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Carine-Laure Desguin a lu "Triangle sous le sable" de Gauthier Hiernaux

Publié le par aloys.over-blog.com

desguinGauthier Hiernaux, c'est en quelque sorte notre Anthony Troloppe, ce romancier britannique tellement prolifique ...

Pourquoi me demanderez-vous ? Et bien, je termine la lecture du Triangle sous le Sable, le troisième tome de la saga Grandeur et Décadence l'Empire de la nouvelle Ere et mon désir est de voyager encore et encore dans cet univers diapré que nous décrit ce licencié en langues et littératures romanes ...

Habitée par la certitude de découvrir le secret des secrets, j'ai suivi Archibald Von Espen, le Grand d'Empire et Oussur Kedi à travers les déserts des terres de feu !

Aventurière dans l'âme, j'ai salivé en espérant pénétrer la pyramide et m'immiscer au centre du secret...Je me suis heurtée au codex que les Dieux avaient dicté au premier Imperator et à la langue impériale, l'Idioma ...

 

Ce monde que nous décrit ce Jules Verne est un monde hiérarchisé sur lequel plane une autorité suprême, celleCouv Livre Triangle2 des Dieux ? Recevrai-je moi aussi comme chaque citoyen une puce d'identification dans mon telecom ?

 

Vous l'avez deviné, il est ardu de s'évader de ces deux cent cinquante - huit pages écrites avec un style autant parfait que facile à lire. Les descriptions des personnages et  des cités sont menées avec finesse et précision.

 

Sur le blog de l'auteur http://www.grandeuretdecadence.wordpress.com/ , un glossaire est mis à notre disposition : un plus pour le lecteur qui aime la précision.

 

De suite, envoyons un exemplaire du Triangle sous le sable à Georges Lucas et dans quelques mois, seront portées à l'écran ces images d'un monde imaginé par un auteur dont nous entendrons parler ...

 

Et si cet Empire de la Nouvelle Ere devenait une bande dessinée ?

Ce n'est pas une dragonnade en patrouille qui m'impressionera et puis....maintenant que je le sais, je prie mon Dieu Tutélaire ..

 

Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com.

Publié dans Fiche de lecture

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Anne Renault a quelques mots à nous dire...

Publié le par aloys.over-blog.com

                                              

anne-renault-tete.jpg

 

 

 

  QUELQUES MOTS A VOUS DIRE...

 

 

Je suis née il y un peu trop de temps au coeur de la Charente, pays des vignes et de la lenteur, dans la lumière dorée du Sud-Ouest. C'est l'amour de ce lieu d'enfance et le désir de le faire renaître avec mes mots qui est à l'origine de mon écriture.

J'ai exercé le métier de professeur de français, après avoir obtenu un CAPES de Lettres Modernes et  une maîtrise de Littérature Comparée sur Kafka, Borges et Buzatti à la faculté des Lettres de Poitiers. Je vis en Touraine et écris des nouvelles depuis une dizaine d'années. Mon premier recueil « Suicide dans l'après-midi » est en cours d'édition chez  Chloé des Lys.

Ma deuxième source d'inspiration, je l'ai trouvée dans le Nord, particulièrement à Ostende, ville avec laquelle j'ai un rapport que l'on ne peut qualifier que d'amoureux. Ici, le ciel est plus grand qu'ailleurs, une promenade sous la colonnade qui longe la plage est un parcours magique, et la mer du Nord me murmure les histoires de personnages bizarres, douloureux et presque fous, que n'accompagne que leur solitude.

En exergue de mon recueil de nouvelles se trouve une citation de Kafka: « Le sens de la vie, c'est qu'elle a une fin... ». Et en effet, la mort, redoutée, subie ou souhaitée, la mort donnée à l'autre aussi, est le ressort de mes récits. Mais c'est une mort comme enchassée dans la douceur et la beauté sensuelle du monde, de ses paysages, de ses atmosphères, qui s'imposent à mes personnages d'une façon parfois presque insoutenable.

Un deuxième recueil de nouvelles est en phase d'achèvement. Il y sera toujours question d'Ostende, mais dans une tonalité plus apaisée, même si mes histoires expriment toujours, comme le dit Camus dans « L'étranger », « l'amour » mais aussi « le désespoir » de vivre.   

 

 

Anne Renault

Publié dans présentations

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Carine-Laure Desguin : L'ARRIVEE...

Publié le par aloys.over-blog.com

desguinL'arrivée  (  Troisième prix de poésie )

  
C'est un pays noir à l'accent sans pétrole
Où le gris des usines frise le ciel bleu et bas
Et ruisselle lentement tout le long des rigoles
Emportant dans sa course mille et un cancrelats
  
C'est un pays noir où s'enracine le jour
D'où s'élancent des tunnels des oiseaux argentés
Aux ailes déplombées aux yeux justes au bec court
Aux nids sans poussières à la fiente alizée
  
C'est un pays noir de monde d'ici et d'ailleurs
De gens arrimés aux bâteaux immigrés
Leur sourire c'est l'espoir ils piétinent la peur
Et lancent aux lendemains courage et volonté
  
C'est un pays noir le noir des mines de charbon
Moi je le dis bleu du bleu des ciels sans nuages
Quand le soleil accompagne l'horizon
Et guide vers nos terres l'étoile des rois mages
Carine-Laure Desguin
http://carinelauredesguin.over-blog.com

Publié dans Poésie

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Journal de bord... Et A la UNE !

Publié le par aloys.over-blog.com

H.draye

journal de bord, samedi 22 janvier 2011
 
 Un oiseau royal (est-ce un aigle ?) picore sur les hauteurs d'un rocher (ou d'une montagne). Et ... lorsque le terrain d'en d'ssous est complèt'ment plat, il s'agit, si mes souv'nirs sont bons, d'une seconde qui passe dans l'éternité.
 
Image, image, vision, vision.
 
Et les forêts d'Ardenne qui sont longues, longues, longues ... surtout quand un petit Jean, très déluré, file dans un château, que tout l'monde lui déconseille, sans se décourager. Et même, pire : il appelle l'écho, sur place, quand il s'ennuie.
 
Image, image, vision, vision. Ah ! Je connais la région mentionnée, pour y avoir habité quelques années.
 
Un pays où les filles sont tenues d'accoucher dès l'âge de quinze ans. Et ... gare à celle qui n'obéit pas à la règle.
 
Image, image, vision, vision. Plausibilté, quelque part ?
 
Un espace de carré, une espèce de terrain, dans lequel on marche, et duquel il est interdit de s'échapper.
 
Encore, encore ...
 
Un tsar, en Russie, qui met au défi un "moujik" ... qui finit par lui balancer une trempe ... du vent mêlé à un air d'accordéon ... un mendiant, à Bagdad, qui se sent, qui se sait plus haut que Dieu ... des squelettes qui sourient ...
 
ET ...
 
"Pour un oui, pour un nom, sans oui ni non ..."
Sa femme le trompe.
"Chérie, moi qui t'aime tant, pourquoi me trompes-tu ?"
"L'homme que j'aime est un assassin"
"Alors, il la serra, la serra ..."
On raconte, on raconte ... qu'elle ne le trompa plus jamais.
 
Voici, dans l'désordre, des images capturées sur le vif, lors de la dernière soirée contes, où j'ai assisté, hier.
 
Vu le monde qui affluait, ça s'est passé dans une autre salle (un peu plus grande), au bout de l'estaminet.
 
C'est pas tout.
 
"J'attends qu'il dégage !"
 
Disait un conteur, au début de sa prestation.
 
"J'attends qu'il dégage !"
 
Disait un conteur, au début de sa prestation, en prenant à témoin un gars qui était derrière lui.
 
"J'attends qu'il dégage !"
 
Disait un conteur (au moins deux fois), au début de sa prestation, en prenant à témoin un gars qui était derrière lui. Le public, pris à parti, en riait, bien sûr.
 
Quant au gars, qui était derrière lui, qui était sensé dégager ...
 
C'était moi. J'avais eu mon temps de passage juste avant lui. Très rapid'ment, dans la dynamique de la soirée, il m'avait suivi. Et ... il me falllait le temps, vous l'aurez compris, de remettre ma guitare dans la housse. Donc, derrière le conteur, j'effectuais mes derniers rang'ments.
 
"J'attends qu'il dégage !"
 
D'accord, ça valait le gag. La situation le montrait. Mais n'empêche que ... je n'aime pas beaucoup ça. Même en supposant, en me doutant que c'était pour le gag, je ne trouve pas le procédé heureux. Tel est mon ressenti. Je dirais même plus : je le trouve de mauvais goût. Et s'il me faisait bien comprendre, le gaillard, sous le couvert de l'attitude de scène, que j'ai réell'ment intérêt à dégager !
 
Tiens ... et si mon témoignage dev'nait un conte ...
 
A un moment donné, quand j'étais assis, que j'assistais aux spectacles ...
 
"Hugues, tu veux bien aller prévenir à côté qu'on entend de la musique ?"
 
Je me trouvais, du début à la fin du passage des conteurs (je suis aussi intervenu, à un moment donné, en tant que chanteur), juste à côté de la porte d'accès à la salle, où la soirée avait lieu. Oui,de la musique nous parvenait, et c'était gênant pour tout l'monde. J'étais encore ... claqué (résultat d'une longue journée). Franch'ment, l'idée de me mettre debout, c'était trop. Franch'ment, l'idée de risquer de demander à un serveur de diminiuer la musique, ça me paraissait le bout du monde. Final'ment, devant l'insistance de l'un ou de l'autre, je me suis quand même appliqué ... avec succès.
 
En fin de soirée, je me suis installé à l'une ou l'autre table, afin de profiter encore un peu de l'instant présent. Mais mon état de fatigue ne s'améliorait pas. Mieux (ou pire) : il m'envoyait des signes ("Hugues, il te faut rentrer, maint'nant, demain soir, tu chantes ailleurs, tu comptes arriver déjà sur place dans l'après-midi" ...). J'hésitais un peu. J'attendais (une fois de plus) un miracle (qui s'est "miraculeus'ment" produit ... quand j'ai pris la résolution de sortir).
 
Je le répète ...
 
Je porte un intérêt aussi réel pour les conteurs que pour les chanteurs. Sans quoi ... je ne m'attarderais pas avec eux. Tout en percevant une différence entre les deux.
Bien sûr, la discipline varie dans les deux cas. Mais l'état d'esprit aussi.
 
J'ai toujours l'impression, la conviction que les chanteurs (surtout s'ils écrivent leur texte) font avant tout, quand ils s'expriment en public, passer leurs émotions, leur vécu, leur coeur, leur âme.
J'aurais le même ressenti pour les peintres, les sculpteurs, les compositeurs de musique. Les photographes, souvent (mais pas systématiqu'ment).
 
J'ai toujours l'impression que les conteurs (tout comme les humoristes) font surtout passer une technique, une manière de construire quelque chose. C'est sans doute la discipline qui veut ça. On bâtit une histoire sur un thème, on dose les effets, on suit une progression, pour arriver une chute. On y met le langage approprié, le ton approprié, les respirations appropriées (entre deux phrases), le temps, parfois, de laisser le public rire de l'allusion. J'admire le travail. Mais ... je ne pressens pas forcément l'âme, le coeur, l'authenticité de la personne qui s'exprime. Et je me sens souvent, à cause de ça, en tant que spectateur (ou en tant que personne, tout court), en manque, en attente de quelque chose (j'en suis même frustré, malheureux).
 
Et, lorsque je me retrouve à table avec pas mal de conteurs (ou de conteuses), après la soirée. J'entends volontiers "oui, j'ai suivi un stage avec untel ou une telle, il est bien", suivi de "y a un stage pendant les vacances, untel il paraît qu'il est bien, mais c'est cher". Ok, OK. Mais ... là, encore, je me sens en décalage. J'entends des propos pratiques, pragmatiques. Qui me serviront p'têt le jour où je décid'rai d'entamer une formation de conteur (j'y pense, parfois).
 
 Mais ... j'ai du mal. Surtout, avons-le, quand les conteurs, les conteuses, entre eux, parlent à la même table que moi, sans m'accorder un regard, un sourire. Ego bafoué ? Disons que ... je ne demande pas à être le centre du monde, non (quand je passe en public, j'ai droit à ma note de succès). Mais de là, à se sentir transparent, c'est pas toujours évident à vivre. J'aime trop les rapports de tendresse, les rapports de fraternité, les confidences humaines d'homme à homme, les prises dans les bras, les mains posées spontanément sur une épaule ...
 
Conteurs, conteuses ... et si je vous donnais de la matière par mes propos ...
 
 
 
 
mais ... je retournerai à la prochaine séance, prévue le 18 février, si je ne m'abuse
 
 
la charmante THérèse, coiffée déjà d'un chapeau, n'a pas hésité à repasser avec ... le chapeau, pour le plus grand bonheur des artistes
 


 

 

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malades-manteaux-penche-K-Cahboum.JPG

 


 

 

Comment taire ces réflexions qui toutes viennent de France, de femmes qui écrivent, photographient

et y jouxtent des mots qu’elles chérissent et dorlotent et partagent et recherchent de par le monde ?

 

Marouscka a dit :

J’aime, j’aime, j’aime, énormément tes textes et les admirables illustrations qui les accompagnent. Pourquoi ? D’une part, j’adore la poésie, ensuite la tienne renferme un langage qui se distingue des autres, un ton qui me fascine. Tes textes me font penser à un coffre à charades. Lorsque je l’ouvre

 j’en retire un mot, puis un autre et encore un autre. Les mots se mêlent et se démêlent, je découvre

 alors

un sonnet empreint de douceur, de profondeur, de délicatesse.

http://marouscka.blogspot.com/

_____

 

Equinora a dit :

à propos de Ô triste :

MAGNIFIQUE, GRANDIOSE !
Tu as touché mon coeur avec ce récit d'une petite fille que tu as vraiment su comprendre et déceler.

 Mais elle n'est pas seule... ``IL`` est là .... Et bientôt elle verra ... comme tu dis, elle sera JoieYah et

 bien sûr tout ceux qui l'on aimée l'aimeront encore !!!!
Merci pour ce beaux texte qui ma ému au plus haut point....

___

lilia a dit…

à propos de : « Échec et matérialisme »

c'est criant de vérité!
j'en suis médusée
devant cet "Échec et matérialisme"
je saute le Mat car à la base, il signifiait mort(en arabe) mais votre poème bien que cru n'est qu'un

 appel à la lucidité donc à la VIE! Merci.

___

Kat Imini a dit… à propos de« Les ailes de tes yeux » :

Superbe  texte qui m’a fait frissonner la peau et bruiner les yeux.

____ 

Françoise a dit :  Bonjour Karl,

 

Merci infiniment de m'avoir envoyé "Tête de pioche". Il est extraordinaire ce texte !... je me répète,

 mais il est d'une richesse inouïe !... C'est forcé que votre jardin s'ouvre aux autres, il est trop beau,

 ce ne serait pas normal si vous n'arriviez pas à ouvrir votre fenêtre sur le monde.

____ 

                       Mes fenêtres sur l’horizon :

http://karlchaboum.blogspot.com/            http://mapalettedemots.blogspot.com/

******************************************************************************

Ils et elles y seront... 

 

 

 

Visuel Auteur - PDNANous y serons...

"Nous" ? C’est Sophie Vuillemin, auteur de - C'est quoi ton stage -

(Ed. Chloé des Lys) et moi-même.

 

Vous pourrez nous rencontrer prochainement,http://www.bandbsa.be/contes/vuillemin.jpg

Et pour notre plus grand plaisir ...

 

===> Le dimanche 20 Mars 2011, de 10 à 18 h, aux Salons Mauduit de Nantes (10, rue Arsène Leloup) où nous participerons à l'EXPOSITION d'ART organisée par l'Association nantaise ART & CULTURE. Nous présenterons nos livres, aux côtés d'artistes peintres, de sculpteurs et de photographes... L'Art sous toutes ses coutures et dans tous ses états !

 

===> Le dimanche 15 Mai 2011, de 10 à 18 h, à la FETE DES ARTS-LIVRES EN FETE, organisée par l'Association LES ATELIERS d'ARTS de SERVON sur Vilaine (35)  en compagnie de nombreux auteurs, de peintres, de sculpteurs, de graveurs.... Encore de l'ART dans tous ses états !

Voir le site ici --> http://atelierdartservon.over-blog.com/

 

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claude colson

 

Je serai au salon du livre de Chailly en Bière -77  le dimanche 6 mars
(9 km de Melun et Fontainebleau) 8h-18h


et à celui de Fontenay-Tresigny -77 (25km environ de Meaux et Melun) le dimanche 10 avril, 10h-18h.

 

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Photo Christine Brunet

 

 

Présentation en avant-première de Nid de vipères au salon de Lanobre le 27/02 puis participation au salon du livre de Villeneuve-sur-lot du 20 au 22 mai. Séance de dédicaces à l'espace culturel Leclerc d'Enval le 04/06, puis le 11/09 présence au salon du livre de Salvagnac, le 02/10 à Lalinde, le 09/10 au salon du livre de l'Ain à Attignat.

 

 

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http://www.bandbsa.be/contes/depaoli.jpg

 

Je présenterai mon livre "Après tout" à la bibliothèque R. Rolland, Evene, Bruxelles le 19/03 à 10h30 puis le 26/03, 11h au cabaret littéraire de Morlanwelz.

 

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Marie-Ange Gonzales Lunessences
Lunessences sera du 1er février au 5 mars 2011

a Corbarieu dans le Tarn et Garonne

 

Exposition de photo montages à partir de photographies réelles personnelles.lunessences.png

Cette expo est la deuxième que je fais, mais j'y ajoute aujourd'hui des photographies naturelles (sans montage)


Vernissage le samedi 12 février

 

Expo-a-LA-PERGOLA.jpg

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Une fiche de lecture originale signée Georges Roland !

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.bandbsa.be/contes2/rolandtete.jpgLes fines recettes... de cousine Georgette

Aujourd’hui : le Magerotte au coin du feu


Ingrédients :

un AlainMagerotte selon goût (voir encadré)

les éditions Chloé des Lys

un bouquet garni d’humour de suspense et de savoir-faire


Attention : Le Magerotte est une denrée rare, particulièrement raffinée. Vous ne le

trouverez donc sous forme d’icône, d’avatar ou de signature modulée dans aucun

forum, ni chat (huant), ou toute autre présentation tonitruante.

Vous pourrez le consommer soit en bloc, soit en darnes prédécoupées par

l’auteur, selon votre humeur et le temps dont vous disposez. Je ne donne ici que

la recette du bloc de plusieurs livres.


Préparation : plusieurs mois par livre.


Cuisson : à feu doux pour le bloc : quelques heures par livre ;

à feu vif pour les darnes : environ cinq arrêts de métro par nouvelle.


Demandez à votre libraire favori (bon faiseur en sa matière) de vous ficeler deux

livres de Magerotte en recueils policiers, ou deux autres en recueils fantastiques,

selon votre goût personnel. Vous pourrez aussi faire un panaché de l’ensemble :

quatre livres de Magerotte ne doivent pas vous faire craindre de prendre un

gramme. L’aliment est très digeste et ne vous occasionne aucune lourdeur.

Pour les policiers, on peut les servir saignants, mais il est recommandé de

poursuivre la cuisson un peu plus à coeur. Quant aux fantastiques, on peut aussi

les présenter à la Diable avec une sauce idoine. Il y a tant de naturel dans cet

univers, que l’on finit par croire que c’est le sien propre, et que le sosie de Jim

Bartlett, c’est le type qui mâchonne son ticket de métro en face de vous quand

vous partez au boulot.


Notre homme est un conteur hors pair, la symbiose de ses personnages avec ses

décors et ses récits est telle qu’il est inutile d’y adjoindre quelque liant que ce fût.

Consommez sans modération, vautré confortablement dans un fauteuil pour les

blocs mitonnés, calé sur un siège de bus pour les darnes.


Accompagnement :

Pour les blocs policiers, un verre de Straight Kentucky Bourbon sur glace dans la

main droite (prévoir un fauteuil à accoudoir plat pour y déposer le verre afin de

tourner les pages)

Pour les blocs fantastiques, une Duvel (traduction : Diable) dans un verre ballon

(captif si vous tenez à la terminer seul)


Bon appétit.

 


Georges ROLAND

 

  http://bernardiennes.wifeo.com  et  http://www.georges-roland.com

Publié dans Fiche de lecture

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Barbara Flamand: 3ème partie : "Le génie et la peintre des labyrinthes", extrait de la nouvelle "Le tragique destin de l'agent de police P.I.12"

Publié le par christine brunet /aloys

3ème partie : "Le génie et la peintre des labyrinthes"
extrait de la nouvelle "Le tragique destin de l'agen t de police P.I.12"

Pierre-Louis Rapcorps n'était pas entré dans la police par vocation. Adolescent, il ne se sentait pas l'âme d'un gardien de la cité et de la propriété. A vrai dire, il ne se sentait d'âme, ni pour ceci, ni pour cela. Peut-être ne se sentait-il pas d'âme du tout ? Il n'éprouvait que le vague désir de gagner son pain le moins durement possible. Après avoir tâté de divers métiers, aide-maçon, magasinier, éboueur... il ne se trouvait toujours, à 23 ans, aucune inclination particulière.
 

Après son mariage avec une caissière de supermarché, Martine Delcourt, dite Tina, il décida, pour accomplir dignement sa fonction d'époux et de futur chef de famille, de s'engager dans la police, seul corps de métier, disait-il, qui ne possède jamais assez de bras, de cerveaux et d'honnêteté. En fait d'honnêteté, Pierre-Louis Rapcorps pouvait se prévaloir du minimum : il n'avait ni volé, ni tué. Ses bras pouvaient rendre de bons services et, comme tous les humains, il était censé jouir d'un cerveau.
 

Sanglé dans son uniforme, Pierre-Louis Rapcorps devenu P.I.12 par son matricule, se sentit extraordinairement bien dans sa peau. Il comprit qu'il avait trouvé sa place et qu'il n'avait qu'une chose à faire, donner libre cours au sens du devoir et de l'autorité que sa nouvelle carrière venait de lui révéler.
 

Parmi ses missions de confiance : constats d'infraction aux propriétaires des chiens crottant dans les squares ou aux propriétaires de véhicules garés dans un lieu de stationnement interdit, il s'en trouvait une qui le comblait d'aise, qui le portait même à une jubilation intense : le relevé d'identité d'hommes à peau bistre et cheveux noirs crépus.

Pour ce faire, P.I.12 avait sa manière. Arrivé au niveau de l'individu, il le dépassait lentement en lui jetant un regard oblique ; quand il parvenait à une distance de deux ou trois mètres devant « son homme » et que celui-ci se mettait à croire naïvement qu'il échappait au contrôle policier, P.I.12 faisait volte-face, marchait droit sur sa proie en la fixant dans les yeux et ordonnait : « Papiers ! ». L'autre, farfouillait dans sa poche, baissait le front, présentant ainsi à P.I.12 sa tignasse noire et crépue, cette tignasse qui, justement, mettait P.I.12 dans tous ses états.
– Au poste ! hurlait-il.
– Pourquoi ?
– Fais pas l' con! Tu l' sais mieux qu' moi, chacal ! Et P.I.12 hurlait de plus belle.

Cette appellation de chacal distinguait P.I.12 de ses collègues qui criaient plus communément « Bougnoul ! ». P.I.12 était très fier de son interpellation originale qui affirmait sa culture. Petit garçon, Pierre-Louis Rapcorps avait adoré les histoires de jungle. Le mot chacal qu'il y avait trouvé résonnait toujours à ses oreilles comme l'expression d'une animalité cruelle et fourbe. Dans ce mot, se cachait une mystérieuse menace, innomée, indéfinie et pourtant réelle.
Barbara Flamand

Publié dans Textes

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J'ai lu "C'est quoi ton stage" de Sophie Vuillemin

Publié le par christine brunet /aloys

ma photo

 

Impressions de lecture

 

"Sous de fallacieux prétextes d'expérience et de savoir, nos parents prétendent connaître la vie et être à même de décider en notre nom. Et plus l'homme grimperait en âge, meilleur il serait? Non, franchement, qui peut croire pareille sottise ? Les rides, sillons de sagesse, je demande à voir."


 Ah, Pierre, dans quoi t'es-tu donc fourré ! La vie a parfois de ces surprises...

 

Tour à tour très drôle, enlevé ou sérieux, le texte nous plonge à pieds joints dans l'universsophie-vuillemin.jpg d'un ado de 14 ans confronté à la fin de vie.

 

Beau tour de force de nous projeter dans la peau de Pierre: voilà à nouveau mes 14 ans et le regard que j'avais à l'époque sur la vie... Bizarre, je m'en souviens soudain parfaitement... Mêmes questions, mêmes agacements, même impression d'être incomprise... Mais les souvenirs qui apparaissent sont plus profonds. Pierre se charge de les faire renaître: ne sentez-vous pas la chair douce, trop fine d'une main dans la nôtre ? N'entendez-vous pas les semelles de vos chaussures accrocher au lino poisseux de désinfectant ? Ne sentez-vous pas l'odeur particulière qui traine dans ces maisons de retraite ? Ne voyez-vous pas les regards un peu perdus autour de vous ?

 

Description méticuleuse, attentive, aiguisée au service d'un style simple et alerte. Le pouvoir des mots... Sophie Vuillemin le maîtrise avec maestria :  C'est quoi ton stage ? est un feu d'artifice d'impressions, d'odeurs, de couleurs qui explosent en touches tendres et drôles, qui nous prennent par la main et nous amènent à envisager différemment notre avenir...

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com


www.aloys.me

www.passion-creatrice.com

Publié dans Fiche de lecture

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Voyons... Qui est cet auteur ?

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée et Kiddyphoto aloys

 

 

" Mon berger malinois m'a appris à marcher"

 

 

Edmee-chapeau

 

 

Bravo à Philippe, Christel, Josy, Christian et Yannick. Bel esprit de déduction et remarquable sens de l'observation !

Publié dans jeu de la photo

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Gauthier Hiernaux a lu "Contes Bizarres" de Bob Boutique

Publié le par aloys.over-blog.com

gauthier hiernaux2La petite boutique du bizarre

 

Si vous aimez les histoire courtes (une moyenne de 20 pages par nouvelle) et accrocheuses comme la bande annonce réussie d’un film, ce livre, sorti il y a quelques années des imprimeries Corelap, est fait pour vous.

J’ai passé un excellent moment en sa compagnie, me plongeant, toujours avec volupté, danscover ses « Il était une fois », attendant, souvent avec impatience, son « Et arriva ce qui devait arriver ».

 « A+ », « Via España », « Le Bunker d’Hitler », « Il neige », autant d’histoires qui m’ont emportées dans leur tourmente. J’avais l’impression d’être sur un manège fou, m’attendant à chaque tour d’être renversé.

A vrai dire, je n’ai pas pu lâcher le livre avant de les avoir toutes terminées.

« Contes bizarres » de Bob Boutique : à conseiller aux amateurs d’Alfred Hitchcock ! 

 

 

 

Gauthier Hiernaux

grandeuretdecadence.wordpress.com


Publié dans Fiche de lecture

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A la Une... le teaser d'Adam Gray, l'article sur Rue Baraka et C-L Desguin, puis une facétie de Karl chatBOUM et le journal de bord... Hugues Draye...

Publié le par aloys.over-blog.com

 Vous avez des évènements à annoncer ? Contactez-moi, ils seront mis dans cette rubrique et dans l'encart prévu à cet effet dans la marge du blog.


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http://www.bandbsa.be/contes2/logopodcastactutv.jpg
Le podcast de l'émission ACTU TV du 23/01  est arrivé !!!



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Adam Gray et Euphoriques & désespérées


 

 

 

Ed. Chloé des lys, 2011 !

 

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trottier
Karl chaBOUM !!!!

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UN AUTEUR CDL A L'HONNEUR !!! CARINE-LAURE DESGUIN !!!!

article-carine-laure.jpg

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H.draye
Lundi 10 janvier
Reprise du boulot.
 
Les oiseaux chantent, même quand il fait noir.
 
Y a une éternité que je n'ai plus bossé (même pas quinze jours). Ca va, les clés des immeubles (dans lesquels je pénètre, sur ma tournée) se trouvaient toujours dans ma veste.
 
Plus besoin de souhaiter la "bonne année" à ceux (ou celles) qu'on croise pour la première fois depuis ... le 1er janvier. Les automatismes quotidiens reviennent. C'est p'têt pas plus mal. Après tout, la "bonne année", ça doit surtout ... se vivre.
 
J'ai pas eu b'soin, ce matin, d'attendre le tram. Un collègue, en voiture, s'est arrêté et ... m'a pris avec lui. Ainsi tourne la vie. L'insomnie d'hier soir, c'est déjà dans les annales. De la musique africaine, rythmée, parsemait le soleil de la voiture du collègue (africain, lui aussi).
 
L'Amblève et l'Ourthe, ces belles rivières, auraient dépassé les bornes.
 
5 heures 46.
 
Un cadeau, déjà, au p'tit bistro où je prends mon café, tous les matins : un ouvre-bouteille, avec un p'tit couteau et une mini-mini-mini lampe de poche incorporés dedans.
 
Les lacets de ma paire de godasses (ou de bottines) sont longs et ... volages.
 
Je ne prévois rien, aujourd'hui, après l'boulot, sinon ... récupérer, pioncer.
 
Demain, rendez-vous chez le dentiste.
 
Faudra que je savonne le haut de ma housse de guitare.
 
Saint-Guillaume, aujourd'hui.
 
Horoscope : les Béliers (mes semblables) ont beau mettre la gomme, les retours feront automatiqu'ment mal. D'après ... les potins de la radio, évidemment.
 
La nouvelle Miss Belgique a 18 ans, notre roi pourrait relancer un conciliateur, pas de pluie prévue, des pensionnaires d'un home de la région d'Esneux ont du être évacués (because : l'Amblève ou l'Ourthe), le Dakar se poursuit ...
 
"La démocratie, chez nous, ne s'est jamais aussi bien portée depuis que nous n'avons plus de gouvernement", ai-je entendu, y a quelques jours.
 
Six heures 46.
 
J'ai eu le temps d'arriver sur les lieux boulot. Et ... mon caddy s'était volatilisé. Je l'avais pourtant laissé à sa place, y a deux s'maines, quand j'ai travaillé le dernier vendredi (juste avant ma s'maine de congé). Mouis. Ils ne nous appartiennent pas, ces caddys. Tout le monde en fait ce qu'il veut. Si un facteur remplaçant file sur une autre tournée, le jour où je reviens, il emporte, le plus naturell'ment du monde, le caddy vers sa nouvelle place. Celui qui revient au boulot n'a qu'à ... se démerder pour en retrouver un. Ainsi, quand j'arrive, avant de commencer à trier, je parcoure l'aile du bureau, au risque de ne tomber sur aucun caddy ... disponible. Je l'ai signalé. Heureus'ment, au rez-de-chaussée, il y en avaient toute une rangée.
 
Et pendant ce temps ...
 
Gwendoline erre le long de la Moselle. Son gamin (ou son RObin des Bois) apprend-il toujours la guitare ? Se réveille-t-il encore tous les matins en riant à pleines dents ?
 
Catherine poursuit-elle son traité d'astronomie, avec un papa de remplacement ? En toute logique, elle habite toujours Bruxelles. Sur un SMS (début octobre), elle disait "on pourrait aller boire un verre". En toute logique ...
Je pass'rai, sur ma tournée, au café "La Loire", rue de Vergnies, là où un chien dort par terre, là où un chat dort sur une espèce de buffet, là où elle était en face de moi, un lundi où ... un gars l'avait engueulé parce qu'elle lui avairt demandé de parler moins fort.
 
Gisèle prend p'têt un train pour refiler du fric à un voyou, emprisonné à Braine-l-Alleud, Nivelles ou Fleury-Mérogis.
 
Lucienne dépsse-t-elle, une fois d'plus, les limites de la voracité ?
 
Céline enfile un anorak, Charlotte parcourt l'Amazonie, une serveuse arpente les rues d'Anderlecht et les tunnels en voiture (calmement, il fait encore noir), une autre serveuse rentre dans ses pénates ...
 
Quinze heures.
 
Rue de la Croix, 70.
 
De justesse, en déposant le courrier dans une boîte aux lettres (dorée), j'ai (encore) évité d'être mordu par un chien.
 
 


journal de bord, mercredi 12 janvier 2011
Dans un snack de hasard ... ou une gal'rie revue et corrigée ...
Mex yeux fixent un tableau sur un mur d'en face.
J'y vois du bordeaux ou du mauve (déjà plus du violet). Dans son ensemble. C'est violent. Un peu comme un tableau de Goya. 
Au centre, deux points clairs de lumière.
Pas de doute : ce sont ... deux doigts de pied. Et les lignes, parsemant la couleur générale (mauve ? violet ?) représentent, j'en suis certain, une couette ou un drap d'lit épais.
Les jours s'écoulent. Je repasse dans le même endroit. Et ... mes yeux fixent le tableau.
Une fois n'est pas coutume, je me lève et je m'en approche.
Je revisionne l'ensemble.
Je revisionne ... les deux doigts d'pied, au centre.
Et je m'aperçois qu'il s'agit de deux dos de deux personnes qui s'aiment.
Illusion d'optique ? Trompe l'oeil ?
Je m'attarde une nouvelle fois (dans les jours qui passent) devant ce tableau ... plus que surprenant.
Entre les deux "dos", on perçoit dans le noir ...
Une des tresses de l'amoureuse se mariant avec la chev'lure de son Roméo.
Illusion d'optique ? Trompe l'oeil ? Cadeau du ciel ? 
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