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Un article pour le recueil de Louis Delville "La vraie vérité" sur le blog de Sudinfo.be

Publié le par christine brunet /aloys

Un article pour le recueil de Louis Delville "La vraie vérité" sur le blog de Sudinfo.be
 

delville.jpg

Conteur, membre d’ImproCarolo, président de la Chorale des Motivés (réputée pour ses chansons engagées), Louis Delville nous a quittés, il y a quelques mois. Ce Marcinellois, époux de l’auteure Micheline Boland, a contribué au rayonnement de la culture de Charleroi,  Ville à laquelle il était tant attaché. Ses amis retiendront de lui sa bonne humeur, le goût du bon mot, son humour et sa très grande disponibilité. Louis est aussi l'auteur de "LA VRAIE VÉRITÉ"  paru en mars 2020 aux Éditions Chloé des Lys.

Un peu plus de soixante textes courts qui amuseront et surprendront le lecteur. Quelques-uns illustrent un proverbe ou une citation d'un érudit fort connu comme Ben Sira le Sage. Certains pastichent un poète, tels les textes écrits à la manière de Gaston Chaissac ou de Constantin Cavafy. D'autres encore parlent de l'histoire avec un grand H, de rencontres et de passions. La plupart ont été écrits en atelier d'écriture en quelques dizaines de minutes. Beaucoup finissent étrangement et souvent de manière imprévisible.

Des textes sont parfois inspirés par des musiques, comme celle du film "L'Ange Bleu" dans lequel jouait Marlène Dietrich ou encore l'Air de Charon, extrait d'Alceste de J-B Lully.

Les nouvelles ou contes, qui composent le recueil, sont sans rapport entre eux si ce n'est souvent l'humour des derniers mots. Jugez plutôt avec la fête au village, le petit chaperon rouge, la lettre au père Noël, l'interphone…

De temps en temps aussi, se découvre un texte un peu plus poétique, voire un sonnet :"Croyez-moi, rien ne vaut une gentille brune Qui vous enseignera à admirer la lune."

Pour tous contacts: Micheline Boland: 071/43 43 28

vraieverité.jpg

Extrait de "L'architecte" :

 Si ce n’est le hurlement des sirènes des ambulances arrivant ou quittant l’hôpital du même nom, l’avenue Louis Pasteur est toujours calme. Trop calme parfois. Pourtant, depuis peu, je constate une activité inhabituelle sur le terrain vague situé juste en face de chez moi.

J’ai vite remarqué un nouveau venu dans le quartier. Lunettes aux verres très épais, calvitie naissante, il marche d’un pas rapide en prenant des notes sur un carnet noir. Parfois, il reste en plein milieu, se tournant vers un point précis, observant l’emplacement du soleil. Et cela a duré près d'une semaine.

Je n’ai pas tenu très longtemps. Je suis descendu dans la rue et je l’ai abordé.

"Bonjour, je me présente, Pierre Laurent. Cela fait plusieurs jours que je vous aperçois dans le coin…" Il m’a tendu une main ferme en souriant.

 "Enchanté, Charles Decerf. Je suis le propriétaire."

Il a fait un large geste du bras.

"Mon père est décédé en mars. Enfant unique, j'ai hérité de cette parcelle, la dernière de l'avenue, et j’envisage d’y faire construire une maison."

J’ai repris : "Excellente idée, l’avenue est sympathique et accueillante, vous verrez…"

Biographie :

Louis Delville est né à Liège, en Belgique, en 1946. Il vivait dans la  région de Charleroi où il est décédé en janvier 2020. Il était ingénieur  en électronique à la retraite.

Dans les années 1990, il a suivi diverses formations au jeu de l'acteur  et au théâtre. Une vraie révélation ! Désormais, la scène l'a attiré au  point que lui, le scientifique, s'est mis à écrire des contes pour avoir  le plaisir de les présenter devant un public.

En 2000, il s'est retrouvé préretraité et a cherché plusieurs occupations. Il a découvert l'impro théâtrale qu'il a pratiquée jusqu'en 2016 et a fréquenté divers ateliers d'écriture.

En 2011, il s'est lancé dans le chant en faisant partie d'une chorale citoyenne. Quatre ans plus tard, sollicité par les choristes, il est devenu l'une des chevilles ouvrières de la chorale "Les Motivés".

Louis a relevé divers défis… On lui a commandé une pièce de théâtre, il l'a écrite en moins de deux mois et a eu le bonheur d'assister à sa création en France ! Le chef de chœur de sa chorale lui a proposé de chanter "Déshabillez-moi" de Juliette Gréco. Les festivités de Sainte Cécile lui en ont donné l'occasion au grand plaisir de toutes et de tous.

Il été sollicité pour participer à deux comédies musicales et a répondu  positivement à ces invitations.

Louis possédait de nombreuses cordes à son arc puisqu'il était archer amateur, mais aussi choriste, conteur et improvisateur. Eh oui, toujours sur scène… Sauf le tir à l'arc, une école de concentration et de solitude.

Son premier livre "De Noé à Louis Léopold Victor" paraît en 2011 aux Éditions Chloé des Lys. En 2014, ce sera "Petites et grandes histoire" et en 2018, "Le livre des surprises".

Il a remporté le premier prix à un concours de contes organisé en 2009 par les éditions Z'ailées au Canada et le prix Coup de Cœur de Noël au concours de contes organisé en 2015 par le Syndicat d'Initiative de Gerpinnes. Plusieurs fois, il a été finaliste au concours de contes de Surice où il a obtenu le prix Tendresse en 2004.

En 2017, de gros problèmes de santé l'ont empêché de continuer ses activités. Il a raconté avec humour son parcours sur son blog : http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com, restant ainsi en contacts avec toutes les personnes qui l'appréciaient et dont il a reçu plein d'encouragements.

Publié dans Article presse

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Jef Deblonde présente son univers poétique

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.youtube.com/watch?v=FWIsJnh3F7I

Publié dans vidéo

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Marion Oruezabal en invitée de notre blog nous propose de découvrir en vidéo "ACTINIARIA" aux Editions Hatanna

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans vidéo, l'invité d'Aloys

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"La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge", le nouveau roman de Carine-Laure Desguin aux Editions du Lys Bleu

Publié le par christine brunet /aloys

 

 


 

Maubeuge. Michel Garnier, un enfant du pays devenu un écrivain à succès meurt d’une façon inopinée. Olivier Garnier, son fils, ne tarde pas à vendre les derniers livres de la bibliothèque personnelle de son père, auteur de plusieurs best-sellers.

 

Jenny Dalooz, une jeune enseignante d’une trentaine d’années acquiert les livres de Michel Garnier dont elle était secrètement amoureuse. Entre les pages d’un des livres, Jenny Dalooz découvre un ticket de caisse sur lequel quelques mots sont  griffonnés. Elle a alors l’intime conviction que la mort de Michel Garnier n’est pas accidentelle. 

 

Et voici qu’un jeune homme du centre-ville est retrouvé poignardé. Ensuite, un second meurtre. Et puis, un troisième meurtre. Y a-t-il un lien entre la mort de Michel Garnier et ces trois meurtres ? 

 

Jenny, flanquée de ses deux tontons enquêteurs et aidée par les indiscrétions d’un flic ripou, mènera une enquête qui l’obligera à revivre des moments douloureux de son passé. 

 

Amateur de romans policiers, de secrets de famille, d’énigmes insolites, et d’hémoglobine propulsée sur les murs, ce livre est pour vous. Tous les ingrédients sont présents…. Une trentenaire métissée aventurière et amoureuse, deux tontons enquêteurs, une vieille gouvernante aux non-dits mystérieux, un fils pourri affublé d’une sulfureuse maîtresse, un commissaire ripou, et une cartomancienne qui triture des potions médicinales. 

 

 

 

Un extrait !

 

 

Un bel homme, la cinquantaine grisonnante, le sourire au bord des lèvres, des yeux brun foncé, une petite cicatrice sur l’arcade sourcilière, un regard à la fois doux et intelligent, curieux et délicat. Michel Garnier, un très bel homme. Vraiment.

Jenny ne s’est pas approchée de lui, elle n’a rien demandé. Elle est restée là, devant sa voiture. Elle le regardait par-dessus ses lunettes, comme une étudiante mal à l’aise devant le tableau noir. La seconde fois, c’était lors d’une séance de dédicace, au Furet du Nord, rue Jean Mabuse. Le 18 février, elle s’en souvient, une date qu’on n’oublie pas, une date qui marque un début. Pour lui, c’était presque la fin, déjà. Elle était bien la vingtième lectrice, tout au bout d’une longue file. Toutes, elles avaient les derniers bouquins, « Nuit sanglante sous clair de lune », et « Griffes de sang », scotchés entre leurs mains, comme si on allait les leur voler. L’une se passait la main dans les cheveux, histoire de se recoiffer, une autre se poudrait le nez. Michel Garnier, lui, il souriait à chacune, d’un sourire gratifiant. Quand vint le tour de Jenny, il demanda, les yeux fixés sur le beau visage intimidé de Jenny :

— Pour ? avec une voix douce, presque caressante.

— Pour Isabelle, avait-elle répondu, en osant à peine déposer ses yeux de bronze sur le visage affable de ce séducteur.

Il n’avait pas décroché tout de suite son regard de la jeune femme, il avait prolongé l’instant, et puis il s’était ressaisi, avait bu une gorgée du verre d’eau placé là, juste à côté de lui. 

Elle ne voulait pas qu’il la reconnaisse. Jenny, c’est un prénom pas si banal que ça, et puis aussi la couleur de sa peau… Il aurait vite fait des rapprochements, lui qui était habitué à regrouper des indices et établir des similitudes.

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Carine-Laure Desguin nous propose un texte écrit pour la revue Aura...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Merci à Sophie De Baets pour la lecture tellement pro de mon texte Lettre à Swan.

   Et comment pourquoi où avec qui et tutti quanti, me demanderez-vous ?

   Oh, les choses se font tout simplement, parfois. Sophie De Baets, je l’ai rencontrée lors du Salon du Livre de Charleroi (Alchimie du Livre 2019) et puisqu’elle anime (je n’aime pas trop ce mot mais il me permet de ne pas trop détailler) ce blog https://www.histoiredevie.art/  avec quelques amies et que pour la rubrique Voix de confinement, on pouvait envoyer un texte, vous devinez la suite.

   Lettre à Swan, parce qu’il faut les dire, ces choses-là. Ces manquements, ces incohérences ne peuvent rester lettres mortes. Lettre à Swan, c’est une fiction, oui. Mais la réalité est-elle très loin ?

   Lettre à Swan, texte écrit voici quelques jours pour la prochaine revue AURA et qu’en attendant de lire vous pouvez donc écouter ici :

https://www.histoiredevie.art/voix-de-confinement/lettre-swan-texte-crit-et-propos-par-carine-laure-desguin-lu-par-sophie-de-baets  

Publié dans ANNONCES

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Carine-Laure nous propose un texte qui dépote "Debbie Malocke au JT de 13 heures ce mardi 31 mars"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Debbie Malocke au JT de 13 heures ce mardi 31 mars

 

Ce mardi 31 mars, Debbie Malocke, ministre de la santé, est interviewée via webcam, distanciation oblige,  au JT de 13 heures par Francis le Brigand. 

- Madame la Ministre, bonjour. Vous êtes très occupée, nous nous en doutons, et nous vous remercions pour cette intervention dans notre journal de 13 heures. Première question si vous le permettez, quel bilan tirez-vous à ce jour de cette pandémie dont le responsable est le Coronavirus ?

- Bonjour à tous, eh ben, le bilan est très bon. Le Covid-19 atteint spécialement les personnes âgées et à ce jour, plusieurs centaines de personnes de plus de septante ans ont succombé. Un chiffre qui sera revu à la hausse ces prochains jours, c’est ce que mon collègue des pensions espère également.

- Madame la Ministre, ce commentaire ne vous gêne pas ?

- Ah ben non, la vérité, il faut l’avouer, n’est-ce pas, moi je dis toujours la vérité ?

- Oui, évidemment. À propos de ce bilan, mettriez-vous d’autres éléments en évidence ?

- Ah ben bien sûr, monsieur le Brigand. Cette situation catastrophique provoque des états très dépressifs car les actualités sont de plus en plus anxiogènes, cela s’explique de cette façon-là. Et de ce fait, les demandes d’euthanasie ne cessent d’augmenter. C’est très bien aussi, cette hausse de demandes d’euthanasie.

- Madame la Ministre, pouvez-vous nous expliquer en quelques mots en quoi cette hausse de demandes d’euthanasie est pour vous quelque chose de positif car je ne suis pas certain que tous nos téléspectateurs comprennent bien votre raisonnement.

- Monsieur le Brigand, cela signifie que le citoyen pense qu’il sera difficile de se soigner à l’avenir, très difficile même. Alors, à quoi bon vivre ? Les personnes seules et isolées qui ont accès aux réseaux sociaux et aux journaux télévisés, croyez-vous qu’elles ont encore le désir de vivre ? Je sais plus si on dit qu’elles ont ou qu’elles aient mais qu’importe, je suis Flamande, ne l’oubliez pas, ah ah ah ! Qu’elles soient âgées de plus de septante ans ou pas, ces personnes-là n’ont plus le goût de vivre, c’est bien normal. Et là, je félicite tous les journalistes, car toutes leurs interventions et toutes ces images d’hôpitaux débordés, de soignants sans masque surtout dans les maisons de repos qui doivent sacrifier des vies, tout cela contribue à la démoralisation de nos citoyens. Je sais pas si démoralisation existe en français mais c’est pas zimportant n’est-ce pas ? Ah ah ah, un peu d’humour à la belge, ça fait du bien de temps en temps, il faut rire encore.

- Madame la Ministre, soyons pragmatiques. Un citoyen lambda qui se sent inutile, isolé et j’en passe, que peut-il faire afin d’aider au mieux notre sécurité sociale ?

- Ceci est une très bonne question. Vu l’affluence des demandes ces derniers jours de ces demandes d’euthanasie, excusez-moi j’ai dit deux fois le mot demande mais ce n’est pas grave actuellement, nous avons décidé que les médecins des équipes spécialisées Covid-19 étaient trop nombreux sur le terrain et surtout inutiles puisque la plupart des gens atteints mourront. Et donc ces médecins sont obligés de regagner les unités dites d’euthanasie express. Les formulaires de demandes sont aussi en ligne, vous envoyez ça avec vos nom prénom et date de naissance pour éviter les erreurs ah ah ah et puis tout sera rapide et surtout vous offrira une mort très propre et très rapide. Sans souffrance, donc. Et cela, c’est gratuit pour chaque citoyen.

- Madame la Ministre, merci pour toutes ces informations. Vous désirez ajouter d’autres précisions ?

- Merci monsieur le Brigand, je pense que tout est dit. Le principal et ça tout le monde doit le savoir c’est que cette situation est vraiment, mais alors là vraiment catastrophique. Mais rassurez-vous, si vous refusez de mourir de ce Covid-19, remplissez le formulaire mis en ligne sur le site officiel Covid-19 et une mort plus efficace et plus rapide vous sera offerte !

- Madame la Ministre, nous vous remercions pour cette intervention via webcam, nous le rappelons et nous excusons pour les quelques interférences mais nous pensons que les citoyens ont très bien compris votre message.

- Merci monsieur le Brigand et à demain si vous le désirez pour un autre bilan aussi négatif je l’espère. Ou positif, cela dépend du nombre de victimes !

 

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

Publié dans Textes

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Jean Destrée nous présente son nouvel ouvrage "Un compte de fées"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Jean Destrée est né à Chimay, dans la Thiérache. IL vit en Thudinie. Il occupe sa retraite entre l’écriture, l’engagement dans des activités culturelles. Enseignant pendant plus de trois décennies, il a commencé à écrire en référence aux échanges avec ses étudiants. Son premier livre «Lettre à mes anciens étudiants» évoque les problèmes de société (travail, religion, armée, amour, politique). Sa profession lui a fait découvrir les lacunes de l’école de moins en moins adaptée à l’évolution de la société. Il a choisi d’inculquer à ses étudiants les valeurs de la liberté de parole et de l’autonomie de la pensée. Son engagement se retrouve dans ses écrits. Romans, essais, récits, théâtre forment son parcourt littéraire.

 

Résumé

Quand on s’ennuie, on cherche des solutions pour casser l’ennui. C’est vrai aussi chez les princes «charmants». Que faire? Les neurones du prince se mettent à bouillonner. Que va-t-il en sortir? C’est la grande question à mille écus.

 

Un court extrait

Donc ce gentil prince s’emmerdait ferme dans son grand château perdu au milieu d’un grand parc plein d’arbres, comme tous les parcs qui entourent les grands châteaux. Il fallait bien qu’il trouve de quoi passer agréablement son temps. Mais il avait beau se tourner les méninges dans tous les sens, il ne trouvait pas de solution aussi intéressante qu’intelligente. Notre gentil prince finit par se demander s’il arriverait un jour à ne plus s’emmerder. Se creuser la cervelle, se triturer les neurones à longueur de journées n’était pas une solution qui puisse le consoler de sa solitude. Il finit par perdre patience et appela vertement son majordome.

  • Hestor !

Ben oui, le majordome s’appelle Hestor. C’est drôle, une espèce de contraction de Nestor, celui du Capitaine Haddock et de Hector, celui du héros de l’Iliade de l’aède Homère, vous savez bien cette aventure guerrière entre les Grecs de Ménélas et les Troïens de Pâris, celui qui avait fait cocu le précédent en couchant avec la belle Hélène, celle D’Offenbach.

Publié dans Présentation

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Joe Valeska a lu "Galinda, La forêt des Ombres" de Laurent Femenias

Publié le par christine brunet /aloys

Je n’en reviens pas d’avoir mis autant de temps à découvrir « Galinda, la Forêt des Ombres » de

, édité chez les éditions Chloé des Lys, et je dois dire que j’ai réellement adoré.
C’est en découvrant que j’avais quelques goûts littéraires en commun avec l’écrivain que je me suis (enfin) décidé à m’aventurer au cœur de cette mystérieuse forêt qui, assurément, est l’un des personnages principaux de ce roman fantasy/fantastique, lequel s’éloigne brillamment du schéma classique et des personnages habituellement rencontrés dans ces histoires… Résultat : c’est rafraîchissant. Et sans ennui à aucune page.
Il faut savoir que je suis un lecteur « lent ». Même lorsqu’il s’agit de quelqu’un dont je suis fan, comme Anne Rice, je peux mettre des semaines ou de longs mois à lire un roman. Je suis sur son dernier depuis plus d’un an et demi… J’ai lu « Galinda, la Forêt des Ombres » en moins de quatre jours. Une fois que j’ai commencé, impossible de m’arrêter !
J’ai trouvé sous la plume de Laurent Femenias tout ce que j’adore chez un écrivain. Premièrement, l’histoire est prenante et magistralement écrite. C’est fluide, et c’est quelque chose qui me semble important pour le plaisir de la lecture. Deuxièmement, les personnages sont crédibles et attachants, et nuancés. Pas de « tout noir » ou « tout blanc ». Troisièmement, et c’est ce que je recherche chez tout écrivain, homme ou femme : que sa façon d’écrire projette dans mon esprit des images cinématographiques. J’ai lu le roman, mais j’ai aussi « vu le roman ». J’ai suivi Sam Harper, le héros, comme si je traversais la forêt à ses côtés. Quelle aventure !
Ce que j’apprécie chez Laurent Femenias, écrivain, c’est aussi les références distillées par-ci, par-là. (C’est une chose que j’adore faire, moi aussi.) Il en parle d’ailleurs dans les annexes du roman qui sont très intéressantes. Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir d’un lecteur ou d’une lectrice qui aurait envie de découvrir ce formidable roman.
En conclusion, « Galinda, la Forêt des Ombres » est le meilleur roman fantastique que j’ai lu depuis bien des années.
Ah ! Important pour moi, également : la notion de rédemption. J’ai aussi besoin de cela, dans un roman. C’est toujours un gros plus. Je vous le disais, j’ai trouvé sous la plume de Laurent Femenias tout ce que j’adore chez un écrivain. Alors, un immense merci à lui, et j’espère réellement en lire davantage.
J’espère que vous oserez, à votre tour, pénétrer au cœur de Galinda, et je vous le recommande :

Publié dans Fiche de lecture

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Edmée de Xhavée a lu "Gwen, adieu...", le dernier thriller de Christine Brunet, invitée pour l'occasion sur le blog

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

J’ai acheté ce livre pour ma sœur, curieuse à son tour de découvrir cet auteur prolifique et souriante. Puis je me suis dit « et pourquoi ne pourrais-je le lire avant, hein ? »… Alors j’ai cédé, et me suis lancée à l’assaut des 368 pages, pages que j’ai avidement tournées au soleil sans me faire prier.

Je n’avais pas lu les précédentes aventures de Gwen, mais les références à ce passé (jamais oisif, on s’en doute) sont précisément expliquées quand elles se présentent, et donc ça ne pose pas le moindre problème. On songe même à y aller dans ce passé, pour en savoir plus encore.

L’histoire, je ne la raconterai pas, il serait d’ailleurs difficile d’en donner un aperçu, tant il y a de surprises, de lieux, de personnages, de multiples personnalités aussi.

Gwen est froide, oui, sans que les sentiments aient déserté son cœur. Mais elle a appris à rester carapacée, une carapace tatouée qui lui rappelle sans cesse le jour où… les gens qui… le lieu où tout a basculé. On entre dans un monde qui nous est inaccessible, sophistiqué, dur, avec sa logique, ses procédés, ses ruses, ses motivations propres. Un monde où finalement il est impossible de savoir quel sourire et tape dans le dos sont amicaux ou pour mieux te poignarder mon enfant.

On est très très loin aussi du huis-clos, alors là qu’on se prépare : on ira loin, on devra courir, se cacher, voir des horreurs, trouiller, brièvement se rassurer, baisser la tête et pas les bras, et fidèlement chercher la quête. Aimer anonymement, de loin, et en dépit du bon sens, comme on dit. Ce n’est pas l’aventure qui est au tournant, mais la mort aux aguets, les rebondissements, et les cadavres, car ils ne manquent pas… pas un temps mort, mais bien des morts. Certains finissent sous les mains d’exécuteurs cruels et ravis, d’autres sont simplement des victimes de contrat, rien de personnel mais que voulez-vous ?

Et Gwen est si rusée qu’on ne peut que l’admirer, d’être aussi peu distraite par autre chose que ses missions, de toujours trouver la parade, de si bien couvrir ses traces. Rien de banal, en plus. James Bond, le pauvre, est vraiment démodé, Gwen lui ferait honte !

Le style est rapide et très bien documenté, les personnages ont du relief, les lieux – maisons ou paysages – insolites mais vraisemblables. 

Laissez-vous séduire, 368 pages sont plus qu’un bon moment de lecture, c’est une incitation à continuer la lecture, et sans doute aussi à chercher Gwen dans son passé et les épisodes précédents !

 

Gwen, adieu…

Christine Brunet

Editons Gascogne

20 €

368 pages

 

EDMEE DE XHAVEE

 

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Un article dans la presse pour Laurent Dumortier et son nouvel ouvrage "les chroniques de Baltus"

Publié le par christine brunet /aloys

Un article dans la presse pour Laurent Dumortier et son nouvel ouvrage "les chroniques de Baltus"
Un article dans la presse pour Laurent Dumortier et son nouvel ouvrage "les chroniques de Baltus"

Publié dans Article presse

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