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MARTINE DILLIES-SNAET A LU "LENA" DE CLAUDE COLSON

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ’ai lu « Lena, une rencontre » Claude Colson 



 

 

            Il faisait plutôt frisquet, ce matin. J’étais seule, j’en ai profité : j’ai allumé une flambée, me suis installée douillettement et ai achevé le livre de CLAUDE COLSON. C’est l’ambiance idéale pour lire du Colson !

 

            Le livre est agréable de par l’originalité de sa structure d’abord : un début en roman, une suite en poésie pour terminer par un « journal ». Trois styles différents, des écrits différents aussi mais qui se recoupent en ces styles qui quoique divergents se rejoignent. Finalement c’est ça,  ce livre: des arabesques, une multitude de courbes dessinées avec les mots et les styles, lignes qui s’envolent vers le ciel quand la joie est au rendez-vous ou, au contraire,  qui s’achèvent en petites croches descendantes quand le spleen guette l’auteur et l’emprisonne.

L’auteur réussit là un tour de force qui est celui d’allier la musique de la poésie avec  le rythme tout différent qu’offrent  les mots de son journal intime. Un mot retenu ici, repris là. On se surprend auxNumeriser-couv-lena-dagneau0002.jpg intersections.

 

            Léna, c’est « la » rencontre.


Léna, ce livre, c’est « la » rencontre. Chaque mot est choisi et le rythme, tout à l’image de l’auteur,  n’est jamais haché. La fluidité est partout. L’intimité aussi.


Claude raconte. Il n’y a aucun faux-fuyant, il raconte, analyse et raconte. On pourrait croire que la dissection est clinique mais il n’en est rien : tout est dans les sentiments. Claude met à nu et son corps et son esprit. Il nous fait partager « sa » rencontre avec Léna, puis les moments de doute et enfin, la déception qui le conduit au chaos personnel.


            On peut se demander si l’auteur a trouvé la sérénité après un tel livre ? S’il « vit » encore Léna  dans sa tête ? S’il est capable, maintenant, de la rencontrer et de parler doucement, avec elle, de leurs jardins secrets.

 

            L’auteur, par ce livre, donne envie d’aimer, donne l’envie de ces premiers moments toujours sublimes, fait naître aussi la colère et le chagrin. CLAUDE COLSON  nous entraîne dans son sillage de sentiments aussi divers que sont la passion, l’attirance, la fusion, la tendresse, la souffrance, le doute, …

 

            Tout est dans le secret des mots que, sans pudeur, il nous offre. C’est un cadeau.

J’en redemande.

 


MARTINE DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

Publié dans Fiche de lecture

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UN PEU DE TERRE : UN CONTE DE MICHELINE BOLAND

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.liensutiles.org/image002mbol.jpgUn peu de terre

Un conte lauréat du concours de Surice 2009

 

Massimo triture le tablier de sa grand-mère entre ses mains. Il tente en vain de retenir ses larmes. Il articule : "Tu viendras nous voir en Belgique, Nonna ? Tu viendras dis ?"

 

"Mais oui, mon trésor…" Massimo est partagé. D'un côté, il est heureux de revoir bientôt son père qui, depuis des mois, est parti travailler loin du village, dans un pays du nord. Mais d'un autre côté, il est tellement triste d'être séparé de sa grand-mère. Il ne la verra plus, elle ne le consolera plus de ses petits malheurs, elle ne rira plus avec lui. A qui se confiera-t-il encore ? Sa mère ne semble remarquer que les bêtises qu'il peut commettre…"Tiens-toi droit", "écris plus petit", "mouche-toi". Sa mère n'est vraiment tendre que lorsqu'il est malade. Elle passe alors la main sur son front, le frictionne avec de l'eau de Cologne, le cajole en murmurant des mots gentils. "Ça va ma puce ?", "Tu veux quelque chose de spécial ? »

 

Nonna se penche vers lui : "Et n'oublie pas ce que je t'ai donné… La petite boîte."

 

"Oui Nonna…"

 

"Maintenant va, ta mère doit t'attendre."

 

Massimo rejoint sa mère dans la petite maison voisine. Elle est occupée à remplir une valise avec des robes, des tabliers, des pyjamas, des chemises de nuit, des culottes, des pulls… "Prépare ce que tu veux emporter, Massimo."

 

Massimo va dans le jardin. Aujourd'hui, le ciel est gris comme le sont ses pensées. Massimo sort la petite boîte bleue de sa poche et de ses mains nues fait ce que sa grand-mère lui a dit, il remplit la boîte de terre. La terre lui apparaît chaude, douce, maternelle. C'est la première fois de sa vie qu'il connaît ce contact. Massimo regarde longuement la terre avant de placer le couvercle et de fourrer cette petite chose bleue, ultime présent de sa grand-mère, en poche.

 

"Massimo, Massimo…"

 

"Oui Maman…"

 

"Seigneur, où t'es-tu encore sali ainsi !"

 

Massimo ne répond pas. Il va dans sa chambre, y prend le petit personnage de bois et la balle à peine plus grosse qu'un citron que lui a offerts sa grand-mère, quelques livres et va porter le tout à sa mère.

 

En fermant la grosse valise, sa mère chante, elle ne pense sans doute qu'à son père et à la jolie maison qu'il a louée là-bas. Son père a écrit : "Marie, la vieille propriétaire, est très gentille, elle m'a aidé à aménager. Elle est si heureuse de louer une partie de son habitation à un jeune couple avec enfant. Il y a un magasin et une école près de chez nous, un jardin derrière. J'ai eu de la chance."

 

Massimo part. Durant le voyage en train, pour se réconforter, il lui arrive de mettre la main en poche et d'effleurer la boîte. Quand ses doigts rencontrent le métal, il se sent moins seul, plus fort, moins inquiet à l'idée d'affronter l'inconnu. Enfin, il retrouve son père. Il voit la jolie maison, pas si jolie que ça, Marie, la propriétaire, plus ridée qu'il ne l'imaginait. Il voit l'école, l'épicerie. Mais Marie même si elle lui sourit et dit quelques mots en italien, n'a pas l'odeur de savonnette de sa grand-mère. Le ciel est bas, les enfants du quartier ne parlent pas sa langue. Marie, c'est une institutrice retraitée, elle l'embrasse trop fort, le réprimande parfois comme sa mère le fait et elle s'efforce de lui apprendre le français en lui lisant des livres de filles. Marie, elle ne connaît rien au football ni aux jeux de garçon !

 

Sa mère passe beaucoup de temps à confectionner des vêtements sur une machine à coudre prêtée par Marie. Sa mère semble contente. Elle gagne de l'argent et essaye de lire la bible en français pour tester ses progrès. Elle attend un bébé.

 

À l'école, il y a des enfants qui le traitent parfois de "macaroni" et il ne sait quoi répondre. Il n'est pas aussi fort que Gino qui a frappé un gamin qui l'avait appelé ainsi ni aussi mignon que Rosa qui trouve toujours une autre fille pour la consoler.

 

Parfois, Massimo a le cœur gros mais il n'en dit rien. Seule, sa petite boîte bleue lui apporte un peu de baume quand il a la nostalgie du pays. Il lui arrive d'embrasser le couvercle comme s'il embrassait sa Nonna.

 

Pour Noël, Massimo envoie à sa grand-mère une enveloppe qui contient dans une feuille pliée en trois, un peu de terre de Belgique et des pâquerettes séchées. Sa grand-mère lui répond. Elle a simplement calligraphié : "Tu m'as écrit de là où la terre fait souffrir mais rend riches les hommes qui la travaillent. Moi, je t'écris d'ici où la terre pleure de n'avoir pu nourrir ses enfants. Un jour tu comprendras, mon trésor." Il n'a pas vraiment saisi tout le sens du message mais il a épinglé la lettre sur le mur de sa chambre.

 

Le temps passe. Nonna écrit de moins en moins souvent, son écriture est moins lisible. Le bébé est bien là, bientôt, il marche et commence à parler. Marie aide toujours Massimo à faire ses devoirs et à étudier ses leçons. Elle l'appelle "mon petit loup", lui offre des chocolats et des livres mais est exigeante. Une phrase revient si souvent : "Tu peux faire mieux mon petit loup." Au fil des mois, les choses s'arrangent, les bulletins deviennent meilleurs. Son père parle maintenant d'acheter une maison.

 

Pour leur premier retour en Italie, les valises sont bourrées de cadeaux, des pantoufles garnies de pompons bleus et un chapeau à aigrettes pour Nonna, des chocolats pour les cousins. La veille du départ, Massimo prend soin d’emporter avec lui un peu de terre du jardin. Son père le regarde faire et en sortant de sa poche la même petite boîte bleue que celle de Nonna, il dit seulement : "Toi aussi…" Il a des larmes dans les yeux.

 

Maintenant, il y a un peu de terre d'ici, là-bas et un peu de terre de là-bas, ici.

 

Les années passent. La petite boîte bleue semble à présent presque oubliée. Pourtant, quand sa Nonna meurt, Massimo cherche sa boîte et la tient longtemps dans les mains.

 

Pareille à un grigri, il la gardera sur lui le temps d'un examen, le temps que cicatrice son premier chagrin d'amour et même le jour de son mariage !

 

La petite boîte remplie de terre de là-bas, c'est le signe de son attachement à l’Italie, c'est le souvenir d'une enfance merveilleuse avec une grand-mère extraordinaire.

 

 

Micheline Boland

 

Site : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/

Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com/

Publié dans Nouvelle

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Pierre Rive se présente... et nous propose un extrait de son livre "Ville"

Publié le par aloys.over-blog.com

pierreriveAuteur français né en 1960 à ST Nazaire en Loire-Atlantique (FR). Il vit actuellement à Nantes. Il s’intéresse de bonne heure à la littérature et il a écrit déjà des textes dès l’adolescence.

 

Il revient réellement à la plume dans les années 94 et commence à publier ses écritures dans les revues littéraires à partir de 2000. De nombreuses publications dans celles-ci pendant dix années.

 

Les textes poétiques qui ont pris naissance entre 1994 et 2004 ont été réunis dans les deux volumes intitulés « Ecriture vol 1 et vol 2 » aux éditions Chloé des Lys en Belgique (parutions 2006).

 

Puis viendront d’autres ouvrages chez ce même éditeur. Le livre « Parcs » qui s’alterne de nouvelles et d’images poétiques (souvenirs et réflexions d’un homme qui marche à dans les parcs) parution en 2007.

 

Le livre« Mélange » ouvrage constitué de sketches et de proses burlesques (parution 2008). Toujours dans la même veine de ce dernier «  Eternelle Mythologie » dont la composition se rapproche du théâtre, pamphlet sur les systèmes de vie de notre société sur fond de guerre de Troie, en langage argotique français (parution 2009).


Enfin un sixième ouvrage intitulé « Ville » dont la facture reste beaucoup plus sobre. (Parution 2010)

 

Son travail en écriture libre est basé sur l’image, le contraste, la réflexion, la critique sur notre civilisation, le burlesque…

 

  http://www.pierre.rive.cowblog.fr

 

 

Un court extrait du livre "Ville"

Prélude

 

Ecrire enfin ! Se laisser bercer par les vagues de l’encre;  les ourlets des flux sur le sable des lettres. Non, je n’ai rien oublié de ta soif, femme oiseau qui me picorait le cuir chevelu quand la nuit avait mangé depuis longtemps les lumières crépusculaires. Et, combien de fois tes ailes déployées sur mon front ? Et, combien de fois tes ergots labourant une terre lunaire ?

 

Ecrire enfin ! Ne plus entendre les doigts mélancoliques de la pluie sur les vitres, ni le vent humide sur les fleurs flétries, ni la sueur des voitures sur l’asphalte. Simplement les ourlets des flux sur le sable des lettres. Et pourtant, il y aura toujours l’enfer et le paradis, semblable à une statue aux courbes voluptueuses le ventre troué d’azurs et d’excavations profondes. Certainement parce que nous vivons dans un monde agressif, avec de temps en temps le geste du recul.

 

Mais, écrire enfin… Pour le plaisir des phrases… aussi.

 

 

 

Pierre Rive

http://pierre.rive.cowblog.fr/

Publié dans Textes

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"Une belle époque" de Kate Milie : impressions de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Photo Christine Brunet J'ai lu "Une belle époque" de Kate Milie goulûment comme tous les livres qui me tombent sous la main puis je suis partie en vacances sans avoir écrit le premier mot de cette "fiche de lecture": j'avais besoin de laisser le roman trouver sa place dans mon univers littéraire. 

 

Je reprends le stylo avec envie : l'histoire ne s'est pas effacée, tout au contraire. L'impression ressentie au fil des pages s'est précisée. Elle se meut peu à peu en réflexions que je vous propose cette fois...

 

Papotages, bavardages entre habitués dans un salon de discussion sur le net. Un lieu intemporel, des personnages abstraits qui n'existent que pour cette rencontre quasi quotidienne, que pour leurs petites joutes verbales.Belle-Epoque-cover-

 

Klimt, sujet sérieux ? Un prétexte, sans doute, pour les héros d'étoffer leur alter ego virtuel, de lui donner une dimension qui s'accommode mal du monde réel : lorsque l'un d'eux se lance dans la dimension réelle en décidant une rencontre (d'ailleurs se lance-t-il vraiment ?), la déception est au bout de l'expérience.

 

"Une belle époque" est un jeu de cache-cache, de non-dits avec ses périodes d'observation, d'enthousiasme, de morosité, de doutes et de surprises. Un monde où l'esprit est roi, les phrases reines, les idées maîtresses.

 

Drôle de cohabitation de "personnages-façades" qui n'existent que parce que les autres existent et poussent l'absurde jusqu'à créer à leur tour un personnage multiple à leur image collective.

 

"Une belle époque", un roman sur la fin du XIXe siècle ? Non... A mon sens, un prétexte pour pointer du doigt l'un des grands mirages de notre siècle : celui de la toute puissance que nous fait miroiter le net...

 

 

Christine Brunet

http://recreaction.over-blog.org

http://aloys.over-blog.com

Publié dans Fiche de lecture

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A LA UNE...

Publié le par aloys.over-blog.com

bobclinL'émission N°6 de ACTU-tv s'est déroulée presque sans accroc ( une petite coupure de quelques secondes ????) avec une qualité technique en très net progrès et des invités tout à fait exceptionnels... de vrais "clients" comme on dit en télé. On avance, on progresse et nous remercions tous ceux ( et toutes celles ) qui nous encouragent à continuer. Le podcast est déjà disponible sur ACTU: voir http://www.bandbsa.be/contes.htmhttp://photos-c.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs306.ash2/58610_461987977358_676387358_6567963_6878294_s.jpg

 

 

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http://www.bandbsa.be/contes2/youtube.jpgA voir sur la chaine YouTube de Chloe des Lys, la superbe vidéo réalisée pour la sortie du premier livre de Olivia Billington "Elle, un autre". Un film intriguant, mystérieux, sensuel qui donne envie de se précipiter sur le bouquin ( j'allais dire sur l'auteur ),mais restons bien élevés.

Voir ici   http://http://WWW.bandbsa.be/contes.htmhttp://photos-d.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs309.ash2/58934_462227642358_676387358_6575492_3296644_s.jpg

 

 

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http://www.bandbsa.be/contes/actu.jpg A voir sur ACTU: Kaïkan, alias Michèle Lenoir, est passée dans ACTU-tv Un instant mémorable que cette séquence réalisée dans l'émission "Nos amis et les amis de nos amis" ce dimanche 19 septembre. Ces deux vidéos ( 1° et 2° partie ) sont désormais disponibles sur la chaîne YouTube de Chloe des Lys. Pour rappel, tout le monde peut les employer et les diffuser comme il l'entend pour autant qu'il précise qu'il s'agit d'une réalisation d' ACTU-tv. Voir ici: http://www.bandbsa.be/contes.h tmhttp://photos-a.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs349.ash2/62927_462290677358_676387358_6577253_1852313_s.jpg

 

 

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bobclinA voir sur ACTU: Alain Mondererva publier chdz CDL"La couleur fauve". Il est est né à Bruxelles en 1955. Il a une formation en communication (tourisme,journalisme). Grand voyageur, il part à la rencontre d'autres cultures ethttp://photos-h.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs333.ash2/61296_462749922358_676387358_6586216_7664674_s.jpg collabore à des revues touristiques. Chercheur d'ailleurs et d'innovation, il photographie ce qu'il découvre dans une poésie simple. Il sapprête à publier un recueil de nouvelles...voir son interview ICI : http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 

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http://www.bandbsa.be/contes/actu.jpgA voir dans ACTU: Encore un nouveau chez CDL Claude Danze "Les rendez-vous de Marissa". Il habite Jette, près de Bruxelles et se dit "artiste-fonctionnaire". Cinq fils, trois belle filles et bientôt des petitshttp://photos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs323.ash2/60358_463139512358_676387358_6592657_5419979_s.jpg enfants.. " Il y a trois ans, en rentrant de vacances à Louxor avec des amis. Sur le vol de retour, l’équipage était particulièrement sympa. Une des hôtesses m’a inspiré le personnage de Marissa...Un accident, un meurtre, un deuil... la suite dans le livre. Voir ici: http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

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http://photos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs645.snc4/60508_463482352358_676387358_6598005_1302707_s.jpgLa séance de dédicaces des auteurs bruxellois conviés dans le prestigieux environnement de l' Espace Art Gallery d' Ixelles ce prochain samedi 23 octbore à 20h00 promet d'être un tout gros succès. A l'heure dite, 23 auteurs se sont déjà inscrits et nous étudions avec Robert Paul la possibilité de diffuser l'évènement en direct sur internet via une émission spéciale d'ACTU-tv. Pour rappel, un spectacle de blues et de chansons françaises est prévu sur place. Tout le monde est le bienvenu. Entrée gratuite. Voir ici:http://www.bandbsa.be/foires/i xelles2010.htm

Publié dans ANNONCES

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Josy Malet-Praud a lu "Je ne suis personne" de Laurence L.

Publié le par aloys.over-blog.com

Visuel Auteur - PDNA

JE NE SUIS PERSONNE

Laurence L

Editions Chloé des Lys - 2007


On ne lit pas ce livre par hasard. La quatrième de couverture est explicite. Elle ne laisse place à aucun doute, aucune confusion des genres :

« Cette histoire d’inceste, j’ai eu besoin de l’écrire pour tous ceux qui ne comprennent pas, pour qu’on ne puisse plus fermer les yeux. Je deviens quelqu’un à mesure que je me confie à vous, et j’ose espérer que désormais, la marque brûlante de l’inceste se heurtera à votre vigilance ».


Le lecteur sait à quoi s’en tenir : Laurence L. ne lui propose pas un séjour dans « La petite maison dans la prairie »…Il a encore le choix de renoncer. Pour ma part et autant que possible, je choisis toujours de voir les choses en face, de regarder le monde dans les yeux, tel qu’il est, et de ne pas me contenter des seules représentations qui me conviendraient le mieux, celles qui rassurent. Un temps pour l’univers espéré, un temps pour l’univers dans ses réalités. Une façon d’être qui peut parfaitement ne pas être partagée.


Contrairement à mes habitudes, je reste en arrêt devant les touches de mon clavier… Commenter un roman deje-ne-suis-personne.jpg fiction, des nouvelles …c’est une chose. S’autoriser l’autopsie d’un tel récit en est une autre.  Aussi, pas –d’exercice de style- ici, pas d’analyse personnelle du fond et de la forme, rien de ce qui fait l’ordinaire d’une fiche de lecture.  Parce que cette histoire est celle d’une femme en chair et en os et que cette femme, c’est l’auteur.  Ce qu’elle a subi, vécu, ce qu’elle a décrit, écrit, ne peut être dit que par elle. Il n’y a pas de place pour la discussion, la négociation, la critique littéraire même constructive. Comme pour tous les drames de l’existence, tous ceux qui marquent la chair et l’esprit, qui pèsent si lourdement sur les épaules des victimes, seule l’intéressée est en mesure d’en parler. Qui se permettrait de juger ou de discuter des événements dramatiques qu’il n’a pas vécus ? Pas moi.


Laurence L livre son histoire, en révèle les tenants et les aboutissants,  démonte le phénomène, met à jour les rouages, les engrenages du système, confie ses sentiments et ses émotions, affirme ses convictions et sa détermination. Laurence L donne un grand coup de pied dans les portes bien verrouillées derrière lesquelles il ne faudrait surtout pas se cacher. Elle le fait pour elle, pour les siens, mais pas seulement. Elle le fait pour tous ceux qui acceptent de voir le monde autrement qu’à travers le petit bout de la lorgnette, et pour tous ceux aussi qui, directement ou indirectement, pourraient être, sont ou seront pris dans la toile d’araignée de l’intolérable, inacceptable, insupportable épidémie silencieuse qu’est l’inceste. Savoir, c’est aussi se donner une chance de comprendre. Comprendre, c’est pouvoir s’élever, s’opposer, …se réveiller  afin de pouvoir couper l’herbe sous les pieds du cauchemar. Plus largement, c’est donner une chance à -l’Autre- de n’être pas détruit…ou si c’est déjà fait, de pouvoir se remettre debout et parvenir à grandir, à construire…


L’empathie ne vous est pas étrangère ? Dignité, Humanité, Respect ne sont pas pour vous des concepts associés à des coquilles vides ? Suivez l’auteur, elle (L.) vous guidera sur le chemin de la compréhension, de la réflexion, sans tabou, sans vous laisser vous voiler la face, sans céder aux convenances. Elle vous dira ce qu’il faut que vous sachiez.


Un grand merci à cette auteur pour sa générosité, son courage, sa sincérité. J’espère que son livre sera lu, au-delà du petit cercle de ses amis et de ses proches. Comme elle le suggère elle-même, - Je ne suis personne- est en effet, j’en suis convaincue, d’utilité publique. Et c’est aussi l’œuvre de … - Quelqu’un


 

Josy Malet-Praud@juillet 2010 / www.lascavia.com

Publié dans Fiche de lecture

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Philippe Desterbecq se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

 

Phil DDans un livre que j’ai lu récemment « Le monde de Sophie » de Jostein Gaarder, l’héroïne reçoit une missive avec ces simples mots « Qui es-tu ? ».  S’il y a une question à laquelle il est bien difficile de répondre, c’est bien celle-là. Qui suis-je vraiment ? Se connaît-on soi-même ? La question mérite réflexion.


J’ai frappé à la porte des éditions Chloé des Lys et j’ai eu l’heureuse surprise de voir la porte s’entrouvrir. Quand on entre chez des inconnus, on se présente. Il faut donc que je réfléchisse à la question « Qui suis-je vraiment ? ».


J’ai déjà répondu, en partie, à cette question, lors d’une interview réalisée par des étudiants. C’était le 14 novembre 2009 (http://philippedester.canalblog.com/)


Vincent, « le Petit Belge » a reproduit sur son blog l’interview parue dans le journal « Jeudi soir ». C’était le 30 mars 2009 (http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2009/03/premier-livre-de-philippe-desterbecq.html).


Ces réponses suffisent-elles pour bien me connaître ? Certainement pas ! Que dire d’autre ?


Richard Anthony chantait, dans les années 70 : « Qu’est-ce qu’il m’arrive, aujourd’hui, je suis amoureux de ma femme ? ».  Je suis, moi aussi, un grand amoureux et pas seulement de ma femme. Un amoureux de la nature (la création me fascine) mais, avant tout, un amoureux des mots. Les mots que je lis me transportent dans une autre dimension, les mots que j’écris et qui me sont, j’en ai l’impression, quelquefois soufflés par un être invisible, m’aident à vivre pleinement ma vie. Comment me passer de ces mots qui chantent, qui dansent, qui virevoltent autour de moi ? Puisqu’ils sont là, il faut que je les attrape, que je les unisse pour former des phrases, un texte, une histoire.

 

 Sittelle : http://lejardindutemps.over-blog.com/article-philippe-desterbecq-textes-et-nouvelles-de-moi-54977895.html

Fanchon : http://les-photos-de-fanchon.skynetblogs.be/archive/2010/06/23/un-peu-de-lecture-pour-les-jours-pluvieux.html

Ptitsa: http://graines-d-esperance.over-blog.com/article-35384835.html

Vous pourrez lire un extrait de ce recueil de textes sur mon autre blog : http://philibertphotos.over-blog.com/article-le-cygne-noir-jardin-du-waux-hall-mons-45385024.html

Publié dans Textes

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Emilie Decamp a lu "Une belle époque" DE Kate Milie

Publié le par aloys.over-blog.com

CDLJ'ai lu... « Une Belle Epoque » de Kate Milie (Editions Chloé des Lys)

 


L'histoire se déroule sur internet et, plus précisément dans un salon de discussion. Les personnages, assez diversifiés, s'y rencontrent et parlent de tout et rien. Néanmoins, un sujet est central : Gustav Klimt et la Belle Epoque. Ils finiront d'ailleurs, poussés par la responsable du forum, par écrire un roman collectif autour d'Ana, un personnage des plus intriguant.


Sans étonnement, vous pouvez donc en déduire que ce livre nous permet de découvrir Klimt, son oeuvre, Ana ainsi que la Belle Epoque. Mais le tout est ficelé de façon originale, ce qui rend l'histoire encore plus agréable à lire. D'autant plus qu'on peut y trouver un contraste frappant entre l'époque dont parle le livre et notre monde moderne où règne internet.K Milie Une belle époque

 

Les échanges entre les différents protagonistes sont très intéressants et, même s'ils ont chacun une personnalité différente (qui rend leurs échanges encore plus vivants), tous se rejoignent grâce à leur point commun : internet et leur salon de discussion. Entre Valmont qui va un peu à contre-courant, Icône la responsable du forum et amoureuse des mots, Cléa son amie virtuelle et les autres « Fous des mots » on retrouve un lien qui les unit à travers le virtuel. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié l'histoire (le roman collectif que les différents membres du salon de discussion écrivent) dans l'histoire (« Une Belle Epoque », évidemment). Le désir des « Fous des mots » de lire chaque partie de leur roman et d'en connaitre l'aboutissement ne fait que décupler l'impatience du lecteur.


Enfin, je vous dirai que la fin (sans rien dévoiler) est...tout simplement...inattendue ! A vous de le découvrir et je vous le conseille vraiment !


Emilie Decamp
http://www.emiliedecamp.com

Publié dans Fiche de lecture

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J'ai lu CRIMES ET BONIMENTS d'Alain Magerotte....

Publié le par christine brunet /aloys

 

 Photo Christine Brunet


Après avoir lu les textes d'Alain Magerotte, je m'attendais à du polar pur et dur et, franchement, je n'ai pas été déçue. Ces nouvelles sont bien plantées dans des décors dignes du Faucon Maltais. Stetson, lunettes noires et pardessus sont même de la fête !

La recette d'une bonne nouvelle policière façon Magerotte ? Une faune magerotte6recto-copie-1.jpg hétéroclite, haute en couleurs, des esprits malicieux, tortueux et froids; une pincée d'humour grinçant qui amène souvent le sourire ironique aux lèvres. Des dialogues jubilatoires, des scènes qu'on croirait saisies sur le vif à l'aide d'une caméra.

On sent que l'auteur s'est amusé à chaque ligne, en jouant
avec chaque mot, chaque situation. Du coup, on s'amuse avec lui et
on traque l'évènement qui a fait ou fera tout basculer...

Quant aux personnages... Que dire, par exemple, du mec qui fait une étude de marché avant de braquer une librairie de quartier ou de Mouloud et de ses devises à l'emporte pièce ?

Le tour de main ? Une langue riche qui virevolte, entourloupe et met le lecteur dans sa poche... Un délicieux moment d'évasion !"
 CHRISTINE BRUNET 
 
 http://recreaction.over-blog.org 
 http://aloys.over-blog.com 

Publié dans Fiche de lecture

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Adam Gray se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

PHOTO pour 4me de COUVERTURE (ADAM GRAY)
Bonjour à toutes et tous,




Avant même de me présenter, je saisis l'occasion qui m'est donnée afin de remercier très chaleureusement le Comité de lecture, Laurent Dumortier, toute l'équipe... d'avoir fait de mon rêve une "très prochaine réalité". C'est un immense honneur, un réel plaisir, d'être ainsi accueilli dans cette grande famille qu'est Chloé des Lys. En effet, j'ai reçu la bonne nouvelle - que mon recueil de textes, "...EUPHORIQUES & DESESPEREES", avait été sélectionné - fin juin.

Ce n'est pas le nom qui figure sur ma carte d'identité mais j'ai choisi d'écrire sous ce pseudonyme: Adam Gray (mélange de mon prénom masculin préféré et du nom de l'un de mes personnages victoriens préférés, Dorian Gray).

Je suis né à Marseille, dans le Sud de la France, et c'est de là que j'écris ces lignes.

J'écris depuis très longtemps, depuis mes 13 ans. Cela a commencé par des poèmes, que j'ai rapidement transformés en paroles de chansons, et c'est cela, en fait, que vous découvrirez dans ...EUPHORIQUES & DESESPEREES (ainsi qu'un "prologue" expliquant bon nombre de mes textes). Après avoir gardé cela pour moi des années durant, j'avais envie d'essayer de proposer mes chansons à des artistes. Donc, wait and see...
 
Pour l'heure, je suis infiniment heureux de la sortie future de mon recueil en tant que tel. C'est un rêve inespéré qui se réalise, pour bien des raisons, que je ne vais pas développer ici... (Tout, ou presque, est écrit dans mon recueil.)

A force de lectures, fantastiques, la plupart du temps, de subir l'influence positive de professeurs passionnés et passionnants au collège et au lycée, je ne pouvais qu'avoir ce désir (explosant en chaque auteur comme le Big Bang), que j'allais nourrir, et laisser mûrir... jusqu'à la découverte d'Anne Rice, l'auteur mondialement acclamé d'ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE, et de dizaines d'autres romans tout aussi captivants, mêlant le fantastique et la religion (le sexe, parfois). Ce fut le déclic: il me fallait concrètement m'y mettre. Et c'est ce que j'ai fait, en 2005, reprenant mes lectures, passant par la case théâtre (j'ai écrit une pièce jouée sur scène, un soir unique, mais jouée quand même!), écrivant un scénario de film pour un grand concours, auquel j'ai échoué, et essayant toujours d'étendre mes connaissances sans chercher, à travers mes écrits, à faire faire au Lecteur une overdose de descriptions pompeuses. Il faut un juste milieu. Il est nécessaire, pour moi, que le Lecteur puisse aussi faire travailler son "imaginaire". En tant que Lecteurs, il nous faut cette liberté. Qu'en pensez-vous? J'aime les belles descriptions, mais j'aime aussi, et surtout, imaginer moi-même l'écran cinématographique qu'a esquissé un écrivain sur ses pages. C'est et ce sera ma façon d'écrire, en tout cas. Car je travaille déjà, bien avant sa sortie, sur l'après...EUPHORIQUES & DESESPEREES.
 
J'espère que NOUS découvrirons tout cela ensemble, le moment venu (aucun de mes deux romans en cours n'est terminé mais j'y travaille dur).

Je ne sais pas quoi ajouter de plus pour l'instant (peut-être les paroles d'une chanson...), sinon que je suis très heureux, un sentiment qui m'était étranger jusqu'alors. Cela dit, tout reste à écrire. Tout reste à faire...
 
Pour finir, je vous adresse mes sentiments les meilleurs, avec mes remerciements les plus sincères àChloé des Lys.
 
Amicalement, 

 
Amicalement,
Adam Gray

Publié dans Textes

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