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Hugues Draye : Tiens !

Publié le par christine brunet /aloys

H.draye

"Tiens !" (nouveau texte)

par Hugues Draye, mercredi 6 octobre 2010, à 00:10
Tiens ! Un parasol orne la pharmacie.
 
Tiens ! Catherine est passée ... et sa permanente lui va bien.
 
Tiens ! Un vélo m'a salué.
 
Tiens ! La dame du snack de la gal'rie est sympa.
 
Tiens ! Un corbeau (ou une corneille) vole.
 
Tiens ! Une pote m'a fait entendre du reggae.
 
Tiens ! Le café est bon.
 
Tiens ! J'irai p'têt à vélo, tantôt.
 
Tiens ! J'ai trouvé la force, le coeur et l'élan de poster une lettre gentille, sincère, pleine d'amour ... ce matin.
 
Tiens ! Y a du rose sur le CD, là, sur la table.
 
Tiens ! Une bien aimée, dans la même ville peut-être, dans le même coin peut-être, pense à moi.
 
Je le dis, le redis, le répète ...
 
Entre l'instant où on se lève et celui où on se couche ...
 
Si on juxtapose, une à une, bout à bout, toutes les images/seconde qui sont autour de nous, qui nous parviennent, qui entrent, instant après instant, dans notre cerveau, notre caméra interne, notre cellule photographique, notre disque dur ...
 
Si on établit (ou rétablit) une balance ...
 
Y a beaucoup plus de scénarios heureux que de malheureux ...
Hugues Draye
huguesdraye.over-blog.com
 

Publié dans Poésie

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A vous de choisir !

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/174858_193006607385455_2146118_n.jpg

 

Ces auteurs ne sont pas publiés chez Chloé des lys mais ont relevé le gant ! Un grand merci à ces courageux qui sont parvenus à faire l'exercice. Je ne vous cache pas avoir reçu beaucoup d'autres textes mais les "600 caractères, espaces compris" sont un carcan compliqué à dépasser...


Une publication dans la revue "Les petits papiers de Chloé pour l'un de ces auteurs: voilà l'enjeu ! Alors, votez ! via le blog en direct, ou par mail.

 

N°1

 

 

Il entend cette phrase et observe sur son bras la trace d’une piqûre. Debout sur le sol gris de la verrière, il observe l’immense nécropole.

Il ramasse son casque à écouteurs intégrés. A nouveau les injonctions crépitent. "Votre opposition inconsciente a provoqué un incident de probabilité insignifiante. Réglez votre fréquence sur l’acte de libération suprême. La procédure de compactage absolu reprend son cours."

Il arrache son casque. Acte non répertorié. On ne doit pas désobéir. Réduction du corps immédiate. Conservation de la tête pour étude approfondie des circuits neuroniques déficients.

 

 

N°2

 

Je vous croyais mort, enfin, ce sera pour une autre fois. Il se peut que vous en réchappiez mais sachez qu'alors ce sera moi qui deviendrait votre bourreau. Pourquoi avoir séduit cette fille et l'avoir déshonoré comme vous l'avez fait. Partez avant que je succombe à la tentation de vous achever moi-même, il est des crimes qui sont impardonnables fussent-ils commis par un prince. Fuyez, il ne vous reste que peu de temps avant que ne tombe la sentence car, je l'ai appris ce matin, votre victime s'est pendue. Rien ne pourra vous sauver même pas vos relations. Partez ! 

 

 

 

Publié dans concours

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Un extrait du nouveau roman de Gauthier Hiernaux : La Novolitza

Publié le par aloys.over-blog.com

gauthier hiernaux2Le bruit de ses pas résonnait dans la ville au même rythme que les battements de son cœur.

Elle redoutait cette journée depuis bien longtemps mais se faisait un point d’honneur de ne rien laisser paraître au pachyderme qui la suivait pesamment.

C’est pourquoi, avant de se prendre le chemin du Castel, elle avait décidé d’emprunter celui des écoliers. La jeune femme avait contraint son chaperon à un détour par les luxueux quartiers résidentiels du haut de la cité.

En cette première semaine des Mellianes – la plus belle saison de l’année selonhttp://grandeuretdecadence.files.wordpress.com/2011/01/novolitza_couverture.jpg?w=225&h=300 elle – Isadora profitait de la fête de la Lune rousse dédiée à la Déesse Mella pour se balader dans les rues presque désertes. Le ciel était d’un bleu éclatant et le soleil, pour une fois cette saison, ne jouait pas sa vierge effarouchée. Le curieux duo venait d’emprunter une allée boisée que surplombaient de magnifiques demeures. La dernière, légèrement en retrait par rapport aux autres, était surmontée d’une gigantesque serre dont chaque carreau réfléchissait les rayons de l’astre. Elle ne manquait jamais de détailler les sculptures qui l’entouraient quand ses promenades la conduisaient à proximité.

On f’rait p’têt mieux d’y aller, M’zelle Isadora.

La voix rauque du gros Balazs ne parvint pas à troubler le charme de cet instant. Isadora tentait d’ignorer ses interventions depuis leur départ mais elle concevait de plus en plus de mal à semer la réalité. Elle avait retardé au maximum l’instant fatidique mais bientôt, elle ne pourrait plus reculer.

Elle chassa ses sombres pensées et se focalisa sur le dessiné des cheminées. Celles-ci semblaient avoir été recouvertes de fines lignes de couleurs et partaient vers les cieux avec une grâce infinie. Tout en se demandant qui pouvait habiter cette demeure, Isadora se rapprocha d’un portail accablé sous la masse luxuriante de ronces et de fougères que l’Esdo de maison avait omis de couper depuis ce qui semblait être des décennies. Le jardin, ce qu’elle pouvait en voir en fait, était envahi d’herbes hautes, pourtant, la propriété n’était guère abandonnée. Elle repéra un mince filet de fumée s’échappant paresseusement d’une des cheminées et il lui sembla apercevoir une silhouette dans la serre.

Sur une étiquette lavée par les pluies, on lisait le nom suivant :

 

A. PIERR

MAITRE-SCULPTEUR DE L’EMPIRE.

 

Isadora n’avait jamais entendu parler d’un quelconque Pierr mais elle ne fréquentait guère les salons et les clients du Soleil de Minuit ne se rendaient pas chez Rudi K pour converser. Madame Lucques, sa préceptrice, prétendait que les mâles se confiaient généralement sur l’oreiller mais, en deux ans d’apprentissage, Isadora n’avait pas eu l’ombre d’un aveu digne de ce nom. (Peut-être que si en fait, mais elle avait pris l’habitude de ne pas écouter ceux qui venaient déverser leur foutre sur ses fesses ou son visage). A présent qu’elle s’apprêtait à donner son corps  pour de l’argent (« louer » serait un terme plus exact néanmoins), elle se demandait quel serait le sujet abordé par ce premier client.

On f’rait p’têt mieux d’y aller, M’zelle Isadora.

La voix plaintive du gros Balazs résonna désagréablement à ses oreilles. Elle lâcha un long soupir comme ses épaules s’affaissaient.

Accorde-moi encore quelques instants, s’il te plaît, fit-elle en mettant dans sa demande toute la chaleur dont elle était capable.

On lui avait dit qu’elle avait une jolie voix. Madame Lucques était certaine que d’aucuns la demanderaient expressément, au mieux pour qu’elle leur glisse quelques mots salaces de son timbre rauque pendant qu’elle donnait du poignet.

Grande, blonde, les yeux verts, Isadora n’avait pas la silhouette recherchée par les amateurs de chair en cette fin de 1er siècle de la Nouvelle Ere. La mode était aux rousses diaphanes qui avaient succédé aux petites au cheveu sombre et au teint bistre. Des filles comme Ania surnommée « Le Tison », pur produit des Terres de Feu ou Eliette « aux longs doigts » étaient davantage prisées dans ce milieu car leur poitrine aurait pu arrêter le galop de plus d’un valeureux cheval de combat. Isadora prétendait posséder les seins d’une honnête fille ; ni trop gros, ni trop menus. Elle ne voulait pas finir comme Babi, une ancienne collègue qui avait valsé par-dessus le parapet d’un pont, emportée par sa légendaire fierté mammaire. Isadora était dotée d’autres atouts, notamment celui d’être la fille du patron.

Pourtant, ce vieux salopard de Rudi K. l’envoyait chez le Qaeder Ivarcelli, le plus haut personnage militaire de la Région de Lütsza. Les filles n’aimaient pas trop le Qaeder – même Eliette qui ne crachait jamais dans la soupe – mais aucune d’entre elles n’avait réussi à mettre le doigt sur le problème. Igor Ivarcelli était un Grand d’Empire qui, à quarante ans, n’avait pas encore trouvé une matrone avec qui partager sa vie. On le disait intime avec la famille de l’Imperator car il avait ses entrées au Saint-Siège mais nul ne savait avec exactitude ce qu’il y trafiquait. Les rumeurs couraient bon train mais il y avait certainement une grosse part de jalousie dans ces médisances. Il participait activement à la reconstruction de l’Empire ; on lui devait notamment le temple de Lyncee (une construction magnifique qui trônait sur la Place de la Victoire de Varaždin). Si elle avait eu davantage de culture, Isadora aurait su que les plans du bâtiment religieux avaient été dressés par Alan Pierr, le propriétaire de la villa qui l’avait tant séduite.

Mais pour l’heure, la perspective de se retrouver seule avec un noble au passé nébuleux lui donnait froid dans le dos.

Elle tira sur son écharpe pour protéger la totalité de son long cou et repositionna correctement son bonnet. Par décret, les prostituées étaient contraintes de porter un signe qui les distinguait des honnêtes matrones. La justice avait opté pour une mèche de couleur criarde qui ne laissait aucun doute sur leur condition. Celle d’Isadora était, pour l’heure, soigneusement cachée sous le bonnet qu’elle avait emprunté à Alda, la fille dont elle s’était rapprochée ces dernières saisons. Issa n’avait pas honte de son métier, elle désirait simplement flâner sans être dérangée par les regards concupiscents des mâles. Mais si elle était contrôlée par les dragons, son employeur risquait d’être mis à l’amende. Néanmoins, elle s’en fichait comme de sa première culotte : le patron du Soleil de Minuit ne pouvait exercer sa tyrannie sur elle comme il le faisait sur les autres filles.

Depuis qu’elle était revenue de la pension un peu spéciale de Madame Lucques où elle avait appris les diverses formes qu’elle pouvait donner au plaisir, Rudi K. avait été transfiguré. Il ne lui avait jamais témoigné beaucoup d’affection alors qu’elle était encore enfant mais à présent qu’il voyait en cette belle plante une source de revenus supplémentaire et peu onéreuse, il traitait sa fille davantage comme une employée de luxe que comme une esclave-domestique. Rudi K. n’avait conçu aucun regret d’avoir mis sa fille unique en location mais, avec les années, voyant ce qu’elle était devenue, il avait regretté de n’avoir attendu et tenté de la marier. Qui n’aurait  voulu de la belle Isadora Krawzeek à la lignée certes sulfureuse mais à l’avenir radieux pour celui qui l’aurait possédée ? Ces années à la pension de Madame Lucques n’avaient cependant pas rebuté Isadora. Elle en gardait même d’excellents souvenirs. Les filles de madame Lucques étudiant divers domaines – tournant naturellement autour de la sexualité – dont les intitulés étaient aussi étonnants que leur contenu intéressant. Mme Lucques se faisait un point d’honneur à dispenser chaque heure de formation, avec un professionnalisme digne des meilleurs Frères Scolastiques. La douairière distribuait ses conseils avisés avec la même prodigalité qu’un religieux, ses conseils et ses sermons.

Mais davantage que le reste, Isadora appréciait l’ambiance qui régnait dans la maison. Les filles, étonnamment peu nombreuses alors que ce métier était, selon le dicton, le plus vieux du monde, s’entendaient à merveille et se gardaient bien de se livrer une guerre comme leurs cousins mâles et puissants des Grand et Petit-Hôtels. La jeune femme en apprit la raison plusieurs années après son arrivée dans la place. Les services de Mme Lucques coûtaient une véritable petite fortune car, outre l’enseignement, on offrait aux pensionnaires le gîte et le couvert. Mme Lucques avait la chance d’avoir aux fourneaux une certaine Mademoiselle Sonia, une ancienne gagneuse qui portait les vestiges de sa beauté comme une écharpe autour du col. Sa cuisine était divine, même si elle prenait un malin plaisir à éliminer la moindre particule de légume de ses plats. Résolument carnivore, la patronne de l’établissement ne concevait pas qu’on pût brouter quand on devait gagner des formes. Mme Lucques avait dû en manger plus que de raison car elle débordait littéralement de toutes les malheureuses chaises sur lesquelles elle posait son séant.

Isadora concevait beaucoup d’affection pour cette ancienne fille de joie, le monde glauque dans lequel son père l’avait glissée n’était pas celui que lui présentait Mme Lucques. Elle avait davantage l’impression de suivre un apprentissage au même titre que les jeunes gens de sexe masculin. Elle devenait le maître-peintre de la chair, le révérend-architecte du corps, le Scolastique des émotions. On lui apprenait à satisfaire tous les désirs, à répondre à toutes les demandes mais avant tout, à faire le vide dans son esprit. Des séances de relaxation étaient prévues avant chaque cours pratique car Mme Lucques prétendait que ces vides de l’esprit étaient salutaires. Une fille qui prenait conscience du corps adipeux qui la besognait avait toutes les chances de tenter de l’éjecter. La chose était évidemment à proscrire car le client concevrait beaucoup de réticences à revenir dans l’établissement.

Isadora avait patiemment écouté et appris les leçons de son enseignante et s’était juré de pratiquer tous les conseils qu’on lui avait dispensés.

Elle avait quitté la maison de Mme Lucques avec ce qui ressemblait à une certification en poche. Elle n’avait aucune légalité mais elle pouvait compter sur son vieux père pour tenter de la mettre à profit.

 

Gauthier Hiernaux

La Novolitza

 

grandeuretdecadence.wordpress.com

 

Publié dans Textes

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La Mariée venue du pays des neiges, un poème de Françoise Castera

Publié le par aloys.over-blog.com

 

 

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LA MARIEE VENUE DU PAYS DES NEIGES


 

Elle est venue de loin traquée par la famine

C’était un pays mort où tout tombait en ruine

A part quelques nantis le peuple était perdu

Ignoré exploité et tout espoir déchu

Elle espérait trouver amour et protection

Et donner en échange sa vie et ses passions

 

Que vive la mariée !

 

Miroitait dans ton rêve un homme beau et fier

Cet homme imaginé était imaginaire

Là-bas sur le tarmac il t’a paru tout autre

La langue que tu parles est bien loin de la nôtre

Et puis tu avais peur – tu es jeune et jolie

Il t’a suffi alors de prononcer un « oui »

 

Que vive la mariée !

 

Tu étais condamnée vivant dans le silence

Liée à tout jamais par ton obéissance

A subir ton mari, vivre ses exigences

Sans que rien ne t’apporte la moindre jouissance

Que de regrets en toi et combien d’inquiétude

Ta liberté ici n’étant que servitude

 

Que vive la mariée !

 

Tu n’avais pas prévu cet homme imprévisible

Tyrannique et lubrique dérisoire et risible

As-tu imaginé ces étreintes baveuses

Cet homme maladroit à la barbe râpeuse

La femme a deux fonctions : elle est bête de somme

Et sert à assouvir les pulsions de son homme

 

Que vive la mariée !

 

La mariée est malade et c’est la nostalgie

Qui peu à peu l’emporte lui rabotant la vie

L’homme n’est pas content il l’a payée trop cher

Qu’elle retourne à sa terre qu’elle retourne à la terre

Elle n’aura pas le temps de retrouver les siens

Elle n’aura pas le temps son pays est trop loin

 

Que meure la mariée !

 

 

Françoise Castera

 

 

Publié dans Poésie

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Le décor : un poème de Claude Colson

Publié le par aloys.over-blog.com

claude colson-copie-2

 

 

LE DÉCOR

 

File, file , fonce ; fonce, fonce et file

Le train de nuit vers Paris,

Qui savamment le noir défonce.

Mars en guerre n'offre pourtant

Pas résistance bien longtemps.

Sur les côteaux, obscurs et loins

Une forêt de lumignons serrés veille.

Patiente, elle attend l'aube qui point.

Le voyageur dédaigne les bourgs

Encore ensuqués, de sommeil gourds,

Les gares sales et bla fardes.

 

Il s'attache aux lointains que la nuit garde.

L'obscur cache la laideur,

Égalise tout en beauté,

Pour une fois bien partagée.

Pour peu encore : c'est bientôt l'heure

Où le jour cruel fera qui pauvre, qui riche,

Opposera l'homme à l'homme, en grâce chiche;

 

Aime la nuit, dispensatrice !

 

Mais comme toute chose elle est biface,

Recèle aussi pièges et menaces,

Complots ourdis, gens agressés :

La nuit parfois est sans pitié.

 

Le jour, la nuit, tantôt ennemis, tantôt complices,

Sont le décor où tu te glisses

Pour comme chacun faire de ton mieux,

Mener ta barque où faire se peut.

 

 

Claude Colson

claude-colson.monsite-orange.fr/

Publié dans Poésie

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Martine Dillies-Snaet a lu "Au gré du coeur" de Marie-France Mellone

Publié le par aloys

 

MARTINE

 

J’ai lu « Au gré du coeur » de Marie-France Mellone

………Editions Chloé des Lys (*)

ISBN : 978-2-87459-249-2-.

Commentaires de Martine Dillies-Snaet

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

 

 

            MARIE-FRANCE MELLONE nous offre ici un  pas de  deux exécuté seule sur une scène quasi vide. Un pas de deux mélancolique  et triste qui  emmène  notre regard vers la toile de fond. On y  distingue tour à tour : deux petits vieux bien tendres, des amours de passage ou de toujours, une maison douce, des montagnes,  un flocon de  neige et des rues d’Italie.

 

            Un pas de deux  dansé seule. Un pas de deux  mélancolique et doux. Omniprésente, une plume bleue flotte dans les airs. MARIE-FRANCE MELLONE a une formation classique et cela se sent. Elle manie la plume avec élégance et délicatesse. Le trait est  des plus classiques et  ne lasse jamais. Cette auteure (Oh ! que je déteste mettre ce mot au féminin !) écrit fichtrement bien.

 

Connue pour ses magnifiques photos de fleurs et de montagnes,  pour sesau_gre_du_coeur-copie-1.jpg réparties toutes fraîches sur les marmottes, elle nous sert avec « Au gré du cœur », le sien. Celui qu’elle dissimule sous ses couleurs vives. La justesse de son style fait vibrer le lecteur et on se surprend à aimer la beauté d’une écriture classique.

 

Avec ce livre, MARIE-FRANCE MELLONE, j’en suis certaine,  en ravira plus d’un.

 

Mais le rideau de la scène est fermé, la danseuse est rentrée dans sa loge,  tandis que je n’ai pas encore quitté mon fauteuil. L’atmosphère m’enveloppe...

 

Martine Dillies-Snaet

users.skynet.be/TheDillies

 

Publié dans Fiche de lecture

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Anne Renault a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

anne renault tête

 

       Je viens de terminer la lecture de « Nid de vipères » de Christine Brunet, qui est paru chez l’éditeur belge « Chloé des Lys ». Je n’ai pu lire le livre qu’à petites doses – j’étais en voyage – donc je ne le retrouvais que le soir, et, bien souvent, dans la journée, je me disais « Alors, cette fois-ci, que va-t-il bien se passer ? ». Ceci pour vous dire que j’étais plus qu’intéressée… Et, à chaque reprise, j’étais stupéfaite, attirée dans une péripétie que je n’avais en rien vue venir. Car Christine Brunet a l’art de surprendre son lecteur à chaque instant.


         « Nid de vipères » est ce que je nommerais un livre foisonnant, dans lequel l’auteur fait preuve d’une imagination sans faille – qui m’a rendue très admirative -  et qui nous mène jusqu’au bout de son histoire par des tours et des détours qui ne laissent jamais faiblir notre intérêt.

 

          Dès le premier chapitre, les pistes sont lancées : violence, mystère, tendresse aussiCouverture-Nid-page-1.jpg d’une femme rêvée, fantasmée ? Et tout au long du livre, suspense et psychologie vont sans cesse se développer, se croiser, s’entrelacer en un véritable « Nid de vipères » qui s’ajoute à celui de l’intrigue, très tortueuse. Mais toujours, en contrepoint de l’action, Christine fait place à la dimension humaine, en particulier celle de son personnage féminin, Aloys, dont nous suivons le parcours de commissaire et d’agent secret en même temps que nous pénétrons dans sa vie la plus secrète.

 

          Donc, ce qui nous était proposé d’emblée comme des « hallucinations » prend corps, réalité, se déploie au fil du roman, nous laissant, à chaque interruption de lecture, avide d’en savoir plus, de découvrir de nouveaux rebondissements.

 

          J’ai surtout été sensible à la densité du personnage d’Aloys, forte et fragile en même temps, se soumettent aux dures réalités – en particulier celle de la maladie – pour mieux les combattre. Personnage attachant, aux rituels de solitaire, longues douches – le thème de l’eau est très présent dans le livre, marque de la féminité ?  - pauses sur la terrasse, errances, la nuit, dans la ville. Personnage qui souffre en silence, mais avec une sorte de détachement, un fatalisme qui lui font surmonter le pire, résistance en douceur, qui triomphe des pires situations, courage et don de soi aussi. Un peu d’amour, mais là non plus, rien qui l’enchaîne. Aloys est libre, suit son chemin, accepte le pire comme le meilleur.


          Et que dire de l’Irlandais ? Pas toujours sympa, le bonhomme, mais blindé lui aussi par une vie trop dure, remplie de pièges et d’épreuves, en qui Aloys saura – un temps – faire refleurir la tendresse et le désir.

 

         Ces deux là ont quelque chose de jumeaux, et même si la chute du roman, qui nous abasourdit sur le moment, pourrait nous faire penser que l’un est bon et l’autre mauvais, nous comprenons finalement qu’ils sont de la même race, et que cette fin est dans la ligne logique de leur histoire.

          Des triades de Hong Kong aux eaux polynésiennes, de Paris à la jungle birmane, des intrigues sulfureuses des services d’espionnage aux sombres secrets de famille, des enquêtes policières aux moments d’érotisme, le livre nous séduit par sa diversité et son rythme.
« Nid de vipères » est un roman policier, un roman d’espionnage, un roman d’aventures, un roman d’amour. C’est cette complexité qui fait sa richesse.

 

Félicitations pour cette œuvre à Christine.

 

Anne Renault

 

 

Publié dans Fiche de lecture

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Oiseau de l'avenir, une poésie de Jean Vanhoutte

Publié le par aloys.over-blog.com

 

http://www.bandbsa.be/contes2/janhoutete.jpg

 

 

 

 

OISEAU DE L’AVENIR :

 

 

Si tu devais partir, oiseau libre, Colombe !

Avant que je ne prenne mon envol final,

Emmène-moi dans ton sillage en l’outre-tombe,

Ne me laisse pas seul sur mon chemin banal !

 

Moi je suis simplement, je ne suis qu’un poète ;

Je ne suis pas marin sauf par l’esprit amer.

Moi j’écoute, j’entends le cri de la chouette,

Je ne jetterais pas de bouteille à la mer.

 

J’offre mon cœur en vers, vois le pour toi se battre ;

Moi je t’offre mon cœur sur un plateau d’amour.

Dans l’occupation du tricot devant l’âtre,

Moi je t’offre mon cœur à genoux pour la Cour.

 

Laisse pleurer mon cœur, se vider de son encre

Pour écrire en ton feu, du sang de ma douleur.

Laisse battre mon cœur, sur le fond comme l’ancre

Pour ne pas dériver sur le cours de mon pleur.

 

Je n’aurais plus de mots, n’aurais plus l’énergie

De te quitter encore, une nouvelle fois.

J’aurais perdu l’écorce et son apologie

Car mon cœur est de chair, non il n’est pas de bois.

 

 

Jean Vanhoutte

11/01/2011

 

 

Publié dans Poésie

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Christine Brunet a lu "Un, deux, trois, soleil ! " de Josy Malet-Praud

Publié le par christine brunet /aloys

ma photo

 

Impressions de lecture

 


 

" Un, deux, trois, soleil... un jeu de gamins à la récréation... Si le titre est le reflet du contenu, me suis-je dit, je vais découvrir de l'espièglerie, des jeux, des cris d'enfants...

 

Déçue ? Non... Josy nous propose tout cela version "Malet-Praud" dans une succession de nouvelles quelques fois espiègles, souvent douces-amères, toujours surprenantes. L'auteur peint en touches précises et colorées une galerie de héros marqués par le destin, jamais insipides, toujours extra-ordinaires.

 

A chaque fois, le soleil se lève sur les uns et se couche sur les autres: question de dignité, de valeurs, de conscience, d'honnêteté, de générosité ou d'égoïsme.

 

Entre ces pages trop courtes, Josy Malet-Praud joue... Elle joue au chat et à la souris avec le123soleil lecteur (et qui joue le chat selon vous?). Elle nous prend par le bout du nez et nous oblige à sentir et ressentir chacun de ses mots, chacune de ses images: impossible de lâcher les lignes, de s'évader du texte ! Elle nous rattrape toujours par un petit rien... mais qui fait la différence. Son arme absolue ? Son style. Poétique, imagé, tout en rondeurs et légèreté, il nous livre des tranches de vie, des tranches d'espoir, d'humanité, de passé ou d'avenir.

 

Une nouvelle préférée ? "Lettre à ma douce", probablement... un délicieux instant d'égocentrisme.

 

Si je devais résumer Un, deux, trois, soleil, je dirais qu'il s'agit d'une histoire de dignité, une fresque de l'âme humaine."

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

www.aloys.me

www.passion-creatrice.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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alors, c'est... Martine Dillies-Snaet !!!

Publié le par christine brunet /aloys

autoMARTINE

Publié dans jeu de la photo

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