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La Viciation : une nouvelle de Georges Roland

Publié le par aloys.over-blog.com

http://chloedeslys.buygoo.net/users/1913/52/32/14/avatars/295-73.jpg

 

 

 

 

 

L'aube. J'ouvre un oeil incertain : la lumière est déjà là. La tenture opaque a du mal à retenir les premiers rayons de soleil. Dans la chambre, tout dort encore, on dirait que le temps s'est arrêté hier soir, et qu'il n'a pas encore repris son cours.


J'ai beaucoup remué, cette nuit, car les couvertures et le drap sont rejetés vers la gauche, et ma jambe droite pend sur le côté du lit. Tout dort, tout est engourdi de sommeil. Je n'ai pas envie de poser le pied sur le sol.


Au plafond, la lumière arrose des festons en saillie, s'accroche dans la rosace centrale, fait scintiller la hampe dorée du lustre. Je suis bien. Il est six heures du matin, et l'univers est encore endormi. Tout le monde doit profiter de cette matinée de dimanche, et ne pas écouter le ronronnement du réveil. Elle dort toujours, à mon côté. Je suis bien, oui, je vais me retourner vers elle, me lover contre son dos, poser la main sur un sein, et me rendormir dans sa douceur.


Il faut d'abord ramener ma jambe dans le lit. Ramener les couvertures sur moi, retrouver la tiédeur du lit.


Penser à cette jambe m'amène tout à coup à sentir sur un orteil, comme un chatouillement. Ça se déplace lentement, vers le cou du pied, puis à la cheville. C'est lent, incertain. S'arrête, repart. Comme quelque chose qui cherche son chemin.


La sensation n'est pas désagréable. Juste, je me demande de quoi il s'agit. Doucement, je tends la jambe à l'horizontale, pour apercevoir ce qui me semble être une araignée, montant le long de mon tibia. Mais ce n'est pas une araignée ordinaire. Elle a une grosse tête flanquée de huit pattes, elle n'est pas velue, fait environ trois centimètres de diamètre. Jusque là, oui, c'est bien une arachnide. Mais elle est transparente.


Je plie le genou pour approcher cette vision, pour m'assurer que c'est réel. Je ne suis pas un spécialiste, mais je ne me souviens pas avoir jamais vu une araignée transparente.


Le fait d'avoir remué ma jambe l'a effrayée. Elle s'est prostrée, comme en position de défense.

Me regarde-t-elle vraiment, ou ai-je la berlue ? J'aperçois maintenant une paire d'yeux à l'avant de cette bulle munie de pattes. Ce sont de petites billes noires, immobiles, comme de petits éclats de charbon. Après ce moment de stupeur, elle reprend sa progression vers le genou, qu'elle atteint sans s'arrêter.

Que dois-je faire ? Me lever, chasser cette sale bête, l'écraser sous ma pantoufle ? « Araignée du matin :chagrin », disait ma mère. Mais je n'ai pas envie de la tuer.


Je pourrais la prendre sur un morceau de papier, et la jeter par la fenêtre, dans le jardin. Là d'où elle vient, je suppose. Mais je n'ai pas de feuille auprès de moi. Sur la table de chevet, le seul papier est un gros livre, trop épais pour la recueillir.


Je ramène ma jambe tout entière sur le lit, très doucement, pour ne plus l'effaroucher, puis observe. Les huit pattes effectuent une translation parfaitement organisée. Jamais elles ne se heurtent, ne se gênent. Cet être sans cerveau, sans viscères, au corps vide et transparent, se déplace comme un automate. Il est cependant capable de sensations, je l'ai vu. Comment cela est-il possible ?


Elle fourrage maintenant dans la jungle des poils de ma cuisse, se cherche un chemin, résolument. Le chatouillement redouble. J'ai une folle envie de me gratter. De la chasser d'un revers et d'apaiser le besoin incoercible de passer mes ongles sur la partie atteinte.


Je suis tellement concentré sur ce phénomène, que je ne perçois plus ni la femme endormie à mon côté, ni la chambre, ni le jour naissant. Rien ne compte plus que cette horreur en marche vers je ne sais où, sur mon corps.


Elle se trouve dans le pli de l'aine, lorsqu'elle arrête sa progression, tourne sur elle-même, m'occasionne un chatouillement insupportable. Ma main échappe à ma volonté, et se lève en un geste agressif. L'araignée se tourne vers cette paume menaçante, attend un coup qui ne vient pas. Ma main retombe doucement sur le lit.


« Tu vois, hein, que tu n'oses pas me frapper ! » semble ricaner l'araignée.


Puis elle fait un demi tour, semble jauger mon sexe. J'éprouve tout à coup un sentiment de nudité. C'est ridicule ! Il s'agit d'une bête ! J'ai cependant envie de tirer le drap sur mon ventre. Cette apparition a pris tant d'importance, que je la considère maintenant comme un être à part entière, doté de conscience. Comme quelqu'un qui vous juge.


Mais c'est une bulle avec rien dedans ! Réveille-toi vraiment, mon vieux ! As-tu bien compté les pattes ? Huit, c'est sûr ? Et les yeux ? Ils ont été peints sur la bulle, puisqu'ils sont immobiles. Tu t'es rendormi, et tu rêves. C'est moins agréable que de rêver de de vacances avec ta femme, mais que veux-tu, on ne commande pas l'onirisme.


C'est un peu moche, de rêver d'araignées, le matin.


Ça pique, ces bêtes-là ?


Cette question me vient brusquement. Devient ma préoccupation première. Ça pique, ou ça mord, bien sûr, vous suce le sang, et vous laisse de grandes aréoles rougeâtres, qui vous démangent pendant des jours.


Mais je ne veux pas ! Je vais l'écraser d'un coup de pantoufle, jeter le corps en bouillie par la fenêtre, dans le jardin. Je vais ...


Mais je ne fais rien. Je me contente de regarder cette chose répugnante. Est-ce donc si répugnant ? Pas vraiment. C'est une bulle transparente avec des pattes et deux yeux immobiles. Pas de corps noir et velu, pas de sortes de pinces. Elle ne dégage aucune impression d'hostilité, au contraire. C'est comme si elle venait me rendre visite, et me trouve encore au lit. Qu'elle sourie de me découvrir nu comme un ver (une autre horreur?).


Holà ! Holà ! Je délire ! L'araignée qui sourit ! Comme une bonne copine qui vous chahute au saut du lit ! Qu'est-ce que c'est ? Oui, je délire ! Une bataille de polochon avec une araignée transparente, imaginez la scène ! C’est le pire cauchemar à faire. Je kafkaïse à tout va !!!


Mais elle ne se soucie pas de mes idées saugrenues. Elle s'est remise en route, traverse la forêt dense de mes poils pubiens, débouche dans la clairière de mon nombril.


J'ai reposé la tête sur mon oreiller. La perspective est terrifiante. Au-delà des collines boisées de ma poitrine, par la trouée, j'aperçois la grande plaine ombilicale, où survient la chose. Vue sous cet angle, elle commence à me faire vraiment peur. Il y a dans sa démarche une espèce d'assurance, comme quelqu'un qui sait où il va, et pourquoi il y va. Plus elle se rapproche, plus mes yeux la grossissent, lui confèrent des attributs qu'elle n'avait pas auparavant.


J'aperçois maintenant, juste sous les yeux, une neuvième patte, nettement plus courte que les autres, et non recourbée comme elles. Mais cette patte est extensible, et semble renifler ma peau au fur et à mesure de la progression.


Je suis tétanisé. Plus aucun de mes muscles ne peut bouger. Seul l'écartement de mes pupilles, servant à la mise au point de ma vue, peut encore fonctionner. Je sens un fourmillement au bout de mes doigts, de mes orteils. J'ai l'impression que je vais me mettre à vibrer, de plus en plus fort, jusqu'à trembler, jusqu'à projeter l'araignée à terre. Mais je ne serai pas maître de ces mouvements. Ce seront des spasmes convulsifs, comme si j'étais attaché, pris d'une crise d'épilepsie.


Elle est passée sur mon ventre sans s'arrêter, juste quelques reniflements çà et là, de sa trompe rétractile. Les yeux noirs sont maintenant soudés aux miens. L'araignée ne sourit plus. Quelque chose a changé, dans son regard éteint. J'y reconnais une volonté, une rage, une violence incroyable. Quelqu'un qui veut votre mort.


Quelqu'un ! Me voilà reparti avec mes inepties ! Deux yeux peints, te dis-je ! Deux petites pointes de pinceau posées sur une bulle transparente, c'est tout ! Et la bulle : un chaton de poussière qui a volé au gré d'un courant d'air ... Cette créature n'existe pas. Tu t'es encore pris au jeu de ton imagination. Quelle naïveté !


Et les huit pattes ? Et le ricanement, lorsqu'elle se trouvait sur l'aine ? Et cette expression assassine ?


Illusions, errements, vues de l'esprit. Tu t'es rendormi, te dis-je ! Tu fais un mauvais rêve.


Et ça veut dire quoi, de rêver d'une araignée ? Y a-t-il un oniromancien parmi vous ? Juste de quoi me rassurer. C’est de bonne ou de mauvaise augure ?


Un peu d’esprit cartésien, s’il te plaît. J'écarquille les yeux : il y a bien une bulle transparente, et un chaton de poussière n'est pas transparent. Il y a huit pattes qui bougent avec un ensemble coordonné, donc ce n'est pas un courant d'air. Il y a une trompe mobile, et puis, des yeux. Des yeux qui semblaient immobiles, mais dans lesquels il y a une expression très nette d'hostilité. Je ne rêve pas. C'est une vraie araignée, une araignée transparente, sans organes, vide comme une bulle de savon. Elle s'est immobilisée entre mes seins, la trompe descend et m'effleure la peau. Que veut-elle ? Que cherche-t-elle ? Quel est le but de cette longue pérégrination sur mon corps ? Un frisson me parcourt, des pieds à la tête, et au passage, fait trembler l'araignée. Son regard semble se durcir encore. Je m'aperçois que la trompe ploie légèrement, comme si elle s'arcboutait sur la résistance de mon épiderme. Puis, lors de la détente, une légère piqure me fait plisser les yeux : la trompe s'est enfoncée en moi, dans la peau de ma poitrine.


C'est mon sternum, là, ma vieille ! Tu ne piqueras pas profondément ! À peine la peau sur l'os ! Pas grand-chose à se mettre sous la trompe ! C’est toi qui l’as dans l’os!


Mais elle se fiche de mes réflexions. Les pattes pliées dans un mouvement de levier, elle enfle soudain. La trompe devient rouge. La bulle se rempli de liquide écarlate. Mon sang ! Elle me suce le sang ! La bulle se charge lentement de rouge, grossit un peu, mais c'est sans doute un effet d'optique, elle est si près de mon regard ...


Je n'ai pas mal, je ne sens rien. C'est plutôt amusant, de voir cette boule incolore devenir rouge au fur et à mesure du flux de sang. La voilà pleine, écarlate. Une araignée rouge !


La trompe se rétracte, lentement. Les yeux se sont fermés, j'en suis sûr ! Elle est repue ! Il me semble entendre un Aahh ! de contention, de satiété.


A ta santé, vieille branche ! j'espère que je suis assez sucré. (L'araignée rouge paraît-il, aime les diabétiques, mais je ne crois pas l'être). Je te trouve bien gourmande : si, à chaque repas, je dévorais le volume de mon propre corps, j'éclaterais ! Il est vrai que sans viscères, tu as de la place ... Je ris, à présent, toute peur évaporée. Quel rêve stupide !


Elle fait demi-tour et se remet en route vers mon ventre. Derrière elle, une légère trace de piqure.Toujours le chatouillement insupportable de ses pattes sur ma peau! Cette fois, je vais l'écraser ! Mais je serai tout éclaboussé de mon propre sang. Je ne vais pas faire ça ! Je vais attendre qu'elle s'en aille. De toutes façons, elle ne me piquera plus, puisqu'elle est saturée. Elle va partir dans un coin sombre, digérer mon hémoglobine, redevenir transparente. Je la chercherai, je la trouverai, je la tuerai ! Je jetterai son corps par la fenêtre, dans le jardin. Et puis, je m'éveillerai, et me rendrai compte que cet horrible cauchemar a une fin heureuse : la mort de la bête. Justice transcendante.


Elle est passée sur l'aine sans un « regard » pour mon sexe affalé. Elle a peiné dans la broussaille de ma cuisse velue, puis a coupé au plus court, vers le drap de lit. Enfin plus de chatouillements ! Adieu, sale bête, je te retrouverai, je te tuerai !


Je me rue hors du lit. J'ai beau chercher partout, sous le sommier, dans chaque anfractuosité du plancher, des plinthes, dans les tentures : aucune trace ! Où est-elle partie ? Était-ce donc vraiment un rêve ? Suis-je debout en dormant, somnambule inconscient ?


Mon vieux, les araignées qui se remplissent de sang comme un thermomètre à alcool dans une étuve, ça n'existe que dans les voyages oniriques des alcooliques, cela s’appelle du delirium tremens ; ou alors, il faut avoir fumé un sacré tabac ! Allons, réveille-toi, passe-toi de l'eau sur le visage, regarde-toi dans la glace ! Tu es sain de corps et d’esprit, d’une logique, d’un bon sens irréfutables.


Et là, au fond du miroir de la salle de bains, je vois ...


Ma poitrine est couverte d'une grande tache noire, dont le centre est formé d'une aréole rouge, juste entre les seins, là où l'araignée s'est arrêtée. La tache sombre grandit, atteint les épaules. Je m'enfuis à toutes jambes :


ELLE ÉTAIT RÉELLE !!! ELLE ÉTAIT RÉELLE !!!

 

 

Georges Roland

http://www.bernardiennes.be  

 http://www.georges-roland.com

Publié dans Nouvelle

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Quel avatar pour Aloys ?

Publié le par christine brunet /aloys

Avant toute chose, merci et bravo aux personnes qui ont participé à ce petit concours !!! La photo ou le dessin choisi ne sera pas un simple avatar mais l'image qui représentera Aloys ( donc l'espace de tous nos talents ) dans l'annuaire de référencement overblog et sur facefook !

 

 

Voici les photos et dessins proposés !

 


Lys-mouille.jpg

 "Des lys pour Aloys" d'Edmée de Xhavée

 

 



 

arbre-rouge.jpg

 

 "L'arbre", un dessin original de Jean-Pierre Sanson, proposé par Micheline Boland et Louis Delville

 

 


 

Calligraphie.jpg  

 

Calligraphie originale de Salah Moussawy proposée également par Micheline Boland et Louis Delville. "Si le chemin que tu empruntes ne te conduit pas là où tu veux, prends une autre route".

 

 


 


iStock_000011562895Large.jpg 

 

Voilà ma proposition... Pas de commentaire 

 

 

 

IMG_2998d-copie3site.jpg

 

 "Chloé des lyssez-moi" proposée par Marie-France Mellone.

 

 


 

 

allgro-manou-she.jpg 

 

"Feuilles froissées" proposées par Manou She

 

 

 

A vous de voter !!!!! 

 

ENFIN, POUR REPONDRE A LA VOLONTE D'UN CERTAIN NOMBRE...

 

logo-viloet.jpg

 

Il s'agit du lys sur fond vert couleurs inversées avec logo incrusté... Une création de bibi... et de Fralien puisqu'elle est à l'origine du lys blanc sur fond vert.

 

 

 

 

logo-gris.jpg Lorsque les lys prennent du relief... Dernier essai pour Martine qui trouvent le logo violet trop triste...

 

 

 



 




Publié dans Réflexions

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Carine-Laure Desguin: Sans jamais se le dire... I, II et III

Publié le par aloys.over-blog.com

 

desguin
Sans jamais se le dire ...( I )

Sans jamais se le dire
Et tout savoir pourtant
Des ardeurs des désirs
Des attentes des tourments

Dès le troisième jour
Je le savais déjà
Vous ne le cachiez pas
Je m'amusais de vous

Pour dix minutes en plus
Vous avez tout demandé
Voulez-vous un café
Un chocolat un thé
Et peut-être un peu plus
Si affinités ...

Je m'amusais de vous
C'était drôle vous savez
Voir un homme piétiner
Et le rendre jaloux

On vous attend quelque part ?
Oui bien sûr suis-je idiot
Vous attendre me rend sot
Et puis tout nous sépare

Les années ce n'est rien
Le reste qu'en est-il ?
ces gens que l'on dit bien
Qui ne sont que futiles
Dans mon coin je rêve et je construis
Vous vous passez un quart d'heure tout au plus
Je vous aime et désire vous le dire
Ces minutes sont cruelles et parfois même injustes


C'est quelques jours plus tard
Au cadran de ma montre
Aux battements de mon coeur
A la crainte d'un retard
Au désir de vous voir
Que j'ai su de mon coeur
Ce que je vous raconte ...

J'aurais voulu rester
Et le boire ce café
Nous voilà maladroits
Par où donc commencer

La vie est belle n'est-ce pas monsieur ?
Quand on sait sans même se le dire
Que l'espoir d'un baiser
D'une caresse d'un sourire
Vivent pour nous deux
Au-delà de l'été ...


 


 
Sans jamais se le dire ( II )

De vous monsieur j'aime ces silences
Ils devinent ce que nous ignorons
Soulèvent votre audace cachent votre arrogance
Derrière les rideaux de ces moindres soupçons

De vous monsieur j'aime les regards
Ils se déposent sur moi et puis me déshabillent
Notre rencontre c'est donc bien le hasard
Celui qu'on nomme amour et qui s'appelle vie

De vous monsieur j'aime ces maladresses
Vous osez deux mots et puis vous hésitez
Vous cherchez en moi une femme et aussi une maîtresse
 A qui l'on ne dit rien avant de caresser

De vous monsieur j'aime tout ce que j'ignore
De votre vie d'avant ces rendez-vous fidèles
De vos désirs ardents et de vos petites morts
Quand la lune s'endort
Et que le jour se lève...

 

Sans jamais se le dire   ( III )
  
Monsieur qu'aimez-vous donc de moi
Dites-le une fois au moins que je le sache
Livrez ces secrets avant qu'ils ne s'arrachent
Tous seuls et trébuchent vers un autre trépas
 
Vous aimez regarder et languir et attendre
Ces instants désirés aux humeurs de printemps
Ces instants vous savez ce sont eux qui m'enchantent
Ils me forcent à écrire ce que mon coeur ressent
 
Nous n'en savons pas plus vous et moi
L'un de l'autre
Que ce matin de juin quand le soleil entra
Et que la porte close
Vous comprîtes mais pas moi
Que cette première fois
En attendait bien d'autres ...



Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

Publié dans Poésie

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A nos illusions... Poésie d'Adam Gray

Publié le par aloys.over-blog.com

 

PHOTO pour 4me de COUVERTURE (ADAM GRAY)

 

 

 

 

 

À NOS ILLUSIONS

 

 

 


 

Est-il donc malvenu

D’avoir des rêves ?

Est-il donc incongru

D’y croire quand même…

Quand même tous les dieux

Nous ont frappés

D’anathème ? Est-il mieux…

De se courber ?

Moi, je n’vais pas… me prosterner

À leurs pieds

 

 


 

À nos illusions ;

Ces rêves qui nous hantent

À tort ou à raison…

À nos vies impatientes

À ces oracles, ces êtres aigris

Qui nous juraient : « Vous y perdrez la vie ! »

Mais quelle débâcle pour les Harpies

Quand les vents cessent ; qui, alors sourit ?

 

 


 

D’accord, on est poussière

Et quand bien même

Nous n’étions que poussière

Est-il blasphème…

Ce désir d’autres cieux ?

De dépasser…

L’horizon ténébreux

Presque imposé ?

Moi, je n’sais pas… me prosterner

Désolé !

 

 


 

À nos illusions ;

Ces rêves qui nous hantent

À tort ou à raison…

À nos vies impatientes

À ces oracles, ces êtres aigris

Qui nous juraient : « Vous y perdrez la vie ! »

Mais quelle débâcle pour les Harpies

Quand les vents cessent ; qui, alors sourit ?

 

 

 

 


 

ADAM GRAY

 http://www.facebook.com/pages/Adam-Gray-Officiel/139154696110371?v=wall

http://adam-gray.skyrock.com/

 

Publié dans Poésie

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Josy Malet-Praud a lu "Rue Baraka" de Carine-Laure Desguin

Publié le par aloys.over-blog.com

Visuel-Auteur---PDNA.jpg

 


Un livre à la présentation énigmatique : petit volume, première de couverture jaune – entre rayon de  soleil et champ de moutarde-, pas d’illustration … Mais de quoi s’agit-il donc ? Le titre s’impose en blanc, qui porte en lui comme une réponse, l’essence de ce premier roman : Rue Baraka. La rue de la chance.


J’ai tourné la dernière page ce matin.  Je sais que ma lecture et mes commentaires ne pourront jamais être totalement impartiaux : c’est ainsi lorsque je connais l’auteur, ou le pressens, même –juste un peu et de loin-. Néanmoins, ce dont je suis certaine, c’est que Carine-Laure Desguin a mis dans son premier ouvrage ce qui, me semble-t-il, la caractérise le mieux : l’enthousiasme, le rejet des déterminismes, la passion pour la vie quelle qu’elle soit, un élan positif infaillible. Rue Baraka, c’est un condensé de tendresse, de sagesse, de respect de tous les –autres-, d’optimisme farouche en toutes circonstances. La  volonté inaltérable d’installer la lumière là où les ombres se disputent l’esprit et le cœur des hommes.image-1

 

Rue Baraka, c’est l’histoire simple et pourtant magique, du grand tournant dans l’existence d’un jeune homme, Tarek,  emblématique de sa génération. L’histoire éternelle et cruciale d’un passage initiatique. Celle de –l’heure des choix-. Celle des –carrefours- où chacun doit choisir une route plutôt qu’une autre. Souvent en aveugle, presque toujours à tâtons. Ici, Tarek découvre –la baraka- en la personne d’un vieil artiste peintre, au cœur grand ouvert comme les horizons qu’il rend accessibles.

 

Ni morale conservatrice, ni leçon de vie radicale imposée, Rue Baraka pétille d’accents philosophiques, d’humour et de tendresse.  Quatre-vingt deux pages pour balayer les toiles d’araignées grises et noires du pessimisme et faire voler en éclats la chape d’une sinistrose résignée si « tendance » aujourd’hui. 

 

Il y a chez Carole-Laure Desguin et sa Rue Baraka, un petit quelque chose de Khalil Gibran et son Prophète. Ce sentiment diffus s’est fait récurrent  tout au long de ma lecture. La foi humaniste et l’universalité des valeurs fondamentales pourraient bien être leurs traits d’union…

 

Pour conclure, comme le ferait certainement Tarek, il me reste à souhaiter à Carole-Laure Desguin… « Bonnes nouvelles, succès, et chance, chance, chance… ».

 

Extrait

« Les jeunes gens du quartier, physique de délinquants et cœurs de papier mâché, bifurquent ici, certains que le vieux peintre guérira par son aspect débonnaire et ses paroles indulgentes les aspérités d’un quotidien amer. Cette flopée d’énergumènes, aux origines éclectiques, permet à ce couple généreux de se ressourcer et de transmettre, d’ouvrir de nouveaux horizons et de ne pas restreindre les leurs… »

 

 

Josy Malet-Praud, Juillet 2010

www.lascavia.com

Publié dans Fiche de lecture

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A LA UNE...

Publié le par aloys.over-blog.com

 

 

 

desguinDans la revue thudinienne "Le Spantole", Pierre Dejardin signale : " Carine-Laure Desguin, de Thuillies, publie son premier roman "RUE BARAKA", un titre sur une couverture jaune éclatante de soleil optimiste. Un huis clos de trois personnages qui ouvre sur l'espoir et réapprend à rêver. Un jeune désanchanté goûte à l'art de vivre d'un artiste philosophe qu'une certaine Clara enracine dans la vie de tous les jours. L'écriture crée une musique douce et apaisante. Elle pénètre et donne de la force."

Editions "Chloé des lys", 2009, 90 pages . 

Editions du Spantole 18, rue des Sarts 6533 Thuin

 numéro 360 / 55ème année Troisième trimestre 2010 P501218

 

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http://www.bandbsa.be/contes/actu.jpgA voir sur ACTU: "Bande d’arrêt d’urgence" de Chantal Adam. La Province de Liège Culture lançait en février 2010 le concours de nouvelles littéraires « Achève-moi ! ». Il s’agissait d’achever un des huithttp://photos-d.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs769.snc4/66922_472749607358_676387358_6779119_4486543_s.jpg débuts de textes proposés par des auteurs , ambassadeurs de notre littérature. Plus de 1.000 candidats ont participé à l'aventure. 50 textes ont été présélectionnés dont celui de Chantal. Une plume au chapeau de cette écrivaine de polars noir de noir ! Voir ici: http://www.bandbsa.be/contes.h tm

 

 

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http://r19.imgfast.net/users/1913/52/32/14/avatars/54-94.jpgPRESENTATION DE MON ROMAN "APRES TOUT..."

Le 17/1O, dans le cadre de la Fureur de lire, à la bibliothèque de Sambreville (Belgique), complkexe Emile Lacroix, à 161282193-1681385.jpg heures.

- 26/11 à la bibliothèque de Herstal (Belgique), rue René Henoumont Rue Large Voie 110 .

Puis il y aura l'année prochaine, en Belgique toujours, mon passage à Amay, Evere, Morlanwelz, Floreffe...

 

 

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http://www.bandbsa.be/contes2/youtube.jpgComme quoi la contagion des essais est bien réelle !!! Désormais, dans chaque article "A la une", une nouvelle vidéo de la chaîne Youtube cdl... cette fois-ci, Florian Houdart... et deux slams... (vous voulez en voir et en entendre plus ? http://www.bandbsa.be/contes.htm link

 

 

 


 


 

Publié dans ANNONCES

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Peut-être que... Une nouvelle de Josy MALET-PRAUD

Publié le par aloys.over-blog.com

Visuel Auteur - PDNA
Peut-être que…
Josy Malet-Praud©Septembre 2010


Il était tôt. Six, sept heures, peut-être. Debout sur le seuil de la maison, il fumait sa première cigarette, la dernière du paquet entamé dans la nuit. Fœtus assoupi dans sa matrice de verdure, le quartier se taisait. Les chiens s’ébrouaient sans conviction, nostalgiques d’un sommeil écourté par le réveil précoce du jeune homme.
Le regard fasciné par une flottille de cumulus naviguant sur l’azur, il observait au premier plan les ébats des grands pins maritimes. Les faîtes se hissaient pour toucher l’infini. Balancés par un vent de noroît, on aurait dit des bras de géants ondulant pour offrir la ola aux musiciens d’un concert.
 

Elle longeait la haie. Une ombre en pointillés, presque en lévitation par la grâce d’une allure éthérée. Sa silhouette apparut dans l’espace du portail ouvert. Hasard ? Ce fut là, nulle part ailleurs sur la route déserte, qu’elle reprit son souffle. Le sort jetait les dés pour faire d’Il et d’Elle, en cet instant précis, d’intimes étrangers. Il ne l’avait jamais vue, elle non plus ; pourtant, ils se rencontreraient. Peut-être. 
 

Le dos rond, les mains crispées sur des cuisses moulées par un corsaire en latex noir, la tête basculée vers l’avant, comme trop lourde à porter sous une queue de cheval brune, elle haletait. Elle se croyait seule. Il ne bougea pas. Il prévoyait qu’elle sentirait la tension de son regard fixé sur elle. Un picotement escalada l’échine féminine. Elle sursauta et tourna la tête vers l’entrée de la propriété, Elle le vit. Il grimaça un sourire timide, les yeux irrités par la fumée épaisse de la Camel. Il resta immobile, debout, appuyé contre le mur de la villa. Rien. Il ne se passait rien. Le silence pesait lourd du poids de la gêne.

Pour s’en libérer, par réflexe sans doute, il prit l’initiative.
- Elle est rude, n’est-ce pas ?
- Pardon ? fit-elle en replaçant un peigne doré, bijou-barrage à sa cascade de cheveux ténébreux. 
 

Des yeux vifs, un visage qui capture l’attention. Pas belle, non. Expressive, animée. Vivante. Grande, plus que lui, un corps gainé par l’exercice physique, une sportive.
- Je parle de la côte que vous venez de gravir en courant. Il faut du souffle et des jambes…
- Pas tant que ça…enfin, quand on a l’habitude, rétorqua-t-elle d’une voix rauque. 
 

Une onde d’hésitation virevolta dans l’air frais. 
- Je ne vous ai jamais vue passer par ici…
- Non. C’est la première fois que j’emprunte cet itinéraire. 
 

Elle s’était détendue. Elle souriait presque. Il respirait enfin.
 

Une voix comme il les aimait, chaude et cassée. Epicée, comme devait l’être sa peau ambrée par le soleil. Une promesse de chaleur. Une jeune femme réservée. Pas de celles qu’on apprivoise sans se donner quelque peine. Elle hocha la tête, comme un signal de départ et se détourna. Il se traita d’imbécile, ou de sage, de ne pas chercher à la retenir.

Elle se ravisa. Alea jacta est.
 - Vous avez l’heure, s’il vous plait ?
- C’est l’heure de prendre le café… Il se mordit la lèvre. Trop tard…Lapsus linguae.
- Merci…mais je n’ai pas le temps aujourd’hui. Demain ?
- Oui, peut-être...
- Vous courez aussi ? C’est bon, le matin, c’est comme prendre un grand bol de liberté… 


Elle attendait une réponse. Son cœur à lui fit un saut de carpe douloureux entre ses côtes. Le regard féminin s’imprégnait de confiance. Il s’imposa de ne pas baisser le sien. Le mégot consumé lui brula les doigts. Il le sentit trop tard. Et si peu…
- Non, je ne cours pas. Mais je garde la forme autrement : tournez vous…levez la tête. Vous voyez, là-bas, les grands arbres ? Ce sont des pins maritimes. J’y grimpe pour la taille des branches. C’est mon métier…
- Vous êtes bûcheron ?
- Mon père et mon grand-père étaient gemmeurs : ils recueillaient la sève des pins…le métier a disparu. Je suis resté près de leurs arbres… dans la même branche, si vous préférez. 


Elle rit de bon cœur. Une cascatelle d’eau pure qui caracole entre deux roches. Il se sentit vivant.
- Je dois partir, mais demain, si vous me proposez le café, je ne dirai pas non… Le parcours et la côte me conviennent…Vous me parlerez des pins maritimes ? Ah… Je m’appelle Sue.
- Moi, c’est Raphaël…


Elle reprit sa course à petites foulées. Il ferma les yeux. Le silence s’effondra comme un chapiteau de solitude sur le paysage désolé. Les pins maritimes se battaient en duel. Les nuages refermaient l’horizon. Les chiens s’approchèrent à pas comptés. Ils refrénaient leurs élans, comme s’ils savaient.
- Raphaël ? La mère s’était levée. Il entendit les mules maternelles claquer sur la tomette. Raphaël, tu n’as pas déjeuné !… Où es-tu ? Qui était-ce ?
- Je suis là, maman, j’arrive... Elle s’appelle Sue.


La mère s’affaira à la préparation du petit-déjeuner. La gorge nouée, elle se contraignit à le laisser se débrouiller seul. Elle savait bien qu’il n’aurait pas supporté son aide. Elle s’interdit aussi de lui répéter qu’il avait eu de la chance, que d’autres n’auraient pas seulement laissé une jambe, broyée sous le tronc du grand pin lorsqu’il était tombé. Un accident. Comme les autres fois, quand elle tentait de le consoler, il aurait détourné la tête pour pleurer sans elle. Il aurait maudit la prothèse à laquelle elle espérait tellement qu’il s’habituerait. Et pire, c’est elle qu’il finirait par détester si elle affirmait une fois encore qu’il valait mieux ça que d’être mort. Il aurait crié qu’il l’était pourtant, mort. Elle soupira. Elle se tut.
- Elle reviendra demain matin. Prendre un café avec un garçon que je ne suis plus …Tu lui diras qu’il a oublié, ou qu’il n’a pas pu l’attendre. Qu’il y avait des travaux urgents dans la pinède, ou que…enfin, comme tu voudras. Elle n’est pas d’ici. Elle ne reviendra certainement pas deux fois. 


Au fond des yeux voilés par une tristesse chargée de déception, il lut les interrogations de sa mère «Qu’en sais-tu, mon garçon ? Peut-être que cette fois-ci…». Il fit non de la tête et se réfugia dans son bol de café au lait. Le poids de l’espérance pesait encore trop lourd. Plus tard, peut-être…

Josy MALET-PRAUD
www.lascavia.com

Publié dans Nouvelle

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Carole Merlot: Flotter dans les neiges...

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Flotter dans les neiges
frôler tous les sortilèges
avoir le cœur serré
et quand bien même t’aimer

flotter avant que je m’enterre
une dernière fois dans l’éther
le jour est devenu rancœur
la douleur doucement se meurt

retourner les draps sans cesse
se retrouver seul de richesses
ne rien partager est mortifère
comme se laisser aller à la mer

mais il faut dormir encore
soigner nos cernes et encore
entendre tes rires nocturnes
te serrer contre ma peau diurne

tu es mon ange à présent
ma raison de dire le présent
ma saison de vivre mon enfant

 

 

Carole Merlot

 

http://monmaquis.skynetblogs.be

http://caroleetsesmots.skynetblogs.be

 

Publié dans Poésie

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MARTINE DILLIES-SNAET : j’ai lu « COMMENT RENDRE VOTRE QUOTIDIEN PLUS PLAISANT » de Micheline Boland

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ’ai lu « Comment rendre votre quotidien plus plaisant ? Avec la programmation neuro-linguistique » de Micheline Boland


 

 

            Avant même d'aller plus loin,  et de dire tout ce j'ai ressenti, pour n'induire personne en erreur,  je dirais qu'à mon avis, ce livre n'est pas un livre de détente mais un livre de travail. Il n'apporte pas la détente des pieds en éventail d'un roman mais il apporte autre chose.

Il peut être lu par tout le monde et pas seulement par le monde des enseignants, éducateurs et tout ce qui a  la charge d'autrui (les p'tits malins ajouteront les curés, histoire de rire mais y aurait-il vraiment matière à sourire ?) comme on le penserait peut-être trop vite. Mais pour moi, ce livre est quand même un outil.

 

* - *-*-*-*-*-*-*-*-*-*---*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*----*-*-*-*-*-*-

 

            350 pages!  A l’endroit, à l’envers, en marche avant, en marche arrière. Comme d’habitude ! Jamais  dans le sens « comme il faut ». Et je m’en fous. Je m’en délecte d’autant plus quand je le prends enfin à l'endroit pour le relire doucement. Même un bouquin comme le vôtre, Madame Boland! Seulement là, il aura fallu attendre un peu plus pour avoir mon commentaire.

 

            La P.N.L. comme on dit, on rentre dans le monde des intellos. Exit les littéraires, les poètes, les conteurs, les narrateurs, les...

Mais qu'est-ce que  je raconte là! Des bêtises! Des bêtises de première!!!

Vous verrez pourquoi plus loin.

 

            Dans ce livre, trois parties et chacun peut s'y retrouver.boland5.jpg

 

            * La première est théorique (80 pages) et pour les professionnels et  le nombre important de personnes qui ont suivi cette formation P.N.L., plus d'un  appréciera. Les autres dont j'en fais partie vu que j'ai toujours refusé de m'inscrire, eh bien les autres, ils lisent doucement. Ou bien ils passent.

Moi, j'ai lu doucement. Et d'autant plus doucement que j'avais tendance à accrocher un problème personnel et actuel à ce que je lisais: chose qu'il ne faut absolument pas faire!

 

            * La seconde partie (40 pages) ou les processus de mises de route: plus abordable, nettement! Sans cesse, on se dit « ah tiens, c'est vrai, c'est ce que je fais, c'est ce que je pourrais faire » ou « ah tiens, c'est vrai, c'est ce que je fais mais qu'est-ce que moi je pourrais faire pour m'orienter différemment, pour trouver les haut-pendus  perdus et invisibles mais pourtant réels dans le ciel de notre vie ? »

 

            * La troisième et dernière partie (225 pages) est celle que je préfère et par laquelle je recommanderai de commencer à toutes les personnes qui n'ont pas suivi la formation P.N.L.

Et les voilà qu'ils sortent des pages! Tels des pantins, vous les voyez se redresser à chaque page.

Qui ?

Mais les littéraires, les poètes, les conteurs, les narrateurs, ..., pardi! Ils sont tous là. Cachés dans les mots les phrases, les images, les poèmes.

Dans cette partie, l’auteur nous livre ses impressions tout en restant à l'écart. Femme pudique et réservée, discrète et intelligente, sensible et éveillée car Micheline Boland est tout cela, et toute sa personnalité se découvre dans cette partie.

Elle raconte ce qu'elle a vu, les situations dont elle  a été témoin, les réflexions qu'elle s'est autorisée à faire, les questions qu'elle s'est posées, les non-réponses qui ne sont pas arrivées. Et elle le fait bien.  Divinement bien!

Sacré nom! Arriver à mettre de la poésie, des histoires courtes dans un livre pareil. Faut l'faire! Bravo Madame!

 

Maintenant si vous n'avez pas envie de vous poser des questions, si vous n'avez pas envie de sortir des moments mélancoliques, si vous n'avez pas envie d'améliorer ces jours parfois gris, si vous n'avez pas envie que l'on ouvre devant vous des tas de petites portes que vous n'aviez jamais vues,

ne lisez pas le livre.

Mais si vous désirez voir ces dizaines de petites loupiotes allumées derrière ces portes qu'on a ouvert devant vous, si vous désirez trouver un sourire, un apaisement alors que vous n'en trouviez plus,   si vous désirez vous rendre compte  que même le sombre cœur d'une forêt n'est, en fait, que l'orée d'un bois verdoyant, alors,

lisez le livre.

 

Oh! Il n'est pas ni un roman ni la panacée dont on rêve. D'ailleurs les panacées sont restées dans les poches des tabliers de nos grands-mères. Le monde moderne est difficile à vivre. Le livre de Micheline Boland n'est pas ça mais il est un vent de fraîcheur. Et cela est parfois bien doux.

J'en ai apprécié la brise.

 

 

 

MARTINE DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

Publié dans Fiche de lecture

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A LA UNE...

Publié le par aloys.over-blog.com

Aloys a fait peau neuve grâce à vous et à votre assiduité !!!!

Nouveau design premium proposé par overblog... 

 

Par ailleurs, aujourd'hui et ce pour la toute première fois, nous avons dépassé le seuil de 75 pour le Blog Rank, ce qui veut dire que le classement dans le top des blog n'est plus qu'à une petite encablure...

 

 

Je rappelle l'appel à photo pour remplacer la porte mystère qui est depuis quelques jours le nouveau logo de notre blog... Cette photo étant celle de mon site perso, elle ne pourra rester l'image d'Aloys lorsque celui-ci sera mis en ligne !!! Nous avons des tas d'auteurs surdoués en photographie, peinture, dessin... Montrez votre travail ! 

 

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***

 

 

bobclin A voir dans ACTU: Sophie Vuillemin (CDL) au premier salon du livre de Corsept. Sophie Vuillemin, l'auteure de "C'est quoi ton stage ?" a participé les 9 et 10 octobre au premier salon du livre de Corsept qui accueillait une trentaine d’écrivains, maisons d’édition et associations de la région dans une ambiance conviviale. Les lecteurs sont venus en famille pour découvrir et discuter avec les auteurs. Une première édition qui n’est sans doute que le début d’une longue aventure. Voir ici: http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 

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http://www.bandbsa.be/contes/actutv.jpgACTU-tv va tenter une grande première ce prochain samedi 23 octobre, à l'occasion de la séance de dédicaces organisée à l'Espace Art Gallery d'Ixelles pour les auteurs bruxellois de Chloe des Lys: une retransmission en direct de l'évènement par Wifi, avec deux webcams et une connection minimale, à peine le 1/3 d'un débit normal... Bref, de quoi donner une bonne idée de l'ambiance et du spectacle que présenteront Fabienne Coppens, Danofsky et Miche Stennier.
 http://www.bandbsa.be/foires/ixelles2010.htm

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Anne Sophie Malice (Chloe des Lys) vient de signer avec ACTU-tv où elle présentera en prime-time l'émission du dimanche 20h00 "Nos amis et les amis de nos amis". Le montant de la transaction n'a pas étéhttp://www.bandbsa.be/contes2/annesophiehumbeek.jpg révélé, mais il serait particulièrement élevé pour cette jeune station télé en démarrage. Rendez-vous ce 17 octobre !

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COMMUNIQUE DE BOB ET DE TOUTE L'EQUIPE D'ACTU-TV...


A ne pas manquer à aucun prix !

L'émission N°7 d' ACTU-tv qui aura lieu le dimanche 17 octobre à partir de 20h00, au départ du site d' ACTU:

Un programme chargé et décapant:

Une nouvelle présentatrice, Anne-Sophie Malice, une écrivaine Micheline Boland, un groupe terrrrible Water deep, le nouveau CD "Traces" du Commandant Danofsky,  un cas à part Aurélien belle et beaucoup, beaucoup de musique !

Publié dans ANNONCES

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