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Yannick Torlini: présentation et extraits de son recueil Mezza Voce

Publié le par aloys.over-blog.com

http://chloedeslys.buygoo.net/users/1913/52/32/14/avatars/305-66.jpgYannick Torlini est un jeune poète lorrain, avec déjà trois recueils à son actif.

La littérature – il baigne dedans depuis tout jeune – va devenir pour lui un principe vital : étudiant en lettres modernes, fervent lecteur de John Fante, William Faulkner, Céline, Milan Kundera et tant d'autres, il dévore également la poésie, aussi bien contemporaine (Charles Pennequin, Bernard Noël, Michel Valprémy, Emmanuel Laugier, Antoine Emaz ou Ghérasim Luca, sur lequel il rédige un mémoire), que médiévale.
Tiraillé entre la France et l'Italie, pays dont sa famille est originaire, ses poèmes deviennent, au fur et à mesure des recueils, une recherche de L'Autre, de l'Ailleurs, de la terre originelle qui voudrait devenir un Ici où les mots prendraient consistance.

L'écriture devient dès lors une volonté d'incarner la voix, la tentation de se réinventer soi-même par le poème, comme le préconisait Ghérasim Luca. Car parler c'est être, et toute poésie se doit d'être un acte ontologique.

Le quatrième recueil de Yannick torlini, La Métamort, est à paraître aux éditions Chloé des Lys.
Seriez-vous curieux de lire quelques vers de Yannick ?

Voici alors trois extraits de son recueil, Mezza Voce...

 

ll y avait la question
De la présence :

L’ombre démesurée
Des passantes dans
La persistance des matins

Fugacité

Les corps comme des persiennes
Dans les rues trop blanches

Nos vies comme des jeux de lumière

 

            ****


On n’y voyait pas grand-chose
Malgré tout :

Des petites masses de chairs
Aveugles
Qui se heurtaient
Sans se rencontrer

(On avançait
Le cœur en pente douce
Les instants désertés)

 

 

             ****


Avancer comme un long bégaiement
Cette langue toujours autre
Perdus dans la géographie
De nos propres syntaxes

Il y avait toujours une sorte
De solitude incertaine dans la phrase
Un grand vent de sirocco
Entre nous

Et l’envie de se réfugier
Sous une pierre

 

 

 

 

 

Yannick Torlini

http://tapages.over-blog.fr

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Une nouvelle de Nadine GROENECKE : LE CRABE

Publié le par aloys.over-blog.com

 

nadine-groenecke-copie-1.jpgLe crabe

 

Lorsque la maladie entre dans un foyer, elle ne s’empare pas seulement d’un corps mais tisse entre les cœurs une sombre toile où s’ensevelit l’espoir. Muriel BARBERY – L’élégance du hérisson

 


Faire le vide dans ma tête. Ne plus penser. Me laisser bercer par la musique ambiante : le cri des mouettes, le bruit des vagues. Allongée sur la serviette, la tête bien calée, les bras le long du corps et les yeux clos, je prends une profonde inspiration. L’eau me lèche les pieds. Les gros oiseaux blancs tourbillonnent au dessus de moi ; je perçois leurs battements d’ailes lorsqu’ils se posent délicatement sur le sable mouillé. Peu à peu, je sens la quiétude m’envahir et les souvenirs affluer. Ça y est, j’ai lâché prise, je suis ailleurs, si loin… je suis à nouveau une petite fille.


***


J’ai huit ans et j’entreprends le voyage le plus fabuleux de ma jeune existence, la traversée « La Pallice–Sablanceaux » en bac, destination l’île de mes rêves. Le vent fouette mon visage, mes petits poumons s’emplissent d’air iodé, mes yeux ébahis découvrent enfin l’endroit tant attendu.


Nous débarquons. Oh non ! Ce n’est pas possible ! Le panneau indique « Ile de Ré » et non « Ile dorée ». Désappointée, je regarde Mémé ; elle me sourit. Il n’y a donc pas d’erreur ! Je n’avais pas bien compris les mots prononcés par les adultes. Quelle désillusion ! C’était tellement plus magique une île « dorée » et plus conforme à mes lectures d’enfants : le Club des Cinq, le clan des sept, Michel, Alice et tutti quanti.


Et ce fameux « Phare des Baleines » évoqué si souvent par Pépé. Mais où sont donc les cétacés ? Nouvelle déception. Et la mer, comme elle est loin ! Je saisis le seau que me tend ma grand-mère et j’entame ma pêche aux bigorneaux. Mon père et mon grand-père ont enfilé leurs cuissardes et sont partis au large. J’ai peur que la mer ne vienne les engloutir. Mais, très vite, je les oublie, m’aban-donnant aux joies de la découverte du monde aquatique : je m’attarde dans les trous d’eau y observant, fascinée, les crevettes qui frétillent, les crabes qui se carapatent et les mollusques agglutinés.


Les hommes sont revenus. Pépé me tend une huître qu’il vient de décoller d’un rocher avec son Opinel. Je la déguste. Le pique-nique est joyeux. C’est marée haute ! Enfin, je vois la mer ! Mais, digestion oblige, il faut encore attendre le feu vert de Maman pour pouvoir se plonger dans les eaux revigorantes de l’Atlantique. Je sens le regard bienveillant de Mémé sur moi. Elle ne quitte pas sa place, bien installée sous le parasol fleuri. Son visage est épanoui, je ne lis plus la tristesse dans ses yeux, contrairement à ces jours derniers. Elle profite pleinement de cette escapade en famille et, comme nous,  elle rit des facéties de Pépé qui, le corps entièrement recouvert de sable par nos petites mains d’enfant, arbore, en guise de chapeau, mon seau de plage en plastique rose.


C’était sans doute le lendemain, le repas était à peine commencé et, en voyant les crabes rouge cramoisi dans le plat posé devant moi, j’ai proféré : « Nathalie, à l’école, m’a dit que le cancer, c’était un crabe qui grignotait le corps ! ». Silence pesant. J’ai regardé Maman qui affichait un air embarrassé puis Mémé qui s’est contentée d’esquisser un sourire. Papa et Pépé avaient le nez plongé dans leur assiette. Une chape de plomb s’était soudainement abattue sur le déjeuner familial et j’avais la désagréable sensation d’en être responsable. Pourquoi donc ne daignait-on pas me répondre ? En quoi mes propos justifiaient-ils un tel silence angoissant ? J’aurais bien aimé en savoir plus sur cette « histoire de cancer » mais, comme tout enfant qui saisit intuitivement l’existence d’un problème, j’ai respecté le mutisme général et contenu ma curiosité de petite fille. Puis, désireuse de fuir au plus vite le malaise ambiant, je me suis décidée à m’emparer d’un crustacé. Après lui avoir brisé une patte, j’ai aspiré goulûment sa chair sucrée. Et, me gardant bien de parler cette fois, j’ai ruminé in petto : « C’est moi qui le grignote, pas lui. Nathalie dit n’importe quoi ! ».


J’ai dix ans et je vais voir Mémé à l’hôpital, au « Pavillon Pasteur ». Je trouve ce nom très chic. Je gravis les étages, les marches sont grises et incrustées de paillettes roses, on dirait le grand escalier d’un music-hall ! Je découvre l’odeur particulière de l’endroit. Ma grand-mère m’accueille avec un sourire radieux. Dans le lit, à côté d’elle, Angeline, une jeune femme de vingt-six ans, donne le biberon à son bébé âgé de quelques mois, malgré le fil de la perfusion qui entrave ses gestes. Son mari et ses deux autres enfants l’entourent avec beaucoup d’affection et forment comme une bulle d’amour autour d’elle. Situation qui m’interpelle. La maladie peut-elle se dissimuler dans le corps d’êtres jeunes et beaux comme Angeline ? Sur le chemin du retour, un mot inconnu, prononcé à demi-mot par Maman : leucémie. Ne pas l’oublier,  le répéter inlassablement dans ma tête jusqu’à notre arrivée à la maison. Filer dans ma chambre à l’abri des regards et chercher dans le dictionnaire : « globules blancs » ? « cellules anormales » ? « altération des organes hématopoïétiques » ??? Ne rien comprendre.


Je suis au collège et je récite ma leçon à Mémé. Rien ne la rebute, pas même l’anglais qu’elle n’a pourtant jamais pratiqué. Soucieuse de m’aider, elle m’indique les mots de ma leçon en français et je les traduis en anglais. Et si l’un d’entre eux me fait défaut, elle se contente de l’épeler. Je vois bien qu’elle prend son rôle très au sérieux. Il faut dire qu’elle voulait être institutrice. Toujours première de sa classe, comme en témoignent les magnifiques ouvrages de prix précieusement conservés dans la commode de sa chambre, elle aurait pu exercer ce métier. La vilaine pneumonie contractée par son père a balayé ses projets, sa bourse d’étude ayant été engloutie dans les soins médicaux. Elle est devenue couturière.


Les énormes ciseaux taillent le tissu en tout sens suivant le patron en papier exécuté par ses soins et épinglé sur l’étoffe. Ma grand-mère empile ensuite délicatement chaque morceau de mon futur chemisier. Quelques jours encore et je pourrai l’endosser. Auparavant, plusieurs étapes auront été nécessaires : l’assemblage, l’essayage, la rectification si nécessaire et le piquage à la machine suivi des finitions à la main. Rien n’est laissé au hasard. Les créations de Mémé sont dignes de celles des grands couturiers. Mais, le temps passe et Mémé ne coud plus. Elle est recroquevillée dans son fauteuil, la main posée sur le radiateur et une cuvette sur les genoux. Ses vomissements répétés la laissent dans un état d’extrême fatigue et ses yeux délavés traduisent toute la souffrance qu’elle endure. Dans la soirée, le médecin est venu et l’a renvoyée à l’hôpital.


Retour parmi nous. Nouveau traitement. Rémission de la maladie. Mémé a recouvré son énergie. Malgré mes protestations, elle s’empresse de finir de coudre mon chemisier. Son entrain atténue quelque peu mes inquiétudes et la satisfaction que je lis dans son regard, lorsqu’elle me tend le vêtement terminé, me procure le plus grand bonheur. Comme toujours, son travail est parfait. Je l’embrasse bien fort pour la remercier.


Au fil des séjours à l’hôpital, ma grand-mère et Angeline ont tissé des liens solides malgré la différence d’âge. Aujourd’hui, nous allons rendre visite à la jeune mère de famille à son domicile. Après-midi des plus agréables pendant lequel maladie, souffrance et odeur d’hôpital sont reléguées aux oubliettes.


Il fait très beau ce vingt-neuf septembre, j’ai seize ans et je fête mon anniversaire avec mes camarades de lycée. Mon amie Diane joue un air d’accordéon. Nous entreprenons ensuite une course d’échasses. Entraperçu le regard blême de ma grand-mère qui a fait un geste de la main en direction de ma mère pour lui signifier que son estomac faisait encore des siennes. Bien sûr, je sais maintenant quel est le crabe tapi au fond de son corps et qui grignote petit à petit. Je tremble avec elle lorsque le facteur apporte les résultats de sa prise de sang ou lorsque le médecin franchit une fois de plus le seuil de notre porte. Je maudis la maladie qui l’affaiblit de plus en plus. J’ai peur le soir dans mon lit. Je pleure.


La terrible nouvelle nous est parvenue et nous a tous anéantis : Angeline est décédée. Elle avait pourtant l’air de se porter si bien la dernière fois que nous l’avions vue… Mémé a beaucoup de chagrin. Elle s’est retranchée dans sa tristesse tandis que mes parents s’indignent face à tant d’injustice. « Un veuf et trois orphelins en bas âge, pourquoi ? Pourquoi ? » répète maman, les yeux mouillés et le regard las. Terrorisée, je découvre soudain le visage de la mort, impitoyable et cruel, sournois et dévastateur. Mais la vie reprend son cours.


Depuis que je suis interne au lycée, ma grand-mère et moi avons entrepris une correspondance qui s’intensifie lorsque reviennent les séjours hospitaliers. Le week-end, nos retrouvailles sont chaleureuses. Le bruit de sa canne m’avertit désormais de son arrivée. Ses forces s’amenui-sent, ses activités sont plus limitées et la cuvette, sur ses genoux, est devenue sa plus fidèle compagne.


Deux heures du matin. Pas précipités dans l’escalier. Panique incontrôlable. Ruée vers la chambre de l’aïeule où mes parents, la mine grave, attendent l’arrivée du SAMU. Dressée dans son lit, Mémé a le visage hagard et elle me fixe sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche. Dans quel monde a-t-elle basculé ? Je suis désemparée. Et si demain… M’ôter cette idée de la tête, dormir pour ne plus penser. Le lendemain, le « Pavillon Pasteur » et Mémé… qui va bien. Elle a recouvré ses facultés et elle sourit de nouveau face à cette nouvelle victoire sur la maladie. Mais les horribles métastases sournoisement, jour après jour, gagnent du terrain.


Après sa chimiothérapie, elle a choisi une perruque un peu bouclée. Il lui arrive de surgir devant nous sans la porter. Le bleu de ses yeux irradie alors son visage. Nous ne sommes pas choqués, elle a toujours son regard bienveillant et nous l’aimons. Les mois passent et ses cheveux repoussent.


Noël. Elle a rajouté une chaussure au pied de la cheminée car j’ai un amoureux. Elle semble l’apprécier. Printemps chaotique : moments d’épuisement extrême suivis de périodes de répit. Pourtant, à son rythme, Mémé me confectionne encore de jolis vêtements. Début de l’été. J’ai obtenu mon diplôme et nous pleurons de joie toutes les deux dans les bras l’une de l’autre.


J’ai vingt et un ans et je quitte la maison, je pars loin de ma grand-mère, à sept cents kilomètres. J’ai le cœur partagé entre la joie de débuter ma vie de couple et la tristesse de la laisser. Nos courriers traversent désormais la France d’ouest en est et vice versa. L’écriture nous rassure et nous lie.


Première rentrée d’enseignante. Je suis face à mes élèves et je pense à elle, celle à qui je dois d’être là : ma grand-mère. A chaque période de vacances scolaires, je la retrouve ; elle attend ma venue avec impatience. Notre complicité n’a pas faibli, ses forces oui.  Les séjours à l’hôpital se font de plus en plus rapprochés et l’inquiétude grandit.


Je me marie. Sur son visage ravagé par la maladie, Mémé affiche le masque du bonheur. Volonté farouche de jouir coûte que coûte de l’instant présent… un tout petit moment de répit dans sa vie de souffrance. Pour lui éviter toute fatigue inutile, Pépé l’a installée dans un fauteuil roulant et l’a placée juste derrière moi à l’église. Elle est la première que j’embrasse après la cérémonie. Moment de bonheur furtif qu’elle prolongera le plus longtemps possible, ne consentant à regagner sa chambre que très tard dans la nuit.


Elle va mal. Elle est hospitalisée de nouveau. Je ne suis pas là. Je lui écris chaque semaine. Elle n’a plus la force de me répondre. Je téléphone. Elle attend mon prochain séjour. Encore un mois. Passe le temps, vite… Noël est enfin arrivé mais il ne s’annonce en rien joyeux cette année. Mémé n’a pas eu l’autorisation de quitter l’hôpital. Tous ces kilomètres à parcourir avant de pouvoir la retrouver ! Il fait très froid et, comble de malchance, des congères se sont formées sur l’autoroute, ralentissant considérablement le trafic. La peur s’est emparée de tout mon être : et si je n’arrivais pas à temps ! Enfin, la bretelle de sortie, encore quelques minutes… Je me précipite dans ce couloir que je ne connais pas, je gagne sa chambre à toute vitesse. C’est la première fois qu’elle n’est pas dans le « Pavillon Pasteur ». Cet endroit est sinistre. Même les décorations de fête font grise mine. L’angoisse m’étreint à nouveau. Mon Dieu, faites que je n’arrive pas trop tard !


Elle est bien là mais… si frêle, si démunie, si  amaigrie. Je m’efforce de faire bonne figure malgré le désespoir qui m’assaille. Je presse contre moi son corps décharné, martyrisé par tant d’années de lutte contre la maladie. Je déballe à sa place le cadeau qu’elle n’a pas la force d’ouvrir. Nous échangeons des banalités. Est-ce pour me rassurer qu’elle évoque le désir de se rendre chez le coiffeur ou pour encore s’accrocher à la vie ? Son état m’inquiète terriblement. La maladie la ronge… le crabe est réapparu.


Retour à la maison. Espoir qui renaît. Mais elle ne quitte plus sa chambre. Trop faible. Je fuis les regards lourds de signification et les propos alarmants des membres de la famille. J’essaie désespérément de chasser de mon esprit le mauvais pressentiment qui m’agresse. Je lui consacre tout mon temps comme elle l’a fait pour moi durant toutes ces années. En sa présence, j’affiche un air joyeux que je perds sitôt sortie de sa chambre.


 Fin des vacances scolaires. Pas d’autre choix que de repartir. Déchirement. Je fixe encore et encore son visage émacié et son regard vide. Je la serre contre moi, maîtrisant à grand-peine l’émotion qui me submerge. Puis je me dégage de l’étreinte. Ne pas craquer, ne pas montrer mon désespoir, me comporter comme toutes les autres fois… Mais, c’est si difficile ! La reprendre dans mes bras juste une dernière fois et puis lâcher sa main, se lever et lutter de toutes mes forces pour ne pas me retourner et réitérer mon geste. La porte se referme et un voile noir recouvre mon cerveau. Je ne la reverrai plus. Au fond de moi, je SAIS et je sais qu’elle sait aussi.


Deux semaines plus tard : la sonnerie du téléphone, la voix chevrotante de Maman, l’instant tant redouté, maintes fois repoussé dans les méandres de mon subconscient… le calvaire de Mémé qui vient de prendre fin après dix-sept ans de lutte acharnée. Le surlendemain, cette carte postale, envoyée quelques jours plus tôt à l’hôpital. Sur l’enve-loppe, l’inscription au tampon « Décédée » me crève à nouveau le cœur. Je vais devoir vivre sans elle. La neige tombe à gros flocons, je pars en direction de l’école.


***


Le bruit des vagues s’est arrêté. Le chant des mouettes s’est tu. J’ouvre les yeux. La lumière réapparaît brutalement. « Le soin est terminé madame » me susurre une voix doucereuse. L’esthéticienne retire le bandeau qui retenait mes cheveux et essuie la larme qui coule le long de ma joue. Je lui souris. Une heure s’est écoulée, une heure qui t’a fait revivre, Mémé, et qui me donnera la force de me rendre demain à l’hôpital afin d’y subir ma première chimiothérapie, pour lutter, à mon tour, contre ce maudit crabe…

 

 

Nadine Groenecke

http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com/

Publié dans Nouvelle

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A LA UNE...

Publié le par aloys.over-blog.com

bobclinA voir sur ACTU: Jean-Philippe Querton va écrire un "bestseller" en direct sur le net ! On se souvient dehttp://photos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs309.ash2/58910_457315552358_676387358_6471328_6312783_s.jpg ces deux livres choc publiés chez Chloe des Lys: "L'homme à la Chimay bleue" et "Les perdants". Le voici qui se lance dans un nouveau projet, celui d'écrire un "Bestseller" sur le net, au rythme d'un chapitre par semaine. L'histoire commence comme ceci: " Un jour, il faudrait que tu écrives un vrai livre, mon fils… C’était ma mère qui s’exprimait ainsi." Voir ici: http://www.bandbsa.be/contes.h tm

 

 

 

http://www.bandbsa.be/contes/actu.jpgA voir sur ACTU: 8ème Foire du Livre Belge au Centre Culturel d' Ucclehttp://photos-c.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs328.ash2/60787_458178812358_676387358_6485615_4818223_s.jpg

Du 26 au 28 novembre 2010. Trois jours de fête consacrés exclusivement aux auteurs et aux éditeurs belges. Chloe des Lys y sera bien évidemment et en force ! Une manif à découvrir à l’heure de la Présidence belge de l’Union Européenne. Nombreuses interviews d’auteur, entretiens littéraires, rencontres, étals de livres en tous genre (histoire, BD, romans, voyages, cuisine,…).

On peut déjà s'inscrire: voir: http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 


 

http://www.bandbsa.be/contes/actutv.jpg  L'émission d' ACTU-tv du 19 septembre 2010, la première émission de la rentrée (ce sera déjà le numéro 6), promet d'être tout spécialement animée et variée ! ACTU-tv est allé à Tournai, Mons et Bruxelles pour rencontrer des personnages vraiment originaux, de vrais amis ou amis de nos amis: Kaïkan, Anne-Sophie Malice, Dominique Leruth, Dominique Brynaert et bien sûr de nombreux autres artistes du spectacle... Voir le programme complet ici:

http://www.bandbsa.be/actutele/emission06-du-19.09.2010/emission19.09.htm 

 

http://photos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs306.ash2/58667_459415187358_676387358_6514852_4807437_s.jpgA voir sur ACTU: Un sous marin coulé ! Le Salon du Livre de Nantes n'aura pas lieu ! Triste nouvelle pour tous les auteurs français de Chloe des Lys qui comptaient se retrouver au Salon du Livre de Nantes en janvier 2011. Celui n'aura pas lieu et ce, pour des raisons diverses qu'une copie de la lettre que nous avons reçue des organisateurs vous expliquera beaucoup mieux que nous... Dommage aussi por notre correspondante sur place, la super dynamique Josy Mallet-Praud, l'auteure de "Un, deux, trois, SOLEIL !" qui s'occupait de notre organisation sur place.Des occasions, il y en aura d'autres. voir ici: http://www.bandbsa.be/contes.htm

 


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Les événements des uns et des autres...    

 

houdart.jpgFlorian Houdart se produira le 18/09 à Soignies, Parc Pater, de 15 h 30 à 16 h 00, à l'occasion des fêtes de Wallonie. link

 

 

 

 

***

 

gauthierhiernaux Gauthier Hiernaux sera présent à la séance de dédicaces du 23 octobre 2010 à l'Espace Art Gallery puis à la foire du livre d'Uccle, du 26 au 28 novembre.link

Publié dans ANNONCES

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EMILIE DECAMP ET "RUE BARAKA" de CARINE-LAURE DESGUIN

Publié le par aloys

CDL.jpgJ’ai lu et je vous conseille… « Rue Baraka » de Carine-Laure Desguin (Editions Chloé des Lys)

 


Tarek est jeune. Tarek erre. Il erre dans les rues comme il erre dans sa vie. Il est révolté. Comme un adolescent qui désespère de réussir. Jusqu’à ce qu’une rencontre bouleverse le cours de sa vie.


Ce roman regroupe peu de personnages. Mais pour cette histoire, il n’en faut pas plus. Elle se joue tout en simplicité et mise beaucoup sur la réflexion. Celle de Tarek mais aussi celle du lecteur. Chacun des acteurs a son propre rôle, sa propre personnalité et donne à l’histoire un petit plus. S’il en manquait un ou, si au contraire, il y en avait un de plus, l’histoire en pâtirait. Autant dire que c’est  donc très justement dosé. Et, que ce soit à l’un ou à l’autre, on s’y attache et on les suit jusqu'au bout de la Rue Baraka.

image-1

            Alors, au gré de ces 82 pages, on évolue avec l’histoire, avec Tarek et on découvre peu à peu de nouvelles choses, de nouveaux récits, de nouveaux secrets. Comme un puzzle qui se complète peu à peu, on avance, lentement mais surement.


            Personnellement, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ces pages, la rencontre de Tarek… Furtivement, ce texte nous emmène à la Rue Baraka, découvrir LE secret.


Parsemé de questions qui nous font réfléchir sur la vie et sur nous-même, ce roman nous oblige à nous remettre en question.


Au fond, nous sommes tous –ou avons tous déjà été- un peu « Tarek » et la « baraka » est au coin de la rue,  à nous attendre. Pour chaque individu, une –voire des- rencontres change(nt) la vie !


Sans plus attendre, découvrez celle de Tarek et le secret inestimable d’un vieil homme.

 

 

 

 

Emilie Decamp

http://www.emiliedecamp.com/

Publié dans Fiche de lecture

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Georges Roland: mes récits sont des divertissements...

Publié le par christine brunet /aloys

http://georges-roland-auteur.wifeo.com/images/photogeorges.jpgMon premier contact avec Georges Roland fut lors de sa présentation sur le forum des auteurs de Chloé des lys... Un court texte plein d'allant truffé de mots que je ne comprenais pas... Piquée au vif, j'ai voulu en savoir plus sur ce personnage atypique qui, en guise de perruque, porte sur sa photo une perruche ... En dérogeant un tant soit peu de la trame habituelle de mes interviews, je lui ai demandé de se présenter...


 Né à Bruxelles au sortir de la deuxième guerre mondiale, je suis un parfait bâtard belge, tiraillé entre cultures flamande et francophone. Et je n'aime ni les caricoles, ni la gueuze.


Qu'est-ce que tu dis en bas de ça, fieu ? 


Tu peux dire que je suis un Brusseleir récalcitrant et mangeur de poulet, un kiekefretteranar, en quelque sorte.


Révérence parler, mon sabir belgicain vaut bien l'english pidgin qu'est devenue la langue française, ce qui ne m'empêche nullement de la défendre contre l'invasion mondialiste. Je dis nonante-neuf au lieu de quatre-vingt-dix-neuf, je mange des pistolets, du cramique, et bois de la kriek et de la faro. À mes yeux, cela vaut mieux que d'utiliser des raccourcis anglo-saxons et de se ruiner l'estomac avec des chiens chauds rebaptisés, en guise d'assujettissement à la tendance.


http://georges-roland-auteur.wifeo.com/images/nivelles.jpgJe suis chauve, mais pourquoi se couvrir la bille d'une perruque, alors qu'une perruche, en plus, est capable de chanter et de parler ? J'orne donc ma calvitie d'une calopsitte.

 

Qu'est-ce que je vous disais ? Je présume que pour un Belge, ce vocabulaire coule de source... Mais pour une pauvre provençale exilée en Auvergne, c'est "une autre paire de manche"... De toute façon, j'ai ouvert un dictionnaire bruxellois/français sur internet... je suis au point !

Tu as une bibliographie importante... Depuis quand écris-tu et quelles sont tes sources d'inspiration ?


À dix-sept ans, je m'imaginais mélange : un tiers de Hendrik Conscience, un tiers de Victor Hugo, un tiers de Paul Verlaine, et surtout, un grand tiers de Albert Camus.


On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.


L'appel de la scène fut un déclic, je m'investis dans des interprétations, des mises en scène, et enfin, l'écriture. Je montai des pièces pour enfants, pour adultes, initiai des adolescents à la magie du théâtre. J'écrivis des textes de chansons, des nouvelles, des romans. Tout le bataclan, quoi ? 


Quand on aime, pourquoi s'embarrasser plutôt que de s'embraser?

 

Tes histoires sont très ancrées dans le terroir...   Pourquoi ?

Je suis avant tout belgo-bruxellois.


Bruxelles et la province de Brabant apparaissent dans tous mes romans. Ils en sont les décors récurrents. Certains auteurs sont voyageurs impénitents, avides de découvrir la Terre. Moi, je reste sur place, chez moi, avide de connaître MA terre. C'est un peu comme si je voyageais autour de ma chambre.http://georges-roland-auteur.wifeo.com/images/BROL1.JPG

 

Est-ce que je n'ai pas intérêt à sortir de chez moi ? J'ai passé mon existence entre les USA, l'Eire et la Belgique. Ma fille habite Madrid, a épousé un Argentin de Buenos Aires. J'ai vu des villes merveilleuses, des villages inoubliables, Istanbul, Montevideo, El Djem, Colonia de Sacramento... et tout cela me ramène à Bruxelles, au Brabant. Pourquoi faire partir mes personnages de par le monde, alors qu'il se passe tant de choses dans la rue à côté ?


Tes récits jouent avec les mots, les attitudes comiques, loufoques... Pourquoi ce choix ?

 
 La farce et l'auto-dérision sont les mamelles de la bruxelloise attitude. C'est ce que nous appelons la zwanze. Notre langage est sans vergogne, criblé de rires, dégoulinant de bières incroyables, et sans doute imbuvables pour un étranger (Baudelaire a comparé la faro à de la bière deux fois bue) ; de plus, il ne faut jamais perdre de vue que notre emblème est un... Manneken Pis !


En tous temps, la fiction l'emporte dans mes récits. J'adore les fruits capiteux de l'imagination, et l'ivresse de commander le destin de mes personnages. J'aime cette phrase de Victor Hugo dans Océan : « La raison, c'est l'intelligence en exercice, l'imagination, c'est l'intelligence en érection.» Elle est le fil rouge de mon écriture. L'imagination, qui manque tant à notre époque de chroniques biographiques et de télé réalité au goût amer de déjà vécu. Créer des personnages-reflets d'êtres réels, mais sublimés par l'imagination, mis dans les circonstances les plus dramatiques, les plus loufoques, les plus tendues, par un auteur-marionnettiste, voilà où je trouve ma plénitude. Plus que de moi-même, j'ai besoin de ces gens ―non pas des héros, des anti-héros, des super-héros, simplement des ectoplasmes de l'imagination, qui me suivent partout, se trainent ou galopent dans les rues de mes délires. Ils sont conscients de vivre dans une pièce de théâtre, dans un roman, et ne se privent pas de le dire au lecteur, au spectateur. Car l'imagination doit friser le délire, elle doit être outrancière, décalée, nettement distincte de la réalité, puisqu'elle en est issue.

http://api.ning.com/files/8-p3w3RQ5y5KYJfc37d3*3kG*0B-Py-c3vt30Mf*cI6Z7tV6TUYLx*qe-8WRk2gbz6XlmWwHX8menjbewKMV*bLACNdwG0Ml/clercrecto.jpg?size=173&crop=1:1Mes récits sont des divertissements, non des compte-rendus, des dépliants de voyage ou des témoignages sur le vif. Ils sont, justement, la déraison, sans oublier que «Ex nihil, nihilo» rien n'est issu de rien, les personnages, les situations, les décors qui glissent le long de ma plume vers le clavier de l'ordinateur, sont il est vrai, bien réels, tout juste transformés.


C'est le lot du surréalisme.


J'ai laissé tomber depuis un moment mon dictionnaire bruxellois/français, happée par les mots de Georges Roland... Et je me surprends à imaginer ses ectoplasmes de l'imagination qui peuplent  des décors rocambolesques...


Le texte qui va paraître chez CDL est-il de la même veine?CDR-couv24.jpg

 

Justement... Je veux insister sur le fait que le récit (roman anarchronique) qui va paraître chez CDL est écrit en "bon français" et que je n'utilise le dialecte bruxellois que dans certains romans (entre autres la suite de polars humoristiques "Roza et le commissaire Carmel"). Un peu (en toute humilité) comme Pagnol avec sa trilogie. Je te signale que César- Fanny- Marius lui ont été inspirés par une pièce jouée en bruxellois, et qui a eu un succès considérable (on la joue toujours chaque année à Bruxelles) "Le Mariage de Mademoiselle Beulemans".


A une époque où il faut un dictionnaire anglo-saxon pour comprendre sa propre langue, il me paraît rassurant d'apprendre qu'il existe aussi sur Internet un dictionnaire de bruxellois (bien que, souvent, il soit composé par un non-zinneke(né à Bruxelles) et donc erroné).


Cart1eR.jpgJe dois ajouter que ma langue maternelle est le Flamand, que j'ai appris le Français à l'école, et que c'est sans doute pour cela que je la révère tant.

 

Un nouveau tournant dans ton processus de création?

Je te déçois tout de suite, il ne s'agit PAS DU TOUT d'une évolution dans l'écriture, plutôt une trajectoire parallèle.

 


Textes comiques, humoristiques, surréalistes mais aussi poèmes... Toute une panoplie qui permet à Georges Roland d'exprimer librement son ressenti, de jouer avec le style et les mots pour donner une autre dimension à ses textes et proposer au lecteur un univers aux sensations plurielles...

Auteurs, musiciens, sculpteurs (...) ne sont-ils pas amenés  à multiplier peu à peu les formes d'expression pour atteindre le plein épanouissement de leur passion créatrice ?

 

Il ne reste plus qu'à lire ses textes... avec ou sans dictionnaire... parfois avec un petit sourire aux lèvres en laissant notre imagination faire le reste.

 

C'est tout ce que je demande à un auteur: me faire rêver, me faire voyager... Pas vous ?

 

Allez à la rencontre de Georges Roland sur http://www.bernardiennes.be  et  http://www.georges-roland.com

 

Christine Brunet

Interview donné le 11/07/2010 pour le blog "recreaction"

http://recreaction.over-blog.org

http://aloys.over-blog.com

 

Publié dans interview

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Impressions de lecture de Christine Brunet : "Saisons d'une passion" et "Lena, une rencontre" de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

Photo-Christine-Brunet.JPGImpressions de lecture

 

 

Je suis à quelques heures de mon départ en vacances et, comme un fait exprès, je reçois deux livres de Claude Colson.

 

Je laisse tout tomber et j'ouvre Saisons d'une passion... Je lis et lis puis, incapable d'arrêter ma lecture, je poursuis dans la foulée par Lena, une rencontre... J'ai commencé... J'ai besoin de le terminer.

 

1er avril: FIN... "Comment ça, FIN ? Ah non, ça, c'est pas possible!"Lena C. Colson

 

Je m'insurge puis je me dis que j'ai dû rater quelque chose... Je tourne les pages... Rien... Non, c'est bien fini ! Je n'en reviens pas.

 

Qu'est-ce que je fais  à présent ? Une fiche de lecture ? Deux ? Non, une seule, parce que "Lena" est le prolongement naturel de "Saisons", plus pudique, plus intellectuel... Saisons d'une passion emporte par les mots, les rythmes, les non-dits... Lena prend aux tripes... Le journal intime de la fin est spontané, sans fard, expéditif, pour donner de cet amour une image de sincérité poignante. Ses mots pourraient être les miens, les vôtres : je m'insurge, je grince des dents, je comprend, j'accompagne...

 

Saisins d'une passion. Claude ColsonAlors, des fiches de lecture ? Pour quoi faire ? Ces textes, on les vit, on les ressent et puis c'est tout... Je ne veux pas parler des poésies, des styles différents, de la qualité littéraire : d'autres l'ont fait avant moi... Parler de l'histoire ? Comme si cette intimité se racontait ! 

 

Et un peu comme Bruno puis Jean-Yves qui ne parvient pas à tourner la page, à se lier à nouveau, à lâcher le stylo qu'elle lui a offert pour écrire, décrire, s'épancher, je n'ai pas envie de fermer le livre, de lire le mot "fin" de ce 1er avril...

 

Et lorsque je m'y résous, je jette un oeil sur la pile de bouquins à lire puis je détourne le regard : non... J'ai besoin d'attendre pour ouvrir le prochain...

 

 

 Christine Brunet


http://recreaction.over-blog.org

http://aloys.over-blog.com

Publié dans Fiche de lecture

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A LA UNE...

Publié le par aloys

 Au programme de la prochaine émission de l'actu-tv  du 19/09

http://www.bandbsa.be/contes2/logoblogactutv.jpg
http://www.bandbsa.be/contes/actutv.jpg

 

 


  • Kaïkan, une artiste dans toute l'acceptation du terme...           
 
  • Anne Sophie Malice, la poupée qui dit "bye bye"

  • "Racontances", une histoire de contes qui s'étend, s'étend... 

 

 

 

A voir sur le blog de l'actu-tv link et l'Actu linkhttp://www.bandbsa.be/contes/actu.jpg

 

 

 

Plus comme d'habitude beaucoup de musique, avec le Commandant Danofsky, Marielle Van Camp, Jesebel, Anne Sophie Malice et une nouvelle révélation d' ACTU-tv, Simon Delannoy de Tournai

L' émission sera présentée par Bob Boutique, sous la supervision technique de Daniel Plasschaert.

 

 

***********************************

 

 

http://www.bandbsa.be/contes2/youtube.jpg

 

 

Par ailleurs, à voir sur la chaîne You Tube CDL, l'intervention de Laurent Dumortier qui nous explique comment fonctionne la maison d'édition CDL.link

 

 

 

 

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bobclinA voir dans ACTU: Encore une petite nouvelle qui rejoint Chloe des Lys Elisabeth Koume. Elle est de Colmar (Alsace) et travaille comme commerciale dans unehttp://photos-e.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs436.snc4/47952_456647007358_676387358_6456103_7372235_s.jpg entreprise de publicité. Elle a déjà publié un premier recueil de poèmes et écrit les dix chansons d'un CD paru en 2004 "Refaire le monde". Elle nous propose maintenant (pour la rentrée) un recueil de nouvelles qui s'intitulera "Conversations équivoques".Nous en reparlerons dès qu'il sortira de presse. Lire son interview:  http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 

***

 


http://external.ak.fbcdn.net/safe_image.php?d=3148c62066504af7eb733c06655de02d&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fwww.bandbsa.be%2Fcontes2%2Fartespacegallery.jpgLa séance de dédicaces des auteurs bruxellois de Chloe des Lys, prévue pour le samedi 23 octobre à 20 heures à l' Espace Art Gallery d' Ixelles promet d'être un beau succès de foule, car 17 écrivains se sont déjà inscrits à ce jour... vous trouverez la liste ci-dessous. Pour rappel il y aura un spectacle sur place, du blues, de la chanson française.

 

 Déjà insrits pour la séance de dédicaces du 23 octobre 2010 à Ixelles dans l'ordre alphabétique:  > Boutique Bob > Billington Olivia > Bockhorst Hermine > Damman Marie > Delhaye François > Faucer Gaetan > Feyaerts Pascal > Frenay Benoit > Hiernaux Gauthier > Leruth Dominique > Macchi Walter > Magerotte Alain > Malengreau Raymonde > Milie Kate > N'danyuzwe (Ayayi) > Plasschaert Daniel > Roland Georges 
 
  http://www.bandbsa.be/contes.htm 

 

Publié dans ANNONCES

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MARTINE DILLIES-SNAET a lu "CONTES BIZARRES" de BOB BOUTIQUE

Publié le par aloys.over-blog.com

MARTINEJ’ai lu « Contes Bizarres » de Bob Boutique


 

 

            Déjà que l’auteur a mis une « maïuscule » à Bizarres… bizaaarre est-ce pour  faire plus bizarrrrrre encore...sans doute ! Comme si c’était pas déjà bizarre… ;-)

 

            Vais-je ouvrir le livre de suite ? Je regarde la couverture...je la tourne et retourne dans tous les sens. Heureusement sinon je n'aurais pas vu ce qu'il y avait à voir. Je ne dirais rien de plus. Vous trouverez seuls quand vous aurez le livre en mains.

 

Même si ma lecture est  éclectique,  de prime abord je ne suis  attirée ni par des nouvelles  ni par des contes mais j’ai voulu voir ce Bob Boutique avait écrit.

J’ai voulu voir ce que cet homme qui accueille tout auteur avec humour, gentillesse  et une plume légère et solide avait inventé comme histoires.http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/cover.gif

 

            C’est qu’il ne déçoit pas, Bob ! Et pas du tout même !

J’ai lu le livre comme je lis tout livre c’est-à-dire dans tous les sens : à l’endroit, à l’envers, au milieu, une page en avant, une page en arrière, un vrai melting-pot. J’ai même fait un effort d’essayer de lire une paire de nouvelles dans le bon sens : de la première à la dernière page.

L’avantage de cette méthode un peu farfelue ? Ne plus être dérangée par l’histoire, pouvoir quand elle me plaît, la relire à l’endroit, pouvoir en apprécier chaque mot et prendre du plaisir à sentir la manière dont l’ambiance est construite. Et puis, cela me permet de sauter la première nouvelle qui, bien souvent, est celle que j’aime le moins.

 

            Ce que j'ai le plus aimé c'est cette façon d'écrire: avec force et simplicité. J'avais l'impression de faire un bout de route avec les personnages et de parler avec eux, de penser comme eux, de voir ce qu'ils voyaient, de me faire les réflexions qu'ils faisaient.

Waah, magnifiques descriptions des sensations!

Personnages vrais qui ne cherchent ni à s'enlaidir ni à se trouver des excuses parce qu'ils ne sont pas beaux. Ils sont! Ils racontent. Et s'ils sont beaux, tant mieux ! Et s'ils sont fatigués, c'est comme ça! Ils sont ce qu'ils sont et ils ne m'ont jamais lassée.

Plaisir aussi du parler « belge ». Je retrouve le langage de certaines gens d'ici (j'habite le canton de Comines où beaucoup d'habitants ont de la famille en Flandre occidentale) ou d'à-côté: toujours ces quelques mots flamands glissés dans une conversation en français. C'est succulent, manneke!  Moi, j'ai trouvé cela divin.

 

            Et puis les histoires. Certaines ont une force du tonnerre!  Bob aurait ajouté quelques éléments supplémentaires, histoire de corser le climat, il aurait écrit un roman complet. Dis donc Bob, si tu vendais « Pussy » à un cinéaste! Il y a de quoi en faire un film à empêcher toute âme qui bouge de dormir!

 

            Le style, les histoires, la psychologie sont autant d'éléments qui font que j'ai réellement pris plaisir à lire ce bouquin. Et quand j'aime, je lis, je ne cuisine plus,  je lis, je ne nettoie plus, je lis.

D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi depuis deux jours, j'entends mon mari qui dit « Qu'est-ce qu'on mange ce midi ? »

 

            Bonne continuation.

 

MARTINE DILLIES-SNAET

 http://users.skynet.be/TheDillies/

Publié dans Fiche de lecture

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Josy Malet-Praud a lu "Une seconde chance" de Christian Van Moer

Publié le par aloys.over-blog.com


Visuel Auteur - PDNALA SECONDE CHANCE DE CORENTIN

Christian VAN MOER – Editions Chloé des Lys -2008

 

Pour son troisième roman, l’auteur tournaisien convoque le Maître des Enfers auquel il confie l’orchestration de « La seconde chance de Corentin ».


Le récit débute plutôt mal pour le personnage principal, Corentin Delvigne : il va se suicider. Je ne vous dirai pas si l’aventure se termine bien : à vous de le découvrir.


C’est dans des décors typiques, une ambiance particulièrement soignée par l’auteur, que se déroule cette histoire –border line- enrobée de volutes sulfureuses, au gré de la  passion amoureuse obsessionnelle d’un jeune homme -bien sous tous rapports- et totalement désespéré.


L’intrigue est convaincante et jusqu’au bout, le lecteur se posera la question fondamentale, clé de l’intrigue : « Alors, -Trois pépins-, ou pas ? ».La-seconde-chance-de-Corentin-C.-van-de-Moer.jpg


L’auteur a du style, un style, le sien : soigné, fouillé, précis, où la poésie côtoie régulièrement et sans rupture de tonalité, une prose plus directe au service de l’action. Les personnages et leurs comportements sont convaincants, hormis peut-être le portrait de Corentin Delvigne  un peu trop stéréotypé au départ : il apparaît tel le prince charmant d’un conte de fée (beau, riche, intelligent, généreux, etc.). Néanmoins, très vite et heureusement, le jeune homme s’humanise.


Bref. C’est un roman très agréable à lire, le rythme est rapide, affranchi de longueurs fastidieuses, sans pour autant que soit sacrifiée l’élégance de l’écriture. Une histoire étrange bâtie sur une intrigue capable de garder le lecteur en éveil jusqu’au bout grâce à des indices semés là où il faut. J’ai vraiment bien aimé.

 

 

Josy Malet Praud

www.lascavia.com

 

  

Publié dans Fiche de lecture

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UNE BONNE CUVEE... Un texte d'EDMEE DE XHAVEE

Publié le par aloys.over-blog.com

Edmee-chapeauUne toute bonne cuvée

 



Je l’ai déjà dit, et redit, et on m’y prendra encore. Mais ma petite maison d’édition est un bassin de culture. Comme une bonne gueuze artisanale, elle semble bien calme dans la cuve de cuivre, mais on s’active dans tous les recoins de l’alambic, au point que oui, le bouchon, il faut bien le fixer, car dessous … ça bouillonne. Petite maison dont le goût se définit, les arômes se précisent, et l’étiquette fait un clin d’œil. Un grand cru ? Essayez donc un Cholé des Lys !

 

Et ça ne se passe pas sans efforts et passion. Celle de Laurent Dumortier http://gsl.skynetblogs.be/ , notre père à tous, auteur primé lui-même et champion de la littérature à frais d’éditeur. Entouré d’une équipe d’autres champions comme lui et soutenu par l’imperturbable Jenny son épouse (car un champion sans gente dame, ce n’est pas un vrai champion…), il a ouvert la porte à son rêve, permettant à d’autres auteurs de réaliser le leur. Et puis peu à peu, les années passant, l’enthousiasme montant, d’autres auteurs se sont demandés ce qu’ils pourraient faire pour aider cette joyeuse petite maison à mériter sa notoriété.

 

Tel Jean Vigne http://jean.vigne.free.fr , auteur français de la belle région de Grenoble. Entre deux livres où l’action fait exploser les pages, il a mis en place le fameux forum, qui doit être le seul du genre. Tous les auteurs de Chloé des lys s’y retrouvent et interviennent s’ils le veulent, ou se contentent de parcourir les nouveaux sujets en silence. Car c’est là que se trouvent les dates importantes de la maison, les appels à concours, les idées – que ce soit pour comment corriger son texte, le logiciel à employer pour la couverture, un trait de génie marketting -, les bonnes et mauvaises expériences, les questions alarmées des nouveaux venus et les réponses, sérieuses puis s’égayant bien vite vers un gentil délire dès que l’essentiel a été abordé, les notes de lecture. Ce forum est réservé aux auteurs et à l’équipe de Chloé des lys et a pour résultat d’éviter la jalousie, le chacun pour soi. Ou la satisfaction facile, car la participation des uns à certains concours et surtout leurs succès encourage les autres à s’y mettre aussi. Le triomphe personnel est applaudi et considéré comme un succès commun, et le plaisir de constater qu’il n’y a pas que le comité de lecture de Chloé des lys qui aime ce que nous faisons est un renforcement de la qualité de la maison, une joie de plus d’avoir été retenus.

 

Et puis Christian Van Moer, http://christianvanmoer.skynetblogs.be  poète et auteur Tournaisien récompensé de plusieurs prix a un jour demandé « comment puis-je aider, puisque j’ai un peu de temps ? » et s’est retrouvé en charge de trier les emails des auteurs vers la maison et de les adresser au bon département. Et plumé de son temps, comme l’alouette. Céline Marseaut-Hernould, http://c-mh.skynetblogs.be/ douce et secrète auteure d’histoire de vampires comme sa discrétion ne le laisse pas supposer – encore que … les vampires sont discrets le jour - , s’est offerte pour mettre en ligne toutes les œuvres parues et leur présentation.

 

Ensuite est née la Web TV, Actu TV (en haut à droite sur ce site http://www.bandbsa.be/contes.htm ), sous la baguette de deux maestri : Commandant Danofsky et http://www.danofsky.be/wordpress/Bob Boutique (plus leurs nombreuses petites mains, car ce n’est  pas une mince affaire !) et bien entendu la maison. Les émissions présentent les auteurs de Chloé des lys et leurs amis, leurs coups de cœur. Des interviews astucieuses, différentes. Avec un chat qui délire aussi un peu et où on est ravis de se retrouver. Car on finit par s’attacher au groupe, plaisantant beaucoup, nous donnant des surnoms complices. Titine, Edmàpattes, Le Glaude, Marie-French, Jacques petit de, Bobichou… Quotidiennement pour certains, et même plusieurs fois par jour pour certains comme pour une dose de vitamines on se rencontre et se consulte, se bouscule et se fête sur le forum. Et c’est sans aucune rivalité que l’on achète les œuvres des compagnons auteurs, car au fond… on a cette chaleureuse impression de les connaître un peu, et le désir d’en savoir plus sur leur imagination.

 

Et puis récemment une Française très bourlingueuse, j’ai nommé Christine Brunet, http://recreaction.over-blog.org a décidé de tuer le temps de l’attente de la sortie de son roman en faisant la promotion des autres auteurs et leurs oeuvres ! Elle a donc créé la communauté Les auteurs de Chloé des lys http://www.over-blog.com/com-1161952264/LES_AUTEURS_DE_CHLOE_DES_LYS.htmlet le blog Aloys http://aloys.over-blog.com/qui s’y activent.  Et comme Christine tue beaucoup dans ses livres, il valait mieux qu’elle tue le temps plutôt qu’une nouvelle victime.

 

Tout celà pour vous dire … il y a des auteurs heureux, qui ne se jalousent pas, et une maison d’édition qui a réussi un exploit : les auteurs l’aiment tant qu’ils font le brassin !

 

 

 

EDMEE DE XHAVEE

 

http://edmee.de.xhavee.over-blog.com/

 


Publié dans Textes

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