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Barbara Flamand : 1ère partie "Les vertiges de l'innocence", extrait de la nouvelle "La longue vue"

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.bandbsa.be/contes2/flamandtete.jpg
1ère partie "Les vertiges de l'innocence"

Extrait de la nouvelle "La longue vue"


 Je demandai si je pouvais ouvrir la fenêtre arrière pour admirer le parc. En acquiesçant, Madame Martin s’installa devant son piano ; elle me fit entendre quelques gammes puis m’annonça une sonate de Chopin. Les yeux mi-clos, elle se mit à jouer en balançant légèrement le haut du buste. La musique la transportait et l’embellissait, mais ce visage nouveau n’était pas l’expression du bonheur, et peut-être, ne fermait-elle les yeux que pour mieux accorder sa plainte intérieure aux accents mélancoliques de la musique. Je portai mon regard vers le ciel ; l’envolée de ces notes méritait une autre dimension que cette chambre et ses murs, elle aspirait à l’immensité bleue et aux mystères qu’elle recouvrait.


Je regardai alors le parc, sublimé par la magie de la musique, l’étang aux nénuphars, les deux statues à l’entrée de l’allée principale, le petit pavillon mangé par le lierre grimpant... Quelle bonne idée j’avais eue d’emporter la longue-vue !


Je la braquai d’abord sur les statues, deux nymphes pudiques qui ouvraient le chemin vers l’entrée du pavillon, puis sur celui-ci, plus exactement sur la fenêtre que le lierre épargnait encore. D’un coup, la lunette s’emplit des formes rebondies de Mademoiselle Martin, étalée sur un sofa. Le corsage entr’ouvert donnait le champ libre à deux pamplemousses ; une jambe repliée prenait appui sur le sofa d’où l’autre jambe avait glissé. Une main d’homme agenouillé gravissait la pente de ce genou au... fourré, terminus de « la petite bête qui monte ».

Sans lâcher prise, l’inconnu s’étira de côté pour atteindre, par la bouche, un des pamplemousses. Les mains crispées sur la longue-vue, j’étais incapable d’un mouvement ; la sonate de Chopin ne parvenait plus jusqu’à moi, j’avais oublié l’existence de Madame Martin. L’œil dilaté par la stupeur et la curiosité, je n’avais qu’une envie : connaître l’identité de l’homme et ce qu’il allait advenir du pamplemousse qu’il semblait dévorer.

Surprise. Il abandonne le fruit et la partie charnue de Mademoiselle Martin retrouve son volume initial ; il l’abandonne. Pour faire quoi ? Pour déboutonner sa braguette. Se faisant, il se met debout et de profil, me laissant ainsi reconnaître Monsieur Martin Junior. Monsieur Martin junior qui a perdu sa superbe et sort nerveusement de son pantalon un attribut que je ne connaissais qu’aux petits garçons et qui, chez Martin junior prend une dimension surprenante et inquiétante. Pas le moins du monde inquiète, Mademoiselle Martin replie sur son ventre ses deux jambes en les écartant, de sorte que son frère, en se couchant sur elle, trouve la place suffisante pour caser son bâton. Mais qu’en fait-il ? Qu’en fait-il ?

Empourprée, fiévreuse, je ne savais pas que Madame Martin avait cessé de jouer. Et quand j’ai entendu : « Que regardes-tu avec tant d’attention, Poupette ? », mon cœur s’est mis à battre si fort que j’ai cru qu’elle allait l’entendre.

Il fallait retrouver mes esprits et cacher la vérité :
– Je regardais les terrils derrière le parc.
– Tu n’as pas écouté ma musique, toi non plus.
-  Oh si ! m’écriai-je en courant vers elle.
– Tu es rouge comme une pivoine.
 

 Je me reprochais d’avoir peut-être déçu la douce Madame Martin, je répondis : « Il ne fallait pas me dire comme ça que je n’écoutais pas votre musique. Cela m’a peinée ».
– Petite Poupette, dit-elle en m’attirant, tu es sensible, toi. 
 
 J’eus les yeux humides, partagée entre la honte de lui mentir et la pitié que j’avais d’elle. Elle m’embrassa. « Je vais aussi regarder les terrils ». Et elle tendit la main vers la lunette d’approche. « Oh non, dis-je, le plus calmement possible, vous seriez déçue, ils sont plus beaux de loin que de près ». Elle me fixa ; son air scrutateur enleva toute mollesse de son visage, puis elle me dit : « Tu as raison, beaucoup de choses sont plus belles de loin que de près ».

Je me demandais si elle avait deviné mais ne devait-elle pas pour deviner, déjà savoir ou pressentir... Cette éventualité me chavira davantage et je hâtai ma sortie. Comme je refermais la porte, je vis Madame Martin se diriger vers la fenêtre, et en même temps, j’entendis Monsieur Martin faire son entrée dans le hall. Je descendis doucement en regardant par-dessus la rampe. Le commandant Martin enlevait ses gants avec précaution, laissant à Jeanne le loisir de l’examiner: 
– Avant de vous présenter chez Madame, dit-elle, voyez si les cheveux que vous portez sur votre uniforme sont bien les vôtres.
– Toujours la même sollicitude de votre part, répondit, avec ironie, l’officier. Croyez que je vous en suis reconnaissant.
 

Il me sembla que je devais faire entendre mes pas afin de prévenir tout autre propos, regrettable devant une présence étrangère à la maison.

Je remontai doucement quelques marches, puis descendit en courant.

Le commandant tourna la tête, me regarda de haut en bas et de bas en haut, sourit légèrement : « Charmante apparition ! Inattendue dans cette triste maison ! », puis, s’adressant à Jeanne : «Quelle est donc cette petite ravissante pleine de promesses ?»
– Si vous étiez plus souvent ici, vous connaîtriez les enfants de la rue ! dit-elle d’un ton bourru. C’est Poupette, voyons !
– Mais bien sûûuûr ! Bonjour, Poupette. La prochaine fois, ne te sauve plus quand je fais mon entrée !
 

Il monta les marches, le buste bien droit et lança encore à l’adresse de Jeanne : « Il y a au moins un père chanceux dans cette stupide rue » ! 

Barbara Flamand

artsrtlettres.ning.com/events/les-vertiges-de-linnocence
www.facebook.com/people/Barbara-Flamand/1296670185

Publié dans Textes

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Lunessences se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

Marie-Ange-Gonzales-Lunessences.png


Passe le temps
 
Premiers cris, premiers pleurs aussi
Tendres années, à regarder s‘enfuir la vie.
Douleurs, peines et pleurs aux quatre saisons dispersées
Attente fertile, passé exorcisé, c’est avec toi que je renais
Saison aux couleurs de feu
Tu me fais vivre intensément
Bien plus fort et encor’mieux
Que mes anciens printemps.
Mais trop vite tu vas me quitter
Et t’enfuir, et me laisser
À l’Hiver et ses fêtes
À l’Hiver et ses tempêtes.
Peupliers enflammés des couleurs de l’Automne
Lèchent le ciel noir mélancolie
Avant qu’au loin ne résonne
L’hallali de ma vie.
Sur mes cheveux la neige se posera,
Trace du temps, de mes peines et de mes joies
Mais dans mes yeux, témoins de mon bonheur
Mon amour sera pour toi, jusqu’à ma dernière heure
Peupliers enflammés des couleurs de l’Automne
Lèchent le ciel noir mélancolie
Pendant qu’au loin résonnent
Les derniers frissons de ma vie.

 
Marie-Ange Gonzales (Lunessences)

 
 
 
Pour la présentation, je ne sais trop quoi vous dire... ce n'est pas si simple de parler de soi, en tant que personne, c'est je crois un peu trop banal. Je vous dirai simplement que je suis une vie qui aimerai partager avec toutes les autres vies, les beautés des émotions et leurs profondeurs. Les regrets et les remords sont douloureux mais nécessaires à la bonne construction des émotions vraies. L'amour la haine, le bonheur et la peine ne vont jamais l'un sans l'autre. 

Lunessences

Publié dans Poésie

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Micheline Boland... une écharpe bleue pour Noël

Publié le par aloys.over-blog.com

boland photo

 

Une écharpe bleue pour Noël

 

 

"Depuis que je joue sous le maillot rouge, je me sens pousser des ailes."

 

Vincent n'en croit pas ses oreilles. Et s'il suffisait, oui, s'il suffisait que sa mère porte une écharpe bleue ou un châle bleu comme celui que porte la Vierge Marie pour changer de comportement !

 

La petite phrase prononcée lors du journal télévisé matinal par Grégory, la nouvelle étoile montante du football national, fait naître en Vincent un grand espoir.

 

En ce 23 décembre, Vincent n'a pas encore fixé son choix pour le cadeau qu'il offrira à sa mère, le jour de Noël. Vincent craint tant de lui déplaire ! Voici que Grégory lui souffle une magnifique idée !

 

La mère de Vincent s'y entend pour le rabrouer. Pour elle, il y a toujours un "mais…" qui gâche le compliment, une grimace qui gâche la marque de tendresse.

 

"Bien sûr, tu as eu 9/10 en mathématiques mais tu écris si mal…"

 

"Bien sûr, tu as rangé correctement ta chambre mais j'ai dû te le rappeler deux fois."

 

Quand il a vu, hier, la Vierge posée dans la crèche de l'église, auprès de la couche où Jésus sera posé la nuit de Noël, Vincent s'est dit que pour elle il n'y avait sûrement jamais de "mais". Jamais de moue réprobatrice face à une trace de confiture aux commissures des lèvres, jamais de sourcils froncés. Vincent a vu le voile bleu de la Vierge. Un bleu tellement doux, un bleu inoubliable.

 

"Maman, je peux aller faire un tour sur le marché ? Je voudrais acheter des images pour ma collection."

 

"D'accord mais ne traîne pas."

 

Arrivé sur le marché, Vincent brûle d'impatience de trouver le foulard ou l'écharpe du même bleu que le vêtement de la Vierge. Soudain, le pouls de Vincent s'accélère. Devant lui, l'objet de sa convoitise, une superbe écharpe en soie bleue d'un prix raisonnable.

 

"Tu as bon goût jeune homme. Celle qui portera cette écharpe, ne pourra qu'être douce." Cette réflexion du marchand attise plus encore l'espoir de Vincent.

 

Le matin de Noël, Vincent offre l'écharpe à sa mère. Miracle, celle-ci le serre contre son cœur, chuchote un "merci, poussin" pareil à celui que Marie devait chuchoter à Jésus.

 

Souvent la mère de Vincent a porté son écharpe, pour réchauffer un pull décolleté, pour agrémenter un polo ou un t-shirt. À chaque fois, Vincent réentendait un "merci, poussin" qui avait la tendresse d'un cantique de Noël et qui manifestait la bienveillance de Marie. Quelque chose de Noël accroché aux "mais" et aux moues de sa mère. Quelque chose qui adoucissait l'ordinaire.

 

 

Micheline Boland

 

http://micheline-ecrit.blogspot.com/

http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/

Publié dans Nouvelle

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Hugues Draye se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

H.draye
j'ai édité, jusqu'à présent, cinq bouquins chez Chloé des Lys
 
je suis né à Charleroi, le 19 avril 1962
 
j'écris des chansons, je m'accompagne à la guitare, parfois au piano
je chante dans des cabarets, des salles, dans la rue, dans l'métro, pour des potes, en France, en Belgique, depuis ... 1982; plus de 400 chansons à mon actif; trois CD's autoproduits
 
je travaille, la s'maine, comme facteur (à Ixelles, Bruxelles)
 
en dehors de la chanson, et de l'écriture : je fais de la photo, je me mets un peu au dessin
une autre passion : marcher, randonner
un rêve (encore) : un jour, qui sait, conduire un bateau
quant aux livres édités chez Chloé des Lys:

- BELIER POUR TE SERVIR (2002), recueil de textes de chansons, avec explications concernant les origines des chansons
- FACTEUR, OU VAS-TU ? (2004), roman, fiction, partant de la poste (milieu où je travaille), avec des personnages recrées
- LA MARIE-THERESE (2006), deux nouvelles partant exactement de la même manière, et bifurquant à un moment donné
- CHEMIN FAISANT (2009) : en deux tomes, l'un reprend des textes de chansons, l'autre des nouvelles
.... "BELIER POUR TE SERVIR", premier livre édité chez CHloé des Lys
 
des textes de chansons ... avec un commentaire supplémentaire, lié à l'origine de ces chansons ...

 
un extrait ...
  
LES INTERMEDIAIRES (texte de chanson)
  
Tu les flaires déjà deux cents mètres à la ronde
Ces grands serviteurs acharnés de Monsieur Tout l'Monde
Et si tu ne parviens jamais à cerner leur bord
Z ont pas leur pareil pour alimenter ton décor
  
LES INTERMEDIAIRES
PULLULENT SUR LA TERRE
EN BRAVES CHIENS DE MISERE
ET MOI LE POETE
DU HAUT DE MA PLANETE
JE LEUR SERS DE TROUBLE-FETE ...
  
plus loin, explication de cette chanson ...
  
Cela se passait un jeudi matin sur le marché de Carpentras (France). Je sillonnais les rues ensoleillées bordées d'échoppes.
  
J'avais enfin repéré un petit coin tranquille, sorti ma guitare, installé ma housse par terre, déposé une assiette pour la manche et entamé deux ou trois chansons qu'une dame vint m'aborder sur un ton qui n'était pas spécialement agréable
  
"Je suis désolée, monsieur, mais on ne peut pas jouer ici !" ...

Hugues Draye
huguesdraye.over-blog.com

Publié dans Réflexions

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Karl Chaboum et Hugues Draye dans le Journal de bord... Et A la UNE !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

chaplin-moustache.jpg

Charlie black voice 


- Charlie, tu es joliment naïf charlatan.

C’est pourquoi ces dames t’aiment tant.

- C’est quoi un stichou ? Jamais entendu.

- Ah ! Ah ! j’t’ai fait parler, mon gaillard, tu n’seras jamais plus muet!

- J’le sais mieux que toi. On m’a enterré en 1977. Cause toujours mon lapin.

 

chaboumKarl CHABOUM

http://karlchaboum.blogspot.com/

 

 

 

 

 

*******************************************

 


H.draye

 

Sans contester le sens, la nécessité de l'autorité ...

 
Sans contester les règles de vie et la nécessité des chefs, dans pas mal de cas ...
 
Je n'ai jamais aimé (et je ne suis pas l'seul) une certaine façon d'être ... autoritaire.
 
Les tons froids, les tons cassants, les tons grossiers, les tons impératifs, les tons péremptoires, les tons insultants, les tons sarcastiques, utilisés par mal de chefs (ou d'autres qui se substituent au rôle de chef), parce que la fin justifie les moyens ... alors qu'avec la tendresse, le dialogue, la confiance, l'échange, on peut arriver au même résultat ...
Non !
 
"Il y a être autoritaire et avoir autorité", dirait ma chérie.
 
Je m'en rappelle encore ...
 
De ces instituteurs qui traitaient les élèves de "bébés", de "paysans", en leur tirant les oreilles, en leur balançant les frotteurs à la gueule, en les giflant, en les fichant à g'noux sur l'estrade ...
 
De ma mère qui criait, ou déclenchait des drames épouvantables, parce qu'on n'avait pas rangé les couverts dans le bon tiroir, parce qu'on n'avait pas nettoyé l'assiette du chat dans les cinq minutes qui suivaient l'instant où elle l'avait "demandé" ...
 
De ces condisciples, en primaire, oui ces gars de mon âge, qui bénéficiaient de la confiance de l'instit', qui parlaient comme l'instit' ...
 
De ces chefs de table, au réfectoire, quand j'étais en primaire (au Collège du Sacré Coeur, à Charleroi, chez les jésuites) ...
De celui qui était en 6ème primaire, quand j'étais en 1ère ... celui à qui je disais "stop" quand il versait la bière de table dans mon verre et qui persistait à remplir mon verre à ras bord ... et qui m'obligeait, sans gentillesse, à terminer mon verre ...
 
De mon frère (deux ans plus jeune que moi), à qui on donnait l'argent de poche, parce qu'il avait (plus que moi) le sens des ... réalités ... et qui avait travaillé dans des restos, dans des hôtels, dès l'âge de 15 ans ... et qui faisait des spaghettis, lorsque, le sam'di après-midi, quand mes parents étaient partis ...
Et qui me menait la vie dure, qui m'engueulait au moment de faire la vaisselle ... parce que je n'allais pas assez vite (alors que je f'sais ce que je pouvais) ... et qui argumentait : "le jour où tu travaill'ras pour un patron !"
 
La liste est longue.
 
Ce genre de rapports de pouvoir, en sous-main, en catimini ...
 
Ca se vérifie aussi à l'âge adulte.
 
Au boulot, hier matin ...
 
J'avais encore au moins cinq bacs de lettres à trier, à jeter. Du reliquat. Des lettres datant de deux jours, parfois.
On m'avait promis de l'aide, mais ... pas assez de personnel.
 
Final'ment, Patrick, un collègue se décide à trier trois de mes bacs.
 
Ce s'rait si simple si ça s'arrêtait là.
 
Mais non !
 
A un moment donné, le Patrick arrive vers moi avec deux "Femmes d'aujourd'hui", datant de la s'maine dernière.
 
"Tu les portes aujourd'hui !", me dit-il, sur un ton affirmatif.
 
Or, la chef m'avait bien spécifié : "Tu portes d'abord ce qui date d'aujourd'hui.
"Et pour le reste ?", avais-je demandé.
"Tu fais ce que tu peux"
 
Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. J'ai, donc, commencer à classer mon courrier, selon les priorités ... et sans m'arrêter (je connais des collègues qui s'arrêtent volontiers pour descendre sur le quai et fumer leur cigarette ... je ne les critique même pas).
 
Deux de mes collègues, délégués syndicaux, ayant pu remarquer le nombre "trop" consistant de bacs qui me restaient à assumer (tout seul) m'ont dit :
"Désolé, Hugues, y a une heure où les surcharges doivent être parties ... le reste, tu le laisses ... on ne peut rien te faire"
 
Cinq minutes plus tard ...
 
Le Patrick, qui m'aide à séparer, trois bacs, revient à la charge avec ses deux "Femmes d'Aujourd'hui" de la s'maine dernière ... qu'il faut à tout prix porter.
Je me surprends à répondre : "non !"
"Enfin, ce n'est pas pour deux !", insiste-t-il.
"C'est une question de principe !", je réponds ... pour ne pas (encore) me laisser saturer davantage.
 
Cinq minutes plus tard ...
 
 "Hugues !"
 
Le Patrick revient à la charge. Ce n'est pas un timbre de voix que j'entends, que je reçois, mais ... une détonation.
Déjà ... trier le courrier, classer les abonn'ments, sans arrêt, sans relâche, durant presque quatre heures d'affilée, c'est toute une énergie (physique) qui s'amenuise, qu'on perd.
Alors ...
Une voix qui gueule, ça vous achève !
 
"Hugues !"
 
Il n'arrête pas.
 
"Hugues ! Un bac vide !"
 
Presque pas militaire, le zouave !
Sous prétexte qu'il me rend service ?
 
"Hugues ! Un bac vide !"
 
Et rebelote ...
 
Il n'est pas fichu de voir que je bosse, que j'ai b'soin qu'on me fiche la paix, que j'ai b'soin de toutes mes plumes pour voler, que j'ai b'soin du minimum de concentration (qu'il me reste encore) pour arriver à mes fins?
Est-ce trop pour lui que de se lever et de prendre deux bacs vides ? Y en a tout plein à côté de lui.
 
"Hugues ! Allez, un bac vide !"
 
Je suis trop KO pour résister. Je tremble, même. Je m'arrête, je respire. Et je finis par lui porter ... ses deux bacs vixdes, c'est (encore) plus simple.
 
Et il revient (pour la énième fois) à la charge avec les deux "Femmes d'Aujourd'hui" de la s'maine dernière, qu'il faut à tout prix porter.
 
Et je lui oppose (encore) résistance ... sans broncher.
 
Et il finit par me balancer : "t'as la vie facile, toi !"
 
Oui, Patrick !
 
Et ce matin (la nuit porte conseil), quand je suis arrivé sur ma place ...
 
J'arrivais à peine à me faufiler.
 
Le Patrick, ce gugus notoire (pas méchant, final'ment ... juste grande gueule, éparpillait, comme d'habitude, ses bacs vides à proximité de mes bacs pleins.
 
Heureus'ment (pour moi) : j'ai bien dormi, entre temps.

Hugues Draye
huguedraye.over-blog.com


***************************** A LA UNE **************************************

nadine groeneckeL'association ADILL (Associa-tion de Défense et Illustration des Littératures en Lorrai-ne) vient de décerner le prix Victor Hugo à Trop-plein, son premier ouvrage. Ce prix récompense chaque année un auteur lorrain autoédité ou publié par une petite maisonphoto couverture nad d'édition. 

 

Un énorme bravo !

 

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le-bibliothecaire.pngAvis... Dans le dernier numéro du bibliothécaire (nov-déc), des articles pour les auteurs CDL suivants : 

- Marcel Baraffe pour "Ultiméa", 
- Catherine Boy pour "Marc, si tu savais", 
- Alain Bustin pour "Albert ou la quête d'un marathonien", 
- Hugues Draye pour "chemin faisant", 
- Nathalie Marcon pour "le château imaginaire",
- le collectif "révolutions" CDL, 
- Georges Roland pour "c'est le brol aux marolles",
- Léo Sani pour "Amours et manigances", 
- Jean Vigne pour "Pensées noires".
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Psyché, l'autre face... Un poème de Patricia Lhommais

Publié le par aloys.over-blog.com


http://www.bandbsa.be/contes2/lhommaistete.jpg 

Psyché, l'autre face


 

Son regard dénué de rêves

Contemple mon ego décentré.

Juste et glacial, il m'observe

Et dresse adroitement mon autoportrait.

 

Je devine à l'ombre de son œil noir

Ma laideur et ma démence.

A ma personne il fait miroir.

Humblement je reçois l'offense.

 

Je ne peux plus croiser cet œil,

Reflet de mon ego désenchanté.

De mes effrois je fais le deuil.

Ma torpeur est ensanglantée.

 

Il est le psyché de ma difformité,

Moi, méprisable et hideuse.

Chaque fois en lui je renais.

Ses mains sont de ma vie les meneuses.

 

Je suis le festival de l'horreur.

L'œil rivé sur moi me cingle,

Me rappelle que je ne suis qu'un leurre.

Enfin, il trouve la faille et l'épingle.

 

Et moi, dans un état psychédélique,

Je n'ose faire face à ce regard

Qui mon surmoi écosse et décortique.

Je reste prostrée, les yeux hagards.

 

 

Il me semble que tout à coup j'avorte

D'un passé dont il ferme la porte.

Je suis là, anesthésiée, l'âme épurée

D'un abcès jusque là surinfecté.

 

Je crache ce venin qui étrique ma gorge.

Mathématiquement l'œil éventre le kyste.

Soudain j'aime le regard de mon psychanalyste.

Et ma stupeur se désengorge.

 

 

Patricia Lhommais

patricialhommais.20six.fr

 

Publié dans Poésie

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Gauthier Hiernaux a lu "L'homme à la Chimay bleue" de Jean-Philippe Querton

Publié le par christine brunet /aloys

gauthier hiernaux2La mort par la Grande Bleue

 

«Ma décision était irrévocable, définitive et sans appel, je voulais me noyer dans la trappiste et en mourir. » C'est par cette phrase, terrible et irrévocable comme la sentence d'une peine capitale, une accroche qui fiche un sacré froid dans le dos, que Jean-Philippe Querton, nous ouvre la porte de son roman « L'homme à la Chimay bleue». 

 

Boire jusqu'à ce que mort s'ensuive. jamais tentative de suicide n'aura été, pour moi, si passionnante, non que je sois un fervent partisan de cette mise à mort programmée mais Jean-Philippe Querton a réellement le don d'entrainer son lecteur - que dis-je ? de l'incorporer à son récit !

 

J'ai lu deux fois « L'homme à la Chimay bleue ». La première, il y a plusieurs années tout simplement parce que j'avais lu un article élogieux à son endroit. J'avais été on ne peut plus d'accord avec le critique. Quelques années plus tard, décidé à rédiger moi-même une fiche de lecture, je m'y suis réattelé avec le plaisir de celui qui revient sur les lieux de belles vacances.

 

Je me souvenais des grandes lignes du récit mais les détails me sont revenus avec plus de force.

 

On ne peut pas rester indifférent face au destin du héros. D'abord parce que Jean-Philippe Querton a rendu le personnage extrêmement attachant dans sa déchéance (on comprend, qu'en sus de la maladie, c'est la mort de sa fille qui le pousse à se noyer dans la 'bleue') mais, enhttp://www.bandbsa.be/contes/chloe/chimay.jpg plus, parce qu'on sait que le sort de l'individu est réglé depuis le début. Les péripéties ne serviront qu'à retarder l'inéluctable.

 

Je ne saurais trop conseiller la lecture de cet ouvrage qui prend aux tripes et vous laisse sur le carreau assoiffé.

 

Assoiffé de vie. 


Gauthier HIERNAUX

http://www.grandeuretdecadence.wordpress.com/

 

Publié dans Fiche de lecture

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Françoise Castera : Cher voisin

Publié le par aloys.over-blog.com

 

amis.JPG

 

 

Cher voisin

 

 

Ah mon cher voisin comme tu vas me manquer

Nous étions tellement proches proches à nous toucher

Je te verrai toujours non sans quelque regret

Si tu m’empoisonnais si tu me harcelais

Je pouvais te comprendre je pouvais apprécier

L’impossibilité que tu établissais

De pouvoir échanger ou de communiquer

Bien sûr ce fut ardu je dirais même plus

Tu ne supportais rien surtout pas que j’existe

Mon sourire donné ne fut jamais rendu

Et à peine arrivée je reçus une liste

Des devoirs imposés dans un monde sans droit

Ah mon cher voisin comme tu vas me manquer

Tu as exagéré ce n’était pas adroit

Dans tous mes cauchemars c’est toi que je verrai

Certains souvenirs restent :  un regard globuleux

Et dans un corps étroit des pensées étriquées

Et je ne peux pas croire que tu te trouves aux cieux

Sinon pour faire de l’ordre et enfin t’imposer

Et je veux te convaincre la mort c’est merveilleux

Et c’est sans un sanglot  que je te dis adieu

 

 

Françoise CASTERA

 

http://www.facebook.com/profile.php?id=1814167205&ref=ts

Publié dans Poésie

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Nouveau jeu... Père Noël n'aime pas les répétitions

Publié le par christine brunet /aloys

http://4.bp.blogspot.com/_6tXHSzFnvQU/TPdQwMDWzaI/AAAAAAAAARs/MKE2zu0BuuA/S220/photo%2Bportrait%2Blouis.jpg

 

 

 

 

PÈRE NOËL N'AIME PAS LES RÉPÉTITIONS

 

C'était la veille de Noël et Josette se réjouissait déjà de déguster le merveilleux repas de Noël que concoctait sa grand-mère.

 

Tous les ans, dès le 23 décembre, la vieille dame se rendait chez son volailler pour y choisir une dinde bien dodue. Elle achetait aussi de la purée de marrons, des airelles, des pommes reinette, du foie gras et tout ce qu'il fallait pour que ce soit vraiment la fête.

 

Mamy avait l'art de creuser les pommes pour présenter les petites baies rouges nappées d'une gelée de groseille… Un petit goût sûr et sucré à la fois… Josette adorait cette préparation délicieuse. Elle n'en mangeait qu'une fois l'an mais toujours avec le même bonheur. Noël n'aurait pas été Noël sans ce repas de rêve chez Mamy.

 

Il faut dire que la table était toujours décorée avec goût. Des petits lutins étaient posés partout sur la magnifique nappe blanche, les rennes du Père Noël semblaient courir derrière eux en tirant le traîneau rempli de minuscules paquets. Des jolies étoiles colorées étaient disposées çà et là autour des magnifiques assiettes de porcelaine et des verres en cristal étincelants. Chaque année, il y avait de nouveaux sujets d'émerveillement pour Josette.

 

Josette et ses parents ne fêtaient pas le réveillon car ils assistaient à la messe qui commençait à vingt heureshttp://2.bp.blogspot.com/_6tXHSzFnvQU/TOKnS3V8m0I/AAAAAAAAARI/CxrST2nRI7E/s320/Couverture+Louis+derni%25C3%25A8re+version+copie.jpg dans la petite église de village. Traditionnellement, toute la famille s'y rendait à pied…

 

Cette année là, l'hiver avait été précoce et la neige recouvrait le chemin qui menait vers l'église.

 

"Qu'importe, nous partirons plus tôt pour ne pas manquer les chants qui ponctuent l'office. D'ailleurs Monsieur le curé a demandé à ses fidèles de venir un peu à l'avance pour répéter…", avait décrété son papa.

 

"Répéter des chants connus, c'est nul cette idée !" avait répondu Josette mais sans susciter la moindre réaction de ses parents. On ferait son devoir, point final !

 

Vers dix neuf heures, sa mère l'avait emmitouflée dans son manteau de laine. C'était pratiquement le seul jour où Josette pouvait porter ce merveilleux et chaud manteau offert par sa marraine.

 

Josette se sentait pareille à une belle dame du temps jadis. Elle avait chaussé ses plus belles bottes et mis un bonnet de laine rouge. De quoi affronter les frimas de la saison et les gros flocons qui tombaient. On aurait dit des millions d'étoiles qui scintillaient dans la nuit glaciale.

 

Josette chercha bien à retarder l'heure du départ. Elle espérait échapper aux répétitions dirigées par Mademoiselle Lebas, chef de chorale et accessoirement sacristine. En vain. Papa et Maman sont sortis et Josette a suivi !

 

Quand ils sont arrivés à proximité de l'église, Josette et ses parents ont entendu les chants : on répétait déjà ! Mais quand son père a voulu ouvrir la porte, la vieille clenche n'a pas daigné tourner. Papa a insisté en poussant de toutes ses forces, en vain. Puis, il a tambouriné. Sans résultat. À l'intérieur, les chants continuaient de plus belle et empêchaient probablement les fidèles d'entendre que quelqu'un voulait entrer ! Les minutes passaient sans que personne ne viennent ouvrir cette satanée porte !

 

À vingt heures précises, comme par miracle, la clenche s'est débloquée et Josette a cru entendre un petit tintement de clochette au moment où son papa a poussé la lourde porte en chêne. Josette est entrée en suivant ses parents et tout le monde a pu admirer son beau manteau. Elle s'est assise au premier rang à côté de ses condisciples et a entonné "Les anges dans nos campagnes" avec entrain pendant que le curé s'avançait vers la crèche pour y déposer l'enfant de plâtre.

 

Sans savoir pourquoi, Josette avait échappé aux fastidieuses répétitions qu'elle n'aimait pas du tout. Elle considéra la chose comme un petit miracle de Noël.

 

Au retour, comme chaque année, on a mangé du cougnou et bu une bonne tasse de chocolat chaud. De quoi bien dormir pour aller fêter Noël le lendemain midi.

 

Le 25 décembre au matin, Josette s'est éveillée et a regardé par la fenêtre. Le temps était superbe et une neige immaculée tombée pendant la nuit recouvrait le paysage.

 

Le voyage vers chez Mamy s'est déroulé sans encombre et dès son arrivée, Josette a reçu un beau livre d'images et une pièce d'argent toute brillante.

 

La table de Mamy était superbe et Josette sagement assise sur sa chaise pouvait à loisir contempler les petits sujets qui ornaient la nappe blanche. Son attention fut attirée par le traîneau tiré par les rennes. Elle avança la main et le toucha. À ce moment précis, elle entendit un petit tintement identique à celui de la veille devant l'église. Il lui sembla même que Père Noël lui avait fait un petit signe de la main…

 

 

 

LOUIS DELVILLE

http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com/

Publié dans Nouvelle

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Marcelle Pâques se présente avec une poésie... et toujours le journal de bord... Hugues Draye...

Publié le par christine brunet /aloys

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/hs458.snc4/50099_1247511617_40093_q.jpg
 Les chapeaux de Lola

  
Lola crée des chapeaux
Aux couleurs flamboyantes
Poétiques et rigolos
Pour des femmes battantes
  
Ils s'en vont par les chemins
Déridant l'hiver bougon
Chahutant l'esprit chagrin
Des passants qui tournent en rond
  
Le plus beau est pour Bertille
Son petit amour, sa fille
Le bonheur comme un chaton
Ronronne dans la maison


Marcelle PÂQUES


*****************************JOURNAL DE BORD...************************JOURNAL DE BORD...**************

 

H.draye

Journal de bord, jeudi 2 décembre 2010

 
Une heure du matin.
 
La table, sur laquelle je m'applique à écrire, bouge.
 
Je suis allé jouer à la rame de métro "Montgomery", là où j'ai mon emplac'ment.
Les courants d'air, à cet endroit, étaient (heureus'ment) limités.
 
J'avais mis des gants, même si ce n'est pas dans mes habitudes.
 
 Je m'étais dit : si le froid, quand je joue, engourdit mes doigts, je peux toujours tenter le tout pour tout : mettre mes mains deux ou trois minutes en poche, ça me laisse le temps de chanter une chanson "a capella" ou de dire un texte parlé (c'est crédible aussi quand on chante en rue).
 
Dans la rame de métro "Montgomery" ...
 
La même affiche réside sur le mur (jaune) depuis au moins un an.
 
Tiens ! Parmi ceux que j'ai croisé, durant les quatre heures où j'ai joué ...
 
Un jeune gars, qui vient de Chiny, qui étudie près du Botanique (le droit ? merde : j'ai oublié), vêtu de rouge, qui s'est arrêté en me demandant "Je peux rester un peu près de vous ?", qui joue du piano, et qui, durant le temps que je chantais mes morceaux, se plantait à ma gauche, passait ensuite juste devant moi, se plantait ensuite à ma droite, repassait juste devant moi ...
 
Une dame turque, très élégante, petite de taille, le sourire plus frais que nature, je la croise très très souvent à "Montgomery", des bottes grises avec des rubans noirs, et qui porte un joli prénom (pas très courant et qui ressemble à "Chemlen") ...
 
Un  nouvel agent de la STIB (Société Transports I... de Bruxelles) qui a demandé de voir mon autorisation de jouer à cet endroit.


***************

 

H.draye

journal de bord, vendredi 10 décembre 2010
 
Journée Internationale des Droits de l'Homme.
 
Ca tire du côté de l'oreille droite. Depuis hier. Si ça ne s'améliore pas d'ici lundi, je vais voir un médecin et je me mets malade.
 
Ce soir, enfin, la soirée au Cercle Diogène. Aude et moi, avons quand même répété hier. Et on a conçu notre programme. Ca roule quand même.
 
Vers Bruxelles, j'entends, quelques ralentiss'ments venant de Liège . Ah !
 
Je tâch'rai, pour la soirée (de ce soir), de changer ma carte-mémoire dans mon appareil photo. Dans le cas plausible où je trouv'rai quelqu'un, dans le public, prêt à photographier ou à filmer, y aura, ainsi, suffisamment d'espace.
 
Ca va, grosso modo, le choix des morceaux, l'ordre dans lequel on les présente ... est bouclé.
 
"Il faudra qu'on se parle !", m'a dit ma chérie, au GSM. On se voit sam'di.
 
J'ai du semer un gars, hier, dans un bistro où je m'étais attardé.
Les discussions de comptoir, c'est parfois destructeur.
Surtout quand on s'attarde.
Parfois, on sait, on sent tout de suite à qui on a affaire. Parfois, c'est plus vicieux.
Et il n'est pas toujours facile ... de décider de partir, quand on pige ... que ça sent l'roussi.
 
Une belle chanson pase à la radio.
 
Et si ma chérie me faisait la surprise, ce soir, de passer à mon spectacle !
 
On peut (je dirais même : on doit) toujours rêver, envers et contre tout.

***************ATTENTION !!!!!!***********
point d'interrogationDemain sur Aloys, notre dernier jeu de l'année... Qui va trouver l'auteur de la nouvelle ?

************************* AVIS **********

une soirée chanson,
doublée d'une assiette campagnarde,
ça vous dit ?
 
au CERCLE DIOGENE,
 vendredi 17 décembre prochain,
dès 20 heures
 
à cette occasion
 
 
 
AUDE VAN DIEST 
 HUGUES DRAYE
avec leurs chansons, leurs poèmes
(et parfois, des chansons et des poèmes ... d'autres)
 vous attendent, vous espèrent ...
  
CERCLE DIOGENE
avenue Eudore Pirmez, 36
B-1040 ETTERBEEK (Bxl)
  
pour l'assiette campagnarde :
ça se passe sur réservations au 0479 30 01 56
(contacter Anastasia)
PAF : 15 euros
  
PAF (pour le spectacle) : 5 euros
  
bien entendu, comme le spectacle et l'assiette campagnarde sont indépendants, on peut se contenter d'assister au spectacle ...
 
PAR AILLEURS ...
 
si, vous-mêmes, vous êtes chanteur, conteur, musicien ...
après les deux parties d'AUDE et d'HUGUES,
n'hésitez pas à prendre vos instruments
y aura p'têt, en troisième partie, un p'tit moment pour vous ...
 
renseignements/réservations : 0479 30 01 56

 
pour arriver sur place : avec le tram 81,
s'arrêter à la Place Saint-Antoine,
juste devant l'église,
poursuivre sur le trottoir de droite, direction "la Chasse"
 
CONTACT AUDE VAN DIEST : 0473 473 393
CONTACT HUGUES DRAYE : 0478 40 34 17


           

**************** RAPPEL POUR LES ETOURDIS ************************

 

bobclinLe programme de l'émission web-télé "Nos amis et les amis de nos amis" du dimanche 19 décembre à 20h00. L'invité du mois est Claude Semal, une enquête sur les concepteurs graphiques de couvertures de livres, l'auteur du mois Alain Magerotte, interviewé par Dominique Leruth, et un duo magique: le Commandant Danofsky et son pote en rock'n'blues Steve Rodgers.

 

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