues s’élancent en se croisant, vigoureux traits verts dans le cristal de l’eau ou la lumière tremble.

Page 83 :

Derrière la haute haie de troènes, le jardinier des voisins poussa sa tondeuse, et l’odeur de l’herbe coupée lui parvient au gré du souffle de l’air chaud de cette journée de mai. De gros nuages galopent épars dans le ciel, troupeau vaporeux dans un bleu autrement pur.

Page 174 :

Elle prend soin de laisser les lumières allumées dans la maison, et de les voir prendre vie à mesure que la nuit s’assombrit, imaginant, derrière chacune des fenêtres éclairées, les silhouettes de ceux qui ont habité ce lieu avant eux.

Alors, convaincus ? N’hésitez pas, ouvrez la porte de cette belle maison et laissez vous emporter par les souffles de ces silencieux tumultes.

Silencieux tumultes, Editions Chloé des Lys, 2018.

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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Christine Brunet a lu "De glace et de feu" T2 de Cathie Louvet

Publié le par christine brunet /aloys

Wouahou ! Eh bien ! C'est le cri du coeur lorsque je pose le T2 de la trilogie de Cathie Louvet "De glace et de feu". 

Vous connaissez l'auteur : elle tient un blog très pointu sur le roman policier et historique, analysant à fond chaque livre qui a la chance (ou la malchance pour certains) de passer entre ses mains. 

Après avoir lu le T1, je me suis plongée avec intérêt dans ce second opus. 

Tout d'abord très déstabilisée par les premiers chapitres : le lecteur n'est plus propulsé dans l'univers vicking mais sur le "vieux" continent en 819 aux côtés de Louis Le Pieux... En quelques lignes, nous plongeons au coeur des intrigues de Cour, des calculs politiques, des affres d'un pouvoir de droit divin tiraillé entre politique et religion. Personne n'en réchappe et le lecteur s'aperçoit que les femmes sont loin d'y jouer un rôle de second plan... plus machiavéliques et manipulatrices dans un univers masculin où les prélats jouent dans la cour des grands. 

En quelques lignes, la plume de Cathie, précise et documentée, nous embarque... jusqu'au style très travaillé au vocabulaire parfois vieillot qui colle à l'époque et rend le récit plus que plausible, réaliste et vivant.

Devant nos yeux ébahis défilent les grands noms qui ont fait l'Histoire... et tous les obscurs, les petites mains qui s'y sont agités. On contemple la chute inéluctable des Carolingiens et l'opportunisme des rois vickings à l'affût. 

Eh oui... Les vickings reprennent leur place à la fin du premier quart du roman pour notre plus grande joie... Ils apparaissent et disparaissent au gré des actions coup de poing sur les côtes d'abord puis dans les terres, profitant de la faiblesse des pouvoirs en place. Ils pillent, tuent, ravagent... Jeu du chat et de la souris, confrontation et imbrication de deux mondes, de deux civilisations. Tiens, saviez-vous que les vickings prirent Paris, Chartres, Poitiers, Blois, Tours... Rien ne leur résistait : l'île de Ré comme Bordeaux, Blaye, Fonsac, Ste Foy, Agen, Toulouse, Arles, Nîmes, mais aussi Amiens, Abbeville... Et les héros du premier tome reprennent leur place !

Impressionnant de comprendre soudain comment ces deux peuples que tout séparait (à part leurs conflits internes) ont construit les bases de notre monde moderne.

Une fois de plus, l'auteur nous fait voyager au coeur d'une période méconnue de l'Histoire mais ô combien fondatrice. 

Peu de dialogues : Cathie privilégie l'action, les descriptions, les faits historiques, la construction des personnages, l'Histoire avec un grand "H" étant, en fin de compte, le personnage principal de ce second tome. Alternance entre grande et petite histoire, le vrai et le faux s'entremêlent pour notre plus grand bonheur.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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"Lèse-intérieurs" de Christine Delcourt dans Le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

"Lèse-intérieurs" de Christine Delcourt dans Le Bibliothécaire
"Lèse-intérieurs" de Christine Delcourt dans Le Bibliothécaire

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Extrait « Des lendemains verts », le recueil de nouvelles signé Jerome Devillard

Publié le par christine brunet /aloys

 

Bleus, verts, et safran dominaient le paysage. Sous le ciel sans nuage, le sol ferrique des montagnes rougeoyait, brûlé par le soleil, tandis qu’à leurs pieds, la végétation s’organisait autour de points d’eau d’où s’élançaient quelques arbres. La vie s’étendait en un kaléidoscope subtil, fruit d’un fragile équilibre. Les parfums du bush se répandaient et m’enivraient. Ils me rappelaient mille et un souvenirs, mille et une mélopées ; du chant de l’eucalyptus lorsque le vent souffle dans ses branches au jappement du dingo appelant ses petits, tout me criait que j’étais de retour chez moi.

Le matin, une lumière chaude envahissait ma chambre. Les façades ocre des bâtiments se fondaient avec le rouge des monts et tel un écho à la terre, le soleil embrasait toute l’avenue. Ces feux étaient nuancés et apaisés par la fraîcheur qu’apportaient les plantes omniprésentes dans la ville. Les nombreux murs végétaux répondaient aux arbres originels qui parsemaient la cité. Les rues elles-mêmes, en un mimétisme abouti, reproduisaient les teintes de l’environnement. Ainsi une douceur émanait du lieu, laissant l’oreille prêter attention aux piaillements du bihoreau ou du loriquet, bientôt relayés par une autre mélodieuse cacophonie. Pitanjara, anglais, français et bien d’autres langages se mêlaient dans la rue qui s’animait. Pourtant, tout comme les façades se fondaient dans leur environnement, ces babils s’harmonisaient parfaitement avec les chants des oiseaux.

 

 

Jérôme Devillard

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Serge Guérit nous présente son ouvrage "La septième porte"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Très jeune il découvre le dessin en illustrant ses cahiers scolaires.

Plus tard la peinture lui apparaît comme un moyen d’expression bien plus riche, plus attrayant, plus expressif.

Peinture à l’huile, acrylique, mixte, sur tous supports, de tous les styles, de tous les genres; une période de sa vie faite de découvertes, de créations, de bien-être.

Aujourd’hui, en gardant un pinceau dans une main il prend le crayon de l’autre pour s’exprimer par des mots.

Mais n’est-ce pas là un retour à la case départ, chaque lettre de l’alphabet n’est-elle pas un petit dessin ?

 

Résumé

Paris, fin des années soixante.

L’arrivée d’un coffret étonnant et d’un livre bien plus étrange dans la vie de quatre amis va les mener d’une routine quotidienne à un véritable cauchemar.

Une histoire dans l’Histoire, irréelle mais possible, nous n’y étions pas … alors !?

 

Extrait

… les heures avaient passé, le ciel était sombre, les hurlements avaient cessé, le calme était revenu.

Le besoin d’accouplement de ces monstrueux assassins les avait transformés en animaux sauvages en périodes de rut et enfin repus, ils s’étaient enivrés, ils avaient vidé tout ce qui pouvait contenir vin et eau de vie et ils avaient mangé à se faire péter la panse, le sang de leurs victimes encore sur les mains …

Publié dans présentations

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