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Journal de bord... Hugues Draye...

Publié le par christine brunet /aloys

H.draye

journal de bord, mardi 1er février 2011

 Les Alfa Roméo(s) rouges sont attachantes, paraît-il.
 
La Saint-Valentin approche. Je suis comblé, cette année.
 
Justine Henin fait-elle ses adieux définitifs aux courts de tennis ?
 
Des singes, quelque part sur la planète, se nourrissent comme des hommes. C'est beau à voir.
 
Tiens ! Deux ou trois, de mes chansons, peuvent déjà tenir la route, si je les interprète, sur scène, en m'accompagnant du ukulélé.
 
Il fait encore très froid, le matin, quand un voyageur en transit avec ses mains dans les poches et deux Polonaises en anorak attendent le tram ... ou le bateau.
 
Moins 6, précise-t-on, du côté de Dinant.
 
Tiens ! Deux ou trois, de mes chansons (peut-être une quatrième), peuvent déjà, peuvent sûr'ment tenir la route, si je les interprète, au métro, pour les potes, sur scène, en m'accompagnant du ukulélé. Le tout est de placer le morceau au bon moment.
 
En attendant ...
 
La consommation de poisson menace l'équilibre marin ... on a mis l'feu, récemment, dans un cinéma, à Mons ... ça pette en Egypte ... des apprentis cinéastes refont le monde autour d'un comptoir ...
 
Au boulot, y avait pas moins de 3 "toutes boîtes", 3 "sans adresse", 3 publicités. L'une défendait les futurs intérêts de "bpost", l'autre (avec un "I love you" en première page) défendait les intérêts de "Di" et la troisième était l'hebdomadaire
"Aldi", qu'on distribue en principe le lundi. Et allons-y. En faisant un tour dans l'bureau, je me suis aperçu que pas mal de collègues avaient déjà reçu leur "Aldi", hier. Tiens, tiens, bizarre. Quand un chef est venu autour de mon emplacement, et qu'il a constaté les "Aldi" sur le côté, il m'a dit : "Si tu ne les a pas reçus, tu dois le signaler". J'ai répondu : "comment pouvais-je savoir que c'était anormal ? avec toute la quantité de boulot que nous avons, c'est pas possible de regarder en détail autour de soi ce que tous les collègues reçoivent exactement comme pub ... en plus, comme il y a eu grève vendredi, que beaucoup de courrier arrive en r'tard, ça m'a paru logique que ça n'arrive qu'aujourd'hui". Je n'ai pas obtenu de réponse à mon explication. Le (ou la) chef a juste enchaîné, en répétant (deux ou trois fois) : "Si tu n'as pas reçu tes publicités, tu dois le signaler".
 
Bien bien.
 
Avec le froid qu'on se paie ...
 
Après le boulot, si j'en ai le courage, j'irai chanter au métro ce soir.
Après le boulot, si je n'ai pas l'courage, pas l'énergie, je resterai à la maison, j'essaierai le piano, le ukulélé.
J'ai des petites idées.
 
Oui, je pourrais déjà, avec mes multiples instruments (guitare, ukulélé, piano, harmonica, bande-son ...), avec lesquels je me débrouille, concevoir un spectacle.
 
Tiens ! L'harmonica et le piano se marient bien aussi.
 
Et ...
 
Si je tiens compte, en pratique, que deux parties d'un spectacle complet tiennent, chacune, la route autour de huit ou neuf morceaux, qu'il ne faut même pas en faire plus (ni surtout en faire trop ... afin que le public suive et ne s'essouffle pas trop vite), je dois déjà opérer des choix.

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journal de bord, mercredi 2 février 2011

par Hugues Draye, mercredi 2 février 2011, 05:18
 Une tranche de pain a trouvé son coussin dans une rue.
 
Un trou, aussi circulaire que possible, a pris racine, assez géométriqu'ment (faut-il l'avouer) à l'intérieur de cette tranche de pain. Oui, la circonférence est réussie.
 
Un oiseau (châtain), planté à son tour, au milieu de la rue, devant la tranche de pain, est-il l'auteur de cette oeuvre d'art ?
 
Soudain, brusquement, une coccinelle se pointe.
 
Deux espèces vivantes prennent, alors, leur envol.
 
L'ombre de Paris se fait un peu sentir. Même si l'Arc de Triomphe répond aux abonnés absents, tout en haut de la montée (de la rue).
 
"Passera-t-on avec ma pension ?", se dit sûr'ment, dans une rue voisine, une dame, du haut de son cinquième étage ... sans répondre forcément, quand on sonne chez elle.
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gauthier hiernaux2Chloé des Lys à l’honneur… bob pub

 

 

 



Dans le journal ucclois des informations communales « Wolvendael », on trouve un article sur la Foire du Livre des auteurs belges auxquels la maison d’édition Chloé des Lys a participé fin novembre. Celle-ci se déroulait au Centre culturel de Uccle (Bruxelles)...

 

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bobclin

A ne pas manquer, l'émission de ce dimanche 20 février à 20h00 sur  ACTU:  ( http://www.bandbsa.be/contes.htm )
programme complet de l'émission ci-dessous:
L'invité du mois
Jean-Luc Fonck

Il vient de sortir un xième bouquin chez Luc Pire "Histoires allumées", un recueil de nouvelles complètement déjantées dans lesquelles les radiateurs parlent... il hante depuis trente ans les scènes belges avec ses chansons minimalistes, répétitives dans lesquelles la gaudriole flirte avec les jeux de mots. On le voit partout, à la radio, à la télé... à prendre au deuxième, voire au troisième degré. Un entretien décontracté avec un artiste vachement sympa, qui ne se prend pas au sérieux.

 
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Quel auteur se cache derrière cette photo ???? Christian Van Moer !!!!

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je suis né(e) dans un cirque qui ne connaissait pas de filet...

 

 

Je suis...

 

 

 

http://www.bandbsa.be/contes/chrismellone.jpgB-b--bibi--Aloys.jpg

 

 


 


Publié dans jeu de la photo

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Carine-Laure Desguin : l'écriture, c'est chez moi comme des vents qui déboulent... Un interview de Christine Brunet

Publié le par christine brunet

image-1
Chaque artiste met un peu de lui-même dans son oeuvre: un lieu commun, me direz-vous...

Mais l'écrivain n'est-il pas un créateur à part dans le paysage créatif?

A priori, je dirais que la littérature est plus abordable pour le commun des mortels (là, je ne parle pas de Spinoza ou de Nietzsche...) que la peinture ou la sculpture qui, au-delà du jugement instinctif (j'aime ou pas), demande plus de référentiels. L'écrivain prend le lecteur par la main et l'entraîne dans un univers qui lui ressemble finalement beaucoup... En cela, l'écriture et la musique se rejoignent.

Je vois d'ici mes amis peintres, musiciens ou sculpteurs se dresser, le regard outré. Chacun aura son droit de réponse!

Alors... Vrai ou faux?

Afin de répondre à cette question, j'ai fait appel à Carine-Laure Desguin... Auteur de Rue Baraka, paru chez Chloé des Lys...

Un drôle de personnage... Toujours de bonne humeur... Une optimiste... 

Une bonne humeur qui explose dans son blog... et, au-delà, au fil de son texte... Tellement éloigné des textes que j'écris que j'ai voulu savoir où elle puise son inspiration et, surtout, quel est son processus de création.

Lorsque j'ai demandé à Carine-Laure de m'expliquer un peu sa vision de l'écriture, je pensais qu'elle jouerait la carte de l'instinctif... Les jours passent et elle peaufine sa réflexion, aiguise ses mots... Elle veut faire mouche, être précise... Pas simple d'expliquer ce qui se passe dans sa tête lorsqu'on éprouve le besoin  irraisonné de créer... Voilà ce que je pensais avant d'avoir reçu son texte... et son commentaire...

 

"Hé hé", m'écrit-elle avec sa bonne humeur habituelle, " y'a rien que je ne veuille ... Sauf peut-être ajouter que tu n'as pas attendu la fin de l'article because "perfectionnisme " mais parce que j'attendais le souffle d'Eole ...LA vérité quoi !"

 

Et bien , la vérité de Carine-Laure, la voici, la voilà !!!!

 

Alors, à la question: "c'est quoi, l'écriture"? Carine-Laure Desguin répond...

image2" L'écriture, c'est chez moi comme des vents qui déboulent et qui soufflent tellement fort que rien ne leur résiste!".

Quelle  première phrase magnifique qui résume à elle seule tout ce que je ressens...

Je me plonge alors avec un mélange de curiosité et d'impatience dans son explication... D'ailleurs plus un texte, une instrospection qui colle parfaitement à son auteur...

Je vous le livre tel quel...



"J'aime dire que je ne choisis pas l'histoire, c'est elle qui me choisit !

Me choisit-elle parmi une floppée d'auteurs, de scribouilleurs des temps modernes, je l'ignore. A présent, j'ai vécu le recul suffisant pour dire que chaque texte a son histoire et qu'à chaque fois, je me surprends ! Pour moi qui aime les choses inattendues, les cadeaux de la vie qui sonnent à votre porte ou qui déferlent par la cheminée sans attendre le 24 décembre à minuit,  se surprendre soi-même, c'est un comble ... En quelque sorte, l'histoire de l'arroseur arrosé !

 
Mon regard balaie tout ce qui m'entoure et comme je circule sans cesse, ça crée des mouvements, des repérages, de la matière première, me direz-vous ! Oui, vous avez raison...

desguin


L'autre jour, une amie se fracture le sacphoïde, un petit os du pied situé tout près de l'astragale; je lui dis, par boutade et pour la distraire de son manque d'autonomie momentané tu sais, on connaissait l'astragale d'Albertine Sarrazin et bien maintenant, il y aura le scaphoïde de XXX !

Quelques jours plus tard, je m'éveille en pensant à cette Albertine Sarrazin, ce petit oiseau d'Alger aux envols malmenés... Vers quatorze ans, j'avais lu  "L'astragale "... ça faisait longtemps, très longtemps..Mais je me souvenais que l'histoire m'avait plu; lire le récit d'une cavale d'adolescentes dans un Paris aux rues incertaines, quoi de mieux...

Donc, ce matin-là, je file à la bibliothèque et je demande tout tout tout au sujet d'Albertine Sarrazin; je reçois biographies, romans... Et Carine-LAure passa son jour de repos - car hé oui mes enfants le hasard voulut que ce jour-là, je fus en repos - à potasser une biographie de cette rebelle à la naissance infortunée, à l'enfance faussement ouatée...
Les jours qui ont suivi ? me demandez-vous ? Et bien, j'ai composé un long texte ...Je voyais dans ma tête comme un film, celui de la vie d'Albertine ...Ces images s'imposaient à moi et me demandaient de noter tout ce que je voyais...Une espèce de fièvre m'envahissait et je percevais que contrarier mes idées ne servirait à rien.

Alors laisser aller le crayon était la seule solution. Il m'emmena dans les rues d' Alger, j'ai marché à côté de la maman d'Albertine, juste avant qu'elle ne dépose le bébé dans cette maison de l'assistance publique... et je l'ai vue repartir, vide et alourdie d'un fardeau plombé... Et puis de cette rebelle, j'ai entendu les mots... Je ressentais un très vif contentement, celui de faire revivre en quelques mots une femme d'exception qui aujourd'hui, si elle avait survécu aux indélicatesses humaines, serait citée parmi les plus grands auteurs de langue française..
 
Et, pour Christine, je vais lâcher une confidence... Mon second roman "les enfants du grand jardin " est, en fait, le troisième...Comment cela se peut-il, me demanderez-vous, curieux lecteurs que vous êtes ?

Durant l'écriture de mon second roman "MAdemoiselle Lucas ", je m'aperçus que mon style d'écriture changeait... Ne m'en demandez pas plus...Je terminais l'écriture du roman et un dimanche après-midi, il me prend l'envie de me rendre à une fête villageoise, une de ces fêtes rurales qui s'étend dans des vertes vallées, où les gens rigolent, grillent des saucisses et boivent de la bière; seule, je m'aventure donc dans ces contrées et j'arrive dans cette fête; des artisans présentaient leurs créations, des tableaux, des ouvrages au tricot, des produits fermiers locaux... Je respire là deux ou trois heures parmi ces gens généreux dans une campagne ensoleillée et chaude.

Le lendemain soir, une histoire commençait à cogner dans ma tête. Cogner, je dis bien. Cogner. 

Les enfants du grand jardin
 se bousculaient et je sentais que du texte nouveau vivrait bientôt. En effet. Les jours qui suivirent, un stylo et un cahier m'accompagnaient dans la voiture et je devais m'arrêter pour noter l'histoire qui se proposait...Elle s'écrivait toute seule, dans le style que j'avais pressenti quelques jours auparavant ! 


 " Rue Baraka", mon premier roman, c'est une autre histoire... En refermant le roman de Michel Cyprien ( édité chez Julliard ) vieillir sans toi, l'envie d'écrire se rappela à moi et, presque sans réfléchir, des personnages se présentèrent , un à un ! Un casting !... Et je le répète, je ne choisis pas grand'chose...

Tarek, le vieux peintre et Clara prirent rapidement leur place et commencèrent leur pertinent dialogue; le décor fut planté chez un peintre car durant cette période, je me souviens que je me plongeais chaque soir au milieu de nos amis les peintres de Montmartre :  Toulouse-Lautrec , Van Gogh , Utrillo,  Picasso, Valandon ... Tarek , lui,ressemble à s'y méprendre à un jeune turc que j'avais rencontré lors d'une escapade à Antalia, il a ses beaux yeux verts et ses cheveux bouclés...Le peintre et sa compagne Clara sont nés comme ça, juste pour m'accorder un menu plaisir ! Depuis longtemps mûrissait chez moi l'envie d'écrire un roman dans lequel une personne jeune et une plus âgée se renverraient les balles. Nous avons tellement à apprendre de nos aînés et nous leur laissons trop peu souvent la parole ! Et comme le peintre et sa compagne sont des créateurs d'ambiance, ils ont invité.... ça je ne vous dirai pas ! L'intrigue me direz-vous ? Un message peut-être ? Oh, " Rue Baraka" , ce n'est ni un thriller ni un roman fantasy...Non, la vie nous offre parfois des rencontres, des hasards heureux , des coïncidences... Ce roman nous laisse croire que l'impossible peut devenir possible, même pour un jeune garçon aux rêves escamotés. Et ça, ce vieux peintre, rencontré par hasard,  il a le chic pour les lancer, les rêves ...et le secret des secrets pour leur donner l'image de la réalité... 

 Bientôt, "Rue Baraka" sera disponible en librairie. Quelques amis ont lu mes premiers exemplaires, ceux que la maison d'édition " Chloé des lys" met à disposition des auteurs, en avant-première, si j'ose dire ! Leurs avis m'étonnent et me touchent...
- Allô, Carine-Laure
- Oui..
- Ah, c'est A.M., tu as cinq minutes ?
 - Heu oui, dix si tu veux !
- Je viens de terminer la lecture de "Rue Baraka" !
- Déjà ! Nous sommes jeudi, tu l'as eu mardi !
- Oui , tu sais que je lis vite ...
- Ah c'est certain !
- Et bien ton livre - tu vois je frissonne, rien qu'à en parler- est arrivé dans ma vie au moment où j'en avais le plus besoin !
 - ....
- Et je peux te dire que demain matin, en me regardant dans la glace, je ne serai plus la même ..
- Ah..
- Non, je me trouverai jolie ...  

Croyez-moi, quand vous écrivez et que votre première lectrice prend la peine de vous contacter d'une ligne fixe vers un gsm ( ! ) et vous raconte entre deux pleurs les impressions ressenties, ça touche !   A ce moment-là, les horizons n'existent plus et l'impossible devient possible. Rendre heureuse une seule personne me laisse penser que le vieux peintre n'a pas perdu son temps, que son secret vivra toujours et, qu'à l'instar de Tarek, il suffit de déposer sur l'écran de ses pensées les quelques mots du livre bleu ...
"

Le mot de la fin, déjà... Tout est dit, n'est-ce pas? Plutôt, avec Carine-Laure, tout est ressenti... Tout est dans le perceptif et la relation avec l'Autre...

Carine-Laure prend le lecteur par la main, l'entraîne et lui fait partager un univers , reflet de ses acquis, de sa personnalité, de son âme.

Pour en savoir plus sur l'auteur, cliquez surlink

Un autre avis sur "Rue Baraka"? link

Et laissez-vous surprendre...
Christine Brunet

Cet interview est paru sur le blog "recreaction" le 19/03/2010...

http://recreaction.over-blog.org
http://aloys.over-blog.com

Publié dans interview

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Le collectionneur, une nouvelle d'Alain Magerotte

Publié le par aloys.over-blog.com

 

Alain

LE  COLLECTIONNEUR

 

 


 

Le samedi soir, les habitués du bistrot Le bon coup assistent en nombre au championnat du «doigt de fer». Avant le début de la compétition, les parieurs s’égosillent à pleins poumons : «cinq contre un pour celui-là… dix contre un pour celui-ci…»

Les gains réalisés sont investis dans les bonnes œuvres pour la soif. Même si ça chahute et gueule un peu fort, le patron, le débonnaire Charly, ne se démonte pas face à cette ambiance de foire qui fait songer aux séances enfiévrées que connaît la Bourse les jours de grand krach.

Scotché à sa pompe à bière, notre homme prend les commandes, fait claquer les chopes sur le comptoir et enfourne les recettes dans un tiroir-caisse suralimenté.

Les clients se fichent pas mal de la buée qui couvre les vitres du bistrot, rendant nulle la visibilité vers l’extérieur car, c’est à l’intérieur que ça se passe. Mais, attention, le match va débuter.

A l’aide d’un mégaphone récupéré sur une brocante, Charly prie l’assemblée de cesser son chahut et invite les bookmakers à stopper leur course aux paris. L’instant est solennel, les protagonistes du «doigt de fer» entrent dans l’arène.

Au passage, Charly rappelle les règles strictes de la partie qui donnent à l’événement le sérieux qui échapperait à un non initié :

La main non utilisée doit rester couchée à plat sur la table. Les doigts engagés dans l’épreuve ne peuvent être bagués. Interdiction formelle de recourir aux insultes durant le match, on est entre gentlemen, que diable. Idem pour les encouragements : il ne faut pas dépasser les limites de la bienséance. Enfin, les supporters doivent se tenir à un mètre de la table de compétitions. Tout débordement entraînera l’annulation pure et simple de la partie.

Ainsi, dans un contexte rappelant les jeux du cirque, moi, François Joseph Hautbois, je me prépare à mettre mon titre de champion du «doigt de fer» en jeu. Profanes, sachez que le «doigt de fer» est au «bras de fer» ce que le ping-pong est au tennis.

Mon adversaire du jour est Harry, une bête dépassant le quintal, une puissance redoutable, primaire, un briseur d’index…

Cette montagne de chair m’a bravé, m’obligeant ainsi à relever le gant. A la réflexion, je n’aurais peut-être pas dû répondre à sa provocation, mon titre est encore trop récent. L’aura qu’il me confère mériterait une prolongation plus conséquente.

« Tu ne veux tout de même pas passer pour un pleutre… que fais-tu de ton orgueil ? » m’a alors fustigé mon petit doigt dont je suis toujours les précieux conseils même quand ils me poussent à croiser l’index avec cette terreur d’Harry qui s’assied, maintenant, face à moi, en brandissant deux doigts du V de la victoire. Mon expérience de la compétition m’a appris à ignorer ce type d’intimidation visant à déstabiliser l’adversaire. N’empêche que je ne suis guère à l’aise devant cette force de la nature.

Le combat s’engage. Les parieurs m’ont misé à quinze contre un, pas terrible pour un tenant du titre.

Et pourtant, le pronostic, favorable à mon concurrent, se confirme. Les charges d’Harry font mal. Des petits coups secs, incisifs, qui visent à fatiguer, à épuiser l’autre. J’oppose une résistance héroïque, mais la défaite se profile.

Tous les regards sont rivés sur nos index enlacés, noués comme un pied de vigne, quand soudain, retentit un sinistre craquement... mes phalanges viennent d’exploser ! Une douleur atroce me tord le visage en une horrible grimace. Je hurle. Ce monstre m’a brisé le doigt…

Des larmes de souffrance inondent mes joues. Une bonne âme se précipite pour éponger mon front en sueur. Une autre me propose un remontant. On s’apitoie sur mon sort. Certains n’hésitent pas à qualifier Harry de sale brute. Un Harry qui mystifie l’assistance en ne manifestant pas sa joie de vainqueur, mais en restant plutôt prostré à mon chevet. L’homme est sincère lorsqu’il s’enquiert de mon état et va jusqu’à se proposer pour m’emmener, sans délai, aux urgences de l’hôpital le plus proche. Situation cocasse que de voir cette brute se transformer en mère poule.

Pour supporter le voyage jusqu’à l’hosto, Charly me confectionne une poupée grossière à l’aide d’une bande Velpeau. Il est passé maître dans l’art de ménager son fonds de commerce.

Harry et moi, nous quittons le bistrot sous les ovations d’un public gagné à ma cause. A l’applaudimètre, je l’emporterais haut la main, ça me fait un beau doigt…

 

« Le docteur Dursidore arrive », m’assure une jeune et jolie infirmière. Rassuré de me voir entre de bonnes mains, Harry prend congé, pressé d’aller, enfin, savourer sa victoire.

Comme prévu, je ne fais pas le poireau longtemps. Un petit homme à la couronne d’Imperator et aux yeux pétillants de malice, protégés par une paire de lunettes à double foyer, entre dans la pièce.

Un bouc et un haut col renforcent sa ressemblance avec le professeur Tournesol. Il me salue puis, m’invite à le suivre dans un cabinet de consultation.

Après avoir ôté mon pansement de fortune, il inspecte l’index brisé.

« Comment est-ce arrivé ? » questionne-t-il.

Au fur et à mesure de ma narration, ses yeux s’illuminent et finissent par briller d’un feu intense.

« L’opération est inévitable et urgente, s’empresse-t-il de conclure quand j’eus terminé mon histoire.

- Pardon ? fais-je, surpris.

- Ne vous tracassez pas, tout se passera bien. On vous placera sous sédatif. »

Il inscrit quelques mots sur un bloc-notes et appelle la jolie infirmière de tout à l’heure.

« Préparez la salle trois. Je vous y rejoindrai dans un instant » ordonne-t-il avant de disparaître.

« Le professeur Dursidore, grand chirurgien, est le spécialiste de la main le plus qualifié du pays. » La donzelle me baratine pour me rassurer qu’une telle intervention relève de la routine, avant de m’administrer le calmant qui m’envoie au pays des songes à une allure qui rendrait le Thalys jaloux.

Combien de temps a duré l’opération ? Je n’en sais rien.

A mon réveil, il fait jour et ma main est bandée. Il ne lui manque plus qu’un gros noeud rouge pour ressembler à un oeuf de Pâques.

Cependant, quelque chose d’étrange couve sous le pansement. J’en ignore la nature. Mes doigts sont engourdis et mon index parait léger, si léger qu’il...

Allons, l’effet du somnifère ne s’est pas totalement dissipé. Mon esprit est toujours dans les vapeurs.

Une autre infirmière me sert un repas d’une fadeur dont les hôpitaux ont le secret. Je ne suis pas prêt à leur en demander la recette. Par contre, je m’enquiers de savoir quand je pourrai quitter les lieux.

« Aux environs de midi. Vous recevrez aussi une convocation pour vendredi prochain. Un simple contrôle pour voir si tout se cicatrice bien… d’ici là, évitez de pratiquer votre sport favori » me dit la femme, dans un grand éclat de rire.

Quand on côtoie la misère humaine vingt-quatre heures sur vingt-quatre, l’humour est un remède idéal contre la morosité ambiante.

Le restant de la journée, je le passe à me morfondre devant la télé. Jamais, je n’aurais imaginé à quel point une main invalide pouvait handicaper dans l’accomplissement des gestes du quotidien : faire du café, beurrer une tartine ou tourner les pages d’un livre.

De plus, quelques détails me tracassent depuis le retour au bercail : le doigt opéré ne manifeste aucun signe de présence et pourquoi m’a-t-on bandé la main alors que l’index, seul, est endommagé ? Ces questions m'obnubilent à un point tel que je n’aurai pas la patience d’attendre une semaine. Il faut que je sache et tout de suite…

Dans la salle de bains, je commence à découper le pansement au moyen d’une paire de ciseaux. L’opération s’annonce délicate car, je ne suis pas très habile de la main gauche.

Pendant que le bandage se desserre peu à peu, ma gorge se dessèche car je m’attends au pire, étant cependant à cent lieues d’imaginer ce qu’est le pire…

Tel le dénouement tragique de la trame d’un film à suspense, le dernier morceau de pansement tombe, laissant apparaître une main ne comportant plus que quatre doigts ! On l’a amputée de son index !

Stupeur et colère s’entremêlent, se livrant un duel sans merci dans mon être meurtri, en proie à d’irrésistibles tremblements. Je fais le tour de mon appartement pour apaiser le feu de l’ire qui me consume avant d’enfiler un manteau pour me rendre dare-dare à l’hôpital. Dans la rue, je hèle un taxi.

Durant le trajet, mon air renfrogné ne décourage pas le chauffeur dont la jovialité, en d’autres circonstances, aurait trouvé du répondant. Je reste indifférent à ses jeux de mots, obsédé par le souci de récupérer mon bien.

Quand le véhicule me dépose à destination, je règle, toujours fort énervé, le montant de la course puis, me précipite vers la porte d’entrée de l’hôpital qui s’ouvre automatiquement. Elle ne s’est pas refermée, que me voilà déjà au bout du couloir. J’interpelle la première blouse blanche qui me tombe sous la main. Celle-ci m’informe que le docteur Dursidore est rentré chez lui. Devant ma détermination, elle me refile l’adresse du toubib sans sourciller.

«26, Rue de la Moisson», c’est à deux pas. Je file à toutes jambes, remerciant à peine l’infirmière qui, de son portable, c’est mon petit doigt qui me le dit, avertit le professeur de ma visite.

 

Les lettres PHILEMON DURSIDORE – CHIRURGIEN s’étalent sur une plaque de cuivre fixée à un muret qui ceinture une maison de maître à la façade couverte de lierre. Pour accéder à un large perron, il faut traverser un jardinet à l’herbe folle. L’endroit est désert. Aucun système de sécurité ne semble mis en place.

Passé la double porte de chêne massif peinte en blanc cassé, un long couloir au carrelage ancien, brillant comme un miroir, mène droit à une véranda donnant sur une pelouse au gazon fraîchement coupé.

Les murs sont nus. A droite du corridor, une pièce toute blanche au mobilier tout aussi blanc, simple mais design avec, en plein milieu, un escalier en tire-bouchon permettant l’accès au premier étage où se trouve la classique salle d’attente, meublée de six chaises et d’une table basse encombrée de revues.

Je n’y fais que passer car j’avise déjà une autre porte débouchant dans un réduit, éclairé chichement, prolongé par un espace plus grand. Une tenture de couleur rouge sang de boeuf, contrastant avec le reste apaisant du décor, sépare les deux pièces. Je suis surpris de n’avoir toujours pas rencontré âme qui vive.

Mon petit doigt me dit que la vérité se cache derrière ce morceau de tissu flamboyant. Je l’écarte donc vivement pour découvrir une pièce plongée dans l’obscurité. Il n’y a pas de fenêtre.

Je pelote le contour du chambranle, trouve le commutateur et l’actionne. Quelques secondes s’écoulent avant qu’une lumière aveuglante, provenant de quatre néons blancs, illumine le lieu.

Le spectacle qui s’offre à moi est stupéfiant. Des tables, en grand nombre, sont alignées côte à côte. Chacune supporte plusieurs récipients contenant, tous, des doigts ! Il y en a des dizaines, des centaines, plongés dans le formol…

Sur les étiquettes des pots sont indiqués un nom, une qualification, une date… celle de l’amputation vraisemblablement…

« Belle collection, n’est-ce pas ? »

Le professeur Tournesol/Dursidore apparaît, calme, serein.

« Je... je… pourriez-vous… pourriez-vous… m’expliquer... bégayais-je, trahi par l’émotion.

- Pensez-vous que tout cela, il brasse l’air de ses bras comme pour y englober l’ensemble de la pièce, nécessite une explication ?

- Tout de même... fais-je, en lui montrant ma main amputée.

- J’éprouve une fascination sans borne pour les doigts. Avez-vous déjà réfléchi aux multiples possibilités qu’offrent ceux-ci ? Tous les jours vous les utilisez sans vous rendre compte de leur efficacité, de leur importance. Peut-être en avez-vous pris davantage conscience ces derniers jours, avec votre main bandée ?… Les doigts nous permettent de réaliser des prodiges. Ce musée s’enorgueillit de contenir des pièces prestigieuses. Regardez de plus près, et vous découvrirez la main gauche du pianiste Olchinsky, un maître ! Il m’en a fait don dans son testament, peu avant sa mort. Cette collection est, par ailleurs, très éclectique : des doigts de peintres, de sculpteurs ou d’écrivains côtoient ceux de tailleurs, de bouchers, de plombiers et ceux de ma dernière maîtresse en date, que j’avais surnommée «doigts de fée», inutile de vous faire un dessin... le vôtre, ne dépare pas cette prestigieuse galerie. L’index du champion du «doigt de fer»... un must, un régal…

- Oui mais... j’ai perdu mon titre…

- Après avoir dominé la discipline. Ne soyez pas si modeste, dissipez donc le doute qui vous assaille, votre doigt a sa place ici, foi de spécialiste… »

Que les bras m’en tombent si je mens, mais, me voilà soudainement flatté de retrouver mon index en si bonnes compagnies... ce Philémon Dursidore possède l’art consommé de communiquer sa passion, requinquant ainsi un moral que j’avais dans les chaussettes depuis le soir de ma défaite. Cet homme a un don de persuasion tel que je me brûle à sa flamme… mon petit doigt, grillé lui aussi, me conseille alors de collaborer avec ce fascinant personnage auquel je propose une aide enthousiaste en évitant de dévoiler la source de mon initiative. Dame, ce coquin de professeur serait capable de ravir mon précieux conseiller…

Les semaines qui suivent sont les plus folles, les plus denses de ma vie. Tel un dénicheur de talents, je fouine dans les différentes couches de la société, participe aux manifestations culturelles, me pointe dans les marchés, braderies ou foires. J’observe, pèse, évalue et fait main basse sur le gibier que je rabats vers mon mentor qui, en dernier recours, décide de ce qui sera digne de figurer dans son Panthéon. En général, nos avis convergent.

Tout se passe bien jusqu’au jour où notre association est dénoncée par un rustre supportant mal qu’on conteste son talent. Un talent qui consiste à faire des doigts d’honneur dans n’importe quelles circonstances, pour n’importe quels motifs. Comme la lave du volcan, l’existence de notre fructueuse collaboration se répand dans les rues de la ville. Contre toute attente, les médias ne la clouent pas au pilori mais, au contraire, font les louanges d’une démarche originale et la hissent même sur l’autel de la culture. Désormais, on visite la collection du professeur Dursidore comme on visite le Musée du Louvre. Les gens de tous poils et de tous bords se pressent et se bousculent pour proposer l’amputation d’un de leurs doigts et avoir ainsi le privilège de figurer dans cette prestigieuse collection.

Un écoeurant effet de mode s’installe qui aura raison de la résistance du professeur Dursidore. Profitant d’un week-end prolongé, il invoque l’opportunité d’effectuer un voyage à l’étranger qui lui permettra de prendre quelque repos et ne me donne aucune indication quant à sa destination.

Au début, je perçois ce départ comme un abandon, une trahison qui me désempare au point de me sentir inutile… en tant qu’homme d’action, j’avais pris goût à cette vie et n’étais pas disposé à passer la main, du moins aussi vite… et puis, je ne me sens pas l’âme d’un gardien du souvenir.

Le temps comme la mode a passé, les médias se sont lassés. Je n’ai plus de nouvelle de Dursidore. Mon petit doigt m’a conseillé d’aller faire un tour du côté du «26, Rue de la Moisson» pour constater que la maison est à vendre et mes dernières illusions à jeter au panier.

Je ne parviens cependant pas à me résoudre à cette inactivité forcée, d’autant qu’avec l’amputation de mon index, je ne peux rêver d’un retour dans la compétition du «doigt de fer». J’ai toujours la pêche et la vie de chasseur, de traqueur digital me manque. J’en ai marre de me tourner les pouces.

Prenant le taureau par les cornes, je me mets alors en devoir de retrouver la trace du professeur Dursidore. Il ne s’est tout de même pas évaporé…

A l’hôpital où il opérait, le médecin en chef, avec un brin d’ironie dans la voix, me dit qu’il doit garder le silence mais que ce ne serait pas me fourrer le doigt dans l’œil que de me renseigner auprès de l’ordre des médecins. Ce que je fais par la voie postale.

La réponse ne tarde pas. Un pli recommandé, pour le retrait duquel je dois patienter au bout d’une file interminable devant le guichet de la poste, m’annonce que Philémon Dursidore est parti s’installer dans une grande ville du nord du pays afin d’y exercer la profession... d’OCULISTE !

 

 

 

Alain Magerotte

 

http://www.bandbsa.be/contes/magerotte1recto.jpgNouvelle extraite du recueil "Bizarreries en stock"

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Jean-Claude TEXIER se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

 
 P1070295.JPG
 Jean-Claude TEXIER a consacré sa vie à l'enseignement. Il a d'abord exercé dans les écoles 
catholiques, puis les lycées de banlieue parisienne.
Il a connu les remous contestataires de Mai 68, les réformes successives de l'enseignement,
la lente dégradation de la condition enseignante, les bouleversements de l'évolution des moeurs, la faillite du système éducatif, la politisation des lycées. C'est donc dans un milieu familier qu'il puise l'inspiration de son premier roman.
Jean-Claude Texier est agrégé d'Anglais et auteur d'une maîtrise sur l'écrivain irlandais Laurence
Sterne.
 
 Son roman ? En quelques mots... 
 
  L'ELITISTE

                                                                                                          


   Tout semble aller bien pour le proviseur du lycée Edith Cavell que son prédécesseur a hissé à un niveau d'excellence inégalé. Son ambition d'y imprimer sa marque socialiste et de l'ouvrir aux humbles se solde par le déclin des résultats et le pousse à reprendre à son compte les méthodes de l'Elitiste qu'il dénigrait. 

   Les troubles sociaux des années 90 et les échecs de la Droite dont il occupe l'un des bastions dans une banlieue privilégiée, l'incitent à s'engager politiquement et se montrer de plus en plus tyrannique et inhumain dans l'exercice de ses fonctions. Qu'adviendra t-il de la belle infirmière dont il s'est amouraché et qui a rejeté ses avances ? Quel rôle son fils joue t-il dans les intrusions qui affectent l'établissement ? 

   Au coeur des Présidentielles de 2007 où s'affrontent un homme et une femme dans un farouche duel télévisé dont l'issue décidera du destin de la France, toute une communauté éducative s'agite, frémit, souffre et espère sous le joug de la politisation forcée, de la corruption, du favoritisme, de l'arbitraire et du harcèlement moral.  Dans les coulisses, un drame se joue, ponctué par les visites du mystérieux homme aux fleurs. Avec, en filigrane, le spectre de la pédophilie.


Jean-Claude TEXIER

champsromanesques.over-blog.com


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Laurent Roman et Parfum Lavande

Publié le par aloys

 

Laurentroman-tete.JPGJ'ai contacté Laurent Roman pour un interview sur Passion Créatrice... Il vous livre ici un avant-goût de ce qu'il sera avec quelques mots au sujet de Parfum Lavande...

 

1/ depuis quand écris-tu ?

Depuis les années 80. J’ai commencé par écrire des textes de chansons.

 
2/ Un déclencheur ?

Philippe Vanclès, mon ami de toujours, qui commençait à écrire ses propres chansons et avec qui je m’amusais à pondre des textes.

 
3/ donne-moi ta définition de l'écriture

Écrire, c’est vivre entre les lignes, c’est s’inventer d’autres vies au fil des pages.

 
4/ pourquoi écris-tu ?

Parce que c’est un besoin essentiel dans ma vie. Comme boire, manger, aimer.


5/ ton univers littéraire

Aucun en particulier. Je suis très éclectique. Pour le moment je fais confiance à ma compagne qui lit énormément et avec qui je fréquente de manière régulière la bibliothèque de ma commune. Je viens de découvrir,  grâce à elle, les thrillers de Richard Montanari.

 
6/ tes sources d'inspiration

La vie, le quotidien, l’actualité.

 
7/ une autre passion ?

La musique et mes chats.

 

Un résumé ?

Parfum Lavande : un livre qui commence comme un roman d’amour et se termine en un roman noir.

A travers ce récit, l’auteur nous convie à une plongée dans un monde où manipulations,parfumlavande.jpg mensonges, connivences politiques et justice corrompue s’entremêlent pour entraîner ses personnages jusqu’au bord du gouffre.

Après le huis-clos de Toutes les nuits que Dieu fait, Laurent Roman nous livre un second roman à l’intrigue soutenue et convie le lecteur à une habile réflexion sur la manipulation amoureuse et le droit à la différence.

 


 

Parfum Lavande : une histoire assez singulière…

 

Le premier manuscrit de ce livre a été écrit en 1991. C’était d’ailleurs le tout premier manuscrit de Laurent. En 2009, il connait, pour la première fois,  l’angoisse de la page blanche. Un jour, sa mère qui était au courant de son problème, lui  apprend qu’elle venait de relire Parfum Lavande. Elle lui conseille de le relire à son tour. Elle l’aimait beaucoup et pensait qu’il y aurait peut-être là quelque chose à creuser. Ce qu’il fit. Voici le résultat.  Ce livre lui est d’ailleurs dédié. Car sans elle, peut-être serait-il toujours occupé à tourner en rond à chercher les mots…

 

 

 

Laurent Roman

www.laurentroman.com

 

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A la Une !!!

Publié le par christine brunet /aloys

H.draye
Journal de bord, jeudi 25 novembre 2010

Les journées se suivent et ne se ressemblent pas, sur tous les points, sur tous les fronts, même au boulot.

Hier, c'était la grosse débandade. Aujourd'hui, c'est léger.

Je devrais me réjouir. Même sans presser le pas, aujourd'hui, j'aurai terminé, au boulot, plus ou moins dans les temps requis, je reprendrai "à l'aise" le tram, sitôt rentré à la maison je prendrai mon bain, je lav'rai mes tifs (comme tous les vendredis), je prépar'rai mes bagages et je m'envol'rai ... direction : La Louvière.

Si je prends l'train vers 18 heures, j'ai encore le temps d'envoyer un SMS à Miche, qui viendra me chercher et m'emm'ner, à Haine-saint-Pierre, à la gare-musée, où notre concert "Georges Chelon" a lieu.

Tout ça, je le sais. Y a pas d'raison que ça se déroule plus mal que d'habitude.

Mais ... je m'en fous. Je suis vanné, lessivé.

Hier, je n'ai pas terminé l'boulot avant ... 16 heures 30. Et je n'ai pas chômé, bien entendu.

Faut dire, déjà ...

Le jeudi est "grosso modo", si j'établis mes propres "statistiques", la journée la plus chargée.

D'abord ...

En plus du courrier, nous avons, déjà chaque jour, des abonn'ments à classer ("Le Vif L'Express", "Le Ligueur", "En marche", "Le Soir magazine" ...), jusque là rien d'anormal, ça fait partie de la "routine" du boulot.

Mais ...

Le jeudi, on a, dans nos abonn'ments, le "Deze Week in Brussel", un hebdomadaire culturel néerlandophone (bien fichu) renseignant (dans les deux langues du pays) les derniers films sortis à Bruxelles.

Il se fait que ...

Vu la qualité de l'hebdomadaire, pas mal de clients s'y abonnent (60, 70, 80, même plus ... ça dépend des tournées). Donc : ça se répercute (déjà) sur la quantité du courrier.

De plus ...

Cet hebdomadaire est épais et plastifié.

Et même si l'épaisseur est moins flagrante depuis quelque temps ...

Quand on assemble cet hebdomadaire avec le courrier ordinaire (qui commence, lui aussi à augmenter, décembre approche), ça double le volume.

Et il faut (encore) s'arranger pour disposer tout ça dans le caddy (à trois étages, maint'nant), dont les réserves ne sont quand même pas inépuisables.

Ce n'est pas tout.

Tout le monde sait que, depuis que "la poste"  tend vers la privatisation (elle s'appelle"b post", maint'nant), les facteurs distribuent le courrier et ... les publicités (les "toutes boîtes", pour reprendre un terme approprié).

Le motif officiel : la poste a perdu une partie de son monopole d'il y a quelques années.

Oui, par exemple, les quotidiens ("La Libre Belgique", "La Meuse", "La Lanterne" ...), avant, c'étaient les facteurs qui les distribuaient ... y compris le sam'di. Maint'nant, des sociétés privées ont pris l'relai.

Donc, il faut meubler, combler les trous.

 

Donc ...

La poste accepte des partenariats avec des sociétés privées qui les paient, afin que les facteurs distribuent (aussi) les pubs.

Théoriqu'ment, ça rétablit l'équilibre.

Pratiqu'ment ...

Ca augmente, à n'en plus finir, la quantité du travail, le temps de travail.

Et on est sensé accomplir ce travail dans le même laps de temps.

Et ça donne ... des surmenages, des dépressions ...

 

Revenons à notre jeudi.

Jour où, en plus du "Deze Week in Brussel", qui, on l'a vu, double la mise, il y a aussi les "toutes boîtes" pour "Lidl" à mettre dans les boîtes (le lundi, c'est pour "Aldi"). 

Encore du volume en plus !

 

Un résultat, parmi tant d'autres, sur le terrain :

On n'est pas forcément capables de tout emporter dans son caddy et on doit parfois, à certains endroits, le jeudi, effectuer plusieurs trajets, ce qui se répercute dans le temps.

 

Ce n'est pas tout.

 

On doit prendre, avec nous, en tournée, des recommandés et des colis.

 

Et si nos tâches "pratiques" s'arrêtaient là ...

 

Mais non ...

On doit aussi "scanner" nos recommandés, nos colis.

Une fois sur deux (mes collègues ne me contrediront pas), les machines tombent en panne, déconnent.

Et on n'a pas le droit, même si on est en r'tard, de r'commencer un second "scan" sur une autre machine. Les "quotas" doivent tomber juste.

On est tenu d'app'ler un "teamleader" (belle langue française, réagis, s'il-te-plaît !)

 

Quand, pris dans tout ce tourbillon ...

Quand ça vous tombe dessus ...

Et que ...

Vous avez du mal à comprendre comment fonctionne la machine ...

Qu'il n'y a personne pour vous aider ...

Que les "teamleaders" sont eux-mêmes occupés durant un temps qui n'en finit pas ...

Que le seul "teamleader" à peu près disponible vous écoute à moitié, vous reçoit en soupirant (avec l'air de vous dire : "vous ne savez pas vous en occuper vous-même ?") ...

 

Quand, au même moment, le creux commence à vous tenailler ...

 

Quand les "quatre" heures précédentes (depuis l'instant où on est entré dans l'bureau) qu'on a passé à trier du courrier sur sa place, sans s'arrêter, sans souffler, sans respirer ... avec trois bacs entiers de p'tites lettres et cinq-six bacs de grandes (et plus encore, chez d'autres collègues) ...

 

Bon, ça donne une idée du tableau !

 

Parfois, j'arrive à la moitié du tri, certains matins (avant que la tournée ne démarre), et, pris par l'essoufflement, une sieste sera déjà appropriée.

 

Maint'nant, parlons de la tournée ...

 

Il faut encore l'accomplir, celle-là, et ... jusqu'au bout.

Allez, Hugues, creuse !

Je suis sensé l'accomplir (c'est indiqué dans un classeur) en deux (ou trois) heures trente.

Pour être rentable ...

Parmi les moyens conv'nus, pour y parvenir ...

Par exemple ...

On établit une moyenne, un temps "relatif" correspondant au temps que l'on met global'ment à chaque boîte aux lettres où on s'attarde (8 s'condes ?).

On établit aussi un temps "relatif" lié à la distance de la tournée (la mienne ne fait pas moins de 4 kilomètres), au nombre de boîtes aux lettres (j'en ai plus de 900) ...

Oui, si on survole ...

Oui, si on marche d'un bon pas ("relatif", lui aussi) ...

Tout ça, ça tient la route !

 

Mais ...

Entre la théorie et la pratique ...

Y a souvent un monde !

 

Au bout de deux heures de marche, je me sens incapable d'avancer au rythme du début. On a eu le temps de rencontrer des gens, de se farcir des boîtes aux lettres "abracadabrantes", de grimper des côtes tout en tirant son caddy (et quand on est asthmatique, c'est pas gagné). Et ... les réflexes s'émoussent (surtout quand on se donne encore la peine d'effectuer son travail consciencieus'ment, de ne pas le bâcler, de respecter "encore" sa clientèle ... qui n'est pas non plus de poux repos).

 

Oui, bien sûr ...

Quand je reviens d'un congé ...

Certains facteurs "remplaçants" qui ont effectué ma tournée me disent : "Je la fais plus vite que toi !", "Moi, je la termine à onze heures !"

Grand bien leur fasse !

 

J'entends volontiers : "Je propose un café à mon facteur, mais maint'nant, il me dit non, parce qu'il n'a pas l'temps".

OK.

En ce qui me concerne ...

Je n'y arrive toujours pas, à c'là.

Je dirais même plus : le temps que je m'octroie, encore, en tournée, quand on m'offre un café (au risque de prolonger l'temps), me réajuste, me redonne des ailes, me donne même des solutions pour affronter certains problèmes avec certains clients.

 

Tiens, sur la tournée d'hier, un autre évén'ment (incident ?) me revient en mémoire.

 

Ca se passait vers la fin. Oui, vers 15 heures 30. Je devais théoriqu'ment avoir fini depuis une heure. Mais non, c'était, une fois d'plus, pas possible. Et j'avais encore trois bouts d'rue (énormes, quand même) à assurer.

Mon GSM sonne.

Je lis sur l'écran : "Numéro privé appelle".

J'ai le réflexe de vouloir répondre. L'appel vient du boulot. Ils s'inquiètent, probablement. Non, ils veulent savoir à quelle heure je vais rentrer. Evidemment. Tant que le dernier facteur n'a pas franchi la grille de la poste, remis ses r'commandés, le chef ne peut pas fermer le bâtiment, ni mettre l'alarme.

"Numéro privé appelle"

Ce principe me met hors de moi.

"Numéro privé appelle"

Et s'il s'agissait d'un appel anonyme !

Non, stop !

Et j'ai fait le choix délibéré de ne pas répondre.

 

Non, mais quoi ?

 

Si, maint'nant, un appel anonyme venait perturber le temps que je dois encore prendre pour terminer ma tournée !

Si, maint'nant, à cause de ça, je tombais dans l'cirage, je "pettais" un câble !

Déjà, avec tous les réflexes émoussés au bout de "quatre heures" de marche !

 

Raison de plus pour me centrer sur le minimum d'énergie qui me reste, peut-être, encore.

 

Soyons réalistes ...

Mes clients, qui habitent sur des lieux situés à la fin de mon parcours, avec lesquels j'entretiens de chouettes contacts, n'ont pas non plus à payer les pots cassés de mes soucis, de mes angoisses, de mes états d'fatigue.

Ils méritent aussi d'être bien servis.

Et je mets un point d'honneur, en fin de tournée, chaussée d'Ixelles, trottoir de droite, numéros pairs, à enfoncer convenablement les lettres dans les boîtes, malgré leur diamètre "relatif" (et non règlementaire), leur trottoir rempli de bosses (mon caddy a souvent valsé sur le sol).

 

Midi moins l'quart.

 

Un chat s'est posé au d'ssus d'un radiateur.

 

 

Hugues Draye

huguesdraye.over-blog.com

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Laurent Dumortier et Onirique

 

l.dumortier.png

 

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=39344032&sms_ss=facebook&at_xt=4d496f6fc35f14ba%2C0

 

 

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      Ils et elles y seront...............

 


Marie-Ange Gonzales LunessencesExposition du 1er février au 5 mars 2011

à Corbarieu dans le Tarn et Garonne
Vernissage le samedi 12 février
 
Exposition de photo montages à partir de photographies réelles personnelles.
Cette expo est la deuxième que je fais, mais j'y ajoute aujourd'hui des photographies naturelles (sans montage).
lunessences.unblog.fr
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nadine groenecke

Je dédicacerai Trop-plein lors du :

 

 4ème salon lorrain de Villers-les-Nancy (54600) le 13 mars 2011

 

de 10 H à 18 H 

dans les salons du château de Mme de Graffigny 

Invité d'honneur : l'écrivain Gaston-Paul EFFA 

 

Ce même jour, à 11 H 30, me sera remis le Prix Victor Hugo 

 

 

et aussi lors de la :

 

12ème édition de "A la table d'un écrivain" le 20 mars 2011

 

à la Maison de la Crouée de Saint-Maurice-sous-les-côtes (55210)

 


http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com/

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ILS SONT A L'HONNEUR !

Carine-Laure Desguin dans le journal "Charleroi essentiel", Laurent dumortier et Carine-Laure Desguin dans "AURA" !

Charleroi-essentiel-fev-2011.jpgAURA-69--Dumortier-L.jpgAURA---69.jpg

Publié dans Textes

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Françoise Castera :Corps et Amour

Publié le par aloys.over-blog.com

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 Corps et amour

 

C’était à nos débuts  je te voyais de loin

De loin je ressentais  de loin je t’appelais        

Car déjà la ferveur qui s’emparait de moi

Augurait les moments que tu épellerais

En prenant tout ton temps en disséquant l’instant

Pour que nous connaissions ensemble l’apogée

Pour que nos corps se frottent et restent haletants

L’un sur l’autre – l’un et l’autre comme un seul – allongés

 

Je me souviens de toi et de cette lenteur

Calculée et savante qui me faisait frémir

Impatiente et ardente – c’était ça le bonheur

Quand ta main s’approchait je tremblais de désir

Et ton amour pour moi était comme une offrande

Nous étions tout collants de sueur et de joie

Entraînés tous les deux dans une sarabande

Qui cernait nos envies et aussi nos émois

 

Ton sexe tes doigts ta bouche tout était confondu

Les jeux que nous jouions n’étaient pas interdits

Et je m’étais ouverte attendant ta venue

Car tu m’apporterais un nouveau paradis

Nos gestes se croisaient    chacun voulant offrir

À l’autre son plaisir – cherchant mais pas longtemps

Les coins les plus secrets afin de découvrir

Le meilleur dans le corps et le meilleur moment

 

Quand tu exacerbais ma sensibilité

Quand tu savais comment il me fallait jouir

Quand tu utilisais ta sensualité

Tu me connaissais tant et comment m’assouvir

Je  pense qu’à nous deux dans nos humeurs mêlées

Nous inventions des jeux nous trouvions des ressources

Nous étions les artistes des joies multipliées

Et par cet amour-là  nous buvions à la source

 

 Françoise Castera

http://www.facebook.com/profile.php?id=1814167205&ref=ts

Publié dans Poésie

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Carine-Laure Desguin a lu "Triangle sous le sable" de Gauthier Hiernaux

Publié le par aloys.over-blog.com

desguinGauthier Hiernaux, c'est en quelque sorte notre Anthony Troloppe, ce romancier britannique tellement prolifique ...

Pourquoi me demanderez-vous ? Et bien, je termine la lecture du Triangle sous le Sable, le troisième tome de la saga Grandeur et Décadence l'Empire de la nouvelle Ere et mon désir est de voyager encore et encore dans cet univers diapré que nous décrit ce licencié en langues et littératures romanes ...

Habitée par la certitude de découvrir le secret des secrets, j'ai suivi Archibald Von Espen, le Grand d'Empire et Oussur Kedi à travers les déserts des terres de feu !

Aventurière dans l'âme, j'ai salivé en espérant pénétrer la pyramide et m'immiscer au centre du secret...Je me suis heurtée au codex que les Dieux avaient dicté au premier Imperator et à la langue impériale, l'Idioma ...

 

Ce monde que nous décrit ce Jules Verne est un monde hiérarchisé sur lequel plane une autorité suprême, celleCouv Livre Triangle2 des Dieux ? Recevrai-je moi aussi comme chaque citoyen une puce d'identification dans mon telecom ?

 

Vous l'avez deviné, il est ardu de s'évader de ces deux cent cinquante - huit pages écrites avec un style autant parfait que facile à lire. Les descriptions des personnages et  des cités sont menées avec finesse et précision.

 

Sur le blog de l'auteur http://www.grandeuretdecadence.wordpress.com/ , un glossaire est mis à notre disposition : un plus pour le lecteur qui aime la précision.

 

De suite, envoyons un exemplaire du Triangle sous le sable à Georges Lucas et dans quelques mois, seront portées à l'écran ces images d'un monde imaginé par un auteur dont nous entendrons parler ...

 

Et si cet Empire de la Nouvelle Ere devenait une bande dessinée ?

Ce n'est pas une dragonnade en patrouille qui m'impressionera et puis....maintenant que je le sais, je prie mon Dieu Tutélaire ..

 

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com.

Publié dans Fiche de lecture

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Anne Renault a quelques mots à nous dire...

Publié le par aloys.over-blog.com

                                              

anne-renault-tete.jpg

 

 

 

  QUELQUES MOTS A VOUS DIRE...

 

 

Je suis née il y un peu trop de temps au coeur de la Charente, pays des vignes et de la lenteur, dans la lumière dorée du Sud-Ouest. C'est l'amour de ce lieu d'enfance et le désir de le faire renaître avec mes mots qui est à l'origine de mon écriture.

J'ai exercé le métier de professeur de français, après avoir obtenu un CAPES de Lettres Modernes et  une maîtrise de Littérature Comparée sur Kafka, Borges et Buzatti à la faculté des Lettres de Poitiers. Je vis en Touraine et écris des nouvelles depuis une dizaine d'années. Mon premier recueil « Suicide dans l'après-midi » est en cours d'édition chez  Chloé des Lys.

Ma deuxième source d'inspiration, je l'ai trouvée dans le Nord, particulièrement à Ostende, ville avec laquelle j'ai un rapport que l'on ne peut qualifier que d'amoureux. Ici, le ciel est plus grand qu'ailleurs, une promenade sous la colonnade qui longe la plage est un parcours magique, et la mer du Nord me murmure les histoires de personnages bizarres, douloureux et presque fous, que n'accompagne que leur solitude.

En exergue de mon recueil de nouvelles se trouve une citation de Kafka: « Le sens de la vie, c'est qu'elle a une fin... ». Et en effet, la mort, redoutée, subie ou souhaitée, la mort donnée à l'autre aussi, est le ressort de mes récits. Mais c'est une mort comme enchassée dans la douceur et la beauté sensuelle du monde, de ses paysages, de ses atmosphères, qui s'imposent à mes personnages d'une façon parfois presque insoutenable.

Un deuxième recueil de nouvelles est en phase d'achèvement. Il y sera toujours question d'Ostende, mais dans une tonalité plus apaisée, même si mes histoires expriment toujours, comme le dit Camus dans « L'étranger », « l'amour » mais aussi « le désespoir » de vivre.   

 

 

Anne Renault

Publié dans présentations

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